L'Europe on la change ou on la quitte
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Locuteur 1Fait
« Le refus du peuple anglais de rester membre de l'UE est un tremblement de terre pour l'UE telle que nous la connaissons. »
- 0:35Locuteur 1Fait
« Depuis 2005, la France puis les Pays-Bas ensuite la Grèce, chaque fois qu'on pose la question au peuple de savoir s'il accepte ce qui est proposé par l'Europe la réponse est "non". »
- 1:20Locuteur 1Fait
« L'UE c'est la loi El Khomri, c'est la désorganisation des services publics c'est la marchandisation de tout, c'est la faveur donnée aux riches, aux ultras riches, et aux privilèges de toutes sortes. »
- 2:30Locuteur 1Fait
« C'est d'abord l'échec de cette Europe qui a une adresse celle du gouvernement allemand. »
- 4:40Locuteur 1Promesse
« Il faut d'abord sortir des traités existants. »
- 6:40Locuteur 1Promesse
« L'Europe, pour les Français, on la change ou on la quitte. »
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Le refus du peuple anglais de rester membre de l'UE est un tremblement de terre pour l'UE telle que nous la connaissons. Finalement, depuis 2005, la France puis les Pays-Bas ensuite la Grèce, chaque fois qu'on pose la question au peuple de savoir s'il accepte ce qui est proposé par l'Europe la réponse est "non". Quelque soit la pression qui s'effectue quelque soit la mobilisation des médiacrates et des appareils politiques de chacun des pays.
Il est temps d'en tirer la leçon car, s'il est évident que nous sommes dans une situation d'échec de l'UE il n'est pas moins évident que cette situation comporte de nombreux dangers qu'il faut juguler, notamment celui du nationalisme et de l'opposition des peuples entre eux car c'est, au fond, ce que l'Europe aura le mieux provoqué entre les pays membres de l'UE. Dès lors, il faut bien comprendre ce qu'il se passe et y réfléchir avec soin. Le refus des peuples n'est pas le refus de la paix, n'est pas le refus de l'union et de la bonne entente.
C'est le refus d'une Europe des privilégiés, c'est le refus de l'Europe des faces de pierre de la commission européenne c'est le refus des troïkas, et autres pro-consuls qui viennent dans chaque pays organiser le pillage lorsque la commission l'a décidé. Et ainsi de suite, au fond, c'est le refus du fait qu'il n'y ait pas d'harmonisation fiscale, le refus du fait qu'il n'y ait pas d'harmonisation sociale si bien que dans la vie de tous les jours, il faut dire les choses comme elles font, l'UE c'est la loi El Khomri, c'est la désorganisation des services publics c'est la marchandisation de tout, c'est la faveur donnée aux riches, aux ultras riches, et aux privilèges de toutes sortes. Il est donc normal que les gens, qui n'ont qu'une vie et qui tâchent de la vivre dignement disent "non" à une organisation pareille.
Dès lors, et pour résumer c'est d'abord l'échec de cette Europe qui a une adresse celle du gouvernement allemand qui depuis des années, de traité en traité, de rencontre en rencontre, à la faveur d'une soumission incompréhensible, notamment des présidents de la République française messieurs Sarkozy et Hollande, qui les deux, chacun leurs tours, ont renié la parole des français. Le gouvernement allemand a fait la politique conforme à ses intérêts qui n'est pas la politique conforme à l'intérêt de l'Europe. C'est donc, cette Europe du "capital" et cette Europe du gouvernement allemand qui est en échec aujourd'hui et rien de plus, naturellement rien de plus à condition qu'on fasse face.
Je crois que c'est une occasion extraordinaire pour la France de revenir sur le devant de la scène et de proposer de tout autre méthode. Naturellement pour cela il faut d'abord sortir des traités existants. Qu'on ne me dise pas que c'est impossible, je sais et j'ai alerté sur le fait que les 5 présidents européens : celui de la Banque Centrale, celui de la Commission, celui du Parlement Européen, celui de l'Eurogroupe, sont en train de préparer un nouveau traité européen.
Ils sont au travail depuis maintenant plus de 6 mois, il est temps que tout ceci sorte du secret, soit débattu au grand jour, de manière à ce que ceux, qui comme moi, veulent faire valoir l'intérêt de leur patrie et de leur peuple, puissent être entendus. Au fond, si nous laissons les choses aller comme elles sont et comme elles vont alors il n'y aura plus qu'une alternative, changer l'Europe ou la quitter. Et ce sera le message que j'adresse aux autres dirigeants des gouvernements européens l'Europe, pour les Français, on la change ou on la quitte.
Jean-Luc Mélenchon