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ChroniqueEurope 1 (sur YouTube)· 26 septembre 2025 9 minComplaisantActualité / polémiqueJusticeInstitutions & élections

Condamnation de Nicolas Sarkozy : Le PNF désavoué et le document de Mediapart, point de départ de

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Fait
    « il était probablement faux »

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13h 15h Europa info 13h48 merci de nous rejoindre sur Europa avec Clie Mathias et vos deux chroniqueurs Cl William Golnadel et Sébastien Ligier et on revient évidemment sur les déflagrations causées par cette condamnation cette lourde condamnation pour Nicolas Sarkozi 50 prisons ferme pour association de malfaiteurs dans le financement illicite de la campagne de 2007 et donc ça remet en cause nos politiques, ça remet en cause la justice. On en a parlé, j'ai William Golnadel et Sébastien Lignet, mais il y a aussi le rôle des médias puisqueà l'origine de ce dossier, il y a un document qui a été révélé par Mediapart. Alors Fabrice Harfi de Mediapart a été évidemment est revenu sur les plateaux hier pour se défendre.

Écoutez-le. Ce qu'a dit la la présidente du tribunal, c'est que ce document n'était pas un élément de preuve pour elle dans son dans son dans son dans son raisonnement, que le contenu de document n'a pas pu être vérifié par les débats du du procès et que d'après elle, il était probablement faux. C'est une phrase qui est gênante d'entendre quand on est journaliste à Média Par qui n'est pas embarrassante.

Faut s'interro. Sébastien Liget. Justement, vous étiez déjà en train de commenter.

Oui, pardon. Non mais parce que évidemment vous avez raison de rappeler très justement qu'à la base cette affaire c'est une affaire médiatique. C'est médiia part qui qui lance le coup d'envoi de l'affaire Sarkozy avec la révélation de ces documents.

À partir du moment où un de ces documents centraux qui est quand même une des pièces maîtresses puis c'est un écrit d'un certain Mousakusa qui est donc un un très proche de Mohamar Kaddafi et du gouvernement qui explique noir sur blanc que le deal de ces fameux 50 millions d'euros promis par Kaddafi à Sarkozy ont bien été validé et que ça va arriver et l'enquête a montré que bah les 50 millions d'euros on ne les avait pas trouvé. Donc s'il y a un document faux qui a été passé par Mediaapart, on peut s'interroger sur la véracité des autres documents qui ont été publiés par Mediaapart. Et on peut aussi s'interroger quand même sur la collusion entre certains médias et certains juges du parquet et leur temps.

Alors alors de là à dire que tous les documents produits par un média par sont défaut aussi. C'est pas ce que je dis parce qu'ils ont fait un travail d'investigation. On s'interroge sur le rôle de des médias et de la presse.

Parce que enf il faut quand même pas c'est quand même pas tout à fait un hasard. On peut quand même se poser la question de savoir pourquoi ces documents sortent en avril 2012 en pleine campagne présidentielle de la même manière qu'on peut s'interroger de la de la temporalité de l'affaire Fillon. Pourquoi le canard enchaîné sort cette histoire en plein cœur de la campagne présidentielle de 2017 ?

C'est toujours étrange quand même que ces enquêtes sortent au moment des campagnes. Il pourrai si enfin ils ont pas appris l'existence de ces documents en avril 2012. Pourtant, ils ont été sortis à un moment clé qui a complètement parasité la campagne de réélection Sarkozi.

Boule puante comme on dit, c'est pas nouveau nom. Oui, mais enfin qui sort ces boules puantees. Vous pensez sérieusement que il y a pas certains juges du parquet qui ont transmis des dossiers à Mediaapart.

Vous pensez que certains documents que Mediapart ou les odeurs c'est pas que le procès de Mediaapart sont arrivés comme par magie dans la boîte mail de Map. Media part, c'est vraiment le voilà le rôle à la fois de Media part et ce que ça dit aussi. On disait ça, les politiques vont être discréditées, la justice va être discréditée, mais est-ce que là aussi les journalistes, les enquêteurs, les médias vont ne pas être discrédité aussi par J'ose espérer qu'à partir j'ose espérer qu'à partir du moment où on reconnaît devant la justice que certains documents publiés sont faux, j'ose espérer qu'il va y avoir une remise en question de certains de certaines méthodes journalistiques.

Si c'était un autre média, je vous promets qu'il y aurait déjà eu ces ces leçons de journalistme. J'ai envie franchement j'ai envie votre fraîcheur d'esprit hein. Mais je suis positif aujourd'hui ou non ?

Mais alors franchement euh ben je vais vous dire comment ça se passe. Euh premièrement, bon il y a pas de doute que dans l'affaire dans l'affaire SarkoZi euh Méia part s'est conduit comme un auxiliaire du parquet. Il y a une sans doute une franche collaboration et ça n'est pas tombé sur Sarkozy au départ.

Donc clairement, c'était la cible et elle a été accueillie avec allégresse par le parquet national financier. Ça c'est clair, c'est pas c'est bon. Ensuite, de la pensée que Média part discrédité parce que on considère que le le document est probablement faux.

Je suis d'ailleurs assez peu sensible à la nuance que fait Harfi gênant et embarrassant. J'ai du mal à trop c'est trop subtil pour moi. Cela étant, je peux vous annoncer c'est même invraisemblable.

Ce matin dans la matinale d'Europe 1 qui était là pour commenter l'affaire c'était monsieur Harfi. Escalité de journaliste France inter. France inter France Inter.

Vous avez dit europein. Europe autant pour moi. Autant pour moi.

Voilà. Non mais qui qui Non mais c'était c'était monsieur Arfu mais est-ce qualité de journaliste. On lui a pas demandé de s'expliquer sur le document parce que jeais dire oui s'il s'explique sur le document à l'origine de l'affaire il a le droit au chapitre.

Mais pas mais pas du tout pas du tout. Je je c'était comme et il a évidemment complètement enfoncé monsieur Sarkozy. Il a pas du tout été outré par l'exécution provisoire et d'ailleurs le jour et il y avait aussi une journaliste du service public qui était tout à fait d'accord avec lui.

Euh je Non mais la phrase que je vous ai passé tout à l'heure là de Fabrice Arfie, elle vient pas justement de ce matin hein. D'accord. Elle vient de Non, elle vient parce qu'il a il a fait d'autres plateaux.

Ah mais non, ça c'était sans doute de la veille ça. Ça ce matin, on ne parlait pas du tout du document incriminé et dans la voiture qui cinglait vot vers votre studio, j'écoutais France Info. Je vous assure que c'est vrai.

La première nouvelle, comme si c'était une dépêche mondiale, c'était monsieur Fabrice Arfi considère que le jugement est formidable et cetera. On parlait pas du tout du faux. il est considéré comme un journaliste autorisé pour dire le bien et le mal.

C'est d'ailleurs je j'ai j'ai de vous à moi j'ai une une une grande estime intellectuelle pour lui. Je peux vous dire qu'il a fait un truc sur les escrocs carbone qui que je connais professionnellement qui était remarquable. Sauf que c'est un journaliste engagé qui a des cibles particulières et qui l'a a probablement utiliser un faux qui a été le fait générateur de cette affaire.

Tu es quand même embêtant. Et comment on répare comment on répare les dommages qui sont provoqués par cela ? Parce que cette histoire des fameux 50 millions d'euros, c'est quand même resté ancré dans la dans l'inconscient collectif.

C'estàdire que vous avez beaucoup de Français qui ont vu hier Nicolas Sarkozi condamner, qui n'ont peut-être pas vu que certains médias ont évité de parler du fait que monsieur Sarkozy a été relaxé pour les faits financement illégal de campagne. Et vous avez, je pense, un certain nombre de Français qui sont convaincus que vu que Nicolas Sarkozy a été condamné à 50 prisons, ces histoires des 50 millions doivent pour être vraies et qu'il y a eu de l'argent en liquide en cash qui a circulé alors que la justice dit le contraire. Et donc ces 50 millions d'euros là, cette idée d'une d'une énorme barbouserie, d'une idée d'une campagne où le ch aurait coulé à flot, où des dictateurs auraient ramener des valises dans des avions comme dans des thrillers de de Claude Lelouche.

Mais si tout cela s'effondre à cause d'un faux, comment on paye et comment on répare ce dommage là ? Parce que l'image de Nicolas Sarkozy, l'image de la droite, elle est profondément dommagée par cette idée qu'il y a eu 50 millions d'euros de Kaddafi. Comment on répare cela ?

Pour clore notre débat en tout cas sur le le rôle de la presse et de médiia part en particulier, je voudrais vous faire écouter Éric Revel qui était invité sur euh CS. C'est c'est absolument hallucinant en fait. On est entre les deux tours de l'élection présidentielle comme par hasard Méia Part dont on peut peut-être penser d'ailleurs qu'ils avaient pas euh la l'assurance que le document était vrai mais il savait que ça allait complètement changer l'élection entre les deux tours de la présidentielle et produit ce faux.

Mais je rappelle aussi une chose, c'est qu'à deux reprises, les avocats de Nicolas Sarkozy ont porté plein de constres ce document. Ils ont été déboutés à deux reprises et aujourd'hui on apprend que le document est probablement un faux. Ah ben voilà, si la justice c'est pas de meilleure preuve.

Allez, on continue de parler de la déflagration causée par cette condamnation à 50 prison ferme à l'encontre de l'ancien chef de l'État Nicolas Sarkozi. Le débat continue sur europein avec notre duo du vendredi. Gill William Golnadel et Sébastien Ligier.

Philippe Bilger, magistrat honoraire fondateur de l'Institut de la Parole sera également avec nous dans un instant. 13h15h, Kelly Mathias vous informe sur Europ. 13h 15h Europa Info.