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Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 4 décembre 2018 48 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileSolidarités & familleÉconomie & entreprisesJustice

GILETS JAUNES : LA RÉPRESSION, RURALITÉ ET QUARTIERS POPULAIRES : LA CONVERGENCE, SYNDICATS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les annonces d'Edouard Philippe après l'Acte III des Gilets Jaunes ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Comment analysez-vous la convergence entre les luttes des quartiers populaires et du monde rural ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi les médias ont-ils changé de regard sur les Gilets Jaunes ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Les syndicats ont-ils échoué à mobiliser les travailleurs ?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    Pensez-vous que le mouvement des Gilets Jaunes peut s'élargir à d'autres secteurs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00animateurFait
    « il n'y aura donc pas de hausse de la taxe carbone pas de convergence de la taxe diesel et essence pas de hausse non plus de l'électricité ni du gaz »
  • 5:00edouard louisFait
    « on s'inscrit dans les luttes de l'immigration on s'inscrit dans cet héritage là dans les luttes anticoloniales aussi »
  • 8:00youssef brakniFait
    « nous dans le quartier aujourd'hui on vit des choses qui sont pas normales de cours on nous parle le problème de l'école de soûlards la violence ceci cela »
  • 11:00anas kazimFait
    « moi je suis pour la démocratie ouvrière c'est à dire que c'est à la base de décider »
  • 17:00anas kazimFait
    « les gens aujourd'hui réclamée ils le savent très bien qu'ils ont besoin des organisations syndicales pour le faire »
  • 21:00anas kazimFait
    « la colère sociale elle ne s'arrêtera pas d'accord elle ne s'arrêtera pas comme ça avec un claquement de doigts »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] bonjour je suis ravi de vous retrouver pour cette deuxième édition de la semaine de l'autre 20h aujourd'hui on continue de vous parler des gilet jaune gilet jaune qui ne lâche rien pour bonne part qui convergent comme on l'a vu ce week-end notamment avec à ça traoré et qui s'agrège à d'autres luttes qui ont cours en cette fin d'année gilet jaune qui ont dû écouter la prise de parole d'edouard philippe le premier ministre qui a fait des annonces après l'acte iii des manifestations de ce week-end et il n'y a rien de plus que le moratoire soit la suspension pendant six mois 2/3 des mesures fiscales qui auraient dû être effective en janvier il n'y aura donc pas de hausse de la taxe carbone pas de convergence de la taxe diesel et essence pas de hausse non plus de l'électricité ni du gaz franchement pas de quoi empêcher de jeter à nouveau dans les rues des gens remonter pour qui le pouvoir d'achat lui ne monte pas après ce week-end de mobilisation intense partout en france que nous avons suivi de très près tous nos reportages sont en ligne sur notre chaîne youtube et vous pouvez en retrouver dans l'autre 20h notamment que présenté hier mon collègue rémi kenzo une centaine de manifestants ont été interpellés yanis m'hamdi mon collègue a recueilli la parole de ces justiciables je vous parlerai aussi convergence des luttes notamment entre ladite ruralité est ce qu'on appelle communément les quartiers populaires nous nous sommes rendus à la première conférence qui traite de ce rapprochement au niveau des combats et qui s'est tenue à bagnolet entre l'écrivain edouard lui et le militant et youssef brakni vous entendrez aussi l'interview de théo cazenave journaliste qui collabore très régulièrement à notre site média presse il reviendra avec théophile kouamouo sur la percée de l'extrême droite au parlement espagnol après cet autre 20h rester avec nous car théophile encore lui reviendra sur l'actualité politique et sociale de ces derniers jours que nous avons amplement traité ici même comme je vous le disais il l'évoquera notamment dans une autre interview avec un as kazim syndicaliste sud rail présent lors de la mobilisation de ce week end depuis lundi les comparutions immédiates des dj les jeunes arrêtés ce samedi 1er décembre lors de la manifestation ont cours au tgi de paris c'est près d'une soixantaine de personnes qui ont été jugés hier dans ce tribunal mon collègue l'anis m'hamdi s'est rendu sur place pour recueillir la parole des jeunes john arrêté ce week-end et qui ont été relâchés écoutez on est actuellement devant le tribunal de grande instance de paris et on est juste devant la sortie dite du dépôt c'est ici que les personnes qui ont été interpellées lors de la manifestation du 1er décembre la manifestation des gilets jaunes devrait sortir s'ils ne sont pas condamnés à de la prison ferme alors on vient de 20 ans je suis mon fils voilà ce qu'ont été prévu par ma belle fille qui a un qui est informé samedi en fin d'après midi comme quoi mon fils est arrêté en garde à vue voilà dans commissariat du viiie de là on a essayé d'appeler le commissariat qui nous a dit qu'il était effectivement qu'un à vue qui qu'il en avait à peu près de 48 heures est ce qu'on vous a dit pourquoi il a été placé en garde à vue non non c'est par rapport aux manifestations sinon je ne sais pas pourquoi le pourquoi du comment on est dans un état de stress de de panini on n'est pas rassurés du tour ne s'est pas le pourquoi du comment et puis ce qui va devenir ce que c'est tout ce que je peux vous dire pour l'instant de retrouver votre fils du n a énormément surtout de certains c'est un garçon qui est vraiment pacifistes et qui est pour la paix qui est enfin vraiment on y est allé pour pour contrer qui faisait partie du puck en fin de compte qu'ils étaient avec le peuple on est ensemble côte à côte et d'un coup j'ai rien compris ils ont pris mon collègue je voulais lui rendre ses papiers m'ont menacé avec un flash ball et on a quand même été mis en garde à vue depuis depuis samedi midi et quart et mis en dépôt après et on nous accuse de pour justement un port sûr nous de gilet jaune et de masque chirurgical on va appeler ça puisque c'est des petits masques en papier d'être un mouvement voulant créer des violences et créer de la casse voilà que j'ai été interpelé pourquoi parce que moi vers 17 heures trente et quelques j'étais avec trois autres personnes on était parti pour rentrer et on s'est retrouvé dans une rue et il y avait un groupe de crs sont venus et m'ont interpellé ils ont voulu me faire passer pour un cas c est parce que en partant comme seria quand ils m'ont auditionné tout ça ils m'ont dit que les crs sur leur fiche là il avait mis que j'étais en possession d'une barre à mine alors que le pad bara nous quoi quand même luc émond chargé mon élément défoncer comme une feuille ce que je me souviens que ses deux fils accord bien et après tu t'es retrouvé donc commissariat du viiie arrondissement la première fois que venez manifester ah oui c'est la première fois qu'on l'avait choisi affaire l'avait choisi un but de ce qui se passe et que et vu des discours de notre très cher président on voyait que ça va c'est pas donc chacun se passait le chacun se passe le mouvement que là ce week-end on avait estimé que c'était à l'eau ce qui s'est passé là en fait ce que m'a fait vivre là ça me ça m'énerve un groupe de soins j'étais même pas sur la manifestation comme il se fait appeler j'étais en chemin j'ai directement embarqué au commissariat parce que simplement parce que j'avais un masque de protection le procès verbal mais suspicion de dégradations et de violences voilà c'est quelque chose qui explique qu'ils pénalement je crois n'existe pas une cinquantaine dans le commissariat on avait les une surpopulation en fait allé dans les cellules c'est un petit calvaire pareil de trois matelas pour quatorze personnes en cellule cette particule 9 même vos moules dans la salle à manger n'importe quoi enfin bon je crois ouais on mange pas deux jours trois matelas on était neuf personnes dans une petite cellule c'est long pénible humiliant la seule chose que j'ai envie c'est de rentrer retrouver mes deux enfants de ma femme voilà quand vous venez de l'entendre pour la plupart les conditions de détention étaient très difficiles en tout ce sont plus de 370 personnes qui ont été interpellés ce week-end à paris et pour la plupart se sont en grande majorité comme vous l'avez vu des hommes c'est donc un mois de novembre show for revendications toujours vous le savez et mardi derniers l'écrivain edouard louis dont vous avez sans doute lu entre autres en finir avec eddy belle gueule et le militant youssef brakni ont donné rendez-vous à bagnolet pour la première réunion qui entendait faire converger les banlieues et le dit monde rural car pour ces deux là à bien y regarder il ya bien plus de points de convergence que de désaccords parce qu'en face effectivement on continue de leur dénier le droit d'avoir une place politique forte on regarde ma mère me disait toujours nous on n'est pas que les racailles des cités elle était obsédé par c'était une sorte de identification négatives toute ma famille voter pour le front national il ya dans ce que l'état fait beau oui parce que l'état fait de vos corps il ya quelque chose qui est encore mal et le et le nous c'est les dominants et les dominés c'est pas les gens des dés de la campagne contre les racines dans les quartiers dans les bandes liste alors oui on est à une conférence entre moi-même et l'écrivain et d'enduit sur la question des quartiers populaires des banlieues et du monde rural voilà qu'on appelle monde rural pour globaliser même si c'est toujours plus compliqué ça va être l'enjeu de la soirée justement été décortiqué tous et toutes ces notions et ses enjeux c'est que ça déjà eu lieu et notamment avec des mouvements de l'immigration des mouvements des quartiers populaires dont notamment le mib mouvement immigration et banlieues qui s'est rendu dans le larzac tenter cette alliance avec ce qu'on appelait le monde rural avec la confédération paysanne avec tout ce qu'on appelait le mouvement altermondialiste et la question de la ruralité allier les deux et donc effectivement ça déjà eu lieu et c'était en 2003 nous on digère pas 39 ans ne peut pas d'ouvragé si nous ne les pas de vous peut pas congédier si vous voulez pas égalité c'est l'égalité non rien il y aura rien c'est à dire que nous dans le quartier aujourd'hui on vit des choses qui sont pas normales de cours on nous parle le problème de l'école de soûlards la violence ceci cela ouais d'accord c'est cela c'est bien nous parler de ces problèmes là mais on est jamais à subir le manque de moyens dans les et des écoles qui a donné pour mieux dans les quartiers populaires on est réveillé alors pourquoi la fête convergence avec nous pourquoi ils viennent pas nous voir pourquoi je veux pas parler avec rectorat et la place d'italie pourquoi nous oublie pourquoi pourquoi ici on est capable de streamer a souri à 90 importe one he was then you là pour tous et pourquoi les difficultés d'aller même du matière tu vas faire tu populaire à mantes la jolie à tamaris honey waouh bla pourquoi c'est ça la question évidemment on ne cesse de le répéter on s'inscrit dans les luttes de l'immigration on s'inscrit dans cet héritage là dans les luttes anticoloniales aussi et donc pour nous c'est normal de partir cette expérience est de tenter de la d'expliquer pourquoi ça n'a pas marché en 2003 et d'en faire le bilan et d'essayer de refaire ce travail parce que je pense que c'est fondamental et qu'on n'y arrivera pas sinon en france si toutes les classes populaires ne s'habille pas mais attention en prenant compte chacune de nos spécificités et dans louis est complètement membres du comité à damas mais on peut le dire donc c'est un allié précieux aujourd'hui dans la lutte sur les violences policières et contre le racisme ma mère elle pouvait pas acheter à manger tous les jours non mon père avait eu cet accident du sinn et il sait si vous cherchez des manières de dire je souffre et donc au moment où on disait je souffre le seul langage qui permettait la seule structure est saine manière de des ressources était de dire je souffre à cause des immigrés à cause des étrangers même si les gens sont pas immigrés 964 en jeu c'est justement une des preuves problèmes dus c'est du racisme des questions et y avait pas d'autre manière veut dire doucement et donc là aujourd'hui une des raisons pour lesquelles on est là c'est ça c'est peu dire comment on peut donner aux gens de nouvelles manières de dire je sue et à l'intérieur de sa faire comprendre transmettre fait discuter et faire en sorte que les gens fin que ma mère ou la mère de dassa traoré elles sont victimes de mécanismes pour mentionner que la première l'idée c'est de faire un match retour pourquoi pas dans la région des douars louis ou alors ailleurs là où il ya une lutte symbolique peut-être déjà pourquoi pas la bure là on a des liens très forts avec le comité à damas autour de cette lutte qui est menée autour de l'enfouissement des déchets nucléaires donc voilà oui bien sûr l'idée c'est ce n'est que le début en fait ça va être quelque chose de plus large en réalité va essayer de nouer une véritable alliance avec toutes les luttes qui sont menées aujourd'hui dans le monde rural et ça va commencer à partir de décembre janvier je voulais remercier aussi pour la réalisation de ce reportage romain moriconi et adonis romdhane à noter aussi que edward nuit ainsi que je ferai de lagasnerie ont publié une pétition demandant comme l'un des mots d'ordre de la manifestation des gilets jaunes tout simplement la démission des manuels macron en espagne pour la première fois depuis l'époque franquiste l'extrême droite entre au parlement théo cazenave qui collabore très régulièrement avec le média presse en parlait déjà il ya deux semaines lueur d'espagne vox les enjeux d'une nouvelle extrême droite c'est le nom de l'article ou l'analyser déjà la potentialité de l'entrée du parti dirigé par santiago abascal théophile en a parlé avec lui écoutez vox est un parti politique espagnol fondé en 2013 par des gens issus de l'ailé droite du parti populaire le parti traditionnel de la droite espagnole un parti donc fondée en 2013 mais qui s'est véritablement développé grâce à la crise catalan de l'automne 2017 ce conflit entre les le gouvernement madrilène et les indépendantistes catalans où les positions se sont polarisés de deux côtés et ce café vox c'est qu'ils ont su tirer profit de cette de cette polarisation là pour faire émerger à la droite d'un parti populaire alors au gouvernement un nouveau nationalisme espagnol décomplexée farouchement opposé aux revendications nationales au sein de l'état espagnol que ce soit en catalogne au pays basque mais aussi aux féministes et à l'immigration c'est en andalousie nji inquiété depuis 40 ans un bastion historique du socialisme en espagne que vox a fait irruption avec fracas dans l'espace politique le 2 décembre 2018 et avec 12 sièges sur 100 9 le parti a doublé les pronostics des sondeurs qui n'envisageait que cinq sièges donc on se retrouve avec un parlement d'alou la gauche n'est plus en capacité de gouverner est où maintenant tout l'enjeu sera d'observer si une alliance des droite et de l'extrême droite de vox est envisageable pour autant il faut faire attention aux interprétations et aux comparaisons avec le cas français puisque selon les premières analyses de vote vox a obtenu de meilleurs résultats dans les zones où le revenu moyen est élevé ou les diplômés du supérieur sont plus nombreux et là il faut rappeler comme l'expliquent le sociologue billel moumen landaise que vox a ceci de particulier que c'est une scission du parti populaire par sa droite que par là il se différencie de formation comme le front national ou la ligue de matteo salvini en italie c'est un phénomène nouveau en espagne dans la mesure où depuis la mort de franco du général franco en 1975 et le l'arrivée d'une constitution démocratique en 1978 il n'y avait pas eu de véritable formation d'extrême droite visible dans l'espace politique et de fait c'est le sait le parti populaire qui accueillit en son sein de toute la droite espagnole des plus modérés aux plus radicaux voire même des anciens cadres ou des nostalgiques de l'époque franquiste on a donc affaire à un mouvement d'extrême droite qui a su prendre avantage de la situation espagnole donc d'une part la crise catalan et d'autre part l'affaiblissement d'un parti populaire qui est entaché par des affaires de corruption ce qui a conduit en juin dernier la motion de censure contre mariano rajoy qui était chef du gouvernement jusque là mais vox bénéficie également de l'appui à l'international comme celui de steve banane l'ancien conseiller stratégique de donald trump le président américain et ce style banane a fondé la plateforme d'e movement pourrait au développement de la droite néo conservatrice en europe merci d'avoir suivi cette édition de l'autre 20 heures que j'ai été ravi d'animer ce soir continue de partager nos contenus laïque et et parlez-en autour de vous je vous laisse avec anastasie et mon collègue théophile kouamouo dans un long entretien ce format que vous connaissez bien et qu'on appelle ici l'autre interview ils vont évoquer ensemble les gilet jaune notamment anas quasi travaille à la sncf et est syndiquée chez sud rail au début plutôt méfiants et là au fil que vous retrouverez à la présentation de l'autre 20 heures excellente soirée à vous salue cela fait désormais plusieurs semaines que les gilets jaunes occupe le devant de la scène de l'actualité française et on peut dire avec certitude que quelle que soit l'issue de ce mouvement il marquera durablement les esprits parce qu'il participe très fortement à une sorte de remodelage du regard porté sur notre société par les milieux autorisés qui généralement s'autorise à la pensée les gilet jaune bouscule le monde politique les sphères intellectuelles et médiatiques mais également les syndicats eux aussi débordés par ce qui se déroule devant nos yeux c'est pour cette raison qui nous a semblé intéressant d'entendre la parole d'un syndicaliste actif mais qui n'est pas ou pas encore une figure installer du syndicalisme français anastasie bête un cheminot militants de sud rail sur twitter n'ont pu observer l'évolution de son regard sur les gilets jaunes au commencement il était dubitatif voire hostile puis il s'est progressivement rallier est aujourd'hui un avocat enthousiaste de ce mouvement nous expliquera pourquoi sans tarder mais nous parlerons aussi de la fameuse question de la convergence des luttes des tactiques souvent illisibles des directions des centrales syndicales et de la possibilité de l'affirmation et fille et maintenant n'ayons pas peur des mots d'un peuple révolutionnaire bonjour anaska landes ont ajouté au site alors nous vous suivons sur twitter parce que le média c'est le média des luttes et de ceux qui doutent et nous suivons ce qui bute nous sommes attentifs à ce qu'il pense et nous avons beaucoup suivi sur twitter au sujet du mouvement des gilets jaunes puisque vous êtes un des syndicalistes qui twitte le plus c'est de la manière la plus engagée après la manière est plus engagé vous n'avez pas froid vous n'avez pas peur des mots et de dire ce que vous pensez alors nous avons suivi n'ont vu qu'au départ ou métier assez hostile à ce mouvement et vous vous avez évolué déjà pourquoi vous vérifiez aussi hostiles au départ et pourquoi votre regard a changé moi je pense au style c'est pas le bon mot je pense j'ai été réfractaire au début gaulois réfractaires pour reprendre l'expression de de monsieur macron parce que le mouvement déjà de base n'était n'est pas celui qu'on est en train de suivre aujourd'hui découvrir moi je rappelle le mouvement au début s'appelait mouvement compte les taxes et la hausse du carburant quand on regarde les images de sur paris quand on entend les slogans qui sont scandées par part par la foule c'est macron démission il ya plus d histoire de de carburants fin on le sait tous si macron demain ils disaient allez moi je vais enlever 50 centimes du litre d essence ya personne n'y a pas il n'y a pas un rond point ya pas il n'y a pas une assemblée générale qui va rentrer chez elle donc donc oui mouvement il a évolué si on était au même mouvement de départ celui comme moi je parle de mouvement de départ c'est celui entre le moment du lancement du du mouvement de cette page facebook jusqu'au 17 novembre au matin deux pendant son à ce moment là on n'avait pas de visibilité on voyait nicolas dupont aignan voyez fini pour envoyer ces personnes-là récupérer wauquiez etc tous essaient de faire de l'entrisme dans ce mouvement là et puis on entendait souvent des petits patrons et des patrons commença à dire oui les taxes les taxes le routier et c'est donc le mouvement tel qu'il est lent il a été lancé et le mouvement ce qu'il est aujourd'hui n'a rien à voir pour moi c'est un mouvement on est dans le mouvement ouvrier certes de manière hétérogène certes avec encore des tendances réactionnaire des groupuscules d'extrême droite mais de manière minoritaire ce n'est pas pour moi c'est pas la même le même mouvement qui était celui du début où on voyait on voyait que des pages de facho on voyait philippot et cetera parler parler parler dans les médias aujourd'hui ça a complètement évolué donc comme on dit il n'ya que les cons qui changent pas d'avis moi je suis pas pour être con et je suis aussi pour avoir une vision cette fameuse dialectique cette fameuse cet oeil des militants révolutionnaires de comprendre qu'elles sont aussi les tendances et papa c est pas être à côté de la plaque voilà sans faire de récupération de quoi que ce soit mais de comprendre que les choses ont évolué que notion doit évoluer dans nos positionnements de départ alors vous décrivent une sorte de mouvement de bascule qu'est ce qu'il a produit est ce qu'il a vraiment existé est ce que c'est un pépin une sorte de miroir déformant que les réseaux sociaux ferait peut-être que derrière justement ces revendications qui avait l'air des revendications de petits patrons dès le départ il y avait le peuple qui essayait de pousser en bas et ou alors peut-être pas qu'est ce qui s'est passé pour que l'on passe selon dans votre regard d'un mouvement de petits patrons à hostile à la taxation donc finalement à l'étape à l'état des distributeurs à ce mouvement profondément ancré dans les classes populaires françaises mais c'est ce fameux c'est ce fameux mépris de classe en vérité qui a fait qui a fait changer choix aussi macron avait avait donné des propositions tout de suite c'est à dire des propositions concrètes je pense que je sais pas si on sera arrivé au même au même mouvement le fait d'avoir commencé à mépriser en fait ce mouvement là et puis en parallèle d'avoir vu un mouvement en fête qui commence à émerger vraiment de la base et la base elle est hautement prolétarienne encore en discuter avec les gens ce sont des chômeurs ce sont des travailleurs au smic ce sont des aides soignantes libéral et aides soignantes libéral quand elle se retrouve à mettre 500 euros de sa poche dans l'essence au final elle et elle est encore moins bien loti qu'un smicard si tant est qu'un smicard et bien lotis aujourd'hui c'est tout c'est toutes ces personnes l'ont fait qui ont qui ont fait le mouvement des gilet jaune et qui n'existait pas au début aujourd'hui ils ont vu qu'ils étaient une force en fait ils commencent à se rendre compte et à se radicaliser mais à se radicaliser de manière politique en fait de dire à un moment donné on existe aussi en fait on est on voit que sans avoir fait l'ena sans avoir fait des grandes études sans être politisée sans être dans un parti ou quoi que ce soit on est nous aussi en capacité en fait de décider et d'imposer notre voix et aujourd'hui force est de constater que ça soit aujourd'hui dans le média où que ce soit dans les médias mainstream comme on le dit de manière générale depuis trois semaines ils occupent l'actualité il ya plus personne qui se préoccupent de savoir si lundi pleut ou il fait beau tout le monde se préoccupe par contre dès gilet jaune du mouvement de est-ce que ça va continuer ou pas donc donc je pense que c'est un peu un cocktail de tout ça et plus le gouvernement continue à faire la sourde oreille à parler d'état d'urgence a parlé de deux possibilités de ramener des militaires plutôt que trouver des solutions et plus ça en fait ça ça ça remet une pièce dans dans le jukebox comme on dit et sa relance en fait sa relance en fait la machine tant que les gens se sentent méprisés tant que les gens ne sont pas entendus et bien la colère la colère va pas a va passer serre alors est-ce que du début aujourd'hui le regard médiatique sur les gilets jaunes a changé parce que je me rappelle que beaucoup de critiques justement se focaliser sur un regard potentiellement bienveillant des médias en tout cas des médias un peu conservateur sur les gilet jaune alors que le regard était beaucoup plus critique quand il y avait la phase syndicale de cette lutte du peuple français parce que je pense qu'il faut il faut en parler comme ça aujourd'hui c'était une phase syndicale aujourd'hui on est dans une autre phase est ce que le regard a changé est ce que vous partagez déjà l'opinion selon laquelle que les médias étaient plutôt bienveillant et est ce qu'ils sont devenus malveillants ou comment vous voyez ça oui clairement on a tous vu l'évolution l'évolution médiatique mais aussi l'évolution politique c'est à dire que tous les hommes politiques qui soutenait au début le mouvement qui essaient de se l'accaparer qui se baladent avec des gilets jaunes aujourd'hui ils sont en train de reculer parce que tous ils sont pour le maintien des institutions telles qu'elles sont bien là aucun enfin nicolas dupont aignan est dit pas moi je veux l'arrêt de la république et je veux une société socialiste ou philippe enfin ils veulent pas de ça eux ils veulent pouvoir être être les mieux positionnés au moment d'une présidentielle au moment d'une élection par les urnes et non pas et non pas dans une révolution parce qu'ils savent que dans une révolution des travailleurs une révolution de la classe ouvrière ils n'auront rien à en tirer donc c'est pour ça que déjà d'une part leur regard a complètement évolué parce qu'ils se sont dit bon on sait pas encore ce que ça va donner donc bon je pense qu'il y aura pas grand chose ou au pire y aura un peu de blocages de ronds-points et puis ça va se finir et on espère avec l'optique de l'euro des européennes de pouvoir capitaliser entre guillemets c'est cette colère là dans les urnes la réalité c'est qu'en fait les gens rejettent en bloc les parties que les partis ça ne les arrange pas du tout d'être rejetées en bloc parce que ça veut dire à quel point en fait ils sont encore déconnecté de 2,2 ce que dit la base et la deuxième chose c'est que il ya une radicalisation du mouvement réel et là la tendance est d'essayer de faire passer le mouvement comme un mouvement en fait de cassan mouvement qui n'a plus rien à voir avec ce qu'il était au début la réalité c'est que et moi je l'ait remarqué dans les médias quand on a un autonome les black blocks les fameux black blocks comme on les appelle qui casse un mcdo attendant dans l'esprit politique dans l'esprit des médias bon c'est des black blocks et les autonome cena aussi leur façon de faire c'est à dire de deux cas c'est un peu ce qui ce qui symbolise le capitalisme pur pour essayer de mener une politique mais lorsque c'est quelqu'un qui a un master 2 qui ça fait 20 ans il est ingénieur informatique qui gagne 2500 3000 euros qui commence à ramasser des pavés et à jeter à jeter ça sur la police ça ça inquiète en fait les politiques parce qu'elle politique en fait cette classe moyenne cette fameuse classe moyenne c'est celle qu'il est qui vaut aux yeux c'est celle qui vote pour aller à il ya plus de 50% des jets les gens qui ont dit qu'ils avaient voté pour macro donc c'est tout ça qui les inquiète c'est pour ça que passer d'un truc bienveillant on dit on se dit bon on va les soutenir parce que bon c'est sympa c'est la ménagère de moins de 50 ans etc c'est ce qui nous regarde dans les médias mais en espérant que leur truc n'est pas d'existence aujourd'hui qu'il a une existence qui tend vers un mouvement semi insurrectionnel prérévolutionnaire ça ça change complètement la donne alors je vous parle l'immédiat mais vous me parlez des politiques pour vous les politiques et les médias dominant c'est pareil c'est pas la même chose mais il ya une orientation il ya une orientation réel 2 de la vision en fait qu'on essaie de donner d'un mouvement aussi enfin c'est pas les médias aussi de ne l'a pas il donne la parole par moment moi je dis faut qu'on arrête d'invités d éditorialiste du figaro et des échos et c'est pas avoir une contrebalance c'est aussi ça le truc c c'est moi je pense que moi je suis aux grandes gueules par exemple aux grandes gueules moi j'ai une totale liberté d'expression je ne t'ai j'accepte j'ai accepté les grandes gueules j'ai eu des propositions de 2-2-2 d'un peu partout au moment de de cette fin de grève j'ai accepté et grande gueule parce que j'ai une liberté d'expression c'est à dire que je viens il ya personne qui me denis consigny briefing n'y a rien du tout qui me disent eh bien c'est mal etc je viens je dis ce que j'ai à dire et le truc c'est que dans les médias aujourd'hui on a de plus en plus en fait de gens qui ont une vision droitière qui ont une vision institutionnelle de ce qui est de ce qu'est la démocratie c'est à dire que la démocratie basset macron c'est ça non et pour pour ceux qui son gilet jaune aujourd'hui la démocratie c'est tout sauf macron donc ça faut l'entendre aussi c'est à dire que ce n'est pas d'imposer sa vision mais de deux d'avoir une analyse réelle de ce qui se passe on ne peut pas parler moi je encore ce matin j'écoutais j'écoutais la radio on parle de carburant alors que les gens sont en train de créer macron démission c'est un moment donné c'est qu'ils sont ces gens qui parlent ils parlent de quoi il parle de carburant pendant que les gens sont en train de dire macron démission dissolution du sénat et de l'assemblée nationale faut avoir des gens aussi sérieux qui qui parle de 2,2 de ce qui se passe aujourd'hui dans le pays vous pensez qu'une sorte de chape de plomb médiatique pour ne pas faire monter ses revendications plutôt radicale et qui parle justement de une refonte des institutions je sais pas vous mais honnêtement je ne sais pas s'il ya une chape de plomb j'ai pas je suis très critique aujourd'hui en tout cas de d'un peu la manière dont on a été relayé le mouvement des gilets jaunes dans les médias faut que les médias aussi faut qu'il entende ça aussi les médias c'est à dire qu'à un moment donné je sais pas quand on voit les réseaux les différents réseaux sociaux que ça soit les médias un peu indépendant comme le vôtre comme révolution permanente comme brut et c'est enfin j'avais vu brut un live 8 millions de vues il ya aucune chaîne télé qui fait 8 millions de personnes qui regardent un journal dont il faut qu'ils se rendent compte c'est à dire que les les on est plus en 1930 aujourd'hui c'est que les gens si on leur ment à la télé ils vont voir tout de suite là contre le le le contrebas lancement si je puis dire dans les réseaux sociaux dont ils n'ont aucun intérêt aujourd'hui les médias essayer de 2,2 d'orienter d'une certaine manière plus que d'autres le la vision de ce qui se passe c'est ok il ya eu de la casse il ya personne qui peut le nier moi j'étais sur les champs elysées j'ai regardé j'ai vu ça aussi des dvd des jets de pavés etc mais moi j'étais aussi avec la fanfare invisible rue de rivoli et on fait ça chantait etc etc etc tu es et s était c'était c'était vraiment une ambiance une ambiance de fête donc on ne peut pas montrer que un regard que l'arc de triomphe et les tac de l'arc de triomphe en boucle dès qu'on l'a montré une fois deux fois trois fois un moment donné faut qu'on essaie de discuter aussi du fond et se font là c'est ce qui fait qu'aujourd'hui il ya eu aussi des tags à l'arc de triomphe donc voilà alors le syndicaliste que vous êtes un revenant un peu à cette question même si vous ne vous exprimer pas en tant que syndicaliste cheminot cheminots anas kazim alors est-ce que départ vos réticences n'était pas lié au fait que vous aviez un peu disons le sommes parce que finalement les gilet jaune parvenait à réussir ce que les luttes sociales depuis la lutte depuis les lois elles pommery n'avait pas réussi à faire et ce que j'ai l'impression que ce mouvement sorti de nulle part vous voler un peu la vedette à vous disons lutter historique moi je moi moi personnellement pas parce que j'ai jamais eu cette vision en fait c'est nous les meilleurs et je dis je dis vraiment à la plupart des secteurs et un peu des responsables des secteurs en lutte faut pas se la raconter c'est à dire qu'on n'a pas de leçon de morale à faire ni de leçon de tactique ou quoi que ce soit ils ont montré réellement avec le peu de moyens qu'ils ont c'est à dire y'en a qui ont démissionné il y en a qui ont qui liquident tous leurs congés y en a qui liquide toutes leurs rtt il y en a qui se mettent en arrêt maladie etc etc il y en a qui se relaie avec leur avec le mari ou la femme pour essayer de 2,2 de rester sur le rond-point pour essayer d'occuper les péages etc etc donc on n'a pas de leçon de morale à leur donner voilà moi c'est ce que je dis maintenant oui clairement ce mouvement là aussi il est il existe aussi de la base c'est qu'il ya aussi un rejet massif de ce qu'est en train de devenir le mouvement syndical et mouvement syndical pour moi il devient de plus en plus bureaucratique il faut qu'on fasse attention je rappelle que par exemple moi je suis pas à la cgt mais la cgt à la 700 mille adhérents comment ça se fait que dans paris on fait de manière interprofessionnelle avec des étudiants des lycéens ont fait quinze mille personnes avec avec quatre ou cinq syndicats plus des lycéens des étudiants ont fait quinze mille personnes dans la rue quand soi-même notre propre organisation à 700 milles et qui a deux millions et demi d'adhérents dans les syndicats c'est bien qu'il ya quelque chose qui ne fonctionne pas c'est bien qu'à une démocratie ouvrière qui n'est plus qui dit qui est de moins en moins présente dans les syndicats qui se disent bah moi mon rôle c'est pas celui de décider de discuter faut voir martinez pouvoir berger faut voir cela met justement en fait sur twitter est très critique contre martinez contre ville martinez et la cgt par dieu pas que nos solutions de fr l'ordre laurent berger serait serait au dessus du mont blanc pensait qu'un problème aujourd'hui en france en 2018 avec les directions des centrales syndicales est calé ce problème le problème c'est qu'à un moment donné moi je suis pour la démocratie ouvrière c'est à dire que c'est à la base de décider nous on était critique au moment par exemple de de la grève des cheminots parce qu'on a dit la grève perlée ce n'est pas une question uniquement de ses la cgt c'est ceci c'est cela moi je suis pas pour une vision binaire pipi caca je suis pour qu'on analyse aussi c'est quoi les choses quand nous ont critiqué la grève perlée ce n'est pas pour dire les cheminots ceci ou cela c'est que la grève perlée à la déposséder ce que ce qui fait la grève à savoir les assemblées générales les comités de grève on ne parle plus de ça aujourd'hui on commet comme on peut gagner une grève sans comité de grève sans assemblée générale des grévistes qui décide et les gens fêtent le monde à un moment donné qui décide de ce que doit dire laurent brand ou qui que ce soit chez edouard philippe moi j'ai pas de visibilité là dessus il ya aucun cheminots qu'à la visibilité de de dire aujourd'hui on a décidé ça faut le respecter il ya personne qui le décide c'est ici que tu sais presque un peu ce que les gie les jeunes sont en train de faire qu'est ce qu'ils font les gilet jaune ils sont en train d'essayer de couper de koupéla une bureaucratie des gilet jaune avant même qu elle existe c'est à dire dire que vous n'allez pas vous n'allez pas chez edouard philippe garrel a discuté on lui a donné nos revendications il les a le jour où ils avancent quelque chose on verra si on y va et on avance mais pourquoi nous on n'a rien du tout et on est parti faire 30 réunion avec elisabeth board rien du tout et au fil d'une main devant une main derrière entre le moment où la grève a commencé et le moment s arrêter on n'a rien obtenu pourquoi on est partis 50 fois allé discuter avec avec le edouard philippe et elisabeth bost c'est ça que les gens en fait tu vomis c'est à dire que de se dire on perd du salaire moi j'ai perdu trois mois de salaire et moi ma famille cheminote on a perdu à nous deux quasiment 7500 euros avec nos deux salaires pendant trois mois et au final on est là donc qu'est ce qu'on fait c'est quoi la vie alors on retourne on retourne la prochaine fois et on laisse les gens décident à notre place nous ce qu'on a faim on a créé et c'est pour ça qu'on est mobilisés aujourd'hui en tant que cheminot ont été mobilisés dans la rue on a créé ce qu'on a ce qu'on appelle le collectif inter gars c'est un collectif de cheminon vous et des assemblées de cheminots de l'intérieur tous syndiqués et non syndiqués il ya des gars de la cgt ya des gars de fo il ya des gars de sud-rail a dénoncé indiqué qu'ils sont dans le collectif inter gare et le collectif intérieur en fait il donne la parole à tout le monde il n'y a pas de meeting syndicaux tout le monde peut prendre la parole tout le monde peut s'exprimer tout le monde peut proposer une motion tout le monde peut donner une vision et on en discute et on vote et on vote collectivement et quand l'inter garde décide d'un truc c'est collectif et on le fait et on a décidé de se mettre dans les gilets jaunes on a fait une rencontre avec comité à justice et vérité pour adama samedi dernier et je dis là qui arrive on fait avec encore le comité justice et vérité pour adama on appelle l'ensemble des secteurs en lutte ou qui secoue qui ont l'habitude de de lutter à venir à république et discuter avec nous de s'organiser va fort que le mouvement des gilet jaune bah il s'élargit c'est qu'il commence à ramener des étudiants a ramené les lycéens etc etc on essaye de proposer des choses qu'aucun aucune organisation syndicale aujourd'hui faire en gros pour vous les directions des centrales syndicales sont une sorte de corset de bloqueur des touffes heures bah oui causé ces couacs au martinez il dit en 2016 moi j'ai pas de bouton pour la grève générale bah c'est clair que c'est pas en appelant avec des journées saute-mouton que que derrière on va on va créer la grève générale je vais te donner un exemple théophile au moment de la grève dure de la bataille du rail le 22 mars premier jour la fonction publique la secrétaire de la fsu elle dit on a nous aussi le statut des fonctionnaires c'est pas le statut des cheminots nous aussi on a des choses à revendiquer et ils ont fait dans une même journée de grève une manifestation qui est partis de république avec les fonctionnaires et pour pas mettre les cheminots avec les fonctionnaires on a fait partir les cheminots de gare de l'est qu'est ce que c'est que ça si ce n'est de la bureaucratie syndicale de merde moi je le dis et je vais donner un deuxième exemple quand on fait le 22 mai il ya en un calendrier de grève perlée moi je les critiques m à un moment donné dans le calendrier de grève perlée avait écrit 23 et 24 mai greffe chez les cheminots pourquoi la fonction publique à l'appel levante mais est pas le 23 pour faire la jonction avec les cheminots tu sais pourquoi parce que le 22 mai la cfdt et de la fonction publique elle les a menacés alors a dit si par malheur vous on appelle en même temps que les cheminots la cfdt de la fonction publique quitte l'intersyndicale et c'est à cause de ça qu'ils ont appelé à une autre journée qui n'étaient pas dans le calendrier c'est tout ça en fait qui que qu'il faut dénoncer qu'il faut critiquer sinon bah au moment dé gilet jaune et ben on n'existe pas et les gens nous rejette moi je suis moi je suis syndiqué je suis fier d'être syndiqué pour moi le syndicalisme c'est comme une carte vitale d'accord syndiqués ce n'est pas s'est passé pas être un politique à ce n'est pas trahir les gens être syndiqués c'est être organisée savoir discuter savoir défendre aussi les copains quand ils sont dans la difficulté c'est une carte vitale c'est de la sécurité sociale du de des travailleurs c'est aussi ça c'est pas c'est pas d'aller d'aller négocier la régression sociale ou ou 2 août au pied les mouvements pourquoi ils feraient pour coiffer direction trahissent est ce que vous pensez qu'elles ont trop d'atomes crochus avec le pouvoir enfin qu'est-ce que divin base à ce propos la base elle et elle est très critique sur ce qui se passe en fait un mois il explique comment elle explique je sais pas si elle a beaucoup de visibilité parce qu'on est aussi on est aussi dans un pays où les luttes les lutèce se sont faits toujours avec avec le mouvement le mouvement ouvrier mouvement syndical donc les gens critiquent en fait la bureaucratie syndicale mais n'ont pas n'ont pas de regard plus que ça sur ce qui se passe moi je pense que et c'est ce qu'on demande c'est qu'il faut remettre de l'auto organisation dans les mouvements faucon remettre de l'auto organisation dans les mouvements syndicaux sud rail ecr et de quoi sud rail sud rail c'est une scission de la cfdt au moment où nicole notât secrétaire de la cfdt en 95 elle a voulu trahir les cheminots et les travailleurs qui se battait contre le plan juppé et c'est comme ça qu'on a créé sud rail c'est parce qu'à un moment donné il ya une nicole notât qui a commencé à dire un pop up non on va négocier parce qu'on a envie d'être d'être partenaire privilégié on a envie d'être réformé son envie de ceci cela les travailleurs de manière générale ils ont beaucoup de critiques vis-à-vis des ja du syndicat réformiste de ce que de ce qu'est la cfdt de ski et l'unsa la cfe cgc s'étaient c'est-à-dire ce syndicaliste qui dit notre place n'est plus dans la rue n'est plus dans les grèves et les dents dans dans les bureaux ministériels à discuter à négocier ça tout le monde le critique les choses peuvent aussi sur celle de la négociation n'ont de toute façon il ya par moment faut négocier mais il ya des moments où il ya aucune négociation possible négocier c'est aussi à un rapport équitable c'est 50-50 avaaz une négociation s'est pas c'est pas c'est moi qui déciderai au final ce que je te donne je te donne pas ce fameux dialogue social moi je dis c'est cia ni dialogue ni social mais c'est une parade qu'on essaie de faire avec les organisations syndicales pour essayer de faire croire qu'il ya un dialogue possible à pas le dialogue alors d'une société du chômage de masse d'éclatement du travail avec les auto entrepreneurs les intérimaires est ce que le syndicalisme n'est pas un peu dépassée dans la mesure où je suis dernier il s'est construit autour de salariés en cdi est ce que est ce que c'est pas ça le problème le fait que justement un salarié comme vous n'avez pas les mêmes problèmes que quelqu'un qui est entrepreneur en fait l'éclatement des formes du travail ça ne joue pas ou pas la classe ouvrière est là elle est on va dire allez pas morcelé mais il ya plusieurs catégories c'est à dire qu'il ya des travailleurs très précaire aujourd'hui ça a évolué et enfin j'ai pas moins 36 tout le salarié n'était pas en cdi qu avait pourtant ils se sont bien ils se sont battus je pensais pas une question de céder ou d'être fonctionnaire c'est une question de corporatisme faut sortir du corporatisme aussi à un moment donné syndicale c'est à dire moi des fois j'entendais well as l'ol conneries ça nous concerne pas on n'est pas touché par le code du travail c'est tout ça aussi c'est qu'on essaye de faire en sorte que jamais créé de jonction et sas je te le dire et je le répète c'est la bureaucratie syndicale qui l'a mis dans la tête des gens ne vous battez pas ce n'est pas mais parce que dans les revendications ils n'y sont pas nous moi j'ai fait j'ai je suis tranquille avec ça il ya un an ça va faire maintenant quasiment jour pour jour il ya un an on était aux côtés des travailleurs de honnête dans les 75 gare du nord parisien avec sud rail on était à leurs côtés pendant 45 jours de grève est honnête les travailleurs ils étaient 84 grévistes à 100% pendant 45 jours nettoyage qui sont sous traitants du rail ce nom on a toujours dit dès nos premières interventions à leurs côtés on a dit vous êtes des cheminots comme nous c'est à dire vous êtes des travailleurs du rail la plupart ça fait 20 ans 30 ans qui nettoie les gars de saint denis de ermont eaubonne de garges-sarcelles pourquoi ils ont pas le droit au statut des cheminots nous on a dit on et pour que vous ayez le statut et tout ce que toutes les audiences qu'on a pu demander auprès de la sncf s'était l'internalisation de ces travailleurs là de dire ils doivent avoir le statut des cheminots ils doivent être cheminots et ils nous ont montré pour leur première grève à l'image un peu d gilet jaune un niveau de radicalité et d'auto organisation sans précédent ils ont ils avisent avait des assemblées générales des 100 % de grévistes tous les matins et décidé il ya personne qui a pu trahir le mouvement et pourtant il y avait sud rail la cfdt et force ouvrière mais on était attaché à une seule chose la base l'assemblée générale qu'ils disent est ce que tu dis est ce que tu dis pas et c'est comme ça en fait qu'on gagne les mouvements ils l'ont montré c'est quand la base elle est là et elle tient le mouvement elle dit c'est nous qui décidons c'est nous qui perdons du salaire c'est nous qui allons dire qu'est-ce qu'on prend caisse comprends pas c'est pas vous qui allez nous dire à notre place c'est quand qu'on va quand est ce qu'on va arrêter le mouvement de grève alors il est question en fait de pas de construire mais en tout cas de donner un peuple de se voir comme un peuple comme un seul peuple révolutionnaire alors qui est traversée par des divisions des divisions être nous religieuse quasiment tribales en france aujourd'hui il faut pas se le cacher et notamment il faut pouvoir vu que les gilets jaunes d'oeufs représente un tableau assez complet de la cité française est également cette question de la divergence sur certains points je dirais pas des fachos bd fâché donc qui sont peut-être tentés par les fachos les vrais qui ont un port plus idéologique donc d'effacer peu politisés qui sont tentés par les fachos est ce que vous pensez qu'il est possible à l'occasion ce mouvement de leur parler et de et finalement de constituer en fait cette union sacrée loin des clivages même et on met entièrement fin c'est pour ça que moi je dis il faut que le mouvement ouvrier rentrer dans la danse il faut qu' il faut que les organisations syndicales c'est pas vrai ou les gilet jaune moi les gens me connaissent dans la rue on me dit un machin c'est quand est-ce que tu quand est ce que sud rail va appeler à la grève etc il veut que les organisations syndicales parce que ils se sont rendu compte en fait que le filtrage le blocage a des limites et qu'à un moment donné il va falloir commencer à parler du blocage des tôles va falloir qu'à un moment donné le rail arrête de 2,2 tournée va fort que les aéroports qui peut un avion qui décolle pas fort qu'il peut un bureau de poste qu'ils soient au vert c'est ça que les gens aujourd'hui réclamée ils le savent très bien qu'ils ont besoin des organisations syndicales pour le faire ils ne veulent pas que les organisations syndicales décident les dépossèdent du mouvement mais les syndicalistes ne vont pas les dépossédés de leur mouvement c'est pour ça que moi je fais le distinguo entre syndicalistes et bureaucratie syndicale mais on a besoin d'avoir des syndics est dans ce mouvement là sinon ce sont les fachos qui vont récupérer qui vont récupérer tout ça maintenant moi ce que je dis moi j'ai une lecture de classe en fait de la situation je suis marxiste c'est à dire que pour moi on a un point commun tous ensemble on est tous issus de la classe ouvrière on est des travailleurs donc c'est sûr le travail qu'on arrive à faire ou à faire des liens et je t'assure que quand les gens en fait la plupart demandé la police dans les banlieues la plupart les 10èmes pourquoi ceux-ci étaient critiques vis-à-vis de la mort d'adama aujourd'hui quand ils voient ça traoré quand il voit des gens avec le t-shirt justice et vérité à leurs côtés en train de dire nous aussi on est des travailleurs comme vous nous aussi les quartiers populaires on est en galère cm on n'attend même pas la fin du monde en galère des dès la première semaine la deuxième semaine du mois nous c'est même pas l'essence qui nous préoccupe on aimerait déjà avoir des emplois qui sont à leurs côtés en tête de ligne en tête de cortège et qui sont en train de se manger des coups de canons à eau et des bombes lacrymogènes ensemble eh ben ça a réveillé les consciences les gens ils vivent mais en fait en fait moi je pensais que c'était de la racaille je pensais que c'était des voyous maintenant en fait ce sont comme nous il jette rien du tout ils jettent pas de pavilly se mange des bombes lacrymogènes en avec nous il ya des il ya des retraités il ya un retraité en a vu il s'est mangé une balle de flashball qui lui a trouvé la joue il ya un ou deux retraités il a perdu son pouce à un moment donné il y en avait de la dent dans ces personnes là qui disait faut faut que la police elles interviennent dans les quartiers faut que la police elle elle elle réprime sévèrement le mouvement ouvrier et c'est aujourd'hui qu'ils sont de l'autre côté eh ben ça ou c'est conscience là mais parce que la police n a pas d'autre choix la police c'est une institution coercitives aussi des institutions républicaines il pourquoi ils protègent l'arc de triomphe pourquoi ils protègent y met un point d'honneur à protéger l'avenue des champs elysées moi j'étais dans paris samedi la place vendôme i avec des bijouteries de luxe à 1 milliard un milliard y'a pas une vitrine ya pas il ya personne n'a approché la place vendôme et avait pas un policier et il y avait on est passé devant les galeries lafayette avec toutes les boutiques de luxe dolce gabbana gucci etc si les gens voulaient piller t d d d d d des pillards et vouloir voler des sacs à main il rentrerait dans les galeries lafayette il dirait laissez nous tranquilles avec votre avec moi votre manifestation va la rentrée chez dolce gabbana on va récupérer des sacs à main on va les pis on va les payer non on est partis pacifiquement chantant on est parti à rivoli pour essayer d'atteindre les champs-elysées les gens ils veulent manifester et on les en empêcher mais on au final on se dit mais à un moment donné la police pourquoi elle surveille pas les boutiques de luxe pourquoi elle surveille pas place vendôme nan parce qu'on leur a dit on veut récupérer notre l'avenue des champs si l'on veut montrer que l'état ne faiblira pas que nous on est là castaner a voulu taper du poing sur la table dire y'a pas moyen on n'y aura pas un seul gillet jeu je vous jure qu'il rentrera sur les champs elysées eh ben c'est ce qu'il a essayé de faire c'est à dire de mettre tous les tous les policiers de france et de navarre autour des champs quitte à laisser les bijouteries de place vendôme où il n'y a pas un bris de glace y'a pas un bris de glace d'accord donc les gens ne sont pas des pillards ben justement ces violences médiatisés ne vont peut-être pas fait pire le mouvement est ce que le gouvernement ne va pas flatter les passions conservatrice qui existent au fond de chacun de nous et se poser en rempart contre le chaos et les fêtes de noël approchent les pères de famille les mères de famille ordinaire veut aller faire leurs courses est ce que c'est le gouvernement ne joue pas sur ces affecté là moi je suis moi je suis pas madame irma je sais pas je sais pas ce que ce que ce que va devenir les gilet jaune bien malin celui qui qui qui a une seule une seule idée de ce qui va se passer la réalité c'est que la colère sociale elle ne s'arrêtera pas d'accord elle ne s'arrêtera pas comme ça avec un claquement de doigts avec avec un sapin de noël et des cadeaux c'est pas comme ça que ça va s'arrêter de toute façon si on prend ne serait-ce qu'à partir du quinquennat macron cette colère sociale là elle est issue déjà des ordonnances loi travail que 6 l elle est issue de la lutte des ehpad de la lutte des cheminots de la lutte que contre parcours sup2 benalla denis seine parce que tout ça ça rentre aussi dans la conscience quand on a dit aux gens moi je suis président du nouveau monde moi je vais vous montrer un nouveau visage de la politique et qu'on voit qu'il ya des ya des idées il ya des barbus qui sont avec des brassards police qui sont en train de savate et des manifestants les gens sont en train de se dire hop hop hop c'est quoi ce président fait qui est en train de supprimer l' isf qui a des potes à lui qui vont savate et des manifestants qui aussi ferme comme ça avec là bas avec les cheminots alors que la réforme on voit qu'à part des kilomètres de lignes qui vont être supprimés on voit pas en quoi nous les usagers on va être on va être mieux tout ça ça rentre ça c'est moi ce jeu de mots que je dis c'est le vase qui s'est rempli d'essence quoi et qui a fait déborder le pays en vérité ce vase il s'est rempli d'essence les sens étaient les ordonnances était banal à c'était parcours succès tout ça et si on remonte en arrière tu penses une seule seconde que dans les manifestations n'y a pas des gens qui ont manifesté contre la loi elle conneries qu'ils étaient en 2010 contre les contre le projet de retraite etc etc la colère sociale s'arrête elle s'arrête pas donc ils peuvent peut-être avoir un sursaut mais moi je rappelle que dans pas longtemps enfin si encore macro ainsi si on dit si les gilet jaune ça s'arrête ça s'arrête brusquement derrière va y avoir les la réforme des retraites quarante deux régimes spéciaux avec le régime aussi de la sécurité sociale qui va basculer d'un régime à points 42 régimes spéciaux avec les cheminots la ratp l'edf les postiers les retraités qui vont être aussi concernés les étudiants etc mais c'est pas possible quelqu'un pense une seule seconde que macron va tenir encore trois ans et demi moi je ne pense pas une seule seconde il peut avoir un sursaut et il peut avoir un peu de une semaine de repos au mois de décembre mais c'est tout il n'aura pas plus macro moi je les gens qui disent le quinquennat de maquereau est terminée s'il cède mais pour moi ils ont rien compris ils ont un train de retard makrouds son quinquennat est déjà terminée le moment on a un mouvement d gilet jaune qui est aussi important qui est de sa base ou derrière savent en belgique ça va à la réunion savant hollande ça va en allemagne que tous les regards sont braqués sur ce qui sans aucun si ce qui est en train de se passer en france son quinquennat est terminé son quinquennat est terminée donc voyons voyons en tout cas pas à pas pas à pas ce qui va ce qui va proposer quoi merci à 9 merci à toi tu es au fait m