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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 30 avril 2026 24 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiEnvironnement & énergieSolidarités & famille

Taxe sur les superprofits, présidentielle 2027... Boris Vallaud dans le "8h30 franceinfo"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Total annonce un bénéfice net trimestriel de 5,8 milliards de dollars (+50%). Taxez-vous un profiteur de guerre ou une entreprise française ?

  • 1:00RelanceRéponse directe

    Votre taxe sur les superprofits rapporterait 2 milliards. Est-ce réaliste ?

  • 3:00RelanceRéponse directe

    Total fait l'essentiel de ses bénéfices hors de France. Taxer ses résultats mondiaux est-il pertinent ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Donald Trump évoque un blocus prolongé des ports iraniens. Le prix du baril dépasse 125 dollars. Êtes-vous inquiet ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Faut-il adapter nos comportements dès maintenant face à la hausse du pétrole ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Le PDG de Total alerte sur un risque de pénurie. Qui croyez-vous : Macron ou Total ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Boris VallaudFait
    « Total a annoncé hier un bénéfice net trimestriel de 5,8 milliards de dollars en hausse de 50 % sur un an. »
  • 0:45Boris VallaudFait
    « Nous disons que la priorité c'est de faire baisser le prix à la pompe par tous les moyens et que cela coûte d'abord à ceux qui s'enrichissent de cette crise. »
  • 2:30Boris VallaudFait
    « Total fait l'essentiel de ses bénéfices hors de France. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Boris Valot. Bonjour. Merci d'être avec nous sur France Info.

Bonjour Madid. Bonjour Agath. Boris Valot, vous publiez un livre dans lequel vous développez votre concept de démarchandisation.

Nos vies ne sont pas des marchandises aux éditions du Seuil. On va en parler dans un instant. Mais d'abord Total a annoncé hier un bénéfice net trimestriel de 5,8 milliards de dollars en hausse de 50 % sur un an.

Total qui est porté par le contexte de guerre, la flambée, des prix du carburant. Dans la foulée au PS, vous avez déposé une loi pour taxer les bénéfices exceptionnel lié aux crises. Est-ce que vous voulez taxer un profiteur de guerre ou une entreprise française qui gagne de l'argent ?

D'abord, mettre en face de ces 51 % d'augmentation du résultat de total, l'augmentation de 41 % du prix de l'essence. C'est quand même ça qu'il faut mettre face- à face pour prendre la mesure en réalité de l'enrichissement de total sur au fond le dos des consommateurs d'essence qui pour une bonne part d'entre eux n'ont pas d'autre choix que de prendre leur véhicule. Et moi je suis d'un territoire rural l'élande dans lequel si vous n'avez pas votre voiture, vous n'allez pas chez le médecin, vous n'allez pas travailler, vous n'enez pas vos enfants dans leurs activités culturelles ou ou sportives.

Euh et dans ces conditions, oui, nous disons que la priorité c'est de faire baisser le prix à la pompe par tous les moyens et que cela coûte d'abord à ceux qui s'enrichissent de cette crise. D'où d'où pardon la proposition qui est formulée par les socialistes qui consiste à taxer les surprits des de ces donc uniquement les bénéfices exceptionnels oui que nous calculons comme un un excédent de 20 % sur la moyenne des résultats des trois dernières années et donc ensuite nous avons des paliers une progressivité entre 20 et 40 % de ce surprofit qui est taxé et l'ensemble de ces grandes compagnies énergétiques taxé de cette manière-là compte tenu de ce que sont ces résultats devrait rapporter à peu près 2 milliards. 2 milliards.

Vous dites que ça rapporterait 2 milliards cette anné immédiatement réinjecté dans le soutien à celles et ceux pour lequel la vie est déjà difficile quand il y a pas ces prix à la pompe mais qui aujourd'hui non seulement ne remplissent pas leur réservoir d'essence mais ne remplissent pas non plus le réfrigérateur. Mais Boris Valot total fait l'essentiel de ses bénéfices hors de France. On écoute Jean-Louis Shilanski ancien président de l'Union française des industries pétrolières.

C'est pas en France que Total fait ce bénéfice, c'est dans les pays producteurs de pétrole. Et donc c'est une activité qui a peu de choses à voir avec la distribution de carburant en France et en plus Total paye des taxes très importantes au pays producteur. Donc le chiffre de 5 milliards, c'est déjà le résultat d'un profit taxé.

Donc la question c'est est-ce qu'on veut taxer total deux fois ? Vous voulez taxer les bénéfices mondiaux ou français ? Les bénéfices mondiaux d'une entreprise qui par ailleurs c'est assez bien documenté euh un taux effectif d'imposition sur les sociétés par exemple au plan national comme au plan mondial qui est inférieur à ce qui est pratiqué par exemple pour nos artisans, nos commerçants et nos nos PME en France.

Donc c'est une mesure de justice, d'urgence qui ne taxe pas les résultats mais les surprits, c'est-à-dire au fond ce qui euh n'a pas lieu d'être et qui relève effectivement d'un moment qui est un moment spéculatif parce que ils ont beau faire leur bénéfice de pétrole et bien euh c'est quand même du surprofit qui coûte au consommateur. Mais est-ce que c'est réaliste Brivalo ? Parce que justement, vous le soulignez, Total paye peu d'impôts en France parce que elle explique qu'elle fait ses bénéfices ailleurs mais elle paye peu d'impôts partout.

En réalité, elle paye plus d'impôts dans d'autres pays de l'Union européenne que France. En tout cas, multinationale et Total n'y échappe pas, consolide en moyenne 40 % de leurs résultats dans des paradis fiscaux ou des pays à fiscalité faible. Et il manque à toute l'Union européenne du fait de cette optimisation fiscale à peu près 20 % des recettes de l'impôt sur les sociétés.

Donc il est normal à un moment donné, surtout dans des moments de crise, qu'on ne demande pas à ceux qui ont besoin de leur voiture, à ceux qui ont besoin de se chauffer de payer au fond une facture et c'est beau sur le papier de proposer ça, c'est populaire mais ça peut-être décevant aussi. Euh vous vous rappelez euh la France avait instauré euh une taxe exceptionnelle sur les bénéfices euh en 2022 des raffineurs et notamment euh total de les raffineurs qui avaient bénéficié du contexte de guerre en Ukraine. Et cette taxe, elle avait euh réuni 69 millions d'euros alors que le gouvernement tablait sur 200 millions et que certains économistes avaient tablé sur 3 milliards d'euros. 69 millions d'euros.

Vous vous dites votre taxe aujourd'hui elle va contesté. Nous avions contesté la façon dont avait été conçue cette taxe. Celle-là, elle est simple, claire, immédiatement applicable et je crois qu'elle n'est pas contestable ni sur le plan politique, ni sur le plan économique. 2 milliards vraiment.

Vous avez vérifié vos chiffres, vous avez fait une étude, c'est une estimation et et oui, nous maintenons cette estimation là. Dans les faits, Total avait anticipé acheter des stocks de pétrole avant la guerre. il a fait une bonne opération commerciale le le groupe total et en plus il plafonne les prix à la pompe.

Ils ont expliqué que c'était leur leur volonté de de continuer. Vous pourriez aussi dire bravo à Total ? Ben écoutez, si j'étais assuré que ce soit vrai, peut-être que je serais amené à le faire.

Mais par ailleurs, vous savez qu'il y a des documents qui ont été révélés de Ber qui montrent que en réalité les distributeurs ont augmenté leur marge. C'est la raison pour laquelle nous avons demandé au gouvernement qu'il avait lui-même évoqué mais on nen finit pas d'attendre en réalité que les marges des distributeurs soient encadrées. Ça n'est pas le cas aujourd'hui.

Il y a urgence et ce n'est pas un hasard s'il y a des surprofits. Vous appelez le gouvernement à soutenir votre texte, tous les partis à soutenir votre texte. Oui, en général quand on fait une proposition de texte, c'est dans l'espoir que ce texte soit soutenu, que l'interpellation à travers cette proposition de loi qui est celle des Françaises et les Français qui n'en peuvent plus, je vous assure que c'est le sujet numéro 1 quand vous vous déplacez.

Compris le Rassemblement national parce que le Rassemblement national n'écarte pas de de surtaxer ses ses profits de taxer ces super profits. Mais chacun ensuite est responsable de son vote dans l'hémicycle. Là, je demande au gouvernement de ne pas continuer de différer un certain nombre de décisions qui sont importantes et urgentes, d'autant que vous l'avez vu ce matin, la guerre est quand même le fruit de de l'inconstance, de l'incohérence de du président américain.

Dès qu'il ouvre la bouche, on se retrouve avec une situation géopolitique et économique inextricable. Il ouvre la bouche pour dire que peut-être il va faire durer le blocus du D3 d'Ormouse. Et on se retrouve avec un baril à 125 dollars.

Justement, c'est effectivement euh le sujet sur lequel on voulait vous interroger. Euh Donald Trump qui évoque un blocus qui pourrait durer plusieurs mois hier dans une réunion avec des patrons du secteur pétrolier et dans la foulée le prix du baril qui bondit qui dépasse désormais effectivement les 125 dollars. Les marchés sont inquiets, les Français sont inquiets.

Est-ce que vous êtes inquiet vous aussi Boris Valallot ? Bien sûr que je suis inquiet. Ça fait quand même des des des mois et des mois que nous avons tous les motifs d'être inquiet avec les désordres mondiaux dont Donald Trump est la cause.

Il est vindicatif avec tout le monde, il est brutal, il est inconstant. S'agissant de l'Iran, on n'a pas bien compris quels étaient les buts de guerre, ce qui pourrait y mettre un terme et je crois que lui-même ne le sait pas et c'est bien ce qui est inquiétant. Donc, il est susceptible de changer de de but euh du matin au soir en s'en prenant au passage à ceux qui devraient être ses euh euh ses ses alliés.

Il est inconstant, il est brutal, vous dites euh on devrait être ses alliés. Est-ce que c'est devenu un adversaire, Donald Trump ? Ah bah, c'est devenu depuis maintenant bien longtemps euh et sur bien des points un adversaire.

Euh Boris Vallot, en tout cas, c'est un allié sur la la fiabilité de de de de de on peut douter de sa fiabilité. Et c'est quoi la la conclusion que vous en tirez ? La conclusion conclusion, elle s'adresse elle s'adresse d'abord aux Américains eux-mêmes.

Il y a des élections de mine. Il est temps de changer l'équilibre des pouvoirs et l'équilibre politique aux États-Unis et je crois que beaucoup d'entre eux sont prêts à le faire. Boris Valallot, on écoute Thierry Bros, il est professeur à à Science P, spécialiste des questions relatives au aux énergies et au climat.

Chaque mois qui passe, le prix du baril devrait augmenter de l'ordre de 30 dollars. Les prix vont rester long élevés pendant longtemps. Vous rentrer dans un monde où le pétrole est plus cher et donc il va falloir que vous adaptiez votre comportement.

Est-ce qu'il faut adapter nos nos comportements dès maintenant ? Bah, depuis longtemps, vous savez, on parle de ce P oil, c'est-à-dire ce moment euh où euh il il y aura euh ce sera la dernière goutte de pétrole et il faut et il faut euh il faut l'anticiper parce qu'évidemment être de plus en plus cher et que en plus de ça, ce sont des énergies carbonées dont on sait euh à quel point elles émettent des CO2 et elles continuent euh de d'accélérer le réchauffement climatique avec les conséquences que vous savez. Et donc nous avons besoin nous avons besoin de sortir de notre dépendance aux énergies carbonées, au pétrole en particulier euh et parce que vous avez bien vu que quand on est dans la main des producteurs de pétrole, les conséquences politiques, sociales et économiques sont considérables.

Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faut accélérer le déploiement des énergies renouvelables. Et pour ce qui nous concerne, nous considérons que à tout le moins, le nucléaire est une énergie de transition et qu'il faut mettre la décarbonation comme priorité et l'électrification de nos usages, l'électrification de l'industrie, l'électrification aussi de des transports.

Mais là, vous parlez de solution à moyen long terme, à court terme, qu'est-ce qu'on fait là ? On voit que le kérosen est particulièrement affecté par cette crise et qu'en conséquence des compagnies annulent ou reportent des vols. Transavia a annulé 400 vols en mai et en juin.

Est-ce que vous dites aux Français arrêtez de prendre l'avion, faites un des vacances d'été sans avion ? Revoyez vos habitudes dès maintenant. Je d'abord je je dis que il appartient au gouvernement français euh au gouvernement européen uni dans une même orientation diplomatique de faire pression sur les États-Unis, sur l'Iran pour qu'une solution diplomatique soit trouvée rapidement et que les trois d'ormous puissent être réouverts.

Il faut que les pays de l'OPEP qui le peuvent sans doute soit libèrent des réserves, soit produisent produisent plus. Je crois que c'est une partie de la réponse. Par ailleurs, ça c'est pour je vais dire les volumes et certains stocks stratégiques ont déjà été progressivement libérés.

Est-ce que c'est suffisant ou pas ? Je vous parle de réponse de court terme dont on a bien compris qu'elles obéent long et par ailleurs et par ailleurs, moi je vois que le prix à la pompe, il reste très élevé pour beaucoup de françaises et de Français. Que les gros rouleurs soient aidés, qu'un certain nombre de métiers qui ont la nécessité d'utiliser leur véhicules le soi, tant mieux.

Mais je crois que ça oublie une très grande majorité de françaises et de Français. Vous app le gouvernement à appeler plus loin. La semaine dernière, une aide a été annoncée qui concerne 3 millions de personnes.

Il faut élargir cette aide. Oui, je je oui, je le crois. Euh nous avons fait des des propositions qui sont des propositions d'aide ciblé en fonction des revenus et de l'usage du véhicule.

Donc d'une certaine manière de de la géographie. Vous proposiez un chèque ciblé au Parti socialiste, c'est ça ? Oui, absolument. fait partie des choses qui ont été qui ont été proposées.

Alors, on a je vais pas vous donner le détail mais c'est à ceux qui ont des revenus modestes, les classes populaires, les classes moyennes et qui ont la nécessité d'utiliser leur leur véhicules. Écoutez moi, vous savez quand on habite dans ma circonscription à Saintsev, c'est quand même très compliqué de ne pas utiliser son véhicule pour aller travailler, pour aller se soigner, pour voilà pour tout un tas pour tout un tas d'activités. Et nous ne pouvons pas proposer aux françaises et aux Français des semaines et des mois de privation parce que c'est les vacances mais c'est la consommation.

Quand on a un arbitrage à faire entre son réserve d'essence et son réfrigérateur, évidemment c'est la vie qui est atteinte. Une dernière question sur ce sujet. Le PDG total Patrick Poyet a alerté il y a quelques jours sur un risque de pénurie si la situation durait un peu comme semble envisager Donald Trump.

Aucune pénurie n'est envisagée lui a répondu Emmanuel Macron. Qui croyez-vous ? Écoutez, je je vous me fait presque qu'est-ce que je préfère avoir une jambe en bois ou un bras en mousse ?

Mais la réalité c'est que je préfère croire les autorités publiques en en en la matière et appeler cette entreprise privée à prendre les dispositions pour que il n'y ait pas de de pénurie. Je crois qu'une raffinerie importante qui est à l'arrêt et évidemment ça pose la question de savoir si les autres peuvent prendre le relais. Donc je vais laisser la confiance dans le gouvernement pour l'instant.

Boris Valot dans la parole publique. Dans la parole publique, on va parler avec vous du travail. Le premier mai, c'est demain mais pour l'instant il est 8h46 et c'est l'info en une minute avec Sarah.

Les États-Unis évoquent un long blocus des ports iraniens pendant des mois. Dès l'annonce, les cours du pétrole ont bondi. [musique] Le prix du baril de référence s'installe au-delà des 120 dollars.

Un record depuis le début de la guerre au Moyen-Orient et même du jamais vu depuis 2022. Et à la pompe, les prix des carburants sont toujours très élevés. Ça risque de durer ce matin 2,21 € le litre de gasoile en moyenne.

Cette hausse va peser sur la consommation des Français, prévient l'association de consommateurs CLCV. Au moment où l'INC publie ses premières estimations de croissance en France, PIB stable, la croissance [musique] de la la croissance et la richesse nationale a été nulle au premier trimestre. Dans le village de Lnety, au nord de Lyon, un père de famille d'une quarantaine d'années rate son suicide et révèle qu'il a commis de nombreux crime envers de jeunes garçons.

Des viols filmés, 34 enfants âgés de 3 à 9 ans. Le suspect est mise en examen. Les syndicats [musique] appellent à la mobilisation demain 1er mai pour défendre ce seul jour férier et chamé 280 rassemblements et manifestations [musique] prévues partout en France selon la CGT.

France info le 830 France info Agath Lambret Magid Kat avec Boris Val président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale vous publiez nos vies ne sont pas des marchandises manifestes pour la démarchandisation aux éditions du Seuil on va en parler mais d'abord Magit demain c'est le 1er ma jour férier et chamé oui et certains commerces aimeraient quand même pouvoir travailler. Ils attendaient une loi qui a été écartée par le le Premier ministre. Euh ce même premier ministre, il appelle au au pragmatisme pour ce 1er mai, c'est-à-dire pas d'amende pour les boulangeries et et les fleuristes qui voudraient travailler.

Est-ce que c'est une décision de de bon sens Boris Valallot ou ça va à l'encontre de l'esprit du 1er mai ? Alors, ça va évidemment à l'encontre de l'esprit du 1er mai qui est le seul jour férier euh chamé et payé. Et puis par ailleurs, je crois que ça continue d'entretenir quand même un flou considérable qui n'est pas de nature à sécuriser ni les artisans boulangers ou fleuristes, ni les salariés.

Vous savez, dans le moment dans lequel nous sommes en train de vivre, enfin dans lequel nous sommes, moi je ne connais qu'une règle, c'est la loi. Et la loi justement s'il y a un flou, c'est parce que vous avez tout fait pour que la loi qui était prévue qui qui visait notamment à encadrer le travail le 1er mai pour sortir de ce flou. Vous avez tout fait pour que cette loi soit abordé ?

J'ai tout fait pour que le dialogue social soit respecté, que l'on parle des insécurités juridiques éventuelles, des artisans boulangers et des artisans fleuristes, mais certainement pas de la grande distribution, de la Fnac, des chaînes industrielles de la boulangerie qui était en réalité le véritable objectif. Et quand on a l'ensemble des organisations syndicales de salariés qui sont opposés euh et bien et que l'on croit dans le dialogue social, dans sa nécessité, il faut le respecter. J'ai le sentiment que il faut donc verbaliser les les boulangers, les fleuristes qui vont ouvrir demain.

Mais demain, je crois qu'il appartient à chacune et à chacun de respecter la loi. Euh il y a des artisans boulangers qui peuvent ouvrir s'ils ne font pas travailler leurs salariés, ce qu'il se faisait beaucoup. Par ailleurs, je crois savoir que l'année dernière, il y a eu cinq amendes ou six amendes, ce qui n'est pas n'est pas considérable, mais vous savez, on se simplifie la vie à toutes et à tous et on dit "Il y a une loi, on la respecte, on l'applique, on la fait appliquer et puis ensuite retour au dialogue social puisque c'est la promesse faite par le premier ministre et le ministre du travail, monsieur Farandou, aux organisations syndicales et aux organisations professionnelles.

Retour au dialogue social, si il y a des accords de branche, il y aura une loi. Et donc, j'en conclus que s'il n'y a pas d'accord de branche, il n'y aura pas de loi. Et le 1er mai, tel qu'il a toujours été tel qui a toujours fonctionné et bien demeura cela.

Mais moi, je fais confiance au dialogue social et je crois que à chaque fois qu'on l'quive, on est en faute. Même si on parle de commerce et de salariés volontaire, par exemple, les bouchers sarcutiers, il ils dénoncent une différence de traitement parce qu'il y a pas de tolérance pour eux. Demain, certains ouvriront malgré tout.

C'est le cas d'Anthony Mansau qui gère une boucherie dans le loiret. Il veut pas changer ses habitudes. Écoutez, alors tous mes salariés ne veulent pas travailler.

Donc ceux qui ne veulent pas travailler ne travaillent pas. Ceux qui veulent travailler travaillent seront rémunérés en plus. On peut pas louper une journée de travail avec toutes les charges qui nous tombent dessus.

Euh voilà, 500 € c'est 500 € aujourd'hui. On peut pas se permettre de passer à côté. Donc ce qui est pas fait malheureusement c'est perdu.

Vous vous mettez pas à la place de ce boucher charcutier qui a envie d'ouvrir Boris Valley ? Moi, je me mets juste à la place du législateur qui vote une loi et qui n'a pas le droit de dire autre chose, c'est même pénalement répréhensible que la loi doit être appliquée. Voilà.

Et d'ailleurs, tout le monde devrait le dire jusqu'au gouvernement sans état d'amus gouvernement. Ensuite, je dis ensuite je dis ensuite je dis la difficult la difficulté qu' qu' qu'il soulève que des boulangers soulèvent, elle va faire l'objet de négociation dans les branches concernées et chacun pourra produire ses arguments pour aboutir ou non à un accord de branche et pour aboutir ou non à une proposition de loi. Faisons confiance dans ce dialogue social.

Boris Vallot, vous défendez dans votre livre un concept, la démarchandisation qui vise à sortir des pas entiers de l'économie euh au du marché. L'éducation par exemple, l'enfance, le grand âge, l'eau, la santé ou encore le logement. Est-ce que c'est pas une étatisation déguisée ?

Et bien pas du tout. D'ailleurs, si vous m'avez bien lu, vous verrez que je dis mot à mot, ça n'est pas l'étatisation de tout. Ce n'est pas une série de nationalisation technique, c'est une réflexion critique sur ce qui nous est retiré d'essentiel à nos vies.

On vit aujourd'hui, je le décris comme ça, dans un grand magasin et tout a un prix, tout a une étiquette. Tout est à acheter, tout est tout est à vendre. C'est vrai de la petite enfance avec les crèches qui ont été euh marchandisées jusqu'à la mort avec les pompes funèbres qui n'y échappent pas en passant par l'école, en passant par les épades, en passant par l'accès aux soins où on voit des médecines à deux vitesses s'inscrire dans notre dans notre paysage. vrai de ressources rares qui sont des biens communs comme l'eau et les propositions que je que je fais, ce sont des domaines où l'État intervient déjà en général Boris Valot, c'est des c'est des domaines où nous avons laissé les lois du marché se substituer à la délibération collective bien souvent or la loi du marché est bien souvent la loi du plus fort parce que la marchandisation de tout c'est des atteintes à la vie digne.

C'est l'augmentation des inégalités qui ont leur géographie et leur sociologie. C'est le délitement du lien social. C'est des épidémies de solitude.

C'est un dépossession de soi et et jusqu'à soi-même puisque nous sommes nous-mêmes devenus des marchandises. Combien ça coûte votre projet ? Parce qu'on reste quand même dans un monde régi par la loi du marché.

Alors moi je vais vous dire combien combien ça coûte la marchandisation parce que vous savez pas combien coûte je vous répondre. Combien coûte la marchandisation ? Regardez aux États-Unis les dépenses de santé c'est 18 % du PIB.

En France où c'est socialisé c'est 12 %. Bah, il se trouve que l'espérance de vie est meilleure en France qu'aux États-Unis. Il se trouve que les inégalités en santé sont plus faibles en France qu'aux États-Unis.

Voilà ce que coûte la marchandisation. Vous me parlez par exemple de la marchandisation ou de la démarchandisation des autoroutes. Bah, la démarchandisation des autoroutes, ça veut dire que plutôt que de rémunérer des actionnaires, on va pouvoir avec ce qui était versé comme dividende investir dans le train, investir dans les mobilités douces, investir dans les dans les transports en commun.

Mais vous trouvez que l'État est un meilleur gestionnaire euh vraiment Boris Vallot quand on voit l'état de certains services publics, l'état de certaines écoles ? D'ailleurs les les parents souvent préfèrent aller dans le privé. Mais d'abord euh d'abord je vais vous dire, il faut revenir d'un certain nombre d'évidence.

Non, le privé ne gère pas mieux que le public. Euh par ailleurs euh le public a lui aussi un effort de gestion euh à accomplir. Ensuite, ça n'est pas précipité l'économie hors de son orbite puisque je propose un nouvel esprit d'entreprise que le modèle entrepreneurial non lucratif ou le modèle entrepreneurial qui se préoccupe de questions sociales environnementales qui instaure la démocratie dans l'entreprise est capable de répondre à cette exigence et il y a des utopies concrètes à Vienne.

Le marché du logement a été démarchandisé précisément depuis 1900 1920. Il y a 80 % des Viennois qui sont locataires, 60 % c'est du logement public. Euh le plus grand bailleur social européen est viennois.

Et quand vous êtes une classe moyenne, vous pouvez habiter au centre de la capitale. Il y a peu de capitales européennes qui peuvent s'en revendiquer. La politique publique de l'eau dans les landes aujourd'hui 90 % de l'eau est distribué par une régie départementale, le SIDEC.

Et bien c'est aujourd'hui le prix le plus bas de Noël Akitten et un des taux de renouvellement les meilleurs. On vous entend défendre votre projet Boris Vallo. On va parler aussi de la la candidature à gauche parce que c'est un sujet cette élection présidentielle.

Ils sont nombreux sur la ligne de départ notamment Bernard Kazneu qui déclare dans le Figaro, je le cite, être prêt à être candidat en en 2027. Il entend créer un rassemblement le plus large possible autour d'un projet responsable et crédible. Est-ce que c'est une candidature sérieuse ?

Mais vous savez, moi je suis pas en train de distribuer des bons et des mauvais points au aux candidatures qui se dessinent euh ou qui se déclare. Euh je considère pas qu' d'un côté euh euh des candidatures paraî de de vertu et d'évidence et d'autres qui seraient euh euh j'allais dire frappé d'infamie euh et d'égotisme. En fait moi, la seule préoccupation qui est la mienne, c'est qu'à la fin, il y a un seul candidat de la gauche non mélanchonniste.

C'est ma seule préoccupation pour battre l'extrême droite sur la base de quoi ? sur la base d'un programme qui puisse être un programme majoritaire dans le pays et qui s'ancre dans la vie quotidienne des justement comment on fait pour qu'il y ait un seul candidat à gauche parce que on a regardé avec Agath Bernard Casneu Raphaël Gluxman, François Hollande Olivier Fort que soit le mode de sélection à la fin à la fin il ne devra en rester qu'un si nous voulons nous donner une chance d'être au second tour et de battre l'extrême droite. C'est la seule chose qui doit nous obséder.

C'est la seule chose qui doit nous obséder. J'ajoute par ailleurs qu'il nous faut d'abord euh discuter entre nous de ce que nous voulons proposer aux Françaises et aux Françaises. Si nous ne sommes pas capables nous-mêmes de le dire, pourquoi les électeurs le feraient à notre place ?

Nous devons répondre à la question de savoir comment se fait-il que on ne vit plus de son travail, on ne vit plus dignement de son travail. Comment on fait pour que le travail paye ? Comment fait que pour que par l'école, par les études, nos enfants puissent espérer avoir des meilleures vies que la nôtre ?

Comment on fait cette transition énergétique et écologique sans que ça sert la ceinture de ce il y a autant de de programmes ou de nuances que de candidats à gauche et d'ailleurs vous vous n'êtes pas un socialdémocrate Boris Valallot vous mais je suis je je moi je suis socialiste au parti socialistes la et vous discutez avec Raphaë Luxman qui incarne la social démocratie et je discute avec le parti communiste français et je discute Olivier non parce que je crois que en réalité il y a au moins un point sur lequel on est d'accord c'est qu'il faut un seul candidat à la fin mais Olivier Fort ne veut pas de vot votre méthode vous ne voulez pas de la sienne vous parlez ou c'est la guerre entre il y a la guerre en fait c'est là où vous vous trompez dans ce que vous pensez être la crise. La crise c'est quand on ne dit pas ses désaccords. C'est quand on se teste et quand il ne se passe rien.

C'est quand il y a pas de proposition contradictoire. Donc vous allez finir par vous mettre d'accord. Bah de toute façon toute la gauche va finir par devoir se mettre d'accord.

Et une dernière question Boris Val on parlait de votre concept de démarchandisation. Vous allez en débattre avec Jean-Luc Mélenchon finalement ou pas ? Écoutez, je crois que pour l'instant rien n'est prévu.

Il vous a demandé des excuses. Pour l'instant, rien n'est prévu. Vous ne donnerez pas d'excuses à Pour l'instant, rien n rien n'est prévu.

Merci Boris Vallot d'avoir répondu aux questions France info. Je rappelle votre livre. Nos vies ne sont pas des marchandises manifestes pour la démarchandisation aux éditions du Seuil.

Merci Madid. À bientôt Agat. Vous restez avec nous tout de suite les informer.