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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 27 juin 2025 25 min

Éric Coquerel affirme qu'"il y aura bien une motion de censure", qu'il espère "commune"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonjour Éric Cockrel. Bonjour. François Baon a donc présenté hier ses conclusions du du conclave entre syndicat et entreprise sur le sujet des retraites.

Alors avec quand même quelques avancées hâ de départ sans décotes à 66 ans et demi au lieu de 67 de trimestres en plus pour les femmes au titre de de la maternité. Est-ce que vous balayez tout ça ou est-ce que quand même c'est déjà ça de prix ? Alors déjà, vous permettez, il y a un côté un peu tourné d'adieu, vous savez, celle que vous prolongez euh de peur de quitter la piste et à chaque fois c'est de pire en pire quoi.

Euh parce que euh ce que fait François Verrou, c'est essayer de dire que euh du conclave est sorti quelque chose. On sait que rien n'est sorti, les syndicats sont partis, n'était pas d'accord entre eux. Ils ont eu un un certain nombre de points d'accord.

Non, justement, il y a pas eu un certain nombre de points d'accord. Alors, le point d'accord que présente François Berérou est quand même assez étonnant, c'est le fait que tout le monde se serait mis d'accord sur le prolongement euh de l'âge de la retraite à 64 ans. C'est ce qu'il dit.

Bon, je rappelle que c'est pas ça qui s'est passé, c'est qu'il avait mis en point de départ de ce conclave. Raison d'ailleurs pour laquelle la CGT, force ouvrière sont sortis au fur et à mesure. Il avait mis l'obligation justement d'entériner ses reculs de l'âge.

Donc, on peut pas vraiment dire que c'est un accord. Et alors, vous me citez par exemple euh cette histoire de de décotes à 66,5 ans et 67. Je vous rappelle que les syndicats ne sont pas d'accord.

Ils ont dit à un moment donné 66 ans, le MEDEF refuse euh et en plus c'est indexé par rapport à l'espérance de vie. Donc tout ça se demande le MDF que ce soit notamment la CPME que ce soit indexé. Mais en l'espèce, si François Baou reprend à son compte cette mesure en disant bon bah nous on propose que ce soit dans la loi, c'est que François François Berou reprend 66 ans et demi.

C'estàd ce que voulait le MDEF et non pas ce que voulaient les syndicats. C'est syndicat c'est mieux que 67 quand même. Bah oui mais 66,7 ça serait mieux aussi.

Écoutez, arrêtez. C'est ridicule en fait les mesures qui sont là sur la table, que ce soit aussi le fait de calculer pour les femmes euh les retraites sur 24 ans et non pas sur 25 ans, c'est voilà, c'est fait pour réparer les dégâts provoqués par la loi bande. C'estàd que il y a tellement de dégâts pour tout le monde que pour certains secteurs, on se dit ça va un peu trop loin, on va essayer d'atténuer.

Mais c'est en rien des conquêtes, c'est en rien des acquis sociaux, c'est en rien des progrès. C'est juste faire en sorte d'atténuer les effets de cette loi absolument catastrophique pour les salariés et les retraiter sur sur la situation. Donc en fait, il y a rien la je termine là-dessus la pénibilité, il dit que les il dit au partenaire sociau, vous avez 10 à 15 jours pour vous entendre.

Pour l'instant, ils ne s'entendent pas sur les questions de pénibilité puisque le patronat veut bien qu'il y ait certaines mesures pour certains travaux pénibles mais sous contrôle euh sous contrôle médical et on sait qu'il y a pas de médecin quasiment maintenant aujourd'hui il y a de moins en moins de médecins au niveau du travail et en plus ça n'aura même pas de ça n'ouvrira même pas de droit sur une retraite anticipée ces métiers dit les plus difficiles. Donc je un accord làdessus ça changerait quelque chose pour vous, ça changerait la donne ça n'arrivera pas. Vous cette réforme borne est une réforme catastrophique.

On va peut-être dire pourquoi dans de de 2 minutes et c'est un recul de l'âge de la retraite. Tout ça c'est pour essayer de gagner du temps parce que François Berou sait qu'il a perdu. Il sait il veut éviter la motion de censure la semaine prochaine.

Donc il se dit on va mettre quelques éléments sur la table. Il y a plus aucun syndicat qui n'y croit. D'ailleurs entre parenthèses, il a il a essayé de diviser les syndicats.

Je suis content de constater que ça n'a pas été une réussite et voilà, c'est pour ça que je vous parlais de tourner d'adieu. Donc tout ça n'aura pas d'effet. Mais quand même Éric Coerrel, malgré tout des on sait que syndicat et patronat et entreprises travaillent régulièrement sur un certain nombre de sujets.

Il y a encore eu un accord ces jours-ci. Là en l'espèce pas d'accord. Qu'est-ce que ça dit ?

Est-ce que ça dit pas quand même quelque chose de la difficulté quelquefois de la démocratie sociale ? Ça dit quelque chose une difficulté de la démocratie tout court. Je vous rappelle que dans l'espèce ce sont les le patronat, les syndicats qui négocient le point de départ et le problème de tout ça, c'est la faute de François Baou donc pour vous non c'était pas François à l'époque qui était pas premier ministre même born le point de départ de tout ça et monsieur Macron président de la République c'est que on a imposé une loi dont personne ne voulait tous les syndicats étaient opposés le parlement y était opposé d'ailleurs c'est pour ça que ils n'ont pas osé le soumettre au votes ils sont passés par 493 et le jour où nous avons voté sur une une résolution proposée par le groupe GDR il y a quelques jours jour de manière écrasante l'Assemblée nationale a décidé d'abroger.

Alors ça aura pas d'effet parce que c'est symbolique mais n'empêche ça montre quand même qu'il y a pas de majorité. Donc personne n'en veut et il l'impose de force et pour l'imposer de force pour éviter la censure en février, ils ont François Berérou a inventé ce qu'on clave pour essayer de gagner du temps. Donc me parlez pas de méthode, c'est pas un dialogue.

Un dialogue qui dit on va imposer une réforme. Tous les syndicats sont pas d'accord, c'est pas grave, on impose cette réforme. Les parlementaires sont pas d'accord, c'est pas grave.

On passe par 493. Tous les salariés, une grande partie de la population n'est pas d'accord. C'est pas grave.

Ne parlez pas de démocratie. C'est pas la démocratie. Depuis le corps redit le conseil d'orientation des retraites redit que seul un recul un recul de l'âge de la retraite correspond à un enrichissement du pays.

Euh pay. Alors déjà, il dit une chose premièrement, c'est que le juste une petite note quand même sur le corps, c'est que vous savez que l'ancien président du corps Pierre-Louis Brac que j'avais invité pour le moment des retraites, avait déplu à madame Borne parce qu'il avait rappelé une chose, c'est que les retraites c'est pas un problème de dépense, c'est un problème de recette. Par rapport au PIB, il y a pas d'augmentation dans les années à venir.

Il y aura même une baisse de ce que représentent les les retraites. Ça avait pas plu à Madame Borne, elle l'a changé. Ils ont mis quelqu'un qui pour la première fois était un des proches de de monsieur Macron il y a quelques années.

Pour la première fois n'a retenu qu'une hypothèse. Ça c'est juste pour le corps. Mais n'empêche, ils n'ont pas pu revenir sur cette question de dépense.

Donc c'est bien problème de recette. Et moi, je vais vous dire une chose, il y a un chiffre que tout le monde devrait retenir parce que ce chiffre là est rarement dit. La productivité du travail en France baisse.

Elle a baissé depuis trois points depuis 2019. Jusqu'alors elle elle n'augmentait sensiblement année après année. Qu'est-ce que ça veut dire ?

Ça veut dire que en gros comme il y a pu cette productivité n'est pas suffisante, vous pouvez toujours faire semblant de dire que vous proposez que des gens soient en emploi, ils ne le seront pas parce qu'il y a pas de travail qui correspond. Donc je vous annonce que va faire cette réforme comme les les vous savez qu'aujourd'hui 43 % des gens qui atteignent l'âge de la retraite sont inactifs. Ils sont d'ailleurs c'est d'ailleurs pour ça que dans la plupart des calculs de réforme on tient compte on tient compte du RSA, du chômage et cetera parce que c'est un un moins par rapport aux réformes avancées bien et bah ce chiffre là ne fera qu'augmenter parce que si vous dites quand même que pour enfin si je comprends ce que vous dites c'est que pour avoir un système des retraites qui fonctionne il faut créer de la richesse.

Il faut créer de la richesse et donc pour créer de la richesse, il faut créer il faut que les gens travaillent davantage. Il faut surtout non, il faut surtout faire en sorte qu'il y ait des raisons de travailler davantage. Donc il faut par exemple faire une vraie politique de transition écologique, de bifurcation écologique de façon à relancer l'activité économique de ce point de vue-là.

Il faut faire une vraie politique par exemple sur un un des grands gisements de la France qui est le qui sont les océans. Vous savez qu'on est le deuxè pays avec des en terme en terme de océanique au monde. Il faut faire une politique qui augmente les salaires parce que si vous augmentez les salaires à condition évidemment qu'on ne touche pas aux cotisation, vous amenez des recettes.

Autrement dit, il faut faire l'inverse des politiques d'austérité que nous connaissons aujourd'hui. Un mot encore avec cette dernière information que je vous donne. Accord entre partenaires sociaux espérés par le gouvernement à la mi-juillet.

C'est ce qu'indique à l'instant la porte-parole du gouvernement Sophie Primas. En tout cas, le Parti socialiste qui était un peu à l'origine quelque part de ce de ce conclave annonce effectivement le dépôt et même à déposer ça y est, c'est fait une motion de censure. Vous allez la voter d'après ce qu'on entend ?

Oui, bien sûr, on va la voter. On invite tout le monde à la voter. On invite tous les opposants Oui, on invite tous les opposants à cette réforme qui ne veulent pas qu'elle s'applique.

J'ai compris qu'elle qu'elle s'applique à la voter. Alors, j'ai bien compris que l'opation nationale a décidé encore une fois d'être la béquille de monsieur Berou. Je suis pas sûr.

J'ai vu que dans son électorat, 62 % de son électorat souhaitait la censure. Bon, ils prennent leur risque, ça les regarde, ils montrent qu'en réalité, ah vous donnez presque des conseils quelque part au Rassemblement national vis-à-vis de son électorat. Mais figurez-vous, j'essaie de faire en sorte que de dire à tous les députés qui sont élus, qui ont été élus sur un programme de faire en sorte quelque part de le respecter parce que déjà ça au moins c'est un point d'appui pour la démocratie.

Donc oui, moi mon objectif, je le dis, je l'ai fait pour la réforme Barnier, si vous vous souvenez, j'ai déposé un mo de censure et j'ai appelé tous les opposants à l'époque au budget à voter cette censure. Et bien de la même manière, je le fais à partir d'une censure qui va venir de la gauche, voilà, sur nos bases. Pourquoi vous l'avez pas déposé ensemble cette cette ?

Parti socialiste parce que nous nous souhaitions vous pouviez aussi solliciter on l' fait on a discuté mardi on était tous ensemble avec le parti socialiste et moi qui était dans cette réunion et les écologistes et les communistes écologistes communistes et nous on voulait une motion commune. Bon manifestement le parti socialiste a voulu se différencier. Euh voilà c'est comme ça.

Et c'est peut-être aussi une manière de réparer les dégâts parce que c'est quand même eux à cause d'eux qu'on vient de vivre les mois que nous avons vécus, c'est-à-dire notamment des politiques réactionnaire et avec monsieur Rota des un budget qui est un budget d'austérité qui a réussi à passer parce que les socialistes l'ont pas censuré et cetera et cetera. Donc que qui répare les dégâts finalement proposant de motion finalement ce n'est que justice et on la votera comme un seul homme et une seule femme pour notre part. Alors, s'il est pas censiré cette fois-ci ce ce gouvernement, euh quelle est la probabilité que vous ne ne le ne le censuriez pas sur le budget à l'automne ?

Je je pense qu'il y a pas de probabilité. Alors, d'abord parce que euh j'ai quand même entendu que le Rassemblée national disait "On va pas le faire cette fois-ci, on se réserve pour l'automne." Bon, alors cela dit, ils peuvent changer d'avis, ça leur est souvent arrivé mais j'observe, vous leur mettez beaucoup la pression au Rassemblement national en fait.

Éric Crel, bien sûr. Oui, parce que je veux censurer le gouvernement. Vous savez pourquoi je veux censurer ce gouvernement ? leur voix ne vous gêne pas mais c'est à partir du moment où c'est sur la base de ce que dit à partir du moment où vous savez les voix du rassemblée national actuellement monsieur Berou compte dessus pour gouverner pas non mais je vous le dis je vous le dis c'estàd qu'il faut regardons les équipes il y a quasiment aucune proposition de loi de monsieur Berou qui ne passe sans le rassemblement national et y compris parce que le socle gouvernemental est quasiment absent de l'hémicycle donc on va pas nous faire une censure ne changerait pas ça vous le savez bien ce que j'espère d'une censure moi je vais vous le dire très clairement c'est que je pense que la crise que nous connaissons, elle vient de juillet 2024 quand monsieur Macron a décidé de laisser ceux qui avaient perdu le soin de gouverner le pays sur une politique minoritaire.

Depuis, c'est une catastrophe. Donc mon objectif alors soit c'est de forcer monsieur Macron à finalement revenir vers les vers la gauche pour dire gouverner, je crois qu'il ne le fera pas. Et sinon c'est d'imposer une dissolution.

Moi, j'ai pas peur du retour au peuple. Je pense que c'est toujours la solution. Et pour avoir une dissolution, bah faut censurer, faut censurer monsieur Berou maintenant s'il y a un successeur, par exemple monsieur le cornu on en parle beaucoup, et ben au budget faut le censurer parce qu'il proposera un budget d'austérité.

Alors pour autant vous êtes président de la commission des finances, ça veut dire que le budget c'est c'est c'est votre dossier, il faut trouver 40 milliards. Euh est-ce qu'on peut ne pas faire d'économie ? Bah, on peut déjà peut-être faire des économies en allant chercher l'argent qui manque.

L'argent qui manque depuis des années, c'est les recettes, c'est pas les dépenses. Donc ça, c'est pas des économies, c'est des c'est des faut vraiment que vos auditeurs l'entendent et les gens qui nous regardent. Les dépenses publiques n'ont pas augmenté, elles ont même baissé depuis 17 2017 dans le PIB.

Ce qui a baissé ces trois points les recettes et c'est des cadeaux fiscaux qui comprais principalement au plus riches de concitoyens et aux très grandes entreprises et ça n'a rapporté rien en matière économique. Je rappelle, je donne un chiffre quand même catastrophique. Je vous ai parlé de la productivité mais pour la première fois depuis la 5e République, l'industrie est passée en dessous 10 10 points de en dessous de 10 points du PIB au premier trimestre.

C'est une catastrophe. C'est une désindustrialisation. Voilà le résultat de cette politique.

Donc il faut faire une autre politique. Et ben c'est peut-être pour ça qu'il y a moins de recettes d'ailleurs non c'est pas pour ça. C'est plus d'activité.

Je vais vous dire pourquoi il y a moins de recette c'est que dans le partage de la valeur ajoutée, vous savez il y a quand on produit de la richesse, il y a un partage. Et dans le partage de la valeur ajoutée depuis 2017, on a beaucoup partagé en faveur des revenus du capital et moins des revenus du travail. Or, ce sont les revenus du travail qui produisent de la richesse, qui produisent des cotisations, qui produisent des impôts et cetera. et ces riches qu'on a en plus largement exonéré d'un point de vue fiscal et bien ça nous coûte trop cher.

Le capital nous coûte trop cher dans ce pays. Voilà le problème. On va revenir sur vos sur vos propositions et pas que les vôtres d'ailleurs.

Celle aussi du gouvernement Éric Cocrel pour trouver ses économies ou ses recettes. C'est selon c'est juste après le le fil info 8h45. Jeanne Mia.

Deux commissaires mis en cause à Marseille. la chef de l'Ofaste, l'office antistupéfiant et son adjoint mis en examen cette semaine soupçonné de complicité de violation du secret d'une enquête dans une affaire de livraison de plusieurs centaines de kilos de cocaïne, ils ont été suspendus de leur fonction. 25 cas de contamination à la bactérie et Cherichia coli dans l'ine.

Encore deux de plus recensés hier, ce qui porte le bilan à 24 enfants intoxiqués et une personne âgée. Une petite fille en est morte la semaine dernière. La cause la plus probable de cette contamination est la consommation de viande, précise la préfecture.

Emmanuel Macron appelle à un accord rapide entre l'Union européenne et les États-Unis sur les droits de douane. Le sujet était au cœur de discussion lors d'un sommet des 27 à Bruxelles hier sans accord. À partir du 9 juillet, les produits européens importés seront surtaxés. date qui pourrait être repoussée 17 nuit la Maison Blanche.

Les basketus tricolor jouent pour une place en finale de l'Euro. Aujourd'hui, match face à l'Espagne à 16h30. C'est en Grèce.

France info le 830 France info Gerbondte Adrien Bec. Et ce matin Éric Coerrel, président de la commission des finances de l'Assemblée député LFI de Sainte Saint-Denis. On parle du budget 2026.

Euh François Bairou a a déjà dit qu'il présenterait les les grandes lignes autour du du 14 juillet. Euh ça c'est c'est pour pour échapper au parlement d'après vous. Non, c'est qu'il est obligé de le faire.

Ça s'appelle le tir à part. C'est Je précise que le parlement a priori sera en vacances. Oui, mais c'est constitutionnel.

Il nous a présenté ça comme un cadeau. C'est une obligation. Il y a que l'an dernier, ils l'ont pas fait, vous rappelez avec la dissolution.

Sinon, il nous doivent une squelette du budget. Euh mais le le le fait de le faire à ce moment-là est un souci pour vous ou après tout ça c'est la règle. C'est pas c'est pas ça le souci.

Le souci c'est ce qu'il y a dedans. Voilà. Souci qu'il y a dedans.

C'est-à-dire on continue les politiques qui perdent. Alors vous vous on on était sur les sur les recettes et sur les les la baisse des dépenses ou pas ? Il y a il y a une alors il y a cette taxe duman qui a été qui était qui faisait partie de vos propositions qui a été enterrée au Sénat mais à vrai dire la B et dans le camp du gouvernement qui pourrait faire une proposition de taxe édulcorée.

Améine Monchalin parle d'une Zukman à 0,5 % sur le patrimoine. Euh c'est déjà ça ? Non c'est pas déjà ça parce que Oui mais il y a pas que le fait de de faire à 0 au lieu de 2 % comme le propose Gabriel Zucman.

Il y a le fait en gros d'exonérer quasiment tous les biens professionnels. Et pour bien comprendre le problème qui est posé, c'est que avec les cadeaux fiscaux qui ont été faits par Emmanuel Macron qui tendent à faire en sorte de moins taxer les biens professionnels et notamment les actifs financiers, bien et bien des personnes les plus riches de notre pays, ça se compte en quelques milliers mais ça nous coûte des milliards, ont transféré une partie de leur revenus personnels vers des biens professionnels. Donc si vous ne les si vous ne les n'allez pas les chercher, en vérité, vous ne réglez pas le problème.

C'est pour ça qu'il faut non seulement faire ces taxes du Zukman à 2 % mais il faut faire en sorte que les revenus professionnels ne soient pas exemptés parce que sinon ça ne rapporte rien et sinon elle rapporte entre 15 et 20 milliards d'euros. Donc évidemment c'est un enjeu important. Si on continue dans le détail, il y a aussi l'idée de de l'année blanche, c'està-dire bloquer le budget 2025 en 2026. en fait le reconduire, c'est-à-dire on ne tient on ne prend pas en compte l'inflation.

Donc c'est que ce soit sur les dépenses, sur les recettes, ça veut dire que les barêes par exemple d'impôts ne sont pas revalorisé aussi certaines prestations aussi certains certaines dotations pour les collectivités. Est-ce que finalement c'est pas la meilleure manière ou en tout cas la moins mauvaise de faire contribuer tout le monde ? Mais c'est pas comme ça qu'il faut faire.

Excusez-moi mais alors bon l'année blanche vous l'avez dit ça rapporte on pense ça rapporte à peu près tout compris sur les trois postes état s et collectivité territoriale ça peut rapporter 17 milliards pas 40 certains disent 40 mais effectivement ça rapporte pas là je je cite François qui est un économiste plutôt orthodoxe et qui donne ses chiffres et qui est un spécialiste des dépenses bon donc voilà ce que ça donne. Donc ça ne règle pas les problèmes mais surtout je pense qu'on ne doit pas faire ça. On est en train le le Premier ministre a dit il y a quelques mois une chose juste.

Il a dit il y a un tsunami qui nous arrive. Tsunami c'est quoi ? C'est notamment le fait que on a changé d'époque.

Donald Trump impose une guerre commerciale. On sort de du libre échange sur des affrontements commerciaux. Donc je pense on va peut-être en parler au niveau de l'OTAN après que la suite c'est la manière dont il a utilisé son armement par rapport à l'Iran.

Je pense que c'est toujours la même chose qui qui est dans sa tête bien. Et par rapport à ça qu'est-ce qu'on propose ? exactement les mêmes recettes que précédemment, c'est-à-dire celles qui perdent.

Les Allemands en ce moment ont décidé d'un plan d'investissement pour leurs industries, malheureusement surtout sur la défense de 500 milliards dans les années les Allemands ont un peu moins de déficit que nous. Ça vous a pas échappé. Bien sûr, bien sûr.

Mais ils ont il faudrait peut-être quand même qu'on comprenne pourquoi ils ont ils sont sortis de leur règle d'or constitutionnelle qui les oblige à ne pas faire de déficit. Ils sont sortis pourquoi ? parce que l'automobile va mal et qu'il faut remplacer l'industrie automobile par quelque chose.

Ils choisissent la défense qui d'ailleurs pose certains problèmes puisqu il veutent être la principale armée d'Europe dans quelques temps. Mais ils ont misé là-dessus. Ils mettent 500 milliards.

Nous on met rien. On met rien. Notamment.

Excusez-moi, je termine là-dessus. Je termine sur cette question qui semble centrale. La question du budget, elle devrait d'abord être à l'ône de chiffres qui ne sont pas seulement macroéconomiques.

C'est des chiffres macroécologiques. On est en train de vivre le mois de juin le plus chaud qu'on a jamais connu. On sait que les 1,5°gr de température espéré par les accords de Paris, c'est fini.

On les aura pas. Et qu'est-ce qu'on fait ? et bien on baisse de 2 milliards le budget l'année dernière de l'environnement et rien ne me prouve que cette année on va l'augmenter.

Donc tout devrait être conduit sur cette manière d'aborder la bifurcation écologique parce que si on si on finit l'austérité et qu'on meurt austère avec des problèmes climatiques, on aura rien gagné. Et c'est pas ce que fait ce budget. Ce budget ne donne aucune marge de manœuvre pour l'investissement.

C'est en ça que je vous dis que il est mauvais pour l'emploi, il est mauvais pour l'économie, il est mauvais pour l'écologie. Il faut donc arrêter avec ces règles qui ne fonctionnent pas. Vous dites ça et en même temps quand quand l'assemblée vote un moratoire sur les les énergies renouvelables les les bancs de la gauche sont clairs c'est pas vrai.

Vous savez non, on a fait le calcul ensemble sur notre ros ét beaucoup moins clairés et que le problème était plus que ça mais le problème surtout au-delà de ça c'est que c'est un texte du gouvernement et toutes les forces gouvernement étaient pas là donc leur moratoire a été voté ce qui fait que le gouvernement a été obligé de voter enfin les trois vot sur ce moratoire venu des l qui fait partie du gouvernement et qui est évidemment une stupidité puisque pour nos auditeurs qu'on le comprenne il s'agissait de faire un moratoire sur les énergies renouvelable. Il y a 66000 emplois dans ce pays sur les renouvables et quoi qu'on pense du nucléaire, ils seront absolument indispensables. Nous on est, vous savez pour arrêter le nucléaire à terme mais ils seront absolument indispensables dans les années à venir.

On avance encore un peu sur les questions budgétaires, sur les questions de la sécurité sociale. 1,7 milliards d'économies dès cette année, dit le gouvernement. Euh avec parmi les mesures décalage de la revalorisation des tarifs des kinés des médecins spécialistes, c'est 150 millions d'euros. baisse aussi des prix imposés au labo autour de 600 millions d'euros.

C'est sur le prix des médicaments. Est-ce que ça ce sont au moins des mesures vous dites ça ça peut s'entendre ? Non, mais c'est pas une bonne manière de faire.

Excusez-moi, mais c'est la même problème que le budget, les deux budgets. Voilà, on a un problème de recette dans les deux budgets. D'accord.

Est-ce qu'on fait sur la sécurité sociale des Vous les voyez où sur la sécurité sociale des justement ? Il faut bah par exemple on pourrait très bien soit pour les retraites ou la CQ, on pourrait très bien dire que on propose d'augmenter par exle d'un point les cotisations patronales sur 7 ans. Ça fait 0,15 % par an.

C'est un choix, c'est pas énorme ça. Ça ça prendrait et par exemple ça équilibrerait le régime des retraites. On pourrait par exle décider pas, les médecins contribu pas, les retraités ne contribuent pas.

Je vais continuer, je vais continuer sur la CQ. On pourrait décider par exemple de compenser entièrement les exonérations de cotisation qui ne me semble pas être une bonne manière de gérer la question des aides aux entreprises par la TVA. On pourrait les compenser entièrement.

Ça coûte 5 milliards. On pourrait par exemple, je termine là-dessus, je donne exemple, faire en sorte de faire cotiser les dividendes, les rachats d'action, les primes et cetera. On récupérait environ 20 milliards.

On se résume ce sont avec vous et c'est pas non plus complètement une surprise les entreprises et comme vous dites le capital qui paye entreprise, non ? Oui, plutôt. Voilà, c'est ça les entreprises et les capitales, c'est deux choses différentes parce que les entreprises et les salariés c'est le fait que depuis des années, il y a beaucoup d'argent qui est parti là-dessus.

Donc, il faut rééquilibrer, retrouver des marches et surtout ne pas parce que là, qu'est-ce qu'elle fait ? Et l'année prochaine, ils annoncent pire encore puisqu'ils annoncent à certains moments des mesures où les gens pourraient par exemple s'ils ont des maladies longue durée être soignés un certain temps puis après il faudrait qu'il paye. Donc en fait, en réalité, on est en train d'attaquer l'efficacité.

Oui. Oui. Qui a dit ça ?

Ah bah sur les, excusez-moi les les propositions qui ont été faites réér on va avancer mais c'est sans doute un peu plus compliqué des gens qui sont qui sont payés aujourd'hui quand vous avez des maladies chroniques et cetera, vous êtes remboursé à 100 %. Là il s'agirait de ne plus rembourser à 100 %. Donc il faudrait payer peut-être mais donc il faudrait payer une partie et il y a d'autres mesures.

Moi, je ne suis pas d'accord avec affaiblir l'efficacité de de du système de santé français. Je suis pour que les gens continuent à être bien soignés, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui avec les déserts médicaux. Et je vous donne un dernier exemple pour la SQ, excusez-moi mais vous rentrez en détail technique.

Est-ce que vous savez que si la SQ ne payait pas ce qu'on appelle la cadè, c'est-à-dire la dette sociale chaque année, elle serait aujourd'hui en réalité en bénéfice encore cette année ? Et la cadurez-vous, ça a été largement une dette de l'État qui a été transférée sur une dette sociale. Je donne juste un exemple.

Quand l'État a décidé de faire le chômage partiel pendant le Covid, bah tout ça s'est transformé en dette sociale et ça on regrette pas. Enfin, ça vous le regrettez pas. Mais si, parce que ça aurait dû être une dette de l'État.

Et je vais vous expliquer pourquoi c'est juste un peu c'est que la dette de l'État vous remboursez pas le stock et la dette sociale vous remboursez le stock ça nous plus cher donc il y aurait par exemple un moyen de reprendre une partie de cette dette et ça irait mieux pour la sécuris qu'on dise un mot de l'OTAN et on va reparler de déf de dépenses et de défense aussi mais de dépenses puisque le sommet de l'OTAN vous en parliez tout à l'heure c'est achevé la à la avant-hier euh les Étatsmembres sont engagés à consacrer 5 % de leur PIB à la défense. En France c'est 45 milliards de plus. Est-ce qu'il faut faire ces défenses ?

Bah non, évidemment, ça a un lien avec ce que je vous disais tout à l'heure sur l'écologie. Faudra peut-être choisir il y a quelques il y a quelques semaines mois de ça euh Prodig l'ancien président de la la banque centrale européenne estimé qu' en Europe il fallait pardon oui excusez-moi mais c'est mais c'est un autre effectivement italien c'est c'est une c'est le matin mais c'est l'important c'est autre chose dans un rapport estimé qu'il fallait 800 milliards d'investissements pour la bufurcation écologique quelques mois après on nous dit c'est l'économie de guerre qui prévaut il faut la même somme pour l'économie de guerre on peut pas faire les deux on sait très bien que qu'on ne se protège pas mais protéger, excusez-moi, mais est-ce que là c'est se protéger ou c'est de faire en sorte de euh que d'acheter notamment du matériel d'armement américain ? Parce que c'est bien de cela qu'il s'agit.

Quand Donald Trump quand Donald Trump à la Réunion de l'OTAN d'un côté dit "Ah non, moi l'article 5 de l'OTAN, je ne suis pas sûr de l'appliquer. Celui qui vaut le fait que un État qui fait partie de l'OTAN est est soutenu s'il est attaqué par un autre." Il dit "Ah mais moi franchement je sais pas.

Par contre, vous allez mettre vos à 5 % vos dépenses des de défenses et puis ça tombe bien parce que comme aujourd'hui plus de la moitié des dépenses européennes sont achetées aux Américains, ça fera tourner pour acheter français. Vous dites oui, je pour premièrement vous avez raison de poser une question. Il y a la question de la souveraineté industrielle, quel que soit le domaine, elle nous est posée.

Raison par exemple pour lesquelles il faudrait nationaliser Arcelorital avant que ceci ferme la porte et faire en sorte qu'on ait plus de mais sur la défense non, il faut regarder à quoi ça sert. Moi je ne crois pas aujourd'hui, moi je ne suis pas aujourd'hui pour cette espèce de de course vers l'économique guerre parce que le problème des armements, c'est que vous les produisez et puis le capitalisme assez simple, il faut tout en servir. Et dans ces cas-là, je vous rappelle une chose, c'est que vous avez des blocs qui s'opposent, vous avez de l'armement qui se produit.

Ça ressemble beaucoup à avant 1914. Voyez le danger que je vois dans cette situation. Un tout dernier mot sur le sujet Coquerel.

Jean-Luc Mélenchon arrive au pouvoir en 2027 si c'est le cas. Vous sortez de l'OTAN ou pas ? Ah oui oui oui bien sûr et encore plus aujourd'hui parce que il a dit l'inverse en 2022.

Il avait dit le problème de sortir de l'OTAN aujourd'hui le problème de ne pas sortir de l'OTAN c'estêtre inféodé à des intérêts nord-américains dont on voit en plus que il estime que c'est la géométrie variable. verra comment il s'en sert et aujourd'hui une politique, on le voit avec par exle ce qui s'est passé euh qui s'extrait de tout droit international. Je vois ce qui se passe à Gaza, ce qui s'est passé en Iran euh queles que soient après les critiques évidentes qu'on a par rapport au régime de Mola, mais on était en dehors du droit international.

Donc plus que jamais, je pense que la France devrait prendre la tête de pays nonalignés qui pensent que la question de l'écologie et de la paix est absolument essentielle et non pas de produire sans arrêt de l'armement qui nous un de ces quatre va nous retomber sur le nez. Merci Coel, député de la France insoumise de de Sen président de la commission des finances de l'Assemblée nationale. Merci Berérang Gerbond de vous rester sur France info.

Les informés arrivent dans quelques minutes. [Musique]