Interview de Olivier Allain à Rennes - 16 novembre 2017
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Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- Olivier AllainFait
« Les états généraux vont se terminer dans la deuxième phase le 15 décembre »
- Olivier AllainFait
« pour les agriculteurs qui ont connu depuis 2007 des aléas de toute nature »
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On a besoin de retrouver dans le monde agricole le phénomène qu'on peut appeler de résilience parce qu'on a une conjoncture qui est de plus en plus aléatoire en termes de coûts, en termes de coûts des matières premières. Et l'objet du PIB ici, c'est d'imaginer des systèmes de production qui soient résilients, qui soient peu dépendants des facteurs climatiques, des facteurs conjoncturels. Et donc, pour les agriculteurs qui ont connu depuis 2007 des aléas de toute nature, il faut aussi travailler une approche systémique pour rendre l'agriculture beaucoup moins vulnérable à tous ces aléas.
Et le PIB est là pour y répondre également. Les états généraux vont se terminer dans la deuxième phase le 15 décembre et vont se traduire par des propositions législatives pour encourager, par exemple, plus de consommation locale, plus de consommation bio, moins de pesticides, moins de carbone, moins d'antibiotiques. Donc des sujets qui font forcément appel à la recherche et à l'innovation.
Et quelque part, le PIB doit nous préparer à ça parce que c'est un vrai enjeu planétaire, mais y compris le marketing. La France est reconnue pour sa qualité sanitaire et donc de prendre de l'avance dans cette montée en gamme que cherche le président de la République, c'est-à-dire des produits agricoles, alimentaires qui seront moins d'antibiotiques, voire pas du tout d'antibiotiques, moins de carbone, moins de pesticides. Donc ça fait vraiment appel à des travaux de recherche importants et le PIB est vraiment là pour répondre à ces enjeux-là.
Merci. Merci.