Les vacances sont-elles devenues un luxe en France ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce que le modèle français n'est pas rentable ? 56 % des Français récoltent-ils les bénéfices de leurs impôts ?
- 4:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi tous nos voisins européens n'ont-ils pas copié le modèle français ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Le travail ne rémunère plus en France : quelles solutions ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Faut-il augmenter les impôts sur les plus riches pour réduire la dette ?
- 15:00RelanceRéponse partielle
Faut-il supprimer 100 milliards dans les services publics ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Pourquoi ne pas étendre le système de capitalisation des retraites à tous ?
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Le grand matin Sud Radio, la vérité en face. Maxime [musique] Liedo 9h32 sur Sud Radio discussion jusqu'à 10h 0826 300300 le site sudradio.fr, les réseaux sociaux ainsi que l'application sur ce sujet.
Est-ce que finalement le modèle français n'est pas rentable ? Est-ce que finalement on ne doit pas arrêter de s'en plaindre quand on voit notamment ce chiffre aujourd'hui 56 % des Français ben peut-être qu'ils se plaignent des impôts, des taxes et Nicolas Kipé. Oui, mais derrière et ils en récoltent les bénéfices.
C'est en tout cas la dernière étude de l'INC. Et c'est vrai qu'on a décidé ce matin avec les équipes de mettre ça en parallèle avec ce chiffre un peu concernant quand même. Un français sur qu aujourd'hui n'arrive pas à partir en vacances une semaine par an.
Alors est-ce que quand même 56 % des Français récoltent d'une certaine manière le fruit de leur impôt ? Est-ce qu'on peut se réjouir d'une telle situation ? 0826 300 300.
Vous nous passez un coup de fil et vous participez à la discussion. Amis auditeur pour en débat de ce matin. Ma brelet bonjour.
Bonjour Maxime, rédacteur en chef de valeurs actuelles. Plaisir de vous retrouver comme chaque vendredi matin la une semaine de valeur, les milliards perdus [raclement de gorge] de Bruxelles. Donc à retrouver en kiosque et sur le site internet de valeurs actuelles.
Et Romain Esken Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous ce matin député PS du Valdoise. La question que je vous pose comme chaque vendredi pour lancer un peu le débat, est-ce que oui ou non on doit se réjouir de ce chiffre ? Parce que oui ou non le le modèle français n'est peut-être pas aussi catastrophique que ce qu'on entend à longueur de temps et peut-être qu'au final il est même un peu idéal ce modèle français romain Eskenaz.
Les Français ont l'habitude de se plaindre, mais je pense que beaucoup de pays effectivement nous envie ce modèle social qui fait qu'on peut aller à l'école, avoir une éducation, accès à la santé, ce qui n'est pas le cas dans beaucoup de pays. Néanmoins, ce qu'on constate et et je reprendrai votre chiffre d'un quart des Français qui ne peuvent pas partir en vacances aujourd'hui. Il y a selon moi un vrai problème de la rémunération du travail actuellement.
Quand je parle du travail, je parle à la fois des salariés, mais je parle aussi des nouveaux précaires d'aujourd'hui, les auto-entrepreneurs, les petits indépendants qui travaillent 60 70 heures par semaine et n'arrivent pas à en vivre convenablement. C'est quoi ? On était avec Sandra tout à l'heure qui je crois était entre comment qui était indépendante et qui expliquait elle depuis 2 ans, elle dit "Mais moi je souffle là, je ne paye pas je ne travaille pas du tout pour vivre hein, je paye uniquement pour avoir la tête en dehors de l'eau et payer en plus mon essence maintenant." Donc non, ça c'est très problématique.
C'est vrai qu'il y avait encore il y a quelques années ou quelques décennies quand on travaillait, on pouvait ne serait-ce que se nourrir, se loger, se soigner et même avoir accès au loisirs, aller au restaurant, partir en vacances une fois par semaine, accéder à la propriété et c'est de plus en plus difficile aujourd'hui. Des françaises et des Français travaillent, travaillent dur et au final n'arrivent pas à boucler les fins de mois, se retrouve à découvert le 15 du mois et ça c'est véritablement problématique. C'est problématique également pour l'économie.
On a une partie de notre économie qui repose sur la demande intérieure. Je pense à nos amis restaurateurs, je pense aux petits artisans, aux coiffeurs, au commerce de de proximité qui voient leur clientèle baisser, qui favorisent justement des enseignes qui leur permettent de de payer moins cher. Et je voilà, je considère que c'est problématique et qu'on a encore malgré tout un problème de répartition des richesses par rapport la fameuse répartition entre la rémunération du capital et la rémunération du travail qui ne paye pas à ça aujourd'hui et c'est véritablement problématique. 0826 300 selon des derniers chiffres de l'INC qui sont très parlants et qu'on peut retrouver partout dans la presse ce matin, 56 % des Français finalement reçoivent beaucoup plus qu'il ne cotisent.
Alors malgré nos plaintes, malgré les slogans, malgré les Nicolas Kipé et bien le système français est un bon système à Moré brelet. Si le système français était un si bon système pourquoi tous nos voisins européens et dans le monde dans le monde développé ne l'ont pas copié depuis bien longtemps ? Quand vous avez raison, le problème aujourd'hui en France, l'un des problèmes, c'est que le travail ne rémunère plus.
Les Français ont le sentiment de travailler plus pour gagner moins. Mais la faute évidemment a un niveau de prélèvement obligatoire et notamment de cotisation et d'impôts beaucoup trop élevé et trop élevé pour financer le fameux modèle social en question qui est confronté aujourd'hui à une triple crise, à une crise de légitimité. Alors cela relève de la question politique.
C'est la conception qu'on la gauche ou la droite ou chacun des partis de l'État providence en France. Donc je laisse ça au au débat politique et la prochaine présidentielle. Mais il y a une double crise aussi.
C'est d'abord une crise de solvabilité. C'est aujourd'hui un système qui qui financièrement économiquement n'est plus viable. On le mesure chaque année avec des niveaux de déficit record.
Il a un niveau global d'endettement de la France qui dépasse aujourd'hui les 3500 milliards d'euros. C'est du jamais vu dans toute l'histoire du pays. Et puis une crise euh d'efficacité, c'est-à-dire que en même temps, les Français paient de plus en plus pour un système qui est de moins en moins qui fonctionne de moins en moins.
On le voit avec y compris à l'hôpital régulièrement, on l'apprend, des patients qui meurent dans les couloirs parce que le système parce que notre système de s de santé qui là aussi est censé être le plus performant et le plus idéalisé du monde ne fonctionne pas ou fonctionne mal. Donc, il faut véritablement que nos responsables politiques euh regardent la réalité en face et notamment la réalité comptable de notre modèle social et le courage de proposer des mesures à l'occasion de la prochaine présidentielle pour le réformer de fond en comble. Romain Eskinazi, sachant que quand Amori Bolet parle aujourd'hui d'un travail qui ne pelle plus à cause du taux de prélèvement, vous parliez aussi tout à l'heure de la vie.
Quand on voit pourquoi aujourd'hui on a un salaire, c'est pour payer quoi ? La bouffe dont aujourd'hui les dépenses pour la nourriture ont absolument explosé. On parle du logement, c'est aussi un des aujourd'hui une des dépenses qui a le plus explosé.
Est-ce qu'en effet aujourd'hui, il ne faut pas dire quand on voit aujourd'hui que les les Français sont par nécessité obligés de dépenser plus d'argent dans ce type de dépense, est-ce que ce n'est pas là où on doit dire ben derrière le modèle social ne doit pas aujourd'hui on va dire devenir anorexique mais en tout cas maigrir naturellement sinon il est devenu tellement omnipotent qu'il ne peut plus combler même les biens les plus élémentaires, les besoins pardon les plus élémentaires. Il y a évidemment des économies euh à faire et éventuellement des prélèvements obligatoires à baisser. Mais quand on regarde les grandes masses, où est-ce qu'il faut baisser ?
À l'école. On on remarque aujourd'hui les parents dans toute la France sont mobilisés contre les fermetures de classe, en particulier dans les zones rurales où il faut faire des kilomètres pour aller à l'école à la santé. Est-ce qu'il faut justement faire des coupes franches à l'hôpital ?
L'armée dans une situation géopolitique compliquée, la justice qui met 2 ans à voir le le moindre procès, la police alors que la sécurité c'est une priorité des français. Oui, mais Romainésie, c'est drôle quand vous dites ça parce que beaucoup de Français, j'imagine, qui nous écoutent pourraient dire "Ah bah ça tombe bien parce que tous les tous les tous les domaines que vous venez de citer sont en réalité des domaines où déjà ça va très mal." C'est-à-dire que précisément que ce soit la santé, que ce soit l'éducation, l'armée, alors peut-être que c'est encore un peu protégé, mais ce sont des des domaines où on manque de soignants, on manque de gens sur le terrain.
À la limite, il y a beaucoup de fonctionnaires dans l'administration mais ce sont déjà des des éléments pour lesqu il y a qu'à faucon supprimer 100 milliards dans les dans les services publics et les Français, ce sera totalement un dollar pour eux parce qu'on va leur redonner quelques euros de pouvoir d'achat en baissant les prélèvements obligatoires. Il me semble pas que ce soit la solution. Nous l'analyse qu'on fait c'est qu'il y a en France aujourd'hui une profonde injustice fiscale.
C'est qu'il est démontré aujourd'hui que les classes moyennes payent en proportion beaucoup plus d'impôts que les milliardaires de ce pays qui sont de plus en plus nombreux. En 20 ans, leur fortune a été multipliée par par de euh il y a et le l'étude de l'INC et je vous remercie de nous l'avoir sorti pour pour alimenter le débat dit que l'écart de revenus entre les 20 % les plus riches et les 20 % les plus modestes [grognement] de France s'est creusé encore en 2023 [raclement de gorge] et en 2024. Pourquoi il s'est creusé ? parce qu'il y en a qui ont des revenus encore une fois du capital parce qu'ils ont des placements, parce qu'ils ont des investissements immobiliers qui leur apportent beaucoup avec des taux d'intérêt importants et ceux qui n'ont que leur force de travail pour vivre qui n'ont que leur salaire et qui voient les prix de l'essence, les prix alimentaires, les prix de l'électricité, du gaz, des loyers augmentés, bien eux, ils doivent se serrer la ceinture.
Donc selon nous, il y a un problème d'inéquité face à l'impôt en terme de proportion. très clairement aujourd'hui. Alors soit c'est de la fraude fiscale, à ce moment-là, c'est idéal, c'est illégal, pardon, mais soit c'est simplement de l'optimisation fiscale, ce qui sont des processus parfaitement légaux, mais qu'il faut réformer pour permettre à celles et ceux qui profitent aujourd'hui du système et c'est pas je leur jette pas la pierre, heureusement qu'ils sont là, ils investissent et créent des emplois.
Donc c'est pas les méchants contre les gentils. Je dis simplement qu'il faut plus de justice fiscale pour effectivement ramener de l'argent dans les caisses de l'État, réduire la dette. Vous avez parfaitement raison pour notre souveraineté et ce qui pourrait permettre de baisser effectivement un à ce moment-là les prélèvements obligatoires sur ceux qui n'ont que leur force de travail pour vivre. 0826 300.
Est-ce que vous êtes d'accord avec ce constat ? On parlait peut-être des impôts trop élevés, la nécessité de des augmenter pour certains, mais 56 % aujourd'hui des français, c'est ce chiffre franchement frappant de l'INC aujourd'hui ont une sorte de retour sur investissement. Alors l'investissement, on le choisit là, c'est pas tellement choisi, mais ont un retour de ce qu'ils peuvent payer comme charge parfois excessive.
Est-ce que vous êtes d'accord avec ce constat ? Après tout, ce que dit Romain Eskenaz à Morbrelet est simple, il y en a qui gagnent très bien, parfois trop bien, au point que ça fasse des disparités absolument probables. C'est chez eux qu'il faut aller chercher l'argent.
Non, pas du tout. La France est l'un des pays au monde où le niveau de redistribution est parmi les plus élevés, où le niveau de prélevement obligatoire est parmi le plus élevé et où le niveau de dépenses publiques et sociale est parmi le plus élevé. Nous avons un taux de dépense publique plus élevé en France qu'en Chine communiste.
Donc la réalité c'est qu'en France nous souffrons de ce modèle social obèse qui pèse durement et lourd sur notre appareil productif. Et la question des inégalités que vous évoquez, c'est d'ailleurs toujours la même rangain évoquée à gauche, celui euh des impôts que ne paient pas soi-disant les riches. Je rappelle que la moitié des Français ne payent pas l'impôt sur le revenu et que les 10 % des Français les plus riches s'acquittent de 76 % de la recette. du dit impôt.
Euh par ailleurs, il faut quand même rappeler une évidence, c'est que la fameuse taxman que défend la gauche et une partie et l'extrême gauche depuis des mois ne rapporterait que 5 milliards d'euros selon les estimations les plus sérieuses, c'est-à-dire 3 % du déficit de l'an passé. Outre fait outre le fait que c'est une taxe particulièrement démagogique et même probablement anticonstitutionnelle, cela ne règle absolument rien au problèmes de fond de nos dépenses publiques. Nous avons aujourd'hui, nous devrons dans les 3 ans, si nous avions un gouvernement responsable, nous devrions trouver 100 milliards d'euros d'économie dans les 3 ans uniquement pour stabiliser la dette de notre pays.
Nous allons payer dans les dans les années qui viennent une charge de la dette qui va frôler les 100 milliards d'euros. C'est-à-dire, c'est ce qu'on rembourse chaque année pour payer les intérêts de la dette. C'estàd c'est de l'argent que l'on jette par la fenêtre. 100 milliards, c'est 10 fois le montant du budget du ministère de la justice qui est à l'os.
Donc c'est bien gentil de nous parler d'une taxe au riche, mais c'est totalement démagogique et anecdotique. Le sujet, c'est le modèle social, ce sont des comptes qui se chiffrent et des déficits qui se chiffrent en centaines de milliards d'euros par an. Et ça n'est pas et ça ça n'est pas en tondant les riches euh une année et en leur volant parce que c'est volé à mon sens 5 milliards d'euros supplémentaires que l'on va réformer ce pays et le sortir de l'ornière. 0826 300.
Venez participer au débat, la conversation en compagnie euh de Romain Eskenazzi, député PS du du Valdoise, pardonnez-moi, et Amor Brolet, rédacteur en chef à valeurs actuelles, est-ce qu'aujourd'hui non seulement les vacances sont devenues un luxe, mais est-ce que on doit dire bravo au modèle social français ? Selon l'INC, 56 % des Français sont aujourd'hui largement bénéficiaires en réalité de ce modèle social les Nicolas Kipé et malgré les les taxes, malgré les impôts, malgré cet état nounous comme on l'a trop souvent critiqué ou comme on le dit souvent la 0826 3003, on a notamment René qui nous a passé un coup de fil et avec qui on dialoguera dans une poignée de seconde. À tout de suite.
Le grand matin Sud Radio, la vérité en face. Maxime [musique] Liedo 0826 300. Vous avez vu ce chiffre 56 % des Français ont en réalité beaucoup plus de bénéfice avec ces impôts, ces taxes, ce modèle social qu'on qualifie souvent d'omnipotent plutôt on va dire que de que de désavantage. 0826 300.
Bonjour René. Oui, bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous mon cher René.
Comment allez-vous ? Très bien. Très bien.
Vous nous appelez du côté d'Alby. Vous comment vous regardez ce chiffre ? Comment vous entendez ce ce débat qu'on a depuis une bonne quinzaine de minutes aussi autour de la table ?
Le modèle social français, le fait que en même temps on apprenne quand même qu'un quart des français n'ont même pas les moyens de partir en vacances une semaine dans l'année. Quel est votre regard vous René ? Alors je vais vous dire monsieur il y a il y a un monsieur là c'est ce qui m'a fait réagir que je vous ai appelé euh qui qui m'a fait rêver qui parle du système social français de tout ce qu'on veut.
Euh alors là, ce monsieurl, il faudrait qu'il sorte de son de son trou parce que euh il est loin de la réalité. Euh aujourd'hui, on a un système social en France euh l'éducation qui qui est à la ramasse, la sécurité qui est à la ramasse, la santé qui est à la ramasse. Hm.
Alors, faut pas dire que que c'est merveilleux. Il y a des pays frontaliers à la France en ce qui me concerne que je connais très bien l'Espagne puisque j'y vais régulièrement euh où où tous ces services là sont largement bien meilleurs qu'en France. Hm.
René, restez restez avec nous. C'est Romain Eskenzi à l'heure qui quand on parlait parfois des services publics et des coupes un peu faciles que certains proposaient, il a dit "Ben regardez où on en fait parce que il y a plein de services publics qu'on aurait peut-être besoin davantage." Mais Romain, je vous laisse répondre à René le double R.
Non non mais je je je partage cher monsieur en particulier sur le triptic éducation santé sécurité. C'est selon moi des services publics qu'il faudrait aujourd'hui renforcer et notamment renforcer l'attractivité de certains métiers. Moi, j'ai travaillé 4 ans à l'hôpital avant d'être avant d'être élu député et je peux vous dire qu'on avait des dizaines de postes d'infirmières vacances qui nous obligeaient à prendre des intérimèr qui coûte deux fois plus cher, ce qui contribuait à renforcer le déficit de l'hôpital et donc plus on était en déficit, enfin bon, donc c'était le serpent qui se mort à la queue.
Donc les enseignants pareil sont payés beaucoup moins que qu'en Allemagne. Donc il y a une vraie crise de l'attractivité de ces métiersl. Du coup, on n'arrive pas à tirer à tirer des talents et des gens qui sont réellement passionnés euh par les affaires publiques, que ce soit pour l'éducation, pour la santé, pour la sécurité.
Et donc, je ne pense pas que la solution ce soit de faire 100 milliards de coupes franches dans ces services publics essentiels qui sont entre nous les plus coûteux. Parce qu'on a souvent des déclarations, faut supprimer des agences, des choses, mais quand on regarde d'un peu plus près, ce qui coûte vraiment cher, c'est l'éducation, la santé, la sécurité. Et je ne pense pas qu'il faut couper.
Je pense vraiment sincèrement qu'il faut réduire l'injustice fiscale. Alors, les gens qui gagnent 4 5000 € s'inquiètent tout de suite, on va tout me piquer. Je ne parle pas de ces gens-là.
Je parle des multimillionnaires, je parle des milliardaires qui objectivement aujourd'hui payent en moyenne 2 % d'impôts sur leur revenus. Alors même que vous et moi, monsieur, on paye en moyenne 10 % d'impôts sur nos revenus. C'est pareil pour les PME, les firmes multinationales.
Le boulanger du coin paye en proportion beaucoup plus d'impôts que total aujourd'hui. Donc moi, je trouve que c'est profondément injuste et qu'il faudrait effectivement pour réduire la dette et renforcer nos services publics que chacun paye de manière équitable en proportion de ce qui gagne des impôts en France qui est de moins en moins le cas aujourd'hui avec la la financiarisation pardon de l'économie mondiale. Armorie Bré ne semblait pas du tout d'accord avec vous sur ce qui coûtait cher cher en réalité.
Non parce que la gauche nous nous reçoit toujours cet argument. surtout ne coupons pas dans la dépense publique, sinon on va supprimer, on va s'attaquer aux policiers, on va s'attaquer au aux enseignants et puis on va s'attaquer aux infirmiers. Alors, d'abord la fonction publique ne se résume pas à ces trois à ces trois secteursl qui sont essentiels d'ailleurs qui souffrent à mon avis moins d'un problème de dépense que d'un problème d'organisation, sauf peut-être pour la police où là à mon avis, il faudra mettre le paquet, mais l'hôpital public, on le voit, est totalement désorganisé.
C'est c'est c'est d'abord ça qu'il faudrait qu'il faut qu'il faudrait faire, c'estàd réorganiser notre système de santé, le rendre beaucoup plus responsable et [grognement] et accessoirement, si on le peut diminuer le niveau le niveau de de dépenses. Mais globalement ce qui coûte très cher et trop cher en France depuis des années, ce sont d'abord les dépenses sociales avant les dépenses publiques. La moitié de la dette accumulée depuis 2017, la dette, c'est de la dette sociale avec des niveaux de de de prestation sociale global en France qui qui s'élève à près de 900 milliards d'euros.
Nous sommes les champions euh en Europe et ça fait des années que ça dure. Et puis euh des niveaux de de pension de retraite qui représentent d'ailleurs quasiment la moitié. On est quasiment à 400 milliards d'euros par an.
Et là, qui a réformé notre système de de retraite en France ? Si ce n'est faire des petites réformettes tous les 3 4 ans depuis à peu près 30 ans. Donc on le sait notre système par répartition, concentration sur les vrais problèmes.
Bien sûr, il est en faille virtuelle. C'est une pyramide de Ponzi. Euh au début euh nous étions à à quatre quatre actifs pour un retraité.
Aujourd'hui, on se dirige vers un système pour avec euh un actif pour un retraité. Donc ça n'est pas viable financièrement. Donc la solution là aussi on la connaît mais nos responsables politiques n'ont pas le courage de le dire. c'est d'introduire une part de capitalisation comme l'ont fait d'ailleurs quasiment tous les grands pays développés dans le monde.
Il est scandaleux qu'aujourd'hui les seuls fonctionnaires qui sont 4,5 millions en France à en bénéficier puissent bénéficier de ce fameux système par capitalisation bien sûr avec un système qui ressemble à un fond de pension publique alimenté chaque année par des cotisations. Pourquoi ne pas étendre ce système qui qui marche à l'ensemble des Français ? 0826 300 sur cette discussion.
Bonjour Bernard. Oui, bonjour Sudradio. Bonjour Maxime ainsi que vos invités et les auditeurs.
Voilà. Comment ça va Bernard aujourd'hui ? Ben je vais bien, moi je suis à fondux, j'ai les montagnes devant mes yeux là.
Ça c'est facile de se vanter comme ça. Bernard, c'est moche. C'est moche.
Ouais, ça fait ça fait rêver un peu. Comment vous regardez parce qu'on parle du rêve revenant à la réalité parce que malheureusement c'est ça la vie mon cher Bernard, comment vous regardez vous ce ce ce débat là qu'on a ? Chaque fois ça ça me titille, ça ça m'énerve parce que euh ce sont des c'est redondant.
Tous les jours on parle de tout ça, personne ne change rien. Euh moi je ce que je prétends, je le prétends vraiment. Bon, j'ai 75 ans, hein, j'en ai vu euh pardon.
Un jeune homme, vous êtes Bernard 75 ans un jeune homme 75 le 1er avril. Voilà. Euh donc c'est c'est régant et et donc si vous voulez la machine sociale elle est grippée pour moi.
Voilà elle est grippée. 40 % des des Français qui travaillent pour s'en sortir à côté de on va dire une fourchette entre 30 et 40 % euh qui se laisse traîner. Voilà hein.
Il y en a beaucoup qui travaent pas. Moi, j'ai le cas, je veux dire vraiment proche, je veux même pas dire euh des gens qui qui ont la CMU, qui profitent de tout et qui partent plus [raclement de gorge] peut-être beaucoup plus souvent en vacances que vous. Donc ça veut dire si j'en connais quelques-uns mais vraiment je les connais et ben ça veut dire que on peut on peut faire une valeur d'échelle à l'école national et ça c'est grave parce que il y en a beaucoup qui s'en sortent à côté de ça.
Euh mon épouse est infirmière moi hein, elle a travaillé toute sa vie jusqu'à 64 ans. Et donc elle connaît le elle a vu déjà d'abord elle elle a visité beaucoup de personnes dans sa vie forcément elles vont surtout en montagne dans les dans la ruralité et tout ça et donc elle a pu voir aussi ce qui se passait. Il y a les gens qui foutent rien et qui attendent que ça tombe et voilà.
Et alors, on devrait leur demander au moins 5 € d'impôt. Euh ça crache bâtiné pour tout le monde. En fait, tu on est trop pressé pour développer tout ça.
C'est pour ça que je vous donne tout ça un peu en vrac. Mais les idées, il y en a hein. Il faut remettre surtout beaucoup de personnes au travail hein.
Vigilance et donc aussi de de sur sur tout ce que vous semblez dénoncer Bernard qui s'appelle la fraude, une véritable peut-être aussi mécanique d'aller chercher les fraudeurs et de les et de les condamner. Mot de la fin pour Romain, vous Romain Iskin à Maurib Bret. Écoutez, la fraude fiscale c'est 80 milliards, la fraude sociale c'est 16 milliards dont plus de la moitié c'est des patrons qui ne déclarent pas les cotisations sociales de leurs employés.
La fraude sociale existe et je suis d'accord avec vous Bernard. Moi j'ai aussi dans mon entourage une ou deux personnes. Donc on en connaît tous et mais c'est pas parce qu'on connaît une ou deux personnes qu'on peut en faire nécessairement un phénomène de société.
La réalité c'est qu'il y a 300000 postes vacants sur le marché du travail pour 3 millions de chômeurs. Que le RSA par exemple pour ceux qui n'ont plus leur droit au chômage, c'est 500 € par mois. 500 € par mois, c'estd qu'on est avec ça deux fois en dessous euh deux fois en dessous euh de du seuil de pauvreté.
Et si on enlève ça effectivement, on peut dire bon, on supprime le RSA pour tous ceux qui travaillent pas très bien. Et bien, on va augmenter la délinquence, on va augmenter la précarité et je suis pas sûr qu'on améliore le climat de ce pays. Romain Esqu à Maurib Bré pour le mot de la fin.
Bernard a raison, l'un des moyens de sauver notre modèle social français, c'est de travailler plus. La France ne travaille suffisamment pas. C'est ce qu'on appelle la conclusion efficace d'Amori Bret, rédacteur en chef à valeurs actuelles.
Romain Eskenazzi, merci aussi d'avoir été avec nous. Député PS du Valdoise 0826 300, vous avez été très nombreux à nous appeler mais également à participer à ce jeu au 718. Il suffisait d'envoyer un seul mot, c'était le mot sud.
Bonjour Nicolas. Allô ? Allô ?
Oui. Allô ? Allô Nicolas, est-ce que vous m'entendez ?
Je vous entends, je vous entends mon cher Nicolas, félicitations. C'est vous qui remportez le séjour d'une semaine pour quatre personnes dans les campings. Tikayan, félicitation.
Et ben ben merci. Et ben félicitations. Je ne sais pas où vous êtes Nicolas.
Je je j'hésite entre l'autoroute, la cuisine et la salle de concert. Non, je suis dans un restaurant en train de refaire un restaurant pub. On était pas loin.
On était pas loin. Ben alors mon cher [rires] Nicolas, finissez rapidement ce restaurant et vous pouvez partir et vous pourrez partir en vacances sur les frais de la princesse, c'est-à-dire sur nos frais Bibi Sud Radio. Félicitations et c'est votre c'est votre fidélité qui a été récompensée.
Bonjour Valérie Expert. Bonjour cher Maxime. On vous retrouve entre 10h et midi.
Mettez-vous d'accord. Absolument. Mettez-vous d'accord.
Et c'est quoi le problème ? On a beaucoup parlé de la hausse du prix des carburants, mais il y a un autre produit de notre quotidien qui pourrait voir ces prix flambés, c'est le plastique. On aura Joseph Tafet, secrétaire général de Place Alliance qui alerte bientôt plus de sa poubelle peut-être dans vos magasins.
Réel impact sur tout ce qui est plastique. On va en parler avec vous. On va parler de la précarité hygiénique également.
Moi, c'est un peu un coup de gueule parce que quand on me dit qu'on a pas le temps, qu'on a pas les moyens d'acheter du savon ou du dentifrice, ça m'interroge. Ça coûte pas très cher, ça coûte 1 €. Donc il y a un moment surtout si on est capable en parallèle de mettre je ne sais combien d'euros dans un téléphone ou dans un paquet de club.
D'accord. Mais on va nous dire qu'on est populiste si on dit ça le gros mot. Mais euh voilà et puis ce fibinet qui décide que bah les boulangeries c'est bien, les fleurs c'est pas bien le 1er mai.
Absolument tous ces sujets avec vous 0826 300. C'est entre 10h et pour de mon côté. et j'aurai le plaisir de vous retrouver demain dès 6h dans votre grand matin du samedi.
Romain Eskenazi