🔴 Associations et syndicats professionnels sur la situation du théâtre public
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 46 %Attaque 24 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 20:00OuverteRéponse directe
Quels sont les leviers pour garantir un financement stable au théâtre public ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Comment permettre au théâtre public de retrouver une dynamique et reconquérir les spectateurs ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Comment adapter le modèle du théâtre public sans en trahir les fondements artistiques ?
- 35:00OuverteRéponse directe
Quels leviers pour un financement stable et comment renforcer l'accès au théâtre dans les territoires ?
- 45:00RelanceRéponse directe
Comment éviter que les baisses de budget ne légitiment des remises en cause du théâtre public ?
- 50:00OuverteRéponse directe
Comment soutenir les résidences d'artistes et la liberté de création ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 16:40Vincent Roche LecFait
« Nous sommes à présent au seuil de modification irréversible du paysage du théâtre public. »
- 18:20Vincent Roche LecChiffre
« La loi de finance de 2026 a entériné la diminution de plus de 200 millions d'euros de la mission culture. »
- 20:00Vincent Roche LecChiffre
« En 2026, le budget du programme 361 est en baisse de 15 % minimum dans les tracts. »
- 35:00Aida AdisadéPromesse
« Selon vous, quels sont les leviers que nous devons activer pour garantir un financement stable au théâtre public ? »
- 0:15inconnuChiffre
« Décembre 2025 - 1,6 % des effectifs de masse salariale, c'était - 2 % en novembre, - 1,8 % en octobre, - 1,4 % à l'été 2025. »
- 2:45inconnuChiffre
« Dans les scènes nationales, 90 % de taux de remplissage dans nos salles. »
- 4:15inconnuChiffre
« Pour un milliard, il y avait un français sur deux qui fréquentait les théâtres. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
journal Le Monde qui évoquait un plan social à Babu dans le théâtre subventionné et cette enquête a mis en lumière des des tensions financières qui sont assez importantes liées à la baisse du financement du ministère de la culture comme des collectivités territoriales et leurs conséquences concrètes pour les compagnies et les lieux. Euh le bureau de notre commission des affaires culturelles a souhaité que nous nous penchions euh sur l'état de du spectacle vivant dans notre pays. Et dans ce cadre, notre président Portier dont je vous prie d'excuser son absence a choisi de consacrer cette table ronde à la situation du théâtre public ou subventionné.
Nous avons donc souhaité entendre les principaux acteurs du secteur afin de mieux comprendre les évolution en cours, les fragilités, les inquiétudes et sans doute les perspectives. Nous avons aujourd'hui le plaisir d'accueillir des représentants du théâtre subventionné. Alors, monsieur Nicolas Royer, coprésident de l'association des scènes nationales et madame Fabienne Loire, secrétaire général.
Monsieur Vincent Roche Lec, coprésident des de scèes ensemble et madame Aurélie Foucher, cirectrice déléguée, madame Delphine Lalizou, présidente du syndicat national des arts vivants et madame Emmanuel Gourvich, déléguée général. Madame Claire Guè, coprésidente du syndicat national des entreprises artistiques et culturelles et monsieur Stéphane Cutnac, directeur. Je précise que l'association des centres dramatiques nationaux a également été invitée mais qu'aucun qu'aucun de ces responsables n'a pu se libérer pour être parmi nous.
Donc sans plus attendre, je vais vous donner la parole. Alors ça va se passer ainsi. Chaque organisation va prendre la parole pour une durée de 5 minutes.
Ensuite, on on entendra les questions des orateurs de groupe pour une durée de 2 minutes. Et puis euh il y aura les questions aussi des commissaires, je sais pas s'il y en a certaines, en tout cas si vous vous êtes inscrit pour une minute. Donc voilà, on va sans plus attendre, nous allons commencer puis je vais peut-être commencer par donner la parole à monsieur Nicolas Royer.
On va le faire dans ce sens. D'accord. Voilà, à vous.
Merci encore pour votre présence. C'est bon. Parfait.
Euh, bonjour à toutes et à tous. Merci pour votre accueil. Merci pour cette audition à la commission.
C'est toujours important pour nous de rencontrer nos élus de la République. Alors moi, je représente le réseau des scènes nationales. Voilà, il y a 78 scènes nationales sur l'ensemble du réseau français, ce qui est un nombre important parce que ça nous permet d'irriguer totalement le territoire.
La plus petite scène nationale est à Auusson, on en a parlé récemment, et la plus grande est à Bobini à la MC93 en passant par Grenoble, le Chalon sur Saun. Voilà, c'est un réseau qui tisse des liens entre le monde rural et puis les grandes villes. Ce réseau représentant 78 S nationale a un budget à peu près de 300 millions d'euros.
Voilà, d'un chiffre d'affaires qui se décompose de la manière suivante. Euh le principal financeur, c'est les collectivités locales, les villes et leurs groupements euh communaux euh pour à peu près 100 millions d'euros. Ensuite, il y a l'État pour euh 30 % pour euh 60 millions d'euros, 60 65 millions d'euros selon les années.
Et puis ensuite les régions qui participent à hauteur de 10 % du budget autour de 22 millions d'euros et puis les départements également autour de 20 millions d'euros. Le reste, ce sont les recettes propres des scènes nationales qui se décomposent en billetterie, messena, production, coproduction et cetera et cetera et qui représente à peu près 25 % de ce budget. C'est important de rappeler ces chiffres parce que ils sont importants certes, mais à la fois on voit à quelle échelle on peut parler.
Euh ce réseau des scènes nationales attire à peu près 5 millions de spectateurs par an, essentiellement dans le spectacle vivant et avec une particularité, c'est que c'est un réseau pluridisciplinaire qui touche du théâtre, du cirque, de la danse, de la musique, des arts visuels et du cinéma. Plus les genres associés, la marionnette et cetera et cetera. Euh ce réseau euh bien évidemment a pour but principal d'accompagner les artistes dans leur création, dans la diffusion des œuvres.
Et nous sommes le premier réseau producteur, coproducteur, diffuseur de spectacles vivants en France. Et à côté de ça, bien évidemment, ce travail extrêmement visible, ce qu'on appelle des programmations de théâtre, s'accompagne d'action, d'inclusivité en direction de l'ensemble de la population de notre territoire. Nous travaillons beaucoup avec les avec la politique de la ville.
Nous travaillons beaucoup avec les prisons. Nous travaillons beaucoup avec le monde hospitalier. Nous travaillons beaucoup beaucoup avec l'éducation nationale.
Évidemment, ce qui est extrêmement marquant sur ces dernières années, vous voyez que j'ai quelques cheveux blancs donc je commence à vieillir, c'est que on remarque que notre public se rajunit comme s'il avait sauté une génération. Alors c'est très étonnant parce que avant moi, j'ai une une jeune fille allée au spectacle. C'était un peu ringard parce que son père y allait beaucoup.
Et puis il y a eu une génération qui a sauté euh qui s'est moins rendu au spectacle vivant ces dernières années et les enfants de cette génération là trouvent très hype de venir au spectacle vivant. Du coup, donc on a un rajonissement extrêmement fort de nos publics avec un public jeune, varié, qui habite nos salles et qui vit quand même une grande expérience d'émotion. Je parle d'émotion parce que c'est aussi ce que nous savons produire.
Et je crois que dans un monde évidemment où l'intelligence artificielle prend le pas devant cette révolution incroyable, évidemment si on veut être performant à cet endroit-là, il faut qu'on soit aussi performant et qu'on sache régénérer le vivant. Et c'est-à-dire que ce monde de l'intelligence artificielle qui n'est qu'un monde de probabilité évidemment n'est pas un monde de l'émotion et que le la production du vivant lui est est l'endroit de l'émotion et l'endroit qui va pouvoir nourrir une société équilibrée entre des intelligences artificielles et du vivant. Et il s'agit bien de cela qu'on habite tous les jours dans nos lieux et qu'on défend tous les jours dans nos lieux auprès de nos maires auprès de nos présidents de comme d'Aglot, auprès de nos présidents de département, auprès de nos présidents de région qui sont fortement attachés à nos lieux.
Évidemment, la situation est difficile. Nous sommes pris dans un effet de ciseaux avec des baisses euh de subvention de contribution publique et puis une inflation galopante qui nous a fortement saisi ces dernières années puisque nous sommes très impactés par la main d'œuvre, par les transports de décor, par les voyages, par les hébergements et par la restauration. Et vous voyez bien que toutes ces ces ces ces ces activités ont déclenché une une inflation extrêmement importante.
Donc en euroconstant, on a perdu 15 20 points de ce qu'on appelle notre disponible artistique nous permettant d'investir sur l'humain, sur le vivant. Merci monsieur Royer. Est-ce voilà le temps a été voilà donc je vais je vais donner la parole à monsieur Vincent Lecrésident des scènes ensemble.
Merci d'éteindre le micro. Bonjour à toutes et tous. C'est un ensemble que je copréside et la deuxième organisation professionnelle.
C'est un syndicat euh de la branche des entreprises artistiques et culturelles du subventionné et représente 500 adhérents sur tout le territoire. Des scènes permanentes, des label, des scènes conventionnées, des théâtres de ville, des lieux intermédiaires, des festivals et des équipes artistiques. Notre réseau dispose d'une implantation dans toutes les typologies de territoire, des métropoles, des villes moyennes et petites dans le milieu urbain, péru urbain et rural.
Madame la présidente de séance, mesdames et messieurs les députés, vous nous conviez aujourd'hui pour évoquer la situation du théâtre public. Le champ aurait largement pu être élargi à l'ensemble du spectacle vivant en public qui fait face à la même situation très inquiétante. Donc, j'inclus dans mon propos les musiques, la danse, la marionnette contemporaine ou le cirque de création.
Notre secteur est aujourd'hu manière abstraite ni à long terme. Il l''est concrètement dès maintenant dans les budgets, dans les programmations, dans le lien au public, dans l'emploi. Nous l'avions prévu, nous avons alerté et nous sommes à présent au seuil de modification irréversible du paysage du théâtre public.
Le modèle de service public du théâtre repose sur un principe simple. La puissance publique garantit les conditions de la création partout sur le territoire indépendamment des logiques purement marchandes. C'est un choix politiquement fort, un choix aujourd'hui fragilisé.
Nous rappelons donc l'article 3 de la loi création, architecture et patrimoine qui consacre que l'État et les collectivités territoriales assurent une politique de service public de la culture. Nous faisons face à une contraction et une contradiction devenue intenable. Il est constamment demandé au secteur de faire plus avec moins.
D'un côté, les financements publics stagnent voire reculent. En réalité, les recettes propres ne peuvent pas compenser cela. De l'autre, les coûts explosent.
Cela a déjà été dit, l'énergie, la production, les déplacements, les salaires. Cela donc cela a donc des conséquences immédiates. Moins de création, moins de prise de risque, moins d'emploi.
Travailler plus en étant payé autant voire moins pour les artistes et techniciens. Renoncer à des choix de programmation d'un côté, jouer à tout prix de l'autre. En un mot, une transformation silencieuse mais profonde s'opère.
On pousse progressivement les structures à se comporter comme des opérateurs marchands alors même que leur mission est d'intérêt général. Et c'est un contresens. Le spectacle vivant subventionné n'est pas là pour être rentable.
Il est là pour présenter ce que le marché renonce a montré justement par manque de rentabilité. Expérimenter, déranger parfois représenter toutes les voies, s'adresser à toutes les personnes, permettre la participation culturelle, s'inscrire dans un territoire, cela n'a pas de prix mais cela a le coût d'un soutien public. La question n'est pas technique, elle est politique et elle nécessite une réponse à la hauteur.
Réponse que je me permets de vous lister en cinq points. Premièrement, considérer le service public de la culture comme un investissement et arrêter l'érosion des financements publics en le réindexant sur la réalité des coûts. Dans chaque région, nous demandons une conférence budgétaire régionale avec l'ensemble des échelons de collectivité, l'État et les professionnels.
Deuxème point, redonnons de la visibilité aux acteurs avec des engagements pluriannuels solides. Cette prévisibilité est essentielle et nous demandons la limitation stricte des appels à projet chronophage et inefficace. Troisièmement, soutenir l'emploi culturel, surtout dans les structures les plus exposées par le désengagement financier.
Le renforcement du fond PEPS dont le financement ne permet pas de couvrir les besoins doit être une priorité sans obérer la capacité de financement de la création comme cela est le cas aujourd'hui. 4è point, renforcer la création, notamment dans ces formes les plus expérimentales ou marginales pour permettre de maintenir un tissu créatif divers et fécond. Cela passe par le renforcement de la liberté de création et de programmation, par la capacité de reconstitution de l'investissement en coproduction. par le soutien accru aux équipes artistiques.
Sans cette étape, le plan mieux produire, mieux diffusé ne permettra qu'une concentration des productions publiques. On nous annonce par exemple une baisse des crédits dédiés aux résidences en drac de l'ordre de 25 %. Dernier point, enfin, sortir de l'ambiguité en terme de politique d'éducation artistique et culturelle.
L'ambition de la démocratie culturelle, comme un des piliers du fer société doit trouver des traductions concrètes. Pour rappel, en 2026, le budget du programme 361 est en baisse de 15 % minimum dans les tracts, dans les dragues, pardon. L'été culturel disparaît.
Le plan ruralité ne dispose d'aucun objectivé et le soutien des collectivités à l'EAC relève généralement d'appel à projet. Pour terminer, il est également de notre responsabilité de pouvoir maintenir la robustesse culturelle du réseau de création et de diffusion et de lutter contre l'invisibilisation des structures au bénéfices des seuls labels de l'État. Même si aujourd'hui de Chalon à Bourcambresse à à Dijon, un certain panel est face à vous.
Sachez mesdames et messieurs qu'il y a près de 1000 théâtres dans ce pays et que c'est un tissu complexe et interconnecté. Le théâtre public existe parce qu'une diversité de structures, théâtre, lieux, intermédiaire, équipe artistique cohabite et coopère. Déployer le service public du spectacle vivant, on le fait mais on a besoin d'un soutien réaffirmé.
Merci de votre écoute. Alors, il reste il reste peu de temps. Est-ce que madame Emmanuel madame Aurélie Foucher veut prendre la parole ?
Donc je vais donner la parole à madame Guè coprésidente du syndicat national des entreprises artistiques et culturelles. Oh pardon, je avant je je crois que j'ai je j'ai oublié madame Delphine Lalizou, excusez-moi. Donc madame Delphine Lalizou, présidente du syndicat national des arts vivants.
Bonjour à toutes et tous. Euh donc merci pour euh pour cette invitation euh madame la présidente de séance, mesdames et messieurs les députés, donc je représente le SINAVI, le syndicat national des arts vivants qui a près de 600 adhérents et qui représente en majorité les compagnies indépendantes d'intérêt général ainsi que les lieux intermédiaires et indépendants. Alors ces structures de la création indépendante telle que nous l'entendons, sont non lucratives ou à lucrativité limitée.
Et j'insiste sur le fait que le secteur public et d'intérêt général est un écosystème avec des acteurs éminemment complémentaires. Il est important que les politiques culturelles ne se réduisent pas à ne soutenir qu'un segment du de ce secteur. Les équipes indépendantes donc ont un modèle économique hybride composé de subventions et de recettes d'activité.
Elles sont en quelque sorte le premier maillon de l'écosystème du spectacle vivant d'intérêt général. un maillon essentiel. C'est là que s'organisent les artistes.
Elles sont porteuses de la création et du risque qui lui itinérant, mais aussi de sa richesse et de sa diversité. C'est là que se trouve une grande partie de l'emploi artistique du secteur. Elles sont présentes sur tous les territoires et constituent un véritable maillage au plus près des habitants.
Tout ça, c'est au bénéfice du plus grand nombre, notamment les populations des zones rurales, des zones périurbaines et des quartiers prioritaires de la politique de la ville. Or, elles sont actuellement dans une situation de grande fragilité car très impacté par la par la crise qui touche l'ensemble du secteur public. Impacté directement et indirectement pour ell c'est la double peine.
Alors, elles font en fait face à un effet ciseau dont on a déjà parlé qui est périlleux hein. Les baisses de financement de l'État et des collectivités territoriales combinées à la hausse des prix. Elle souffre d'une fragilisation en général en général des lieux euh qui engendre une baisse de la diffusion et de la coproduction.
Et dans ce contexte où je ne vous le cache pas, la situation de l'emploi est très inquiétante, la sous-dotation du fond PEPS est bien sûr un facteur aggravant considérable et nous demandons instamment qu'il soit reconsidéré. Pour vous donner une idée de la situation, la plupart des équipes sont structurées en association et on observe que la plupart des équipes enfin prévoit des licenciements, des postes non remplacés dans les dans les dans les mois qui viennent avec des conditions de travail qui se dégradent. Alors ce que nous préconisons ou ce qui nous semble très important, c'est d'une part effectivement de réitérer le soutien, la liberté de création et de programmation, de lutter contre toutes les formes de censure, qu'elles soient explicites ou non, les les subventions sous conditions ou les incitations à l'autocensure ou évidemment les couples drastiques qui peuvent décupler les effets mécaniques des couples budgétaires.
Nous préconisons le refinancement du secteur public et d'intérêt général du spectacle vivant dans sa totalité avec une réelle prise en compte de l'ensemble de ces acteurs et notamment les compagnies indépendantes d'intérêt général. Les équipements structurants aussi évidemment sont très importants et nécessaires, mais ils ne peuvent pas être partout et répondre à l'ensemble des besoins seuls. Ce qui importe, c'est notre complémentarité.
D'ailleurs, après d'après une enquête réalisée auprès de mes adhérents, on observe que beaucoup de rencontres avec le public se font aussi dans des lieux non dédiés. Nous demandons également évidemment un soutien urgent à l'emploi permanent et intermittent notamment en remontant le fond PEPS au niveau auquel il est estimé nécessaire par l'ensemble des organisations professionnelles et nous demandons le refinancement des lignes 361 et 131 pour que notamment soi mis en cohérence les ambitions politiques et les dispositifs. Je parle par exemple du 100 % EAC.
En conclusion, le secteur public et d'intérêt général dans son ensemble a besoin d'être refondé et refinancé en prenant en compte l'ensemble des acteurs. Nous avons la conviction qu'une politique doit être construite sur l'ensemble de l'écosystème et parce que la vision du secteur doit être complète et cohérente pour mettre en place une action qui doit s'envisager sur la durée parce que toutes les parties de l'écosystème sont éminemment interdépendantes et parce qu'il est essentiel aujourd'hui comme hier et peut-être même plus aujourd'hui qu'hier de considérer et de s'adresser partout où c'est possible à l'ensemble de la population. Je vous remercie.
Merci. Je vais donner maintenant la parole à à madame Claire Guè pardon coprésidente du syndicat national des entreprises artistiques et culturel. Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, chers parlementaires, le Cindéa comme l'ensemble des organisations professionnelles ici représenté souhaite tout d'abord vous remercier pour ces proposinaires et pour l'organisation cette table ronde que nous estimons fondamental dans le contexte dégradé dans lequel évolue le service public de la culture.
Je représente donc le Cindéa qui est le premier syndicat des entreprises culturelles du spectacle vivant public. qui il rassemble 670 adhérents répartis en lieu et compagnie dont dans tous les champs artistiques du spectacle vivant. On peut citer entre autres le théâtre du nord son dramatique national de Lille, le festival d'Avignon, la scène nationale de Gap, la Briquetterie dans le Val de Marne, point commun, la scène nationale du Valdoise et bien d'autres.
Donc il représente tous les champs artistiques du spectacle vivant. Il a un rôle central et historique dans la défense et la promotion du spectacle vivant. l'accès à la culture, la transmission, l'éducation artistique et culturelle.
Je commencerai mes propos liminaires par un court état des lieux de la situation de notre secteur qui, je le crains, ne surprendra personne puisque nous assistons à une accélération des mécanismes de fragilisation du secteur. Depuis la crise sanitaire, nous sommes confrontés à des injonctions paradoxales qui animent le quotidien de nombreux professionnels. Dans un contexte de brutalisation et de polarisation de la société, d'instabilité géopolitique, les françaises et les françaises n'ont jamais autant plébiscité les services publics de la culture.
Les chiffres d'audience du service public, aussi bien de l'audiovisuel que les chiffres de billetterie du spectacle vivant publique le prouvent. Dans le même temps, et c'est là où se loge le paradoxe, notre secteur d'activité n'a jamais été dans une situation d'aussi grande vulnérabilité confronté à des empilements de menaces. Notre secteur est au bord de la rupture avec des menaces budgétaires.
D'abord, la loi de finance de 2026 a entériné la diminution de plus de 200 millions d'euros de la mission culture, mission à laquelle sont rattachées les structures culturelles que nous représentons tous aujourd'hui. Les baisses de dotation des collectivités nous que nous que nous dénonçons pardon de concert avec les associations d'élus se répercute également massivement sur les budgets alloués à la politique culturelle. Les disponibles artistiques fondent le nombre de titres par saison également.
Les actions de territoire sont affaiblies. C'est ainsi l'emploi des artistes, des techniciens et des techniciennes qui se précarise et disparaît. Cette situation conduit à l'accélération du plan social à bas bruit que nous descend que nous pardon que nous dénonçons dans notre syndicat et dans l'intersyndical unitaire depuis 2024.
Des menaces climatiques. Ensuite, n'étant pas exemple des mutations profondes qui traversent notre société, notre secteur prend sa part. dans la mutation écologique et embrasse ces questions avec là encore des injonctions paradoxales, celle de faire, de faire vite, de faire bien mais sans moyen.
Des menaces numériques marquées par l'essort rapide de l'usage de l'intelligence artificielle qui s'accompagne d'un processus d'adaptation législatif et réglementaire encore lent. Et enfin, une dernière, la menace démocratique. Le constat est clair.
La culture ne fait plus aujourd'hui l'objet d'un consensus politique comme ce fut le cas durant les 60 dernières années. Nous n'avons pu que le constater dans le cadre des dernières campagnes d'élection municipales. À l'occasion de de l'année malot initiée par le ministère, cette année se pose la question de son héritage réel.
Au au-delà des discours officiels, il s'agit d'évaluer la solidité et la durabilité de la décentralisation culturel, de la démocratisation culturelle, de la périnité, du maillage territorial dans le monde dans que le monde entier nous envie, ainsi que la volonté politique de continuer à soutenir les artistes. Le constat est dur et mais il est encore temps d'agir. Cela cela suppose des choix clairs politiques et je veux ici conclure par quelques propositions.
Un premier impératif, préserver l'existant et donc garantir les moyens d'une politique culturelle ambitieuse, accessible et structurante pour notre société. La loi de finance de 2027 sera à cet égard déterminante. Le secteur ne pourra souffrir d'aucune déminition de crédit supplémentaire au risque de condamner définitivement son héritage et le maillage territorial tel qu'il a été travaillé et soutenu depuis des décennies. 2è impératif, la protection de l'emploi et j'entends par là le maintien et le refinancement de l'unique dispositif de soutien à l'emploi de notre secteur, le fond PEPS, ainsi que la préservation des annexes 8 et 10 de l'assurance chômage essentielle à l'équilibre de notre écosystème. 3è point, la défense explicite et réaffirmée de la liberté de création et de programmation tel que définie par la loi CAP de 2016.
Mesdames et messieurs les députés, la profession est aujourd'hui inquiète et elle a de bonnes raisons de l'être. Les menaces sont multiples, profondes et désormais systémique. La question qui nous est posée est simple mais fondamentale.
Quelle place voulons-nous accorder à la culture dans notre société ? Et derrière cette question, il y en a une autre. Comment voulons-nous comment voulons-nous faire société ensemble ?
La culture ne peut pas rester à la périphérie des débats publics. Elle doit en devenir un pilier. Je vous remercie.
Merci. Merci à vous pour vos interventions. Euh celles et ceux qui n'ont pas pris la parole pourront s'exprimer à la suite des des intervention des orateurs de groupe.
Avant de laisser la parole justement aux orateurs de groupe, je voudrais souhaiter la bienvenue, saluer madame Dorine Breakman qui nous a rejoint dans notre commission. Bienvenue à elle. Elle remplace monsieur Grégoire.
Et puis bah sans plus attendre, on va passer aux orateurs de groupe. On va commencer par le rassemblement national, monsieur Bruno Clavet. Merci madame la présidente.
Mesdames, messieurs, nous le savons, le théâtre public traverse aujourd'hui une période difficile. Les financements diminuent, les coûts augmentent, les équipes se réduisent et certains établissements restreignent leur programmation quand ils ne ferment pas. Selon les professionnels du secteur, les moyens consacrés à la programmation et à la production ont baissé de 25 à 50 % ces dernières années.
Et dans le même temps, la fréquentation montre des signes de fragilité. En 2025, environ 11,3 millions de français ont assisté à une représentation, soit une baisse de 7 % sur une année. Autrement dit, les moyens diminuent et le public aussi.
La somme de ces deux dynamiques fragilise durablement l'équilibre déjà précaire de nombreux établissements. Cela doit nous interroger car si le théâtre est un art et qu'un et un art n'a pas vocation à être rentable, le secteur entier ne peut durablement reposer sur le financement public. Ce modèle atteint ses limites car il rend l'ensemble du secteur particulièrement vulnérable aux alléas budgétaires et aux contraintes conjoncturelles.
Au-delà des sources de financement à diversifié, une autre question de fond se pose. Comment permettre au théâtre public de retrouver une dynamique et de reconquérir les spectateurs ? Cela suppose par exemple de revenir à l'une des vocations premières du théâtre populaire et accessible.
Être un théâtre qui parle à tous, qui rassemble des publics larges et qui ne s'adresse pas uniquement à un cercle restreint d'initié. et pour le dire franchement à l'élite car pour le théâtre public le théâtre public pardon n'a pas seulement pour mission de créer il a surtout pour vocation de transmettre de partager et de faire venir celles et ceux qui s'en sentent éloignés il ne peut se replier sur lui-même. Il doit sortir de ses murs, parler aux jeunes, aux familles et aux classes populaires.
C'est cette approche en tout cas que nous défendons au Rassemblement national car c'est ainsi par la diversification de ses financements et par le retour du public dans les salles que le théâtre public pourra renouer pleinement avec sa vitalité et redevenir ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être un lieu populaire. Je vous remercie. Merci monsieur le député.
Maintenant, nous allons passer la parole à monsieur Bertrand Sor ensemble pour la République. Merci madame la présidente. Mesdames et messieurs, mes chers collègues, vous remerciez tout d'abord mesdames et messieurs pour votre présence ce matin ici à l'Assemblée nationale.
Le théâtre public occupe en France une place singulière héritée d'une ambition politique et culturelle forte. Il repose sur un principe clair : garantir l'accès de tous à la création artistique sur l'ensemble du territoire. Cette vision profondément liée à celle de notre service public de la culture a permis l'émergence d'un réseau dense d'institution, de centres dramatiques et de scènes nationales qui structurent le paysage théâtral français et vous les représentez fort bien ici ce matin.
Ce modèle est aujourd'hui soumis à des tensions multiples. Vous les avez évoqué hein. D'abord une contrainte budgétaire croissante qui pèse sur les structures.
La stagnation voire la diminution des financements publics dans un contexte d'inflation fragilise leur capacité à produire à diffuser et à soutenir la création. À cette pression financière s'ajoute une transformation du rôle des directions artistiques de plus en plus contrainte d'intégrer des logiques de gestion parfois au détriment du temps long de la recherche artistique. La question des publics est également centrale en ce qu'elle reste socialement marquée.
Le théâtre public peine encore à toucher les publics les plus éloignés malgré les politiques d'éducation artistique et culturelle. L'évolution du numérique interroge également les formats, les modes de diffusion voire la relation même au spectacle vivant. À ces enjeux s'ajoutent une interrogation structurelle, celle de la place du théâtre public dans notre société contemporaine.
Alors, face à ces constats, dans ce contexte, il nous appartient collectivement de nous interroger sur les priorités à venir et priorités que vous avez d'ailleurs évoqué les uns les autres dans vos interventions et j'en vois personnellement trois. La première, comment préserver, accompagner au mieux ces lieux de création d'émotions fortes, vous l'avez dit, ces lieux profondément humains à travers les politiques publiques. Deuxème priorité à mon sens, comment adapter le modèle sans en trah sans en trahir les fondements et notamment l'exigence artistique.
Et la troisième, dans ce contexte de crise, pensez-vous nécessaire de réfléchir à une refondation des missions et des moyens du théâtre public ? Je vous remercie. Merci monsieur le député pour la LFI NFP Marie Mesmer, je sais pas si elle est présente, elle est pas encore arrivée.
Donc on on va la faire passer ensuite. Donc je vais laisser la parole à madame madame Aida Adisadé pour les socialistes et apparentés. Merci madame la présidente.
Mesdames et messieurs, merci pour la qualité de vos propos et pour tirer la sonnette d'alarme devant nous représentant du peuple français. En France, la dépense publique consacrée à la culture dont le théâtre public représente environ 1 % du budget de l'État. Pour un effort collectif relativement modeste, la France fait vivre un modèle culturel unique au monde.
Le théâtre public permet au public d'accéder à des œuvres exigeantes et populaires, de se confronter à des récits multiples et de développer un regard critique. Le théâtre public, ce sont des lieux d'ouverture sur le monde et aussi de confrontation d'idées. Et vous l'avez dit, vous nous avez alerté, ce modèle est sous tension.
Il est fragilisé par des contraintes budgétaires qui pèsent de plus en plus lourd sur les institutions comme sur les artistes et les techniciens. La hausse des coûts, la baisse des marges de production et la précarité de l'emploi doivent nous alerter. Si la puissance publique n'apporte pas de soutien à la hauteur des missions confiées au théâtre public, le risque est grand.
Il est d'ouvrir la voie à une marchandisation et à une standardisation de notre culture. On ne peut pas demander toujours plus à la culture avec toujours moins de moyens. Selon vous, quels sont les leviers que nous devons activer pour garantir un financement stable au théâtre public et quelles sont selon vous la marge que le théâtre public doit laisser au développement du messena ?
Et ça a été dit également aujourd'hui près d'un français sur deux ne va jamais au théâtre parce que l'accès, il faut le dire, reste profondément inégal à la fois socialement mais aussi territorialement. Entre les grandes métropoles dotées et les zones rurales ou ou périurbaines, pardon, l'écart est encore trop important. Ces inégalités culturelles recoupent et aggravent toutes les autres.
Alors, selon vous, comment renforcer les politiques d'accès au théâtre public auprès des publics les plus éloignés ? et dans les territoires les moins dotés via de nouvelles formes de présence artistique. Et enfin, j'aimerais vous entendre sur le pass culture, le pass éducation qui a été du jour au lendemain sabré et sur les conséquences que ça a eu pour le théâtre public.
Je vous remercie. Merci madame la députée. Euh la parole à Sophie Talier Poian pour écologiste et social.
Merci madame la présidente. Merci à vous tous et tout acteurs présents euh pour votre présence aujourd'hui et votre engagement quotidien au service de la culture. Euh celles et ceux que vous représentez.
J'avoue que je suis un peu amusée d'entendre certains ici parmi les députés dire que le public n'est pas assez diversifié au rendez-vous. Quand on voit les taux d'abstention euh aux élections, on sait que les salles de spectacles sont souvent plus remplies que les urnes. Et donc je voudrais m'inscrire en faux contre ça parce que justement on sait et c'est peut-être aussi lié à la baisse du nombre de représentations, elle-même liée euh à la à aux baisses de budget qu'on peut noter une baisse de fréquentation, mais on sait que les salles sont pleines même si les budgets sont de plus en plus vides.
Donc je crains évidemment et je m'inscris en faux face à cela que c'est toujours en attaquant un soi-disant élitisme ou en imaginant ou en fantasmant des salles vide qu'après on légitime les remises en cause et les baisses de budget. Ceci dit, vos interventions sont très éclairantes pour nous permettre collectivement de vraiment prendre conscience de de la situation très préoccupante du spectacle vivant. Monsieur Roche Loca, vous avez euh appelé avec des mots très forts, hein, notamment euh décrit une modification irréversible.
Euh je j'espère que que tel n'est pas le cas et que nous pourrons, si il y a une mobilisation et un retour des subventions publiques à la hauteur des besoins, ne pas observer cette irréversibilité. Vous avez très bien décrit les unes les autres les menaces extrêmement importantes, multiples qui pèsent sur le spectacle vivant, que ce soit en raison des difficultés budgétaires, que ce soit aussi en raison des attaques face à la liberté de création et de programmation qui sont pourtant absolument essentielles. Je voudrais redire ici mon attachement très fort au service public de la culture.
Oui, l'argent public est nécessaire pour éviter pour construire une société du lien humain et non de l'objet jetable et une société de la créativité toujours renouvelé même quand elle dérange et non de la standardisation. Je m'inquiète cependant d'un certain nombre de départs anticipés à la tête de grandes scènes. Ne lâchez pas, ne lâchez rien.
Merci madame la députée. Nous allons passer passer la parole à monsieur Rodrigo Arenas, LFI NFP. Merci madame la présidente.
J'espère que le théâtre public fonctionnera mieux que le train qui empêche ma collègue de faire cette intervention. Mais après tout, à force de sabrer des des budgets qui devraient être nationaux, on arrive à cette situation là. Euh d'abord, merci à vous de d'avoir répondu présent à cette invitation qu'au-delà de l'obligation montre aussi un intérêt profond pour les pour l'activité de l'Assemblée nationale et essayer de regarder votre activité au-delà des poncifs et de l'affaiblissement idéologique et culturel qu'on essaie de faire porter au théâtre qui aujourd'hui est dans notre pays.
Je je tiens à affirmer ici au nom de mon groupe que le théâtre public ne se limite pas au divertissement. Il crée du dialogue. Il crée du dialogue parce qu'il aborde des sujets de société, de justice, d'économie, d'identité.
Il favorise aussi les échanges entre les artistes et les spectateurs. Il renforce ainsi le vivre ensemble dans les territoires et parfois des territoires qui sont stigmatisés comme l'ancien ministre de l'éducation nationale qualifie les jeunes de la Saint-San comme des jeunes à domté. Heureusement qu'il y a un théâtre public de qualité dans ce département qui d'ailleurs mixe des euh des personnes qui viennent y compris de la capitale avec quelque chose d'extraordinaire et qui fonctionne encore qui s'appelle le métro et qui permet ainsi de mixer des publics qui a priori euh ne se rencontrent pas parce qu'on fait tout pour les diviser.
Vous dire cela, c'est aussi nous interroger sur le théâtre public qui soutient des artistes et encourage l'innovation. Je m'interroge pour le coup sur le financement des compagnies et des projets. J'aimerais vous entendre sur ce sujet aussi la question essentielle notamment pour les collectivités territoriales qui sont le soutien aux résidences d'artistes qui sont aussi des moteurs de dynamique économique mais surtout des dynamiques culturelles.
Ensuite, comment est-ce que vous imaginez aujourd'hui l'avenir de la liberté de création qui soit contrairement à ce qui a été dit de moins en moins dépendante au succès commercial mais de plus en plus lié en fait à une vision de du développement des territoires avec le soutien de la nation. Nous le savons, le théâtre public que vous représentez permet l'émergence de nouvelles formes artistiques. Je suis député sur un arrondissement qui a vu connaître le manifeste sur le surréalisme, qui connaît autour de Montparnas des êtres publics extrêmement nationaux et populaires et j'ai envie de dire là que populaire ce n'est pas le théâtre pour les pauvres.
C'est une déformation de ces derniers temps. Le théâtre populaire c'est ce qui nous appartient, ce qui fait sens, ce qui fait nation. Et je suis dans un arrondissement qui a vu Brassin, ce qui est populaire et qui pour le temps a été parfois décrié.
Nous sommes aussi dans un pays, je conclurai madame la présidente là-dessus dans lequel nous savons qu'il y a des artistes qui ne sont pas français mais qui sont populaires parce qu'ils nous appartiennent. Et j'aimerais vous entendre là-dessus justement et je conclus vraiment comment vous voyez aussi le théâtre public au vrai des jeunes publics puis non excusez-moi monsieur le député mais vous avez largement dépassé. Euh je vais donner la parole à Géraldine Bier, les démocrates.
Merci mesdames, messieurs. Le groupe démocraté subventionné public et décentralisé tel qu'il a été rêvé, voulu et dessiné par Jean Laurent qui dans l'immédiat après guerre a a enclenché un mouvement irrésistible en faveur du théâtre subventionné. Ce mouvement n'a jamais depuis plus de 65 ans été remis en cause et a permis l'émergence de génération de metteurs en scène qui ont contribué à un puissant renouvellement des formes théâtrales.
La spécificité de ce théâtre subventionné tient d'abord à son maillage territorial unique de centres dramatiques nationaux et de scènes nationales. Sa spécificité tient également un financement provenant à la fois de l'État et des collectivités territoriales, régions, département et blocs locals. Or aujourd'hui, la situation à laquelle nous assistons est un désengagement des collectivités locales.
L'observatoire des politiques culturelles a ainsi dressé en 2025 un constat sans appel. De 2024 à 2025, près de 50 % des collectivités locales ont diminué leur budget dédié à la culture, 35 % pour le seul spectacle vivant. Les baisses les plus importantes sont le fait des régions et des départements et c'est le bloc local qui évite au système de s'effondrer.
Cette situation nous inquiète car le désengagement des collectivités locales fait courir le risque au théâtre subventionné de voir son sort soumis au bon plaisir d'élus locaux. Bref, s'en serait fini d'un théâtre public soutenu de manière inconditionnelle par ses tutelles. Dors et déjà face à cette situation, la situation s'avère particulièrement critique avec un gel des embauches, le non remplacement des départs à leur retraite, des CDD ou licenciement sec comme on l'a vu au carré à Château Gontier.
Dans les médias, quelle solution pour être mise en œuvre pour parer à cette baisse ? Faut-il se résoudre comme dans les maisons d'opéra à diminuer le nombre de créations ? Faut-il proposer des spectacles de forme plus légère ?
Que pensez-vous des solutions préconisées par Arnaud Meier, directeur de la MC2 de Grenoble, qui plaidait dans un article du monde du 17 mars dernier pour une refonte du modèle économique ? Merci. Merci madame la députée.
Je vais passer la parole à monsieur Jérémy Patri Patrietus Horizon et indépendant. Merci madame la présidente, mes chers collègues, mesdames messieurs, je vous remercie d'être venu partager avec nous ce matin vos engagements et et vos inquiétudes. Le spectacle vivant, le théâtre public constitue l'un des piliers de notre vie culturelle et de et de notre cohésion républicaine.
Il permet à la fois la diversité des expressions artistiques, l'accès à la culture pour tous et demeure un ferment de liens social et générationnel dans nos territoires. Une fabrique du commun dans une société polarisée. Pourtant, il traverse aujourd'hui, mes collègues l'ont rappelé, une période de fragilité que vous avez également décrite, marquée par des tensions budgétaires, des incertitudes de programmation et la nécessaire adaptation à de nouveaux publics et à de nouveaux usages.
Le théâtre public français apparaît comme un modèle singulier, voire unique au monde tant il repose sur un engagement durable de l'État et des collectivités locales en faveur de la création et de l'accès à tous à la culture. Le groupe Horizon et Indépendance souhaite d'abord réaffirmer son attachement à ce modèle public du spectacle vivant, à sa complémentarité avec le théâtre privé, à son attachement également à la capacité dans notre pays d'offrir des lieux de création, de diffusion et d'éducation artistique. Mais nous savons aussi, nous pensons aussi qu'il faut aujourd'hui repenser ses équilibres.
Nous entendons vos inquiétudes, celles des réseaux que vous représentez, celle des artistes et des techniciens des arts vivants. Les collectivités locales partenaires de ce service public, voient leur marge financière diminuer et dans ce contexte garantir la continuon de la continuité de ces missions d'intérêt général tout en préservant la diversité des formes de création est un défi qui se pose quotidiennement à vous. Trois priorités nous paraissent devoir guider nos réflexions.
D'abord, la visibilité dans les financements. Car la création, la diffusion ont besoin de confiance pour se projeter. Le soutien de l'État des collectivités locales doivent rester structurants.
Deuxièmement, sur le sujet de la démocratisation culturelle et de la diffusion. Les chiffres sont connus. 3,7 représentations par spectacle en moyenne dans un centre dramatique national, 2,3 en scène nationale contre 7 il y a 15 ans. 20 ans plus tard, la la tendance semble s'être aggravée et comme je vois le temps s'écouler, je voudrais vous interroger sur la diffusion de nos œuvres artistiques, de nos créations.
J'ai le sentiment. Nous avons le sentiment au groupe Horizon que nous avons pensé trop longtemps notre modèle comme un modèle de création et qu'il faut repenser ou en tout cas refonder la question de la diffusion quand on regarde aujourd'hui les chiffres de la représentation des créations que vous portez dans les lieux que vous représentez. Je vous remercie.
Merci monsieur le député. Euh je vais euh laisser la parole maintenant à madame Virginie Dubi Müller, droite républicaine. Merci euh madame la présidente.
Mesdames messieurs, le théâtre public est aujourd'hui à la croisée des chemins. Il porte une double mission souvent contradictoire, être accessible à tous et rester exigeant d'un point de vue artistique. Ces enjeux sont multiples et ils dessinent les contours d'une culture vivante, accessible et ambitieuse pour demain.
D'abord avec un enjeu d'accessibilité et de démocratisation, le théâtre public né de l'utopie d'un art pour tous doit continuer à se battre contre les inégalité d'accès à la culture. Comme le rappelait récemment un colloque, il s'agit de concilier donc exigences artistique et ancrage populaire de sortir des murs, des grandes villes pour toucher les territoires, y compris les plus éloignés ou les plus fragiles. Pourtant, la réalité est parfois cruelle des théâtres comme celui de la Creuse, menace de fermée, faute de financement. rappelant que la décentralisation culturelle reste un combat permanent.
Deuxièmement, la question du financement et de la pérennité. Le théâtre public dépend largement des subventions, mais celles-ci sont de plus en plus mises à mal par des restrictions budgétaires. Comment garantir la survie des scènes nationales, des centres dramatiques, des compagnies indépendantes quand les collectivités locales ou l'État peineent à assurer leur part ?
La réponse passe peut-être par une refonte des de vos modèles économiques en associant davantage les acteurs privés, les messes et en innovant avec des partenariats territoriaux. Troisièmement, l'exigence artistique et la formation de nouveaux talents. Le théâtre public a une mission, être un laboratoire de création, un lieu de risque et d'audace.
Les scènes nationales et les théâtres comme l'odéon ou la colline continuent de porter des projets ambitieux mélan classique revisité et form hybride. Mais pour que cette vitalité perdure, il faut investir dans la formation des jeunes artistes et des techniciens et leur offrir des ponts vers l'emploi. Et d'ailleurs, le ministère de la culture le soulligne, la transmission et l'insertion professionnelle sont des priorités.
Enfin, le théâtre public doit réaffirmer son rôle social et politique à l'heure où des fractures territoriales et sociales se creusent. Il reste un outil de lien, de débat, de résistance, qu'il s'agisse de s'emparer des grands sujets de société, de créer des espaces de dialogue avec les citoyens ou de redonner une place centrale au spectacle vivant dans l'éducation. Le théâtre public a donc une responsabilité, celle de faire société.
Je encore quelques minutes. Merci. En conclusion, euh je regardais mon temps.
Le théâtre n'est donc pas un luxe mais une nécessité. il incarne une certaine idée de la culture exigeante, généreuse et résolument tournée vers l'avenir. À nous et vous pouvez compter évidemment sur les élus que nous sommes, de porter les moyens de ses ambitions pour qu'il continuent d'éclairer, d'émouvoir ou de rassembler.
Je vous remercie. Merci madame la députée. Euh on va passer aux questions directement des commissaires.
J'ai deux inscrits. Euh madame Tiffanie Jancour pour le Rassemblement national. Merci madame la présidente.
Mesdames et messieurs, le théâtre public traverse d'abord une crise financière mais aussi structurelle. Son modèle repose sur un réseau dense d'établissement largement financé par l'argent public, en particulier par les collectivités territoriales. Nous l'avons déjà rappelé, celles-ci réduisent leur budget culturel tandis que l'État baisse aussi ses crédits.
Dans le même temps, les coûts explosent et les recettes propres restent faibles, ce qui fragilise fortement les structures. En plus de cette tension budgétaire, la Cour des comptes dans son rapport de juin 2022 pointe à un problème de fond. Le système finance beaucoup la production mais pas assez la diffusion réelle des œuvres ni l'élargissement des publics.
Au-delà de la question financière, c'est un sujet de philosophie du modèle que nous avons en face de nous. Faut-il continuer à subventionner prioritairement la création de nouvelles productions ou faut-il désormais conditionner davantage l'argent public au nombre de représentation, à la circulation des œuvres et à l'élargissement du public ? Je vous remercie.
Merci madame la députée. Je laisse la parole à madame Delphine Lilman, excusez-moi, démocrate, excusez-moi. Lingeman, madame la présidente, mesdames et messieurs les présidents, mesdames et messieurs les directeurs, je vous remercie pour vos interventions qui éclairent avec justesse la situation préoccupante du théâtre public aujourd'hui.
Je voudrais vous parler de la comédie de Clermontferrand, scène nationale qui joue un rôle essentiel sur notre territoire, dans ce territoire largement rural comme vous le savez. Euh c'est bien plus qu'un lieu culturel, c'est un facteur d'attractivité, c'est un je dirais même que c'est un véritable espace de lien social et d'émancipation pour de nombreux jeunes. Euh vous l'avez rappelé, euh d'une manière générale, le modèle économique du spectacle vivant et du théâtre public est précaire, voir en danger.
Euh mais cela fait peser des risques sur l'emploi et la programmation. Et derrière cette problématique, une question plus large se pose. Quelle réflexion avez-vous engagé ? euh pour péréniser, souvenez, et sauvegarder euh un modèle économique viable.
Comment éviter que ces fragilités n'accentuent pas encore plus les inégalités d'accès à la culture entre territoires urbains et territoires ruraux ? Et surtout, quelle politique concrète euh pouvons-nous porter pour renforcer l'ancrage territorial du théâtre public et aller davantage à la rencontre des différents publics, notamment dans les zones rurales. Je vous remercie.
Merci madame la députée. Avant de vous laisser la parole, je souhaiterais moi-même vous poser quelques questions. La première sur les coûts et les choix artistiques.
On a beaucoup parlé ces derniers mois de cet effet ciseau que vous vivez, des financements qui se contractent et en même temps des charges qui explosent comme l'énergie, l'assurance, la maintenance. Concrètement sur le terrain, comment ça se traduit pour vous ? Est-ce que ça vous amène à faire des arbitrages artistiques plus contraints, par exemple, des distributions plus rédites réduites, des formats plus légers ou à revoir plus largement votre manière de produire et de programmer.
Autrement dit, jusqu'où l'économie commence-t-elle à influer sur l'artistique ? Ça c'est ma première question. Ma deuxième question, c'est sur l'emploi.
On sait qu'il y a un enjeu très fort sur l'emploi. Le secteur reste dynamique mais avec des dispositifs de soutien qui sont jugés insuffisants ou inadaptés. Et je pense notamment au fond PEPS qui a été prolongé jusqu'en 2028 mais avec des plafonds d'aide qui sont revus à la baisse.
Est-ce que selon vous ces dispositifs répond répondent encore réellement aux besoins du théâtre public aujourd'hui ? Est-ce que cette prolongation vous semble sécuriser les choses ou au contraire maintenir une forme d'incertitude et surtout si vous aviez des priorités à formuler et quelles seraient les évolutions et les plus urgentes pour mieux soutenir l'emploi dans le secteur ? Et une dernière question qui a pas du tout été abordée, c'est sur les violences et harcèlement sexiste et sexuel.
Euh alors, c'est sûr que ça dépasse les questions euh économiques, mais c'est absolument central pour le fonctionnement du secteur sur ces violences. Ces dernières années, euh il y a eu beaucoup de choses qui ont été mises en place dans les structures et euh un nouveau plan a été lancé par le ministère de la culture en mars 2025 et sur le terrain, comment ces dispositifs se traduisent-ils concrètement ? Est-ce que vous constatez qu'il y a des avances des avancées réelles dans les pratiques dans et dans la présentation et bien évidemment dans la prise en charge et comment s'articule vos actions propres avec ce cadre national ?
Donc ben voilà, je vous laisse je vous laisse la parole. On pourrait commencer peut-être par madame madame Loire. Merci.
Je voudrais revenir peut-être alors moi je vais parler vraiment du réseau et donc de maison he sur le terrain des 78 scènes nationales. Je pense qu'il faut revenir un petit peu en arrière. Je pense que ça fait une dizaine d'années que les choses deviennent compliquées, difficiles et sur lesquells, je crois en tout cas le réseau et les scènes nationales ont réussi à évoluer, à se transformer.
On a pour la première fois avec le ministère réussi à faire un un bilan de l'évolution des moyens pour les scènes nationales pour les les budgets, les subventions. En 10 ans, il y a eu une évolution d' 1,3 par an, donc très très loin évidemment de de l'inflation et cetera. De 2023, pour être très clair à 2024, nous avons supprimé, on a parlé des emplois des artistes, mais nous avons supprimé en moyenne, je parle que de moyenne, un poste de permanent par structure, c'est-à-dire 78 postes sur près de 2000 emplois.
Euh sur euh il faut vous dire aussi qu'on est des associations pour la grande majorité 59 % des structures associations 1901. Ça veut dire que les directeurs, les directrices qui sont nommées sur un projet artistique et culturel ont la responsabilité de la gestion de de leur de leur de leur structure et se retrouve aujourd'hui face à des partenaires que ce sont les collectivités locales, territoriales et l'État qui eux disent ben gérer comme vous pouvez alors que les subventions baissent. Si on continue comme ça aujourd'hui effectivement on arrive vraiment à un point de rupture.
Je pense que c'est ça s'est installé petit à petit mais on arrive à un point de rupture. Les efforts ont été faits en entre 2023 et 2024. Nous avons une une baisse de l'activité de l'éducation artistique et culturelle.
On est passé d'un million de participants à 600000 participants. C'est-à-dire que pourtant on avait énormément fait évoluer ce travail auprès des publics, auprès de la population. On a divisé par deux sur 78 établissements.
Je vous montre un document pareil, ça fait plus de 10 ans que les choses évolue énormément sur la ruralité. C'est un document que nous avons sorti il y a maintenant 3 ans et qui montre comment chaque scène nationale s'implique et fait des programmations hors les murs pour aller vers le public. Effectivement, il ne s'agit pas de rester dans son lieu.
Il faut savoir aussi que le ministère a bien pris ça en compte puisque toutes les dernières s nationales, on était 71 en 2015, on est 78 aujourd'hui, n'ont été que la fusion, la mutualisation de moyens sur par exemple deux villes Briftul, Arasdouet, Lonce Leonnier où ils interviennent sur sept et la dernière scène nationale, le théâtre Durance qui intervient sur 52 villages. Donc vous voyez bien, il y a eu une volonté bien entendu d'aller le plus possible vers le public. On a fait une extrapolation sur 2026 parce que le budget évidemment 2026 est incertain encore avec une hypothèse de - 10 pour les départements, - 10 pour les pour les régions et - 10 pour les pour les pour les villes et - 5 pour le ministère, ça fait mo- 18 millions d'euros pour l'ES national.
Je pense que là à la rentrée de septembre, il va y avoir du chômage économique et que les saisons ne pourront certainement pas reprendre de septembre à décembre. Ça va être ça tout simplement. Qui veut poursuivre ?
Oui, monsieur Cut. Député, je voulais simplement répondre très précisément à quelques éléments qui ont pu être dit et qui parfois malheureusement sont erronés. Il n'est pas exact de dire aujourd'hui que la fréquentation baisse dans les lieux et au contraire, elle est en augmentation.
Il n'est pas exact de dire que la les recettes propres sont en diminution, elles sont en augmentation. Il n'est pas exact et évidemment tous ces chiffres, je pourrais fournir l'ensemble des chiffres, il n'est pas exact c'est d'abord le choix de la création qui est fait. Aujourd'hui, les directrices et directeurs de lieux de scène nationale de ces dramatiques nationaux répondent à un cahier des charges qui est fixé par le ministère de la culture et qui vise d'abord à promouvoir les artistes euh vivants aujourd'hui.
Et donc forcément les autrices, les auteurs, c'est une dimension très importante comme toute politique publique. Permettez-moi de vous dire qu'il nous faut de la visibilité de manière à pouvoir introduire l'ensemble des changements que vous êtes en train de souhaiter. Il n'est pas possible de pouvoir introduire des changements aussi importants alors que le modèle existe maintenant depuis plus de 80 ans et je rappelle qu'on parle d'une discipline artistique qui est née il y a plus de 2000 ans.
Il n'est pas possible de pouvoir introduire des changements dès lors que un ministre de la culture c'est 18 mois. Dès lors que chacun et chacune d'entre elles revient des priorités. dès lors à ce que les présidents et présidentes d'exécutifs locaux n'ont pas la possibilité pouvoir de lever l'impôt aujourd'hui et qu'il donc ils sont contraints de faire des choix la plupart du temps évidemment très contraint et que c'est évidemment la culture qui passe qui passe à la trappe.
Donc il nous faut de la visibilité. Je pense qu'une bonne partie de cette visibilité vous en détenez une une de une des clés. Enfin ce que je voudrais dire c'est que il est très important de pouvoir dire quelle est la différence entre du théâtre public et du théâtre privé.
Il est très important de pouvoir dire quelle est la différence entre la manière dont un service public peut se constituer et dès lors que de l'argent privé arrive, qu'est-ce que ça a pour impact ? Il n'est pas possible de pouvoir avec des messes construire une politique publique au long cours parce que ça n'est pas une politique publique de fait. Évidemment, le messena aujourd'hui est très présent dans les financements des différents projets, très souvent sur l'éducation artistique et culturelle, très souvent sur des choses qui sont plutôt à la dans des dimensions sociales.
Mais il n'est pas exact de pouvoir dire qu'on peut bâtir des projets très au long cours, de prendre le risque de l'échec, de prendre le risque de de la du travail au long cours avec des financements qui par nature ont besoin d'être de donner de la visibilité immédiate. Nous poserions-nous la question la même question pour l'école ? Nous poserions-nous la même question pour la santé ?
Je le rappelle aujourd'hui dans les service public, c'est le seul service où les citoyennes et citoyens qui s'y rendent les usagers payent déjà une partie. L'autre partie étant par les subventions publiques, je le rappelle, il est nécessaire de manière à pouvoir continuer donner accès partout sur le territoire, ça a été dit, par quels que soient les âges, ça a été dit, de manière à donner accès aux œuvres et des œuvres évidemment du répertoire. rassurez-vous, euh Molière est bien présent euh dans les différentes programmations et les œuvres du répertoire de la littérature française y sont présent mais aussi les œuvres qui donnent à voir la réalité de la société française aujourd'hui.
Merci. Qui veut prendre la parole ? Je vous en prie.
Madame Foucher, je vais compléter les propos de de mes collègues auxquels je souscris totalement peut-être pour revenir sur les données de l'emploi puisqu'il a été indiqué que l'emploi était dynamique. Je voudrais là aussi apporter une petite réserve puisque nous avons nous bénéficions via notre organisme social que nous administrons paritairement qui est audience d'un datalab qui nous permet de suivre au moins le mois l'évolution des masses salariales. Juste pour dire qu'il est important de décocher la case Spectacle vivant privé pour se rendre compte de l'état de l'emploi dans le spectacle vivant subventionné.
Décembre 2025 - 1,6 % des effectifs de masse salariale, c'était - 2 % en novembre, - 1,8 % en octobre, - 1,4 % à l'été 2025. Nous sommes au niveau le plus basse et la plus forte baisse de masse salariale depuis la crise de 2020. Les masses sont encore supérieures à 2020 et 2021 par effet de compensation COVID.
Pendant le Covid, l'ensemble des subventions ont été versé. Par contre, le coût de l'emploi n'a pas pesé puisque nous étions empêchés. Voilà, nous nous avons nous avons comment dire payé les contrats évidemment dans le cadre de l'activité partielle sur la part qui qui était qui restait à charge pour les entreprises pour maintenir les droits des salariés.
ça avait été l'engagement de l'ensemble de la branche. Néanmoins, ça explique pourquoi nous sommes aujourd'hui en 2025 sur les chiffres au-delà de 2020 2021, mais on peut clairement dire que l'emploi est en baisse dans notre secteur et c'est parti pour durer. À la réponse que vous posiez sur les formats, oui, il y a des choix de programmation aujourd'hui qui impliquent que les formats sont moins importants que sur certaines productions avec des effectifs importants. sur la musique par exemple, même si aujourd'hui on parle de théâtre, je je souhaite qu'on puisse élargir le spectre au spectacles vivant subventionnés.
Pour les formations importantes, c'est quatre à c musiciens en moyenne de moins sur un orchestre qui qui circule, donc c'est important sur un effectif moyen d'un ensemble baroque implanté en Normandie, ça fait jusqu'à 300 fiches de paye d'intermittent du spectacle en moins par an. Je donne juste cet exemple pour qu'on se rende compte de voilà ce plan social à baby dont on a parlé, il n'est pas fantasmé. Il existe sur l'emploi des artistes et des techniciens.
Il existe sur l'emploi des des postes administratifs comme cela a été indiqué. 2è élément, vous nous avez interpellé sur le pass culture. Merci de l'avoir fait.
C'est un de nos sujets favoris. Euh nous continuons à à dire que au moment où justement le spectacle vit en public dans euh le le la réalisation de ces missions est mise en difficulté, notamment en ce qui concerne l'éducation artistique et culturelle, la transmission, la démocratie culturelle, les crédits de la part individuelle du pass culture devraient eux aussi être refléchés sur des missions d'intérêt général et non pas sous forme de ce qui est encore trop le cas aujourd'hui, un chèque cadeau. Certes, le pass culture permet à des jeunes de pouvoir avoir accès à des à de l'offre, mais la logique algorithmique et la politique tarifaire qui est définie dans nos structures fait que le pass culture dans sa part individuelle est très peu mobilisé sur le spectacle vivant public.
Voilà, on pourrait en parler des heures. Je voulais juste donner cet élément là sur la part collective qui appelle toute notre intérêt puisqu'on pense que c'est un bon outil et c'est devenu aussi aujourd'hui quasiment un des rares financements pour pouvoir travailler avec les établissements scolaires. La logique de Stop and Go qui a eu lieu en 2025 a mis à mal les projets.
Ce sont près de 68000 jeunes qui n'ont pas eu accès à une activité. Je voudrais juste aussi indiquer que nos scènes conventionnées, nos théâtres de ville et l'ensemble des opérateurs qu'on représente ont euh programmer des spectacles pour des groupes scolaires qui ne sont pas venus parce que il y avait pas de budget de déployé sur les premiers mois de l'année. Donc on a eu des salles vides.
On a eu des représentations scolaires qui ont été programmées avec des salles vides avec vous imaginez un manque de recette en face. On demande le refinancement à hauteur à minima de l'an dernier de la part collective sur le budget vraiment du ministère de l'éducation nationale. C'est un outil important pour nous.
C'est un des rares leviers qu'on a pour travailler sur le territoire avec les établissements scolaires. Qui veut prendre monsieur monsieur Roy ? Je vous redonnerai la parole monsieur Cutiac. très très rapidement quand même sur notre modèle économique et vous avez cité l'article d'Arnaud Meier dans nos collègues, le directeur de de la maison de la culture de Grenoble.
Notre modèle économique et cette exception culturelle française repose aussi quand même sur une offre tarifaire dans le théâtre public qui est accessible, qui est justement populaire dans son sens, c'est que chacun peut acheter une place de spectacle. C'est-à-dire que le prix moyen dans nos maisons varie à peu près entre 11 et 12 € de prix moyen. Un jeune à Chalon sur sa peut acheter une place de spectacle pour 7 €.
Voilà le prix d'une place de cinéma. Mais c'est bien notre modèle, c'est bien la contribution par l'impôt à ce financement de l'activité culturelle, du spectacle vivant qui permet d'avoir ces tarifs accessibles. Et on voit bien tout le débat aujourd'hui, enfin c'est même pas un débat avec les tarifs pour le concert de Cion.
Voilà, on est vraiment dans le privé donc là ça augmente. Voilà. Alors ça ça sera un modèle de financement mais je pense pas que la République souhaite qu'on finance le spectacle vivant.
Ainsi 2è point sur le taux de remplissage. Effectivement Stéphane l'a souligné tout à l'heure, c'est totalement faux. Dans les scènes nationales, 90 % de taux de remplissage dans nos salles.
Comment onarrive pas avoir des places ? Et on narrive pas à avoir des places parce que mais vous l'avez souligné tout à l'heure, c'est extrêmement juste. D'ailleurs, moi je ressors extrêmement racénéré de cette rencontre.
Vous êtes parfaitement lucide et vous connaissez parfaitement nos situations. C'est c'est important pour nous. Et bah effectivement, moins d'offres, bah moins de monde dans les salles.
Ça c'est évidemment la jauge ouverte a diminué. Et puis sur le dernier point euh très rapidement quand même, oui, il faut se questionner sur nos modèles. Oui, il faut se questionner sur l'offre effectivement sur la création par rapport à la diffusion.
Mais ça aussi c'est une politique de l'État. C'est la République qui a ouvert 13 écoles supérieures d'art dramatique de théâtre dans ce pays. Moi quand j'ai commencé il y a 30 ans, il y en avait trois.
Le conservatoire, l'ENSAT et le TNS. Aujourd'hui, il y en a 13. C'est formidable.
C'est la République qui a souhaité qui est 13 écoles supérieures de dramatique. Mais bien évidemment depuis 20 ans et ben il y a 150 200 jeunes filles jeunes garçons qui sortent et auquel on leur a dit ben vous avez fait une école supérieure et vous allez pouvoir exercer votre métier dans la création et dans dans les lieux et dans le même temps, on a réduit les financements. Donc à un moment donné, oui, absorber tout ça, c'est extrêmement compliqué mais moi je proposerais bien que tous ensemble on réfléchisse à quel est le rôle de l'artiste dans une société demain. bien évidemment créer, bien évidemment inventé, bien évidemment porter l'émotion dans l'espace du vivant, mais peut-être aussi d'accompagner ce qu'on fait un petit peu déjà, le champ social qui permet aussi d'accompagner le champ dans l'éducation nationale et ben rêvons peut-être d'une grande GPEC, voilà, des métiers artistiques et de voir qu'est-ce qu'un artiste demain dans ce pays.
Merci pour votre écoute. Je vais donner la parole à à madame Gourv et puis ensuite monsieur Cutiac qui vous prendra la suite. Je vous remercie madame la présidente.
Je voudrais juste revenir sur un certain nombre de sur les les points qui ont été portés notamment sur la question de du peu de personnes qui sont touchées. Nous l'avons exprimé tout à l'heure, le théâtre, le spectacle vivant est un écosystème et dans cet écosystème, il n'y a pas que les établissements public, il n'y a pas que les scènes nationales, il n'y a pas que les CDN, il y a aussi il n'y a pas que les théâtres de ville, il y a aussi énormément de d'équipes artistiques, de compagnies, de structures, de lieux intermédiaires et indépendants qui travaillent partout sur le territoire, dans des lieux non dédiés, dans des hôpitaux, dans des structures sociales, dans des endroits où au final pas beaucoup de monde ne va. Et nous y travaillons.
Les équipes artistiques que le Cinavi représente, il travaille souvent en toute invisibilité et avec des moyens qui sont en réalité des bouts de chandelle et qui ne répondent qu'à des appels à projet. C'est-à-dire comment est-ce que on va toucher justement les publics les plus fragilisés, les plus éloignés sans avoir de visibilité, sans avoir de projets pluriannuels, sans temps long. Le temps long est essentiel, la petite jauge est essentielle si on veut pouvoir démocratiser, élargir et toucher le plus de nos concitoyens.
Et le temps long, bah ce sont des financements de résidence, de territoire. C'est vraiment le fait de d'envisager la politique publique de la culture dans sa globalité et pas simplement du prisme des grandes villes ou du prisme des labels qui ont toute leur place et que nous défendons et d'ailleurs nous sommes en intersyndical tous ensemble et avec les les organisations de salariés, ce qui est extrêmement rare pour défendre ce service public de de la culture. Mais par contre, nous avons absolument besoin de ce temps long, de ce financement.
Contrairement à ce qu'a pu dire madame la ministre sur France Interre l'autre matin, il n'y a pas de zone blanche, il n'y a pas de territoire gris ou de déserts culturels. Il y a des endroits où des gens travaillent avec très très peu de moyens et en toute invisibilité. Et ça nous le défendons depuis des années.
Il faut trouver les moyens. Une refondation du service public de la culture, c'est de pouvoir accompagner ces projets-là, leur donner de la visibilité pour qu'ils puissent renforcer l'action de décentralisation nécessaire de tous les lieux et de tous les théâtres. Je voudrais juste rajouter un point si vous voulez bien sur la ligne 361 et sur évidemment le pass culture.
Je vais pas revenir sur ce que disait ma collègue Aurélie Fouchet. Je souscris complètement à ses propos et attention au stop and go. C'est-à-dire que vu les chiffres qu'on nous annonce, il va se repasser cette année exactement la même chose que l'année dernière.
Donc ne nous reprochons pas de ne pas aller au-devant des écoles quand aujourd'hui avant on construisait des projets culturels directement avec des établissements scolaires. Aujourd'hui, le pass culture est le passage obligatoire. Ne nous reprochons pas d'y aller si on ne peut pas bénéficier de cette aide-là et si cette aide-là est arrivé.
Ça c'est extrêmement important si on veut. La ligne 361 est souvent sous-valorisée. Elle est méprisée parfois et je trouve ça extrêmement dommage.
Il faut que la ligne 361 de l'action culturelle et de l'action territoriale soit réellement revalorisée. Je vous remercie. Je voudrais juste apporter deux petites précisions.
Tout à l'heure, quant à vous, d'une part, votre question sur les risques psychosociaux, ils sont nombreux et ils sont en développement dans la dans le dans le secteur économique dont on parle aujourd'hui. Ils le sont pour deux raisons essentielles. La première, c'est qu'effectivement avec de telles pressions financières aujourd'hui et budgétaires, cela conduit d'une part dans les équipes, dans les théâtre pardon, à opérer de plus en plus de choix comme nous l'ont dit tout à l'heure les collègues des de de l'association des scènes nationales et donc à réduire les équipes permanentes de manière à laisser de la place au projet artistique et donc mécaniquement à faire porter de plus en plus de missions sur moins en moins de personnes.
Donc il faut l'avoir en tête. Aujourd'hui, on a une une recrudescence importante de ces risques psychosociaux dans ces entreprises là. Mais et je voudrais élargir un peu le propos sur les compagnies, ce qu'on appelle nous en jargon les équipes artistiques dont on a pas assez parlé aujourd'hui.
Nous sommes trois structures aujourd'hui à les représenter. C'est la majorité des entreprises qui sont aujourd'hui représentées dans le secteur dans par le CDAC et elles vivent aujourd'hui parce qu'elles sont les plus fragiles dans l'économie dans lequelle nous sommes là un plan social terrible. euh des projets dont les réponses se se ralentissent et deviennent de plus en plus incertaines.
Des diffusions, vous l'avez dit tout à l'heure, qui se compressent de plus en plus. Des coproducteurs dont les parts de coproduction parce qu'elles ont des difficultés financières deviennent de plus en plus infimes et de plus en plus faibles. Des incertitudes dans les politiques publiques lancées, des projets qui qui posaient beaucoup sur la part collective du du pass culture qui soudainement se met à disparaître.
Quelle quelle politique publique ! Il faut imaginer s'arrête du jour au lendemain alors que vous aviez des choses prévues jusqu'à 6 mois et des engagement et vous recevez des courriers qui vous dit "Oss, on s'est trompé, on n plus d'argent, il n'y a plus." Qu'est-ce que vous faites ?
Vous envoyez les enfants quand même dans les théâtres ou vous ne les envoyez pas ? Et bien, la plupart du temps, ils y vont et gratuitement. Et donc, si c'est gratuit d'un côté, évidemment, il n'y a pas de prise en charge financière sur le salaire derrière.
C'est est-ce que c'est le modèle que nous souhaitons ? Vous voyez bien la difficulté dans laquelle aujourd'hui sont les le les les directeurs et directrices de à la fois évidemment de lieu d'équipe artistique. Mais je veux vraiment insister sur les équipes artistiques parce que elles sont vraiment la part cachée de la de de de du secteur économique aujourd'hui.
On imagine toujours celles qui sont les plus froyantes, celles qui font 200 250 dates. On a la chance d'avoir beaucoup d'adhérents qui ont cette ce volume de diffusion, mais beaucoup d'autres aujourd'hui de par des critères qui sont très changeants du côté du ministère de la culture et qui sont de plus en plus difficiles et surtout qui ont été construits à des moments qui ne sont plus du tout la réalité économique aujourd'hui des du secteur font que ces ces équipes artistiques sont en train petit à petit de disparaître et sont très inquiètes de cela. euh et crée aussi, il faut le dire, une forme de radicalité chez elle.
De fait, parce que aujourd'hui, ce sontant les plus exclus de de de ce secteur considère qu'il y a quelque chose qui dysfonctionne fortement dans dans la manière dont dont les choses sont posées. Enfin, je ne sais plus quel quel député d'entre vous l'a dit, beaucoup de directrices et directeurs partent, arrêtent. Euh moi quand je suis rentré dans ce métier euh une directrice et directeur, un artiste très très vite voulait être conventionné par l'État, vous savez, le Graal de la Mariane et petit à petit devenir directrice de CDN ou de CCN.
Et puis à la fin de la fin, c'était le Graal, c'était les théâtres nationaux d'ailleurs dont je m'étonne qu'elle soit pas les cinq théâtres nationaux, les cinq opérateurs de l'État ne soient pas présents aujourd'hui ici parce qu'ils ont évidemment un rôle essentiel. euh de fête dont un seul, je le rappelle, est en province. Et bien aujourd'hui, ce modèle a complètement a complètement disparu et ces personnes en fait partent des des directions des scènes nationales, des enfin des sans dramatiques nationaux, des CCN.
On ne parle pas assez aussi de l'état de la danse aujourd'hui. Pour la première fois, depuis que nous comptons le le nombre de spectateurs dédiés à la danse diminue. Je le rappelle que très peu de femmes dirigent des centres chorégraphiques nationaux aujourd'hui en France qu'on parle aujourd'hui de la suppression de deux CCN en France.
Euh il y a quelque chose quand même qui est en train de se de s'effriter. Très souvent quand on et je je reviens simplement sur les les départs et les arrêts de ces directeurs, parfois parce queils ont des productions qui leur permettent de pouvoir vivre plus euh facilement dans au sein d'équipe, mais la plupart du temps, ils partent à l'étranger. Ils partent à l'étranger parce qu'ils ont un savoir-faire très fort à qui aujourd'hui en France.
J'ai eu la chance de beaucoup bosser avec l'étranger et donc en fait ils savent bosser à l'étranger. Et donc je vous laisse regarder le nombre de directrices et directeurs par exemple qui dirigent qui sont français et qui en Suisse ou en Belgique sont patron d'institution. Dernier point peut-être non mais c'est c'est important de s'en rendre compte.
Dernier point peut-être de se dire que sur la danse je pense qu'il y a vraiment quelque chose en tout cas un point d'alerte. La France depuis les années 80 a la chance de pouvoir diffuser incroyablement à l'étranger des des des formes quel qu'elles soit, des formes les plus contemporaines ou des formes les plus balées. Et aujourd'hui, on se rend compte que quelque chose est en train de s'éroder et cela ne vient pas du talent des artistes.
Voilà, il faut il faut l'avoir en tête. Il y a quelque chose qui aujourd'hui est en train de euh de par absence de politique publique vraiment dense et et et ambitieuse est en train de s'éroder. Voilà ce que je voulais dire.
Merci. Je vais laisser la parole à monsieur Balanan du groupe démocrate qui qui s'était inscrit mais je vous avais pas sur la liste. Je m'en excuse.
Je vous laisse la parole et puis on poursuite. Pas grave. C'est pas grave.
Bon, de toute façon, beaucoup de choses ont beaucoup de choses ont été dites et bien dites des deux côtés. En fait, vous l'avez dit madame madame Gourvic, c'est vous participez à un écosystème général qui est en réalité le modèle culturel français. Moi, je dis modèle culturel plutôt qu'exception culturelle parce que ça laisserait croire que vous ayez des passes droits.
Non, c'est un modèle que nous avons organisé et qui est un modèle extrêmement vertueux. On a on a cette chance immense de l'avoir de la même façon qu'on a le théâtre public, on a l'audiovisuel public et c'est c'est ce cet écosystème qui fait vivre et qui fait qui qui génère 100 milliards en France et 49 milliards de plus-value pour pour l'État et pour et pour le pays. On oublie, c'est autant que l'automobile et la pharmaceutique.
Donc c'est pas rien. Et et en fait sur le théâtre public, on avait un modèle qui fonctionnait très bien et on s'est tous je crois un peu laissé déborder par un certain nombre de mutations et un certain nombre de transformations. Transformation des usages des des pratiques et transformation du modèle économique.
Et je crois qu'il faut effectivement aujourd'hui qu'on se repenche sur ce modèle pour changer un certain nombre de choses sur les tuyaux de financement. Ah oui, c'est une minute, c'est vrai. J'ai pas 2 minutes.
Bon ben voilà, c'est donc juste il y a il y a un vrai sujet sur comment on finance aujourd'hui et comment on transforme. Vous êtes souvent sur ces appels à projet qui ne fonctionnent plus, on le sait. Il faut passer à autre chose.
Il faut passer à des contrats d'objectif, à des contrats d'objectif sur le long terme et en lien avec les collectivités locales aussi. Merci monsieur le député. Euh qui voulait la prendre la parole ?
Madame euh vous madame Lalizou peut-être parce que vous avez pas encore pris la parole et puis je vous laisserai la parole après puis on faudra faire la conclusion parce qu'on ça commence il commence alors oui je voulais juste très rapidement rebondir sur sur ce qu'a dit monsieur Cutnac sur le le sentiment de de d'insatisfaction ou d'être invisible des des équipes artistiques. Effectivement, c'est quelque chose qu'on qu'on observe, une forme d'invisibilité statistique des des des compagnies et des lieux intermédiaire aussi et et notamment dans les enquêtes du DEPS ou les rapports sectoriels, ça ça les exclut de manière un peu structurelle. Et donc, il serait important que que ce soit que ce ne soit qu'on travaille à ce que ce ne soit plus le cas pour que euh les diagnostics et les politiques qui ont découlent puissent être du coup euh un petit comment dire le le ouvre la possibilité à une politique culturelle qui les prenne en compte de manière plus systématique.
Sinon, je voulais revenir juste sur la question concernant les violences. Euh donc, je voulais simplement dire qu'il y a des politiques qui sont en place, c'est très bien. Mais je voulais intervenir sur un point, c'est que effectivement s'il y a quand lorsqu'il y a moins de moyens, le secteur est donc sujet à plus de précarité.
Et on le sait dans les endroits de précarité. Les endroits de précarité sont des lieux propices pour la naissance de forme de domination et de l'exercice de violence. Donc lutter contre la précarité dans le secteur, c'est un bon moyen de lutter aussi.
Il y en a d'autres mais contre les violences. Et euh j'étais il y a il y a quelques jours avec Ren Pra sur un colloque qui a eu lieu sur l'égalité femme homme dans le dans le secteur. Et une des conclusions c'était que euh se battre se battre pour l'égalité femme homme dans le secteur, c'est aussi se battre contre les violences et réciproquement. ce sont euh il ne faut pas que enfin c'est ces deux combats vont de pair et euh et il ne faut pas en délaisser un pour l'autre.
Je pense que les deux doivent être continués doivent continuer à être menés avec force et condition et conviction. Euh il y a du progrès mais la route n'est pas terminée et on doit pas lâcher ce combat. Je vous remercie très rapidement parce que je ne voudrais pas qu'on parte sans dire deux mots des festivals. 15 % sur le budget de l'État, fragilisation des budgets des collectivités.
Ça va essentiellement frapper en premier lieu les festivals de petite échelle et non pas les petits festivals. Ceux qui sont sur les territoires dont on parle depuis tout à l'heure, montagnard, ruraux et cetera, ceux qui sont portés par des bénévoles, par quelque chose qui fait corps sur un territoire. Il faudrait pas que et qui sont très mal financés au demeurant.
Il faudrait pas que ces événements-là disparaissent au profit d'événements territoriaux portés par des projets identitaires. Merci. Est-ce que quelqu'un veut conclure peut-être ?
Monsieur Cutnac, allez-y. Je vous je vous en prie. Puis on vous avez dit tout à l'heure euh que pour un milliard, il y avait un français sur deux qui fréquentait les théâtres.
Euh euh peut-être en le déplorant. Ça nous a été beaucoup jeté au visage par une ministre de la culture un matin sur France interre. Moi, je trouve que c'est une immensièreté et que pour un seul milliard, un seul milliard, il y a un français sur deux qui vient au théâtre public, c'est pas si mal en fait.
Peut-être qu'on peut aussi essayer de s'en s'en réjouir et de se dire que pourquoi effriter ou prendre le risque d'abîmer cela aussi. Voilà. Je vous remercie très sincèrement pour pour la qualité de ces interventions.
On voit bien qu'il reste encore beaucoup beaucoup de choses à faire pour rendre pour rendre visible le spectacle vivant et comment et se poser les questions, s'interroger sur la place de la politique publique, de la culture, mais dans sa globalité. Merci beaucoup. Je remercie aussi les députés.
Peut-être avant de terminer euh un point de vue sur l'ordre du jour à venir. Donc nous avons le mardi 28 avril à 16h30 qui sera ça sera tout de suite après la semaine de suspension. Donc c'est une audition qui sera à H clos commune avec la commission des affaires étrangères du secrétariat général de la défense de la défense et de la sécurité nationale sur les luttes contre les ingérences étrangères dans le processus électoraux.
Par contre, le mercredi, ce sera sur de l'expérimentation de pass. Très bien. Ensuite, le 29 avril à 9h30, on aura une table ronde sur l'expérimentation des passes.
Très beau sujet. Je vous remercie. Bonne journée, bonne continuation.
Bonne journée à toutes et tous. Merci à vous. Merci beaucoup.
M.