🔴Table ronde sur la parité aux municipales
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 18 %Défensif 22 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quels sont les freins concrets à la parité dans les petites communes ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Comment la réforme de 2025 répond-elle à ces freins ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Quels sont les trois obstacles majeurs pour les femmes en politique locale ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Comment encourager les jeunes femmes à s'engager ?
- 19:00OuverteRéponse directe
Quels outils pour lutter contre les violences en ligne ?
- 24:00RelanceRéponse directe
Comment faire en sorte que les avancées législatives ne restent pas des obligations juridiques ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Fait
« il faut outiller et sanctionner parce que c'est vrai que quand il y a une sanction derrière, les gens ont plus peur d'oser et de faire les choses mais surtout sensibiliser. »
- 1:45Fait
« les réunions des conseils municipaux votes qui sont à 18h30, là où la LAAE se termine et là nous n'avons plus de relais. Donc peut-être aussi voir pour les décaler le le samedi matin »
- 3:00Chiffre
« en 2023, les femmes en France ont gagné en moyenne 22,2 % de moins que les hommes. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
n'est toujours pas une réalité dans l'ensemble des territoires. Elle s'est améliorée dans les grandes communes mais elle reste extrêmement fragile ailleurs. Aujourd'hui, dans les communes de moins de 1000 habitants qui représentent pourtant 70 % des communes françaises, les conseils municipaux ne comptent que 37,6 % de femmes avec des fortes disparités.
Euh on compte près de 48 % et demi dans les communes les plus peuplées. Ces écarts ne sont pas acceptables. Ils ils affaiblissent la représentation.
Ils affaiblissent évidemment la vitalité démocratique et la capacité même de nos territoires à attirer de nouveaux talents. C'est tout l'enjeu de la loi que nous avons apporté, que nous avons adopté en 2025 qui vise à harmoniser, simplifier les modes de scrutin, répondre à la crise de l'engagement local et renforcer la parité en prolongeant le mouvement qui était engagé dans la loi engagement et proximité que nous avons adopté en 2019. Cette réforme, c'est une chance et je voudrais l'affirmer, mais elle ne réussira que si nous ne sommes si nous sommes collectivement capables d'accompagner, d'encourager, de protéger les femmes qui souhaitent se présenter.
Nous devons faire tomber tous les pas maintenant, c'est pas ta place ou tu comprends ici, c'est particulier, enfin tout ce qu'on entend et que vous allez, je suis certaine, nous nous dire ça dans vos témoignages. Ces phrases, ellesent l'engagement, elles dissadent, elles exclut. Elles doivent donc disparaître.
La délégation aux droits des femmes sera dans les mois qui viennent pleinement mobilisée pour s'assurer que la loi est appliquée, que les candidates sont soutenu et que chaque commune, grande ou petite, peut bénéficier de l'apport des femmes dans la décision politique. C'est pourquoi nous avons voulu aujourd'hui entendre des actrices engagées, des acteurs qui portent une expertise précieuse. Madame Cécile Duflot, directrice générale d'Oxam France, dans vos travaux, vous montrez que les inégalités dans l'accès au responsabilité politique, elle reste structurelle.
Selon vous, on regardera les leviers les plus efficaces, voire les plus urgents pour combler ce fossé, notamment au niveau local. Grâce enfin madame Grâce L Kimbango, vous êtes délégué général de l'association des jeunes élus de France responsable de Elsos 2026. Vous nous direz comment les jeunes femmes peuvent incarner l'avenir de la politique locale et comment les y encourager.
Monsieur Alexandre Touset, vous êtes maire de Saint Sainton Sainton est chargé du suivi des thématiques de parité à l'association des maires de France. Vous vous êtes engagé au sein de l'AMF sur l'égalité femme homme. Quels serait selon vous les trois obstacles les plus concret qui empêche encore aujourd'hui les femmes de se présenter dans les petites communes et comment la réforme de 2025 peut-elle y répondre ?
Madame Sophie Trille, vous êtes co déléguée départemental du collectif aussi. Vous allez nous présenter votre guide qui est un outil concret penser pour accompagner chaque femme qui souhaite franchir le pas s'engager dans la vie locale. Vous présentez aujourd'hui un guide qui est pensé pour accompagner chaque femme qui souhaite franchir le pas.
Quelle est d'après vous la première chose qu'il faut dire à une femme qui hésite à se lancer et quelles sont les conditions indispensables pour qu'elle puisse mener une campagne sereine efficace ? Je tiens évidemment à vous remercier toutes et tous pour votre présence. Vos travaux nous éclairent et évidemment nous oblige aller plus loin, plus vite.
En tout cas, nous sommes là pour ça. Aujourd'hui, nous voulons envoyer un message clair. La parité n'est pas un ralentisseur.
Elle est une solution. Elle est un moteur et c'est un impératif démocratique. Nous sommes ravis de traiter ce sujet aujourd'hui.
Je vous donne la parole. Peut-être madame Cine Duflot. Bonjour à tous, madame la présidente, merci beaucoup.
Merci de votre de votre invitation et merci de de votre travail. Vous l'avez dit, Oxfam est une organisation qui lutte contre les inégalités et contre la pauvreté. Et parmi toutes ces inégalités, l'égalité millénaire entre les femmes et les hommes est l'inégalité qui potentialise toutes les autres inégalités.
Et évidemment, cela se retrouve dans la pauvreté, dans l'accès à la santé, mais de façon encore plus marquante dans l'accès aux responsabilités politiques. Et c'est pour cela que nous avons décidé de publier à l'occasion des 80 ans du premier vote des femmes une un index de la féminisation du pouvoir. On en a quelques exemplaires si à votre disposition.
Euh c'est un outil qui est fondé sur 26 indicateurs qui évaluent la place des femmes dans les sphères à la fois des pouvoirs exécutifs, parlementaires, euh au niveau local, au niveau politique bien sûr, mais aussi au niveau administratif. Euh souvent quand on parle de féminisation du pouvoir, on parle euh de du moment où une femme a accédé pour la première fois aux responsabilité, les premières femmes ministres en 1936, le droit des votes des femmes, la première femme première ministre, mais euh et le nombre de femmes parlementaires était souvent le critère utilisé pour euh visualiser la féminisation du pouvoir. Il nous a semblé que bien d'autres critères étaient essentiels à la fois à tous les niveaux politiques mais aussi au niveau administratif que ce soit au sein des cabinets mais au sein des directions générales des services.
Et donc cet index vise à prendre l'ensemble de ces paramètres et si l'on les regarde tous, on arrive à un taux de féminivisation de 28 %. Donc euh continuer à avancer vers la parité est un chemin qui est semé d'embûe. Mais il nous semble aussi, nous avons insisté sur ce point que euh les lois qui ont été votées ont été les seules qui ont permis de réelles avancées.
C'estàd que de manière très concrète les endroits et cela s'est vu avec les communes de moins de 1000 habitants. que il n'y a pas des règles qui sont fixées, la parité s'éloigne voire stagne et c'est très notable de voir l'évolution dans les communes de moins de 1000 habitants comparé à l'évolution dans les communes de plus de 1000 habitants. Très intéressant de voir ce qui s'est passé dans les conseils départementaux autrefois généraux où la loi a radicalement changé les choses.
Après une première étape, il faut s'en souvenir, qui une étape d'élection de binôes paritaires des de conseillers et conseillers suppléants où les binôes paritaires étaient constitués d'hommes titulaires et de femmes suppléantes. Donc les dispositifs législatifs qui sont adoptés doivent être doivent permettre de ne pas être contournés. Je rappelle que les premières lois sur la parité de liste aux élections municipales euh demandaient que la parité soit faite sur euh les six premiers puis les six suivants.
Et si vous regardiez les listes, ça été caricatural. c'était trois hommes suivi de trois femmes suivi de trois hommes, suivi de trois femmes de manière quasiment automatique. Donc toutes les règles sont poussé au pire du pire du curseur pour euh faire en sorte que euh euh la parité entre hommes et femmes dans les responsabilités politiques n'évoluent pas.
Et c'est pourquoi une un engagement très déterminé dans l'application de ces règles est nécessaire. Je tiens à vous dire que de la même manière que des études ont été faites sur la transition écologique pour montrer que entre trois mesures, les mesures incitative, les mesures punitives et les mesures normatives, ce sont les mesures normatives les plus efficaces. Pour ce qui est de la parité à l'Assemblée nationale, la mesure est punitive puisqu'il s'agit d'une pénalisation sur le financement public.
Et bien cette pénalisation n'empêche pas et je rappelle qu'il s'agisse il y a pas d'obligation de parité de résultat, c'est une uniquement une obligation de parité de candidature et même avec la dimension punitive cette parité de candidature n'est pas inteinte. Donc nous plaidons de manière très claire pour euh des dispositifs qui soient des dispositifs normatifs. Euh et nous avons bien entendu les résistances des uns et des autres euh sur l'application de la loi dans les communes de moins de 1000 habitants.
Je veux les rassurer ici vraiment très sincèrement. Les termes étaient exactement identiques quand il s'agissait d'appliquer des dispositions aux élections municipales dans les plus grandes villes. Exactement identique quand il s'est agit d'avoir autant d'adjoints femmes que hommes.
Donc à chaque fois les les arguments sont les mêmes. Et je voudrais ici, je crois qu'on avait 5 minutes, c'est ça ? Voilà.
Donc je pense que j'ai presque terminé euh terminé en disant que euh la question est toujours compliquée, notamment cette assemblée majoritairement féminine de se dire qu'il faut des normes et c'est toujours plus difficile de le les porter quand c'est par des femmes en parce que moi j'ai la grande mémoire la la jeune femme que j'étais au moment de l'adoption des lois sur la parité en 2000 qui était plutôt opposée à celle-ci en disant je veux pas pouvoir obtenir de responsabilités parce que je suis une femme. C'est bien l'inverse qui se produit, c'est que tant qu'il n'y a pas de règle, il n'y aura pas de parité. Et je veux ici citer Vivian Reding, une ancienne commissaire européenne qui disait "Je n'aime pas les quotas mais j'aime ce qu'ils produisent." Et voilà, je crois pour faire avancer la parité la meilleure le meilleur des résumés.
J'ose espérer qu'au fil du temps euh les choses s'inversent. C'est-à-dire que bah plus vous avez une corte de femmes qui accède à des responsabilités locales, plus vous avez un vivier qui permet d'accéder à des responsabilité départementale puis régionale. Et donc il me semble très utile de continuer à aller dans cette dimension.
Nous avons repris dans nos propositions des propositions qui vont pas vous surprendre qui sont celles du haut conseil à l'égalité depuis 2022. Donc il y a encore des choses à faire pour euh que les avancées soient réelles. Et je pense que la question de savoir comment on applique cette logique de quota au niveau exécutif national me paraît extrêmement important.
Je le dis sans aucun esprit de polémique, mais euh les répartitions des fonctions gouvernementales euh récentes ont montrer une dicotomie assez forte entre les hommes et les femmes, même si la parité est réelle, elle ne l'est pas d'ailleurs dans les postes de directeur de cabinet ni dans les cabinets et il me semble que la question doit être posée aussi d'une parité réelle sur les fonctions notamment régaliennes. Pour l'instant, il n'y a jamais eu de volonté de d'imposer cette règle, mais force de constater que en l'absence de cette règle, les conséquences sont assez clair sur le fait que un certain nombre de fonctions sont toujours attribuées, j'allais dire, de façon un peu atavique aux hommes. Merci.
Le constat et les Levier sont très clairs. Madame Lokim Bango, je vous laisse la parole. Merci encore madame la présidente.
Merci pour cette invitation. Je suis honorée d'être parmi vous pour représenter l'association des jeunes élus de France pour laquelle je préside la commission femmes dans la vie publique et politique parce qu'on peut le constater, il y a un lien entre la vie publique et politique et notamment porter le programme Elsos 2026 qui vise à accompagner des jeunes femmes issues de tout milieu partout en France. On est à 104 fiules que ce soit en France enfin les l'hexagone comme dans les outresem on a des des fioles notamment à la Réunion en Martinique qu'on essaie d'accompagner.
C'est des femmes, des fillules issues de tout milieu âgé entre 18 et 35 ans. Certaines n'ont aucun pas dans le monde politique et veulent vraiment entrer dedans. Et c'est là qu'on se rend compte que les femmes veulent mais que le problème c'est pas forcément la volonté mais la place ou comment accéder à ce monde qui peut nous paraître parfois très éloigné.
Donc on observe chaque jour depuis le début du programme qui a été lancé en juin les inscriptions mais on avait déjà commencé à partir de juin les fragilités les obstacles qui empêchent malgré les avancées dont la parité que des femmes entrent en politique ou accèdent au monde au milieu politique. Dans notre constat de cet accès au monde politique, on a pu citer enfin on a pu remarquer trois choses qui revenaient souvent. Euh dans le dernier point qui qu'on a regroupé avec un autre, mais je vais rebondir dessus parce qu'il fait écho un peu à ce que madame Césule Duflot évoquait.
Le premier c'est le doute organisé qui ne vient pas forcément de nous-même mais aussi du monde extérieur, du système de la société. avant même qu'une femme dépose son dossier, elle se demande déjà si légitime, non pas par ses compétences, mais parce qu'elle est une femme. C'est pas que elle-même, mais c'est aussi les personnes qu'on aura en face de nous.
Je suis jeune élue, c'est des questions que j'ai eu à me poser en ayant eu le mandat. Pourtant, quand on a le mandat, en fait, on peut se sentir légitime parce qu'on sait que c'est pas nous qui avons poussé cette porte-là et on s'est pas autoproclamé élu, mais des gens ont voté pour nous. Et de par ça, on a une certaine légitimité.
Mais arrivé devant certaines personnes, on se dit "Mais est-ce qu'on a vraiment cette légitimité ?" Parce qu'on va se dire "Bah, elle est trop jeune. Euh, elle prend trop de temps peut-être parce qu'on est coiffé, elle passe trop de temps à se coiffer." Ça m'est déjà arrivé.
On m'a demandé est-ce que j'avais eu le temps de travailler mes dossiers parce que j'étais partie chez le coiffeur alors que ça n'a aucun rapport. Et c'est des doutes, des choses qui reviennent pour les jeunes femmes. Et elles se disent "Mais est-ce que j'aurais le droit d'être féminine ?" Alors que c'est des questions à pas se poser.
Est-ce que j'ai le droit d'être femme ou d'être moi-même en poussant les portes et décidant de d'être élou ou d'avoir un poste ou de d'arriver à à ce niveau-là ? Légitimité aussi au niveau des compétences, mais ça c'est pas nouveau. Je pense que tout le monde le sait dans cette salle.
Les femmes cherchent être très compétentes, mais je pense que c'est pour combler aussi cette légitimité, c'est-à-dire qu'on essaie de compenser au niveau de la voix parce qu'on se dit peut-être qu'on a la voix qui n'est pas assez assez grave. quoi. On essaie de se masculiniser au niveau du physique.
On se dit "Mais peut-être qu'il faut que je couvre un petit peu ou que je me montre un peu plus virile pour pouvoir accéder à ces postes et en plus de ça, il faut que je sois plus compétente pour avoir cet espace- là." Alors que les hommes ne se posent pas forcément cette question. Certains hommes ne se posent pas du tout la question même.
Et donc ça c'est assez problématique. C'est des des choses qu'on qu'on reviennent souvent euh et qui ralentit les parcours et décourage la plupart des talents. Ensuite, il y a la violence symbolique et numérique.
Une jeune femme qui décide de se lancer en politique reçoit notamment par rapport à ce que j'ai évoqué plus d'attaques au niveau numérique, des réflexions par rapport à son corps, par rapport à sa voix, par rapport à tout ce que j'ai évoqué en fait précédemment. Et c'est des choses qui font peur parce qu'on se dit est-ce que je serais autant protégé qu'un homme ? qu'on va pas se dire que bah on va minimiser ça parce que je suis une femme alors que moi je le perçois comme une attaque forte, une attaque concrète, une attaque directe mais comme c'est quelque chose qui est peut-être normalisé ou qui ne revient pas dans le monde politique qui est composé majoritairement d'hommes, est-ce qu'on va le prendre au sérieux si moi je m'en plains ?
Et ça c'est un problème, cette violence symbolique qui est un problème qui revient souvent. Euh on a des données de l'Union européenne qui montrent que 76 % des femmes engagées ont déjà subi une violence en ligne. Et pour ça euh notamment, j'aimerais revenir sur le premier point et le deuxième point qui fait écho.
Euh on a pensé à certaines solutions parce que le but de cette de ce programme c'est qu'on s rendu compte que la parité c'est pas suffisant. C'est pas suffisant dans le sens où c'est bien de vouloir des femmes en liste, des femmes en politique, mais comment on fait pour qu'elles jouissent pleinement de leur pouvoir, de leur mandat sans abandonner à mi parcours ou sans se dire bah en fait même si j'ai le poste, je peux pas exercer pleinement mon poste parce que j'ai des charges à côté entre guillemets, j'ai mes enfants, j'ai ma famille, j'ai le monde professionnel, comment je fais ? Donc le but aussi de cette commission, c'est pas seulement d'accompagner les femmes, mais vraiment de faire des propositions de loi.
C'est pour ça qu'on a pas que des filloles, on a aussi des marines, des députés, des ministres pour qu'elle nous disent et qu'on puisse faire le constat et le rapport un peu entre les deux pour savoir qu'est-ce qui bloque et qu'est-ce qui manque. Et c'est pour ça que j'aimerais rebondir d'ailleurs sur ce dont vous avez fait écho, le coût personnel. Il y a deux coûts personnels, notamment le premier coût qui est les moyens financiers.
On sait que une femme sur trois occupe un poste à temps partiel. comparé contre un homme sur 10 et la politique c'est de l'argent. On sait que si on veut être libre politiquement, ne dépendre de personne, ne pas avoir de laisse entre guillemets et pouvoir être assez libre, même si des fois il y a les parties ou autres, on va avoir cette liberté financière.
Comment faire pour que les femmes accèdent à plus de postes ou se sentent légitimes ou libre de prendre le risque entre guillemets parce que c'est un risque de partir dans des élections si elles n'ont pas de sécurité financière à côté. Ça reste un frein et c'est pour ça que la commission ne s'appelle pas seulement vie dans la femme dans la vie politique mais aussi dans la vie publique parce qu'il y a un lien entre la vie publique et politique. Et si on veut plus de femmes politiques, il faut que publiquement les femmes aient aussi de l'espace et puissent circuler librement. de l'espace aussi dans la visibilisation des femmes.
C'est vrai que la parité montre qu'il y a plus de femmes, mais dans les temps de parole à la télé, même s'il y a des objectifs donnés à l'ARCOM pour qu'il y ait plus de visibilité au niveau des femmes, on se rend compte qu'il faudrait peut-être durcir et mettre des quotas et même pousser les journalistes, même si c'est déjà le cas, à poser des questions plus pertinentes aux femmes et pas seulement s'arrêter sur des choses superficielles comme on l'avait avant enfin à l'ancienne époque quand je regarde des fois des documentaires sur Michelari qui répondait par rapport au discours de la première ministre euh quand on lui a posé des questions sur l'accoutrement de la première ministre, elle répondait mais c'est pas le sujet, c'est des choses qu'on voit et que les femmes voient. Et donc même si euh on voit des femmes haut placées, on va dire les jeunes générations n'arrivent pas à se projeter parce que les questions qui sont posées sont encore assez superficielles. Pareil pour les postes régaliens comme vous les avez évoqués dans les mairies, les femmes ont plus des commissions Kutre choses.
Et je vais m'arrêter là parce que je pense que je suis déjà à 5 [rires] minutes. Merci beaucoup. Merci infiniment.
On voit bien que la culture sexiste a encore une encore une réalité. J'aurais plaisir à à être marine d'une de vos filleules. Donc le lien est en train d'être fait.
Je suis ravie. Monsieur Alexandre Toussé, maire de Sainte de Sainton, je vous laisse la parole. Bien euh ma présidente et monsieur le député, merci de dionner l'association des maires de France.
J'aurais le propos sera essentiellement sur l'action de l'AMF et puis quelques retours personnels. Moi c'est mon 3è mandat maire. À chaque fois j'ai fait la parité euh alors que j'étais pas obligé par la loi et je voudrais vous dire aussi peut-être témoigner après quelques propos sur la MF quelques difficultés que j'ai ressenti localement par rapport à cet engagement.
Euh premièrement, s'agissant de la MF, on a on a un peu anticipé parce que je crois qu'on est la première association de collectivité locale à réclamer la parité puisque ça résulte d'un communiqué de presse du 18 juillet 2018 où l'AMF a demandé instamment à l'État, au Parlement d'instituer la parité pour les communes de moins de 1000 habitants. Je souhaitais le dire parce que je je n'ai pas souvenir que pour d'autres strat de collectivité ça soit l'association représentative qui a fait la demande et à l'époque en 2018 on avait fait ce travail. On avait d'ailleurs été un peu plus loin que le législateur dans nos demandes euh et donc on avait demandé en 2018 qu'elle soit déjà appliquée au précédent renouvellement municipal.
Je le dis parce que parfois on dit que les dans les communes sont corporatistes. Voilà, la MF était en avance sur le législateur et ça me paraissait important de le dire. À l'époque, on avait fait préalablement à ces propositions un questionnaire auprès de 4000 élus femmes où on avait analysé en fait les freins à propos des des femmes qui étaient en responsabilité à l'époque avec des choses qui qui ont été dites précédemment somme de de violences sexistes ou sexuelles qui peuvent exister. euh d'autres freins sur lequels je reviendrai, ce qui nous a amené à faire ces propositions qui touchaient à la fois les communes de moins de 1000 habitants les et les intercommunalités.
En sachant, et j'aurais là aussi peut-être mettre une une petite nuance, on trouve plus de femmes mères dans les petites communes que dans les grandes communes. Euh alors, c'est pas parfait hein, mais euh je trouverais pas qu'on caricature non plus la ruralité parce que sur le poste de femme en pourcentage, il y a un peu plus. Pas suffisamment.
Je je l'avoue euh suite à ce premier travail, ces propositions formulé en 2018, on a travaillé avec le Haut conseil à l'égalité et on a essayé d'arrimer les autres associations d'élon avec euh euh ville-de France, intercomuné de France et on a convaincu après les dernières élections municipales les maires euraux de rejoindre la position de l'AMF sur ce sur ce sujet. Pour nous, c'est un sujet stratégique puisqu'il y a 24740 communes de moins de 1000 habitants. Et donc ce que je voudrais alors euh c'est un c'est un sujet stratégique parce que si vous multipliez euh il y a 11 élus dans les communes de 100 à 500 et 15 de 500 à 1000.
Si vous multipliez par 6 ou 7 24700, vous voyez l'ampleur systémique de la réforme que vous avez voté qui je pense aura plus d'impact. Je suis aussi conseiller départemental et euh élu depuis le binôme. Je pense qu'il y aura plus d'impact que la parité dans les dans les dans les conseils départementaux.
C'est je pense qu'on engage sur ce mouvement des communes de moins de 1000 de moins de 1000 habitants quelque chose qui est très systémique et qu'on dont on mesurera peut-être l'ampleur après les élections municipales. Le deuxième point c'est que à la MF, on essaie aussi de d'aber cette parité dans un dans une vision plus globale de la question de l'égalité femme homme dans la commune ville ou aux communes et pour nous c'est très important. Alors, il y a ce sujet et je je veux pas du tout mais on essaie d'avoir une vision globale.
On a produit un nombre de guides pratiques notamment sur la place des femmes dans l'espace urbain qui est un vrai sujet sur l'égalité fem d'un point de vue institutionnel. C'est et ministre indiqué tout à l'heure la question l'égalité professionnelle au sein des communes, la question des politiques publiques au sein des communes, l'attention qu'on peut porter. Donc c'est une vision globale que l'on peut euh avoir.
Alors peut-être pour revenir d'un point de vue local et et témoigner d'une d'une expérience, je suis mère d'une commune de 114 habitants. C'est les euh les trois derniers renouvellements, j'ai j'ai fait la parité à la fois dans le conseil municipal et à la fois chez les adjoints au maire. Ce que je ce que je peux dire, c'est qu'on je pense qu'on retrouve les assez traditionnellement les élités fam qu'on retrouve dans la société.
Il y a enfin il y a pas forcément une une rupture nette. Euh alors c'est l'inégalité de répartition des tâches ménagères très concrètement et le temps disponible pour s'occuper la vie politique. C'est très très difficile de solliciter des mamans d'enfants qui sont à l'école primaire.
On va dire les choses très très concrètement. C'est que c'est c'est quasi impossible. On a enfin on a systématiquement des des refus et les papa moins.
Non, non, non, mais c'est je parlais Non, mais je parlais d'inégalité qu'on retrouve très on retrouve aussi desité plus inquiétante au 21e siècle, même si celle-ci est inquiétante sur le quand je là, j'ai terminé ma liste, quand je je vais solliciter des femmes pour être candidates, elles me disent un peu, je vais quand même demander enfin elles disent pas l'autorisation mais c'est un peu ça quand même. Alors que chez les hommes, c'est un peu je vais informer mon conjoint. Il y a une petite nuance et puis il y a quelque chose qui est puissant et je serai peut-être là, je sais pas si je serai en accord avec vous, mais c'est le syndrome de la posture qui est extrêmement puissant.
C'est-à-dire que moi sur les trois listes, enfin même la 4e maintenant euh j'ai un peu près sans vraiment sans caractère parce que je suis je suis peut-être plus nuancé sur certains sujets que que vous pouvez l'être. J'ai 100 % des femmes qui m'ont posé la question de leurs compétences. Euh non et je ter c'est pas gentil, je défendre ma corporation mais c'est et je me souviens pas ce moment mais le précédent j'avais une directrice de recherche au CNRS qui m'avait dit mais est-ce que voilà je suis maire d'une connue de moins de militant est-ce que je vais être compétente et je dis écoute et dit si si toi tu es pas compétente je pense que autour de la table on va pas être nombreux et donc mais ce syndrome de la posture il est quand C'est c'est un frein extrêmement puissant.
Voilà. Et euh c'est une réflexion qu'on a à l'AMF pour voir comment là on envisage avec quelques collègues de monter des formations non pas techniques mais des formations sur comment je peux prendre ma place. comprendre l'univers du pouvoir d'une vie municipale, quels sont les postes stratégiques où se positionner l'intercommunité, les délégations, est-ce que je peux réclamer toute forme de délégation ?
Après tout, moi j'ai eu des adjointes à l'urbanisme aux finances comme j'ai eu au cours de ces trois mandats des adjointes aux affaires scolaires et ça me gêne pas. Enfin mais quasier au moins la liberté de choisir et d'imaginer qu'elle puisse à l'égal être à l'urbanisme ou aux finances. Euh et peut-être pour euh de deux éléments, je pense que le statut de l'élu est d'autant plus nécessaire pour renforcer l'égalité euh femme-homme.
à la fois un texte a été adopté mais j'allais dire la connaissance du statut de l'évu parce qu'il y a beaucoup de dispositifs qui sont pas nécessairement connu ou dont les potentiels bénéficiaires hésitent à à utiliser à actionner. Je pense que la question de la garde des enfants qui était un dispositif qui est ancien enfin je euh et qui était pas forcément utilisé comme une forme d'autocensure. Alors qu'est-ce qu'on va dire si si j'utilise euh ce dispositif ?
Voilà. Euh peut-être un mot pour conclure lors du renouvellement. Alors c'est pas facile et je voudrais pas qu'on caricature les mères.
C'est c'est compliqué. C'est moi je l'ai fait volontairement les trois derniers mandats. J'étais pas obligé.
Je l'ai vraiment fait volontairement. C'est pour les raisons que j'ai indiqué, c'est c'est pas facile. Mais lors du renouvellement, moi je je vois le c'était un peu plus compliqué la première ma première élection municipale.
La deuxième fois la troisème fois, ben j'avais des femmes sortantes qui repartaient. Donc cette question-là ne se posait beaucoup moins et donc même s'il y a eu quelques euh affirmation un peu sonore quand la loi a été adopté un peu tardivement on va dire aussi hein et parce que c'est vrai que si la loi avait été adoptée un an avant ou 2 ans avant, je pense que ça a peut-être été un peu plus simple lors du renouvellement ça passe. Je pense que ça on aura complètement oublié euh de de voir la loi comme une contrainte, mais ça paraîtra tout à fait naturel.
Pardonnez-moi d'avoir été un peu plus loin. Merci infiniment. Et puis maintenant pour s'orienter un peu solution au collectif d'elles aussi, vous avez trouvé de quoi mettre les femmes sur les rails avec votre guide.
On vous laisse la parole. Merci madame la présidente, mesdames messieurs les députés. Donc je vous remercie tout d'abord pour l'invitation.
Je suis très heureuse d'être ici avec vous. Je suis Sophie Tri donc c-éléguée départemental de l'association Elsoi. Donc Els aussi c'est une association nationale pluraliste et transpartisane qui a des antennes au niveau local et qui agit vraiment sur les territoires.
C'est une association qui a été créée il y a plus de 30 ans. Et donc concrètement qu'est-ce que nous faisons ? Nous faisons des actions sur les territoires et nous faisons aussi un travail de fond pour enrichir ben justement les les sujets sur la parité et cetera et éventuellement vous donner des pistes pour les lois pour à destination des des sénateurs ou des députés.
Nous sommes ravis loi sur la parité soit passée. Nous allons tout de même être très vigilante bien évidemment sur l'application et également la loi récemment sur le statut de l'éluc. Euh et concrètement donc au niveau de nos actions, nous avons euh plusieurs actions que nous avons mis en place.
Donc nous avons tout d'abord euh décerné la Mariane de la parité. Donc concrètement la mariane de la parité, qu'est-ce que c'est ? d'un trophée.
Nous avons étudié sur le territoire les EPCI qui étaient les plus paritaires. Donc nous sommes allés regarder au niveau de la présidence déjà si c'était un homme ou une femme. Nous sommes descendus aussi sur les vice-présidences et ensuite nous sommes descendus sur les délégations à savoir les délégations genré ou pas l'économie si c'était plutôt tenu par une femme ou le social tenu par un homme.
Et en fonction de tout ça, nous avons donc fait une analyse et nous sommes allés décerner le trophée dans les EPCI qui étaient les plus paritaires. Bien évidemment, au départ, nous sommes dit les EPCI qui vont être les plus paritaires, ça va être des EPCI les plus urbaines où il y a un grand nombre d'habitants. Et en fait dans certains territoires, ça fait quoi un peu ce que vous avez dit tout à l'heure, euh des EPCI lauréat étaient des EPCI très très rurales.
Donc nous sommes allés voir ces maires qui avaient mis en place la parité avant l'application de la loi pour voir un petit peu bah les comment ils avaient fait, quel frein ils avaient pu rencontrer. Et justement, nous avons organisé ensuite des réunions, des échanges pour aller au-delà des peut-être des peurs un petit peu aussi des mères pour sur la loi là qui va qui va arriver et et pour leur montrer que oui, c'est possible, c'est possible de mettre en place la parité. Euh nous faisons aussi une autre action euh qui est celle d'intervenir euh dans les lycées euh et dans les universités parce que l'on croit euh à tout ce qui est euh euh sensibilisation, inspiration et mentoraat.
Et je pense que c'est important et vous l'avez dit tout à l'heure par rapport au syndrome de l'imposteur, je pense que c'est important d'avoir des rôles modèles et que les femmes aillent témoigner euh beaucoup sur leur prise de responsabilité, euh comment elles ont fait effectivement pour réussir à gérer tout ce qui est enfants, l'engagement d'élus, l'engagement parental parce c'est aussi un engagement, l'engagement professionnel et toute cette conciliation et cet équilibre parce que il y a pas de Wonder Woman, il y a juste des femmes qui arrivent à faire et donc Elles ont une organisation, elles ont sans doute des tips, des petites astuces et c'est important aussi d'aller les partager. Euh nous avons aussi reçu récemment la présidente du HCE car nous avons un un un siège au HCE. Nous l'avons reçu dans un de nos territoires donc sur la commune de Blagnac euh pour justement une table ronde sur le sexisme et sur le sport.
Et lors de toutes ces actions que nous avons mené, nous avons effectivement les mêmes craintes qui reviennent. et nous nous sommes aperçu que les femmes posaient les mêmes questions. Donc ça rejoint un peu vos propos.
Euh est-ce que je suis légitime ? Est-ce que je vais avoir le temps tout simplement de m'engager pour mon mandat ? Est-ce que je suis compétente ?
Et surtout la question qui revient à chaque fois, c'est est-ce que je vais pouvoir tout concilier ? On sait très bien que une femme sur deux s'arrête de travailler à partir du premier enfant, que au 3è enfant 30 % des femmes ne travaillent plus. Donc il y a effectivement toutes ces femmes à aller chercher et et et parce qu'elles représentent et qu'elle porte la voix euh justement de de ces femmes qui sont souvent invisibles et non représentées euh politiquement.
Nous avons du coup avec tout ça euh nous avons créé ce guide donc le guide de la candidate qui est ici il y a il y a des exemplaires. Ce guide nous avons voulu que ce soit un outil un outil pratique justement pour toutes les femmes qui souhaitent s'engager. Donc ce guide rassemble les questions concrètes que les femmes ont pu se se poser avec des des réponses tout aussi concrètes.
Nous avons voulu qu'il soit communiqué au plus grand nombre. C'est aussi euh euh ma raison, la raison de ma venue aujourd'hui, qui soit diffusé euh de façon très large euh justement pour atterrir entre les mains de ces femmes qui veulent s'engager mais qui ne savent pas comment tout simplement parce qu'elles ne sont pas dans des partis politiques. On sait que c'est plutôt simple, hein, d'aller chercher des femmes quand elles sont déjà engagées dans des partis politiques.
Euh des femmes qui n'ont pas spécialement de réseau, comme on dit, mais qui vivent dans leur commune et qui souhaitent s'engager localement. Ce guide donc nous l'avons diffusé au sein des délégations régionales et départementales au droits des femmes. Nous avons nous l'avons diffusé et nous l'avons élaboré en lien avec l'AMF avec la MRF intercommunalité de France.
C'est vraiment un levier d'accompagnement et de mobilisation. Et également nous organisons des tables rondes et nous sommes à votre disposition. Nous sommes à la disposition des députés qui souhaiteraient aussi euh organiser sur leur territoire des tables rondes alors que les municipales sont en 3 mois.
Mais ce guide aussi s'adresse pour les les autres élections, les autres scrutins, ce n'est pas uniquement pour les municipales. Donc nous le tenons à votre disposition. Il existe aussi sous plusieurs formats que ce soit QR code ou ou format PDF.
également nous avons mis en place un motion design donc toujours dans le but d'aller communiquer et faire vraiment cette démarche d'aller vers les femmes. Le motion design c'est quoi ? Vous allez pouvoir le voir là, c'est une petite vidéo toute courte parce que nous avons voulu parler aux femmes comme on l'a dit tout à l'heure, ces femmes qui sont euh moins de 50 ans en général un profil qui ont des enfants en bas âge, des enfants voilà qu'on narrive pas à capter parce que c'est difficile de tout gérer, mais des femmes que l'on veut entendre aussi.
Et donc ce motion design, il peut être diffusé partout, il est très court. Euh vous pouvez également vous vous en servir et si certains veulent veulent le diffuser, ça avec grand plaisir. Voilà.
Donc si jamais j'avais juste un message à faire passer aujourd'hui, c'est vraiment que la démocratie sans les femmes euh c'est une démocratie incomplète et donc nous on lutte vraiment pour la parité, que ce soit politique ou dans toutes les instances de décision. Euh voilà pour une présentation très rapide et je serais ravie de répondre à vos questions. Merci infiniment. [musique] [musique] [musique] Merci infiniment.
On voit bien que engagez-vous, faites-vous confiance. Le au-delà d'informer le aller vert euh on le retrouve chez elles aussi ou alors pours os de ce qu'on a repris. Merci pour vos contributions.
Je propose aux orateurs de groupe de démarrer par le groupe Ensemble pour la République avec Guillaume Gouffier Valente. Euh merci madame la présidente. Euh euh mesdames et monsieurs le représentant du monde associatif, merci beaucoup pour votre présence et l'ensemble de ces éléments euh de réflexion, d'action euh également sur un sujet qui euh pour nous euh nous est euh cher.
Chers collègues, cher Julie et cher Véronique. Euh le 29 avril 1945, les Françaises votaient pour la première fois. 80 ans plus tard, nous devrions pouvoir parler d'un pouvoir réellement partagé.
Ce n'est malheureusement pas le cas. Euh c'est ce que l'on voit quand on lit le dernier index de féminisation du pouvoir que vous avez publié chez Oxfam. Des travaux précieux.
Les femmes représentent encore moins d'un/3 des personnes exerçant réellement le pouvoir dans notre pays et seulement une mère sur 5, ce qui a des conséquences par ailleurs sur le niveau intercommunal bien entendu. Et si depuis 25 ans, notre droit n'a cessé de progresser pour ouvrir et garantir l'accès des femmes à la décision publique et politique, force de constater que la féminisation du pouvoir stagne et se heurte à des réflexes sexistes encore bien ancrés, y compris euh au niveau euh local. et titre personnel, il faut encore batailler durement pour expliquer l'intérêt et l'importance de ces lois de parité qui ont un enjeu d'égalité bien entendu un enjeu d'exemplarité mais également d'amélioration tout simplement de la décision publique et politique qui est trop souvent oublié par les décideurs.
C'est pourquoi nous avons souhaité aller plus loin en s'attaquant aux trois versants de la fonction publique. C'est la loi du 19 juillet 2023 qui a renforcé l'accès des femmes aux responsabilités dans la fonction publique. La prochaine étape décisive concerne d'ailleurs un sujet que vous avez évoqué, la parité dans les cabinets ministériels et à la présidence de la République.
Cette seconde disposition devrait entrer en vigueur ce 1er janvier. Nous regarderons sa mise en application avec grande attention parce que c'est une juste mesure pour l'amélioration de la décision politique. Rappelons-le, l'égalité ce n'est pas la charité, c'est un impératif pour toute la démocratie.
Nous nous sommes également attachés à travailler sur les conditions mêmes de l'engagement politique local. La loi visant à harmoniser le mode de scrutin aux élections municipales permettra de généraliser le scrutin de liste, de mettre fin au panachage qui invisibilise les femmes, de garantir l'alternance femme homme, y compris sur les listes incomplètes et d'assurer enfin qu'en 2026 toutes les communes de France soient soumises aux mêmes exigences de parité. Cette réforme permet de sécuriser les parcours, de construire des équipes municipales cohérentes et de lutter contre les mécanismes d'exclusion encore très présents dans les petites communes.
Pourtant, nous continuons d'entendre et nous l'avons entendu il y a quelques mois les mêmes objections que celles que l'on opposait aux lois de parité au début des années 2000. Je ne trouve pas de femme, c'est compliqué. Cela bloque la carrière politique d'un homme ou encore on ne peut pas imposer ses règles aux potite communes.
Personnellement et on le voit avec votre témoignage monsieur le maire quand on veut on peut. Euh il faut visiblement renforcer un grand nombre d'outils de formation mais aussi encourager la volonté politique de nombre de messieurs à l'obe des prochaines élections municipales à l'heure où les freins culturels et les cybervolences continuent d'écarter les femmes de l'engagement politique aussi. Comment faire en sorte pour que ces avancées législatives ne restent pas de simples obligations juridiques mais impulsent une réelle dynamique au niveau local ?
Et je rajouterai une question en vous entendant parce que le syndrome d'imposture est revenu à multiples reprises dans vos interventions. Comment mettre à terme à terre ce syndrome ? Par quel par quels outils ?
Par quelle politique publique pouvons-nous enfin aller plus loin ? Oui, pour ensemble pour la République, Julie d'pêche. Merci madame la présidente.
Merci beaucoup mesdames et messieurs pour pour et monsieur pardon euh pour vos interventions. J'avais une question rédigée mais en fait je vais j'ai envie plutôt de rebondir à à ce que vous avez dit. Euh je suis députée, je suis jeune, j'ai un enfant de 2 ans.
Euh et donc je vais beaucoup sur le terrain pour échanger avec les femmes sur évidemment ce que ça implique de s'engager en politique. Et je pense que on a un sujet sur comment on amène le sujet. Et en fait ma question va s'adresser à vous, monsieur le représentant de la MF.
J'ai j'ai accueilli les femmes de ma circonscription, les femmes élues de ma circonscription à l'Assemblée nationale suite au vote de la loi pour les remercier de leur engagement mais surtout pour leur dire qu'on a besoin d'elles parce que j'en vois beaucoup qui n'ont pas envie de se représenter. Et j'ai reçu des mails de mère homme de ma circonscription me demander pourquoi j' n'invitais que les femmes. J'ai dit parce que j'ai j'ai envie de les mettre à l'honneur, j'ai envie de les valoriser. et ce que je me suis ce dont je me suis rendu compte, pardon, en échangeant avec elle, c'est que l'approche des mères quand ils vont solliciter les femmes pour rentrer sur leur liste ne leur donne pas envie.
J'ai un mère qui me dit "Bah, je suis allé voir cette femme-là parce que je lui ai dit qu'il me manquait des femmes sur ma liste." Je dis "Bah, peut-être qu'on peut présenter la chose autrement." C'est-à-dire tu pourrais apporter ça à ma liste, "J'ai tel projet, est-ce que tu as envie Voilà, je pense qu'on on ne donne pas du sens euh quand on s'engage pour être député.
Évidemment, on est avec une étiquette, un parti, il y a un programme, ça peut donner du sens sur des listes dans les petites communes, c'est plus compliqué, mais il y a quand même des projets. Et et ce que je ce dont je me suis rendu compte en échangeant avec elle, mais aussi avec eux, c'est que l'approche et les femmes mères n'abordent pas du tout les femmes pour rejoindre leur liste de la même manière. Elles disent voilà, on a un projet par exemple sur l'école.
Euh alors pas toutes hein, on est d'accord, mais en tout cas je je me demandais du coup si euh si au au sein de l'AMF vous aviez peut-être des formations ou des sessions de sensibilisation pour euh les élus sur comment on donne envie euh aux citoyens en général de s'engager mais surtout aux femmes. Et je pense que la manière dont on les aborde pour rejoindre les listes est extrêmement importante et peut être un peu décisive dans dans la décision finale. Moi je vous rejoins, je vais aussi beaucoup dans les écoles et effectivement il y a beaucoup de travail à faire bien avant sur l'éducation et sur et sur le fait de montrer qu'on peut concilier une carrière politique et une vie personnelle.
Mais voilà, sur euh là ce qui nous amène dans quelques mois euh c'est-à-dire l'échéance euh électorale des élections municipales, ma question c'est ça, c'est comment la MF peut prendre ce sujet en main et peut-être avoir euh cette sensibilisation pour les gens en place qui veulent constituer des listes et qui vont du coup devoir répondre à cette à cette loi qui était importante sur la parité pour les accompagner dans dans leur démarche pour aller solliciter les femmes de leur commune. Je vous remercie. Merci.
Peut-être avant de vous redonner la parole, questionner aussi la question de de la violence en ligne. C'est-à-dire que lorsqueon est élu, on est aussi exposé fortement à la violence en ligne, au cyberharcèlement, deep fake, enfin euh de votre point de vue selon chacune de vos organisations, quel est le regard que vous portez sur ce sujet-là et des solutions éventuellement à suggérer ? Je ne sais pas qui veut répondre rebondir.
Je vous laisse intervenir compléter vos propos. Je veux bien intervenir sur le syndrome de l'imposteur. La question qui a qui a été posée par votre collègue et sur les femmes.
Mais juste je vous invite juste à regarder un petit donner un petit coup d'œil aux noms qui sont écrits sur le mur en face de nous. des finances. Voilà, nous sommes un photos le ministère de l'éducation nationale, le ministère de l'éducation.
Voilà. Donc, et quand on regarde partout, donc il faut savoir que si on cherche à comprendre le syndrome de l'imposteur, bah il faut comprendre ça. Qu'est-ce qu'on a comme visibilité de représentation du pouvoir quand on apprend le pouvoir à l'école, quand on bah on est entouré par une représentation très masculine du pouvoir.
Donc intuitivement, se projeter dans une représentation si différente, c'est compliqué. Donc je pense qu'il faut aussi se se dire ça et c'est pour ça que la féminisation des titres était un combat très important. Je raconte encore une anecdote.
De la même époque où j'étais contre la parité, je faisais un stage où je devais préparer des courriers et donc c'était des courriers pour des directeurs de cabinet. Donc j'avais écrit les courriers et pour les femmes, j'avais écrit madame la directrice de cabinet et maître de stage, j'avais 19 ans, est revenue, m'a jeté le paquet de courrier sur le bureau. Elle m'a dit "Qu'est-ce que tu as fait ?" Je comprenais pas du tout.
Elle me dit là, elle me dit euh elle est directeur de cabinet, elle est pas directrice de cabinet, c'est pas une directrice d'école. Et donc c'était une femme qui me disait, elle est pas directrice d'école, elle est directeur de cabinet. Et donc ça impliquait que masculiniser le terme d'une fonction était la valoriser.
Et ça existe encore, il y a encore quelques femmes qui souhaitent qu'on utilise Oui, ben c'est c'est très significatif. Et donc sur comment ça alimente le syndrome de l'imposteur ? Tout simplement parce que les rôles modèles pour parler comme mes collègues anglo-saxons, les imaginaires sont très masculins.
Ça c'est la première chose. La deuxième chose, c'est que ça se déconstruit beaucoup à l'école. On sait que les stéréotypes de gens, ils sont paillés et qu'en revanche, ils deviennent très rapidement acquis à l'école.
Il y a eu des débats sur ces questions, mais vraiment je pense que c'est très important d'être attentif très tôt euh parce que cette capacitél y compris par les femmes elles-mêmes. Vous avez parlé euh monsieur Touet des femmes qui s'occupent des enfants et qui du coup n'imaginent pas possible de pouvoir être élu. Bah les enfants qui sont élevés par ces femmes qui voient les hommes faire autre chose et les femmes s'occuper des enfants, bah quand c'est des filles, elles aussi elles sont euh imprégné par ça.
Donc c'est un travail qui n'est pas juste quand on dit le syndrome de l'imposteur et on renvoie chaque femme individuellement à cette question là alors qu'en fait c'est vraiment une imprégnation collective et je pense que bah plus on est volontariste dans le fait que des femmes accèdent aux responsabilités et deviennent des justement participent d'un changement de modèle plus on va réparer le syndrome de l'imposteur a priori sur le fait de favoriser valoriser les femmes, les mettre en avant par les femmes. C'est une très bonne nouvelle madame la députée parce que pendant longtemps les femmes ont voulu prouver qu'elles étaient des hommes comme les autres et du coup ne pas du tout mettre en avant la dimension ni féminine de leur personnalité ni de leur entourage. Donc je suis comme vous monsieur le député.
Je j'attends avec impatience de voir l'impact sur la composition des cabinets et si je voulais être taquine, je dirais tout le cabinet, pas uniquement celui qui figure au journal officiel parce qu'il y a des collaborateurs de cabinets qu'on peut recruter sans les faire figurer au journal officiel. Donc ce serait bien que ce soit authentiquement les personnes qui travaillent au sein d'un cabinet. Voilà, parce que je le disais hein, on trouve toujours des espèces de de petites trappes.
Et dernier point euh madame la présidente sur la question de la violence en ligne, d'abord il faut dire qu'elle ne touche pas que les élus, elle touche les femmes en général. Elle touche les femmes qui s'exposent. Euh elle touche même les femmes euh j'allais dire qui n'ont pas de responsabilité mais qui peuvent y compris quand elles sont très jeunes, on le sait avec les collégienne et les lycéennes.
Je pense qu'il faut que la loi et les moyens donnés au service de police et au et à la justice pour pouvoir aller au bout des procédures parce qu'on voit que quand même il y a un effet dissuasif quand le sentiment qu'à partir du moment où on est derrière son écran bah on ne craint rien s'éteint ben on va contribuer à faire avancer les choses ensuite sur comment se protéger individuellement comment vivre avec ça honnêtement je pense que les initiatives comme celles des associations d'élus ou de ce que fait elles aussi ou d'autres collectif de femmes qui ont soit développé des techniques, soit partagent les expériences des unes et des autres et créer de la du soutien par les paères sont des méthodes qui peuvent être utiles. Pardon ? peut-être sur comment bon effectivement une association qui fédère les communes on voilà on a des mères femmes et hommes de nature différentes qui peuvent avoir des approches différentes du du du sujet.
Je pense que dans les communes rurales qu'on parle de moins de 1000 habitants, il y a quand même des données qui sont importantes parce que souvent on ne fait pas de liste politique. Moi, j'avoue, j'ai j'ai quatre adjoints, j'en ai deux de gauche, deux de droite. Jearais pas dire ça parce que je les ai pas recruté en fonction de leur leur sensibilité politique et je je les ai connu après.
Mais en fait, on fait souvent dans les communes de 1000 habitants, on essaie de de représenter le territoire dans sa diversité, c'estàdire d'avoir des profils socioprofessionnels différents, d'avoir des hameaux qui sont représentés dans leur diversité. Et donc, je pense qu'effectivement, et je rejoins les propos de monsieur le député, l'enrichissement du débat, il passe par la parité. Je pense que c'est le premier angle d'attaque si j'ose dire, c'est l'enrichissement du débat et et souvent les listes, on a souvent une liste dans les communes de moins de 1000 habitants de d'appréhender cette diversité des points de vues de l'analyse des sujets et et donc la collégialité de la décision et la parité bah forcément elle participe de de cela.
On a fait une grande campagne sur l'engagement avec les les effectivement des femmes et des hommes. Il y avait pas que des que des femmes, mais parce que voilà, il y a la il y a la parité. Donc on a lancé cette grande campagne médiatique que vous trouvez sur certaines chaînes info.
On va essayer de faire aussi euh euh très rapidement là euh début janvier des formations avec des des femmes qui souhaitent être candidats à des femmes élues qui souhaitent progresser dans leur carrière politique. Et puis pour dire peut-être dernier point, on a dans la ruralité en fait les femmes qui aiment peut-être alors je sais pas si peut-être qu' a une place essentielle dans la ruralité peut-être plus que dans les villes. Elles sont souvent sur des postes de décision extrêmement importants dans l'économie locale en fait.
C'est pour ça qu'il faut peut-être pas euh on a un réseau de femmes qui qui qui sont capable euh on a beaucoup de femmes dans qui qui dirigent des établissements médicaux-sociaux par exemple. Euh on a enfin beaucoup de réseaux de femmes de secrétaires de mairie qui qui ont donc toutes les compétences puisque voilà. Euh donc on a on a beaucoup de femmes qui ont vraiment dans la ruralité des rôles et il y avait une étude de l'injep là-dessus sur le la le rôle considérable des femmes dans la ruralité et donc je crois et pour revenir peut-être d'un mot je crois que lors du prochain renouvellement ça sera une évidence et aujourd'hui on a quelques hommes mais aussi femmes mères qui contestent la loi hein parce que ça vient pas que des hommes parce que la sororité est aussi un sujet.
Non non mais je peux vous dire parce qu'on a reçu quelques courriers à la MF quand en 2018 on a fait ses propositions. On a reçu quelques courriers de femmes pas forcément dans le sens de la sororité. Il il y avait aussi beaucoup d'hommes, peut-être un peu plus de c d'hommes, faut faut l'avouer.
Mais euh tout ça, je je pense progresse et et lors du prochain renouvellement, je suis assez confiant pour que les freins qu'on qu'on constate aujourd'hui n'existent plus à une condition aussi, c'est que le partage des responsabilités, le partage des délégations, la conduite des débats montre ce souci de la parité au-delà de l'obligation légale. faire comment on partage le les responsabilités à l'intercommunité dans les commissions, dans les délégations, comment le débat est respectueux et tout ça. À mon avis, on peut engager un un cercle vertueux pour le aussi dans le cadre du prochain renouvellement.
Moi, c'est pour rebondir déjà par rapport à la première question euh de monsieur le député. Euh c'est vrai qu'en tant que femme, en tout cas je vais parler pour les jeunes femmes, j'ai entre 18 et 35 ans par rapport au programme. Euh le problème c'est qu'on se dit il y a peu de femmes, donc c'est plus dur et à l'inverse il y a beaucoup d'hommes donc pour les hommes c'est plus facile pour eux de partir en campagne ou dans les élections.
Donc pour les femmes, c'est pas forcément qu'on cherche enfin qu'on a ce syndrome de l'imposteur de manière inée, mais en fait il y a tellement peu de femmes et a des postes régaliens qu'on se dit qu'il faut vraiment être très calibré pour pouvoir en tant que femme prendre la place. Et je pense que c'est là le le plus grand problème. Et je rejoins du coup encore une fois madame Cécile Duflot dans le fait qu'il faut qu'il y ait vraiment plus de femmes à des postes où on les voit pas forcément, c'est-à-dire les commissions dures et pas forcément dans le CR.
Et là, les femmes auront plus de facilité à prendre leur place parce qu'elles se diront tout simplement, je reparle, enfin je reviens sur les rôles modèles que des femmes arrivent à le faire donc c'est possible et plus on voit des femmes et plus ça nous paraît accessible. Je pense que c'est pareil pour tout. Si on voit plus de femmes entre guillemets infirmières ou d'hommes dans la police, bah en fait c'est plus facile et envisageable de se lancer dans ce type de métier parce que en fait c'est notre représentation.
D'où l'importance des quotas. C'est vrai que moi aussi avant j'y étais pas favorable parce que je me disais mais pourquoi pour nous euh on doit avoir des quotas pour se lancer alors que les hommes n'ont pas besoin de ça ? Mais en fait tout est une question de représentation et de normalisation.
Tant que ce n'est pas normal pour nous, pour un homme ou pour une femme de se dire tiens, à ce poste-là, je peux prendre une femme. On est obligé de mettre des quotas jusqu'à ce que ça devienne énorme et après on en aura plus besoin parce que ça sera devenu normal. Et pour ça, c'est pour ça que c'est important la sorité que vous avez saoulé monsieur Alexandre Tousé et c'est ce qu'on voulait aussi emmener avec Elsos parce que c'est un programme transpartisant qui est porté par l'ARGF qui est aussi transpartisan.
En fait, c'est plus une question de parti mais c'est vraiment une question de femme. Comment on trouve notre place au sein de cette République ? Et là, ça va au-delà de tous les combats politiques parce que c'est une question humaine, je dis femme mais c'est aussi une question des hommes.
Quelle place les hommes laissent aux femmes dans la société et comment nous on peut prendre notre place. Et donc la sauce hororité était pour nous importante. Donc les fioles, peu importe leur bord politique, on les oblige à se rencontrer, à se parler parce que en fait vous êtes pas ennemi.
Vous êtes ennemi peut-être au niveau de vous aider, vous êtes pas obligé de vous entendre mais humainement vous devez vous entendre, vous devez vous supporter parce que en fait il faut qu'on avance ensemble pour ce combat entre guillemets. D'où l'importance aussi d'avoir des mentors de diverses parties politiques pour qu'on puisse vraiment parler au plus de monde de ce problème-là. Après, je reviens du coup madame les députés sur votre question que vous avez posé à l'AMF mais nous ce qu'on peut observer en tout cas sur le terrain c'est l'approche toujours.
C'est vrai que les femmes ont besoin de sens. Je sais pas si c'est culturel, si c'est sociétal. Un homme, on va dire au niveau peut-être de l'éducation, après je dis ça, mais en vrai, c'est aussi un peu applicable dans le sens où que dans le dans la ruralité, les rôles sont pas inversés, mais sont un peu plus lissés.
C'est-à-dire qu'on attend d'une femme et d'un homme qu'ils aillent euh aux travaux ou enfin qui se lancent un petit peu qui qui salissent un peu leur main entre guillemets et qu'il n'ait pas peur de le faire. Alors que, on va dire en ville euh malheureusement des fois dans l'éducation, en tout cas dans les quartiers ou autres, c'est vrai qu'on attend qu'une femme soit utile à la maison, au travail et pas forcément qu'elle l'aille chercher sa place alors que les hommes, on les apprend à aller vers à aller conquérir le monde extérieur. Et c'est aussi ce que on retrouve, en tout cas moi ce que je retrouve au sein du programme, c'est que les hommes qu'on leur propose d'aller en campagne ou autre, en fait, ils sont déjà dans cet esprit de conquête parce qu'ils ont grandi dans la conquête.
Alors que pour les femmes, l'approche en plus que vous avez cité, c'est euh "Nous te proposons de faire ça." En fait, elles veulent apporter une valeur ajoutée. Elles veulent être sûr d'apporter quelque chose et d'être utile.
Et c'est à ce niveau-là que je trouve que les choses coincent parce que du coup, on les femmes n'attendent pas d'elles-même euh même le système en vrai qu'on va les approcher, on attend qu'elles soit d'abord utile avant de les pousser à vouloir conquérir ou chercher une place. Donc c'est ce qu'on a qu'on a repéré. Et par rapport à la violence en ligne, pour conclure, euh je pense aussi qu'il faut outiller et sanctionner parce que c'est vrai que quand il y a une sanction derrière, les gens ont plus peur d'oser et de faire les choses mais surtout sensibiliser.
Sensibilisation, on le fait pour de nombreuses choses actuellement, mais je trouve que pour tout ce qui est sexisme, c'est pas encore le cas. En fait les on va dire vu que c'est un combat pas récent mais en même temps récent, on ne sait pas forcément où est la limite. Estce que l'on a le droit de dire certains termes ou certains termes sont perçus comme sexistes.
On peut le voir même dans les émissions qui datent d'il y a 15 ans, 20 ans. Euh quand on les regarde à l'heure actuelle, on se dit "Mais c'est incroyable et intolérable que des propos pareils soient tenus lors des des émissions." Et là maintenant, bah on peut le voir même récemment, je crois que j'ai regardé une émission, je sais plus quelle chaîne où on disait mais avant on avait le droit de le dire.
En fait, c'est c'est ça le problème, c'est la sensibilisation. Là, où est-ce qu'on en est et qu'est-ce qu'on peut mettre en place pour sensibiliser les gens sur ce qui peut être dit ou pas, sans limiter la liberté d'expression, mais en fait, il faut mettre des limites et dire que non, ça c'est pas tolérable pour les femmes. Voilà.
Peut-être pour rebondir rapidement également sur le syndrome de l'imposteur. Nous nous avions porté des propositions avec elles aussi pour le statut de l'él. Bon, propositions qui n'ont pas été retenu mais peut-être qu'elles seront retenues plus tard sur la formation.
En fait, on pense que vraiment la formation la formation obligatoire quand quand on prend un mandat d'élu qu'il y ait une formation obligatoire et que l'élu ne soit pas à réclamer cette formation. C'est vrai qu'on parle beaucoup des budgets tendus, des budgets des municipalités qui sont très tendues et et les femmes peuvent parfois ou les hommes aussi hein, d'ailleurs on on est embarqué dans dans le même sujet euh se dire ne pas oser demander à être formé parce qu'il y a un coût. Si cette formation était obligatoire, ça permettrait aussi déjà d'acquérir d'acquérir des des points pour pouvoir porter son mandat et et se sentir peut-être un peu plus légitime.
Après, il y avait une question qui revenait aussi sur les Frit de garde. Alors, il y a eu, j'ai pas eu le temps de trop regarder là ce qui a été voté, mais c'est vrai que les frais de garde, c'est pareil voir quel quelle a été l'application, combien de femmes s'en sont servies, quel a été le montant et peut-être aller aussi plus loin en développant tout simplement avec des associations locales euh peut-être aussi la garde des enfants. Mais là aussi, on va un peu plus loin et on va sur les réunions des conseils municipaux votes qui sont à 18h30, là où la LAAE se termine et là nous n'avons plus de relais.
Donc peut-être aussi voir pour les décaler le le samedi matin, je sais pas, ça c'est plein de points qui reviennent nous fréquemment de femmes qui nous disent bon c'est des petits détails mais qui jouent beaucoup euh sur le fait d'exverser son mandat son mandat au quotidien. Et donc nous revenons bien sûr sur le gros sujet qui est la charge domestique. Euh c'est vrai que Giselle à limite je je relisais la dernière fois disait que euh pour mener tous ces projets à terme et cetera, elle avait eu un un mari féministe.
Et on dit souvent que derrière les grands hommes, il y a des grandes femmes, mais derrière les grandes femmes, il y a aussi des grands hommes. Et donc il faut embarquer aussi les hommes. On voit qu'il y a le masculinisme qui revient, on a tout ça, mais on a un gros sujet aussi pour embarquer les hommes dans ce combat.
C'est un combat que que l'on mènera ensemble et donc c'est vrai que tous ces points euh voilà, c'est c'est des points que nous on qui nous remontent beaucoup et sur lesquels on essaie de travailler pour voir comment on peut aller plus loin sur tout ça. Vous voulez rebondir ? J'avais juste une question, je suis tout à fait d'accord moi sur euh la parité dans les cabinets et les postes régaliens et voilà, je je hâte aussi de voir l'application, mais est-ce que au niveau de la MF, on a une idée euh not dans les conseils municipaux du nombre d'adjoints en finances, le pourcentage d'hommes et de femmes par exemple, versus les adjointes à la petite enfance en général qui sont des femmes ?
Non mais parce qu'on parlait du C mais en fait ce qu'on voit c'est que alors est-ce que c'est qu'elle ne se porte pas candidate ou est-ce que c'est un choix du maire ou de la maire ? Mais on voit quand même enfin moi j'ai 72 communes sur ma circonscription, j'ai très peu d'adjointes aux finances. Je pense que je n'en ai même pas.
Euh et finalement euh je sais pas si si la MF vous avez aussi des collectes de données comme ça un peu sur la répartition des postes, mais je pense que ça serait intéressant de voir parce que au-delà de la parité de la liste après on a aussi euh la parité euh des fonctions. Ce qui est vrai pour euh pour le gouvernement c'est une certitude. Ce qui est vrai sur les postes à l'Assemblée nationale aussi comme le montre le mur derrière derrière moi.
Mais voilà, est-ce que vous avez ce genre de données ou est-ce que ça serait quelque chose d'envisageable pour que aussi peut-être que nous après de manière enfin quand on si on avait une prochaine loi à faire, on peut aussi avoir un impact sur ces sujets là parce que finalement c'est ça va au-delà des noms qu'on met sur une liste. Alors on n' pas d'éléments statistiques à la MF sur ce sujet là comme sur d'autres simplement parce que c'est un arrêté de de délégation. Donc effectivement, vous pouvez peut-être solliciter le ministère de l'intérieur pour que mettre sans un stagiaire LEN à faire du recollement de données ou faire un échantillonnage.
Ça pourrait être un échantillonnage euh ça pourrait être un travail effectivement sur un département de regarder euh ou sur trois quatre départements voir les répartitions. Voilà. Après, je je crois que là encore une fois il y a tout dans dans la nature.
Il y a des élus qui enfin des maires pour qui c'est il y a aucun sujet euh sur le sujet enfin genre et délégation en fait, on va dire. Euh et d'autres sont plus euh voilà et puis après, il y a aussi des demandes des femmes et des hommes qui sont autour de la table d'être sur euh sur des sujets. Moi, je pense qu'il faut ouvrir le champ des possibles.
Alors, c'est nécessite effectivement tout un sujet d'éducation et je suis d'accord avec vous sur le sujet euh effectivement on peut dans la diversité des métiers il y a pas de il doit pas y avoir de métier genré comme il doit pas y avoir de délégation genrée. Donc il y a un sujet d'éducation, il y a un sujet de collégialité dans l'équipe municipale et puis après il y a des là je parlais je dirais pas dans les grandes communes mais dans dans les petites communes, on est beaucoup dans la discussion et dans le et dans et dans le choix. Alors, il y a peut-être des territoires où il y a vraiment de la signation, il y a peut-être des endroits où c'est où ça se passe plutôt bien et on est enfin moi je j'ai une élu à j'ai une élu à l'urbanisme.
Enfin voilà, c'est c'est une élu préc aux finances. Enfin voilà. Après euh effectivement, si on regarde dans les grandes collectivités, il y a un aspect genré qui quand même reste euh reste très fort.
Mais encore une fois, je pense qu'il faut être dans la dynamique. Mais ce que je vous disais tout à l'heure, sur les 24000 communes, vous multipliez par six élus. Je pense qu'on a faut pas sous-estimer l'impact de la loi sur ce qui va devenir dans les communes de moins de 1000 habitants parce que je pense qu'il y aura plus d'une femme qui qui dira "Écoutez, très bien, vous nous avez fait venir mais c'est pas pour c'est pas pour compléter la liste.
Je pense qu'il va quand même se passer quelque chose dans les conseils municipaux là et qui va qui va être de plus en plus fort dans le cadre des des renouvellement. Alors, c'est pas tout à fait satisfaisant de dire ça au regard du retard pris, mais je pense qu'il faut que vous enfin faut que vous ayez confiance dans votre texte aussi. Merci monsieur le maire.
Merci. Oui madame Duflot. Est-ce que je peux on n' pas de réponse sur les pourcentages de maire adjoint par typologie et pour vous répondre notre travail il a été fait justement alors pas par une stagiaire mais pas que par madame Lotte Fernandez en prenant bah les sites internet des communes et en allant noter un par un parce que effectivement il y a pas de données.
On pourrait imaginer d'ailleurs que dans une prochaine proposition de loi ou dans un prochain projet de loi, cette question d'un référencement systématique des fonctions occupées par les uns et par les autres. Je redis le slogan d'Oxfamme sur le sujet. Pour que les femmes comptent, il faut les compter.
En fait, tant qu'on le sait pas, bah vous dites "Moi, dans ma commune, il y a une mère à l'urbanise les uns et les autres, mais en fait, on n' pas de choses consolidées." En revanche, à la page 20 de notre rapport, vous verrez que le top 5 des portefeuilles ministériels occupés par les femmes dans le monde, c'est femmes et égalité des sexes à 87 %, affaires familiales et enfance 71 %, inclusion sociale 56, affaire sociale 43, protection sociale et sécurité sociale 42. et ceux qui ne sont pas les les portefeuilles les moins féminisés affaires religieuses, énergie, transport, défense, affaire intérieure.
Voilà, donc ça c'est dans le monde bien sûr, mais je suis sûre que si on faisait un bilan français sur les commissions en fait, y compris à l'Assemblée nationale, je pense qu'on aurait à peu près des chiffres équivalents. On a une une de nos collègues qui a fait ça. Euh pour vous faire sourire, on a euh un débat la semaine prochaine sur le narcotrafic et on a fait un appel à la candidature au sein du groupe PR pour les orateurs.
Et donc il y a quatre candidats, quatre hommes pour parler du narcotrafic. Et hier sur le PFS plus attendu euh toute une partie de l'après-midi, il n'y avait que des hommes qui étaient prévus à la feuille jaune. À la fin, le groupe écologiste et groupe LR ont eu des intervenantes mais y compris certains groupes dont le nôtre qui ont changé des responsables de texte pour mettre des hommes à la place.
Merci infiniment pour vos contributions. Donc merci de nous aider à faire notre mission de législateur à la fois dans l'élaboration de la loi. On a bien entendu la la portée normative et en même temps contrôler l'action du gouvernement.
Nous aurons euh euh sur cette questionlà rendez-vous le 26 février, monsieur le maire, pour vérifier votre 24000 x 6, savoir combien nous avons de femmes euh sur nos listes, euh date à laquelle mesdames et messieurs, nous on enfin mesdames et mesdemoiselles, nous vous engageons à à à venir sur les listes pour terminer quelques mots sur nos travaux. Euh tout d'abord, à la suite de notre table ronde sur le bilan du grenel des violences conjugales, je souhaite vraiment remercier euh euh celles et ceux qui ont participé à la visite qu'on a faite chez Woman Safe and Children euh à Saint-Germain en l'IS et saluer évidemment l'engagement extraordinaire de cette association et je souhaite que l'accompagnement des victimes dans la continuité du Grenel soit un fil rouge des travaux de notre délégation cette année l'année prochaine nous aurons évidemment l'occasion de le faire au travers de la loi euh intégrale. ainsi à la demande du des membres du bureau, nous auditionnerons en janvier ou en février en lien avec la délégation au droit de l'enfant, madame Genola Jolie Cose, première présidente de la Cour d'appel de Papété et monsieur Éric Corbeau, procureur général près de la cour de d'appel de Bordeaux sur leur rapport au gard des sauts sur les violences intrafamiliales.
On le fera peut-être avec la Comme loi, pardon, la commission des lois. Et par ailleurs, la semaine prochaine, donc on se retrouve le 16 décembre à 16h30, on aura une réunion plinière qui sera retransmise et ouverte à la presse euh sur le thème de l'égalité professionnelle. Je rappelle que dans le secteur privé en 2023, les femmes en France ont gagné en moyenne 22,2 % de moins que les hommes.
Elles accèdent moins au poste en responsabilité, elles exercent des métiers moins payés et elles sont beaucoup plus à temps partiel. Donc nous ne pouvons plus constater, accepter en 2025 cet écart de rémunération entre les femmes et les hommes. Et cela demeure l'un des problèmes les plus importants, persistants de notre modèle social. nos trois collègues, madame Dubi Müller, madame Firma Lebodo et madame Lebon qui travaill sur ce sujet euh au regard de la transposition également de la transparence salariale euh sur un rapport sur l'égalité salariale.
Nous rendrons donc leur conclusion en janvier. Cette table ronde alimente leurs travaux. Je vous remercie infiniment.
Cécile Duflot