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Discours / meetingyoutube.com· 12 juillet 2026MixteJusticeSolidarités & familleInstitutions & élections

Emmanuel Macron rend hommage à Alfred Dreyfus, cent vingt ans après sa réhabilitation

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Emmanuel MacronFait
    « les vieux démons de l'antisémitisme n'ont jamais totalement disparu de notre pays »
  • 1:00Emmanuel MacronPromesse
    « Il est temps désormais que sur chaque maison, chaque immeuble, chaque lieu où des Juifs furent abrités, hébergés, sauvés, soient apposés les noms des justes qui les sauvèrent de la barbarie nazie »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mesdames les ministres, ce n'est pas seulement un hommage à un homme dont la conduite fut exemplaire tout au long de sa vie au service de la France. C'est un hommage à ce que son destin a révélé des Français. Cette forme particulière de contradiction et d'affrontement qui nous est propre, mais qui s'achève par la victoire de l'esprit républicain sur les forces réactionnaires.

Être Dreyfusard en 1898, ce n'était pas rejoindre le camp du confort ou de la popularité. C'était s'exposer, minoritaire, à l'hostilité de son propre milieu, parfois de sa propre famille. Le Dreyfusisme nous rappelle que l'antisémitisme, quel qu'en doit la racine, ou les explications prétendues, est l'ennemi de la République.

Or, nous savons que les vieux démons de l'antisémitisme n'ont jamais totalement disparu de notre pays. Nous le savons. Parce que les actes antisémites, loin de s'éteindre, continuent de frapper des personnes en raison de ce qu'ils sont.

Et face à ce retour de l'odieux antisémitisme, la vigilance est un devoir de tous les instants. Il est temps désormais que sur chaque maison, chaque immeuble, chaque lieu où des Juifs furent abrités, hébergés, sauvés, soient apposés les noms des justes qui les sauvèrent de la barbarie nazie. J'en appelle à toutes les municipalités de France pour qu'elles fassent leur cette entreprise.

En cela, elles seront pleinement héritières de l'esprit du Dreyfusisme et fidèles à la figure de Dreyfus. Je dois avouer avec tristesse que je n'aurais pas imaginé, à l'âge que j'ai atteint, voir l'antisémitisme ressurgir avec tant de virilence dans d'autres pays. Cette tristesse, monsieur le maire de Paris, est éclipsée par la joie profonde que j'éprouve aujourd'hui.