Autotests, cantines, examens, vaccination des enseignants... Le "8h30 franceinfo" de Jean-Michel Blanquer
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 5 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse directe
Un cas détecté et c'est toute la classe qu'on ferme, c'est la règle, on peut la résumer comme ça ?
- 1:01OuverteRéponse directe
30 000 cas par jour, près de 6 000 patients en réanimation. Franchement, est-ce bien raisonnable de rouvrir les écoles dans ces conditions ?
- 1:30RelanceRéponse directe
Donc vous assumez de rouvrir malgré l'épidémie, qui est encore à un niveau très haut ?
- 2:14OuverteRéponse directe
Pour éviter que les écoles soient un réservoir pour un éventuel rebond de l'épidémie, comment est-ce qu'on fait pour éviter les brassages ?
- 3:21OuverteRéponse partielle
La cantine, par exemple, vous l'avez évoqué, c'est le maillon faible de ce protocole sanitaire. Est-ce que vous dites aux parents ce matin, ceux qui le peuvent, n'envoyez pas vos enfants à la cantine ?
- 4:44FerméeRéponse directe
Un mot sur les cours de sport à l'intérieur. Ils sont interdits ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:14Invité politiqueFait
« Vous savez depuis septembre 2020, on a des règles de fermeture des classes à chaque fois qu'il y a des cas. »
- 0:31Invité politiqueFait
« C'est vrai que la fermeture d'une classe à partir d'un cas, c'est une mesure très stricte et qui conduira nécessairement à ce qu'il y ait un certain nombre de fermetures de classes. »
- 1:10Invité politiqueFait
« C'est plus que raisonnable, c'est indispensable. Nous savons que les enfants ont besoin d'école. »
- 2:35Invité politiqueFait
« La France, vous le savez déjà, pratique le fait d'avoir des masques pour les enfants dès l'âge de 6 ans, ce qui n'est pas le cas dans plusieurs pays. »
- 3:31Invité politiqueFait
« Donc, il y a un enjeu social et un enjeu de santé. Mais c'est vrai que lorsque l'on peut avoir son enfant chez soi pour le déjeuner, c'est mieux. »
- 6:24Invité politiqueChiffre
« C'est déjà 5 000 recrutements qui ont eu lieu, en plus des postes qui ont été ouverts à la rentrée dernière pour cela. »
- 9:23Invité politiqueChiffre
« Nous en ferons plus de 300 000 cette semaine. C'est le chiffre que nous avions atteint. Nous allons monter progressivement vers 600 000. »
- 10:30Invité politiquePromesse
« Tous les adultes, tous, sans exception, chaque adulte travaillant à l'école primaire, aura dès la semaine prochaine deux autotests à sa disposition, gratuitement bien sûr, de la part de l'éducation nationale. »
- 11:53Invité politiqueFait
« Les quatrièmes et les troisièmes, la semaine du 3 mai, seront donc en demi-groupe. Mais simplement dans 15 départements de France, qui sont sur notre site internet. »
- 14:40Invité politiquePromesse
« Donc les lycéens seront préparés à cela. Et dès la semaine du 10 mai, ils pourront le faire dans leur établissement, avec des personnels compétents et des personnels volontaires, pour les accompagner dans la réalisation de l'auto-test. »
- 19:05Invité politiqueFait
« Alors, vous le savez, il y a eu des centres qui ont été ouverts spécialement pour eux et aussi pour les policiers en particulier. Ceux qui ont 55 ans et plus. »
- 20:01Invité politiqueFait
« Donc, ils ont une sorte de court-circuit possible avec le système qu'on a mis en place pour les plus de 55 ans. »
- 20:37Invité politiqueChiffre
« Vous le savez, c'est environ 10 millions de doses par mois. Donc, au mois de mai, entre maintenant et la fin du mois de mai, on aura encore 10 millions de doses pour l'ensemble de la population. »
- 22:11Invité politiqueFait
« Donc, si vous prenez le baccalauréat, par exemple, nous maintenons une part de contrôle terminal. Nous avons un peu accentué le contrôle continu. »
- 23:31Invité politiquePromesse
« J'ai annoncé hier que non seulement qu'il y aurait ce qu'avait dit déjà Frédéric Vidal, c'est-à-dire une session de rattrapage pour qu'ils puissent, début juillet, s'ils n'ont pas pu venir pour des raisons sanitaires ou même s'ils n'ont pas réussi lors de la prochaine session, qu'ils puissent réussir en juillet sur la base d'un oral. »
Temps de parole
- Invité politique69 %
- Présentateur12 %
- Auditeur9 %
- Présentateur 29 %
≈ 4,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Jean-Michel Blanquer. Bonjour Laurent Sennéchal. Un cas détecté et c'est toute la classe qu'on ferme, c'est la règle, on peut la résumer comme ça, qui sera appliquée à partir de ce lundi dans 50 000 écoles en France. Vous êtes donc prêt à ce qu'il y ait des fermetures de classes en cascade ?
Vous savez depuis septembre 2020, on a des règles de fermeture des classes à chaque fois qu'il y a des cas. Alors ça a été trois cas, ça a ensuite été un cas. Mais en tout cas on a toujours assumé le fait que même lorsque nous ouvrons, il y a des classes fermées. C'est même la rançon à payer pour pouvoir faire les choses dans de bonnes conditions. Alors c'est vrai que la fermeture d'une classe à partir d'un cas, c'est une mesure très stricte et qui conduira nécessairement à ce qu'il y ait un certain nombre de fermetures de classes. J'espère le moins possible, mais il y en aura plus, cela va de soi, que dans certaines périodes que nous avons connues.
Peut-être que nous pourrons alléger cela dans les semaines qui viennent si les données épidémiques s'améliorent. Mais nous étions obligés d'avoir des mesures de grande prudence et de grande attention. Encore une fois, c'est la condition pour réussir à ouvrir dès la semaine prochaine toutes les écoles.
Jean-Michel Blanquer, vous voyez les chiffres de l'épidémie. 30 000 cas par jour, près de 6 000 patients en réanimation. Franchement, est-ce bien raisonnable de rouvrir les écoles dans ces conditions ?
C'est plus que raisonnable, c'est indispensable. Nous savons que les enfants ont besoin d'école. Je pense que l'ensemble de la société française l'a compris encore plus à l'occasion de cette crise sanitaire. On sait ce que ça signifie, priver les enfants d'école. Cela a aussi des conséquences non seulement éducatives, mais sanitaires, psychologiques. Donc l'école, c'est bon pour les enfants. Et notre société doit toujours avoir comme priorité les enfants, les adolescents, les jeunes.
Donc vous assumez de rouvrir malgré l'épidémie, qui est encore à un niveau très haut ?
L'épidémie est à un niveau très haut, mais elle commence à baisser tout de même. Et puis, comme on vient de le voir lors de la première question, nous ne le faisons pas n'importe comment. Nous le faisons avec des moyens et des conditions qui sont très encadrantes. Et c'est parce que nous faisons ça de façon très rigoureuse que nous pouvons rouvrir. Mais c'est, encore une fois, indispensable pour les enfants. Et le grand but, c'est d'avoir une année scolaire 2020-2021, où les enfants de France auront pu avoir école le plus normalement possible. Et pour moi, cet objectif est fondamental, encore une fois, avec un cadre rigoureux sur le plan sanitaire.
Alors pour éviter que les écoles soient un réservoir pour un éventuel rebond de l'épidémie, il y a bien sûr détecter les cales plus tôt possible, on parlera dans un instant des tests. Mais il y a aussi ce protocole sanitaire qui est très strict. Comment est-ce qu'on fait pour éviter les brassages, pour éviter de saturer les salles de classe ?
Alors s'agissant des écoles primaires, il y a différentes mesures qui sont prises. La France, vous le savez déjà, pratique le fait d'avoir des masques pour les enfants dès l'âge de 6 ans, ce qui n'est pas le cas dans plusieurs pays. Au début, c'était une mesure difficile à prendre. Évidemment, c'est très contraignant, mais c'est quelque chose qui a été efficace. On demande des mesures de distanciation. On fait en sorte que les enfants aillent à la cantine en restant les enfants d'une même classe, pour limiter les brassages. On encourage les activités de plein air.
Et bien sûr, nous travaillons avec les collectivités locales, qui ont la responsabilité de tout ce qui est hygiène du quotidien, la présence des gels hydroalcooliques, l'ensemble des mesures qu'on prend aussi, par exemple, pour mesurer le CO2. Certaines mettent aussi des purificateurs d'air. Tout ceci, c'est un partenariat collectivité locale-État, qui fait que d'ailleurs maintenant, des réflexes professionnels existent au quotidien de la part de notre système, qui s'est beaucoup adapté en avant.
Mais Jean-Michel Blanquer, la cantine, par exemple, vous l'avez évoqué, c'est le maillon faible de ce protocole sanitaire. Est-ce que vous dites aux parents ce matin, ceux qui le peuvent, n'envoyez pas vos enfants à la cantine ?
Alors, c'est le maillon faible, non pas du protocole sanitaire, mais de la vie quotidienne, comme pour nous tous. C'est-à-dire quand vous mangez en famille, vous êtes dans un moment de maillon faible de votre vie quotidienne. Et la cantine, de ce point de vue-là, n'est pas plus le maillon faible que d'autres moments où l'enfant mange. Mais le fait est que pour beaucoup d'enfants, c'est le moment d'un repas, là aussi, qui est important pour leur santé, repas équilibré. Donc, il y a un enjeu social et un enjeu de santé. Mais c'est vrai que lorsque l'on peut avoir son enfant chez soi pour le déjeuner, c'est mieux. Donc, c'est effectivement une recommandation qu'on peut faire.
Vous demandez aux parents ce matin de pouvoir le faire quand ils le peuvent ?
Oui. D'ailleurs, ce n'est pas complètement nouveau, mais c'est vrai qu'on peut souligner cette recommandation. C'est aussi bien de façon à ce qu'il y ait moins d'enfants à la cantine et que ce soit les enfants qui en ont le plus besoin qui puissent bénéficier de la cantine. Mais en tout cas, nous tenons à ce que les cantines restent ouvertes autant que possible. Il arrive que nous enfermions, mais autant que possible parce que là aussi, il y a un enjeu pour l'enfant. Et pourquoi pas apporter les repas jusqu'à la salle de classe ? Ce sont des formules qui peuvent être retenues localement. Parfois, elles peuvent avoir leurs inconvénients aussi. Ne nous le cachons pas.
Mais il n'est pas interdit de retenir cette solution localement. Et ça arrive.
Un mot sur les cours de sport à l'intérieur. Ils sont interdits ?
Non, mais nous encourageons à ce qu'ils aient lieu à l'extérieur. Donc on a là aussi un protocole pour les activités physiques en gymnase avec de la distanciation. Nos professeurs d'éducation physique et sportive sont très rompus à cet exercice. Et je veux les en remercier d'ailleurs. Mais évidemment, la saison va permettre de plus en plus que les activités physiques et sportives, mais aussi d'autres activités, pourquoi pas un cours, puissent avoir lieu à l'extérieur. Et ça aussi, nous l'encourageons. Ça peut être d'ailleurs vecteur de choses très positives.
Dans cette crise, vous savez, il y a beaucoup d'éléments négatifs, d'éléments de contraintes, d'éléments pénibles qui peuvent être aussi des leviers de nouvelles pratiques qui, elles, sont positives. C'est le cas, par exemple, lorsque vous faites classe dehors.
Ça a beaucoup de vertus. Un autre gros problème, Jean-Michel Blancard, pardon, c'est que si un professeur est positif au coronavirus, ça veut dire que tous les autres enseignants avec qui il a mangé, avec qui il a partagé un café, sont tous cas contact et doivent tous rester chez eux. Ça veut dire qu'il va falloir multiplier les remplacements d'enseignants.
Alors, il y a deux points dans votre question. Sur le premier point, tout se détermine au cas par cas. Vous le savez, il y a une coopération très étroite, Éducation nationale, Autorité de santé, localement. Et c'est quelque chose qui a vraiment bien marché depuis l'année dernière. Et c'est ça qui nous a permis notamment d'avoir une stratégie de tester, alerter, protéger qui marche. Donc chaque fois, ça se détermine au cas par cas en regardant qui a été en contact avec qui.
Évidemment, nous recommandons, parce que nous constatons sur le terrain que lorsqu'il y a eu des phénomènes de contamination, c'est souvent dans des moments un peu sociaux comme ça, où on est à plusieurs et où on se relâche, notamment pour, par exemple, fêter quelque chose ou des choses comme ça.
Comment on fait pour remplacer tout le monde ?
Pour remplacer, nous avons pris des mesures spéciales. C'est déjà 5 000 recrutements qui ont eu lieu, en plus des postes qui ont été ouverts à la rentrée dernière pour cela. Et dans cette dernière ligne droite de l'année scolaire, c'est-à-dire les mois de mai et juin, nous ouvrirons autant de postes que nécessaire pour le remplacement. Chaque rectorat de France est préparé à ça, de façon à ce que non seulement nos remplaçants habituels, si je puis dire, puissent travailler, mais quand ça n'est pas suffisant, avoir une sorte de deuxième ligne.
Et qu'est-ce qu'on fait des enfants de ces classes-là ? Est-ce qu'ils doivent rester chez eux ? Ou est-ce qu'on les répartit, comme c'était le cas avant la fermeture, dans d'autres classes au risque que ça soit bombé ?
Nous nous mettons vraiment en situation de pouvoir remplacer dans tous les cas. Les cas où on est obligé de répartir les enfants doivent rester exceptionnels, et nous recommandons évidemment de ne pas le faire, puisque c'est contraire à la règle de nombre à sages. C'était un peu la norme avant la fermeture ? Ça n'est plus le cas ?
Vous dites que ça doit être exceptionnel maintenant ?
Non, c'est la norme de tout temps avant la crise sanitaire, notamment à l'école primaire, cette répartition. Le sujet est un peu différent, par exemple, quand vous avez un CP à 12, ou d'un seul coup vous le transformez en CP à 24 pendant un ou deux jours, c'est arrivé quelques fois, comme en Rhône-Alpes. Ça n'arrivera plus ? Nous faisons tout pour que ça n'arrive pas. Nous faisons tout pour que les moyens de remplacement, mais vous savez, les moyens de remplacement, c'est non seulement avoir des moyens, il faut aussi avoir les personnes qui vont avec, et il faut que vous fassiez les choses de façon qualitative.
Donc nous avons organisé les choses pour que, le plus possible, il y aura peut-être des exceptions à ce que je suis en train de dire, mais le plus possible, le remplacement se passe à chaque fois.
Allez, on va parler du déploiement des tests salivaires et autotests dans un instant avec vous, Jean-Michel Blanquer. D'abord, un coup d'œil sur le fil, Info à 9h moins 20 avec Diane Ferchit. Thomas Pesquet arrive sur le pas de tir de Cap Canaveral en Floride, toute dernière ligne droite avant l'envol de sa fusée direction la Station Spatiale Internationale. 6 mois de mission dans l'espace pour le français. Édition spéciale à suivre sur France Info, décollage prévu à 11h49. La fin des restrictions de circulation à partir du 3 mai, quarantaine obligatoire pour les voyageurs venant de pays à risque et protocole sanitaire plus strict à l'école.
Les annonces du gouvernement face à l'épidémie de Covid, le pic de la troisième vague semble derrière nous. La baisse de la pression épidémique est engagée, selon le Premier ministre. 30 000 nouveaux cas détectés en moyenne par jour. Sur France Info, le président de la Fédération Hospitalière appelle à un déconfinement extrêmement prudent et la réouverture des commerces pourrait s'amorcer à la mi-mai si la situation sanitaire le permet. Pour les entreprises qui ne sont pas soumises à des fermetures administratives, il y aura une baisse progressive de la prise en charge du chômage partiel par l'État à partir de juin.
Une vingtaine d'étudiants testaient positif aux variants indiens du coronavirus en Belgique. Ils arrivaient d'Inde en passant par l'aéroport de Roissy à Paris pour suivre une formation d'infirmiers. Ils ont été placés en quarantaine. France Info Le 8.30 France Info, Salia Brakia, Laurent Sénéchal.
Avec le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. Dès lundi matin, 6 millions d'élèves dans le premier degré vont reprendre le chemin de l'école. Combien d'entre eux vont être soumis à des tests salivaires ?
Nous en ferons plus de 300 000 cette semaine. C'est le chiffre que nous avions atteint. Nous allons monter progressivement vers 600 000.
Pardon, mais c'était 300 000 tests salivaires proposés. En l'occurrence, il n'y en a que 240 000 qui avaient été réalisés.
Alors à la fin, on avait dépassé 250 000 sans faire de bataille de chiffres. Vous savez, ce n'est pas facile. Il faut répartir tout cela dans 60 000 endroits et puis former des personnes, etc. Enfin bon, c'est toute une... Et puis, il faut que tout le monde l'accepte aussi, puisque c'est sur la base du volontariat. Donc tout ceci n'est pas simple. Et encore une fois, je veux remercier tous ceux qui se dédient à cela. Et donc là, nous sommes en train de doubler l'objectif. On passe de 300 000 à 600 000. Et si d'ailleurs, nous atteignons 600 000, nous irons au-delà. Nous pourrons aller au-delà dans le courant du mois de mai jusqu'à 1 million de tests salivaires hebdomadaires.
Donc on a 6 millions d'élèves et on a 300 000 tests salivaires.
600 000.
600 000 à terme, ce n'est pas ça. 300 000 dès lundi matin.
Oui, c'est ça. Et on passe progressivement à 600 000.
Mais ce n'est clairement pas suffisant.
Non, parce que vous pouvez tout à fait aller dans les endroits où vous savez que le virus circule davantage. Et comme vous le faites chaque semaine, vous arrivez quand même à balayer beaucoup de monde. Par ailleurs, tous les adultes, tous, sans exception, chaque adulte travaillant à l'école primaire, aura dès la semaine prochaine deux autotests à sa disposition, gratuitement bien sûr, de la part de l'éducation nationale, ce qui là aussi permettra d'avoir une idée de l'éventuelle circulation du virus quelque part.
Les tests salivaires, est-ce que vous savez déjà quand les résultats seront communiqués aux parents ? Au bout de combien de temps ils seront communiqués ?
Les tests salivaires ? Oui, si on les fait le lundi matin ? C'est dans la journée. Chaque fois que vous faites un test salivaire, vous avez la réponse dans la journée.
Et après, c'est au bon vouloir des parents de signaler ou pas. L'établissement n'est pas au courant du résultat du test.
Si on vous signale qu'il y a un élève qui a été testé positif. C'est un protocole qui est maintenant un peu rodé, puisque le test salivaire, c'est tout au long du deuxième trimestre, notamment au mois de mars, qu'on l'a développé. Donc aujourd'hui, il y a vraiment un savoir-faire local qui fait que si un élève est testé positif, il ne vient plus. Et la classe est fermée dans le cadre du protocole actuel.
Alors, on va parler du déploiement des autotests chez les lycéens. Mais peut-être expliquer d'abord comment va se dérouler la rentrée pour ces lycéens et collégiens. C'est d'abord, on a bien compris, à distance à partir de lundi. Et ensuite, ils vont revenir en classe la semaine suivante. Avec cette nouveauté que vous avez introduite hier, c'est semi-groupe. Pour les lycées, c'est toujours généralisé. Et pour les collégiens, en quatrième, troisième, dans une partie seulement du territoire.
Oui, c'est ça. Les quatrièmes et les troisièmes, la semaine du 3 mai, seront donc en demi-groupe. Mais simplement dans 15 départements de France, qui sont sur notre site internet, qui peuvent être regardés. Mais c'est déjà tous les départements d'Île-de-France, le Nord, les Bouches-du-Rhône et quelques autres. Les endroits où le virus circule le plus aujourd'hui en France. Demi-groupe pour les lycéens, quatrième, troisième dans ces 15 départements, le virus circule le plus. Oui, et puis demi-groupe pour tous les lycéens de France, quels que soient les départements.
Et pourquoi ne pas avoir étendu les demi-groupes à l'ensemble du territoire pour les quatrièmes, troisièmes au collège ?
Parce que c'est contraignant, vous savez, de faire des demi-groupes pour les plus jeunes. Et nous savons bien, là encore, qu'il y a des inconvénients pour les enfants eux-mêmes, pour leur famille. Et donc, nous voulons limiter cela aux endroits où c'est le plus nécessaire.
Alors, il va falloir d'abord passer cette semaine à distance. Il y a eu beaucoup de problèmes. La première semaine à distance, c'était juste avant les vacances pour tout le monde. Des bugs, des attaques de pirates informatiques même. Est-ce que tout ça s'est réglé ? Est-ce que tout est prêt pour cette rentrée à distance lundi ?
Il y a eu de nouveau énormément de travail qui a été accompli. Au passage, une des causes des problèmes qu'il y a pu avoir juste avant les vacances, c'était le fait qu'il y a eu beaucoup de circulation. Autrement dit, beaucoup de travail. Les professeurs avaient beaucoup préparé. Les familles étaient présentes. Et là, vous leur dites de moins préparer ? Non, non, non, pas du tout. Je dis même le contraire. On est déjà dans une sorte de pré-rentrée numérique aujourd'hui. C'est-à-dire, ce que je recommande à ceux qui nous écoutent et qui sont parents, c'est justement de commencer à préparer cela. On peut déjà aller sur les sites, regarder.
Donc, comme vous le savez, il y a deux accès, notamment pour communiquer entre les élèves et les professeurs. Il y a ce qu'on appelle les environnements numériques de travail, qui dépendent des collectivités locales, des régions et des départements. C'est pour ça, d'ailleurs, que le mardi où les choses ont été difficiles, ça n'a pas été homogène dans toute la France. Il y a des endroits où ces environnements ont sauté, puis d'autres où ça a marché. Et nous avons travaillé avec les collectivités locales et leurs opérateurs depuis trois semaines pour qu'ils renforcent leur capacité. Donc, nous sommes assez optimistes sur la capacité à tenir lundi prochain. Et puis, nous avons le CNED.
Et là aussi, le CNED a renforcé certains aspects, ce qui fait que si d'aventure un environnement numérique de travail ne fonctionne pas, on peut se reporter sur le CNED. Mais ma recommandation, c'est de faire la classe virtuelle, quand il y a une classe virtuelle, c'est-à-dire quand on voit le professeur et les élèves, de le faire au travers de ma classe à la maison, qui est le système CNED. Et les environnements numériques de travail sont davantage faits pour communiquer les travaux, les devoirs, etc.
Jean-Michel Blanquer, les lycéens rentrent le 3 mai prochain. Est-ce qu'ils s'auto-testeront seuls pour pouvoir aller en cours ?
Alors, il y a un travail pédagogique qui est fait. D'ailleurs, nous avons certains pays que nous avons regardés pour cela, notamment l'Autriche et l'Angleterre, où ça s'est passé bien de cette façon-là. C'est-à-dire que vous avez un travail pédagogique. La semaine suivante, c'est-à-dire le 3 mai, vous aurez les auto-tests pour les adultes. Donc les professeurs, par exemple, qui travaillent en lycée auront ces auto-tests et pourront les faire à la maison. Vous aurez aussi des tutoriels, des maintenants, qui expliquent comment cela fonctionne. Donc les lycéens seront préparés à cela.
Et dès la semaine du 10 mai, ils pourront le faire dans leur établissement, avec des personnels compétents et des personnels volontaires, pour les accompagner dans la réalisation de l'auto-test.
Qui va superviser la réalisation de ces auto-tests ?
Alors l'auto-test, comme son nom l'indique, est réalisé par le lycéen lui-même. Et je rappelle que ce sont des tests qui ne font pas mal.
Mais ce ne sont pas les professeurs qui vont les superviser ?
C'est à la fois les personnels médicaux, médecins et infirmières, que je tiens à saluer là aussi, parce qu'ils sont vraiment sur le front depuis un an.
Mais ils ne sont pas très nombreux, et ils ont parfois plusieurs lycées pour un seul médecin.
Vous avez tout à fait raison. C'est pour ça qu'ils auront l'appui à la fois d'autres personnels, par exemple parfois les laboratoires qui nous accompagnent dans ce travail dégage des personnels. Nous avons des médiateurs que nous recrutons, et puis des personnels volontaires. Ça peut être des professeurs, parce qu'il s'agit juste de superviser. Ce n'est pas quelque chose de très compliqué. De même que vous pouvez faire l'auto-test à la maison sans aucune supervision.
Là vous annoncez des auto-tests pour les lycéens le 10 mai, sauf qu'ils rentrent le 3 mai. Il y a une semaine de décalage, ils ont le temps de se contaminer.
Non, pendant cette semaine du 3 mai, ils ont surtout le temps d'apprendre comment se servir des auto-tests.
Alors ce matin sur France Info, le syndicat des médecins scolaires et universitaires ne nous est pas trop courant. Pour l'instant, en tout cas, ils n'ont pas été sollicités manifestement pour former.
Nous recevons, hier encore, nous avions les organisations syndicales, et par exemple la fédération à laquelle appartient le syndicat auquel vous faites référence. Il y a encore plusieurs jours, vous savez, il y a toujours ce type de remarques quand on est à la veille d'une rentrée, puisque par définition, nous faisons les choses au plus près de la rentrée pour tenir compte de la situation. Mais là, en l'occurrence, s'agissant des auto-tests, il y a encore toute la semaine prochaine, et même en partie la semaine suivante, pour entraîner tout le monde, préparer tout le monde. C'est une organisation logistique considérable.
Vous savez, il y a beaucoup de choses qui ne se voient pas derrière, comme lorsqu'on distribue les masques, mais c'est en route, ça va se faire, et donc on va faire les choses avec sérénité.
Mais il y a quand même un problème sur l'échelle Blanquer que les lycéens puissent s'auto-tester la semaine du 10 alors qu'ils rentrent le 3.
C'est fait justement pour tenir compte de la remarque précédente. C'est-à-dire, si nous l'avions fait le 3, vous auriez dit, la remarque que vous m'auriez faite, c'est « Ah, mais alors, ils arrivent, ils ne savent pas comment s'y prendre ». Donc on fait les choses en douceur. Pendant le passé, on n'avait pas d'auto-tests, donc c'est clairement un très grand progrès. C'est que 50 millions d'auto-tests qui vont être déployés dans toute l'éducation nationale en mai-juin, il faut se rendre compte de ce que ça représente. Et la France, c'est un pays d'avant-garde pour la société entière sur la mise à disposition de tests gratuits pour tous. Eh bien, c'est vrai aussi en milieu scolaire.
Il y a 6 millions d'élèves dans le second degré, 50 millions d'auto-tests. Si vous voulez en faire par semaine, ça ne fait pas énormément de semaines. Il y a 10 semaines, mais on ne compte même pas encore les 3. Et on n'a pas compté les profs, effectivement.
Parce qu'il y a 10 semaines, effectivement, jusqu'aux grandes vacances. C'est ça, il faut tenir encore 10 semaines. Jean-Michel Blanquer, vous restez avec nous, on jette juste un petit coup d'œil sur le fil info à 9h moins 10 avec Diane Ferchit. Après un avis favorable de l'Agence européenne du médicament, le vaccin Janssen pourra être utilisé dès demain pour les plus de 55 ans. Le ministre de la Santé élargit aussi la vaccination à une nouvelle catégorie de personnes, celles qui vivent avec des malades immunodéprimés. Olivier Véran qui a saisi les instances scientifiques pour ouvrir la vaccination aux personnes souffrant d'obésité. Ce pourrait être le cas dès la mi-mai.
Le retour à l'école des élèves de maternelle et primaire se fera avec un protocole renforcé. Dès lundi, dès qu'un cas de Covid sera détecté, toute la classe fermera. Le gouvernement veut aussi mettre en place des autotests pour les lycéens une fois par semaine et davantage de tests salivaires. Une école maternelle partiellement détruite dans un incendie provoqué par des tirs de mortiers d'artifice dans un quartier populaire de Lille. Cette nuit, des pompiers aussi ont été pris pour cible. La maire de la ville, Martine Aubry, dénonce un incendie volontaire dans un lieu symbole vivant de la République. Le décollage aura lieu à 11h49.
Thomas Pesquet et trois autres astronautes sont prêts dans leur combinaison blanche sur le pas de tir à Cap Canaveral en Floride. Ils vont bientôt monter dans leur vaisseau direction la Station Spatiale Internationale. On vous fait vivre cet événement en direct sur France Info. France Info Avec Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'éducation nationale. Jean-Michel Blanquer, pourquoi ne pas avoir ouvert la vaccination à tous les enseignants, ne pas avoir profité de ces deux, trois semaines pour vacciner en masse les enseignants ?
Alors, vous le savez, il y a eu des centres qui ont été ouverts spécialement pour eux et aussi pour les policiers en particulier. Ceux qui ont 55 ans et plus. De plus de 55 ans. Nous avons d'ailleurs un succès différent selon les régions. Dans certains endroits, ça n'a pas marché. Dans d'autres endroits, ça a bien marché. Et ça reste évidemment vrai. D'ailleurs, moi-même, j'aimerais me faire vacciner samedi pour bien montrer qu'on peut être vacciné à l'AstraZeneca. Et qu'aujourd'hui, tout nous montre que le rapport avantage-risque reste très fort.
Vous allez vous faire vacciner devant les caméras ?
Alors, je n'ai pas encore établi ça. Mais probablement, oui, on fera soit une photo, soit un film. Mais de manière à bien signifier que tout simplement, il faut se faire vacciner. Et pour les plus de 55 ans, ce n'est vraiment pas un problème de le faire à l'AstraZeneca.
Mais pourquoi ne pas l'avoir fait pour tous les enseignants ?
Alors, vous avez des vagues pour tenir compte, tout simplement, de la stratégie générale vaccinale. C'est-à-dire, vous savez, le grand principe, c'est d'aller des plus vulnérables vers les moins vulnérables. Et puis de venir articuler une stratégie de profession sur cela. Donc, ça a d'abord été les soignants. C'est maintenant les professeurs. Donc, ils ont une sorte de court-circuit possible avec le système qu'on a mis en place pour les plus de 55 ans. Bientôt, il y aura les plus de 50 ans en charge des élèves en situation de handicap et de maternelle. Nous annoncerons les dates probablement très prochainement.
Les plus de 55 ans, c'est seulement 17% des professeurs.
Oui, c'est...
Donc là, on a envie de demander, effectivement, pourquoi on ne va pas plus vite ?
Bien, là, on voit bien d'ailleurs que ce n'est pas la totalité de ceux qui sont concernés qui ont pu profiter, en quelque sorte, de cette possibilité. Donc, on voit bien qu'il y a, comment dire, d'autres...
Mais clairement, c'est un manque de doses ?
Alors, la stratégie vaccinale suppose que... Vous le savez, c'est environ 10 millions de doses par mois. Donc, au mois de mai, entre maintenant et la fin du mois de mai, on aura encore 10 millions de doses pour l'ensemble de la population. Une partie de ces doses seront pour des professeurs. Vous avez aussi des professeurs qui ont des comorbidités, qui, sur avis médical, ont pu, en ayant moins de 55 ans, être vaccinés. Donc, les choses sont en train de se dérouler. Je sais qu'il y a souvent du scepticisme sur ces questions. Mais, vous voyez, on avait dit qu'on ferait ce que l'on est en train de faire pour les plus de 55 ans. On va bientôt faire les vagues suivantes.
Et c'est articulé de la façon la plus...
Tous les enseignants peuvent espérer se faire vacciner. À partir de quand ?
Ah ben, cela va évidemment se passer au mois de mai, les prochaines vagues. Après, c'est forcément sur mai et juin que l'ensemble se passera. On compte de tout le monde, en fait. C'est avec un peu plus vite que tout le monde. Vous voyez bien que là, actuellement, si vous avez plus de 55 ans et que vous êtes professeur, vous, entre guillemets, vous ne faites pas la queue. Vous n'avez pas un rendez-vous lointain. Vous pouvez le faire tout de suite.
Jean-Michel Blanquer, un mot sur les examens. Vous le savez, à nombreuses sont les inquiétudes à propos du bac, des examens en général. Que répondez-vous à ceux qui disent qu'il faut les annuler ou passer en contrôle continu ? Notamment ceux qui doivent passer le BTS et ceux qui doivent passer le grand oral du bac ?
Alors, c'est un sujet qui a cheval sur l'enseignement secondaire et l'enseignement supérieur. Mais la règle que nous avons, c'est évidemment la véritable bienveillance pour les élèves. Moi, je regarde ce qui se passe pour de vrai dans leur vie concrète et je comprends ce qu'ils disent et les témoignages que je reçois. Alors, justement, la véritable bienveillance, c'est d'abord leur garantir la valeur du diplôme et puis de les accompagner dans la réussite. Donc, si vous prenez le baccalauréat, par exemple, nous maintenons une part de contrôle terminal. Nous avons un peu accentué le contrôle continu.
Et à mes yeux, il est très bon qu'il y ait une part de contrôle continu et une part de contrôle terminal.
Mais le grand oral, vous savez que c'est compliqué de le préparer quand on étudie à distance.
Mais justement, les lycéens ne vont pas être en situation d'enseignement à distance exclusif. Il y a d'abord des modules de préparation qui existent sur ce que nous avons mis sur nos sites. Et puis, les professeurs sont formés à cela. Et puis, bien sûr, les élèves en mai et juin, ça doit être justement l'occasion, de manière un peu intensive, de s'entraîner à cet oral. Et c'est une très bonne chose. C'est épanouissant, c'est positif.
Il y a eu une inégalité, Jean-Michel Blanquer, entre les lycées, entre ceux qui sont passés en demi-jauges dès novembre et ceux qui sont passés en demi-jauges récemment, il y a quelques semaines.
Là, au mois de mai, tout le monde sera en demi-jauges. J'espère d'ailleurs qu'on pourra alléger ce protocole quand les choses iront un petit peu mieux. Mais ce qui est certain, c'est que tous les lycées sont sur un pied d'égalité au mois de mai et juin. Mais surtout, le travail à distance peut permettre aussi de préparer l'oral. Mais tout ça, on ne fait pas pour plaisir d'embêter qui que ce soit. Vous savez, ce serait plus simple pour moi de dire oui à tout le monde dès qu'on veut tout alléger. Mais si on veut le bien véritable de chacun, c'est important de bien les préparer à des compétences qui ensuite vont leur être très utiles dans la vie.
Et bien sûr qu'on fait ça avec la grande bienveillance. Si je vous prends les étudiants de BTS, par exemple, j'ai annoncé hier que non seulement qu'il y aurait ce qu'avait dit déjà Frédéric Vidal, c'est-à-dire une session de rattrapage pour qu'ils puissent, début juillet, s'ils n'ont pas pu venir pour des raisons sanitaires ou même s'ils n'ont pas réussi lors de la prochaine session, qu'ils puissent réussir en juillet sur la base d'un oral qui tiendront compte des difficultés qu'ils ont eues. Mais surtout, le plus important, c'est que c'est ce que j'ai annoncé hier là-dessus, c'est-à-dire qu'en mai et juin, on va mettre des moyens supplémentaires pour qu'ils aient une aide personnalisée.
Tout étudiant de BTS doit pouvoir bénéficier d'une sorte de coaching personnalisé pour se préparer à la réussite. Donc vous ne risquez pas de changer d'avis sur le maintien des épreuves. C'est beaucoup plus bienveillant de vous dire ce que je suis en train de vous dire vis-à-vis d'eux que de dire mes amis, je vous donne votre diplôme tout de suite. Chacun doit comprendre ça. Je ne veux pas être quelqu'un qui dit oui pour le plaisir de faire plaisir immédiatement, alors même que ce n'est pas le véritable intérêt des étudiants. Jean-Michel Blanquer. Je ne veux pas de la démagogie, je veux de la véritable bienveillance. Et bien sûr que ce que je souhaite, c'est leur réussite.
Et on va les accompagner vers cette réussite.
Puisque vous ne voulez pas de démagogie, il nous reste quelques secondes. Donc une réponse très courte, s'il vous plaît. La loi séparatisme vient d'être votée au Sénat, qui a ajouté le fait de suspendre les allocations familiales en cas d'absentéisme répétée d'un élève à l'école. Vous, vous avez dit que vous n'étiez ni pour ni contre. Parce qu'on peut dire que vous êtes pour un âme personnel. C'est plus compliqué que ça. Vous remettiez à la chagesse des parlementaires.
Vous ouvrez un sujet énorme en fin d'émission. Justement, il faut être subtil sur ces questions-là. C'est-à-dire qu'en effet, il ne faut pas... Donc ça veut dire que je n'étais pas pour cette mesure, mais je pense qu'il faut être capable de personnaliser les choses parce que vous avez des situations extrêmement différentes sur le plan social. Donc je ne vais pas rentrer dans un long débat là-dessus. C'est pour qu'on évite d'en arriver là. Le but, c'est de ne pas en arriver là. Mais il faut qu'il y ait la possibilité. Aujourd'hui, l'allocation de rentrée n'est pas donnée quand vous faites l'instruction en famille, par exemple.
Ce qui est un peu logique puisque, par définition, vous ne faites pas de rentrée scolaire. Et donc là aussi, c'est pareil. Si on veut la véritable bienveillance, il faut accompagner encore plus les familles quand elles ont des difficultés. Mais ça renvoie à de futures politiques familiales, je l'espère, où on sera capable d'abord, un, de faire rebondir la démographie de la France et d'aider les familles pour de vrai, pas de manière aveugle, d'une manière qui permet d'aider le plus ceux qui en ont besoin le plus. Donc c'est un sujet très complexe, mais je serais heureux d'en parler dans un long débat.
Vous reviendrez, vous serez invité à nouveau Jean-Michel Blanquer. Merci beaucoup, ministre de l'Éducation nationale, d'être venu sur le plateau de France Info ce matin. Bonne journée. Merci.