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InterviewFrance Inter — L'invité de 8h20 (sur Site radio)· 19 juin 2024 27 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéTravail & emploiÉconomie & entreprises

Xavier Bertrand : "Vous n'apaiserez le pays que par l'autorité, et le respect"

Au micro : Nicolas DemorandSource d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:58OuverteRéponse directe

    Comment recevez-vous ces propos du président de la République ?

  • 1:02OuverteRéponse directe

    La perspective de la chianlie vous semble-t-elle écartée dans le pays où cette dissolution a-t-elle semé la zizanie politique ?

  • 4:09OuverteRéponse directe

    Revenons à votre parcours personnel, Xavier Bertrand. Comment est-ce que vous vivez la situation politique actuelle ?

  • 4:33OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous ne redoutez pas une majorité absolue pour le RN ?

  • 6:25RelanceRéponse partielle

    Avec qui vous faites une majorité alternative ?

  • 7:34RelanceRéponse directe

    Mais est-ce que vous ne redoutez pas, Xavier Bertrand, une majorité absolue pour le RN ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42PrésentateurFait
    « « La solution que j'ai prise de dissoudre l'Assemblée nationale, c'est la plus lourde, la plus grave, mais la plus responsable. Sans dissolution, cela aurait été la chianlie. N'ayez pas peur, allez voter et choisissez votre avenir. » »
  • 1:11Xavier BertrandFait
    « La chianlie est là. »
  • 1:47Xavier BertrandFait
    « Le message notamment, c'est celui de 2022. Il gagne la présidentielle face à Marine Le Pen. Il ne gagne pas les législatives. Il n'a plus de majorité. »
  • 2:06Xavier BertrandFait
    « Il a gouverné à coup de 49-3 en oubliant qu'il n'avait pas eu le consentement des Français. »
  • 2:11Xavier BertrandFait
    « Quand il y a eu le litre à l'essence à 1,50€, certains des gilets jaunes ont cassé l'arc de triomphe. À 2,20€, il n'y a pas eu de réaction. »
  • 2:34Xavier BertrandFait
    « Je pense qu'on est dans une nouvelle forme de secousse par rapport au référendum de 2005. C'est une révolte du peuple. »
  • 3:35Xavier BertrandFait
    « Mélenchon ne sera jamais Premier ministre. Jamais. »
  • 3:50Xavier BertrandFait
    « Lui, il appelle à l'insurrection, parce qu'il sait qu'il ne pourra jamais gagner dans les urnes. »
  • 4:35Xavier BertrandFait
    « Je gagne en 2015, parce que Pierre de Saint-Ignon, Martine Aubry, Daniel Perchon disent « On n'aime pas Bertrand, mais on ne veut pas de Le Pen à la tête de la région. » »
  • 5:17Xavier BertrandChiffre
    « Mme Le Pen n'est pas revenue, elle s'est débinée, mais par contre, il m'envoie M. Chenu, et je fais reculer avec mes amis le Front National de 17 points. »
  • 7:43PrésentateurChiffre
    « RN, Marine Le Pen, 41,5% au second tour de la présidentielle. »
  • 7:49PrésentateurChiffre
    « Le total des scores réalisés par l'extrême droite, autour de 40% aux européennes. »
  • 8:43PrésentateurChiffre
    « Pour détournement de fonds publics de 7 millions d'euros. »
  • 9:55Xavier BertrandFait
    « Ce sont ceux qui, aujourd'hui, sont des travailleurs pauvres. Ils bossent et ils n'arrivent pas à s'en sortir. »
  • 10:07Xavier BertrandFait
    « Mais vous ne vous rendez pas compte du scandale du logement, tous ces millions de Français qui n'arrivent pas à se loger. »
  • 17:41Xavier BertrandPromesse
    « je suis pour le rétablissement de peines minimums. »
  • 18:06Xavier BertrandFait
    « il n'y a pas d'endroit où vous êtes mieux soigné au monde. »
  • 18:15Xavier BertrandFait
    « Il y a des millions de Français qui n'ont pas de médecin traitant. »
  • 22:54Xavier BertrandFait
    « Cette réforme des retraites, elle manque de quoi ? De justice. »
  • 23:20Xavier BertrandFait
    « Je ne l'ai pas votée et je ne l'aurai pas votée. »
  • 24:32Xavier BertrandFait
    « Non, elle n'est pas juste. »
  • 24:41Xavier BertrandFait
    « Vous avez notamment ces salariés âgés qui vont se retrouver au chômage cet après-midi. »
  • 25:25Xavier BertrandFait
    « Cette réforme est une réforme comptable, financière, mais ce n'est pas une réforme de retour vers l'emploi. »

Temps de parole

  • Présentateur86 %
  • Présentateur 212 %

1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

France Inter, Nicolas Demorand, le 7-10. Et avec Yael Gauze, nous recevons ce matin le président LR de la région Hauts de France dans le grand entretien du 7-10. J'attends vos questions, vos réactions au 01 45 24 7000 et sur l'application de France Inter. Xavier Bertrand, bonjour. Bonjour. Et bienvenue à ce micro, beaucoup de sujets à aborder avec vous. Ce matin, on parlera de l'état de la droite républicaine, des programmes qui s'affrontent bloc contre bloc dans ces législatives. Mais commençons, si vous le voulez bien, par ces mots du président de la République hier soir sur l'île de Seine dans le Finistère. Je le cite.

« La solution que j'ai prise de dissoudre l'Assemblée nationale, c'est la plus lourde, la plus grave, mais la plus responsable. Sans dissolution, cela aurait été la chianlie. N'ayez pas peur, allez voter et choisissez votre avenir. » Fin de citation. Comment recevez-vous ces propos du président de la République ? La perspective de la chianlie vous semble-t-elle écartée dans le pays où cette dissolution a-t-elle semé la zizanie politique ? Elle n'est absolument pas écartée. La chianlie est là. Elle n'est absolument pas écartée parce que quand vous avez une campagne très courte, ça ne permet pas de poser clairement les enjeux.

Et on est toujours avec une colère, une rage de beaucoup de Français à l'égard du président de la République et à l'égard clairement de sa politique. Il y a les deux. Celui qui a donné la fièvre, ce n'est pas celui qui va la faire tomber en trois semaines. C'est ça le fond du problème. Les gens aujourd'hui, ils n'en peuvent plus. Ils n'en peuvent plus que le président n'ait pas reçu les différents messages. Le message notamment, c'est celui de 2022. Il gagne la présidentielle face à Marine Le Pen. Il ne gagne pas les législatives. Il n'a plus de majorité. Et les Français lui disent, on ne veut plus que vous dirigiez de cette façon-là. Et ce message-là, il ne l'a jamais entendu.

Et il a gouverné à coup de 49-3 en oubliant qu'il n'avait pas eu le consentement des Français. Il n'avait pas eu de chèque en blanc. C'est ça qui nous a amenés. Puis après, il y a la déconnexion. Quand il y a eu le litre à l'essence à 1,50€, certains des gilets jaunes ont cassé l'arc de triomphe. À 2,20€, il n'y a pas eu de réaction. Et là, le gouvernement s'est dit, il n'y a plus de réaction. On peut dérouler, on peut avancer. Mais là, il dit, on ne peut pas craindre le peuple dans une démocratie. Donc, retournons aux urnes. On ne doit jamais craindre le peuple. Mais il y a aussi autre chose qui est en train de se passer.

Je pense qu'on est dans une nouvelle forme de secousse par rapport au référendum de 2005. C'est une révolte du peuple. C'est la révolte des gouvernés par rapport à ceux qui dirigent. Parce qu'ils estiment que les gouvernants, aujourd'hui, ne les respectent pas. C'est à la fois tous ces invisibles, tous ces oubliés de la République. C'est de stigmatiser nos jeunes, nos jeunes de la République qui, parce que leur prénom, leur couleur de peau ou leur religion, pour eux, ils n'ont plus leur place dans notre pays à cause des discours les plus radicaux et des discours des extrêmes. C'est ça qu'il faut entendre comme message.

Et encore une fois, vous savez pourquoi je me bats pour une droite 100% républicaine, une droite indépendante. Mais, clairement, ce ne sont pas les diviseurs qui vont pouvoir rassembler les Français. Les Français veulent retrouver de la confiance, mais ils veulent qu'on vit dans une société apaisée. Mais c'est quoi ? Il y a une forme d'insurrection électorale ? C'est ça ce que vous dites ? Alimentée notamment par M. Mélenchon. On le voit bien. M. Mélenchon sait bien, et je voudrais tordre le cou à une idée, parce qu'il y a beaucoup, aujourd'hui, de Français qui se disent « Oh là là ! On ne sait pas dans les bras qu'il faut se jeter, mais il faut à tout prix éviter Mélenchon.

» Mélenchon ne sera jamais Premier ministre. Jamais. Et vous le savez bien, il y a une grande partie, même des forces de gauche, qui n'ont certainement pas envie de lui faire la courte échelle une fois l'élection passée. Lui, il appelle à l'insurrection, parce qu'il sait qu'il ne pourra jamais gagner dans les urnes. Et il veut dresser les Français les uns contre les autres. Les deux extrêmes, aujourd'hui, passent leur temps à attiser les haines, à diviser les Français. Et si vous voulez rassembler, ce ne sont pas les extrêmes qui apporteront la solution. Mais attention, vous ne réussirez à apaiser le pays que par l'autorité et le respect. Le respect.

Revenons à votre parcours personnel, Xavier Bertrand. Parce qu'au Régional de 2015, ça remonte un peu, mais vous arrivez largement derrière Marine Le Pen dans les Hauts-de-France au premier tour, et vous remportez la victoire au second grâce au retrait des socialistes et au vote barrage des électeurs de gauche. À l'aune de cette expérience, comment est-ce que vous vivez la situation politique actuelle, puisque la dynamique RN ne concerne plus une région, mais la France toute entière ? Alors, on va aller au bout. Je gagne en 2015, parce que Pierre de Saint-Ignon, Martine Aubry, Daniel Perchon disent « On n'aime pas Bertrand, mais on ne veut pas de Le Pen à la tête de la région.

» Il n'y avait plus de socialistes à la région. Non, non, il se retire, il n'y a pas de négociation, mais ils font ce choix totalement républicain. Sauf qu'ensuite, il n'y a pas eu d'accord, mais je décide d'avoir une politique qui est basée sur l'obsession d'avoir des résultats, pour changer la destinée de la région, leur donner de l'espoir, la logique de résultats, et surtout, je fais une politique où je respecte les uns et les autres. C'est-à-dire que ceux qui ont voté, ceux qui n'ont pas voté, ceux qui m'aiment ou ceux qui ne m'aiment pas, je suis leur président. Et je dois faire attention à pouvoir les entraîner tous ensemble.

Résultat, six ans après, je suis réélu, face au Front National, Mme Le Pen n'est pas revenue, elle s'est débinée, mais par contre, il m'envoie M. Chenu, et je fais reculer avec mes amis le Front National de 17 points. Pourquoi ? C'est pas que les gens sont devenus amoureux de moi, mais ils se disent, ils se battent pour nous, et il y a des résultats. Et c'est ça, je pense, qu'il manque aujourd'hui à la tête de l'État. Il n'est pas trop tard, mais il faudrait que M. Macron comprenne que ça ne peut plus continuer comme avant, et que les Français sont tellement prêts à lui dire qu'ils n'en peuvent plus, qu'ils sont prêts à se jeter dans les bras des extrêmes. Il y a des alternatives.

Et l'alternative, notamment, ce sont nos 60 députés sortants. C'est peu pour faire une majorité. Entendons-nous bien, vous avez raison, je ne vais pas vous dire que du jour au lendemain, d'un claquement de doigts, on va passer de 60 députés les Républicains, de 20 députés indépendants, qui sont aujourd'hui dans le groupe Lyot, à 350. Mais en revanche, plus on aura de députés indépendants, LR, ou notamment les indépendants du groupe Lyot, là, on peut imposer à M. Macron une autre cohabitation, que celle qui nous est, paraît-il, promise avec M. Bardella. Il y a une autre cohabitation qui est possible. Et là, on change de politique, et on change d'attitude vis-à-vis des Français. Avec qui ?

Avec qui ? Avec qui ? Avec qui vous faites une majorité alternative ? Non, mais attendez, c'est les Français qui vont décider. Vous savez, il y a une seule chose qui est sûre au lendemain des législatives. M. Macron sera là, toujours là. Mais par contre, l'Assemblée nationale, vous ne connaissez pas sa composition. Alors, il y a des courants de fonds, on ne va pas se raconter d'histoire, je ne veux pas vous dire, vous savez, les sondages, il ne faut pas en tenir compte. Ils traduisent ce qu'aujourd'hui, à 12-15 jours de l'élection, ce que les Français semblent vouloir. Et puis après, ce sont aussi des élections locales.

Là, vous prenez notamment les députés, les républicains, les députés indépendants. Ils sont connus, ils sont appréciés. Et ils ont qui face à eux ? Tiens, Front National, qui se croit en terrain conquis, qui balance des parachutés, qui ne connaissent rien à la circonscription. Heureusement qu'ils ont leur GPS, et qui, bien évidemment, ne viennent que pour dire « Oh là là, on va se faire élire, on va devenir ministre. » Aucun respect pour les gens. Alors que mes candidats, nos candidats, ils sont enracinés, ils sont connus. Et puis nos candidats, vous savez, il n'y a aucune raison que les Français soient en colère ou en rage après eux.

Ils n'ont pas été dans les politiques qui ont été menées depuis maintenant 7 ans. Et c'est aussi une forme de pôle de stabilité. C'est aussi la sécurité qu'ils apportent. Mais est-ce que vous ne redoutez pas, Xavier Bertrand, une majorité absolue pour le RN ? RN, Marine Le Pen, 41,5% au second tour de la présidentielle. Le total des scores réalisés par l'extrême droite, autour de 40% aux européennes. Est-ce que ça n'est pas ça le scénario probable ou possible selon vous ? Les jeux ne sont pas faits. Mais pour ça, il y a une condition. Il va falloir quand même que tout le monde se réveille. Et qu'on ne dise pas « Ah, si on avait su ! » Il faut que tout le monde se réveille.

Mais qui est endormi là ? Mais tout le monde, la classe politique est endormi. Mais qui vient aussi se battre pour dénoncer le fait que, allez, dans quelques semaines, on pourrait avoir un Premier ministre, qui est jeune, la jeunesse n'est certainement pas un handicap, mais qui va gouverner la France. Il n'a jamais dirigé une association. La seule chose qu'ils ont dirigé au Front National, c'est leur parti. Et tiens, ça, on l'oublie. Le Front National qui fait la leçon tous pourri, la classe politique. Il se passe quoi le 30 septembre ? Mme Le Pen va être pendant plus d'un mois dans un prétoire. Elle est prisomée innocente.

Mais enfin, la justice a estimé qu'il y avait quand même des raisons de mettre en place un procès. On le rappelle, pour l'affaire des assistants parlementaires européens. Non, non, on va être plus précis. Pour détournement de fonds publics de 7 millions d'euros. C'est la justice qui dira ce qu'il en est. Mais pendant ce temps-là, on aurait un Premier ministre qui n'en parle jamais, qui donne des leçons de morale à la Terre entière. Mais voilà ceux qui pourraient diriger la septième puissance mondiale et conduire le quotidien et l'avenir de 68 millions de Français. Non mais, il faut aussi qu'on se réveille. Et vous avez vu aussi, à chaque fois maintenant, M. Bardella, il est sur le couloir.

Ah non, ça, ça sera dans un second temps. Les retraites, ça sera dans un second temps. La baisse de la TVA, ça sera dans un second temps. Ils ont peur d'être démasqués. Il dit aussi qu'il n'ira à Matignon qu'à condition d'avoir au moins 289 députés. En majorité relative, il ne gouverne pas. Dans ce cas-là, la responsabilité vous incombe à vous pour trouver une alternative. Mais, encore une fois, je vous l'ai dit, il y a deux cohabitations possibles. Soit une cohabitation avec M. Bardella, le Rassemblement National, soit une cohabitation qui est imposée à M. Macron et donc qu'il y ait un changement de politique. Mais encore une fois, moi je le dis très clairement, pourquoi on va se battre ?

On va se battre sur la sécurité et l'autorité. On va se battre sur la question du travail. Je vous parlais tout à l'heure des invisibles et des oubliés. Ce sont ceux qui, aujourd'hui, sont des travailleurs pauvres. Ils bossent et ils n'arrivent pas à s'en sortir. Eh bien, c'est pour eux qu'il faut se battre. C'est la droite sociale, à laquelle je crois. Je ne suis pas le seul à y croire. Mais on sait vous, peut-être ? Et les services publics, la santé, le logement, vous en parliez ce matin, mais vous ne vous rendez pas compte du scandale du logement, tous ces millions de Français qui n'arrivent pas à se loger. C'est la question des transports, c'est la question de l'école, c'est là-dessus.

Donc, ne comptez pas sur moi pour venir aller avec une grande feuille, là, parce que j'aurais bricolé dans la nuit un projet pour la France pour les années qui viennent, parce que c'est aussi une des responsabilités de M. Macron. Une élection en trois semaines, vous avez encore une fois la course à la gabegie. Que ce soit, bien évidemment, le nouveau Front Populaire, un programme qui serait une folie, le Rassemblement National, dont on ne sait pas quel est le programme, si c'est dans un second temps. M. Macron, on avait le en même temps avec Bardella, on a le dans un second temps maintenant. C'est n'importe quoi.

Et puis même le gouvernement qui nous dit, tiens, j'en ai bien réfléchi, là, ce qu'on va faire pour vous. Les gens n'y croient plus. Ils veulent savoir sur quelle priorité on va se battre. Et c'est ça qui compte le plus. Vous dites qu'il y a un scénario de majorité possible à droite. Si Emmanuel Macron vous appelle au lendemain des législatives, vous, Xavier Bertrand, pour gouverner avec lui, que lui répondez-vous ? Je lui ai déjà dit non à différentes entreprises. Mais les circonstances changent. Je vais vous dire pourquoi. Parce qu'il faut changer. Il faut arrêter de mépriser les Français. Il faut les entendre. Et ce que j'attends de lui, vous savez ce que j'attends de lui ?

J'attends de lui un vrai mea culpa sincère. Pas un truc avec dix journalistes en disant j'ai mal dormi et tout ça. Non. J'ai pris un coup de pied aux fesses. C'est ce qu'il a dit hier. Mais ce n'est pas ça. Ce n'est pas ça. C'est que les Français lui disent mais pourquoi en 2022, vous n'avez pas changé ? Et pourquoi demain, vous laisseriez faire ? C'est des excuses, vous y allez ? Mais ce n'est pas une question d'excuses. C'est une question de changement de politique. Qu'est-ce qu'il a compris de ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qu'il comprend de la détresse et de la souffrance des Français ? Qu'est-ce qu'il est prêt à changer ?

Pendant les élections européennes, à chaque fois qu'il a parlé, il a donné un point au Rassemblement National. Il est temps maintenant qu'ils comprennent que les Français attendent un changement en bloc et un changement en profondeur. Mais qu'ils n'ont pas envie, au fond d'eux, de se jeter dans les bras des extrêmes. Qui d'ailleurs ne sont pas majoritaires, on voit dans le pays. Il ne faut pas l'oublier. Mais il faut aussi que tout le monde se réveille et qu'on ne dise pas, après coup, si on avait su. Moi, vous savez, je ne vais pas donner de leçons à qui que ce soit. Les Français sont suffisamment grands pour savoir qui voter.

Mais il faut, non pas qu'ils se posent les questions, mais qu'ils posent des questions aux candidats qui se présentent devant eux. Comment vous allez faire ? Qu'est-ce que vous allez faire ? Et notamment, les électeurs qui seraient tentés par le Rassemblement National, les retraites, vous allez faire quoi ? Les déficits publics, vous allez faire comment ? Et pourquoi vous êtes en train de renoncer à toutes vos promesses ? C'est ça qui est important. Et après, ils se feront leur opinion. Xavier Bertrand, puisque c'est une élection de clarification, qu'est-ce qui vous distingue du RN aujourd'hui ? Sur l'immigration, est-ce que vous n'avez pas rendu plus acceptable, plus normal, leurs idées ?

Et vous me dites ça à moi, moi qui les combat depuis des années, parce que moi, je suis d'une droite de rassemblement, une droite qui est républicaine, qui pense sincèrement que la liberté, l'égalité, la fraternité, la laïcité, ce n'est pas des mots sur des frontons. Mais qui est la droite aujourd'hui ? Qui est la droite aujourd'hui ? Parce que vous disiez... Je vais m'inviter pourquoi ? Parce qu'effectivement, je représente cette droite républicaine. Indépendante. 100% indépendante. Et je ne suis pas le seul. Nos candidats sur le terrain, c'est la même chose. Les sortants comme les autres. 100% indépendants. Le départ d'Éric Ciotti est digéré alors ? Je vais juste... C'est réglé ça.

Monsieur Ciotti, c'est simple. Chassé le naturel, il revient au galop. Il avait ses idées-là en lui, il les a certainement masquées. Maintenant, il est devenu militant du Rassemblement National, c'est son choix. Non, je vais jusqu'au bout. Qu'est-ce qui me différencie ? Il y a à la fois l'idée qu'on doit rassembler les Français, mais pas les rassembler en disant rien, en faisant rien, en ayant une vision, en incarnant justement un avenir pour nos enfants. Et puis, il y a aussi autre chose, l'indépendance nationale. L'indépendance nationale.

C'est-à-dire qu'un pays comme la France ne peut pas être dirigé avec des gens qui ont un fil à la patte, ne peut pas être dirigé par des gens qui ont des accointances avec des puissances étrangères. S'il y a un moment donné... C'est d'ailleurs pour cela qu'on est dans l'alliance atlantique, bien évidemment, mais on doit à chaque fois avoir en tête ce qu'est l'indépendance nationale et ce que sont les intérêts de la France. Et certainement pas être lié d'une façon ou d'une autre à des dirigeants comme Poutine, comme ça a été le cas, du Front National et de Mme Le Pen. Il ne faut pas l'oublier, ça. C'est ça, la réalité.

Mais aujourd'hui, on ne dit plus les choses en disant, tu sais, ce ne sont pas les bons arguments, mais c'est ce que je ressens en moi, alors je l'exprime. Et puis, encore une fois, si vous croyez au travail comme moi, il faut valoriser ceux qui travaillent. Il y a une totale ambiguïté du Rassemblement National. La question du RSA, par exemple, vous savez, l'idée de dire il y a 15 heures par semaine pour ceux qui sont au RSA, ce n'est pas une punition. C'est pour permettre de remettre le pied à l'étrier et de revenir dans la société. Qui était contre ? Le Rassemblement National. Il y a ceux qui disent c'est un mouvement maintenant de droite. Non, non, regardez bien le projet.

C'est un mouvement attrape-tout protestataire. Ils sont là pour profiter des problèmes pas pour solutionner les problèmes. On passe au standard d'Inter. Bonjour Thierry.

15:00
Auditeur

Oui, bonjour. Ma question sera très simple, M. Bertrand. En cas de second tour, nouveau Front populaire et Rassemblement National, ce sera votre consigne de voter ? Parce que vous l'avez dit que quand vous avez été élit, le Parti Socialiste s'était retiré pour élire. Merci Thierry.

15:17
Présentateur

Merci pour cette question. On peut garder Thierry ? Oui, il est là. Il est là, bien sûr. Bonjour Thierry. Et vous, vous faites quoi au second tour ?

15:22
Auditeur

Moi, j'ai toujours voté plutôt à gauche, on va dire, mais s'il y a un second tour Rassemblement National, la question ne se pose pas.

15:29
Présentateur

Non, si je vous posais la question... Vous faites barrage, c'est ça ? Ben oui. Si je vous pose la question, c'est parce que, dans beaucoup de situations, les gens vont attendre de savoir ce qui sera au soir du premier tour. Et ce sera pareil. Maintenant, pour moi, le problème est très clair. Je l'ai déjà exprimé. Ni LFI, ni RN. C'est très clair. Donc, en cas de duel, vote blanc, abstention ? Si c'est LFI, LFI, RN, je vous l'ai dit, je ne veux pas de Mélenchon, je ne veux pas de Le Pen. Si c'est un socialiste face au RN ? Attendez, encore une fois, c'est un socialiste qui fait la courte échelle à M. Mélenchon, ou pas ? Je vous pose la question. Vous le savez, vous ?

Alors, au soir du premier tour, ne vous inquiétez pas, tiens, invitez-moi lundi matin, mardi matin, mercredi matin, je vous dirai clairement. Pour moi, c'est simple. Ni LFI, ni RN. Nicolas Sarkozy, dans le JDD dimanche dernier, disait que son regret, c'était que les LR n'aient pas compris dès 2022, dès les législatives, qu'il fallait faire une coalition avec Emmanuel Macron. Est-ce qu'il n'est pas trop tard, aujourd'hui ? Ce n'est pas la question d'une coalition. Comprenez bien, la cohabitation, c'est très différent de la coalition.

A chaque fois qu'il y a eu des cohabitations dans notre pays, c'était pour appliquer une politique différente de celle qu'avait menée le président de la République. C'était vrai pour Jacques Chirac, ça a été vrai pour François Mitterrand. Là, ce n'est pas l'idée de dire, attendez, vous avez une place, on est intéressé. Ce n'est pas ça qui m'intéresse. Moi, c'est de changer de politique. Et pour ça, une cohabitation, c'est très différent d'une coalition. Mais le sujet, je comprends bien ce que dit Nicolas Sarkozy, mais M. Macron ne voulaient surtout rien changer. Ça, ça a été l'erreur fatale. Le standard avec Laurent qui nous appelle de Montpellier. Bonjour et bienvenue.

17:07
Auditeur

Bon, je vous remercie de prendre ma question. Je voulais demander à M. Bertrand comment il se fait qu'après 12 ans d'opposition, il n'y a zéro programme à droite ? Et est-ce qu'il croit vraiment que les électeurs de droite qui ont voté Macron deux fois aux présidentielles vont revenir vers eux ?

17:21
Présentateur

Merci pour cette question. Xavier Bertrand. Projet, si vous me laissez développer, je ne sais pas jusqu'à quelle heure on peut tenir l'antenne. Je vais vous expliquer ce que je mets très clairement derrière les préos. Sur la sécurité, sur la sécurité, nous avons un sujet majeur, un problème majeur avec clairement la récidive. je suis pour le rétablissement de peines minimums. Il y a un maximum, il n'y a pas de minimums. On laissera la possibilité d'individualiser les peines. C'est un principe constitutionnel, mais il faut le retour justement de ces peines minimums, récidives et atteintes notamment aux forces de sécurité, aux élus.

Et je prends un autre exemple dans le domaine, par exemple, de la santé, ce service public de la santé. Vous savez, celui qui tient les gens entre eux, que vous soyez millionnaire, que vous soyez au SMIC, vous avez un cancer, vous êtes soigné, il n'y a pas d'endroit où vous êtes mieux soigné au monde. Sauf que derrière, aujourd'hui, sur le domaine de la santé, il est en désespérance. Il y a des millions de Français qui n'ont pas de médecin traitant, il faut que ça change tout de suite. Vous avez des pénuries de médicaments alors que les ministres nous disent les uns après les autres, tout va bien, il n'y a pas de problème.

Tiens, allez-y pour vos enfants pour trouver des médicaments pédiatriques. Allez trouver des antibiotiques pour vos enfants. C'est un scandale et c'est un symbole de déclassement national. Juste deux mesures, mais je peux vous expliquer très largement ce que nous voulons faire, nous, sécurité, autorité, sur le travail et sur les services publics pour ne prendre que ces seules priorités. Les programmes sortent les uns après les autres, doucement, mais ça commence à être publié. Vous appelez ça programme, leur concours l'épine des mesures les plus débiles les unes que les autres ? C'est pour qui ça ? Tout le monde. Pour tout le monde. RN, LFI, RN, LFI et même le gouvernement.

D'ailleurs, plus personne n'en regarde. Alors parlons du programme du gouvernement sortant peut-être, Gabriel Attal propose d'exonérer des frais de notaire jusqu'à 250 000 euros les Français de classe moyenne qui souhaitent accéder à la propriété, de porter la prime Macron à 10 000 euros, de faire des achats groupés pour les fournitures scolaires, 100 000 voitures électriques hyper subventionnées. Est-ce que ça, vous le préconisez aussi ? Les voitures électriques super subventionnées, c'est le leasing social. C'est l'un des rares trucs qui marchait et qui avait du sens. Ils l'ont arrêté. Ils l'ont arrêté au bout de quelques mois.

Il y avait des Français qui sont restés à la porte des concessions automobiles en disant au moins ça avait du sens parce qu'il y avait trop de commandes victimes du succès. Et là maintenant, ils sont en train de dire maintenant on va redémarrer. Plus personne ne croit à ces projets. Et cet alignement de milliards et de milliards, c'est aussi ce qui fait monter la rage des Français. Ils veulent déjà savoir et vous qui gouvernez, vous avez compris ou pas ? Vous allez nous respecter ? Vous savez qu'on existe ? Vous savez qu'on est là ? Vous êtes capables de nous mettre à leur place ? Moi, c'est ce que j'essaye de faire. C'est ce que font aussi mes candidats.

Mais pour le reste, mais bon sang, mais qu'ils sortent de leur bulle et puis qu'ils se battent pour les Français. Autre question, Gabriel Attal promet une règle d'or anti-hausse d'impôts pour bloquer toute augmentation de prélèvement à l'avenir. Qu'en pensez-vous ? Ça, c'est une idée que nous avons toujours portée. Pourquoi ils ne l'ont pas fait ? Vous voyez, c'est tout le problème. C'est tout le problème aujourd'hui. On est à un moment... En pratique, les impôts n'ont pas augmenté. Ça fait partie du dogme économique d'Emmanuel Macron. Et vous me dites ça sans sourire ? Non, je vous vois sourire. Donc, vous allez me dire pourquoi je... Les impôts n'ont pas augmenté.

La taxe sur l'électricité. Ah non, elle n'a pas augmenté. Elle est revenue à son niveau initial. Non, mais ils se foutent du monde. Le gaz. Les franchises médicales. Non, ce n'est pas un impôt. C'est vrai. Mais la taxe d'habitation a été supprimée. Ils payent plus de leur poche. Et derrière, les médicaments sur chaque boîte de médicaments. Ah non, les impôts n'ont pas augmenté. Mais on paye plus cher justement sur chaque boîte de médicaments. C'est ce discours-là aujourd'hui dont les Français ne peuvent plus. On doit leur dire la vérité. Si à un moment donné, il y a des efforts, il faut juste que ces efforts portent le sceau, vous savez, de la justice. De la justice. Pas toujours.

Ça peut vouloir dire le retour d'un ISF au nom de, comment dire, de la cohésion sociale et fiscale et du consentement à l'impôt. Donc on va commencer à remettre des impôts. Non, non, je vous pose la question. Je vous réponds. On va commencer déjà à remettre des impôts en plus, sans jamais baisser les dépenses parce que c'est ça le fond du problème. Dans ma région, je n'ai pas augmenté les impôts mais j'ai réduit un certain nombre de dépenses. J'ai réduit les dépenses de près de 600 millions d'euros, les seules dépenses de fonctionnement, sans rien casser. Et en protégeant des choses notamment. Parce qu'il y a un secteur... Mais vous les baissez où là ? À l'hôpital ? Comme vous l'avez dit ?

À l'école ? Dans la police ? Vous me demandez d'être plus précis. Je pense aujourd'hui qu'à l'hôpital, on a besoin à l'avenir de moins de postes administratifs et de mettre le paquet sur les soignants. On a besoin de davantage valoriser les soignants. Mais je vais jusqu'au bout. Il y a un domaine en ce moment qui parle, qui crie, qui l'a fait pendant les européennes et qui n'est pas assez entendu. C'est le monde de la culture. Vous voyez, dans ma région, j'ai baissé les dépenses de fonctionnement. Mais j'ai augmenté de deux tiers le budget de la culture. Parce que s'il y a bien un moment où on a besoin de davantage de culture, de pouvoir relier les Français entre eux, c'est cela.

Et en ce moment, il y a notamment des... Rien de Mouchkine, d'autres créateurs qui s'expriment et qui disent on est à un moment mais parler de la culture bon sang dans les débats publics, dans les débats politiques. Eux se sentent aujourd'hui inquiets par rapport à ce qui se passe. On ne parle pas assez de culture aujourd'hui. On ne défend pas assez la culture et on ne se bat pas assez pour la culture. C'est aussi un secteur clé qui doit aujourd'hui être pris en compte par les politiques. Je n'arrive toujours pas à me dire que les biens culturels n'ont pas été des biens de première nécessité au moment de la crise du Covid.

Ça, c'est quelque chose qui, pour moi, fait partie de notre vie, de notre identité à chacun. Et ça, c'est aussi un message qu'on doit envoyer dans cette campagne. Autre sujet central, la réforme des retraites. Vous y touchez ou pas ? Moi, j'ai toujours indiqué que cette réforme des retraites, elle manque de quoi ? De justice. Deux exemples. Les femmes. Et ce n'est pas 62 ou 64 ans qu'elles partent à la retraite. C'est beaucoup plus tard quand elles ont eu des carrières achées. Et moi, je l'avais indiqué. Si on faisait deux ans de plus pour tout le monde, on faisait deux ans de moins pour les femmes et on leur permettait de partir à deux ans plus haut. Mais donc, vous la réformez ?

Vous la brogez ? Vous la refaites ? Oui, parce qu'en plus, il y a aussi... Vous la brogez ? Attendez. Eh oh, vous n'inervez pas. Vous me laissez répondre. Je vous laisse répondre. Déjà, cette réforme, moi, je ne l'ai pas votée et je ne l'aurai pas votée. Parce qu'il me manquait de la justice. La question des carrières longues, quand vous aviez fait 43 ans de durée de cotisation... De toute façon, il faudrait y revenir sur la réforme des retraites. Et à l'avenir, on ne peut plus prendre l'âge comme seule référence. Il faut prendre la durée de cotisation comme référence. Et ça, je me suis toujours battu pour cela.

Et vous devez mettre un terme également aux injustices les plus flagrantes et elles concernent notamment les femmes. Vous ne pouvez pas continuer comme ça, Yael Goss. Vous ne pouvez pas. Vous savez, les Français ne sont pas contre les réformes. Mais ils veulent de la justice. Juliette, sur l'application de France Inter, quelles sont les propositions des LR pour les successions ? Le Rassemblement National propose de défiscaliser les droits de succession sur la résidence principale. Et vous ? Ce qu'on avait fait avec Nicolas Sarkozy, c'est notamment d'élargir et d'élargir encore les donations, notamment les donations de son vivant.

Il faut savoir qu'aujourd'hui, sur les successions, il y a beaucoup de choses qui ont été faites, notamment à cette époque-là, 2007-2012. Et je pense que c'est la voie vers laquelle il faut aller, clairement. Les donations du vivant. L'assurance chômage. 1er juillet, un décret va être publié. Gabriel Attal l'a confirmé à ce micro. Est-ce que, pour vous, cette réforme est juste ? Elle serait maintenue ? Non, elle n'est pas juste. Mais je l'ai indiqué. Le moteur, c'est la justice. Les efforts ne peuvent pas reposer toujours sur les mêmes. Vous avez notamment ces salariés âgés qui vont se retrouver au chômage cet après-midi.

Je serai dans le Nord pour une entreprise, justement, qui est fermée par un groupe qui fait, comment ils disent, de la rationalisation économique. Enfin bon, en clair, ils veulent gagner plus d'argent en fermant une usine et en mettant l'activité ailleurs. Moi, je me bats pour les salariés. Clairement. Je ne suis pas le seul, d'ailleurs, à me battre pour les salariés. Les élus, Vincent Ledoux, Gérald Darmanin et autres, on sera là pour, tout simplement, se battre pour eux. Mais les salariés âgés se disent, comment je vais retrouver du boulot ? Donc, il manque la justice. Et puis, il y a un deuxième sujet.

Le problème de notre assurance chômage aujourd'hui, c'est qu'elle n'est pas assez tournée vers le retour à l'emploi. Et c'est ça qui manque dans cette réforme. Ce n'est pas à la fin pour des raisons financières qu'il faut faire des économies. C'est dès le début qu'il faut former pour les métiers qui existent sur place. C'est ça le vrai changement. Cette réforme est une réforme comptable, financière, mais ce n'est pas une réforme de retour vers l'emploi. Ça, c'est ce que moi, j'ai bien en tête. C'est ce que j'essaye de faire et c'est aussi comme ça qu'on fait à la fois reculer le chômage, mais qu'on se bat à chaque fois pour les salariés qui perdent leur boulot pour qu'ils en retrouvent un.

Une dernière question rapide. Vous avez dit tout à l'heure ni Mélenchon, ni Jean-Luc Mélenchon, ni Marine Le Pen, mais si c'est François Ruffin contre Marine Le Pen, quelle est votre position ? Je vous l'ai dit, je sais bien que M. Mélenchon est le plus dangereux. Mais alors, il faut aussi que chacun s'en détache et dise les choses très clairement. M. Mélenchon, quand je dis qu'il est dangereux, en plus, c'est un trouillard M. Mélenchon. C'est un trouillard. Pourquoi vous dites ça ? C'est celui qui est capable de faire virer, de faire une purge à la Staline auprès de M. Corbière, Mme Garrido. Vous croyez qu'il les aurait convoqués dans son bureau pour leur dire en face ?

Il fait faire le sale boulot par les autres. Et j'aimerais justement que tous les autres disent clairement vous êtes en phase avec M. Mélenchon ou vous n'êtes pas sur la même ligne que M. Mélenchon. Au bout d'un moment, il faut avoir le courage de dire les choses. Ça plaît ou ça ne plaît pas, mais on affirme qui on est encore selon vous ? Si vous me posez la question, c'est que vous avez la réponse. Merci Xavier Bertrand d'avoir été à notre micro ce matin.

Xavier Bertrand : "Vous n'apaiserez le pays que par l'autorité, et le respect" · Pourquijevote