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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 14 mars 2023 26 min

Retraites : "Nous aurions souhaité qu'il y ait une confrontation avec la majorité, en débattant."

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

merci d'être avec nous encore une ferrée et de nous accompagner pendant cette première demi-heure c'est notre socialiste du Calvados vous êtes membre de la commission mixte paritaire sur la réforme des retraites et justement on va commencer en parlant de cette commission mix paritaire est-ce que vous demandez vous aussi qu'elle soit rendue publique demain cette CMP qui se réunit à 9h mais la demande a été formulée par notre collègue à l'Assemblée nationale président du groupe socialiste demande formulé auprès de la présidente de l'Assemblée nationale et nous verrons comment les choses évoluent vous le souhaitez vous si c'est possible je pense que ça va dans le bon sens de permettre aux citoyens qui le souhaitent de suivre cette cette commission il est vrai que jusqu'à maintenant jamais cet instant c'est ce type de réunion nous ont été rendu public ces commissions se sont toujours tenues à huis clos ça ne risque pas de nuire à la sérénité de débat parce que c'est pour ça que ça c'est un peu sont à huis clos pour vous il y a pas de risque qu'on la rendent en public de nuire à la sérénité des débats quand il y a transparence tous les débats pour moi pas comme on pourrait dire il y a pas de risque dans la mesure où c'est démocratique et où c'est donner la possibilité aux Français d'être informé de ce qu'il se passe dans cette commission en particulier de secret mais effectivement les parlementaires doivent pouvoir échanger dans les meilleures conditions vous aussi vous lancer un appel à Gérard Larcher comme Boris Vallaud l'a fait auprès d'y allemande Pivet bien j'oublierai avec mes collègues ceux qui l'ont naît pour cette demande en particulier vous faites partie des 14 parlementaires qui sont donc réunis demain matin à partir de 9h comment vous vous préparez à cette commission mixparitaire bien nous travaillons et bien évidemment avec ma collègue Monique Lubin qui est notre chef de fil sur ce dossier elle connaît parfaitement le sujet et à travailler depuis de nombreux mois nous y travaillons avec elle bien sûr et nous avons développé un certain nombre d'arguments pendant ces 10 derniers jours de débat au Sénat donc je dirais tous les arguments sont bien oui affûté mais on pourrait dire pour cette commission mix paritaire qui se tiendra demain matin on va revenir sur le fond mais sur la forme donc vous serez vous sénatrice socialiste avec votre collègue Monique Lubin c'est Mathilde panneau qui représentera la gauche pour l'Assemblée nationale vous serez trois parlementaires de gauche plus un RN opposé à la réforme les 10 autres sont a priori favorable au texte est-ce que vous pourrez peser au sein de cette commission d'expéritaire bien nous ferons entendre notre voix comme nous l'avons fait au cours de ces 10 jours et nuit passé au Sénat indiquant que nous sommes opposés à cette réforme mais avec des je dirais des arguments très précis des propositions également que nous avons pu faire tous ces arguments développés toutes les raisons évoquées pour s'opposer à cette réforme et bien nous poursuivrons ainsi au cours de cette commission mix paritaire vous discutez uniquement avec Monique Lubin votre collègue sénatrice socialiste ou vous discutez aussi avec Mathilde panneau est-ce qu'il y aura une stratégie commune de la gauche mais nous avons en amont de ce texte eu des réunions communes des groupes de gauche de l'Assemblée nationale et du Sénat et nous avions travaillé je dirais de concerts pour développer préciser nos arguments pour dire pour quelle raison nous étions opposés nous sommes toujours opposés à cette réforme de la même façon si on des propositions aussi concrètes nous avons travaillé tous ensemble demain oui oui tout à fait vous avez parlé avec Mathilde vous l'avez entendu Mathilde pano hier soir sur notre antenne elle dit qu'elle fera le live tweet de la CMP c'est à dire qu'elle mettra sur les réseaux sociaux en temps réel ce qui se passe vous êtes d'accord avec cette méthode là je dois dire un titre personnel non la demande elle a été formulée officiellement par le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale auprès de la présidente de l'Assemblée nationale si elle donne son accord et bien les choses se déroulant ainsi si Eli est opposée on doit respecter aussi la décision qui sera prise par la présidente dans la République et de ne pas être dans une organisation un format qui ne soit pas conforme à ce qui aurait été décidé par les deux assemblées il ne s'agirait pas de remettre en cause je dirais l'issue et surtout la décision de cette CMP à l'issue de ce travail en commun que nous mènerons demain matin qu'est-ce que sur le fond donc vous dites vous avez travaillé évidemment vos arguments qu'est-ce que vous allez défendre sur quel point vous allez vous battre alors le point majeur c'est le fameux article 7 qui propose le report de l'âge légal à la retraite c'est vraiment là la mesure phare de cette réforme la proposition sur laquelle tous sont opposés je vois évidemment les organisations syndicales qui sont unies depuis le début pour demander au président de la République de retirer la réforme mais particulièrement cet article quand on demande aux Français de travailler deux ans de plus 64 ans c'est bien deux ans de plus que 62 ans calme qu'il soit c'est à dire que que ce soit des personnes qui sont en situation comment on pourrait dire de carrière longue je cherche le terme eh bien elles sont même doublement pénalisés parce que non seulement c'est le recul d'âge légal à la retraite mais avec ces années ses annuités de cotisations qui passent donc à 43 ans une accélération de la réforme Touraine donc quand vous avez commencé à travailler à 20 ans vous y ajoutez 43 annuités ça ferait 63 ans sauf que l'âge légal de départ à la retraite 64 ans est-ce que c'est logique est-ce que c'est juste c'est surtout cela c'est un point aussi de divergence entre les LR de l'assemblée et elle a l'air du Sénat vous allez encore vous battre sur cette question des carrières longues pour que les Français dans un dispositif de carrière longue ne travaille pas plus de 43 annuités mais bien sûr il faut que ce soit logique et juste encore une fois logique n'est pas le bon terme c'est juste pourquoi celui ou celle qui a commencé à travailler à 20 ans et en particulier puisque cette réforme brutale va s'appliquer dès cette année 2023 toutes les personnes qui sont nées dans les années 60 à cette époque excusez-moi de revenir un peu en arrière beaucoup beaucoup de jeunes commençaient à travailler avant 21 ans beaucoup ou même 19 ans énormément de personnes elles ont pu avoir une carrière je dirais complète sans difficulté sans sans interruption pour quelconque raison et pour autant elles devront travailler et cotiser donc 44 ans alors que celui qui aura 22 ans ou 23 ans sera limitée entre guillemets à 43 ans c'est totalement injuste sur l'article 7 puisque c'est la première chose que vous nous avez dit on va se battre sur l'article 7 vous espérez encore vraiment pouvoir changer des choses sur cet article 7 sur le report de l'âge demain matin mais j'espère que mes collègues de la majorité présidentielle de la majorité sénatoriale entendront nos arguments en tendron les arguments des parlementaires de gauche que nous sommes mais entendrons ce que disent les Français ce que les Français rejettent à 90% ce que l'Inter syndical dénonce et rejette depuis le début demande au Président de la République à être reçu ce qu'il a refusé prétendant que c'était le temps du Parlement qu'il fallait se laisser ce temps au Parlement et enfin l'un n'empêche pas l'autre bien évidemment respecter le temps de débat du Parlement à la condition que les choses se passent je dirais de façon à laisser le temps de débat et non pas à empêcher le débat et on pourra y revenir bien évidemment dans quelques instants donc tout cela il faut que ce soit entendu nous n'avons cess de le dire entendez ce que nous disent les Français ce qu'il vous disent monsieur le Président entendez les est-ce qu'il y a des bonnes choses qui ont été votées dans ce texte notamment au Sénat parce qu'il y a pas eu de vote à l'assemblée est-ce que par exemple la surcote des mères de famille c'est quelque chose que vous allez défendre demain alors c'est une oui on va dire ça n'est pas une mauvaise chose voilà je cherche la façon de m'exprimer mais ça n'est évidemment pas une réponse apportée aux femmes qui sont les premières victimes de cette réforme mais vous souhaitez adopté à l'Assemblée pardon excusez-moi au Sénat je pense que les choses resteront dans le texte à l'issue de la CMP mais ce que je veux dire c'est que c'est une mesure tout à fait insuffisante au regard de la situation des femmes des nombres femmes qui vont être totalement victimes directement impacté par cette réforme elles sont les femmes en majorité sur des petits salaires elles ont souvent des carrières hachées c'est-à-dire pas non plus pour différentes raisons elles sont plus souvent sur des temps partiels imposées non choisi et puis on va leur demander demain de travailler à elles aussi deux ans de plus avec elle montant de petites pensions et j'ai oublié de dire que elles sont encore aujourd'hui à travers légal pardon salaire égal on en est encore très loin donc cette proposition pourquoi pas mais nous considérons qu'elle est totalement insuffisante et que ce n'est pas cela qui va permettre de de rendre la réforme plus juste pire encore social comme certains ministres ont pu l'évoquer pour vous de cette commission mixparitaire demain elle sera conclusive au regard du rapport de force comme vous l'évoquiez tout à l'heure je pense que les collègues de la majorité présidentielle et de la majorité sénatoriale trouvant un accord j'ai envie de dire c'est leur réforme c'est leur réforme c'est pas seulement la réforme de d'Emmanuel Macron c'est aussi la réforme en ce qui concerne le Sénat de Bruno retaillod et de l'ensemble de des sénateurs de la majorité sénatoriale donc je ne vois pas comment il ne pourrait pas trouver un accord si c'est le cas il y aura un vote je dis matin au Sénat jeudi après-midi à l'Assemblée vous pensez que le gouvernement à l'Assemblée nationale pourra se passer du 49-3 j'ai envie de dire cela me concerne pas directement puisque 49-3 ne peut pas être utilisé au Sénat cela revient à la décision du Président de la République il emportera la responsabilité ce que je peux dire c'est que un recours sur une telle réforme aux 49-3 alors que le texte n'a pas été au terme de son examen à l'Assemblée nationale donc il n'a pas été voté à l'Assemblée nationale au final faire adopter cette réforme de force vraiment on pourrait dire même au forceps en allant jusqu'à utiliser le 49-3 et bien je considère que c'est c'est vraiment je réfléchis avant de vous dire les mots que je veux utiliser parce que on pourrait dire c'est un déni de démocratie bien évidemment le 49-3 il est inscrit inscrit dans la Constitution et on peut l'utiliser en tout cas président de la République son Premier ministre le solliciter il l'a fait dernièrement en fin d'année 2022 sur bon nombre de textes mais là quand on entend la colère des Français il faut savoir l'entendre et à un moment donné vraiment ce serait très très mauvais signe ou une très mauvaise réponse donnée aux Français que de d'aller jusqu'à recourir en 49-3 on va revenir sur ce qui s'est passé au Sénat et votre stratégie la stratégie de la gauche sénatoriale pour ça on accueille Alex pousse à [Musique] bonjour Ariane bonjour Corinne Ferret bonjour pour rallonger les débats sur la réforme des retraites un concept est né l'obstruction cordiale à distinguer de l'obstruction radicale des députés insoumis lors des débats l'Assemblée nationale où il y a eu des attaques personnelles non là le débat au Sénat restait respectueux mais les sénateurs de gauche ont utilisé de tous les moyens réglementaires qu'ils avaient à leur disposition pour rallonger les débats et éviter un vote sur l'ensemble de cette réforme des retraites ils ont déposé sur chaque article à discuter bien des dizaines d'amendements quasiment identiques ou seul changer un mot un chiffre ils ont également déposé et bien des centaines de voir des milliers de sous amendements pour amender des amendements ce qui a multiplié les prises de parole des sénateurs de gauche sans oublier les rappels au règlement en cascades alors forcément ça agacé la majorité de droite du Sénat effet répétitif d'amendement similaire modifiant simplement un petit pourcentage un petit pourcentage de cotisations supplémentaires et il y a des violences déviance du débat parlementaire vous n'expliquez pas votre amendement vous profitez de la tribune pour faire des effets tribunes parce que vous savez qu'on vous regarde et effectivement les gens nous regardent alors la majorité de droite du Sénat est un autre objectif à aller au bout de ce texte et obtenir un vote sur cette réforme des retraites et donc en réplique au sénateur de gauche les sénateurs de droite ont aussi utilisé tous les articles du Règlement du Sénat pour accélérer les débats articles 38 article 42 on en a beaucoup parlé le gouvernement est aussi venu en aide à la majorité sénatoriale en dégainant dans les derniers jours de ce débat et bien l'article 44 3 de la Constitution la procédure dite du vote bloqué ça veut dire qu'à ce moment là et bien les sénateurs ne pouvaient plus modifier le texte il pouvait seulement présenter leur amendement et face à ce passage en force du gouvernement et bien samedi elle est sénateurs de gauche ont voulu répondre par l'absurde en répétant tous la même phrase regardez vous avez décidé de dévitaliser la fonction parlementaire par l'addition de toutes les procédures que vous offre la constitution et le règlement nous ne sommes pas dupe et les Français n'ont plus ne lâcheront rien vous avez décidé de dévitaliser la fonction parlementaires par l'addition de toutes les procédures que vous offre la constitution et le règlement mais nous ne sommes pas dupes et les Français non plus nous ne lâcherons rien nous ne les lâcherons pas voilà réponse par l'absurde en cœur de la part des sénateurs de gauche et samedi soir lors du vote finale sur cette réforme des retraites et bien la gauche est notoriale a tenté une dernière manœuvre de règlement pour rallonger d'une heure les débats ils ont demandé la vérification du quorum de sénateur on le rappelle pour qu'un vote soit validé il faut qu'il y ait dans l'hémicycle et bien une majorité absolue de sénateurs c'est à dire 175 sénateurs et si ce n'est pas le cas et bien le vote est reporté d'une heure mais pour demander ce Corum et bien il faut qu'il y ait une demande écrite de 30 sénateurs en l'occurrence de 30 sénateurs de gauche et au moment de la rédaction de cette lettre il y a eu une faute de frappe une faute dans les noms et le compte de 36 signatures de sénateurs de gauche n'y était pas d'où les rires de la droite regardez après contrôle il n'y a pas 30 sénateurs mais 29 [Applaudissements] voilà on la demande de Corum a été ratée par la gauche et 5000 plus tard la réforme des retraites était votée par le Sénat Corinne Ferret dans ces 10 jours de débat au Sénat sur la réforme des retraites et ce que vous reconnaissez quand même qu'il y avait une volonté à gauche de rallonger les débats et d'éviter un vote finale sur le texte alors vous présenter ainsi moi je veux dire que nous souhaitions prendre le temps nécessaire pour examiner l'ensemble des articles pour pouvoir étudier l'ensemble des amendements que tous ont pu déposer à droite comme à gauche et donc ce temps là il appartenait au Parlement il nous étions totalement dans notre rôle de parlementaire que de pouvoir non seulement débattre et proposer des amendements vous avez évoqué une obstruction cordiale j'ai vu que c'est la presse qui a titré cela comme ça moi je parle aussi d'empêchement de débat parce que revenons on va dire un peu sur la façon dont les choses se sont organisées la première chose je note et vous avez certaine avons constaté que dans les premières journées de débat la droite était étrangement silencieuse étrangement silencieuse au point évidemment ils en conclure que consigne leur avait été donné de ne surtout pas intervenir pour ne pas ralentir le débat là on est véritablement ce que c'était la gauche qui empêchait ou bien c'est la droite qui empêchait et qui était dans une volonté d'obstruction nous nous avons présenté nous nous amendements comme on le fait sur tous les textes et nous aurions souhaité comme on le fait toujours qu'il y a une confrontation on est d'accord on n'est pas d'accord les uns et les autres donnent leurs arguments et on avance ainsi et on prend le temps donc ça je le regrette et voir je le dénonce aussi parce que c'était délibéré et je dois dire que j'ai trouvé mes collègues de droite extrêmement courageux parce que ne rien dire pendant des heures des jours et des nuits ils font être courageux nous avons joué et surtout rempli notre rôle de parlementaire avec ses amendements qui contrairement à ce que le rapporteur a pu évoqué étaient des amendements argumentés certes un certain nombre d'entre eux ont été déposés par plusieurs de mes collègues et nous avons quand vous reprenez le déroulé des débats vous constaterez que les arguments ont été complémentaires les uns des autres on a une répétitions pas systématiquement les mêmes choses peut-être à la fin de ces 10 jours et nuit longue au Sénat il est vrai que nous avions cette phrase que nous avons souhaité formuler chacun et chacune en amont des arguments développés sur les sur les amendements parce que il y avait une situation qu'il fallait dénoncer autant au Sénat que au niveau national et l'attitude on va dire du président de la République nous souhaitions dénoncer ce mépris qu'il exerce à l'égard des Français et des organisations syndicales il y a quand même des débats très tendus sur le plan réglementaire à une bataille réglementaire entre les sénateurs de gauche les sénateurs de droite est-ce que vous direz que ça va côté des traces dans les futurs débats de la haute assemblée qui est traditionnellement étaient serein oui moi je regrette que voulons à tout prix accélérer si on l'examen de ce texte et donc un signe empêcher encore une fois la parole des sénateurs de gauche la majorité sénatoriale dans un premier temps a eu recours à bon nombre d'articles du règlement intérieur vous les avez cités au point que nous ne pouvions plus surenchérit on va dire ou intervenir à plusieurs au moment des explications de vote notamment et comme si cela ne suffisait pas le gouvernement a aussi activé le fameux article 44 3 pour le vote bloqué donc on voit bien là que la majorité présidentielle et la majorité sénatoriale était main dans la main pour empêcher l'opposition et les parlementaires de gauche et les sénateurs de gauche de s'exprimer et puis et même je vais jusqu'à dire que tous ces articles c'est les gars on va dire ne conteste pas ce que je conteste c'est d'avoir recours à ces articles dans le seul but de d'empêcher la parole des sénateurs comme si cela ne suffisait pas et bien des collègues sénateurs LR ont même retiré leurs amendements pour que les sénateurs de gauche ne puissent pas intervenir dans le débat et sous un mandé et pas des moindres et pas des moindres puisque je pense à un amendement du sénateur retaillaux sur l'article premier qui concerne les régimes spéciaux et qu'il voulait déjà amender à l'article 7 dans un premier temps pour que l'application de cette suspension des régimes spéciaux se fasse immédiatement remarquer c'est dans la continuité de la brutalité de cette réforme donc dès cette année 2023 dans un premier temps et il a demandé à reporter cet amendement au-delà de l'article 13 donc on est beaucoup plus loin dans le débat et après il a retiré parce que voyant que nous étions un certain nombre vouloir nous exprimer et donc sous amender il y a des moyens de d'expression que nous avons utilisé qui était tout à fait légaux et pour pouvoir dire ce que nous pensions de cela en particulier merci Alex à tout à l'heure à tout à l'heure on parle évidemment de cette réforme des retraites dans le club débat de sénateurs on va voir l'actualité du côté de chez vous Corinne Ferret on va à Caen retrouver Élodie Dardenne bonjour Elodie merci beaucoup d'être avec nous chefs de la rédaction de Ouest-France à Caen et avec vous Elodie on va faire le point sur la mobilisation contre la réforme des retraites y a-t-il toujours des blocages oui bonjour oui toujours des blocages depuis le 7 mars à Caen et plus largement dans le Calvados on a vu des villes des plus petites villes des villes moyennes aussi touchées par des blocages des barrages filtrants depuis en effet depuis depuis le 7 mars quasiment tous les jours notamment au niveau du périphérique Canet jusqu'ici tout va bien il y a pas eu de tension exacerbée les manifestations continuent à rassembler aussi beaucoup de beaucoup de monde au plus fort de la contestation on a compté entre 25000 et 40 000 personnes à Caen vous avez vous madame la sénatrice défilé lors de des premières manifestations cannaises et en tant que parlementaire opposé à cette réforme depuis le début j'imagine que tout cela vous vous apportez pour mener le combat dans l'hémicycle mais j'ai une petite question sur alors qu'on arrive là dans la dernière ligne droite que le vous l'avez évoqué un petit peu avant mais le recours au 49-3 est possible ne craignez-vous pas une certaine résignation des manifestants ou au contraire l'émergence de tension à l'image de ce qu'on a pu connaître dans le Calvados lors de l'épisode des gilets jaunes en 2018 mais tout d'abord bonjour voulez-vous saluer comme vous l'avez dit j'ai participé au première manifestation parce que elles étaient sur des jours où je n'avais pas nécessité d'être au Sénat et ensuite j'étais retenu au Sénat et particulièrement bien évidemment c'est ces dernières journées mais c'était très important pour moi effectivement de avec les autres manifestants de signifier donc mon opposition à cette réforme mais c'était aussi très important pour moi pour pouvoir écouter entendre ce que les hommes et les femmes présents dans ces cortèges pouvaient dire aussi pour quelle raison il s'opposait à cette réforme je note que ces dernières manifestations ont associé beaucoup beaucoup de de personnes vous avez cité des nombreux très importants à Caen mais je sais aussi que des cortèges et des manifestations étaient organisées à Lisieux à vie à Falaise à Bayeux dans des plus petites villes là où on avait moins l'habitude de voir s'organiser de des manifestations souvent c'est effectivement le rassemblement à Caen la ville centre et là on voit bien aussi que dans ce dans cette insatisfaction dans ce rejet de de cette réforme et bien ce sont aussi des hommes et des femmes que l'on ne voyait pas forcément dans les autres manifestations qui sont venus le dire dans la rue et qui ont ainsi rejoint les rangs des millions moi je le dis de millions de Français en France au total qui ont manifesté alors les choses s'organisent aussi selon les souhaits et les directives on pourrait dire des organisations syndicales bien évidemment les mouvements sociaux sont de leur initiative donc il n'y a des manifestations des cortèges organisées il y a des rassemblements d'organiser ici Oullins il y a je le vois je l'ai vu aussi même si j'étais à Paris je suis l'actualité de mon département au quotidien grâce à votre journal notamment j'ai vu effectivement des des points de rassemblement pour interpeller sensibiliser aussi la population que ce soit dans l'agglomération de camp ou sur d'autres villes de notre département on va parler d'un autre sujet il nous reste une minute et avec vous à parler de la reconstruction du CHU de Caen oui tout à fait le la reconstruction du CHU a été lancé il y a deux ans maintenant en février 2021 elle se poursuit ça avance bien c'est le plus gros chantier un des 20 dernières années dans la dans la région un chantier à plus de 550 millions d'euros le ministre de la Santé François lors d'une récente de visite c'est l'une des l'une des plus vastes opérations actuellement menées dans le milieu hospitalier en France ce futur chute est montré en exemple pour le futur de l'hôpital public vous madame Ferret vous avez souvent pris la parole au sein de l'hémicycle en dehors pour défendre l'hôpital public avant le covid il était prévu de supprimer des lits dans ce fut CHU aujourd'hui ça reste un point de vigilance pour vous oui un point de vigilance absolument je note que nous avions été entendus lorsque effectivement au tout début du covid et quand ces choses ont commencé à se préciser sur l'organisation de du futur CHU l'idée la proposition était de supprimer un certain nombre de lits nous avons alerté le parlementaires et je me souviens très bien avec ma collègue de l'époque Laurence Dumont nous avions alerté non seulement le directeur du CHU mais aussi les plus hautes autorités que ce soit la RS et surtout le ministre de l'époque en disant c'est une erreur ne faites pas cela voyez ce qu'il se passe etc nous avons été entendu puisque le nombre de lits est revenu un nombre on va dire suffisant tout en permettant parce que c'était la volonté aussi de l'établissement aussi d'être dans dans une organisation en hospitalisation du jour donc tout cela est aussi à prendre considérations l'organisation en tout cas de l'accueil et de l'accès aux soins de nos concitoyens doit évoluer mais certainement pas aux dépens de leur santé merci beaucoup Corinne Ferret on remercier Elodie Dardenne d'avoir été avec nous depuis quand la Une de Ouest-France quand Paris 2024 les défis à 500 jours des Jeux c'est à la Une de votre journal merci et le dit merci beaucoup encore une fois d'avoir été avec