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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 21 mars 2022 57 minComplaisantMixteCulture, médias & sportSolidarités & famille

Nathalie Arthaud, Cédric Klapisch, Muriel Robin, Marion Barbeau - C à vous - 21/03/2022

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 38 %Attaque 18 %Défensif 44 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:05OuverteRéponse directe

    Maîtrisé à quel point ? Vous êtes à peu près sûr le 11 avril de reprendre vos cours ?

  • 1:38OuverteRéponse directe

    Ça n'use pas les convictions d'être à contre-courant depuis 35 ans ?

  • 2:42OuverteRéponse directe

    Je vous ai entendu à plusieurs reprises ces dernières semaines sur la guerre en Ukraine, et je n'ai pas bien compris le rapport que vous faites entre la guerre et le capitalisme.

  • 3:25RelanceRéponse directe

    Vous décrivez un affrontement de puissance, mais le rapport avec le capitalisme...

  • 3:31RelanceRéponse directe

    Attendez, lequel ? Le russe ou l'américain ?

  • 10:18OuverteRéponse directe

    Sur ma vie privée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:27PrésentateurChiffre
    « Je vais partir à la retraite au-delà de 2020. Il faudra que je cotise jusqu'à 68 ans puisque j'ai commencé à travailler à 26 ans. Et je partirai avec 38% de mon salaire net. »
  • 3:44PrésentateurChiffre
    « Prenez les trusts de l'énergie, ils sont combien ? Une vingtaine de par le monde, une vingtaine de par le monde. »
  • 5:31PrésentateurChiffre
    « La guerre dans le Donbass, elle a démarré en 2014. Elle a fait 14 000 morts. »
  • 6:16InvitéChiffre
    « qui avait réuni 1 300 000 Français qui s'étaient attachés aux petits écoliers d'Au Tableau. »
  • 13:54PrésentateurChiffre
    « Le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU estime que 10 millions d'Ukrainiens ont fui leur foyer, la plupart à l'intérieur du pays, mais 3,5 millions ont passé la frontière pour se réfugier à l'étranger. »
  • 14:24PrésentateurChiffre
    « L'Ukraine et la Russie produisent environ à près d'un tiers des exportations mondiales de blé. »
  • 14:37InvitéChiffre
    « Ce sont potentiellement des centaines de millions de gens qui n'auront plus les moyens d'acheter de la nourriture à cause du prix du blé. Ils mourront peut-être à cause de ça. »
  • 14:57InvitéChiffre
    « Par exemple, baisser la vitesse de 10 kmh sur autoroute réduirait considérablement la consommation de carburant jusqu'à 430 000 barils de pétrole par jour en moins. »
  • 17:33InvitéChiffre
    « Trois Russes qui rejoignent quatre Américains et en Allemands. »
  • 17:42InvitéChiffre
    « « par une accumulation de tissus jaunes dans leur stock ». »
  • 23:55PrésentateurChiffre
    « Vous avez eu des applaudissements et des larmes aux yeux à la fin de certaines séquences. Oui, oui. Notamment la scène où on danse la pièce Political Mother de Hoffa Schuster. Et c'était comme un mini-ballet de 4 minutes, très intense pour nous. Et on n'avait pas été en scène et donc pas été applaudis depuis des mois. »
  • 23:58PrésentateurChiffre
    « Vous gravissez les échelons, corifée, sujet, première danseuse en 2018. »
  • 30:29PrésentateurChiffre
    « Neuf fois championne de France, cinq fois championne d'Europe, trois fois vice-championne du monde et elle reste à ce jour la seule patineuse. C'est une athlète aussi, c'est une championne, une danseuse aussi. Seule patineuse à réaliser un salto arrière avec réception sur un pied. »
  • 39:43InvitéChiffre
    « C'était juste le salto arrière basique. Puis après, j'ai évolué et puis voilà que c'est devenu cet élément incroyable. »
  • 40:29InvitéChiffre
    « Jusqu'à l'âge de 17 ans, je faisais du trampoline, du tumbling et bien sûr de la gymnastique. C'était un ensemble et c'est pour ça que je pense que ça me donnait beaucoup de force et d'enthousiasme pour le faire après sur la glace. »
  • 52:15PrésentateurChiffre
    « La Seconde Guerre mondiale a détruit 400 000 logements et en a salement amoché à peu près 1,5 million en France. »
  • 52:28PrésentateurFait
    « Avec les images qui vous arrivent d'Ukraine et les photos que vous avez pu voir des côtes normandes après le débarquement, vous voyez à peu près ce que je veux dire. »
  • 52:36PrésentateurChiffre
    « En 1948, la moitié des logements n'ont pas l'eau courante en France et les trois quarts n'ont pas les toilettes. »
  • 52:50PrésentateurChiffre
    « Entre 1946 et 1973, on passera de 12 millions de logements à 21 millions en France. »
  • 53:28PrésentateurChiffre
    « Celle-ci est datée 3 février 1977. »

Temps de parole

  • Présentateur71 %
  • Invité8 %
  • Invité 27 %
  • Invité 36 %
  • Invité 44 %

3,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Présentateur

C'est à vous en direct jusqu'à 20h55 avec Mohamed, Pierre, Patrick et une militante de lutte ouvrière depuis 35 ans. Devenue porte-parole d'Alat Légui en 2007 avant de devenir à son tour candidate et de faire campagne pour la troisième fois en 2022. Professeur agrégé d'économie et de gestion de son état en grève en 2003 pour sa première apparition télé. Je vais partir à la retraite au-delà de 2020. Il faudra que je cotise jusqu'à 68 ans puisque j'ai commencé à travailler à 26 ans. Et je partirai avec 38% de mon salaire net. Bonsoir Nathalie Arthaud.

Merci de votre présence ce soir alors que vous êtes candidate à l'élection présidentielle sans avoir aucune envie de vous asseoir dans le fauteuil présidentiel et sans ou presque espoir de gagner à tel point que début février, vous avez pris congé de vos élèves du lycée Le Corbusier à Aubervilliers en leur disant qu'il y avait un risque que vous ne reveniez pas le 11 avril, mais un risque limité. Et ça les a amusés. Un risque maîtrisé, un risque maîtrisé en effet. Maîtrisé à quel point ? Vous êtes à peu près sûr le 11 avril de reprendre vos cours ? Oui écoutez, je suis assez consciente que je représente un courant minoritaire. Voilà, que je suis en effet très à contre-courant aujourd'hui.

Mais moi je suis fière, je suis fière de dire qu'il faut renverser cette société capitaliste qui nous plonge dans la misère, les inégalités, la crise climatique et maintenant les guerres. Voilà, donc je pense que l'urgence est de plus en plus grande. Donc voilà, minoritaire à contre-courant, mais je ne cesserai de dire que ça devient urgent. Ça n'use pas les convictions d'être à contre-courant depuis 35 ans ? Non, écoutez, moi c'est la société actuelle qui quand même a de quoi révolter, a de quoi user. Écoutez, qui peut prétendre aujourd'hui qu'on va vers la prospérité, la paix, l'harmonie entre les peuples, que finalement on va résoudre tous les fléaux qui sont en face de nous ?

On voit qu'on s'enfonce. Moi ce qui me frappe, c'est qu'il y a eu le krach financier en 2008, là on sort, enfin je ne sais pas, d'une crise sanitaire, on n'est pas sûr d'en sortir, et krach, on plonge dans une guerre, dans une guerre dont on sait où elle a commencé. Mais qui peut dire jusqu'où elle ira cette guerre ? Et moi je pense qu'en effet les conséquences vont être graves, graves, sur le terrain politique, mais aussi sur le terrain économique et social. Donc on rentre pour moi dans une période, une nouvelle période, très très très dure, très très dure, et comme à chaque fois dans ces périodes de crise, qui est-ce que l'on fait payer ?

C'est le monde du travail, c'est les classes populaires. Parce qu'il n'y a pas de doute, la grande bourgeoisie, on va l'aider, on va l'aider pour que son business continue. Je vous ai entendu à plusieurs reprises ces dernières semaines sur la guerre en Ukraine, et je n'ai pas bien compris le rapport que vous faites entre la guerre et le capitalisme. Pourtant, c'est un rapport évident, c'est un rapport évident.

Vladimir Poutine a fait le dernier pas vers la guerre fratricide, il a une responsabilité écrasante, évidente, mais c'est un bras de fer, un bras de fer qui se déroule depuis déjà des décennies, et un bras de fer qui se déroule entre la bureaucratie russe, et entre les Etats-Unis, l'OTAN et le camp impérialiste, qui a une volonté expansionniste, une volonté expansionniste à l'Est, qui a poussé ses bases militaires, et qui en effet cherche à être...

3:22
Invité

Vous décrivez un affrontement de puissance, mais le rapport avec le capitalisme...

3:25
Présentateur

Mais bien sûr, mais l'impérialisme, qu'est-ce que c'est ?

3:29
Invité

Attendez, lequel ? Le russe ou l'américain ?

3:31
Présentateur

L'ordre impérialiste dans lequel nous vivons, c'est précisément une planète qui est dominée par les trusts capitalistes, mais qui sont concentrées à un point que... Prenez les trusts de l'énergie, ils sont combien ? Une vingtaine de par le monde, une vingtaine de par le monde. Donc c'est en effet un ordre impérialiste, où finalement ces entreprises qui se concurrencent, qui cherchent toujours à aller plus loin, à se piquer des parts de marché, etc., eh bien poussent à la rivalité entre nations. Et ça, c'est... Bon, là, ça se décline en Russie, mais écoutez, moi, ça fait plusieurs mois, c'était la Chine.

Alors c'était tous les jours qu'il y avait une espèce d'ambiance, la guerrière qui montait contre la Chine. La Chine, ah, oui, pas eu, oui, d'accord. Mais tout se tend, tout est en train de se tendre. Voilà, et moi, je suis frappée par l'accélération de cette course à l'armement. Et tout le monde applaudit, hein. Alors tout le monde est en train de se réarmer, voilà, vraiment... Et tout le monde applaudit. Alors c'est... On parlait de la planification écologique il y a quelques mois. Maintenant, on parle de la planification pour se réarmer. Enfin franchement, voilà. Voilà où va la société. Il faut quand même le regarder en face. Il prépare les futures guerres.

Nos dirigeants, les États-majors... Celle-là, il s'agit de se réarmé pour essayer d'arrêter celle-ci. Eh bien moi, je crois qu'on ne l'arrêtera sûrement pas comme ça. En tout cas, c'est ni Macron, ni Biden, ni ces grandes puissances qui sont précisément les fauteurs de guerre, ceux qui ont une part de responsabilité dans cette guerre, qui pourront l'arrêter. Ceux qui pourront l'arrêter... Pas Poutine. C'est tous ceux qui l'ont... Mais Poutine aussi. Bien sûr, Poutine aussi. Je n'ai aucune complaisance vis-à-vis de Poutine. Ce n'est pas moi qui l'ai accueilli à Versailles, qui lui ai déroulé le tapis rouge.

Et ce n'est pas moi qui lui ai vendu des armes, qui lui a livré des armes jusqu'en 2020. Parce que vous savez, comme moi, que la France a continué de livrer des armes à la Russie entre 2015 et 2020, alors même qu'il y avait un embargo sur les armes, alors même qu'il y avait cette guerre dans le Donbass. La guerre dans le Donbass, elle a démarré en 2014. Elle a fait 14 000 morts. Elle était déjà là, la guerre, en fait. Elle s'est généralisée. Moi, ce que je pense, c'est que ceux qui l'arrêteront, cette guerre, c'est ceux qui la subissent. C'est ceux qui n'y sont pour rien, justement, qui ne l'ont pas voulue, cette guerre.

Je pense aux peuples russes, je pense aux travailleuses et aux travailleurs de Russie, je pense à ceux en Ukraine, qui, évidemment, ne veulent pas de ce bain de sang. Parce qu'ils savent que ce sont deux peuples frères. C'est ça, la vérité. Vous restez avec nous pour la chronique média, la story média de Mohamed Bouhavsi. Avec cette question, ce soir, Mohamed, et si les meilleurs interviewers politiques avaient entre 8 et 12 ans ? En tout cas, c'est l'une des questions de la présidence de 2017, avec une émission, l'émission Au Tableau,

6:16
Invité

qui avait réuni 1 300 000 Français qui s'étaient attachés aux petits écoliers d'Au Tableau. On se rappelle notamment du candidat, Emmanuel Macron, qui reçoit en cadeau des enfants le maillot de l'OM, avant de l'enfiler. Au Tableau revient demain, gratuitement,

6:29
Présentateur

sur la plateforme MyCanal.

6:31
Invité

MyCanal est dimanche en prime time sur C8. Une seule soirée, événement, dans une salle de classe avec 4 candidats. Yannick Jadot, Éric Zemmour, Fabien Roussel et Valérie Pécresse. Une candidate, elle l'air très franche, quand un enfant lui demande pourquoi aucune femme n'est devenue présidente de la République. En France, pourquoi personne n'a jamais voté pour avoir une femme présidente de la République ?

6:54
Présentateur

Parce qu'on n'a pas encore été assez bonne. Donc il va falloir qu'on convainque. Il va falloir qu'on soit offensives, qu'on donne envie. Voilà. Donc il faut que je vous convainque. Si je vous convainc, déjà, c'est une bonne... C'est un bon premier pas, non ? On a le droit de ne pas forcément être convaincu par la réponse.

7:16
Invité

Alors, seule Marine Le Pen a refusé d'y participer, comme en 2017. La production voulait quatre candidats novices qui ne connaissaient pas le concept. On a demandé à la productrice Mélissa Toriot pourquoi il faut absolument voir demain au tableau version 2022.

7:31
Présentateur

Quatre candidats inédits nous ont fait confiance ou plutôt ont eu l'audace de se frotter à la curiosité insatiable et décalée des enfants. Parce qu'il faut du courage pour venir affronter ces enfants qu'on a castés dans toute la France et qu'il y avait une immense curiosité. Et à chaque fois, le programme est intact dans le sens où on découvre vraiment un trait de personnalité qu'on ne connaissait pas des quatre. En tout cas, personnellement, j'ai beaucoup appris sur quelques-uns de leur tropisme, de leur réflexe instinctif.

8:03
Invité

On a eu droit quand même à des moments très savoureux, comme ce moment où un député européen, Yannick Jadot, ne sait pas si tu es sur une carte les Pays-Baltes. Là, en fait, je vais vous laisser le dire. Ça ne marche pas, ça ? C'est votre exercice. Ah ouais ? Vous ne me laissez rien, quoi. Vous ne me laissez aucune chance de rebondir, de trouver de la solidarité avec vous. Il n'y a aucune chance. Aucune. Bon. Eh bien, moi, je dirais que là, c'est la capitale de l'Estonie et là, c'est la capitale de la Lituanie. C'est l'inverse. C'est l'inverse ? Eh oui, c'était l'inverse.

Bon, en tout cas, des enfants qui sont capables de poser des questions très dérangeantes et notamment aux candidats communistes à l'élection présidentielle. Alors, Fabien Roussel, Joseph Staline, camarade ou pas camarade ?

8:52
Présentateur

D'un côté, il a participé à la libération de l'Europe et de l'autre, il a été responsable de millions de morts dans son pays avec la création des goulags. Donc, je ne sais pas comment on peut faire. Vous voyez, c'est pas...

9:08
Invité

Je ne sais pas où le mettre. Camarade ou pas camarade ? Qu'est-ce qu'on retient de lui ? On retient de lui quoi ? Qu'il a tué. Le général qui a fait...

9:19
Présentateur

Eh bien, alors, mais là ! Eh oui, les enfants ont plus retenu les millions de morts

9:23
Invité

que plutôt le fait de libérer l'Europe.

9:24
Présentateur

Camarade ou pas camarade ? Ah non, pas camarade. Pas camarade, on est d'accord. Chez les trotskistes, on n'est pas camarade. Pas camarade. Je vous ferai remarquer, vous savez qu'on parle beaucoup de l'indépendance de l'Ukraine. C'est précisément les révolutionnaires en 1918 qui l'ont accordé, l'indépendance de l'Ukraine. Parce que le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, ça veut dire quelque chose pour les révolutionnaires. En tout cas, pour moi, ça veut dire quelque chose. Mais je pense aussi que se libérer, véritablement, ça sera supprimer l'exploitation de l'homme par l'homme. Quand on arrêtera avec cette société qui n'a qu'une seule boussole, c'est la soif du profit. Voilà.

Donc je pense que ça sera la véritable émancipation et la libération, non seulement des peuples, mais de chaque individu et des travailleurs.

10:04
Invité

On rappelle qu'au tableau, c'est demain, gratuitement sur MyCanal, et dimanche soir sur C8. Vous êtes professeur, comme Babette le disait il y a quelques minutes. Vous avez dû sans doute avoir des questions embarrassantes en classe. Ça a été parfois le cas sur votre vie privée ?

10:18
Présentateur

Sur ma vie privée ?

10:19
Invité

Oui.

10:21
Présentateur

Non, pas vraiment. Je vais me comporter comme un enfant,

10:24
Invité

puisque je vais parler de votre vie privée. Vous avez expliqué que vous ne parliez jamais de votre vie privée, sauf si cela avait un sens politique. Vous avez confié vivre en Union libre. Le candidat Macron propose de revoir la fiscalité des concubins et ces couples qui ne sont ni mariés ni paxés. Ça leur permettra de faire une déclaration commune et donc de réduire leur montant de leur impôt sur le revenu.

10:44
Présentateur

Cette mesure, elle peut vous intéresser, vous personnellement, et ces millions de Français, pour augmenter leur pouvoir d'achat ? Non, alors pour augmenter mon pouvoir d'achat, moi je pense plus aux grèves, aux manifestations. Je pense que c'est bien plus efficace qu'attendre n'importe quelle promesse. Surtout ces promesses-là. Si j'ai envie de dire une chose à ceux qui nous écoutent, aux travailleuses, aux travailleurs qui nous écoutent, c'est ne croyez pas dans les promesses que les uns et les autres sont en train de dispenser. Là, on est en période électorale.

Et la réalité, c'est que dès que le président s'installera dans le fauteuil, il y aura plein de choses qui ne seront plus possibles. Parce que ce sera la crise, comme d'habitude. Donc voilà, il faut se préparer à relever ses manches et à se bagarrer, à se rassembler, à se défendre. Normalement, les jours de grève, on n'est pas payés. Vous dites que c'est une mesure pour le pouvoir d'achat. Oui, mais les grèves permettent d'arracher un certain nombre d'avancées, figurez-vous. Et ce que j'espère, c'est que justement, ça empêchera le recul de l'âge de la retraite et un certain nombre d'attaques. En tout cas, c'est comme ça qu'on changera les choses, j'en suis convaincue.

Merci beaucoup Nathalie Arthoud d'avoir accepté notre invitation. C'est l'heure du bus qu'il ne fallait pas rater hier à la télévision.

11:50
Invité

Voici le type de missile hypersonique que la Russie dit avoir utilisé pour la première fois. Le Kinjal, en russe, le Poignard. Ce missile peut atteindre 12 000 km heure et surtout, il défie les systèmes de défense anti-aérienne en changeant de trajectoire. Selon Moscou, il est impossible à intercepter. Apocalyptique, c'est le mot qui vient à l'esprit devant ces barres d'immeubles carbonisées à Mariupol. Selon la municipalité, 80% des habitations de la ville portuaire du sud de l'Ukraine ont été détruites.

12:32
Présentateur

Les forces militaires russes ne bombardent pas les villes. Tout le monde le sait.

12:37
Invité

Peu importe les vidéos truquées par l'OTAN. Ce char russe avance dans cette rue de Mariupol. La scène est filmée par un groupe nationaliste ukrainien. Le char est touché une première fois, puis une seconde. Quelques instants plus tard, un deuxième char est pulvérisé. Ce soldat en bas de l'image sort en courant. Les Russes battent en retraite. À la résistance du peuple ukrainien !

13:17
Présentateur

Il est temps de nous réunir, il est temps de discuter, il est temps de restaurer l'intégrité territoriale

13:22
Invité

et la justice pour l'Ukraine. Sans quoi les pertes pour la Russie seront telles qu'il faudra plusieurs générations pour qu'elles s'en remettent ? Trois soldats russes forcent le portail d'une maison dans un village au sud de l'Ukraine. Ils demandent aux habitants de sortir, mais les propriétaires résistent. Vous êtes qui, vous ? Malgré un tir de sommation, ce couple de sexagénaires parvient à expulser les soldats. La vidéo est devenue le symbole de la résistance des villages ukrainiens.

13:52
Présentateur

Le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU estime que 10 millions d'Ukrainiens ont fui leur foyer, la plupart à l'intérieur du pays, mais 3,5 millions ont passé la frontière pour se réfugier à l'étranger.

14:05
Invité

Des militants antifascistes à l'assaut d'une propriété d'un oligarque russe à Londres, Oleg Deripaska. Lundi, en pleine nuit, les occupants forcent l'entrée de cette maison estimée à près de 60 millions d'euros. Une intrusion pour dénoncer la guerre en Ukraine. L'Ukraine et la Russie produisent environ à près d'un tiers

14:24
Présentateur

des exportations mondiales de blé. Regardez cette carte du monde, on voit tous les pays qui dépendent de ces deux états. Il y a évidemment les pays limitrophes, mais il y a aussi beaucoup le continent africain.

14:35
Invité

Ce sont potentiellement des centaines de millions de gens qui n'auront plus les moyens d'acheter de la nourriture à cause du prix du blé. Ils mourront peut-être à cause de ça. Réduire notre dépendance au pétrole russe et si c'était possible en changeant aussi nos comportements ? Oui, selon l'Agence internationale de l'énergie. Par exemple, baisser la vitesse de 10 kmh sur autoroute réduirait considérablement la consommation de carburant jusqu'à 430 000 barils de pétrole par jour en moins.

15:04
Présentateur

On n'a pas que ça à faire. On va bientôt les vélos, ils vont nous dépasser.

15:06
Invité

S'il y a un ballon relancé, c'est celui-là. Ils sont obligés. Je suis là avec Capozzo. Capozzo, il est passé. Il est passé, Capozzo. Nous te prions pour tous nos responsables politiques qu'ils aient la force de gouverner pour le bien de tous. Le général Pierre de Villiers à la défense, Teddy Riner à la jeunesse, Leïla Slimani à la francophonie. Leïla Slimani à opposer une fin de non-recevoir à la candidate LR. Je trouve ça très inélégant. Rien ne me ferait plus horreur. Voici, chers amis, tout de suite, pour vous, une nouvelle chance de gagner un quinquennat sans aucun frais à payer. Non, non, mais je suis sérieux.

15:57
Présentateur

À une question sur la différence d'âge avec son mari, un peu plus jeune qu'elle,

16:01
Invité

elle répond « Non, je ne me sens pas cougar. Contrairement à d'autres, je n'aurais jamais pu tomber amoureuse d'un adolescent. » Une phrase qui n'est pas passée inaperçue.

16:12
Présentateur

La référence à Brigitte Macron semble évidente.

16:14
Invité

Avec les mains, c'est le meilleur moyen de savoir. Celui-là n'est pas mal. Quand tu mets un petit coup, c'est comme les fesses de Kim Kardashian. Hop là, il y a du mouvement.

16:25
Présentateur

Antoine Dupont-Montenari, il y a un surnom !

16:27
Invité

Drite encore lui dans l'info. L'accueil chaleureux de trois cosmonautes dans la station spatiale internationale. Trois Russes qui rejoignent quatre Américains et en Allemands. Leur combinaison jaune, qui rappelle les couleurs de l'Ukraine, n'ont pas manqué de faire parler. Les trois Russes ont officiellement nié, affiché un soutien au peuple ukrainien, expliquant ce choix, je cite, « par une accumulation de tissus jaunes dans leur stock ».

17:45
Présentateur

C'est-à-dire qu'on doit maintenant penser le monde d'après, le monde d'après, sans savoir ce qu'était déjà le monde d'après, la crise sanitaire ?

17:59
Invité

Voilà pour le vu du jour.

18:08
Présentateur

Stop ou encore ? C'est la question que se pose une grande danseuse classique lorsqu'elle se blesse sur scène. Tout laisser tomber ? Ou trouver une autre manière de danser au gré des rencontres entre Paris et la Bretagne, décider de commencer une nouvelle vie ? C'est dur aujourd'hui, de repenser à tout ce temps passé et de me dire que ça n'a servi à rien.

18:43
Invité

Si tu construis ta vie sur ton corps à 35 ans, t'es à la retraite, t'es obligé d'avoir au moins deux vies.

18:50
Présentateur

Trévena va proposer un job avec son mec.

18:55
Invité

Tu vas complètement laisser tomber la danse. Faut y croire. Faut t'accrocher.

19:00
Présentateur

On est une compagnie de danse contemporaine. Moi, c'est toujours les résidents que je peux faire.

19:09
Invité

Quand ils bougent, tu veux dire ? Avec les... Quand ils bougent avec le corps ? Le mouvement ? Oui, oui. Quand ils dansent, quoi. Muriel Robin, Marion Barbeau, Cédric Lachepiche,

19:54
Présentateur

bonsoir à tous les droits. On est ravis de vous accueillir. Encore en deux mots, sort mercredi 30 mars au cinéma. C'est un film solaire sur la danse qui ne montre pas que les souffrances et la douleur que suscite inévitablement un art aussi exigeant, mais surtout la passion, le plaisir qui en sont les premiers moteurs. Avec pour la première fois au cinéma, Marion, vous êtes une danseuse, danseuse de l'Opéra de Paris. Dans ce film, vous faites vos débuts d'actrice face à Pio Marmaille en chef cuisinier itinérant, français civil en kiné réparateur des corps et Muriel Robin dans un rôle essentiel réparatrice des âmes. C'est un peu comme ça qu'on peut la présenter ?

20:32
Invité

Oui, oui, un peu, absolument. En tout cas, elle est un peu déterminante pour ce qui va se passer dans sa vie puisqu'elle a un moment particulier de sa vie.

20:43
Présentateur

Et elle met sa résidence à la disposition des artistes pour des répétitions. Et puis surtout, vous allez remettre avec votre discours, la jeune Élise, votre personnage sur le chemin de la guérison, c'est bien que t'en chie. Jusqu'ici, elle est bien pour toi, c'était normal, mais c'est une chance, un privilège. Il est incroyable ce personnage. Il est dur, mais avec un cœur sacrément tendre. Oui, et puis je crois que Josiane dit des choses

21:09
Invité

qui font du bien à entendre, nous, à tout le monde, évidemment à Élise, mais elle remet les choses un peu, voilà, elle a quelque chose de carré, elle ne parle pas vraiment pour rien dire parce qu'elle sait qu'elle ne va pas passer 5 heures avec elle pour discuter, mais lui dit des choses essentielles comme pour la mettre sur le bon chemin, en tout cas. Parce qu'elle, elle n'a pas fait ça. Elle boite, elle, on pourrait imaginer que peut-être qu'elle s'est blessée, il n'y a pas eu quelqu'un à côté pour lui dire quel chemin prendre.

En tout cas, elle a changé, parce que c'est ce qui se passe, voilà, on a cette résilience, est-ce qu'il faut continuer, bloquer sur sa vie, c'est pas je voulais ça et je ne peux pas et je ne peux pas, ou avancer ailleurs, là où la vie, voilà, est-ce qu'on décide, est-ce que décide la vie pour vous ? Et là, la vie décide, et moi je suis là pour lui dire prends ce que la vie décide, tu verras après. Et si tu ne fais pas ce que tu aimes, ma mère me disait toujours ça, mais si tu ne fais pas ce que tu aimes, aime ce que tu fais.

22:06
Présentateur

Et finalement, c'est pas mal. Même blessée, tu ne peux pas danser plus mal qu'une chaise. Franchement, elle a ce genre de phrase absolument extraordinaire. Oui, ça c'est Cédric. Ben oui, weakness is the new superpower. La vulnérabilité, la fragilité, ça peut être un super pouvoir. C'est ça un peu le message. C'est une battante aussi, votre personnage, Élise, dans ce film. Ah oui. Marion, Élise, le personnage. Ben, Élise, elle a un peu les caractéristiques type de la danseuse. Et la danseuse classique, en l'occurrence, où oui, on n'a pas le choix, il faut qu'on soit battante. On ne se plaint pas trop. On ne s'écoute pas trop. Pas trop trop. On souffre en silence.

Cédric, le personnage de Muriel, vous dites qu'elle a une qualité phénoménale juste d'être aidante. Et ça, c'est une générosité qu'on ne mesure pas assez. Ceux qui aident.

22:57
Invité

Oui, c'est une aidante. C'est vrai que ce mot-là, il existe depuis peu de temps. Et dans ce film-là, on voit à quoi ça sert.

23:02
Présentateur

C'est-à-dire que c'est des gens... Elle, elle dit dans le film, je ne sais rien faire, mais j'aime bien aider ceux qui savent faire des choses. Et j'adore tout ce que dit Muriel dans ce film. Donc, je suis fan de Muriel. Il y a un peu de Muriel dedans ? J'avais l'impression des fois d'entendre Muriel parler pour de vrai. Oui, parce que c'est vrai que quand on écrit des dialogues, on écrit pour quelqu'un. Et donc, moi, il a fallu que je fasse le casting des danseuses. Et donc, du coup, j'ai choisi Marion Barbeau

23:27
Invité

parmi pas mal de danseuses. Et puis, à partir du moment où j'ai eu Muriel en tête,

23:31
Présentateur

j'ai effectivement écrit tous ces dialogues en pensant à elle.

23:34
Invité

Oui, parce que comme danseuse, moi, elle a... Et là, il n'a même pas voulu m'auditionner.

23:39
Présentateur

Et ça, en ça, je dis, on dit, Cédric Clapy, c'est top de tourner. En fait, quand même, il n'y a pas un bon front, cet homme. Oui, pourquoi... Clapy, je veux pas Clapy. Ah ouais. C'est tout. Alors que Marion, quelle idée d'être... Oui, tout de suite. Que vous êtes entrée à l'école de l'Opéra de Paris en 2002. En 2008, vous intégrez le corps de ballet comme quadrille. Vous gravissez les échelons, corifée, sujet, première danseuse en 2018. Et donc, encore, vous démontrez que le tutu n'est pas cucu. J'ai envie d'applaudir tout le temps pendant le film. Pendant le film, on a souvent envie. Là, vous avez quelques images, j'ai envie de faire ça.

24:52
Invité

Merci.

24:52
Présentateur

Vous dansez depuis l'âge de 6 ans, mais ce sont les scènes de danse devant la caméra de Cédric qui vous ont le plus stressé, plus que les scènes de comédie. Oui, parce que ça, je connaissais vraiment, c'était mon domaine. Et puis, je voulais déjà pas me décevoir. Alors que dans les scènes de comédie, j'étais vraiment dans la découverte et je faisais entièrement confiance à Cédric. Non pas que je ne te faisais pas confiance dans les scènes de danse.

25:16
Invité

Tu étais prête à te décevoir.

25:17
Présentateur

Mais disons que je mettais la barre haute. Très haute, très exigeante sur le plan de la danse, mais sur le plan de la comédie, c'est une révélation, Marie-Omar.

25:28
Invité

Oui, je trouve. C'est quelque chose que j'ai vu dès le casting où elle ressort parce que tout de suite,

25:36
Présentateur

on a envie de la filmer. J'ai essayé de ne pas parler devant elle, mais elle est vraiment impressionnante. On se dit qu'elle serait comédienne, même si elle n'était pas danseuse.

25:46
Invité

Oui, oui, tout à fait.

25:48
Présentateur

Bien sûr.

25:49
Invité

Mais comment ? Une très belle présence et puis quelque chose, une densité aussi. Une densité, elle est belle quand on a envie qu'elle soit belle et tu vas entendre ce que je te dis, je ne le prends pas mal, mais ce n'est pas ce qui est en avant non plus. Si on veut que ce ne soit pas mis en avant, on peut tout à fait s'identifier. Elle est un peu nous toutes et la présence, c'est un truc, quelque chose d'attachant. On a envie de savoir ce qui va lui arriver, on a envie d'être avec elle, on a envie de la ne pas sentir ce que fait mon personnage. Et ce n'est pas... Donc, c'était assez facile à faire, du coup.

26:20
Présentateur

Cédric, passionné de danse depuis toujours, avec des scènes de danse dans presque tous vos films ? Oui, c'est drôle parce que je ne l'avais pas remarqué avant. Il y a toujours des petites scènes de danse. Dès mon premier long métrage, il y a Zindine Swalem et Simon Hupkarian qui font des danses grecques. Il y a toujours des petites scènes et c'est vrai que j'ai toujours filmé de la danse. J'ai toujours aimé aller à des spectacles de danse. Donc, j'aime ça.

26:43
Invité

Donc, vous saviez qu'un jour, vous feriez un film comme celui-ci ou non ? C'est venu...

26:48
Présentateur

Ça fait très longtemps que je voulais faire un film avec des danseurs et j'ai essayé à plusieurs moments de ma vie.

26:54
Invité

Ça n'a jamais marché parce que les danseurs sont très pris et que c'est difficile de trouver avec qui s'associer pour pouvoir faire ça. Et donc là, ça s'est fait avec Ophèche Echter qui est un chorégraphe israélien mais qui vit à Londres depuis 20 ans et qui a une compagnie. Et en fait, Marion, je l'ai découvert en filmant un spectacle à l'Opéra de Paris, un spectacle d'Ophèche Echter. Et donc, il y a eu cette rencontre avec le chorégraphe et avec Marion il y a à peu près 4 ans.

27:21
Présentateur

Et encore, s'ouvre par un ballet de 15 minutes, sans aucun dialogue, Paris audacieux. Oui, c'était le parti pris du film de se dire, voilà, je veux que les gens regardent la danse parce qu'en fait, les gens ne savent pas qu'ils aiment la danse. Il y a beaucoup de préjugés sur la danse, notamment sur la danse classique. Et en fait, j'ai vu, c'était au moment de la grève à l'Opéra de Paris,

27:45
Invité

il y a eu la grève des retraites et les danseurs étaient beaucoup en grève. Et en fait, il y a eu des danseuses de l'Opéra de Paris qui sont venues danser sur le parvis. Et j'ai vu des gens, des passants qui regardaient la danse et c'était visiblement la première fois qu'ils voyaient de la danse classique. Ils étaient éblouis.

27:57
Présentateur

Ils étaient éblouis, ils étaient en pleurs, mais il y avait des gens qui pleuraient. Et je ne sais pas si tu as fait partie de... Oui, bien sûr. Donc, d'accord, je ne t'ai jamais demandé. C'est une scène qui a beaucoup tourné, qu'on a vu beaucoup sur les réseaux sociaux, qui était magnifique. Et j'ai trouvé ça fou que, en fait, si on montre de la danse à n'importe qui qui passe dans la rue, l'effet est le même, quoi. Bien sûr. Et après, il y a eu le Covid et le tournage de votre film a permis à des danseurs de monter sur scène au moment de la fermeture des salles. C'était au Châtelet, à la Grande Halle de la Villette. Absolument.

Et Marion, vous avez eu des applaudissements et des larmes aux yeux à la fin de certaines séquences. Oui, oui. Notamment la scène où on danse la pièce Political Mother de Hoffa Schuster. Et c'était comme un mini-ballet de 4 minutes, très intense pour nous. Et on n'avait pas été en scène et donc pas été applaudis depuis des mois.

28:50
Invité

Oui.

28:51
Présentateur

Et c'est vrai qu'on a été un peu choqués, en fait, parce qu'on ne se rendait pas compte qu'il y avait du monde dans la salle. Et c'était très émouvant, à ce moment-là.

29:00
Invité

Et le film prend un contre-pied aussi. Et souvent, on associe le travail et le milieu de la danse classique à la douleur, à une forme de souffrance.

29:11
Présentateur

Là, on est à rebours de ça dans la progression et dans l'élan du film. Oui, parce qu'en général, quand on montre que la douleur et la souffrance, on oublie quand même un truc important, c'est le plaisir. C'est-à-dire que je pense qu'on ne peut pas faire le métier qu'elle fait, tous les danseurs, d'ailleurs, quel que soit le type de danse, sans avoir du plaisir en dansant. Donc, c'est vrai que je ne sais pas pourquoi il y a cette espèce de préjugé sur le fait que c'est terrible et que c'est une souffrance. C'est la même souffrance qu'un footballeur ou qu'un grand sportif.

29:36
Invité

C'est-à-dire qu'avant tout, c'est les gens qui aiment pratiquer leur sport ou cet art.

29:40
Présentateur

Il n'empêche que vous avez un questionnement que vous partagez avec votre personnage dans le film. Marion, c'est sur la place de la danseuse, de la ballerine qui a souvent des rôles assez sombres. Et ça, vous dites qu'il faudrait que ça change quand même. Oui, c'est vrai que ce n'est pas toujours facile, tant que femme dans la société actuelle, de raconter des histoires qui sont parfois un peu obsolètes. On le dit dans le film, c'est vrai. Mais je pense qu'il y a plusieurs grilles de lecture dans un ballet. Donc, il y a aussi plusieurs manières de l'interpréter. Cela dit, ce serait génial que des créations avec un langage vraiment classique soient créées aujourd'hui.

Adaptées à des thèmes d'aujourd'hui, avec le langage de la danse classique. Oui, oui, oui. Et ça, ça manque, je trouve. Murel, vous êtes fan de danse ?

30:32
Invité

Oui, essentiel. Danser. Danser presque autant que rire, quoi. Sinon, on meurt. Ah oui, moi, j'ai dansé très, très petite. Qu'on ait le sens du rythme ou pas, il se trouve que je l'avais. Mais ceux qui ne l'ont pas, nous ne savent même pas qu'ils ne l'ont pas. Ils ont le droit de danser aussi. Peut-être pas avec ceux qui ont le sens du rythme. Parce que ça commence à faire un peu n'importe quoi. Surtout pour ceux qui regardent. Mais maintenant, on a le droit de danser, même si on n'a pas le rythme. Mais c'est vrai que danser, danser, moi, j'ai dansé, dansé, dansé. Chaque fois que j'ai pu danser. Et ça me manque.

31:06
Présentateur

Parce qu'évidemment, le temps passe. Avant, on peut aller dans les bois, dans les endroits, dans les soirées. On sort moins. Et là, on est en train de parler avec des amis de se faire une soirée que pour danser. Mais moi, j'aimerais des lieux qui ouvrent à 19, 20 heures. On sort du boulot, on va danser deux heures. Non, mais avant, c'est les boîtes pour danser et boire et tout ce qui va avec.

31:26
Invité

Mais juste danser. Tu danses de 20 heures à 22 heures.

31:30
Présentateur

Puis à 22 heures, en sortant du travail. Mais qu'est-ce qui peut plus délasser, faire du bien ? Ça existe, les after work. Oui, mais ça ne marche pas tant que ça. Ils n'ont pas fait le truc pour qu'on se dise, tiens, je continue, j'irai revoir. Peut-être que je serai la seule et je vais danser toute seule. Là, sur le tournage, c'était impressionnant parce que tous les acteurs, François Civil, Pio Marmaille, Muriel, Denis Podalides, quand il y avait des scènes de danse, il venait les voir. C'était pas du tout des jours où il venait tourner, mais ils venaient tous parce que le spectacle est trop fou. Cadeau. Donc Muriel, toujours cette qualité de choix.

32:05
Invité

Toujours, je m'en suis sur le sujet.

32:06
Présentateur

C'était une qualité de choix dans vos rôles, la preuve. Et puis aussi des rôles à l'instinct. On a adoré le rôle que vous avez joué dans Doutes, que vous avez choisi d'emblée, ce téléfilm extraordinaire qu'on a vu récemment, et c'était magnifique. Et puis, ce qui fait toujours plaisir, c'est de retrouver les amis. Ce qui fait qu'entre deux tournages de films, vous pouvez dire oui, par exemple, en 2016, pour les 20 ans de Il s'aime, avec Michel Larocque et Pierre Palmade. Pierre Palmade révit son texte et il n'est pas le seul. Pierre, mais où sont les filles ?

32:41
Invité

Les filles, elles sont... Ah, ben elles sont là, les filles. Je crois qu'elles répètent. Ou qu'elles s'engueulent.

32:47
Présentateur

Tu oses me dire que c'est pas vrai ? Dans une ruelle en contrebas, Michel Larocque et Muriel Robin sont dans le vif du sujet. Dîner à la cour. On commence à me faire chier, Isabelle. Là, tu commences sérieusement à me faire chier. Je sais pas si tu as décidé de me flinguer mon week-end, mais là, c'est dur de m'aimiter. Mais bien sûr. Oui, mais en faux. En faux. Il paraît que là, cette année, vous préparez donc la fête des 25 ans, avec des couples inédits.

33:12
Invité

Ah, bon.

33:13
Présentateur

Oui, j'ai appris ça.

33:14
Invité

Écoutez, je suis ravie de la prendre.

33:15
Présentateur

Non, on l'a même vu des photos de casting avec... Vous, vous seriez Michel Larocque et Arnaud Ducré. Vous serez, vous, au bras de Pierre Arditi. C'est vrai ? Nous, en tout cas, on n'en parle pas du tout. On est les premiers à en parler, alors. Je crois.

33:32
Invité

Je vous dis tout de suite, je ne le ferai pas. Je crois qu'on a fait les 20 ans, on commence à frêter tous les 5 ans. On risque de créer une petite lassitude. Non, mais c'est drôle. Non, alors là, cette information, elle est bizarre. Bon, alors, je...

33:45
Présentateur

Enfin, on avait même la fiche, pratiquement. Ah, mais alors, attendez. Je peux revoir la fiche ? Oui, d'accord. C'est ce que c'est. Ça y est, mais non, mais ce n'est pas sur scène. C'est un téléfilm. Oui, oui, bien sûr. Ah, mais c'est ce qu'il y a dit Pierre. Ah, mais j'étais sur... C'est ce que j'ai dit, c'est ce que j'ai dit.

33:59
Invité

C'est ce que j'ai dit, pardon. Pas grave, pas grave.

34:01
Présentateur

Non, si, parce que vous êtes passé quand même pour un peu... Pendant quelques secondes. Et moi aussi, d'ailleurs. Pendant quelques secondes. Maintenant, c'est moi qui passe pour... Bien sûr, c'est un téléfilm formidable. Alors, moi, j'avais fait cet exercice avec mes sketchs, les j'avais réalisés. Absolument. Et là, je ne fais qu'interpréter avec Pierre Arditi. Il y a pire, vraiment. Et je crois que c'est un film, ça marche très, très bien. En fait, tous ont le même immeuble. Et il y a un François Berléon qui n'est pas sur l'affiche, mais qui fait le concierge avec une Julie Depardieu aussi qui est là. Ça fait un lien à tout ça.

34:32
Invité

Avec les sketchs, effectivement, les plus connus de Il s'aime, ils se sont aimés.

34:36
Présentateur

Et j'ai un autre conseil à vous donner. C'est vendredi, dans les Mille et une vies de Ligne Renaud, sur France 3 à 21h, on retrouve Muriel. On retrouve, bien sûr, votre amie Ligne, ses Mille et une vies. Et Ligne raconte à Mireille Dumas l'acier trempé de son amitié pour vous et Claude. Avec Muriel Robin, qu'est-ce qui vous lit aussi fort ? Ce qui lit très fort sont les moments difficiles. C'est là où les liens se font vraiment, vraiment soudés dans la difficulté. Donc j'ai eu mes difficultés et j'avais Muriel. Elle a ses difficultés et elle m'avait. La même chose avec Claude. C'est surtout là où ça devient très fort. Elle est belle, on disait. Elle est magnifique.

Non, mais c'est la grand-mère rêvée. Pour enlever cette photo, je suis énorme. Ça bouge, ça s'appelle une image.

35:32
Invité

Il faut l'enlever maintenant. Ça bouge pas vite. Merci. Mettez la dame jolie.

35:35
Présentateur

On la retire, mais on retrouvera cette photo quand même vendredi.

35:38
Invité

Il faut voir ce portrait vendredi. C'est magnifique. Même si vous avez vu d'autres portraits sur l'île de Renault, je les ai tous faits aussi. Regardez celui-là. Moi, j'ai appris plein de choses. On était émue.

35:48
Présentateur

C'est d'une classe. C'est d'une force. Grande classe. C'est incroyable. Parce que ce destin-là est incroyable. Il faut regarder ça. Au travail de Mireille Dumas aussi. Pour soi, vendredi dans C'est à vous. Elle nous en parlera à l'occasion du site d'action dans lequel est évidemment engagée l'île Renault.

36:03
Invité

Cédric, vous fêtez-vous aussi un anniversaire ? Les 20 ans de l'auberge espagnole. Et d'ailleurs, vous avez débuté le tournage à Athènes. La série, ça sera le nom, ça sera la salade grecque qui met en scène Tom et Mia, les enfants de Xavier et Wendy. On découvre, ça c'était l'affiche de l'auberge espagnole. Et à Athènes, Mia et Tom vont vivre une colocation avec des gens venant des quatre coins de l'Europe.

36:25
Présentateur

Mais on est très loin de l'expérience insouciante d'il y a 20 ans à Barcelone avec toute l'équipe. Oui, l'Europe a changé, on le sait. Justement, c'est sur l'Europe d'aujourd'hui et sur les enfants. Ce qui est drôle, c'est que Kelly Riley, qui a déjà commencé à jouer dans la série,

36:42
Invité

disait qu'elle avait 22 ans dans l'auberge espagnole. C'est l'âge de sa fille dans cette série. Et donc, il y a un côté comme ça, la roue tourne. Et oui !

36:54
Présentateur

Ah oui, non, mais c'est ça ! Il y a un blanc que tout le monde s'appelle... Parce que voilà, la roue a bien tourné ! Elle a fait plusieurs tours, même ! Elle tourne dans tout le monde à la même vitesse. Mais on aime cette série, cette saga, on peut dire ça comme ça, maintenant ? Oui, ce qui est bizarre, c'est que c'est la logique d'une série, justement, le côté feuilletonnant comme ça, mais nous, c'est très étrange.

37:16
Invité

J'avais des personnages, surtout, c'est ça, on grandit avec eux.

37:18
Présentateur

Oui, oui, et puis nous, justement, on ne s'était pas vu depuis longtemps. Avec Romain Duris, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas travaillé ensemble. La roue a tourné aussi pour... Oui, oui, oui, mais je trouve que c'est ça qui est beau, c'est le fait de faire le portrait du temps aussi. Oui, qui n'est pas forcément cruel. En tout cas, il faut aller voir encore. Alors, j'ai adoré ce film. Ça fait un bien fou. Un bien fou, oui, exactement. Puis moi, j'ai noté tous les conseils de Josiane, alias Muriel Robin. Je vous filerai mon texte, si vous voulez. Vous l'avez gardé. Je vais laisser sortir le film et après, je le mettrai sur les réseaux sociaux. Voilà, il faut qu'on puisse...

Il y a un vrai bonheur. Les montrailles, Josiane, avec la révélation Marion Barbeau. Merci beaucoup, Cédric et Marion, d'être venus ce soir encore. Ça sort mercredi 30 mars au cinéma. Merci beaucoup. Dans un instant, à vos côtés, Muriel, une légende du patinage artistique. Elle a été neuf fois championne de France, cinq fois championne d'Europe, trois fois vice-championne du monde et elle reste à ce jour la seule patineuse. C'est une athlète aussi, c'est une championne, une danseuse aussi. Seule patineuse à réaliser un salto arrière avec réception sur un pied.

38:36
Invité

C'est une athlète aussi, c'est une athlète aussi, c'est une athlète aussi.

39:20
Présentateur

À l'occasion du championnat du monde de patinage artistique dont vous êtes la marraine et qui se tient à partir d'aujourd'hui jusqu'au 27 mars à Montpellier. On y revient longuement, mais un mot sur ce seau qui porte désormais votre nom, le Bonali. Vous en êtes hyper fière et j'ai appris que vous l'avez réalisé tranquillement jusqu'à vos 40 ans. Oui, c'est ça. La première fois que je l'ai fait, j'avais 12 ans. C'était juste le salto arrière basique. Puis après, j'ai évolué et puis voilà que c'est devenu cet élément incroyable. Et donc, vous estimez à peu près combien de fois vous avez...

Je n'ai jamais compté, mais c'est vrai que quand j'étais en tournée internationale, ça m'arrivait de le faire trois, quatre fois en spectacle. Deux fois dans le programme, après en l'ouverture des fois, plus au final. Sans jamais le rater. Donc plusieurs centaines de fois. J'imagine, oui. J'imagine que pour mes patins, ça a été difficile, la réception. Et pour le corps aussi, bien sûr. Il n'y a pas un jour sans qu'on vous en parle de ce seau incroyable. Et ce qui le rendait aussi possible, c'est votre formation de gymnaste. Parce qu'avant de devenir une patineuse sur glace, vous avez été une incroyable gymnaste déjà. Avant et pendant, surtout pendant.

Jusqu'à l'âge de 17 ans, je faisais du trampoline, du tumbling et bien sûr de la gymnastique. C'était un ensemble et c'est pour ça que je pense que ça me donnait beaucoup de force et d'enthousiasme pour le faire après sur la glace. La dernière fois que vous l'avez réalisé en compétition officielle, c'était pour vos derniers JO à Nagano en 98. C'était une figure interdite. Vous aviez une blessure au tendon d'Achille, mais vous l'avez quand même exécuté ce saut. Et l'idée aussi, c'était de faire évoluer la discipline quand même. Bien évoluer aussi, mais surtout, je pense que c'était, sachant que c'était ma dernière compétition aux JOs olympiques, donc je voulais laisser un peu ma marque.

Puis je pensais que peut-être un jour, ils allaient ouvrir les règlements et que ça allait être open pour tout le monde de faire le salto. Heureusement, ça ne s'est pas fait. Mais je pensais que je me suis dit, si ça doit se faire, je veux que je sois toujours la première à l'avoir fait. Et j'étais la pionnière un peu. Et vous êtes toujours la seule. Pour l'instant, oui. Mais je pense que c'est surtout pas. Danger, ça pourrait être trop dangereux que le monde commence à faire des saltos dans tous les patinoirs. Et c'est vrai, ça risque d'être dangereux pour tous les patineurs. Et puis surtout en compétition, je pense que c'est un peu compliqué.

Là quand même, vous passez tranquillement à un triple boucle piqué des doubles axelles. Aujourd'hui encore, là ? Enfin encore, c'est déjà il y a quelques mois. Mais après, je ne passe pas mon temps à m'entraîner. Maintenant, je donne mon temps à mes élèves. Et c'est vrai que c'est très rare quand j'ai le temps de m'entraîner pour moi. Mais ça m'arrive, comme ça, pour voir si mes malames glissent toujours ou si j'arrive encore à tourner. Vous connaissez évidemment Muriel Robin. Et je vous présente notre chef du jour, Marion Flipot, qui est chef créateur chez Cogent. Bonsoir chef. Et vous êtes passionnée de nourriture extrêmement saine. Healthy food.

Oui, il ne faut quand même pas oublier la gourmandise. Mais effectivement, Cogent revendique une cuisine saine et de saison. Donc à l'image de ce que vous avez dîné ce soir, puisque c'est un ramen de konjac. Alors peut-être que vous ne connaissez pas le konjac. En réalité, c'est un ancien ingrédient, mais c'est une racine japonaise particulièrement légère, puisque c'est moins calorique qu'une carotte, qui est ici travaillée façon ramen, donc avec beaucoup de petits légumes, un oeuf poché, des crevettes et un bouillon miso. Et il y a un dessert surtout. Et il y a un dessert. Je sais que vous n'avez pas souvent des desserts, mais ça reste un dessert aussi healthy. Graines de chia.

C'est des graines de chia, qui est un dessert signature chez Cogent.

42:59
Invité

C'est exactement la cuisine que je fais. Et le konjac, il faut savoir, vous allez être d'accord, prend le goût de ce qu'on veut. Et il faut le mettre au plus tôt possible dans la sauce ou dans le bouillon qui existe, parce que ça prendra de plus en plus le goût. Parce que sinon, ça n'a pas de goût. Et c'est vrai que c'est 40 calories pour 100 grammes, c'est-à-dire 38 calories.

43:17
Présentateur

En fait, il faut bien le rincer, le konjac. C'est une histoire de rinçage. C'est parfait pour un athlète, quoi, en fait. C'est pour ça que j'ai... C'est pour Muriel. C'était pas visé. C'est tout. Suria, vous êtes donc la marraine de ces championnats du monde, cette semaine à Montpellier. Vous qui avez suscité des vocations chez des milliers de jeunes patineuses. Nathalie Péchala vous décrit comme un guide pendant son enfance, un modèle de performance, de résilience et d'audace. Mais vous avez aussi été un modèle, elle l'a dit, pour la chanteuse Juliette Armanet.

43:51
Invité

Une des idoles de ma jeunesse, c'est Soria Bonnelli. Il se trouve que pendant une période de ma vie, j'ai fait pas mal de patins à glace. Et c'était vraiment pour moi une référence absolue de liberté, d'insolence. C'était la reine des glaces. Elle avait une manière de faire du patin qui a complètement pulvérisé les codes du patinage artistique. Elle avait un élan. C'était une rebelle de dingue. Elle a osé des trucs qu'aucun patineur, patineuse n'avait osé à l'époque.

44:23
Présentateur

Ah, je vois que vous découvrez ce thommage. Et cette vidéo, vous connaissez, j'imagine, l'aura qu'a aujourd'hui Juliette Armanet dans le monde de la musique. Je ne la connais pas du tout. Ah, vous la connaissez ? Non, vous savez, j'habite au Zazini. Je ne sais pas ce qui se passe vraiment dans les actualités. On parle de vous. Alors, c'est une jeune femme qui a énormément de succès sur la scène musicale et beaucoup de talent. Et donc, elle rend hommage au vôtre de talent. Mais il faut que je la follow, comme on dit, sur les réseaux sociaux.

Et alors, je pense que ce qui fait partie aussi de son admiration, c'est votre attitude rebelle qu'on vous a connue sur des grands rendez-vous, sur des grandes compétitions. Vous vous êtes dressée contre les dictates du patinage. Vous avez imposé vos codes, vos envies. Vous avez parfois tenu tête à vos entraîneurs. Tout ça, c'est su à l'époque. On s'en souvient. En fait, j'ai toujours voulu rester suria, quoi. Je n'ai pas voulu être vraiment transformée. Après, bien sûr, je ne pense pas que j'ai été rebelle à ce point-là. Je veux dire, tous les gens qui me connaissent, je veux dire, personne, je n'ai jamais essayé d'être méchante ou quelque chose. Non, ce n'est pas forcément méchante.

D'avoir des gestes d'humeur dans les vestiaires ou quelque chose. Je pense que c'est une attitude qu'on m'a donnée à la fois. Mais à la fois, je veux dire, j'ai toujours voulu me donner à 100% et de faire à 100% et de toujours trouver un challenge contre moi. Et puis après, bien sûr, en compétition internationale, on a besoin quand on est devant des milliers de personnes ou patiner devant des Américaines ou des Japonaises, ce qui a un niveau extraordinaire. Mais toujours été moi et je n'ai jamais voulu vraiment être quelqu'un que vous voulez. Voilà, tout à fait. On ne pouvait pas vous imposer quelque chose contre votre gré. Non.

La place de votre maman a été très importante, comme beaucoup d'enfants, mais particulièrement de votre carrière. Votre maman était professeure d'éducation sportive et elle vous a toujours entraînée et coachée. Et vous allez voir dans cet archive de 1991, alors que vous veniez de gagner un titre européen, c'est très joli la façon dont elle parlait de vous.

46:36
Invité

Je vous ai dit que c'est une jeune fille comme les autres.

46:42
Présentateur

Mais elle a grandi d'une manière différente. Donc elle est originale.

46:48
Invité

Et je crois que sa principale qualité, c'est qu'elle est vraie. Elle n'est pas factice.

46:54
Présentateur

Vous dites que sans elle, vous n'auriez peut-être pas eu cette carrière et il a été avec vous jusqu'à la dernière de vos compétitions. Oui, c'est vrai. J'ai eu d'autres professeurs, bien sûr. J'ai commencé à Nice avec un prof qui m'a donné beaucoup d'inspiration, qui s'appelait Nicolas Erdos. Et cette personne m'a donné l'envie de faire du spectacle et cette passion pour la glace. C'est vrai que ma mère était toujours là pour me guider, pour être là en casse. S'il y avait quelque chose qui n'allait pas avec un prof, elle était toujours là pour me soutenir.

Et en fait, dans la famille, on n'aimait pas qu'il y ait des hauts et des bas, qui est toujours une bonne ligne de conduite, une bonne ligne de progression. Et en fait, elle était toujours là au cas où. Et bien sûr, elle m'a donné les bonnes règles de la vie. Et elle m'a supportée tout au long, en faisant de la couture, en faisant plein de choses, les costumes, la nutrition. Tout était fait pour que je sois là pour du succès.

47:54
Invité

Et vous avez été là.

47:55
Présentateur

Et mon père était là aussi, même si on ne le voyait pas souvent. Mais je pense que c'était un esprit de famille et une équipe qui était vraiment montée et serrée. Ces championnats du monde de patinage de Montpellier vont se dérouler, on le sait, alors que la guerre en Ukraine se déroule depuis plus d'une vingtaine de jours, presque un mois maintenant. L'Union internationale de patinage a annoncé que les patineurs russes et belarus ne pourraient pas participer à cette compétition. Mais en revanche, des patineurs ukrainiens seront là. Oui, je trouve que c'est super qu'ils aient pu venir. Et je sais que ça a été un très long périple pour eux, car ils sont venus de loin.

J'ai entendu dire qu'ils ont passé des jours en voiture avant de pouvoir accéder à la Pologne, pouvoir s'entraîner en Pologne. Ils ne s'étaient pas entraînés depuis une vingtaine de jours. Et pour un patineur, c'est énorme de ne pas s'entraîner. Normalement, c'est tous les jours. Et là, j'espère qu'ils auront quand même la forme et pouvoir venir et donner le meilleur d'eux-mêmes pour ces championnats. Il faut les encourager. Je pense qu'ils ont besoin de ça. Quel est le message que vous voulez faire passer aux athlètes qui vont concourir à ce championnat ? Le message ? De se donner à fond, de se faire plaisir. C'est la dernière compétition de l'année pour un patineur.

C'est un événement assez exceptionnel. Surtout, c'est l'année olympique. C'est une année fatigante, plein de stress. Souvent, les patineurs se donnent énormément, font tout pour se sélectionner pour les Jeux olympiques. Et puis après, le chapitre du monde, la pression retombe. Et puis là, c'est vrai qu'il y a plein de champions qui ne vont pas pouvoir venir. Ou parce qu'ils sont fatigués ou blessés. Ou parce que certains champions, comme champion olympique, Nathan Chen, je pense, depuis qu'il a été champion olympique, il passe son temps à faire autre chose que du patinage. Parce que bien sûr, quand on savoure cette médaille, il est demandé de partout.

Je pense que malheureusement, il n'a pas pu s'entraîner, faire ses 7 heures d'entraînement par jour. Ceux qui se sont entraînés 7 heures seront présents et ils auront une marraine de choix, Surya Bonali, qui est la marraine de ces championnats du monde. Merci beaucoup d'être venu nous en parler. Merci. Et puis venez nombreux, il y a encore des places. Alors j'espère découvrir cette belle région et puis ces champions, c'est important. C'est très important. Vous êtes ici ce soir, on est très heureux que vous puissiez assister à l'œil de pierre qui va conclure ce soir une rubrique de cette émission. Oui, c'est pas le mot. The Eye of Peter. Oui, c'est vrai que tu parles plus français.

On est comme français. The Eye of Tiger. Yes. The Eye of Tiger of Peter s'est arrêté sur un livre de carte postale des années 50, 60 et 60. Ah, j'en ai entendu parler, alors. Qui bien sûr vous rappelle votre enfance, mais qui raconte surtout ce qu'ont été après la guerre, ces cités, ces grands ensembles, aujourd'hui décriés à l'époque synonyme d'immenses progrès. J'adore le titre de ce livre qui s'intitule « On est bien arrivé ». Vous savez, ces formules qu'on met au dos des cartes postales et qu'on envoie à ses parents pour dire qu'on est bien arrivé chez ses grands-parents.

Donc, ce bouquin, vraiment, ça rappelle l'époque où ces grands ensembles, ces nouvelles cités d'au moins 500 logements chacune sont synonymes de confort, de modernité et même d'un toit, tout simplement, pour beaucoup de gens. Renaud Epstein, le sociologue auteur du livre, a donné rendez-vous à Myrtissaire au pied de la cité des Choux, à Créteil. On comprend pourquoi ça s'appelait la cité des Choux. C'est le style particulier des tours qui leur a donné ce surnom. L'auteur a voulu montrer la diversité des projets architecturaux lancés au tout début des années 50 en France.

51:34
Invité

Que ce soit dans le cinéma, que ce soit dans les médias, que ce soit aussi dans certaines représentations artistiques, on a construit une image extrêmement sombre des quartiers qui viennent incarner finalement l'ensemble des problèmes de la société française et qui nous donnent à voir quelque chose qui serait une sorte de vaste échec architectural, urbanistique. Je ne veux pas nier les difficultés sociales qui se concentrent dans un certain nombre de ces quartiers, mais le quartier des Choux, à Créteil, ne ressemble à rien au quartier de Locher, à Sarcelles, à la Grande-Borne, à Grigny.

Ces quartiers sont extrêmement divers du point de vue de leur forme architecturale, du point de vue de leur population, du point de vue de leur histoire.

52:09
Présentateur

Alors je crois qu'il faut se remettre un peu en tête le contexte pour tout le monde, pour vous les enfants si j'ose dire. La Seconde Guerre mondiale a détruit 400 000 logements et en a salement amoché à peu près 1,5 million en France. Avec les images qui vous arrivent d'Ukraine et les photos que vous avez pu voir des côtes normandes après le débarquement, vous voyez à peu près ce que je veux dire. Donc après la guerre, des dizaines de milliers de Français vivaient dans des barraquements à la périphérie des villes. En 1948, la moitié des logements n'ont pas l'eau courante en France et les trois quarts n'ont pas les toilettes. Alors on lance un immense plan de ZUP.

Les toilettes sont restées aujourd'hui, les zones d'urbanisation en priorité. Entre 1946 et 1973, on passera de 12 millions de logements à 21 millions en France. Et les gouvernements encouragent alors la production de masse des cartes postales qui racontent les cités heureuses. Et Renaud Epstein a aimé lire même quelques-uns des textes au dos des cartes postales.

53:08
Invité

Dimanche dernier, Maud et sa mère m'ont accompagné à la Maison des Arts où j'ai eu deux rosiers en récompense pour le concours des balcons fleuris. J'ai regardé également la télé d'inauguration du centre culturel Pompidou et j'avais également formé le projet d'aller le visiter en ta compagnie. Quels sont tes projets pour les vacances de printemps et de Pâques ? A bientôt de tes nouvelles, je t'embrasse bien affectueusement.

53:26
Présentateur

Elle date de quand cette carte ? Celle-ci est datée 3 février 1977. Renaud Epstein raconte dans le livre que ce sont des immigrés vivant souvent alors dans des bidonvilles qui ont construit ces grands ensembles des années 50 dans lesquels plus tard leurs familles viendront enfin s'installer. Début 70, le gouvernement dit stop à la construction de masse et emploie pour la première fois le terme de grand ensemble au moment de les arrêter. Les politiques suivantes n'ont pas forcément été ni maîtrisées ni bien adaptées, même si on pouvait y vivre heureux dans ces cités. Mais cela, les cartes postales ne le racontent pas. D'où l'envie de l'auteur de rendre justice au grand élan des années 50.

54:07
Invité

Les cartes postales, d'abord elles nous disent qu'il y a eu une période dans l'histoire française où on était fier de ces quartiers.

54:13
Présentateur

où on était fier de montrer qu'on habitait dans des ensembles modernes qui incarnaient justement à la fois la modernité et le progrès social. Ce qu'on a commencé à appeler la crise des banlieues, ça émerge véritablement à la fin des années 70 puis dans les années 80.

54:28
Invité

À une époque où l'usage des cartes postales devient beaucoup plus réduit. Ça peut expliquer le fait qu'on n'a pas ainsi au verso des cartes postales tous ces messages sur les problèmes des quartiers.

54:38
Présentateur

Et voilà. Et ce qui est drôle, c'est qu'il y avait d'autant plus de cartes postales. Et il y en a eu beaucoup plus longtemps en France que partout ailleurs parce qu'on a été très longtemps, jusqu'aux années 70, le pays d'Europe où le téléphone était le moins développé. Donc on envoyait des cartes postales. Les cartes postales, c'est juste pour rappeler les références, Pierre. Comment ? Pour rappeler les références. On est bien arrivés. On est bien arrivés. C'est chez le Nouvelle Attila qui est une des éditions qui dépend des éditions du Seuil. C'est signé Renaud Epstein. Un tour de France des grands ensembles. C'est formidable. Et Muriel en avait entendu parler.

Donc il y aura un exemplaire pour vous, chère Muriel. Merci beaucoup, Muriel, d'avoir accepté notre invitation. Merci, Pierre. Encore, c'est en salle mercredi prochain. Voilà, j'ai adoré. J'adore le partenage.

55:19
Invité

Venez, venez, venez.

55:21
Présentateur

Mais j'adore. C'est du 21 au 27 mars à Montpellier. Ça vaut le coup de le voir vraiment live, parce qu'en plus avec nos champions français qui ont ramené la médaille olympique. On les a reçus, Papadakis et Gabriela Papadakis et Guillaume Cizeron. Merci, il me souffle. Mohamed, il a peur que je me vôtre. C'est vrai. Merci, chef. Comme ça, tout le monde le servit. C'est le programme de France qui va suivre. Qui va suivre, mais d'abord, Bertrand n'est pas là ce soir. Et je sais à quel point vous l'adorez, Muriel. Il a une bonne raison, au moins. Oui, il a une excellente raison. Il reviendra dès qu'il sera de nouveau sur ses pieds. Il va manquer à tout le monde ce soir.

Oui, il nous a beaucoup manqué. Restez sur France 5 avec Clément et son magazine sur le front. Ce soir, nucléaire et l'éolienne, des voisins encombrants. Contrairement à nous qui sommes des voisins charmants. Ne haussez pas les yeux au ciel. Et si vous voulez bien vous tourner vers Vincent pour saluer nos téléspectateurs. Merci de nous avoir suivis. Merci, Soria. Merci, à bientôt. À demain, 19h en direct. Bonjour tout le monde. Ciao.