Planète 9 : existe-t-elle vraiment ?
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Questions et réponses
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Pourquoi la planète X est-elle une hérésie de l'astrophysique ?
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Quel est l'importance de la ceinture de Kuiper dans cette hypothèse ?
- 8:00OuverteRéponse directe
À quoi ressemblerait cette planète hypothétique ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Pourquoi n'avons-nous pas encore trouvé cette planète ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Quels sont les arguments contre l'existence de cette planète ?
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Que nous apprend le modèle de Nice sur cette hypothèse ?
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Depuis que Pluton a été rétrogradé au rang de planète Nen, notre système solaire ne compte que h planètes. Mais peut-être qu'une 9e se cacherait au confin de notre système, l'hypothétique planète 9. Où en sommes-nous dans cette traque ?
Depuis 10 ans, cette hypothèse enflamme les imaginaires. Aussi appelée planète X, elle serait la 5è plus grosse planète du système solaire située sur une orbite très lointaine, bien au-delà de Neptune, et ferait le tour du Soleil en 20000 ans. Elle expliquerait les trajectoires inhabituelles et la configuration de certains objets transnepptuniens.
Une décennie plus tard, nous ne l'avons toujours pas débusqué. Si tenté qu'elle existe, où et comment la chasser ? Et si elle n'existe pas, que nous apprend cette controverse de la méthode scientifique ? [Musique] Quoi de neuf sur la planète neuf ?
Alexandro Morbidelli, bonjour. Bonjour. Vous êtes théoricien, dynamicien du système solaire, professeur au Collège de France.
Nous sommes en ligne également avec Jean-Marc Petit. Bonjour. Bonjour.
Vous êtes théoricien, dynamicien et observateur du système solaire, directeur de recherche NRS à l'Observatoire de Besançon. Merci à vous deux d'avoir accepté notre invitation ici en direct dans nos studios à France Culture et puis merci à vous qui nous écoutez en direct ou à toute en podcast. N'hésitez pas à vous abonner à notre fil podcast sur l'appli Radio France.
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Alors, pourquoi la planète X est-elle une harlésienne de l'astrophysique ? Pourquoi la découvrir serait important ? Nous sommes ensemble une heure pour répondre à ces questions.
Mais d'abord, comment l'existence de l'hypothétique planète 9 a-t-elle été soulevée ? C'est notre archive du jour. Bien au-delà de la Terre, loin très loin du Soleil, au-delà de Neptune et de ce que l'on appelle la ceinture d'astéroïde de CPER, les astronomes américains ont observé un comportement étonnant.
À plus de 4 milliards de kilomètres du soleil, la trajectoire d'un grand nombre d'astéroïdes semble se dessiner autour d'un autre objet que le soleil. À grand renfort de calculs informatiques, ils viennent de détecter ici en jaune l'orbite de ce qui pourrait être une 9e planète. Cette 9e planète existe-t-elle vraiment ?
Sans l'avoir observé, on ne peut pas encore l'affirmer. Les probabilités donnent plus de 99 chances sur 100. Il y a plus de 150 ans, dans les mêmes circonstances, l'astronome français urbain Levrier, grâce à des calculs mathématiques découvrait la 8e planète Neptune.
Voilà un extrait de l'émission Grand soir 3 sur France 3 le 20 janvier 2016. Alexandrome Orbidelli, que vous inspire cette archive ? Ah, c'est un retour un retour aux sources, un retour en arrière, hein, c'est presque 10 ans.
Euh, ben oui, c'est les débuts d'une longue aventure. Euh, on cherche toujours, la planète n'a toujours pas été détectée. On connaît plus d'objets distants.
Donc euh certains confirment qu'il y a une anomalie orbitale dans les systèmes solaires externes. Certains semblent indiquer le contraire. Donc le débats est plein ouvert.
La grosse nouveauté qu'on a maintenant un nouveau télescope, le télescope Vera Rubine qui va commencer à traquer, à observer tout le ciel de façon très régulière et on pense que cet observatoire va compléter le recensement des objets distants et donc confirmer oufirmer qu'il y a effectivement une anomalie expliquée par une planète. Voilà. Et pour tout comprendre et tout connaître de cet observatoire le Verra Rubine, je vous invite à à podcaster notre épisode Verra Rubine verra plus loin.
Mais je voudrais votre écoute vous aussi Jean-Marc Petit. Quel commentaire sur cette archive ? Bon bah comme disait Alexandro, oui, c'est un retour en arrière, c'était très intéressant.
Bon, il y a il y a des il y avait un côté un petit peu comment dire scoop pour montrer un truc. Bon, comme on l'a pu le voir depuis 10 ans, on le cherche. On n'est pas encore d'accord sur la la possibilité qu'effectivement ça existe ou pas.
Ver Rubine devrait nous apporter une bonne pierre à l'édifice parce qu'effectivement, il va avoir un un relevé qui va observer l'ensemble du ciel, une bonne partie de l'ensemble du ciel contrairement aux observations actuelles qui sont plutôt dédiées dans certaines zones. Mais bon, on verra bien ce que va ça va nous donner hein. Voilà.
Alors pour comprendre en tout cas l'histoire de de cette traque qui dure depuis bientôt bientôt 10 ans, Alexandr Morbidelli, faut peut-être revenir sur plusieurs découvertes qui sont à l'origine de la formulation de cette hypothèse et on l'entendait dans cette archive on évoquait la ceinture de Cipè. Ça c'est une découverte qui a été faite en en 92. C'est situé au-delà de l'orbite de Neptune.
Quel est justement le l'importance de cette ceinture dans l'histoire de de l'hypothèse de la planète Neu ? Oui, bien sûr, elle est capitale. Donc la ceinture de Cupè une population des péticorps un peu analogue à la ceinture des astéroïdes, mais la ceinture des astéroïdes se trouve entre Mars et Jupiter.
La ceinture de Cuper se trouve au-delà des Neptunes. Cette ceinture avait été hypothisée parce que euh on reçoit des comètes qui viennent du système solaire externe. Donc il fallait un réservoir, une source de ces objets.
Mais elle avait jamais été observée. Jusqu'en 1992, le seul objet plus loin de Neptune qu'on connaissait, c'était Pluton. Plutôt, on fut découvert en 1930, c'était une sorte d'exception d'ù son statut planète.
Mais à partir de 1992, plusieurs objets au-delà des Neptune ont été découverts. C'était vraiment la ceinture des Cupè assez différente de celle qu'on avait imaginé auparavant. Ce qui a montré bon que l'exceptionnalité des Plutons n'existait pas en fait, que Pluton était un objet parmi d'autres, certes un des plus gros mais même pas le plus gros.
Alors, cette ceinture est très intéressante parce qu'on se trouve au-delà des planètes. Donc, on devrait retrouver là les vestiges de du disque protoplanétaire à partir duquel tous les objets du système solaire se sont formés. Et la grande surprise était que en fait la ceinture de Cuper est très élaborée, elle est très euh compliqué.
Donc elle a subi des perturbations très fortes par les planètes connues lors de leur formation, évolution et peut-être aussi par une hypothétique planète dont on va parler. Donc il y a plusieurs composantes dans cette ceinture. Il y a c'est une ceinture qu'on appelle plutôt classique.
Donc elle faite d'objets qui ont des orbites à peu près circulaires. Au-delà de Neptune entre 40 et 45 unités astronomiques. L'unité astronomique la distance Terre Soleil.
Neptune a 30 unités astronomiques. Donc on se trouve bien une fois et demi la distance de Neptune du Soleil. Mais après au-delà, on a des objets qui ont des orbites très allongées, très elliptiques.
Donc ils passent à peu près proche de l'Obite de Neptune au Pirié, au point les plus proches du Soleil. Mais ils peuvent aller très loin à la félie, plusieurs centaines voire des milliers d'unités astronomiques. Et c'est cela qui nous révèl qu'il y a peut-être un perturbateur extérieur dans cette hypothétique planète 9 dont on va parler.
Alors, ce perturbateur extérieur, cette hypothétique planète 9 euh Jean Jean-Marc Petit euh à quoi ressemblerait cette planète ? On va revenir évidemment sur les les conditions de formulation de cette hypothèse, mais déjà quel est ce monde ? A priori dans les dans les hypothèses qui sont avancées à l'heure actuelle, c'est une planète qui est un petit peu une une géante de glace comme nous avons Uranus ou Neptune qui sont des planètes assez grosses.
Donc les les les hypothèses tablent sur une dizaine de fois la masse de la Terre. Donc ils seront entourés effectivement d'un d'un nuage de gaz mais très très lourd, beaucoup plus lourd que ce qu'on a sur Terre. Ça serait plutôt comme comme on a Uranus et ou Neptune quoi, des gens de glace.
Mais le fait est qu'elle est extrêmement loin, donc dans un endroit encore plus froid si c'est possible que le que ne l'it la la zone où orbite Uranus et Neptune. Voilà. Alors après savoir ce qu'il y a dedans, si elle est d'origine, elle a été formée en même temps de que les autres planètes dans le système solaire, elle devrait avoir des compositions analogues à celle que l'on peut trouver sur Neptune par exemple ou Uranus.
Si pour une raison x ou y c'est un une capture d'un autre d'une autre étoile dans les phases initiales, bah ce moment là, elle pourra avoir des compositions un peu différentes. Là c'est c'est des hypothèses très osées quoi. Je dirais voilà.
Alessandro Morbidelli, voilà pour la taille, son hypothétique composition peut peut-être aussi décrire son étrange orbite. Oui. Voilà.
Parce que les l'anomalie qu'on observe dans les systèmes solaires que ces objets qui ont des orbites très elliptiques, si on prend les sous-ensembles des objets qui au pérellie ne passent pas très proche de Neptune, donc sont pas fortement perturbés par Neptune, mais on on s'aperçoit que ces orbites ont toutes la même orientation dans l'espace. Et ça c'est bizarre parce que les orbites ne restent pas fixes dans l'espace, elles tournent autour du soleil. mouvement qu'on appelle les mouvements des précessions et et donc à cause de ces précessions même si initialement les orbites étaient pour une raison x y toutes orienté de la même direction ell devrai s'éparpiller ce lâge du système solaire et prendre en fait toutes les directions possibles.
Or on observe que les objets majoritairement ont une direction privilégiée. Donc il faut quelque chose si c'est vrai, si c'est pas dû au début observationnel ou simplement la statistique des petits nombres, c'est dont on va discuter parce que c'est ça la vraie question scientifique. Mais si c'est vrai, ben forcément il faut quelque chose, il faut une force qui bloque la précession de ces objets, les empêche de d'être en précession ou alors d'être tous en précession au même au même taux.
Et une ben cette perturbation ne peut être qu'une planète. Bon, il y a eu d'autres hypothèses avancées mais sont beaucoup plus compliquées qu'une simple planète. Donc cette planète, on peut essayer de la caractériser, caractériser son orbite.
Donc on dirait c'est plutôt une planète de l'ordre de cinq masses terrestres. C'est une orbite que aurait un des migrants d'axe de presque 1000 unités astronomiques. Une période comme vous avez dit de 20 à 30000 ans sur une orbite plutôt inclinée 20 30°gr avec une certaine orientation qui permet de verrouiller la précession des objets observés.
Évidemment, sont des estimations pas très précises. Donc, on a des des probabilités distribution. En fait les la les pics probabilités distribution en fait tombent sur une orbite qui est exclu parce que si la planète était sur une telle orbite, on verrait ses perturbations sur les mouvements des Saturnes qu'on connaît pertinemment bien parce que la son Cassini a tourné autour de Saturne pendant 12 ans et nous a permis donc de caractériser la position de Saturne avec la précision d'un m 1 m c'est incroyable sur une période de 12 ans et bien on voit pas d'anomalie gravitationnelle sur Sature.
Donc il faut que cette planète les travaux d'Agè Fienga et Jacques Lascar et d'autres collaborateurs à eux ont montré que la planète aujourd'hui ne peut pas être plus près que 600 unités astronomiques du Soleil. Autrement on aurait détecté ces perturbations sur Saturne. En tout cas le les anomalies gravitationnelles que l'on croit observer, ils sont sur parmi les les objets les plus lointains dans le système solaire.
On les appelle les OTNE pour les objets transnepptuniens extrêmes. Premier première découverte en en 2003 avec Sedna. Jean-Marc Petit, ce sont ces objets-là, 13 objets transnepptuniens extrêmes qui permettent au trackur de planète neuf.
Les trackers, c'est Brown et Batigin. C'est c'est ces objets-là qui permettent justement la formulation de cette hypothèse. Oui, parce que comme le disait Alexandro, les ces objetsl, ils ont aucune raison d'être orientés dans la même façon dans le dans le ciel, dans l'espace.
Et il se trouve que les les 13 objets en question ont une une direction privilégiée de de l'orientation de leur demi-granxe, donc de leur passage au péricentre ou donc au plus proche du soleil ou à la ou à la fébie. Et donc le fait qu'il y ait ça alors que ce sont des des objets qui devraient tourner éventuellement s'il te signalent pas de planète devrai tourner autour enfin dans le leur orientation devrait tourner à des des taux différences différents d'une planète à l'autre enfin d'un d'un asstéroïde à l'autre. Excusez-moi.
Euh, on devrait ne pas avoir d'orientation. Alors, après, c'est là où intervient là ce que commencé à à indiquer Alexandro, c'est le problème de des bi observationnels, c'est que on observe un ensemble relativement restreint d'objets. On les observe, tous ceuxl ont été observés depuis le sol avec un nombre de télescopes relativement réduits et qui ont tous les mêmes conditions générales d'observation.
Donc en fait si on les regarde, on va on va s'apercevoir que ils vont être observés préférentiellement à telle époque dans l'année, des choses comme ça. Ce qui fait que ça laisse planer un doute sur des sur des possibles biais observationnels. Alors, un billet observationnel pour les auditeurs, si vous vous mettez dans votre rue et vous essayez de dire tiens, je vais essayer de déterminer quel est l'ensemble des voitures ou des véhicules qui existent qui roulent sur en France par exemple et vous vous mettez dans votre rue et vous regardez ce qui passe dans votre rue, vous allez avoir eu une représentation très restreinte de ce qui existe réellement, de du nombre de véhicules et du type de véhicules que vous pouvez avoir en France.
Parce que vous allez voir, si vous êtes en ville, vous verrez peut-être passer de camion, euh vous verrez peut-être pas beaucoup de 44, vous verrez peut-être suivant la dans quelle ville vous habitez. Si vous habitez à Genè, vous avez des chances d'avoir beaucoup de voitures de luxe. Si vous habitez dans un village retiré, vous avz peut-être plus des voitures un peu plus vieilles et puis prévu pour aller se balader en forêt.
Voyez, la façon dont on observe et l'endroit dont on observe influencer sur ce que vous voyez. Et c'est exactement ce qui se passe pour ces objets-l. on est là et on voit des choses.
Alors après, on peut essayer de comprendre comment on a fait nos observations et essayer de voir si on peut quel en quelque sorte inverser ces bios observationnel pour dire bon ben ouais on a on a des on a vu ça mais peut-être qu'on a raté on sait que préférentiellement on va rater certaines choses et puis voir préférentiellement d'autres donc essayer d'inverser ce ce phénomène. Mais c'est pas c'est pas évident. Il y a deux études qui ont été faites, une par l'équipe dans laquelle je participe et une autre par une autre équipe sur avec un autre télescope et une autre caméra où il on a essayé de vraiment bien comprendre tous les biais observationnels et quand on fait ce travail-là, on on a plus besoin, on a on en vient à la conclusion que il est tout à fait possible d'avoir les observations que l'on a, même si au départ les objets sont distribués uniformément, c'estàd dans toutes les directions.
Alors avec une faible probabilité mais c'est possible contrairement à ce que Band affirmé disant que oui oui bah si on a cette orientation c'est vraiment quelque chose d'extrêmement fiable parce que ils ils n'ont pas pris en compte les biooservationnels. Justement comment comment c'est construit cette controverse scientifique ? Quels sont les arguments contre ? continue d'en discuter dans quelques instants. [Musique] France Culture, la science CFD Natacha Triot. [Musique] En direct sur France Culture avec Alexandro Morbidelli et Jean-Marc Petit, nous parlons de l'hypothèse de la planète 9.
On vient de voir qu'une poignée d'objets du système solaire externe semble avoir des tranches orbites. Des orbites que l'on parvient à expliquer lorsqu'on ajoute une force cachée pour les guider gravitationnellement. Cette force cachée pourrait être une 9e planète encore inconnue jusqu'alor.
Alors Alexandro Morbidelli, pourquoi nous l'avons nous on vient d'évoquer très rapidement ces billets observationnels également mais pourquoi nous ne l'avons pas encore trouvé cette 9e planète ? C'est pas très étonnant qu'on ait pas trouvé la planète même si elle existe parce que comme je disais, elle peut pas être plus aujourd'hui plus près que 600 unités astronomique. Donc elle doit être plutôt vers la félie de son orbite.
C'est pas étonnant parce que un objet passe plus de temps à la félie qu'au pérée. La planète n'est pas énorme, on parle de cinq mastes terrestres. Donc on peut estimer quelle est sa luminosité dans les ciels.
Encore un peu à la louche parce qu'on sait pas très bien son atmosphère, ses nuages et cetera. Mais sa magnitude donc sa brillance euh ça rord de la magnitude absolue 24. He c'est dire rien à beaucoup de monde mais c'est à la limite de ce que les télescopes peuvent voir.
En fait les télescopes peuvent voir n'importe quel objet même très très faible pour vous qu'il fassent une pause très longue comme avec nos appareils photos. Si on veut voir des objets très sombres, il faut faire des pauses très longues. Mais pour faire des pauses très longues, il faut du temps et il faut savoir où l'objet se trouve.
Donc si on sait pas très bien où l'objet se trouve, il faut regarder un peu partout dans les ciels. Donc on peut pas s'attarder sur chaque morceau de ciel pendant très longtemps pour faire des pauses très très longues. Donc ces survets qui peuvent couvrir une grande quantité de ciel forcément sont assez limité en magnitude et donc voilà ça peut avoir échappé.
En plus si la planète est à la filé aujourd'hui si son unité astromique elle se déplace dans les ciels très lentement elle aurait dû donc pu apparaître comme une étoile fixe. Donc elle pourrait même exister déjà sur des clichés mais jamais été détecté comme objet mobile. Alors l'histoire nous enseigne ça arrive.
Galilée avait vu Uranus en regardant Saturne et il a pris pour une étoile fixe. Il a même écrit sur son papier étoile fixe. Et bon voilà l'histoire a découvert après Uranus des siècles plus tard.
Voilà, quand les objets se déplacent lentement, c'est très difficile de détecter leur déplacement. Maintenant, l'observatoire Verarubine a été conçu euh enfin la la stratégie observationnelle a été conçue de façon de pouvoir détecter des objets qui se déplacent très lentement. Donc Verarubin pourrait détecter la planète mais peut-être pas, elle pourrait même s'échapper à Verarubin mais Verarubine permettra de résoudre tous ce problème des biooservationnels, des statistiques des pétinom dont on a commencé à discuter en découvrant davantage d'objets avec une stratégie solide et rigoureuse pour lesquelles les biobservationnels sont parfaitement modélisables.
C'est ça Jean-Marc Petit, c'est que là cette planète neu on est capable de de trouver des milliers d'exoplanètes situées en dehors du du système solaire. Euh si on y arrive, c'est parce qu'on sait exactement où regarder, ce qui est pas le cas dans l'histoire de cette planète X. Oui.
Euh effectivement les les exoplanètes, en fait, on cherche autour des étoiles. Donc on va regarder ce qui se passe sur les étoiles et on va découvrir qu'il y a quelque chose ici. En fait, la planète, elle peut se retrouver n'importe où autour du du soleil.
Alors, comme le disait Alexandro, il y a les il y a on a une idée de la du type d'orbite qu'elle peut avoir. Donc, on sait dans quelle région regarder, mais pour l'instant, on n'a pas encore trouvé de de moyen de préciser à quel endroit exactement dans l'or sur l'orbite elle devrait se trouver. Si on arrive à si on savait par exemple où est son péricentre, son son impentre, donc son son affili pardon, on pourrait effectivement pointer le télescope dans cette direction là et on aurait peut-être réduit la surface à explorer.
Mais là en fait, on est on devrait étudier quasiment viser dans toutes les directions autour du soleil et c'est là que ça ça pose un problème. Comme le disait, c'est une question de surface à se couvrir et on a un certain temps limite, on peut pas y passer des un temps trop trop long à chaque fois. Et en plus, il faut effectivement être capable de détecter qu'il y a un mouvement.
Donc être capable de revenir sur le même endroit pour faire une autre une autre photo pour voir que un objet s'est déplacé alors que le reste est au même endroit. Bon, c'est un petit peu compliqué. Si l'objet est très lent et que on le regarde à des intervalles trop courts, on va pas voir le mouvement.
Donc on va dire "Oh ben c'est une étoile fixe. Si on attend trop, il va être il va être trop déplacé. On va pas être capable de le relier à la précédente image.
Enfin, il y a tout ce genre de de chos qui est un petit peu problématique et ça demanderait un relevé spécifique si on voulait vraiment le trouver à coup sûr. Maintenant, comme on a dit hein, Vera Robin va observer une faction non négligeable de tout le ciel. Si on a la chance que la planète en question soit en ce moment plutôt dans la partie euh sud de de de notre de notre ciel et pour être vu par euh Veruine, si par malheur elle se trouve la planète se trouve plutôt dans le nord, là on ne pourra pas le voir puisque le ver robin ne va pas trop monter vers le nord, il va aller faire principalement la l'hémisphère sud.
Donc ouais et puis alors si par hasard il se trouve que en ce moment la planète est en direction de du de la Voie lactée, là on est complètement saturé par les étoiles et on a beaucoup de mal à voir un petit point extrêmement faible de magnitude 24. Donc c'est c'est quelque chose de très très faible qui se déplace au milieu d'étoile. Donc on est toujours dans la dans le gl enfin dans la brillance d'une étoile et on peut pas les voir.
On peut être ébloui ébloui par une étoile en arrière-plan par les étoiles. Mais alors par rapport justement aux arguments aux arguments contre parmi les astronomes qui qui ne croient pas à l'existence de cette planète neuve, on a ceux donc qui disent on vient d'en parler he qu'il y a des biais observationnels et que donc l'alignement observé n'existe pas réellement. Alexandre Morbidelli.
Oui ça c'est le la la seule alternative. Donc s'il y a alignement orbital comme je dis bah il faut qu' il y a planète et je pense qu'il y a pas trop de débat là-dessus mais la question véritable est-ce que cet alignement orbital est réel ou pas ? Donc ça peut être dû à une statistique de pétinom, vous l'avez dit, c'est tr objets qui sont en jeu et cetera et au biais observationnel, ces objets sont découverts quand il passe au périellis.
Si les les observateurs regardent plutôt dans une direction du ciel, ben forcément tous les objets qu'on observe au périlis seront dans cette portion du ciel. Alors différents groupes ont essayé d'évaluer cette vie observationnelle en obtenant des résultats différents. Donc les groupes de Jean-Marc Petit, les groupes de Dark Energy Survey se sont basés sur leur propres surveill et les quelques objets qu'ils ont découvert effectivement c'est des surveilles qui ont regardent dans des directions privilégiées, donc introduisent des fortes billets mais ces ETNO ont été découverts dans une panoplie de surveill certaines très différentes et par exemple Brown Mike Brown qui est un grand observateur aussi a essayé d'évaluer les biais une méthode à lui et il a trouvé que oui les biais ce ne sont pas très forts.
Et on peut aussi se dire si il y avait des très forts bi, ces biais devraient exister pour toute catégorie d'objets. Or, on peut prendre la catégorie des objets qui ont aussi des orbites très elliptiques mais eux ils passent très près de Neptune donc sont très fortement perturbés par Neptune. Donc il devrai pas avoir un alignement préférentiel, devra être uniformément éparpillé dans les ciels.
S'il y avait des bi observationnels très forts, même ces objets-là apparaîtraient dans la même direction du ciel. Or, quand on regarde leurs orbites sont bien éparpillés partout. Donc selon My Brown, ça c'est la preuve que les biobservationnels existent mais sont peut pas être l'explication entière du processus.
Et on l'a entendu Jean-Marc oui, les biais observationnels permettraient avec une faible probabilité de dire que bah même si on voit un alignement orbital, en réalité la distribution réelle est uniforme. Donc on peut pas l'exclure. Je pense que c'est là le débat.
On peut pas décider aujourd'hui qui a raison et qui a tort. On est en science, c'est pas une question d'opinion. Chacun apporte ses calculs, chacun fait ce qu'il peut.
La situation est compliquée parce que justement on n pas un observatoire qui a fait des observations avec une stratégie très rigoureuse et documentée, sauf les surveill de Jean-Marc Petit et son collègue Breed Gladman au Canada, mais que eux n'ont pas découvert beaucoup d'objets de ce type, ont découvert beaucoup d'objets d'autres catégories. Donc euh il faut vraiment attendre ce fameux observatoire Vera Rubine pour arrêter ces ces cet argument dans un sens comme dans l'autre et là je pense qu'on sera tous d'accord. C'est ça c'est qu'en fait il y a que pour trancher le débat il y a que l'observatoire Vera Rubine et plus de données plus d'observation Jean-Marc Petit.
Absolument. La la la solution c'est là en en espérant qu'on arrive effectivement à détecter un grand nombre en multipliant enf par un facteur 10 le nombre de d'objets transnepunés extrême, ça résoudra tout le toute la la problématique. Alors par contre, il y a une chose qu'il faut comprendre, c'est que la la controverse porte plus sur le fait que l'on soit obligé ou pas de faire appel à une planète neuve que sur le le fait qu'on croit ou pas, parce que comme disait Alexandro, ce n'est pas une question d'opinion que la planète neuf existe ou pas. personnellement et avec euh mes collègues, on est finalement on serait bien content qu'une planète neu existe parce que ça pourrait expliquer d'autres petits problèmes que l'on a euh pour expliquer certaines certains objets.
Euh voilà, mais voilà, nous on se on essaie de se d'être rigoureux à partir de de nos observations dire "OK, est-ce que nos observations elles nous indiquent qu'il y a il faut quelque chose ou pas ?" Et pour l'instant, on narrive pas à être à ce niveau-là de de certitude, c'est tout. Oui, mais on va pas dire il y a une planète ne parce qu'on peut on pourrait s'en passer mais dès qu'on pourra plus s'en passer, on sera très content de l'avoir.
Et justement Alexandro Morbidelli que pourrait euh justifier expliquer la planète Neu comme autre anomalie observée ? Voilà, la planète Neuf euh donc on a étudié tous ces effets possibles sur tous les objets du système solaire. Elle peut expliquer d'autres bizarriies euh qu'on observé dans les systèmes solaires.
Il y a des objets dont l'orbite est perpendiculaire aux orbites des planètes. Elle croise l'orbite des planètes géantes avec une orbite perpendiculaire à celle des planètes géantes elles-mêmes. Euh alors ces objets-là pourraient venir du nuage de horte.
C'est un autre réservoir des comètes très loin, encore plus loin de l'hypothétique planète 9. se trouve à 20000 unités astronomiques. C'est un nu réservoir en forme de sphère.
Donc les objets arrivent de toutes les directions, y compris sur des orbites rétrogrades. Mais selon certains calculs, euh voilà, les nuages des hortes ne devraient pas être une source suffisante de d'objets observés. Les objets qu'on observe sont relativement gros et assez nombreux.
Donc effectivement, on pourrait y en avoir trop, ce qui nécessite une autre source. Euh en deux d'ailleurs les premiers ont été découverts par l'équipe de Jean-Marc Petit euh et la planète neuf à cause de ces perturbations de dévit beaucoup les orbites des des TOS extrêmes et peut euh envoyer certains sur ces orbites perpendiculaires. Bon ça c'est une possibilité.
Euh une autre observation euh c'est un travail que nous avons fait Marc Constantine Batiguin moi-même et David Nesvorni sur la distribution des distances périques des objets sur orbite elliptique et nous avons montré que sans la planète neuf la plupart de ces orbites ont une distance périlque de l'ordre de la distance de Neptune au soleil 30 unités astromique. Avec la planète Neu, il devrait y avoir beaucoup d'objets qui ont des distances péliques plus petites et croisent robit de Neptune. Or, ces objets sont bien observés et nous avons montré que euh ben la distribution observée est beaucoup mieux reproduite si on prend en compte une hypothétique planète neu que si on la prend pas en compte.
Mais là aussi, il y a une question des biobservationnels sont plus facilement modélisables que le biobservationnel pour les extrêmes mais bon sont quand même là. Donc nous avons fait les mieux que nous pouvions et bon les futurs on dira ou donc si le et si j'aime bien les si le futur observatoire Verubine ne trouve rien pas de planète neuve pas euh d'alignement orbital c'estàd qu'il va quand même falloir expliquer toutes ces anomalies qu'on observe aleandrome orbidé oui oui c'est ça donc si donc déjà si Vera Robin montre que il y a pas d'anomalie dans la direction des orbites des taau extrêmes bon il y a pas vraiment raison de d'invoquer l'existence d'une planète. Ben du coup, comment s'explique les autres orbites avec péell petit périelli au en kinaison de 90°, il faudra revoir un peu notre modèle de du système solaire, du nuage dehortes, d'évolution de ces objets pour expliquer précisément tout toutes les caractéristiques observées.
Et à l'inverse, s'il y a vraiment un alignement orbital, ça ne peut s'expliquer que par la planète neu pas par autre chose, par il y a pas d'autres hypothèses plus probables. pas des hypothèses mais ils sont vraiment un peu oui un peu farfelus par exemple une hypothèse qui est mini trou noir finalement c'est la même chose ce qu'on veut c'est un perturbateur ponctuel on peut l'appeler planète on peut l'appeler mini trou noir en mini trou noir 5 mas terrestre on sait même pas s'il exist jamais été observé donc pourquoi aller chercher compliqué quand l'hypothèse de la planète est relativement simple on peut aussi s'imaginer qu'il y a un anneau de matière un anneau de matière très dense. Mais bon là aussi vous croyereaz un anneau de matière très loin avec certaines caractéristiques.
La planète finalement n'est pas si l'existence d'une planète n'est pas une idée si folle que ça. Quand les planètes géantes se sont formées, sans doute il y avait plusieurs planètes qui essayaient de se former et du coup elles étaient trop elles étaient trop nombreuses et il faut les planètes qui grandissent davantage vont se faire la place. Qu'est-ce qu'elles font ?
On éjecté les planètes qui sont un peu plus petites et ces planètes qui sont éjectées sont perturbées par les étoiles qui à l'époque sont relativement proches du soleil parce que les étoiles se forment dans des amas. avec un collègue brasilien, un professeur au Texas, nous avons montré que dans un système euh dans nos simulations de formation des planètes géantes, on éjecte plusieurs planètes. Chaque planète éjectée a une probabilité d'environ 10 % d'être capturé sur une orbite comme celle de la planète 9.
On en éjecte de ou trois. Donc finalement, la probabilité qu'il y ait une planète comme la planète 9 de l'ordre des 30 % pour les systèmes solaires. C'est trop faible pour dire il doit y en avoir une parce que c'est 30 % pas 100 %.
Mais c'est quand même une probabilité et relativement élevée. Donc s'il y a la découverte de la planète neuf, on sera pas particulièrement surprise. Sera simplement la démonstration que la formation planétaire est un processus chaotique et violent où certaines planètes se forment et d'autres malheureusement c'est la loi du plus fort sont éjectés.
Et ça vous êtes en train justement de de commencer à nous décrire votre modèle, le modèle de Nice, scénario que vous avez développé en 2005 à l'Observatoire de la Côte d'Azure à Nice. Que nous raconte ce scénario ? rester avec nous.
Ah. [Musique] [Applaudissements] When takes future and planet is everywh we now it's the home of I when the overtakes future new planet is everywh with nowhere it's the home of the [Musique] [Musique] ah A new planè is born de music oil en direct sur France Culture car nous parlons de l'hypothétique planète 9 en compagnie de nos deux invités du jour Alessandro Morbidelli théoricien dynamicien du système solaire professeur au collège de France et Jean-Marc Petit théoricien dynamicien et observateur du système solaire directeur de recherche CNRS à l'observatoire de Bance. On vient de voir qu'en 2016, le duo Batigin et Brown annonce avoir découvert le signe de l'influence gravitationnelle de cette planète neuve sur les orbites d'objets transnepptuniens.
Alexandrome Orbidie, prédire l'existence d'une planète avant de l'observer, ce serait pas la première fois que ça arriverait. C'est le cas de Neptune, bien sûr. Donc Neptune fut prédit par les Verriers et Adams en Angleterre indépendamment en observant des anomalies dans les mouvements d'Uranus.
Donc c'était le 18e siècle. Voilà, on peut se demander mais comment c'est possible qu'au 18e siècle en faisant des calculs à la main, l' verrier a su prédire la position de Neptune au point de dire un observateur légal regarde là il doit y avoir une planète. Effectivement la planète fut découvert quelques jours après et nous aujourd'hui trois siècles plus tard avec tous les ordinateurs qu'on a on sait toujours pas dire on est le planète neuf.
Alors, c'est pas notre faute, c'est la nature. La perturbation observée de du mouvement des d'Uranus dépend pas seulement de l'orbite sur laquelle Neptune se trouve, mais aussi d'où se trouve Neptune sur son orbite. Et donc, on peut calculer où le regarder dans les ciels, moyen quelques suppositions que les orbites soient coplanaires et cetera.
Mais les perturbations exercées par la planète Neuve qu'on détecte dans ces fameux alignement orbital, elle dépend seulement de la forme de l'orbite de la planète et pas d'où se trouve la planète sous son orbite. Ce qu'on appelle des perturbations séculaires. Et donc nous avons aucune information d'où se trouve la planète sous son orbite à part le fait qu'aujourd'hui elle n'est pas plus près que 600 unités astronomiques comme l'a montré Agnè Pinga.
Donc on a une grosse incertitude d'où regarder et vu que la planète est très faible, se déplace lentement donc c'est très difficile de la détecter. Malheureusement ça a pas encore été le cas. En tout cas, est-ce que autre chose don on peut revenir enfin on peut revenir ensemble là-dessus Jean-Marc petit sur cette hypothétique planète 9, c'est que les alignements qu'on croit donc observer seraient le fait en fait de d'une planète neuve d'une 5e planète géante mais ce serait les les traces du passé qui auraient lieu il y a 4 milliards d'années.
Oui, effectivement, ben comme on le disait précédemment, le système solaire s'est pas formé juste avec quatre planètes géantes, quatre planètes telléluriques et puis rien autour avec quelques petits corps. En fait, c'est il y a énormément de matière, on crée des planètes et puis ben comme on l'a dit, les planètes, c'est la la première qui grossit le plus vite et puis elle essaie de prendre la la matière aux autres et puis les autres ont ont grossit plus ou moins et puis à un moment donné, il y a plus de place, on en éjecte. Et donc les les modèles à l'heure actuelle qui prédisent qu'effectivement il y a eu d'éjection d'au moins une planète, peut-être plusieurs, chacune bon bah à ce moment-là avec une certaine probabilité de se retrouver sur des orbites type planète neu si effectivement à ce moment-là la densité de d'étoiles aux alentours du du soleil était encore assez élevé.
Et euh mais on a d'autres indices aussi qui qui laissent supposer que cette idée de d'éjecter une planète peut avoir euh peut être vu sur d'autres effets. Par exemple, si on regarde la ceinture de de Cipè, la ce qu'on appelle la ceinture classique froide, c'est-à-dire les objets qui sont formés euh dans le plan du système solaire à l'endroit où ils sont, c'est-à-dire à 40 entre 40 et 50 unités astronomiques à l'heure actuelle. Une certaine catégorie d'objets qui a priori se sont formés.
Là, on a on voit des surdensités dans les dans l'espace des phases. C'estàdire des localement si on regarde dans le ciel, on verra pas une surdensité mais dans l'espace des phases dans l'espace des des demi- grandrs axes excentricité comme ça et inclinaison. On voit des une surdensité et qui peut être expliquée si l'orbite de Neptune a subi une évolution brutale à un moment donné.
C'estàd qu'elle sait pas la Neptune n'a pas sauté d'un endroit à un autre mais son demi- grandr axe ça ça la forme de son orbite a brutalement changer un petit peu à un moment donné et ça ça s'explique très bien si vous éjectez une planète il y a une interaction entre Uranus Neptune et cette 5e planète et puis à un moment donné la 5e planète est éjectée dans cette dans cet effet là Neptune a un changement assez brutal de son orbite et ça va laisser une marque dans la ceinture de CPER que que l'on peut révoir. voir à l'heure actuelle. Voilà, ça c'est ça fait partie des des choses que l'on arrive à à imaginer en se basant sur les mouvement tels qu'on les connaît basé sur la la les lois de la gravitation connue quoi.
Ça me fait penser à ça me fait penser à cette citation que j'aime bien de vous Alexandrome Orbidelli. Les théoriciens sont des archéologues du cosmos. Les planétologues sont des archéologues du système solaire.
C'est ce que vous montrez dans dans le modèle de Nice en 2005, c'est que pendant longtemps, on a cru voilà que les planètes restaient sagement à l'endroit de leur formation et qu'en réalité on sait aujourd'hui qu'une planète grandit, plus elle grandit, plus elle migre facilement. Et vous décrivez ce ce jeu de billard cosmique. Oui.
Oui. Les planètes, c'est je de billard planétaire pour être plus précis d'ailleurs, c'est une ancienne légende que les planètes se forment sur leur orbite qu'on en avait pas d'autres indices. Bon voilà, il faut toujours supposer simple hein, c'est le principe du rasoir docam.
Mais aujourd'hui, on sait que les planètes géantes se forment dans un disque protoplanétaire de gaz qui interagissent avec ces disques, ce qui les amène à se déplacer, à migrer comme on dit. Elle migrent aussi les unes par rapport aux autres jusqu'à quand il s'est verrouillent sur ce qu'on appelle une chaîne de ressonance où chaque planète a une période orbitale qui a un rapport de nombre entier avec les planètes voisines. Or, ces orbites sont très différentes des orbites que les planètes ont aujourd'hui.
Donc les modèles de Nice montrent que la disparition du gaz après avoir accumulé un peu de perturbation, ben les planètes devient instables, leur orbite change soudainement et c'est ainsi qu'on peut reconstruire les orbites actuelles des planètes géantes avec leur petite excentricité, leur petitte inclinaison et aussi expliquer la plus les les structures observées de la ceinture de Cuper, notamment ces fameux AMA, les kernel qui a été découvert observationnellement par Jean-Marc Piti, son équipe et qui est vraiment témoin de cette saut orbital de Neptune donc qui est la preuve d'une d'une phase de chaos d'instabilité comme celle décrite par les modèles de Nice qui explique aussi la capture des satellites irréguliers autour des planètes géantes, la capture des Troyens autour du des Neptunes sur l'orbite des Neptune et l'orbite de Jupiter la formation du nuage de Hortes et ainsi de suite. La planète 9 quand même devrait pas trop venir du modèle des Nice parce que je pense quand la l'instabilité des planètes géantes s'est matérialisé, le soleil n'était plus dans un amas stellaire. aurait faux et un stellaire pour capturer la planète neuve sur une orbite d'un millier d'unités astronomiques.
Mais si on avait été dans un stellaire au moment la formation du de au moment de l'instabilité décrite par les modèles de Nice, on n'urait pas formé les nuages de Hortes. Donc à mon avis, il s'agit d'un processus à deux étapes. Les l'éjection de de la planète neuve aurait lieu pendant les mécanismes de croissance des planètes géantes, notamment d'Uranus et Neptune.
Donc on a encore dans une phase très précoce dans un disque protoplanétaire et le soleil est encore dans un stellaire et les modèles de Nice par contre des cris ce qui se passe plus tard une fois que le soleil est sorti de son AMA et les disques protoplanétaires des gaz a disparu. Donc on est fait sur deux étapes pour expliquer la structure actuelle du système solaire externe. On continue de de s'intéresser à notre système solaire et à ses confinamment aux objets transnepptuniens avec le reportage du jour.
Alors, peut-être qu'un jour nous découvrirons cette fameuse planète neuf. Mais en attendant, l'analyse des objets transnepptuniens qui ont permis de mettre cette hypothèse sur la table nous aide à mieux comprendre l'histoire de notre système solaire et leur étude fait progresser l'astrophysique. On continue d'en parler avec vous le du toit.
Bonjour. Bonjour Natacha. Un grand nombre d'objets au-delà de Neptune ont probablement des anneaux comme ceux de cette jour sur d'Uranus.
Et vous êtes allé voir comment on explique ces anneaux à l'observatoire de Paris ? Oui, on en connaît déjà au moins trois de ces petits corps célestes qui ont des anneaux, mais il y a des raisons de penser qu'il y en aurait beaucoup plus. Si on extrapole à partir de ce qu'on sait, il pourrait y en avoir des centaines même.
Ces objets de la ceinture de Quiper nous informment sur la formation du système solaire grâce à leur glace primordiale ou à leur trajectoire qui est hérité de cette formation. Mais il nous rappelle aussi que notre imagination est limitée. Car si cette découverte que les petits corps peuvent avoir des anneaux a été une surprise, c'est tout simplement qu'aucun d'astronome n'avait étudié la question auparavant.
C'est ce que me racontait Bruno Sicardi qui est professeur émérite à Sorbon Université et au laboratoire temps et espace de l'observatoire de Paris. Et maintenant que nous avons observé ces anneaux, il est l'heure de les étudier. C'est ce que fait cet astrophysicien à l'aide de simulation numérique. [Musique] Ces anneaux se trouvent euh autour de petit corps.
Il y a un qui s'appelle Chariclo qui est entre Uranus et Saturne et on pense qu'il vient de la région tranneunien. Donc il a été perturbé par les planètes géantes et actuellement il est relativement proche. Et en revanche, on a vu des corps beaucoup plus loin, c'est-à-dire Aomea et Kaha actuelle de Pluton.
On les a sous les yeux ces corps là. Est-ce que vous pourriez les les décrire ? Je vous montre.
Alors donc Cherlot, un petit corps d'à peu près 250 km de diamètre donc une sorte de gros astéroïde, on peut dire qui est entouré d'un anneau asséd de anneaux dans l'incédence. Laoméa, c'est une sorte de cigare qui est quasiment aussi gros que Pluton dans le long de sa taille maximale en tout cas, qui est entouré également d'un anneau. Ces objets sont trop petits dans le ciel pour qu'on puisse en faire des images directes, même avec des télescopes très puissants.
Alors, on les observe indirectement en regardant comment ils éclipsent certaines étoiles plus lointaines lorsqu'ils passent devant. C'est ce qu'on appelle la technique des occultations stellaires. C'est elle qui a permis de détecter les anneaux.
Ce qui s'est passé, c'est que lors de certaines observations, on a remarqué que la lumière de l'étoile diminuait juste avant et juste après le passage de l'objet transneptunien, comme si elle passait dans un brouillard. Et le seul moyen d'expliquer cela, c'est d'imaginer des anneaux autour de ses corps. On n pas énormément d'observation d'occultation.
Ça ça concerne peut-être une vingtaine de corps pour lequel on a pu observer de telles occupations et on a déjà trois et probablement un 4e actuellement corps entouré d'anneaux. Donc comment s'appelle le 4e ? Chiron.
C'est un corps qui ressemble à Chariclot qui est orbite également au milieu des planètes géantes Jupiter Saturne en Uranus et qui lui a des anneaux mais qui semblent apparaître à disparaître qui sont pas permanents quoi qu'il en soit, il y a du matériau sous forme d'anneau et donc c'està dire si on a quatre anneaux sur une vingtaine de corps observés via les occultations stellaires, c'est une c'est une statistique très haute ça. C'està dire qu'on peut avoir 20 c'està dire que sur les milliers de corps qu'on connaît transnepptunien, il y en a peut-être énormément qui a plusieurs milliers qui sont connus actuellement. Donc ça veut dire qu'il peut y avoir s'il y a quelques années lorsqu'on aura utilisé des occultations stellaires pour beaucoup de corps, on connaîtra beaucoup plus d'anneaux autour de ces corps qu'autour des planètes géantes.
Donc ça va devenir si vous voulez la règle autour de ses corps et les planètes géantes deviendront des exceptions, les quatre exceptions autour des planètes géantes. Donc il y a des des mécanismes communs en particulier. Il se trouve que c'est trois anneaux confirmés plus le 4e aussi mais disons ce qu'on a vraiment étudié pour l'instant Kawar Aomea et Chariclo, ils orbitent de telle manière que une particule de l'anneau fait un tour autour du corps central lorsque le corps central lui-même fait trois tours.
Donc c'est ce qu'on appelle une résonance 1 sur 3. Le fait que sur les trois anneaux étudiés pour l'instant les trois soient cette résonance 1/ 3. Ça veut dire que c'est soit un hasard, soit la nature de nouveau est en train d'essayer de nous dire quelque chose.
Pour qu'il y ait une résonance, dans notre cas, le fait que les particules de ces anneaux tournent trois fois moins vite que le corps central, il faut que l'objet céleste soit dissymétrique, c'est-à-dire qu'il ne soit pas parfaitement sphérique avec une masse répartie uniformément, mais plutôt qu'il ait par endroit des protubérances. Pour mieux comprendre ces anneaux, Bruno Sicardi et ses collègues ont fait des simulations. Ils prennent une sphère qui fait à peu près la masse d'un objet transneptunien et ils ajoutent une immense montagne dessus.
C'est cette fameuse protubérance qui va créer des perturbations gravitationnelles et peut entraîner une résonance. Enfin, ils mettent des milliers de petites particules autour de ce corps, puis ils regardent ce qui se passe à mesure que ces dernières tournent autour de l'objet. Donc il y a 40000 particules qui sont en excentricité nulle.
Donc c'est 40000 tout petits points là, c'est 40000 particules de 25 m de diamètre de rayons qui sont en train de rentrer en collision les unes avec les autres. Donc ces collisions ont tendance à étaler le système. C'est ce qui s'est passé là.
C'est pris 80 ans après le début de la simulation. Donc l'anneau s'est étalée et on pensait que la l'étalement allait continuer et qu'il ait rien se passé en fait. Mais à un moment donné, la résonance commence à agir.
Donc il faut plusieurs dizaines d'années et à ce moment-là, on voit que la résonance va exciter l'excentricité particules et surtout ramasser tout le matériau qui se dispers sur 10 20 km autour de la résonance. Petit à petit, il se concentre au niveau de petit à petit la résonance va ramasser si on peut dire tous ces particules étalées et un petit peu comme si on avait un balai si vous voulez. Donc on balaye les particules extérieures vers l'intérieur, les particules l'intérieur vers l'extérieur et on fait que finalement et tout se retrouve au même endroit.
C'est ce qui forme l'anneau. L'anneau dense qui va se confiner, ce qu'on appelle un confinement qui va se confiner là où se trouve la résonance. Et ce qui était surprenant, ce qui nous a surpris, c'est que on pensait que l'inverse produirait, à savoir que les collisions feraient que les particules s'échappent dans toutes les directions, l'extérieur, à l'intérieur, qu'on détruirait cet anneau.
H la suite de ces travaux, ce serait, j'imagine, d'aller détecter de nouveaux anneaux sur de nouveaux objets transneptunes. Alors, on a des programmes de d'observation, on les prépare, on organise des campagnes d'observation dans laquelle d'ailleurs participent pas mal d'amateurs. En fait, on on met plusieurs observateurs à différents endroits et chaque observateur observe la disparition de l'étoile à des moments différents et on reconstitue ensuite ce qui s'est passé.
Et donc parfois, il y a plus d'amateurs qui participent que de professionnels parce que les professionnels, ils ont des gros télescopes mais il y a pas énormément de gros télescopes dans le monde. Il y a quelques années, on a observé une occultation par un un corps qui s'appelle MS4. Bon, il y a eu quelques observatoires professionnels assez gros comme le P du Midi ou de observatoire en Italie.
Mais le cro des troupes, c'était des amateurs chez eux qui ont voyagé quelques kilomètres ou quelques dizaines de kilomètres avec leur petit télescope. Donc là, la majorité des résultats qu'on a eu a été obtenu par des amateurs. Merci Loï Doit.
Nos reportages loin du studio pour écouter la science en train de se fabriquer. C'est notre collection la science au labo sur votre application préférée, la pali Radio France. Bien sûr, Jean-Marc Petit, une réaction à l'écoute de ce reportage.
Oui, ben c'est effectivement une des choses intéressantes qui est apparu récemment, c'est cette histoire des des anneaux autour de Petit Corps. Moi, il se trouve que j'ai fait ma thèse en 1985 sur les anneaux Saturne. Donc oui, à l'époque, on pensait les anneaux, ben il y en a autour de Saturne.
On avait commencé à découvrir qu'il pouvait en avoir aussi autour de Jupiter, plus ou moins épais, plus ou moins visible, voilà. Mais on avait pas du tout imaginé qu'il puisse exister pareilles autour de Petit Corps. Euh et là, on les voit quoi.
Et c'est c'est vraiment extraordinaire. Alors après, laisser supposer qu'il pourrait y en avoir si effectivement pour l'instant on a une statistique de trois ou quatre sur une vingtaine d'objets qui ont pu être observés par aucune stellaire. Euh donc ça fait un une fraction non négligeable de de 20 %.
Euh c'est bien. Euh est-ce que c'est euh représentatif de ce qui pourrait se passer à toutes les tailles ? Ça c'est une autre question.
Est-ce que quand les objets deviennent très petits, est-ce qu'ils sont encore capables d'avoir un anneau et de le de le préserver ? Ça c'est c'est autre chose, hein, parce que il faudrait déjà se poser la question de d'où viennent ces particules qui sont qui se sont mises en rotation autour de de l'objet. Est-ce que c'est le résultat d'un impact sur l'objet sur l'objet lui-même sur Charclot par exemple, il y a eu un impact des particules ont été éjectées, sont elles ont commencé à tourner autour et puis après avec le mécanisme décrit par monocosicardie, elle se focalise dans la résonance 31.
Très bien. Euh ça c'est OK. Mais est-ce que ça peut valable ?
Est-ce que ça peut être valable sur les plus petits corps ? Après, on a à contrario, si vous avez un plus gros corps qui est parfaitement sphérique, comme il le disait, il y aura plus de résonance donc on aura pas la possibilité de de les capturer. Par exemple, pouraa, c'est très bien parce que lui, il est allongé, c'est un singard.
Donc là, il est vraiment une forme dissymétrique qui lui permet de de générer cette résonance parce que les mécanismes de de confinement autour de des des planètes comme Saturne, c'est des satellites qui sont autour. Là, on en a pas à disposition. Pas forcément à disposition.
Je reviens je reviens sur les résonances orbitales de nos objets transnepptuniens et sur l'hypothèse de la planète 9 Alexandro Morbidelli pour on arrive à la fin de de cette discussion. Mais finalement découvrir la planète neuf, qu'est-ce que ça changerait finalement ? Ça ça bousculerait pas tant que ça notre compréhension du système solaire et et de sa formation.
Oui, c'est ça en fait. Bon, ça serait une grande satisfaction. On va compléter un peu notre connaissance empirique du système.
Donc c'est c'est évidemment très satisfaisant les planètes. Bon, c'est un événement ça serait un événement historique et comme j'ai dit tout à l'heure, c'est pas si surprenant que ça. Ce serait simplement la la preuve que les planètes quand elles se forment tendent à être nombreuses, tendent à se faire la place, tendent à s'éjecter mutuellement.
Donc une vision assez dynamique, chaotique, un peu violente de la formation planétaire et du coup bon comme celle que nous produisons dans nos modèle mais et du coup ce serait la preuve la preuve de cela parce qu'il y a aussi d'autres théories où les planètes euh grandissent de façon isolée en acrétant seulement des poussières à sans trop interagir avec les autres. Donc au début, il y aurait huit protoplanètes qui a crré des poussières pour devenir h planètes à la fin. Mais voilà, donc la planète 9 nous permettra d' trancher aussi ce débat.
Et vous à vos yeux les arguments en faveur de l'existence d'une 9e planète sont-ils convaincants ? Comme je disais, euh on peut pas trancher à l'heure actuelle. On est des scientifiques, c'est de la science, c'est pas de l'opinion.
Donc il est absolument vrai comme l'a dit Jean-Marc Petit que entre biooservationnel mar modérisé et statistique des petits nombres, il y a une possibilité non nulle que ce qu'on voit est simplement apparent et parel et donc il n'y a pas de raison d'invoquer une planète neuve. Euh on lui faudra plus d'observation pour trancher pour être d'accord en science à la fin on est tous d'accord une fois qu'il y a suffisamment des preuves scientifiques à porter. Mon sentiment est que les les indications pour que la planète existe sont un peu plus fortes que les indications que il y a rien à voir circuler.
Il y a il y a rien à expliquer. Mais je j'admets que je pourrais me tromper à l'heure actuelle avec les données à disposition. Voilà.
Dans quelques secondes, on retrouve la chronique d'Alexandra Delba et et on attendra donc les résultats de ce fameux télescope l'observatoire Ver Rubine qui devrait découvrir entre 10 et 40000 objets transnepptuniens pour peut-être trancher ce débat. Merci à vous deux. Tout de suite, on quitte les profondeurs de notre système solaire pour les profondeurs océaniques.
Direction les sources hydrothermales avec la chronique avec science. M.