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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 26 mai 2026 26 minComplaisantActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesTravail & emploiEurope & international

Climatisation, transition écologique, 2027...Marc Ferracci est notre invité

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 10 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut limiter le développement des data centers en France ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    La transition écologique coûte très cher, comment la financer ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Faut-il travailler plus pour financer la transition écologique ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Faut-il climatiser le pays à tout va malgré le réchauffement ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment éviter que l'extrême droite gagne en 2027 ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Gabriel Attal doit-il être soutenu par Macron ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Marc FerracciFait
    « Derrière les data centers, il y a un enjeu très important qui est celui de la souveraineté. »
  • 3:00Marc FerracciChiffre
    « Nous produisons un excédent d'électricité aujourd'hui en France, on a exporté 20 % de notre production électrique l'année dernière. »
  • 5:30Marc FerracciFait
    « On a besoin de faire en sorte que la professionnalisation soit désormais le principe cardinal de notre système d'enseignement. »
  • 7:00Marc FerracciFait
    « Il faut pas se priver de la climatisation pour les personnes fragiles, pour les lieux qui hébergent des personnes âgées. »
  • 8:30Marc FerracciFait
    « On peut allier croissance et décarbonation. »
  • 11:30Marc FerracciChiffre
    « Il y a 100000 places à pourvoir dans le nucléaire dans les 10 prochaines années. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Et bonsoir Marc Ferracci. Bonsoir. Député EPR des Français de l'étranger, ancien ministre de l'Industrie et de l'Énergie.

On a beaucoup de de sujets évoqués avec vous, la transition énergétique, le coût de l'essence, 2027 évidemment. Mais d'abord, comme à cette heure, c'est l'heure de retrouver comme chaque soir notre séquence Vrai ou Faux avec Louis Hogrel. Bonsoir Louis, ce soir on parle de l'impact de l'intelligence artificielle pour la planète.

On pointe du doigt les les data centers, ces fameux centres de données qui sont en fait des énormes hangars remplis de serveurs informatiques qui servent à à stocker les données d'Internet et notamment de l'intelligence artificielle. Et ce matin, Jean-Marc Jancovici, qui est ingénieur et spécialiste de l'énergie et du climat, alertait sur la consommation d'électricité de ces data centers. C'est quelque chose qui est extrêmement énergivore euh et pour vous donner un ordre de grandeur, aujourd'hui les plus gros data centers qui sont en construction aux États-Unis, ils appellent une puissance de 10 GW, c'est-à-dire l'équivalent en gros de 7 EPR.

Si on développe trop l'IA, on n'aura pas assez d'électricité pour le reste. Si on développe trop l'IA, on n'aura pas assez d'électricité pour le reste, ça serait une catastrophe pour le pour le climat ces data centers, notamment donc sur cette question de consommation, de la consommation d'électricité. Exactement.

Alors déjà, on va préciser un petit peu de quoi parle là Jean-Marc Jancovici. Il parle d'un projet de data center aux États-Unis qui est en cours de construction. Alors Sonia, vous parlez de hangar, là on est carrément sur un campus entier avec des quantités astronomiques de serveurs qui vont être destinés effectivement à héberger les données de l'IA.

Effectivement, ce data center, il pourrait consommer jusqu'à 10 GW d'électricité. Là-dessus, Jean-Marc Jancovici, il a raison, hein, c'est l'équivalent de 6 ou 7 EPR. Mais on parle là d'un projet très spécifique qui est en cours de construction et qui est finalement assez loin de ce qui existe aujourd'hui en France.

Et alors justement, en France, ça donne ? Alors le plus gros data center actuellement en France, vous allez le voir à l'écran, c'est le Paris Digital Park qui est à la Courneuve en en banlieue parisienne, 40000 m² une consommation d'électricité de 130 MW d'électricité. En gros, c'est 77 fois moins que le projet américain dont parlait Jean-Marc Jancovici.

Maintenant en France, les data centers ça consomme quand même. Alors ? Aujourd'hui à eux seuls, c'est un peu plus de de 2 % de la consommation annuelle d'électricité en France, soit l'équivalent de 9 à 10 fois une les la consommation d'une ville comme Caen.

Une consommation qui va augmenter et très vite notamment c'est ce que dit l'ADEME à cause de l'IA. Elle considère que cette consommation d'électricité avait être multipliée par plus de 3 d'ici 2035 si on fait pas un un petit effort de sobriété avec le développement de l'IA. Bon, donc on n'a pas de data center aussi gigantesque que les Américains qui consomment autant d'électricité.

Puis il y a un autre sujet Louis, euh c'est l'utilisation de l'eau. Ouais, c'est même le sujet qui fâche sur ces data centers, cette eau qui sert à refroidir les les data centers. Aux États-Unis, des quantités astronomiques d'eau potable sont utilisées et rejetées sous forme de vapeur.

Mais en France, là on prône aussi un modèle un peu plus un peu différent avec vrai ou faux et Luc Brisson s'est rendu justement il y a quelques mois au data center de de la Courneuve. Alors ils utilisent de l'eau eux aussi, mais qui circule en circuit fermé. Elle est refroidie grâce à la température extérieure qui est captée par cette installation.

Ça c'est un exemple de groupe froid en refroidissement gratuit plus exactement consommant pas d'énergie. 55 % du temps, on refroidit complètement naturellement un data center. Voilà, voilà vous avez compris le système ici on a une consommation qui est finalement assez faible, c'est ce que confirment d'ailleurs les les derniers chiffres de l'autorité de régulation des communications.

En 2024, au total 175000 m³ d'eau ont été prélevés par ces centres de données. Ça représente à titre de comparaison 0,02 % de la consommation annuelle de l'agriculture si on veut comparer. Donc pour le moment, le problème des data centers il y a surtout de pays comme les États-Unis comme le dit d'ailleurs Jean-Marc Jean Covici, c'est d'ailleurs le pays qui regroupe le plus de ces centres de données.

En France, on a quand même des structures qui sont beaucoup moins énergivores en eau et en électricité et qui vont forcément être amenés à être de plus en plus à cause de l'IA. Merci beaucoup Louis Augry. Rendez-vous avec toute l'équipe de Vrai ou Faux, c'est le samedi à midi.

Et le dimanche à 20h pour la rediff. Merci beaucoup Marc Ferracci, on en est pas encore au modèle américain, on l'a bien compris dans la chronique de Louis, mais est-ce qu'il faut tout de même limiter d'une manière ou d'une autre la croissance et le développement de ces data centers sur le territoire ? Non, je pense pas qu'il faille la limiter parce que derrière les data centers, il y a un enjeu très important qui est celui de la souveraineté.

La souveraineté sur les données qu'on va mettre sur ces data centers, que les entreprises, que les particuliers vont mettre derrière les data centers. Il y a des serveurs. Les serveurs utilisent parfois et de plus en plus des algorithmes qui font appel à l'intelligence artificielle et on a besoin que euh ces algorithmes utilisent des données qui sont en France et en Europe parce que ça, c'est une condition de notre souveraineté numérique et c'est la raison pour laquelle l'année dernière, et ce sera encore le cas cette année, et bien le président de la République a annoncé, c'était lors du sommet sur l'IA qui a eu lieu en février 2025, a annoncé que beaucoup de projets de data centers allaient s'implanter en France.

Mais je veux rassurer, vous l'avez fait assez bien sur le fait que d'abord nous avons la capacité à produire l'électricité qui permettra d'alimenter les data centers. Il faut savoir que nous produisons un excédent d'électricité aujourd'hui en France, on a exporté 20 % de notre production électrique l'année dernière, ça veut dire que nous avons des réserves. Nous avons aussi l'ambition et bien de produire plus.

Il y a six réacteurs nucléaires qui sont en cours de construction qui seront opérationnels pas avant 2038, mais d'ici là, nous avons la capacité avec les énergies renouvelables, avec l'hydroélectricité, et bien de tenir cette montée en puissance. Donc il faut pas être inquiet. Sur la question de l'eau, vous avez également pointé le fait que c'est un sujet, il faut pas l'écarter.

Il y a derrière les data centers l'enjeu du refroidissement, mais il y a aussi des solutions très responsables. Moi, j'ai visité des data centers quand j'étais ministre de l'énergie, j'en ai visité à Meudon en particulier, qui produit de la chaleur et cette chaleur elle servait à chauffer et bien le lycée de la commune. Et donc on voit bien qu'il y a cet enjeu de recyclage de l'énergie produite sur laquelle les industriels savent trouver des solutions.

Alors la France marque Ferracci vit un épisode de de chaleur intense extrême inédit hein, on a encore battu aujourd'hui des records de de température et c'est l'occasion de se de de réaliser une nouvelle fois à quel point nos infrastructures sont inadaptées à ces températures extrêmes. On parle des écoles, on parle des hôpitaux, on parle des des transports, on parle de 400 à 500 milliards d'euros d'investissements nécessaires pour pour mener les chantiers qui seraient nécessaires pour adapter nos infrastructures. On les a pas évidemment, donc on fait ?

Et ben, d'abord le constat, il faut qu'il soit posé de manière très lucide. La transition écologique et bien ça va coûter très cher. Ça va coûter très cher.

Certains rapports, celui qui a été réalisé par exemple par Jean Pisani-Ferry et Selma Mahfouz pointaient que ça coûterait l'équivalent de deux à trois points de PIB, notre PIB c'est plus de 3000 milliards d'euros, un point de PIB c'est 30 milliards d'euros. Vous multipliez ça par trois, ça fait 90 milliards d'euros, c'est chaque année que ça coûte quelque chose d'aussi important. Et donc si on met bout à bout tous les investissements qui sont nécessaires à la transition, et bien on se rend compte que ça coûte très cher.

Donc la réponse que je vous fais, c'est que pour financer la transition écologique, pour financer notre souveraineté, et on parle aussi de la souveraineté énergétique, les réacteurs nucléaires, l'armée, on a besoin de créer plus de richesse. Et moi ce que je souhaite, c'est que face à cet enjeu du dérèglement climatique, tout le monde prenne bien conscience que l'enjeu pour l'élection présidentielle de 2027, dont on va se reparler sous l'angle plus politique, mais l'enjeu du point de vue des politiques publiques, c'est d'être crédible sur la manière dont on crée plus de richesse. Ça veut dire augmenter le taux d'emploi.

En France, on a une proportion de gens qui travaillent qui est inférieure, très largement inférieure à l'Allemagne et plus largement aux autres pays européens. C'est augmenter la productivité et ça c'est quelque chose d'absolument nécessaire parce que l'Europe, en règle générale, mais aussi la France, a tendance à décrocher en terme de productivité. doivent travailler plus pour financer la transition écologique, c'est ça que vous dites ce ?

Travailler plus nombreux parce que on sait que le problème ici, c'est que les jeunes, mais aussi les seniors, sont moins nombreux à travailler dans les autres pays. C'est pas forcément une histoire de travailler plus longtemps dans une année ou dans une semaine, c'est être plus nombreux à travailler. Donc moi je considère et j'aurai l'occasion de de d'essayer de participer au débat public sur ces sujets-là, que il faut de nouvelles réformes pour travailler plus nombreux, il faut de nouvelles réformes pour améliorer la productivité, faire en sorte par exemple que l'IA se transforme en gain de productivité pour les entreprises.

Ça c'est quelque chose de très important. On sait que c'est pas parce que on investit dans une technologie qu'on va faire des gains de productivité, qu'on va produire plus et mieux. Ce qu'il faut, c'est en parallèle être capable de réorganiser le travail.

Ça pose la question du dialogue social, ça pose la question du droit du travail, ça pose beaucoup de questions que les candidats devraient prendre à bras le corps dans la perspective de 2025. Par exemple, je sais que vous à la rentrée vous faites un livre qui s'est qui est qui apporte des pistes pour le plein emploi qui est une sorte de mythe mais on essaie d'y tendre. Non, je pense pas que ce soit un mythe justement.

Alors, expliquez-nous plus exactement en disant les les programmes des candidats, qu'est-ce sur quoi vous vous comment vous réformez les ? Parce que le rêve que tout le monde puisse travailler qui est une adéquation entre l'offre et la demande, c'est un rêve que tout le monde caresse depuis une éternité, que il y ait pas un coup près à 50 ou 55 ans et que les gens ne puissent plus travailler, c'est ? Faut durcir les conditions d'allocation ?

Faut Faites ? Est-ce que c'est quelque chose qui Il y a évidemment pas un seul levier à actionner. Et si je devais si je devais évoquer le sujet les deux sujets les plus importants.

Le sujet le plus important pour moi, c'est l'articulation entre le système d'enseignement et le marché du travail. Cette articulation, aujourd'hui, elle a progressé grâce à l'apprentissage, on permet à beaucoup plus de jeunes de trouver du travail parce qu'ils obtiennent leur diplôme en apprentissage. Et ça, c'est quelque chose de très positif qu'on doit aux réformes que nous avons faites.

Mais on va pas assez loin. Les lycées professionnels, c'est 650000 jeunes qui ont encore des taux d'insertion dans l'emploi qui sont insuffisants. L'enseignement général et notamment l'enseignement supérieur, moi j'ai été et je suis toujours professeur d'université, euh n'est pas toujours adapté aux besoins du marché du travail et des entreprises.

On a besoin de faire en sorte que la professionnalisation soit désormais le principe cardinal de notre système d'enseignement. Ça, c'est le premier point très important. Le deuxième dont je veux quand même parler, c'est la question du droit du travail et du dialogue social.

Par rapport aux autres pays, la France, elle a une spécificité, c'est que le droit du travail, il se fait en haut. Il se fait par la loi, il se fait dans des accords de branche, mais il se fait très peu dans les entreprises. y ait des accords d'entreprise qui soient plus positifs et plus favorables.

En réalité, beaucoup moins qu'on ne l'imagine. Et ça, c'est un élément sur lequel nous devons revenir parce que c'est la condition pour faire des gains de productivité, c'est la condition pour créer des emplois, il faut donner de la liberté aux gens qui sont sur le terrain, les salariés, leurs représentants et les directions d'entreprises. Sur sur votre premier point, c'est-à-dire en gros avoir une formation des jeunes qui soit plus adaptée au marché de l'emploi, il y avait un certain nombre de personnes qui hurlaient quand on disait ça, en disant que l'école c'était pas l'armée de la la formation de l'armée de de salariés du MEDEF.

Et on disait en gros bah si quelqu'un a envie de faire psycho pendant 2 ans, il fera psycho ou sociologique, c'était en général ce qu'on citait, en disant on n'est pas là pour former forcément des gens qui vont être l'armée de réserve du du grand capital. Mais vous savez, moi je pense que le système d'enseignement dans sa globalité, il a besoin de former des citoyens, c'est très clair, on a une longue tradition comme ça. Jules Ferry de gratuité, si j'ose dire ça.

En 1883, Jules Ferry s'adresse aux enseignants en disant "Je vous demande de former des citoyens." Et il avait raison, il avait raison. Mais je pense qu'on doit également former des travailleurs.

Et les deux ne sont pas incompatibles. Former des citoyens et former des travailleurs, et bien ça signifie laisser la liberté à chacun de choisir ses études. La psychologie, l'histoire, tout ça, ce sont ce sont des filières universitaires qui sont parfaitement respectables.

Mais il faut aussi être clair vis-à-vis des étudiants, vis-à-vis de leurs familles, en leur disant que toutes les filières ne donnent pas les mêmes perspectives d'insertion professionnelle. Et il faut donner de l'information pour cela. Il faut aussi faire en sorte, de mon point de vue, que le financement des universités tienne plus compte de leur capacité à proposer aux étudiants des formations qui donnent de l'insertion professionnelle.

Plus d'autonomie. Pas forcément plus d'autonomie, elles en ont déjà beaucoup, mais des incitations à le faire. Question d'actualité, Marc Ferracci, avant de de parler de 2027, la crise pétrolière.

On parlait tout à l'heure de la guerre au au Moyen-Orient. Est-ce qu'il va falloir, vous avez été ministre de l'Industrie et de l'Énergie, est-ce qu'il va falloir, est-ce que vous dites ce soir aux Français, il va falloir s'habituer à payer son essence ou son gasoil 2,00 2,20 par litre à la ? Est-ce que c'est la vie qu'on va avoir ?

Désormais, ça dépend ce que vous entendez par désormais, à quel ? Dans les prochains mois, tous les experts convergent pour dire que les prix à la pompe ne vont pas significativement baisser parce que même si le détroit d'Ormuz est rouvert, et bien il y aura un effet d'inertie qui laissera le baril autour de 90-100 dollars, et ça ça fait des prix à la pompe assez élevés. Mais de manière plus lointaine, moi ce que je veux dire c'est que on a ici un enjeu fondamental à accélérer la décarbonation de notre économie et accélérer l'électrification.

J'étais ce matin à l'Élysée autour du président de la République avec beaucoup d'acteurs de l'électricité, avec beaucoup d'acteurs de l'électrification, des industriels, des énergéticiens, pour lancer, non pas lancer, mais faire des annonces autour de ce qu'on appelle l'équipe de France de l'électrification. L'électrification, c'est absolument nécessaire pour nous permettre de sortir de notre dépendance aux industries aux aux énergies fossiles, c'est-à-dire le gaz et le pétrole. Moi, j'ai pas envie que les Français soient dépendants dans leur vie quotidienne de ce qui se passe à l'autre bout du monde, de ce qui se passe dans le golf.

J'ai pas envie qu'on soit dépendant de Vladimir Poutine qui en 2022 décide de fermer le robinet du gaz au moment de la guerre en Ukraine. J'ai envie qu'on sorte de cette dépendance. Il y a une manière très simple d'en sortir qui est en plus cohérente avec la politique que nous menons depuis maintenant plusieurs années, depuis le discours de Belfort du président de la République où cette logique de décarbonation a été posée très clairement, c'est de dire on a besoin d'efficacité énergétique, on a besoin du nucléaire et on a besoin des renouvelables.

Ça, c'est une stratégie qui marche et c'est la stratégie qui va nous permettre à la fois de faire baisser les prix de l'électricité, qui va nous permettre de réduire nos dépendances et qui va permettre aux Français, et bien de moins vivre dans la peur de ces variations très fortes du prix à la pompe. Sur le nucléaire, vous considérez qu'on a perdu du ? Emmanuel Macron ?

Non, je pense pas qu'Emmanuel Macron a perdu du temps parce que c'est lui qui a relancé notre filière nucléaire. Moi, j'en ai été modestement l'artisan en tant que ministre de l'énergie, j'ai négocié avec la Commission européenne le schéma de financement du nouveau nucléaire. J'ai essayé d'accompagner cela avec mes équipes.

Aujourd'hui, il faut regarder devant. Devant, c'est six nouveaux réacteurs à horizon 2038 et peut-être huit supplémentaires qui seront annoncés d'ici la fin de cette année, c'est le président de la République qui en décidera. Donc, on voit que on fait confiance au nucléaire et le nucléaire, c'est une fierté française.

Moi, je veux saluer et aussi faire un appel, puisqu'on parlait des jeunes et de leur insertion professionnelle, à tous ceux qui veulent travailler dans une industrie souveraine qui fait du bien à leur pays, il y a 100000 places à pourvoir dans le nucléaire dans les 10 prochaines années. les écologistes pour leur conseiller sur ça, on n'est pas certain que ça marche très bien. La climatisation, vous êtes pour, vous êtes ?

Est-ce qu'il faut climatiser le pays à tout va en pleine période de réchauffement climatique ou est-ce que c'est pas forcément la bonne ? Moi, je pense que il faut pas se priver de la climatisation. Il faut pas se priver de la climatisation pour les personnes fragiles, pour les lieux qui hébergent des personnes âgées.

Il faut être pragmatique. Ça signifie pas climatiser à tout va, ça signifie pas ça signifie pas basculer dans des excès qu'on peut trouver dans des pays comme les États-Unis ou dans d'autres ou dans des pays asiatiques ou les pays du Golfe où quand on sort d'un immeuble et ben on rentre dans un four et quand on rentre dans l'immeuble, on rentre dans un frigo, c'est pas ça ma vision, c'est une approche plus modérée. La climatisation, ça veut pas forcément dire être à 20 degrés partout, ça peut être avoir simplement quelques degrés d'écart avec la température extérieure pour habituer les corps.

Je ne suis pas le meilleur [grognement] spécialiste de tout ça mais il me semble que il faut au fond rendre compatible l'effort de sobriété, donc ne pas aller vers la la la climatisation à l'outrance et en même temps et bien accepter que on va en avoir besoin dans les prochaines années et en plus on a les moyens et bien de avec l'électricité que l'on produit, on a les moyens d'alimenter cela. Ce que je dis simplement, c'est que que ce soit les climatiseurs, que ce soit les pompes à chaleur, que ce soit les véhicules électriques tout ce qui sert à la transition énergétique doit au maximum être produit sur notre pays. C'était l'enjeu de ce qu'on discutait ce matin avec le président de la République, on doit pas remplacer une dépendance par une autre.

On sort de la dépendance aux énergies fossiles, c'est pas pour avoir une dépendance aux panneaux solaires chinois, aux voitures électriques chinoises ou aux batteries chinoises. Et c'est pour ça que la stratégie de réindustrialisation et la stratégie de transition énergétique et bien ce sont les deux faces d'une même pièce. absolument pas en en faveur d'une forme de Vous avez employé le mot de sobriété tout à l'heure pour la climatisation ou en une forme de décroissance, c'est-à-dire essayer de consommer c'est pas la même chose.

Non non mais je sais que c'est pas la même chose. Je vous dis qu'il y a un certain nombre de personnes qui disent que face à l'emballement de la planète, il faudrait baisser lever le pied si j'ose dire sur un certain nombre de productions, sur un certain nombre de modèles. Vous vous considérez qu'on peut allier croissance et décarbonation.

Moi je suis convaincu qu'on peut allier croissance et décarbonation et je me méfie beaucoup vous savez du discours décroissant parce que derrière le discours décroissant, il y a un discours qui est décliniste. Derrière le discours décroissant, il y a un discours qui est anti-nataliste. Et je le vois malheureusement prospérer dans une partie de notre jeunesse.

Il y a un discours qui consiste à dire "Au fond, j'ai pas envie de faire des enfants parce que ça va nuire à la planète." Moi, je pense qu'il faut rassurer les jeunes générations sur le fait que nous avons un cap, nous avons une vision, c'est la décarbonation. Nous pouvons y arriver grâce à la science, en faisant aussi des efforts et je reviens sur cette nécessité de créer plus de richesse, mais c'est accessible.

C'est accessible si encore une fois, on ne reste pas dans l'immobilisme et qu'on fait des réformes. ça approche Marc Ferracci, comment vous sentez les choses à ? Est-ce que la la déclaration de de candidature du patron de votre de votre parti Gabriel Attal vous a ?

Écoutez, moi, j'ai un objectif dans cette élection, c'est de ne pas laisser le pays aux extrêmes. Et en particulier à l'extrême droite parce que c'est plutôt l'extrême droite qui est en position de gagner l'élection présidentielle. Une fois que j'ai dit ça, euh je pense que la stratégie collective ça doit être de se donner les meilleures chances de battre l'extrême droite.

Et la stratégie de Gabriel Attal, c'est pas une stratégie ? C'est pas la stratégie de Gabriel Attal, c'est la stratégie de l'ensemble des acteurs du bloc central. C'est Gabriel Attal, c'est Édouard Philippe, euh c'est tous ceux qui défendent les idées que nous avons défendues ces dernières années.

Moi, ça me fait peur cette stratégie consistant à mener des campagnes en parallèle. Et vous l'avez ? Oui, je leur ai dit, à tous les deux.

À tous les deux. Je leur ai dit les yeux dans les yeux. qu'on vous ?

Je leur ai dit et bien, ils répondent ce qu'ils disent publiquement. Euh ils considèrent que à un moment la responsabilité va s'imposer et que celui qui est le moins bien placé dans la campagne va rallier celui qui est le mieux placé. comment celui qui est le moins bien ? euh moi, je n'ai pas de réponse à cette question.

Et c'est pour ça que je suis préoccupé. C'est pour ça que je suis préoccupé parce que vous savez, j'ai fait euh dans les équipes du président de la République d'Emmanuel Macron en 2017, j'ai fait deux campagnes présidentielles. Et je sais qu'une campagne c'est un moment euh d'ébullition, c'est difficile de débrancher une campagne présidentielle et de se rallier.

Et par ailleurs, je ne suis pas certain que si ces ralliements devaient survenir, euh ils produisent un élan euh très important. comme ça on peut l'imaginer en rêve. ce que je dis, et je l'ai dit encore une fois euh à ceux qui à ceux qui sont aujourd'hui les les les candidats, c'est qu'il faut se parler, mais se parler pour essayer de faire converger les programmes.

Parce que il y a pas que Comment ils pourraient ? On sait pas ce qu'elles ce qu'elles ils sont. ça ça signifie d'abord de mettre des idées sur la table.

Vous avez complètement raison. de comité de liaison, en gros ils se verraient de temps en temps. j'ai le sentiment que ce comité de liaison a surtout euh pour fonction d'éviter que la campagne ne se passe dans des conditions euh trop agressives.

Et c'est pas un élément on va discuter du fond et des idées, ce comité de liaison. Moi je suis partisan d'un endroit où on discute du fond et des idées. C'est très important parce que au-delà de l'élection présidentielle, dont j'espère profondément que ma famille politique euh va la remporter, il y a l'élection législative.

Et si on donne le sentiment aux Français que on n'a pas un programme qui soit pensez qu'il faut déjà passer des des passer un accord Je parle de force, je parle de converger sur le fond. fasse le cirque après les dissolutions. en 2022, en 2022, je le dis très tranquillement, le programme présidentiel euh était euh trop peu dense, il y avait pas assez de choses dedans par rapport à 2017.

Et on l'a payé tout de suite. On l'a payé au moment des élections législatives puisque euh nos députés, moi j'en faisais partie, quand on allait faire campagne sur le terrain à la dissolution. gens nous disaient "Mais au fond, c'est quoi vos ?" Et ben je pense que ça, c'est quelque chose qu'il faut discuter maintenant, régler maintenant, entre ceux qui ont envie d'être candidat.

Et qu'est-ce qui serait l'élément ? Parce que Élisabeth Borne pense la même chose que vous, ou vous pensez la même chose qu'elle, ou elle pense la même chose que ? Euh Vous prêchez dans le ?

On vous ? Ou il y a quelqu'un qui va paniquer à un moment donné en disant Non. Moi je n'appelle personne à paniquer, au contraire, il faut garder son sang-froid dans des périodes comme celle-là.

Euh je dis simplement que euh le risque qui est devant nous, c'est pas simplement le risque de l'extrême droite, c'est aussi le risque d'un deuxième tour entre l'extrême gauche et l'extrême droite, entre Jean-Luc Mélenchon et le représentant la représentant du Rassemblement national. Je n'en sais rien et je n'ai pas envie, je vais vous dire, de me mettre dans cette disposition d'esprit, d'avoir à choisir. Et surtout je veux éviter à nos concitoyens, qui ne nous le pardonneraient pas, euh d'avoir à choisir entre l'extrême gauche et l'extrême droite.

Ça, ça réclame de la responsabilité, ça réclame du sang-froid et parfois euh ça réclame justement d'en rabattre un petit peu sur les stratégies qui ont été conçues au début. Là, vous avez des stratégies qui disent "On va discuter euh en janvier ou en février." Ça me paraît très très tard.

Et ça doit se décider entre Édouard Philippe euh et Gabriel Attal ou est-ce qu'il y a d'autres candidats potentiels dans votre espace politique de centre ? Euh tous les gens qui ont un projet pour le pays, euh moi je vais mettre des idées sur la table, mais je vous rassure, je ne suis pas candidat à l'élection présidentielle. Euh même s'il paraît qu'il faut jamais il faut jamais euh euh sortir de l'ambiguïté sur ces sujets.

Il faut jamais sortir de l'ambiguïté. Euh mais après tout euh à partir du moment où on a des idées, on peut être candidat à l'élection présidentielle. Il faut il faut jamais rien exclure.

Mais ce que je veux vous dire, c'est que tous les gens qui ont un projet pour le pays euh sont légitimes à apporter leurs idées au débat et ensuite sont légitimes à avoir une ambition. Il faut que ces ambitions soient tranchées rapidement. C'est ça l'enjeu.

Parce qu'on entend un certain temps, on entend euh bientôt à l'automne, avant avant avant le mois de janvier. c'est avant le mois de Avant le mois de janvier. Bon, heureusement avant le mois de mois de janvier. ?

C'est-à-dire heureusement avant le mois de janvier. savez, aujourd'hui euh ce que j'entends moi de la bouche euh des candidats, euh c'est que les discussions sur les éventuels ralliements auraient lieu en janvier, en février, au début de l'année. Ah oui, ça c'est possible.

Donc ça, je pense que euh il faut être euh extrêmement euh prudent par rapport à ça. Moi, ça me préoccupe parce qu'encore une fois, quand euh vous êtes en campagne, quand vos équipes travaillent 20h sur 24 depuis des semaines et des semaines, quand vous avez engagé vos frais de campagne aussi, c'est pas un élément c'est pas mineur, tout à fait négligeable, eh bien c'est c'est plus difficile de se rallier. Et puis par ailleurs, il faut quand même se le dire, une campagne, c'est pas un chemin parsemé de pétales de rose, même quand vous êtes dans la même famille politique, même quand vous êtes dans le bloc central, même quand vous êtes Renaissance et Horizons, et bien vous avez besoin de vous différencier.

Et donc vous avez besoin, d'une manière ou d'une autre, euh d'être un peu critique par rapport au programme de votre l'autre, hein, quand même. J'utiliserai pas ce terme-là parce que j'espère que ce ne sera pas ce qui va se passer, mais c'est un risque. C'est un risque.

Et donc plus on attend, plus ce risque risque de se concrétiser. Est-ce qu'en ce moment la course au ralliement est quelque chose qui fait qui est une bonne ? C'est-à-dire on Gérald Darmanin va essayer de se non pas de se vendre, mais de de mettre des de de se vendre assez cher, c'est quand même de manière à éventuellement rallier Édouard Philippe, on sait pas ce qu'Isabelle Borne fera précisément.

On entend un petit peu comment les les les macronistes, ou ce qu'il en reste, peuvent rallier l'un ou l'autre. Est-ce que si les mon dieu les bons dieux, j'allais dire, de sondages sont déterminants en septembre-octobre, vous pensez qu'il y en a un qui peut ? Première question et deuxième sous-question, sur quoi se fonderont ces ?

Sur un meeting où il y a beaucoup de ? Celui d'ailleurs vous y allez à celui de Gabriel ? Je sais pas, je vais prendre ma décision dans les dans les prochains jours.

Je sais pas encore. pas emballé par la candidature de Gabriel Attal, hein, quand même, Marc Ferracci, ce soir. Non, mais moi, j'ai du respect pour Gabriel Attal, il a du talent politique et c'est le chef du parti auquel j'appartiens.

Mais il la joue trop perso. Donc c'est ça que vous dites, en fait. C'est pas ça que je suis en train de dire.

Je dis que il faut qu'il mette des idées sur la table et il faut qu'il bâtisse ses idées en associant tout le monde. Euh maintenant, pour répondre et pour essayer de répondre à votre question, euh qu'est-ce qui va se ? Comment est-ce que quelqu'un peut décrocher ou se ?

Je n'en sais rien. Je n'en sais rien et c'est justement ce qui me préoccupe. C'est que je j'aime pas être dans la pensée magique, en disant quoi qu'il arrive, et bien les ralliements vont se faire.

Ça, c'est ce que j'appelle un petit peu la pensée magique et euh même si en politique tout ne se passe pas toujours de manière parfaitement euh carrée, rationnelle, et bien je préfère éviter ça. Euh ensuite, euh et bien on on avoir euh à la rentrée euh effectivement une campagne, des sondages, des meetings. Moi, ce que je souhaiterais, c'est que ce soit le débat de fond, c'est que des thèmes s'imposent.

Et moi, je vais parler du thème de la création de richesse, la société du plein-emploi. Ça, je pense que c'est un thème dont le pays a besoin. Euh, les gens qui se saisiront de ce thème, et ben, je pense que euh ils auront peut-être plus de crédibilité.

En tout cas, moi, je leur apporterai beaucoup d'intérêt et peut-être mon soutien. Et bien, on suivra cela. Emmanuel Macron, oui ou non, doit-il rentrer dans la campagne et soutenir quelqu'un ou s'en tenir très ?

Non, je pense qu'il faut qu'il reste euh dans la fonction qui est la sienne. Il a énormément de choses à faire avec l'international et euh et il le fera très bien jusqu'à la fin, je pense. Merci beaucoup, Marc Ferracci.

Merci, Nathalie. Les informés de France Info tout de suite.

Climatisation, transition écologique, 2027...Marc Ferracci est notre invité — Marc Ferracci · Pourquijevote