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InterviewC à vous (sur YouTube)· 4 janvier 2022 6 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

La polémique du drapeau européen, avec Valérie Pécresse - C a vous - 04/01/2022

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:22OuverteRéponse partielle

    Vous ne pouviez pas balayer tout ça du revers de la main, Valérie Pécresse, puisque vos électeurs ont eu ça d'audace là.

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Ah oui, parce que Jean-François Copré, il sort de feu, ça ne paraît pas à la nouvelle génération.

  • 0:52FerméeRéponse directe

    Rachida Dati ne fait pas partie de votre équipe ?

  • 1:05FerméeRéponse directe

    Donc elle n'avait pas envie particulièrement de participer à cette campagne ?

  • 1:11OuverteRéponse directe

    À vrai dire, il y a quelques femmes à vos côtés, c'est vrai, pour cette campagne, notamment Nadine Morano, nommée conseillère politique.

  • 1:22RelanceRéponse partielle

    Nadine Morano qui, ce matin, disait que vous ne supportez pas le débat et que vous ne supportez pas d'être minoritaire. C'est pour ça que vous êtes partie. Voilà ce qu'elle dit.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:18Invité politiqueFait
    « Donc en fait, eux, ils sont forcément escalités dans mon équipe. »
  • 0:30Invité politiqueFait
    « c'est de nommer tout le reste de l'équipe et entièrement paritaire. »
  • 2:15PrésentateurFait
    « Et pourtant, vous avez été profondément gênée par l'installation du drapeau européen sous l'arc de triomphe. »
  • 2:19PrésentateurFait
    « Présider l'Europe, oui. Effacer l'identité française, non. »
  • 2:23PrésentateurFait
    « C'est ce que vous avez fait savoir dès le 31 décembre, exigeant qu'on installe le drapeau tricolore aux côtés du drapeau européen. »
  • 2:40Invité politiqueFait
    « Nous avons un président de la République qui prend la présidence de l'Union européenne et qui choisit de n'afficher que les couleurs de l'Europe. »
  • 2:59Invité politiqueFait
    « Je voulais les deux drapeaux à coller. »
  • 3:06Invité politiqueFait
    « Nous sommes allés retrouver les images de la présidence française de l'Union européenne sous Nicolas Sarkozy. Qui avait fait ce choix-là. Les deux drapeaux étaient à coller. »
  • 3:27Invité politiqueFait
    « Moi, j'ai dit qu'Emmanuel Macron, ça c'est une vérité, a un problème avec l'histoire de France. »
  • 3:42Invité politiqueFait
    « Il est allé dire en Algérie que nous avions commis des crimes contre l'humanité. »
  • 3:45Invité politiqueFait
    « Il a dit aussi que nous n'avions pas une culture française, mais des cultures en France. »
  • 3:51Invité politiqueFait
    « Mais il aime la France ou pas ? Il y a des problèmes. »
  • 4:35Invité politiqueFait
    « Quand j'étais jeune députée, on m'a dit « Comment voyez-vous la France demain ? » Et j'ai dit « Fière et métissée ». »
  • 4:47Invité politiqueFait
    « Nous sommes un pays d'immigration. »
  • 5:15Invité politiqueFait
    « C'est totalement inexact. »

Temps de parole

  • Valérie Pécresse68 %
  • Présentateur24 %
  • Locuteur non identifié3 %
  • ?3 %
  • Présentateur 22 %

4,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Valérie Pécresse

La gare rapprochée, elle est exclusivement masculine. Tous mes portes parlent. Mais non, j'ai rassemblé. Les neuf conseillers auprès de la candidate. Mais parce que ce sont, regardez-les, les quatre candidats à la primaire, les présidents de parti, M. Morin, président de centriste, les présidents de groupe, Damien Abad, Bruno Retailleau, François-Xavier, Bellamy, les présidents de région. Donc en fait, eux, ils sont forcément escalités dans mon équipe.

0:22
Présentateur

Vous ne pouviez pas balayer tout ça du revers de la main, Valérie Pécresse, puisque vos électeurs ont eu ça d'audace là.

0:27
Valérie Pécresse

Non, mais parce que ce que j'ai eu comme audace, c'est de nommer tout le reste de l'équipe et entièrement paritaire. Tous mes porte-parole, tous mes orateurs, tous mes présidents de groupe thématique. Et je fais émerger, et c'est ça l'audace, je fais émerger des dizaines de nouveaux visages qui incarnent la droite d'aujourd'hui.

0:44
Présentateur

Ah oui, parce que Jean-François Copré, il sort de feu, ça ne paraît pas à la nouvelle génération.

0:47
Valérie Pécresse

Non, mais comme vous l'avez dit, il y a 59 personnes dans l'équipe.

0:52
Présentateur

Rachida Datid ne fait pas partie de votre équipe ? Si, elle fait partie du conseil stratégique. Parce que ça, c'est une femme dont la voix compte chez les Républicains.

0:59
Valérie Pécresse

Oui, mais moi, j'ai demandé à chacun ce qu'il avait envie de faire, voilà. Et en fonction des demandes, voilà.

1:05
Présentateur

Donc elle n'avait pas envie particulièrement de participer à cette campagne ? Elle avait envie d'être dans le conseil stratégique des Républicains, ce qui est son titre. À vrai dire, il y a quelques femmes à vos côtés, c'est vrai, pour cette campagne, notamment Nadine Morano, nommée conseillère politique. Voilà ce que vous disiez d'elle en juin 2019. Une petite phrase dénichée par notre observateur de la vie politique, Bertrand Chameroy. Nadine Morano qui, ce matin, disait que vous ne supportez pas le débat et que vous ne supportez pas d'être minoritaire. C'est pour ça que vous êtes partie. Voilà ce qu'elle dit.

1:31
Valérie Pécresse

Je crois que tous ceux qui ont écouté Nadine Morano ce matin ont peut-être un peu mieux compris pourquoi j'ai quitté les Républicains.

1:37
Présentateur

Vous êtes réconciliée depuis, tout est pardonné avec Nadine Morano.

1:41
Valérie Pécresse

Mais vous savez, j'arrive à faire aujourd'hui quelque chose qui est un peu unique. C'est le bary sens. C'est-à-dire, non mais c'est de rassembler derrière moi, après une campagne primaire qui s'est extraordinairement bien passée, avec des candidats qui ont perdu parfois 1% des suffrages. Réussir à faire une unité, je pense que c'est ce que les électeurs de la droite attendent. Ils attendent une droite unie, rassemblée et une droite qui a une vraie ligne, une vraie ligne de droite.

2:07
Présentateur

Patrick le rappelait à l'instant, vous étiez porte-parole de l'UMP dans le combat pro-européen. On vous entendait dire à quel point on avait besoin d'Europe. Et pourtant, vous avez été profondément gênée par l'installation du drapeau européen sous l'arc de triomphe. Présider l'Europe, oui. Effacer l'identité française, non. C'est ce que vous avez fait savoir dès le 31 décembre, exigeant qu'on installe le drapeau tricolore aux côtés du drapeau européen. Effacer l'identité française, le mot est fort. Marine Le Pen, elle, a employé le verbe remplacer. La nuance est assez ténue.

2:36
Valérie Pécresse

Absolument pas. Alors là, absolument pas. Il y a justement, c'était très clair. Nous avons un président de la République qui prend la présidence de l'Union européenne et qui choisit de n'afficher que les couleurs de l'Europe. Nous avons Éric Zemmour et Marine Le Pen qui lui disent « Enlevez-moi ce drapeau européen, mettez-nous le drapeau français ». Nous, nous sommes patriotes et européens. Nous voulons une France forte, une Europe puissante. Je voulais les deux drapeaux à coller. Et vous savez quoi ? Nous sommes allés retrouver les images de la présidence française de l'Union européenne sous Nicolas Sarkozy. Qui avait fait ce choix-là. Les deux drapeaux étaient à coller.

Et c'est ça, pour moi, mais c'est très intéressant, parce que c'est trois identités politiques très différentes. D'un côté, les fédéralistes, de l'autre côté, les nationaux, et nous, qui sommes patriotes européens, qui croyons à la fois à l'identité nationale puissante, dans une Europe qui nous donnera encore plus de puissance.

3:24
Locuteur non identifié

De là à dire qu'Emmanuel Macron n'aime pas la France.

3:27
Valérie Pécresse

C'est ce que dit Éric Ciotti. Moi, j'ai dit qu'Emmanuel Macron, ça c'est une vérité, a un problème avec l'histoire de France. C'est un peu différent. Et vous le savez, il est allé dire devant un certain nombre de journalistes de la presse étrangère qui voulaient déconstruire l'histoire de France. Il est allé dire en Algérie que nous avions commis des crimes contre l'humanité. Il a dit aussi que nous n'avions pas une culture française, mais des cultures en France. Mais il aime la France ou pas ? Il y a des problèmes. Il a un problème aujourd'hui avec l'histoire de France. Il n'est pas un pays multiculturaliste, c'est parce qu'il fait sa richesse ?

La France, pour moi, c'est une identité qui dépasse toutes les autres. Et tous les Français, quelles que soient leurs origines, vous savez, on a des racines qui viennent de partout, mais on a un tronc commun. Et moi, ce que je veux faire vivre, c'est ce tronc commun. C'est des racines, mais aussi des ailes, un pays. Et si on n'a pas ce tronc commun, si on part tous dans tous les sens, alors on n'est plus la France.

4:21
Locuteur non identifié

Vous ne pourriez plus vanter le métissage comme vous l'avez fait en 2006, avant que Nicolas Sarkozy lui-même le fasse à vos côtés lors d'une conférence.

4:30
Valérie Pécresse

Je suis... Alors vous avez vraiment fait de l'archéologie. Effectivement, il y a quelques... Quand j'étais jeune députée, on m'a dit « Comment voyez-vous la France demain ? » Et j'ai dit « Fière et métissée ». Et c'est ce qu'elle est aujourd'hui. Elle est aujourd'hui... C'est une prime dans le monde. Elle puise à des origines très multiples. Nous sommes un pays d'immigration. Mais je veux que la France soit fière. Et je veux qu'on ait une identité nationale forte. Je veux qu'on porte des valeurs qui sont les nôtres. Et je veux que... Voilà, on est tous différents. Mais je veux qu'on ait l'égalité des chances. Et je veux aussi qu'on soit fière d'avoir des héros.

Et que, ben voilà, on se sente tous français.

5:06
Présentateur

Il n'empêche, vous avez donné le sentiment d'emboîter le pas à Éric Zemmour et Marine Le Pen qui ont été les premiers à dégainer sur cette histoire de drapeau. C'est inexact. C'est totalement inexact. Ah si ? C'est totalement inexact. Votre tweet est daté de 21h le 31 décembre. Marine Le Pen, elle, avait commencé cette polémique à 15h.

5:21
Valérie Pécresse

Oui, mais je vous... Mais pardon. Justement, j'ai pris une position qui était radicalement différente de la sienne.

5:27
Présentateur

Mais vous vous sentiez obligée d'intervenir

5:28
Valérie Pécresse

sur cette question du drapeau. Mais c'était une question très politique et très fondamentale. Est-ce qu'on est pour une Europe fédérale ? Ou est-ce qu'on est pour une Europe des nations ? Ou est-ce qu'on est pour la nation sans l'Europe ? C'est une question politique. Les Français ont très bien compris. Il y a trois visions du monde. Et la mienne, c'est celle du patriotisme et de l'Europe.

5:52
Présentateur

Alain Duhamel, le polémiste, expliquait que cette polémique du drapeau européen était la première polémique idiote de ce début d'année. Il a tort.

5:59
Valérie Pécresse

Il a complètement tort. Elle est fondatrice de notre vision du monde. Il a arrêté de ce que celui qui a été 쏟é de face de face de face.

6:07
Locuteur

Il a un tout. Il a abandonné une grande force. Il a bien-être un peu pour l'ucking-être. Ça fait un tour de la route de face de face de face de face de face de face de face de face de face de face. Et puis, ça a raison d'être qui l'une des choses qui se réduit.