Hervé Marseille invité de La politique s'éclaire
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
et nous recevons Hervé Marseille. Bonjour et bienvenue. Merci d'être là.
Vous êtes président du groupe Union centriste et sénateur centristen pardon. Excusez-moi. Emmanuel Macron a-t-il eu raison de dire qu'Israël a le droit de se défendre alors que finalement Israël n'était pas formellement attaqué par l'Iran, même si on savait qu'il y avait ce programme d'enrichissement d'uranium ?
Écoutez, ça fait des années des années qu'Israël c'est qu'elle a un adversaire principal qui est l'Iran. L'Iran a déstabiliser la région parce que le Hamas, c'est l'Iran, le Esbola c'était l'Iran, les milices en Irak, au Yémen, c'est l'Iran. Bon, ce danger-là, c'est un peu écarté par l'action des Israéliens.
Euh pour autant, il y avait euh le problème de l'arme atomique. On sait que l'Iran a toujours dit que son objectif c'était de détruire Israël. Ils s'en sont jamais cachés.
Euh il y a eu des tentatives diplomatiques d'accords internationaux et là les Israéliens ont considéré que l'Iran avait passé un certain nombre de caps et que euh les Iraniens étaient en situation d'atteindre leur objectif, c'est-à-dire d'avoir des bombes atomiques par l'enrichissement de de l'uranium qui normalement devait pas dépasser les 3 67 % d'après les accords passés. On on était à 60 et il faut être pas loin de 90 pour pouvoir faire les bombes atomiques. Donc à partir de là, on sait que ça fait des années que les Israélien voulait frapper préventivement.
Ils l'ont fait. Est-ce qu'il faut un débat au Parlement comme le demande la France insoumise à l'Assemblée nationale ? Est-ce que vous le souhaitez aussi au Sénat ?
Faire des débats, ça peut pas faire de mal, mais sont des débats. Euh les conséquences n'existent pas. Je l'action, elle est menée par l'exécutif, c'est-à-dire par le chef de l'État qui a euh son domaine qui est celui de euh l'action extérieure de la France.
Il doit en rendre compte euh et le gouvernement doit en rendre compte devant le Parlement. C'est ça surtout qui qui compte. Je veux dire mais faire des débats entre nous au Parlement, pourquoi pas ?
Je veux dire euh c'est jamais mauvais d'avoir cet exercice démocratique que chacun s'exprime sur la situation mais et sur les intentions de l'exécutif notamment sur la la protection, la défense qu'on pourrait apporter à Israël. Est-ce que là Benjamin Netaniaou a forcé un peu la main euh euh du président Emmanuel Macron qui était sur le point de de reconnaître un état palestinien ? Est-ce qu'il y a une coïncidence peut-être entre c étage ?
Je partage l'analyse de monsieur Rivière qui s'est exprimé tout à l'heure. Je pense que c'est vrai que Benjamin Netanou est un est un maître politique. il a il a trouvé cette façon de alors qu'il était assez bas parce que bah voilà la ce qui se passe à Gaza, l'action d'Israël, sortir de de cette situation et hop, il est sorti, si je puis dire, par le haut euh et maintenant effectivement euh ça ne nous fait pas oublier la politique israélienne vis-à-vis de Gaza.
Non non, je crois qu'il il y a un aspect qui est effectivement ce qui est le sort réservé à Gaza et à ses habitants, mais en la circonstance, j'allais dire ça va passer au second plan parce que il y a quelque chose de de fort et de supérieur qui est l'entrée en guerre de d'Israël puisque ce sont des actes de guerre qui ont été perpétrés et donc je crois que ce que voulait faire le président de la République qui au demeurant était discutable parce que on voit pas bien qu'elles étaient les contreparties demandées par le président de la République. Il y avait le désarmement du Hamas, il y avait fait que Hamas ne participe pas aussi. Il a des otages toujours, il y a des otages, il y a eu des morts.
Bon euh c'est qui c'est quoi la Palestine rendre aussi les otages ? Mais voilà, je veux dire reconnaître la Palestine, oui, mais qui parle au nom des Palestiniens ? rempli voilà, il y a quand même un certain nombre de conditions qui doivent être remplies.
Vous avez suivi certainement la députée insoumise Rima Hassan qui a tenté de se rendre à Gaza dans un bateau humanitaire. C'est ça aussi faire de la politique, mettre la lumière pour dénoncer une situation ? C'est du cirque.
Moi, je je vraiment je suis atterré parce que maintenant euh il y a des forces politiques et les filles est tombé expert dans dans cet art qui font de la politique uniquement euh par les micros, par les images, par les réseaux sociaux. Je veux dire que euh la Palestine, elle est où là-dedans ? Les Palestiniens, ils sont où ?
On parle que de madame Rima Hassan, de sa copine Greta Tonberg qui est désolé d'avoir dû prendre l'avion. Mais on est où là ? On est chez les fous.
Je veux dire euh c'est il y a des choses sérieuses. Je veux dire, il y a des gens qui meurent tous les jours, il y a des gens qui ont faim, il y a des gens qui doivent vivre et euh ça se résume pas euh à quatre copains sur un bateau. Je veux dire tout ça c'est de la blague.
Donc je pense qu'il faut avoir une vision un peu plus sérieuse de cette situation et avoir des actes qui portent et la France si elle le peut doit porter par des actes pour défendre bien sûr le sort des Palestiniens mais aussi vérifier la sécurité d'Israël et la stabilité dans la région parce que tout ça peut dégénérer. Il y a d'autres pays, on voit bien, et j'espère en tous les cas que ce qui a été fait pour frapper l'Iran porte et que les Iraniens qui sont un grand peuple puissent enfin sortir des griffes des Molas et s'exprimer différemment. H on va parler budget.
On sait que ça aura des conséquences financières cette guerre, celle qui est menée aussi entre l'Ukraine et la Russie. Et pour cela, il faut combler un déficit qui est important, 40 milliards d'euros à trouver dans le prochain budget 2026. Il y a une proposition qui a été faite au Sénat qui est la taxe Zucman qui a été adoptée à l'Assemblée nationale et qui vient d'être rejetée au Sénat.
Pourquoi vous l'avez rejeté ? Bon euh d'abord parce que c'est pas parce qu'il y a une taxe qui est proposée qu'il faut la voter. Taxe sur les patrimoines les plus risques au de 100 millions d'euros 2 %.
Non mais j'ai lu ce qui se disait et cetera. Donc il y a des gars qui arrivent qui vous disent voilà il y a une taxe faut la voter ça résout tout. Si c'était aussi simple que ça. 20 milliards ça rapporte 20 milliards.
Donc la moitié effectivement de l'argent à trouver. Je sais pas où on dit que ça rapporte 20 milliards. C'est un calcul.
Ça existe déjà en Angleterre depuis à peu près 2 ans. Bon est-ce que vous pensez franchement que les gens qui ont ce patrimoine, ils sont 1800 en France, ils attendent tranquillement chez eux ce matin assis sur un tas d'or qu'on vient de leur dire vous êtes taxé. Vous savez Bellurette qui euh leurs possessions qui sont surtout immatérielles sont des entreprises, des actions euh enfin des fortunes qui sont euh dispatchées dans le monde.
Et donc les 20 milliards, moi j'attends de voir sur quoi ça repose. Alors sur le principe, nous mon groupe est pas hostile à l'idée. On avait déjà proposé de taxer les super profits qui a fini par être fait, les rachats d'action et cetera, mais tout ça rentre dans un budget global.
Sont pas des mesures comme ça qui arrivent les unes après les autres. Donc on discute du budget, on est en train de travailler à quelque chose qui s'apparente à ce que proposent les promoteurs de cette taxe et on va voir le premier ministre doit faire des propositions qui seront nécessairement très fortes parce que la situation l'exige avant le 14 juillet. En tous les cas, c'est ce qu'il a annoncé.
Et bien est-ce qu'on parle d'une d'une taxe de de 0,5 % qui rapporterait 500 millions ? Est-ce que ça ça vous paraît ça de voilà c'est ça il faut allerf rapporter à peu près 4 milliards et demi en il faut il faut quand même que ce soit quelques il faut il faut qu'on travaille sur un suffisamment importante pour les faut que ça soit un ensemble non mais c'est facile de dire on taxe les riches c'est pas nouveaux George Marchet disait il faut prendre l'argent là où il est je veux dire pour pour autant vous êtes d'accord sur le fait qu'il faut une contribution puisque vous défendiez ces super profit bien sûr mais on a surtout une dette et il faut qu'il y ait moins de dépenses c'est pas en taxant qu'on va résoudre forcément tous les problèmes Je crois que l'essentiel c'est aussi que l'État dépense moins parce que si on continue de dépenser ce que nous dépensons année après année, on va continuer à avoir du déficit. Il y a le le conclave des retraites qui se termine mardi prochain.
Est-ce que ce serait acceptable pour vous qu'on remette en cause ces 64 ans alors qu'à l'Assemblée nationale, il y a une majorité pour voter une proposition de résolution visant à exiger l'abrogation de la retraite à 64 ans ? Écoutez, là aussi euh tout le monde s'accorde à dire, tous les experts vous disent, on peut pas descendre en dessous des 64 ans. Le système, la réforme qui a été faite, c'est déjà insuffisant.
On sait qu'à terme, c'est déjà très insuffisant. Donc il faut rester aux 64 ans et puis euh essayer de trouver des solutions. J'espère que ce seront les conclusions du conclave avec les partenaires sociaux euh notamment pour améliorer le sort des femmes euh de la pénibilité et du travail des seniors.
Mais on ne peut pas travailler euh moins qu'on le fait aujourd'hui. Il faudrait pouvoir travailler plus songer. Je dis pas qu'il faut le faire mais qu' au Danemark on en est réduit à la retraite à 70 ans.
On a un gros problème en Europe et en particulier en France, c'est que nous avons une démographie qui bientôt sera négative, c'est-à-dire qu'il y a pas assez de naissance. Bon, en 2027, ben voilà, et comme on est dans un système par répartition, c'est ceux qui travaillent qui payent pour ceux qui sont en retraite. Donc, on voit très bien en 2027 par exemple, il y aura autant de naissance que de décès.
On voit bien qu'on est dans un système qui s'équilibre plus. Est-ce que vous craignez une censure des socialistes euh et de la gauche évidemment plus largement, il y a effectivement cette majorité à l'Assemblée Renfi, même le Parti socialiste qui aujourd'hui fait un peu voler en éclat l'accord de non censure qui avait été fixé. Bah écoutez, moi j'espère que l'esprit de responsabilité prévaudra.
Je ne suis pas à l'Assemblée nationale mais je fais confiance à nos collègues députés. Est-ce que c'est le moment pour avoir une crise supplémentaire ? On a parlé tout à l'heure de ce qui se passait tristement au Moyen-Orient.
On n'oublie pas ce qui existe en Ukraine. On voit bien ce qui est en Arménie. On voit bien les problèmes commerciaux que lève monsieur Trump.
Est-ce que franchement c'est le moment pour avoir une crise supplémentaire qui serait une crise interne pour dire "Non, non mais on va rebattre les cartes, on va changer encore de gouvernement. Pourquoi faire ? Puisque de toute façon, on aura la même assemblée." Alors, ça veut dire qu'il faudrait refaire une dissolution.
Alors plus que ça. Non mais c'est pas Est-ce que franchement c'est le moment de faire des choses pareilles ? Je veux dire ajouter la crise à la crise, il faut que les gens soient responsables et trouvent des compromis.
Pas censure, pas de dissolution, pas d'élection législatives anticipé. Faut des compromis. Faut des compromis.
Alors il y a la proportionnelle. Ça ça peut aussi mettre un peu d'eau dans le vin puisque une bonne partie de la gauche la la souhaite et le Rassemblement national aussi. Ça pourrait arriver lors de la session extraordinaire du mois de septembre.
C'est vous confirmez cette information. Premier ministre en parle. Après le moment de la décision, je ne sais pas quand il sera.
Moi, je suis favorable à la proportionnelle. C'est opportun alors qu'on a une assemblée qui est grosso modo comme s'il y avait la proportionnelle. Bah, écoutez, par rapport aux élections de 2024, déjà le Parti socialiste s'est distancié de LFI, exite la NUPEesse.
Donc c'est déjà un premier point. La proportionnelle, ça permet de de fluidifier l'Assemblée nationale et ça permet des coalitions. Quand on a un bloc de radical de droite à 143 sièges, quand on a un LFI à 15 % qui a plus de 70 euh députés, bah si on veut euh trouver des coalitions pour permettre à ce PID de gouverner, bah il vaut mieux la proportionner.
Très rapidement, il y a la loi PLM qui doit éventuellement revenir au parlement. Gérard Larch a demandé qu'il n'y ait pas de commission mix paritaire qui soit qui soit convoquée. Est-ce que vous pensez qu'il faut faire cette loi à moins d'un an des élections municipales ?
Président l'archer a demandé qu'elle soit reportée. C'était le 17, ça sera le 24. Euh écoutez là encore, c'est une réforme qui est demandée depuis longtemps.
Pour des raisons locales, les uns ou les autres sont pour ou sont contre. À Marseille, le maire est pour. À Paris, le maire socialiste est contre et à Lyon, ça dépend des jours.
Donc je crois qu'il faut laisser là encore un compromis s'installer. Merci beaucoup Hervé Marseille d'avoir été avec nous, président du groupe Union Centrist et sénateur des hautes scènes. Merci à vous d'avoir été dans la fin finale.
Hervé Marseille