Nouveau livre, ambition politique: l'interview en intégralité de Louis Sarkozy
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Louis Sarkozy, bonsoir. Vous allez regarder Brigitte Bardaou ? vous a entendu euh rire lorsqu'elle elle parlait de de justement du féminisme.
Hm. Oui. Non mais moi je je suis assez séduit par ces gens qui ont acquis un certain âge et qui sont dédouanés par une certaine pression sociale.
On a l'impression qu' ils deviennent plus eux mêmes, qu'on soit d'accord ou ou pas d'ailleurs. Et c'est pour ça que je je pense que dans beaucoup de cultures, les gens d'un certain âge étaient considérés comme des gens d'une grande sagesse. On a perdu ça un petit peu.
On les trouve arriéré parce que tout est au progressisme aujourd'hui. Il faut absolument détruire ce que nos père et nos mères ont bâti et tout reconstruire. Oui.
Non, moi je je pense que le manque de retenu justement est assez attirant chez n'importe qui. Et encore une fois, qu'on soit d'accord ou pas, le manque de retenu, ça peut faire dire des bêtises aussi, mais la la bêtise est humaine. Enfin, qui ne dit pas de bêtises ?
La l'important c'est de dire ce qu'on pense même quand on n'est pas d'accord même quand c'est quelque chose qu'on peut trouver arriéré ou même dégueulasse. Mais l'authenticité même quand on n'est pas d'accord est préférable plutôt que le cynisme ou l'opportunisme. Alors vous êtes historien maintenant puisque vous avez écrit un livre sur Napoléon et et Napoléon avec un angle particulier sa sa passion pour les les livres.
Comment raconter Napoléon par ses lectures ? Donc c'est votre métier historien parce qu'on a du mal à vous qualifier. Ou- est-ce qu'on pe vous qualifier d'historien ?
Non, je suis pas historien pour une raison simple, c'est que je n'enseigne pas l'histoire. J'ai une licence historique, j'ai étudié l'histoire, j'ai un diplôme d'histoire aussi de philosophie et un master en relation internationale. Mais je n'enseigne pas, en tout cas pas encore.
Donc je ne suis pas historien. Non, ce que je suis c'est éditorialiste sur LCI. Ce que je suis c'est chroniqueurs pour valeurs actuelles.
Ce que je suis c'est podcasteur pour le M regardé votre parcours. Vous avez 28 ans, vous êtes jeune mais vous avez déjà fait pas mal de choses dans votre vie. Vous avez travaillé dans une banque à Bogota ?
Oui, la banque interaméricaine de de développement. Vous avez été éditorialise dans un magazine conservateur américain. Oui.
Vous avez été admis dans une école d'officier de l'armée américaine. Vous avez travaillé également pour l'ambassade de France à Washington. Vous vous vous cherchez ?
Non, mais il y a une certaine Malgré ce que j'ai dit sur le plateau de de madame Salamé pour essayer de de la faire rire un petit peu, il y a une cohérence parce que en fait mon domaine c'est quoi ? C'est les relations internationales. C'est tout ce qui touche à l'écriture ou la communication politique.
J'ai eu la chance de travailler aussi pour une boîte de communication politique à Denver dans le Colorado. J'ai travailler pour des think tank américains et des papiers américains. Je fais la même chose.
Vous voulez faire la politique ? Écoutez, j'en fais déjà. Avec un engagement, c'està-dire vous présentez à une élection.
Pas pour l'instant, c'est pas prévu pour l'instant. Vous avez essayé de vendre des motassins aussi ? Oui, j'ai lancé une petite société de vente de Mocassin qui avait la particularité de choisir au lieu de grand de grandes icônes de grandes icône de la mode ou de la musique comme mannequin.
On a pris des icônes intellectuelles. Donc chaque chaussure rendait hommage si vous voulez à une icône intellectuelle et comme mannequin, on prenait si vous voulez la réincarnation professionnelle de cette icône là. Donc Sigmon Freud oui un petit peu.
J'ai pu gagner ma vie pendant quelques mois avec ça mais c'est plus quelque chose que je fais. D'accord. Pardon.
Il se trouve que les hasards de la vie font que la semaine dernière, j'étais à Menton et à Menton, on dit que vous allez vous lancer en politique et notamment là-bas. Et d'ailleurs, je me suis dit mais non c'est pas possible. Il m'a dit si si d'ailleurs il vient signer un livre là dans la librairie la semaine prochaine.
Oui, j'ai une dédicace à et d'ailleurs on ajoutait même il a un appartement aussi là-bas. Oui, j'ai un appartement à menton depuis quelques mois. Vous êtes vous et le Figaro légèrement en retard sur cette information mais je suis toujours ravi de de vous rafra mémoire.
Des années ? Non, ça fait pas des années. Mais écoutez euh et c'est pour avoir une une assise locale et vous présenter au projet municipal.
Euh non, ce n'est pas du tout pour ça. D'ailleurs, ma femme avait eu A Provence pendant des années. Sa sœur vivait euh à Beaulieu aussi pendant des années.
Donc nous sommes assez proches de la région et en toute honnêteté, ma femme et moi n'aimons pas Paris. Euh je pas en terme d'entité historique ou de ville, mais en terme de qualité de vie. C'est quelque chose d'oppressant.
Je je suis sûr que je vais froisser des Parisiens quand je dis ça, mais quand il fait chaud, c'est un peu dégueulasse. Quand il fait froid, c'est dégueulasse. Tout c'est toujours on on sentiment d'être opprimé par l'omniprésence.
Et d'ailleurs, on vivait pas dans des grandes villes depuis longtemps. On vivait dans le Maryland aux États-Unis. Donc, on recherche ce côté méditerranéen, les terrasses de café de sol.
Moi, je suis motard, j'aime le soleil et juste pour finir sur les municipales, c'est exclu ou c'est une possibilité ? Vous y réfléchissez, ça arrive rapidement du tout exclu. Et pour vous dire à quel point je suis honnête avec vous, la décision n'est pas prise encore.
La seule la seule chose qui compte pour moi pour l'instant, c'est d'essayer de présenter et de vendre ce livre. La seconde où ça change, j'appellerai pas BFM parce que c'est pas ma chaîne, mais LCI pour leur annoncer la bonne nouvelle. Et pardon, vous vous présenteriez si tel était le cas, sans étiquette comme le font la très grande majorité des mes ou avec une étiquette politique investie par un par un parti ?
Écoutez, puisque la décision n'est pas prise, je vais pas vous donner une réponse qui pourra changer demain si demain la décision sera prise. Je ne sais pas je ne sais même pas si je vais me présenter. Alors encore moins s'il y aura une étiquette.
Je vous pensez qu'on peut faire carrière de nos jours hors de la structure d'un d'un parti politique ou qu'il faut bah comme Donald Trump précisément reprendre la tête d'un grand parti installé comme les Républicains pour pouvoir se projeter. Al faut faire attention avec les analogies américaines. D'ailleurs, c'est ce que je commande sur ma chaîne sur LCI et les deux modèles ne sont pas vraiment comparables en tout cas sur ce point-là. eux c'est dominé par deux parties.
C'est vraiment quelque chose où Donald Trump n'aurait eu aucune chance s'il n'avait pas purgé le parti républicain. Chez nous, c'est différent. On a vu des figures, Emmanuel Macron en est une qui a créé son propre parti à 1 an d'un scrutin présidentiel et qui a émergé.
Donc c'est complètement possible ici. Je dis pas que ça sera mon choix. Je dis juste que c'est possible.
Et aux États-Unis, le Parti libertarien et le 3è parti, il ne fait jamais plus de 2 %. Et encore votre mère lorsque vous avez écrit un livre avec elle, je crois que c'était il y a il y a 6 ans. Oui.
Euh vous voyez plutôt un avenir politique. Oui. C'est elle qui avait raison.
Bah écoutez, si vous voulez l'inviter sur le plateau et lui reposer la question, je pourrais vous passer son numéro parce que elle a même elle a même retweeté un un article de la presse américaine qui vous voit comme le sauveur de la droite et en faisant finalement elle dit enfin elle reprend l'article qui dit tel tel père tel fils voilà votre père a sauvé la droite en 2007 et vous pourriez peut-être sauver la droite dans les années qui viennent mais ma mère qui est ma première attachée de presse et ma première conseillère et ma directrice de cabinet et qui supervise absolument tout ça d'un œil complètement rempli d'amour mais mais lointain retweet dès qu'il y a un article sur moi parce que je lui dis de le faire parce que ça m'aide à vendre des livres. N'y voyez pas une espèce de de un grand complot pour essayer de faciliter un atterrissage politique. Ce n'est simplement pas le cas. pour vendre des livres, fallait pas écrire un livre ennuyeux parce que il il fourmit effectivement de d'information quand on me cite moi-même.
C'est pour ça c'est ce que j'allais dire. C'est ce que je j'allais continuer parce que ça fourmit effectivement d'anecdote d'information sur Napoléon Bonaparte mais c'est pas distrayant quoi. Mais merci de de faire cet argument à ma place.
Vous avez parfaitement raison. Je n'aurais pas écrit ce livre s'il servait de tracte politique. Ce livre a une vocation historique et littéraire, c'est tout.
Si je voulais faire un tracte politique, si je voulais faire un livre ce que je recherche dans Napolé Bonapard, je l'aurais fait. C'est pas quelque chose que j'ai fait. J'ai choisi un travail qui était plus sec, c'est vrai, mais académique et sérieux.
Quelque chose qui peut plaire au passionnés de bonapartiste comme à celui qui ouvre le premier livre. Et d'ailleurs, c'est un point que que je veux vraiment que les auditeurs comprennent, c'est même si on a jamais rien lu sur l'empereur, on peut acheter ce livre. He il y a suffisamment d'éléments de contexte et de de contextu contextualisation pour qu'on puisse le le lire.
Donc, c'est pas du tout réservé uniquement au passionnés. Mais vous avez raison, ce n'est pas un tracte politique. Je reviens juste un instant à Menton et au municipal.
Ouais, ça m'intéresse. Vous avez des sujets de prédilection sur BFM. Est-ce que l'idée que le Rassemblement national puisse mettre la main sur une ville comme Menton ?
Parce que pour vous, ça pourrait être une motivation formidable pour dire et ben pour le coup, je vais y aller, je vais pas les laisser faire. Écoutez, j'ai dit à ma reprise que moi je suis de droite républicaine et je ne suis pas séduit par l'œuvre ou l'offre du Rassemblement national. Or, il y a une vérité à droite du centre dans la politique française, c'est que quand le Rassemblement national triomphe, la droite républicaine est faible et vice-versa.
Donc sur ce courant là, oui, bien évidemment, ça peut-être une motivation et d'ailleurs, merci de me donner l'opportunité de le dire. Pas parce que je pense que le Rassemblement national est un parti fasciste, je ne crois pas au cordon sanitaire ou en tout cas beaucoup moins. C'est pas ça l'argument.
L'argument, il est électoral. Quand eux triomph, nous pas et vice-versa. Donc sur ce point-là, vous avez vous avez relativement raison.
Mais encore une fois, je ne suis pas candidat pour l'instant et je ne suis ici que pour vendre mon lit. Alors, ce qui est intéressant avec vous, c'est que vous avez vécu aux États-Unis essentiellement et pourtant les les Français vous connaissent depuis que vous êtes gamin par d'ailleurs, c'était pas votre choix puisque votre père vous a mis en avant lors de sa campagne électorale. On se souvient aussi de ces images qu'on voit sur BFM TV lorsque votre père est à l'Élysée, intronisé.
Alors, vous êtes très intéressé par par ce qui se passe. Le collier de la Légion d'honneur. Vous vous souvenez de ça ?
Quasiment rien. Rien. Vous avez pas de souvenir ?
Quasiment rien de cette journée. Non. Non, rien du tout.
Je me je me souviens pour vous dire du ministère de l'intérieur, je me souviens de Bovau. Parfaitement. J'ai eu la chance de revisiter les locaux il y a quelques mois grâce à notre ministre de l'intérieur et je peux vous dire que c'était une expérience à la limite de de l'hallucination.
Enfin, c'était vraiment quelque chose parce que en vérité, j'entre en conscience à Bovau. Vous voyez ce que je veux dire ? Mes premiers souvenirs, c'est Bovau.
Mais l'Élysée, je m'en souviens plus tard mais pas de ces journées là, pas de 2007. On a justement un petit extrait de vous placeau. Place Bovau.
C'est donc au ministère de l'intérieur. À l'époque, il était ministre de l'intérieur. Dans le bureau de Nicolas SarkoZi, un petit garçon, son fils Louis.
En 2003, ses parents souhaitaaient masquer le visage de l'enfant. Un an plus tard, les choses ont bien changé. Bonne chance mon papa.
À l'époque, on disait Nicolas Sarkozi fait comme Kennedy. Il met en avant son son fils. Ça lui donne l'image d'un d'un père moderne qui travaille mais qui en même temps a le temps de s'occuper de son fils.
Bah ce qu'il était vous avez pas été instrumentalisé ? Non pas Écoutez, j'étais dans son bureau H24 qui a une caméra allumée dans le bureau du ministre de l'intérieur. Ce n'est pas quelque chose qui est mystérieux ou ce n'est pas un grand complot.
Non pas du tout. J'étais loin de ça et d'ailleurs mes parents ont toujours pris une énergie folle pour essayer de me protéger de la chose et assez vite je pars en vérité quand j'ai 10 ans. Suite au divorce de mes parents, je me téléporte aux États-Unis donc non, aucune instrumentalisation.
Et c'est écrasant ou stimulant d'avoir un père qui a atteint les fonctions suprêmes de chef de l'État ? Euh vous savez, cette question serait mieux posée à mes frères parce que eux ont un contexte parce qu'ils avaient une une enfance avant, vous voyez ? Donc ils peuvent comparer.
Moi, je suis né dedans et donc je pensais que c'était normal aussi fou que cette phrase peut peut paraître. Je pensais que c'était normal les maîtres d'hôtel, les officiers de sécurité, les ministères, je ne connaissais que ça. Et d'ailleurs en 2012, quand mon père perd l'élection présidentielle, mes officiers de sécurité qui étaient en vérité mes grands amis disparaissent du jour au lendemain.
Et c'était un sujet de souffrance. Je suis loin de faire la victime. Dieu sait que ma vie fut une de de privilèges avant tout.
Mais ce fut une certaine souffrance pour le gamin que j'étais. J'aurais aimé si vraiment on pouvait tout refaire avec une baguette magique, avoir quelques années de plus pour comprendre l'immensité de la chose. Je vous donne un exemple sur Bonaparte, comme ça j'essaie aussi de ramener un petit peu la conversation sur le livre.
Euh j'étais dans ma jeunesse, à côté des des cuisines du ministre de l'intérieur, il y a ce qu'on appelle le salon d'hiver. Et le salon d'hiver, c'est là où Napoléon Bonaparte signe son abdication, la première en 1814. Il me semble que c'est la seconde, excusez-moi, en 1815 après Waterlow.
Et je sais que cette pièce était importante pour moi parce que c'est là où je mettais mes Legos, figurez-vous. Et il y avait une lettre de l'empereur sur le bureau, mais je n'avais aucune euh aucune pensée sur je je me rendais pas du tout compte et ça je m'en veux un petit peu. Vous voyez, si j'avais eu 5 ou 6 ans de plus, je pense que j'aurais pu boire l'expérience avec un peu plus de profondeur.
Mais le livre, c'est euh pour aussi vous démarquer de votre père à qui reprochait soi-disant d'être inculte, de ne pas avoir de culture littéraire. On se souvient des critiques qu'il avait formulé sur la princesse de de CLèv. Donc c'est un c'est c'est un billet que vous prenez là, Louis Sarid.
Absolument pas. Mais me dissocier de mon père qui est un des hommes les plus cultivés que je connais. Mais non, pas du tout.
Je crois que vous voyez dans ce livre quelque chose qui n'a pas lieu d'être et quelque chose qui n'existe pas. D'ailleurs, c'est lui qui me donne le goût de la lecture. C'est lui qui m'introduit à Stéphan Zveg, c'est lui qui me présente les grands romanciers français du 19e siècle.
Et dire qu'il est un culte pour moi, c'est ça relève de l'ignorance totale de la personne. Vous avez dit tout à l'heure ma mère elle retweet tout ce que tout ce qu'on écrit sur moi. Est-ce qu'elle vous coach ?
Non. Elle a dit que parfois elle avait envie de vous dévisser la tête. Oui.
Ben comme quoi comme toutes les mères et comme et comme tous les fils. Oh bah vous vous allez lui demander. Dieu sait que je suis pas objectif en la matière mais sur beaucoup de sujets vous inquiétez pas.
Mais elle elle me coach pas. Pas du tout. C'est déjà d'une grande expérience.
Non, parce que justement elle elle a été euh je crois le savoir, vous avez peut-être le confirmé, très très important dans la dans dans la conquête du pouvoir de de de votre père euh en tant que conseillère et cetera, est-ce qu'elle pourrait avoir ce rôle auprès de vous aujourd'hui ? Non, parce que déjà elle ne le voudrait pas. Euh, elle vit aux États-Unis et je pense que sa relation aujourd'hui avec moi est plus une d'une certaine inquiétude.
Elle a beaucoup souffert de son existence publique. Elle a beaucoup souffert du divorce bien évidemment et je pense qu'elle se méfie elle se méfie notamment des journalistes, elle se méfie de l'exposition Dieu sait pourquoi. Elle se méfie de l'exposition au monde public.
Et donc elle a cette espèce d'inquiétude bienveillante mais pas plus que ça. Et vous vous êtes pas inquiète de tout ça ? Pas du tout.
Mais je moi au contraire je je suis là parce que je veux participer au débat culturel et politique parce que je pense que le pays va mal et que j'ai envie d'en parler. On commence à vous reprocher de de vos on voit trop souvent Lou Sarkozi hein. Quand tout à l'heure on a dit que on vous recevait encore est-ce que c'est des jaloux ou ou parce qu'on va dire voilà non il doit trop.
Ben écoutez déjà un j'accepte les invitations. Je viens présenter mon livre. Accessoirement quand quelqu'un écrit un livre et il veut le présenter au médiia.
Il est vrai que je je n'ai aucune illusion et je sais que mon accès aux médias euh de France est facilité par mon nom de famille. Qu'est-ce que je suis censé faire ? Ne pas utiliser cet avantage ?
Dire "Non, finalement là c'est un petit peu trop, mais pas du tout. Je veux vendre mon livre, c'est la seule chose que je veux faire. Je veux faire tout ce qui est possible, maximiser la potentialité de belle vente et bien sûr un accueil des académiciens qui est respecté et des et des passionnés de Napoléon qui vont dire que c'est un bon livre, c'est tout.
Je n'ai aucune illusion sur le fait que mon nom participe en grande partie à cet essort médiatique. Je n'ai aussi aucune gêne. Aucune jeune.
Mais bien sûr que j'en chacun joue. Vous savez dans la vie on a des avantages, on a des inconvénients, on parfois on est meilleur, parfois on est à l'arrière, ça change. La roue de la fortune, c'est les consolations de la philosophie de Boes.
Boes qui était le grand conseiller du roi Austrogote qui était consulté par tout le monde, accusé d'une d'un complot. Il va en prison. 3 mois avant son exécution, il écrit un livre qui est fondamental qui s'appelle les consolations de la philosophie où il montre à quel point il avait tout et l'homme a tout perdu et il se raisonne.
Il se sort de son angoisse en contextualisant, en se rendant compte qu'il avait fait de son mieux, que ses filles sont encore en bonne santé et cetera. Un livre que je vous recommande fortement. La la leçon de ce livre, c'est quoi ?
C'est qu'on joue avec les cartes qui sont les nôtres. Moi s'il y a une opportunité devant, j'ai bien plus peur de l'opportunité loupée que de la défaite, vous voyez, que de l'échec politique ou de l'échec de fantas pardon Laurent parce que vous parlez d'échec politique et tout à l'heure vous faisiez allusion à vos frères. C'est euh Jean, votre frère qui s'est euh qui s'est cassé les dents en politique à 22 ans.
Donc ça ça ça vous ça ça vous fait hésiter. Je suis pas d'accord avec votre caractérisation de se casser les dents. Votre père l'avait dit, il a dit c'est brisé euh dans son élan parce que le milieu politique est très cruel.
Oui, mais bien évid cruel comme tous les milieux sont cruels. Et si on pense qu'on va débuter une vie sans difficulté, je pense qu'on se fait une illusion. Le seul problème avec le monde politique, c'est qu'il est plus public que les autres.
Mais après, je pense que n'importe qui qui travaille en entreprise ou dans l'agriculture peut vous dire que ça sera tout aussi difficile de façon différente. Je suis pas d'accord avec la caractérisation sur le fait qu'il s'est fait casser les dents. C'est pas vrai.
Il a retiré sa candidature et je pense qu'il l'a fait aussi parce qu'il voulait pas faire de l'ombre sur le mandat de notre père. Un choix tout à fait louable et d'ailleurs d'une modestie, d'une intelligence assez poussée. Non, il a pas perdu, il était élu, hein.
C'était pas On parle de népotisme, c'est le mot préféré quand on y parle. Très bien. C'est c'est le le c'est votre droit.
Mais euh il était élu. On on a l'impression quand même que vous cochez vous essayez de cocher un certain nombre de cases. Vous l'avez dit euh toutes les semaines vous participez à un débat politique.
Donc vous faites de la politique par définition vous n'êtes pas historien. Euh je crois pas trahir un secret si je dis que cet été vous allez partir à NIM à la Légion étrangère pour y effectuer 3 semaines pour votre préparation. On a l'impression comme ça que vous cochez des cases.
Beaucoup de gens ont dit "On a du mal à savoir où il est, qui il est." Mais en fait tout ça prépare quelque chose. Mais je suis flatté par le fait que les gens pensent ça en vérité et et c'est assez incroyable parce que quand on voit les choses que vousziez de l'intérieur mais j'organise c'est ce que je suis monsieur.
Je suis passionné par le monde militaire, je veux être réserviste dans l'armée française. Donc je le fais. Je suis passionné par Napoléon.
Je publie un livre. Je suis passionné par le débat politique culturel dans une case. Vous voulez pas être rangé dans une case ?
Non mais mais personne ne peut être rangé dans une case. Et puis c'est c'est la même chose si vous voulez avec les références littéraires, avec l'appartenance au monde napoléonien. C'est ce que j'aime.
Si ça m'aide à participer à un futur atterrissage politique, tant mieux. Mais je le fais pas pour ça. Comment vous vous sans parler de case, mais comment vous définiriez politiquement ?
Vous êtes de droite, ça c'est une évidence. Vous n'êtes pas adhérent au républicain néanmoins. Mais votre droite c'est laquelle ?
C'est celle de Bruno Retaillot aujourd'hui. C'est celle de encore plus à droite d'Éric Zemour, c'est celle d'Emmanuel Macron et d'Edouard Philippe. Vous êtes sans je pourrais vous parler de personnalités politiques qui ont mon affection, ma sympathie, mon admiration.
J'ai aucun problème à le faire. Si vous me posez la question, je le ferai. Mais je trouve que c'est beaucoup plus utile quand on se Bah non, au contraire, je trouve qu'il y a une certaine nuance dans la question plus intellectuelle.
Oui. Des écoles de pensé plutôt que les personnalités quelque chose de plus intéressant. En tout cas, moi je suis libéral.
Ouais et et et à chaque fois que amé donc enfin par ex-vhanie le le libéralisme est enfin la France est la mère du libéralisme Benjamin Constantille excusez-moi Sarkozi pour qu'on comprenne bien parce que la droite en France elle est plutôt conservatrice type rotaillo est-ce que la droite libérale ça veut dire par exemple vous êtes pour l'euthanasie vous êtes pour la dépénisation du cannabis oui je le suis je le suis je suis beaucoup plus certain de mon opinion sur la dépénalisation du cannabis que je suis sur l'euthanasie mais je serais relativement si j'étais député Je voterai pour aujourd'hui. Oui, bien évidemment, j'ai aucune hon à le dire. C'est ce que je suis.
Et qu'on me dise que c'est pas populaire, mais j'en ai rien à que c'est pas populaire. C'est ce que je crois. Populaire référence libérale.
Je c'est ce que je suis, vous voyez. Et libéral, ça veut dire libéral économique, c'est votre modèle, c'est le président argentin. Pas surtout l'homme à la tronçonneuse, président, pas surtout.
Mais le président M est est vraiment quelque chose d'intéressant et je pense que c'est un modèle à suivre sur beaucoup de points différents. Si on avait le temps d'en parler, je serais ravi d' Je suis d'ailleurs assez proche de l'ambassadeur argentin en France qui est un homme tout à fait remarquable, monsieur Seliki qui argumente ça beaucoup beaucoup mieux que moi. Qu'est-ce que monsieur Miley fait ?
Monsieur Miley prend un pays qui est gangrainé par la dépense publique et par l'existence du socialisme. Pas seulement dans le monde politique mais dans le monde culturel. C'est les argentins, le mot libéral, il y a 10 ans, c'était bien pire que chez nous.
Et en 5 6 7 ans, il métamorphose le pays culturellement en s'agitant sur les plateaux télé. Il fait quelque chose d'autre aussi monsieur Milayet parce que tous les indicateurs économiques sont au verts. Même la pauvreté a chuté hein.
Là je pense qu'il y a plus un économiste au monde qui remet ça en question. Qu'est-ce qu'il fait monsieur Miley ? Il marie le populisme.
J'utilise pas du tout le terme de façon péjorative, c'est-à-dire un attrait populaire. Tous les chauffeurs de taxi de Buenosers le trouvent remarquable avec un grand intellectualisme. C'est le seul qui cite Friedman et Sell et Hayek toute la journée et qui plaît.
Mais ces personnalités que vous aimez, Miley ou Trump par exemple, enfin que vous appréciez en partie, ça se marie pas du tout avec votre ouverture sur les sujets plus sociétaux, par exemple sur l'euthanasie, sur le canadisme sur Merci. Merci, merci de le souligner chère madame parce que moi je suis libre. Quand j'aime quelque chose le dis, quand j'aime pas, je le dis aussi.
Je n'appartiens à aucune équipe, à aucune école de pensée, à aucun parti politique. Je n'ai aucune réticence à le dire quand je suis pas d'accord avec quelque chose. J'étais très heureux quand Trump a été élu.
Je le suis beaucoup moins maintenant. Et je fais partie, si j'étais américain, j'aurais fait partie de ces électeurs que Trump est en train de perdre. Je suis pas électeur pourquoi qu'est-ce qui vous a le plus choqué ou déçu ?
Pour plusieurs raisons. La première, la politique économique. Les tarifs douignés, c'est une catastrophe.
Qu'on les utilise comme moyen de négociation, c'est intéressant. Mais c'est pas exactement ce que Trump fait. Trump est protectionniste philosophiquement.
Il argumente ça depuis les années 80. Le Canada, c'est un scandale. Et ça montre d'ailleurs que le président Macron a tort quand il parle de l'international de réactionnaire.
Il a détruit la droite canadienne en 3 mois à Trump. 30 points dans les sondages ils avaient, monsieur Poilièvre. 30 points.
Aujourd'hui, c'est 2 et demi parce queil a mis justement l'évidence du patriotisme et il l'a opposé au trumpisme alors qu'il aurait dû rassembler et aider justement la droite canadienne à venir au pouvoir. Ça c'est deux choses qui sont absolument inacceptables. Aussi, je pense que cette chose qui est pas très tangible, ce terme nébuleux qu'on appelle le prestige, qu'on appelle la crédibilité, les États-Unis ont pris un coup.
C'est c'est quelque chose que tout le monde ressent, même son équipe d'ailleurs parce queils sont de plus en plus défensives. Je pense qu'il fait payer son pays là-dessus, même si par exemple sur la politique migratoire, je suis relativement d'accord avec ce qu'il fait. Malgré les quelques bavures qui sont bien sûr répréhensibles.
Al, revenons en France. Hypothèse soulevée par un sondage la semaine dernière, un duel Bardella à Mélenchon au 2e tour de l'élection présidentielle de 2027. Est-ce que comme 67 % des Français vous choisissez Bardella plutôt que Mélenchon ?
Oui. Ah oui, immédiatement. Sans hésiter.
Sans hésiter. Pourquoi ? Parce que je considère que Jean-Luc Mélenchon est une bien plus grande menace que Jordan Bardella.
J'ai plein de désaccords avec monsieur Bard avec son parti et je vais pas répéter ici encore une fois que je ne suis pas du tout du Rassemblement national et qu'en vérité je ne crois pas vraiment à ce parti mais face à Jean-Luc Mélenchon, je voterai Jordan Bardella sans aucune hésitation. Et Bardella a plus de chance que Le Pen pour vous de réussir là où elle a toujours échoué. Bah ce qui est intéressant avec monsieur Bardella, c'est qu'il incarne la droite LR ou la gauche LR, devrais-je dire, du Rassemblement national.
Et il il c'est vrai qu'il est avec lui, il y a cette image de respectabilité de de une recentralisation du parti, une libéralisation du parti qui peut plaire à certaines couches qui peut-être avaient peur du nom Le Pen. Non, je je pense que pour l'instant Marine Le Pen est est une meilleure candidate électoralement juste parce que ça fait 40 ans qu'elle y travaille mais dans l'avenir non Jordan Bardella. Oui.
Oui. Je pense que ça sera un candidat tout à fait formidable. Donc un jour vous pourriez dire il faut voter Bardella face à Jean-Luc Mélenchon bien évidemment.
Merci Louis Sarkozi. Merci madame. Merci messieurs.