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InterviewINA (sur YouTube)· 16 juillet 2012 6 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheInstitutions & élections

Invité plateau : François Bayrou

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00RelanceRéponse directe

    Vous n'êtes pas l'auteur de la réforme, vous avez repris une proposition de loi d'un parlementaire RPR. Qu'est-ce qui se passe ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir accéléré l'adoption du texte ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    On vous accuse de piller les fonds publics pour le privé. Répondez-vous à cette critique ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que cette réforme pourrait relancer une guerre scolaire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00François BayrouFait
    « Il n'y a qu'un mot qui me vienne, c'est hypocrite. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

n'est pour l'instant pas envisagé. Alors François Baou, je voudrais faire une petite rectification. Vous n'êtes pas précisément l'auteur de la réforme.

Vous avez repris une proposition de loi d'un parlementaire RPR Gourbrok. Qu'est-ce qui se passe ? La cohabitation était tranquille et puis là pâte à train.

Coup d'état coup bas. Vous êtes auteur d'un coup d'état ? Est-ce que nous avons une tête de pouchiste ?

Bon, c'est pas c'est pas ça, mais je suis ministre du gouvernement et un ministre du gouvernement ne polémique pas avec le président de la République. Alors, je vais simplement donner quelques chiffres qui ont été rappelés d'ailleurs pour l'essentiel et qui montreront exactement ce qu'il en est. Entre le moment où ce texte qui est très court, il fait une page ou un peu moins et il y a cinq lignes essentielles.

Donc, vous voyez, c'est un des textes les plus courts qu'on puisse examiner. Entre le moment où ce texte a été déposé à l'Assemblée nationale commençait d'être examiné et le moment où il a été adopté, il s'est écoulé, on vient de le rappeler, 5 mois et demi. Euh on a déposé sur ces cinq lignes utiles sur cette page, écoutez bien, 6200 amendements.

Alors quand on dit qu'il a pas été examiné, bien sûr ça fait sourire. Et j'ajoute que sur ce texte, on a débattu à l'Assemblée nationale et au Sénat 49h, j'ai fait le compte 49h10. Alors franchement, vous savez bien vous-même le nombre de sujets que vous avez consacré à cette réforme, on a pris tout le temps de l'examiner jusqu'à l'accélération finale.

Il est vrai qu'il y a eu une accélération parce que nous n'avions que jusqu'à lundi soir pour adopter ce texte. Ça veut dire que vous refusez l'idée d'une seconde lecture au Parlement de ce c'est pas ça pour l'instant le président de la République l'a dit. Il n'y a de loi que lorsque le Conseil constitutionnel s'est prononcé.

Le président de la République a ses prérogatives à lui de faire ses choix. Mais de votre côté il y a un point de non retour. Vous avez pris une décision vous vous y tenez.

Le texte a été adopté par la majorité de l'Assemblée nationale et du Sénat. Alors parlons du fond. Vous avez entendu à la manifou pic sous.

Oui. Vous piquez les sous du public pour le donner au privé. J'ai entendu deux choses si vous voulez bien.

Euh la première chose c'est les politiques. Euh et en pensant à eux, il n'y a qu'un mot qui me vienne, c'est hypocrite. Euh et je le dis gentiment mais fermement. sur votre plateau hier soir à ma place, Michel Recard vous a dit qu'à Conflance Intonorine, il aidait lui l'école privée et ça veut dire qu'il a défilé aujourd'hui pour empêcher les autres maires de faire ce qu'il fait lui.

C'est de l'hypocrisie. Monsieur Char a participé à la manifestation, quelqu'un de truculant. Bien, il a participé à la manifestation, il était ministre du budget quand monsieur Lang il y a 1 an a signé avec le père Cloupet les fameux accords Lang Cloup qui donnait beaucoup plus à l'école privée que ce qu'a donné cette adaptation du texte.

Mais pourquoi ne pas en être resté là ? Donc de ce point de vue là, j'ai entendu les hypocrites mais j'ai entendu autre chose. Et si vous voulez bien, je souhaiterais qu'on parle un peu de cela.

J'ai entendu les gens sincères euh et je n'avais pas imaginé euh que une adaptation des textes aussi mineurs qui consiste simplement à permettre au mairies qui le souhaiteraient de faire des réparations dans une école privée. Ça paraissait pas une révolution. Cela il défilait pas contre le privé.

Mon sentiment a été qu'il défilait pas contre le privé parce que si c'est une manifestation de plus publique contre le privé, ça n'a aucun intérêt. Il défilé pour défendre une idée de l'école qu'il sentait mal aimé, une idée de l'école publique qui sentait mal aimée. Et cela m'intéresse.

Ça veut dire que depuis des années, 10 ans, 15 ans, je veux pas mettre de limite politique. Ils ont le sentiment d'un décalage de plus en plus grand entre l'école publique, euh eux qui en sont les maîtres et l'opinion et les politiques. Et bien s'il faut un vrai plan de relance pour l'école publique pour qu'ils sentent qu'ils ne sont plus mal aimés, moi je suis prêt à ce plan de relance.

Je reprends les arguments de certains. Une aide publique plus importante au privé, pourquoi pas ? Mais dans ce cas, pourquoi ne pas racheter les murs puisqu'on on les rénove ?

Et bien ça c'est une c'est encore un mensonge dans la loi. Une des choses qui sont marquées sont très simples. Si on arrête de faire l'école dans ces murs, il faut rembourser l'argent.

Il faut rembourser la la subvention. Vous voyez que c'est parfaitement clair et parfaitement protégé. Songez que tout de même dans un pays moderne les maires pouvaient mettre tout l'argent qu'il voulaient dans les clubs de foot.

Des dizaines de millions, des milliards anciens. Il pouvait construire des pâtisirs, il pouvait sponsoriser des concerts rock. La seule chose qu'il n'avait pas le droit de faire, c'était des travaux de réparation dans des écoles.

Vous trouvez ça juste ? Alors, on voit bien l'opposition entre les arguments des uns et des autres, mais est-ce que vous pensez aux conséquences politiques que cela pourrait avoir ? Est-ce 1984 à l'envers quoi ? des centaines de milliers de personnes laïques défilant dans les rues et et posant un problème politique, une sorte une guerre une guerre scolaire à nouveau.

Vraiment, pardonnez-moi. En 1984, que se passait-il ? On voulait supprimer l'école privée, hein.

Supprimer l'école privée. Aujourd'hui, qui a dit jamais qu'il était question de porter atteinte à l'école publique ? Il est question de permettre au maires de faire des travaux de réparation à l'école privée dont les professeurs sont déjà diplômés d'état, suivre les programmes d'état et sont payés par l'État et inspectés par l'État.

Franchement, s'il y a en France aujourd'hui, avec les problèmes que nous avons, un sujet de guerre à ce que des réparations puissent être faites dans des écoles privées, après tous les enfants qui sont dans les écoles privées, des enfants comme les autres, leurs parents sont des citoyens comme les autres et des contribuables comme les autres. Il pai les impôts comme les autres et il y a pas de raison de les priver de la sécurité indispensable et il y a sûrement pas de sujet de guerre à ce propos. Merci François Baerou.