Rapport Pittet sur le Covid : la France bonne élève ? | Ça Vous Regarde – 14/10/2020
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Comment avez-vous travaillé avec le professeur Pittet sur ce rapport ?
- 5:00OuverteRéponse directe
L'excès de mortalité est-il un indicateur fiable pour comparer les pays ?
- 10:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi la France n'est-elle pas parmi les meilleurs élèves selon ce rapport ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Quels sont les principaux ratés identifiés dans la gestion de la crise ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Pourquoi le changement de doctrine sur les masques a-t-il nui à la confiance ?
- 35:00OuverteRéponse directe
Le couvre-feu est-il une mesure proportionnée face à la deuxième vague ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 17:00Julien BorvitzFait
« on avait testé au début pour des raisons statistiques et puis après par défaut on disait forcément c'est un coronavirus parce qu'elle la fièvre comme on le fait pour une grippe »
- 23:00Catherine HillFait
« on est en plein dans l'épidémie on sait pas comment gérer la situation maintenant »
- 30:00Julien BorvitzChiffre
« on est toujours à 5000 lits qu'on peut monter jusqu'à 12000 »
- 36:00AnimateurChiffre
« 90 % des morts du covid ont plus de 65 ans »
- 58:00Emmanuel MacronFait
« des structures très simples des murs presque pas de fenêtre des enfants qui arrivent à 8h chaque jour qui repartent à 15 heures »
- 0:00Fait
« il faut être vigilant sur des personnes qui seraient qui n'entreraient pas dans les exceptions qui sont possibles »
- 1:00Fait
« des enfants qui sont harcelés à l'école qui rentreraient pas forcément dans les questions sanitaires et qui à mon sens mériteraient d'être scolarisé à la maison au moins temporairement »
- 3:00Fait
« nous avons personnellement fait voter un amendement qui oblige les maires à inscrire les enfants sans autre autorisation »
- 4:00Fait
« il y a des visites de la mairie les visites de l'inspection qui s'est déjà contrôlé ça suffit on est bien contrôlé »
- 6:00Fait
« il y a tous les cas qu'on connaît de phobies scolaires etc et évidemment nous on défend véritable quelque chose »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] bonsoir à tous ravi de vous retrouver soyez les bienvenus dans savouregard À la une ce soir la gestion de la crise sanitaire autopsiée par une mission indépendante d'experts le professeur Suisse Didier Pittet a rendu public son rapport hier 4 mois d'audition de compilation statistiques et de comparaison internationale résultat la France ne s'en sort pas si mal ça faiblesse n'est pas médicale mais administrative on en parle dans un instant dans notre grand débat on évoquera aussi la fin de l'école à la maison dès la rentrée prochaine tous les enfants en France devront dès trois ans être scolarisé Emmanuel Macron veut lutter ainsi contre le séparatisme et les écoles clandestines mais cette mesure passe mal auprès des associations face à face à suivre sur ce plateau enfin notre grand témoin ce soir est une activiste dans le grand bain de la politique quel siège au Parlement européen avec les insoumis Manon Aubry avec nous ce soir voilà donc pour le programme hashtag sévère n'oubliez pas pour réagir sur Twitter tout de suite le grand débat [Musique] bonsoir Manon Aubry bonsoir merci d'être avec nous vous êtes député européenne membre de la France insoumise vous portez de nombreux combats à Bruxelles la lutte contre l'évasion fiscale l'écologie on va en parler mais c'est évidemment de la crise sanitaire dont on va parler une fois de plus dans son dans cette émission ce soir nous sommes en direct le président de la République s'apprête à prendre la parole aux alentours de 19h55 toutes les annonces ont les commentera en direct sur ce plateau mais on va s'intéresser avant que le chef de l'État ne s'exprime à l'heure de cette deuxième vague un rapport à un pré rapport pour être très précise pierre parnex bonsoir très rapports que vous avez consigné avec je le disais le médecin épidémiologique Didier Pittet médecin genevois médecin suisse c'est un rapport qui vous a été commandé par le chef de l'État on verra si Emmanuel Macron le site ce soir et c'est un rapport qui tente de faire le point sur la de la crise sanitaire par la France gestion comparée c'est une mine de renseignements on va s'y attarder ce soir bonsoir Julien borrowitz merci d'être avec nous vous êtes député la République en marche de la Loire médecin de profession et vous présidez la commission d'enquête parlementaires à l'Assemblée sur cette gestion de la crise sanitaire parce Skype nous sommes également en duplex avec avec Madame Catherine Hill est-ce qu'elle est avec nous Catherine il passe encore elle va intervenir un peu plus tard elle était bédiée biologiste et biostatisticienne enfin bonsoir Stéphane bonsoir Myriam qui m'accompagne comme chaque soir et qui va ouvrir le bal si j'ose dire avec son billet d'actu comme tous les soirs si j'ai bien compris c'est tout de suite [Musique] si j'ai bien compris ce soir Stéphane si j'ai bien compris Myriam finalement la France ne sentir pas si mal face à la crise du coronavirus alors évidemment quand je dis ça il y a deux tiers de nos téléspectateurs qui se retrouvent sur leur fauteuil qui disent où est la télécommande ce type raconte n'importe quoi mais je vais changer de chaîne parce que oui c'est délicat de dire que la France va s'en tire pas si mal dans damesure ou deux tiers des Français ne feront pas confiance au gouvernement face à la crise vous voyez on va faire apparaître la cour vous allez voir que elle a jamais été très haute cette courbe mais alors là elle est de plus en plus bas et on en est maintenant aujourd'hui à 35% de confiance et pourtant vous le disiez la France n'est pas si mauvaise au gouvernement que c'est le cas en France je suis chroniqueur à la télé j'ai toujours une explication surtout c'est le principe de mon job [Rires] la facilité ça serait quoi ça serait pour expliquer cette défiance d'avoir recours c'est à la psychologie des peuples au tempérament national nous sommes des Gaulois réfractaires pessimistes pas facile à gouverner bon je dis pas que c'est faux enfin bof comme explication alors si c'est pas ça l'explication c'est quoi alors à mon avis c'est plutôt lié aux règles de la Cinquième République donc je m'explique les règles de la 5ème république elles permettent en fait de faire élire un président sur une base électorale assez étroite si on prend le cas d'Emmanuel Macron au premier tour il a obtenu 24% des voix alors que parmi ces adversaires Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen par exemple E2 on t'attend 40% et donc ça ça joue beaucoup dans la confiance en fait la confiance qu'on apporte qu'on accorde au gouvernement et directement lié aux opinions partisanes là ce sont des c'était en avril je crois il y avait 39% de confiance on voit bien que pour ceux qui ont voté Macron c'est 80% de confiance on le soutient à fond mais en revanche pour ce qui est Mélenchon et le Pen ça ne dépasse pas les 30%. donc tout ça lié aux opinions partisanales il y a quelque chose qui illustre bien aussi c'est la confiance dans le professeur Raoul qui était vraiment le personnage médiatique qui incarnait la défiance vis-à-vis du gouvernement donc quand on prend la moyenne nationale c'est 52% de français lui font confiance mais c'est encore une fois très contrasté selon les opinions politiques c'est à dire que chez les supporteurs de Macron il y en a 30 % qui lui font confiance en revanche il y a 60 % des des gens qui de la France insoumise qui lui fait confiance et plus de 70% au RN qui lui font confiance et comment peut-il la regagner cette confiance des Français alors ce serait tenté de vous dire je sais pas mais je suis chroniqueur à la télé une réponse alors voilà ce que je vous propose c'est de regarder encore une fois les sondages quel est l'homme politique le plus populaire en France en ce moment Edouard Philippe qui d'ailleurs a géré la première partie de la crise d'où ma question est-ce qu'il serait pas tant de rappeler doudou à Mathilde alors ça ça n'y arrivera pas du tout c'est une certitude merci Stéphane on va s'arrêter sur un certain nombre de graphiques qui a montré Stéphane à l'instant je le disais pierre pernex vous avez vous avez participé à ce travail d'abord comment avez-vous travaillé avec avec le professeur Suisse Didier Pittet d'abord donc le président de la République a installé la mission fin juin donc il nous a garanti l'indépendance le libre accès aux personnes et aux documents et on l'a eu complètement puisqu'on l'a vu pour la mise en place on la présenter le rapport d'état de la semaine dernière seulement donc on travaille on se réunit à l'hôtel Marigny deux jours par semaine on fait les auditions qu'on voit de travail pour pour ce type de réflexion on travaille aussi en visioconférence la semaine on analyse beaucoup de documents donc on fait des entretiens de personnalité évidemment concernées par la gestion de la crise aussi on a une vision internationale et on a plusieurs chambres puisque il y a aussi Laurence Boone qui est chef économiste qui est là de Marie moulin qui est médecin et philosophe donc on a le champ social les champs économiques et on doit mixer ses approches ce pré rapport il y a beaucoup de il y a beaucoup de choses on va essayer de prendre dans l'ordre d'abord vous appuyez sur un indicateur est-ce que vous pouvez vous l'expliquer l'excès de mortalité parce que ça a fait l'objet de critique déjà voilà l'excès de mortalité c'est ce qui est reconnu comme le plus fiable pour apprécier la l'impact à un moment donné d'une crise puisque c'est une semaine donnée on va regarder pendant les cinq années précédentes comme il y a une mort dans un pays le taux de mortalité et à partir de là on peut calculer un nombre de morts qui sera attendu si le mortalité changeait pas et donc si le nombre de morts est inférieur il y a pas d'accès de mortalité si on a plus ça veut dire qu'on a plus de mortalité par rapport aux années de référence donc il y a eu un phénomène et ici on voit bien que le phénomène dans tous les pays de l'excès de mortalité pendant la période de mars avril mai c'est la crise covid alors on va regarder un petit tableau très rapide l'excès de mortalité en France et de 3,97 pour 100000 habitants en Autriche ce sont les meilleurs élèves d'après votre rapport ou pré rapport un tout petit peu plus de 1 et pour les États-Unis pour cet excès de mortalité rapportée à 100 000 habitants je fais circuler la parole dans un instant mais c'est vraiment sur l'expert que vous êtes que je voudrais m'appuyer c'est pour ça en partie qu'on peut dire que la France est dans la moyenne alors on mesure l'impact sanitaire donc ça veut dire voilà que on est dans la moyenne puisqu'il y a des gens qui étaient beaucoup plus impactés par la crise et d'autres qui l'ont été moins alors après on aura des choses à réfléchir c'est à dire l'intensité de la crise quand la démarré qu'on l'a identifié qui et sa chronologie dans le temps puisqu'il y a des gens qui ont eu plus de temps pour se préparer que d'autres même si les États-Unis sont mauvais exemple puisque en plus de temps mais ils ont été frappés les Allemands un peu plus tard j'ai l'impression disons que nous on a eu un énorme cluster au départ c'est vrai qu'à à Mulhouse qui a quand même beaucoup impacté les choses après voilà il y a des circonstances qui ont été différentes dans dans la stratégie mais je pense que là l'indicateur lui est pertinent puisqu'il donne l'impact sur une population vous êtes surprise ou pas au fond on n'est pas les meilleurs mais on n'est pas les plus mauvais ça dépend de quoi on parle c'est ce que c'est pas une coupe du monde de foot ou il faut arriver premier parce que on parle de vie humaine et en effet vous avez bien fait de le préciser les pays européens n'ont pas eu à affronter la crise sanitaire de la même manière on l'a vu aussi dans la coordination ou l'absence de coordination dans la réponse européenne que chaque état a pris aussi a fait des choix politiques différents ce que je retiens aussi du rapport quand même qui a été qui a été présenté c'est le manque d'anticipation de préparation exacte des défauts manifestent d'anticipation de préparer de préparation et de gestion et c'est vrai que j'ai un peu le sentiment que on est en train potentiellement de reproduire les mêmes erreurs qui ont pu être produites pendant le premier volet ou la première vague on l'appelle comme on veut de la crise sanitaire et c'est vrai que ce rapport tombe à point nommé au moment où on attend les annonces d'Emmanuel Macron et peut servir de guide pour la deuxième et j'ai le sentiment qu'on répète un peu la même chose aussi d'un point de vue démocratique on a un espèce de monarque qui va arriver et qui va dire les règles c'est ça il y a pas eu de débat à l'Assemblée nationale sur l'anticipation la gestion et notamment la question des livres réanimation on essaye de savoir si on est prêt par rapport à cette deuxième Julien borrowitz pour appuyer sur sur votre rapport à nouveau on peut on peut montrer aussi un graphique qui montre très bien que la courbe est considérable à la fin de la courbe quand on regarde par saison on a eu mais alors totalement tort au début de penser que cette maladie n'était pas sévère pour tous les pays d'ailleurs on voit ce pic en 2020 quel qu'il soit c'est bien plus qu'une grippette c'est totalement planté sur le diagnostic au départ c'est bien plus grave et ça tue plus d'abord je crois que c'est toute la problématique de cette pathologie et on apprend au jour le jour à voir à quel point il est difficile d'amorcer une réponse définitive sur une pathologie qu'on connaît pas mais le rapport le pointe Est et moi c'est une question je crois que je l'ai posé deux fois en commission d'enquête j'ai jamais eu vraiment de réponse c'est vrai que je crois que le rapport le point c'est les difficultés qu'on a eu au début à identifier la pathologie et surtout à en prendre effectivement l'ampleur la mesure je pense que c'est irrité de la façon dont on traite la grippe habituellement avec le réseau Sentinel enfin je sais pas si c'est comme ça que vous l'aviez comparé mais en tout cas nous dans les cabinets c'est ce qui se passe c'est à dire qu'on avait testé au début pour des raisons statistiques et puis après par défaut on disait forcément c'est un coronavirus parce qu'elle la fièvre comme on le fait pour une grippe et je pense que là l'erreur s'est produite à ce moment-là ça y est je le dis hein c'est toujours beaucoup plus facile de le dire à posteriori parce que moi-même je sais pas dans cette position là il y a quelques mois mais on a confondu c'est pas qu'on a confondu c'est à dire qu'on a pris en charge les choses comme pour une grippe or ce n'est pas une grippe voilà et là où on a dit bah voilà par défaut on ne fait pas de test c'est forcément une grippe voilà prenez un peu de doliprane etc c'est ce qu'on fait habituellement pour une grippe et on vous mènera un travail etc là malheureusement retard à on va on va y venir manque d'anticipation problème de communication aussi que vous pointez dans votre rapport bonsoir Catherine Hill je crois que vous êtes maintenant voilà en duplex avec nous vous êtes épidémiologiste et biostatisticienne vous avez notamment travaillé à l'INSERM que pensez-vous de la méthodologie de ce rapport on parlait de l'indicateur de l'excès de mortalité ça vous convainc comme comme outil d'analyse oui bien sûr tout le monde regarde ces données et le nombre de morts par million d'habitants c'est l'indicateur ultime et il y a aucun problème il y a pas de problème moi je non la France s'en sort pas si mal dans dans la moyenne oui on peut trouver ça rassurant on pourrait préférer dans les bons élèves moi je pense que c'est un peu prématuré de tirer les conclusions on est en plein dans l'épidémie on sait pas comment gérer la situation maintenant je suis pas sûr que je sois convaincu de l'opportunité de faire un rapport sur la situation mais bon c'est ça c'est ça qui a été demandé c'est beaucoup trop tôt on est en pleine crise on sait pas du tout comment la régler on voit bien on fait pas du tout ce qu'il faut à mon avis on va droit dans le mur le nombre de cas augmente tous les jours et voilà et pourquoi on va droit dans le mur précisément parce qu'on prend des mesures qui sont largement insuffisantes qu'il faut c'est tester massivement la population tant qu'on n'a pas décidé de faire ça le virus va plus vite que les autorités la montée en puissance la montée en puissance des des tests des nombres de tests de sur le territoire ça ne vous convainc pas on est un des pays qui testent de plus aujourd'hui non mais non ça c'est pas vrai enfin c'est le nombre total de tests qu'on a fait ça c'est décalé par rapport au nombre de cas d'abord on ne sait pas combien il y a de cas aujourd'hui en France on n'a pas fait comme un Angleterre un sondage des sondages sur des échantillons représentatifs de la population je ne sais pas s'il y a une personne sur 1000 qui est contagieuse ou 5 sur 1000 une sur 1000 c'est ce qu'il y avait en Angleterre pas au Royaume-Uni en Angleterre il y a trois semaines et enfin début septembre et fin septembre c'était 5 sur 1000 donc on sait pas combien de gens voilà on navigue on est dans le brouillard on n'a pas ce taux de contamination on connaît quand même des choses il y a un suivi qui s'est améliorer avec le test mais c'est vrai que la stratégie de test elle reste complexe et surtout c'est d'arriver à relier toutes les étapes au sein d'un indicateur du début des symptômes jusqu'au à l'isolement de la personne et après nous ce qu'on a souligné aussi c'est l'importance d'avoir une investigation des clusters la plus précise possible pour comprendre où est-ce qu'il y a des transmissions comment elle se transmettent et aussi avoir de la pêche vous ne parlez pas trop de la pénurie de masque en revanche sur le dépistage vous dites que les laboratoires privées publiques ont mal fonctionné que les vétérinaires auraient dû venir en renfort pour faire justement ces tests disons qu'on est parti sur le système d'organisation qu'on avait qui était dans nos plans comme on l'a évoqué qui était le plan pandémie grippal on l'a déroulé dans les hôpitaux petit à petit après les laboratoires privés n'avait pas l'habitude les PCR il pouvait pas faire le même type de TPSR au départ il a fait avoir des kits standardisés pour pour les inclure la capacité ouais on est à monter jusqu'à midi on est redescendu maintenant autour de 700000 peut-être quelque chose comme ça mais le tout c'est les tests c'est quelque chose c'est après l'usage qu'on fait des tests et des résultats et l'efficacité qui est associé donc il y a les délais il y a de notre ordinateurs [Musique] vous vouliez rajouter quelque chose mais on teste peut-être un million de son fait un million 200000 tests par semaine mais c'est totalement insuffisant et les cas qu'on trouve sont seulement une fraction assez faible de l'ensemble des cas donc on cherche les contacts des foyers des clusters mais c'est cluster c'est que la partie minuscule de l'iceberg donc toute la circulation du virus échappe à notre compréhension alors il est 19h48 le président de la République va s'exprimer dans peu près 5 grosses minutes qu'est-ce qu'il faudrait faire madame il il faut tester il faut changer de stratégie il faut décider qu'on va faire un dépistage de masse qu'on va chercher le virus dans toute la population pour isoler les gens qui sont positifs c'est pas ce qu'on fait en ce moment donc on demande des renforts pour justement ouvrir un maximum de laboratoire et si on se dirigeait vers un confinement puisque couvre-feu pardonnez-moi le confinement c'est juste congeler la situation votre vous avez de la viande à varier dans votre frigidaire vous la mettez au congélateur quand vous la ressortez elle se remet à pourrir le confinement ça congèle la situation temporairement et à la fin on se retrouve dans la même situation qu'avant exactement ce qu'on a déjà fait dépister dépister dépister avec des tests antigéniques faire des tests groupés chercher le virus dans les eaux usées il faut être inventif pour trouver rapidement les gens qui sont contagieux c'est qu'est-ce qu'on fait on trouve on trouvait en mai un cas sur 10 maintenant on trouve peut-être un cas sur cinq donc on étudie les foyers mais les foyers c'est une toute petite partie de la circulation du virus on est en deçà d'une politique de tests ambitieuse elle a été ambitieuse mais c'est à un moment donné je pense qu'il faut se poser pour pas passer d'une stratégie à l'autre etc sans arrêt se poser prendre du recul c'est-à-dire vers où on veut aller quel moyen on se donne qu'est-ce qu'on a je pense que c'est un moment où il faut prendre un petit peu de recul par rapport à la stratégie donc je crois que c'est important c'est une de nos préconisations à ce stade là après notre rapport la finalité c'est à la fin de l'année c'est-à-dire se dire voilà quels enseignement on tire et quelle proposition on fait qui seront soumis à la représentation parlementaire pour savoir ce qu'ils veulent décider pour en faire qu'en sorte lors de la prochaine crise les décideurs politiques sont meilleurs situations pour prendre leur décision c'est ça on a beaucoup parlé ici même dans cette commission d'enquête des masques j'aimerais qu'on s'attarde sur les lits de réanimation parce que à l'aube de cette deuxième vague on s'interroge pourquoi n'a-t-on pas haussé nos capacités sachant que une deuxième vague arrivait je vous donne les chiffres du de santé publique France aujourd'hui le nombre de personnes actuellement en réanimation santé publique France et de 1673 on est toujours à 5000 lits qu'on peut monter jusqu'à 12000 mais pourquoi c'est le même étage que pendant la première vague d'abord on était monté environ 10 000 sur la première vague là on monte à 12000 simplement il vous aura pas échappé que pour armer un lit puisque c'est le terme convenu il faut des professionnels or et bien on peut pas former un professionnel en quelques mois de soignants vous vous en trouvez où là il y en a pas là actuellement il faut les former on s'est engagé depuis le début puisque le numéro osus des personnels de santé et là quelle traduction concrète on va en avoir dans chacun des hôpitaux dans lesquels ils attendent et on voit à quel point ils sont épuisés sociales simplement la question c'est est-ce qu'on a les moyens d'augmenter le nombre de lits nécessaires par rapport à la première vague on lit des enquêtes dans Le Parisien pour ne pas le citer que les infirmiers veulent raccrocher à 40%. on se dit il faut deux soignants parler de réanimation cette fois-ci c'est tout le territoire ou presque qui est touché par l'épidémie donc on ne peut pas avoir quelque part de renfort est-ce que c'est un problème de renfort de soignants par hôpitaux qui en ont le plus besoin mais c'est ce que je disais c'est-à-dire c'est un problème de personnel globalement formé en France qu'on ne peut pas multiplier démultiplier dans d'autres hôpitaux ne sera pas possible cette fois-ci mais c'est le principe du plan blanc c'est-à-dire que déjà les mobilisations maximale le plan blanc faisait que les hôpitaux publics et les privés travaillent ensemble dans mon département en particulier ça a été un des premiers à déployer le plan blanc avec la clinique mutualiste la clinique privée et fallait que les privés le CHU mais juste c'est vrai que il y a ce déploiement qui peut pas se faire au delà de ça mais juste une chose la question c'est aussi de se dire avant tout faisons en sorte que les gens n'y aillent pas en réanimation c'est quand même ça la priorité avant tout bien sûr passer de 5000 à 12000 réanimation dans le temps qui a été imparti c'était quelque chose d'incroyable on y pensait pas du tout que ce soit possible c'était quand même extrêmement remarquable comme vous l'avez évoqué il faut il faut des professionnels on veut pas former des professionnels aussi vite il faudra une réserve sanitaire de paramédicaux qu'on entretiendra enfin des choses qu'il faudra aujourd'hui c'est pas la capacité en lice c'est l'idée que plus on aura de passer en covid dans les livres animations mais en augmentant moi on pourra prendre en charge correctement les autres patients donc c'est ça qui ont quand même pas dit de soigner tout le monde l'objectif c'est de soigner tout le monde c'est d'éviter de déprogrammer si je peux même un mot sur pour avoir une perspective sur le temps long on dit que là on peut pas recruter de soignants mais c'est pas aujourd'hui c'est pas on n'a pas attendu cette crise sanitaire pour que les soignants réclament davantage de moyens pour les hôpitaux publics et davantage de personnels publics et ce gouvernement comme les précédents ont systématiquement coupé dans les personnels de santé et couper dans les budgets de l'hôpital public et on en subit directement les conséquences politiques ça n'a absolument rien à voir mais c'est à dire que moi c'est pour ça que les personnels soignants continuent de passer qui est capable de passer de 5000 à 10000 animations donc c'est bien beau de le de rehausser dans l'urgence qui arrive plutôt que voilà ce qu'il faudra faire pour sauver le système hospitalier à l'avenir Stéphane mais on teste donc l'efficacité du gouvernement nombre de morts il y a un chiffre qui revient souvent c'est 90 % des morts du covid ont plus de 65 ans dans la mesure où on fait des ciblages géographiques sur tel ville ou telle endroit pourquoi on ne peut pas cibler plutôt les populations puisque les gens qui sont menacés ont à neuf fois sur 10 + 65 ans pourquoi le critère d'âge n'est pas une manière de cibler ceux qui faut protéger donc éventuellement à qui on demanderait de rester chez eux plutôt que de bloquer la totalité du pays envisagé systématiquement leur donner la priorité au personnel fragile il y a pas eu de hiérarchie dans dans les tests par exemple les cas contacts au début c'est moins le cas maintenant était pas priorisé dans les tests donc on peut imaginer des critères de priorisation alors on a parlé au fond de la réponse médicale vous dites que le problème n'est pas médical finalement le système hospitalier a tenu en revanche dans le rapport pitay je voudrais qu'on l'entende puisque ça m'a été fait mon qui est la rencontrer cet après-midi il estime tout même qu'il y a des ratés le système français hospitalier mais le système de santé en général est trop compliqué écoutez la structure de fonctionnement du département de la Santé globalement en France ou du ministère de la Santé est un peu compliqué avec plusieurs agences qui font tout un travail souvent extrêmement performant mais qui ont de la peine un tout petit peu à travailler ensemble le labyrinthe administratif est compliqué il complique beaucoup de questions il y a des fois des délais d'attente par rapport à des choses qui paraissent extrêmement simples qui sont beaucoup trop prolongées la bureaucratie sanitaire c'est un des éléments je crois que bon nous on vit avec on la connaît bien mais c'est bien d'avoir l'extérieur de Didier qui qui pointe quand même qu'il y a des choses qui pourraient fonctionner mieux donc ça c'est un des enjeux ça comment on peut se réorganiser on ira voir le modèle allemand pour voir s'il y a des choses à tirer de cette expérience et le faire après voilà c'est une des difficultés qu'on a qu'on a identifié c'est sûr je viens boire au vide c'est ça c'est effectivement les agences régionales de santé qui ne se coordonnent pas avec santé publique France ni avec le ministère ni avec les territoires qu'on a souvent mais c'est pas la première fois que je l'entends sur une mission mais c'est vrai qu'on a souvent ce problème là avec des agences qui font très bien leur travail mais la plupart du temps mais en silo je vous prends un exemple on parlait tout à l'heure des masques santé publique France a mis 18 mois pour répondre pour savoir pour nous dire que deux tiers des masques étaient bons à à la poubelle 18 mois pour nous répondre alors qu'ils sont en charge de la gestion des masques et de vous enrager en tant que vous allez faire pour essayer de mettre un peu d'ordre là dedans pour l'anecdote on va j'ai demandé en tant que président de cette commission d'enquête qu'on aille visiter le site de Vitry-le-François puisque c'est là où sont stockés les masques parce que si vous voulez nous comme on veut on nous a décrit les lieux on a l'impression que si vous voulez oui il y a un vieil entrepôt qui prend l'eau avec des rats qui qui passent à travers et un pharmacien perdu au milieu qui est en train de gérer ça j'exagère mais c'est à peu près comme ça qu'on nous la décrit donc on va aller visiter voir comment ça se passe mais se dire qu'il y a deux des masques qui sont passés à la trappe parce qu'ils étaient périmés aux régions qui arrivaient à trouver des masques là où l'ethan y arrivait pas commençons demandant à la Chine alors que la Chine était souvent demandé aux régions où l'État a pris des masques sur des stocks qui existaient ailleurs ensuite l'État a fait importer des masques les régions bon on souhaitait se mettre dans le jeu des territoires il y avait plus de de fluidité et d'agilité je n'ai jamais reçu de masque chez moi personnellement malgré toute leur renfort de pub du président non je n'en ai pas vu et pourtant ils étaient très beaux avec leurs petits logos mais non il faut pas oublier non plus le temps long on a un graphique dans le rapport qui montre le stock de masse qui diminue progressivement depuis 2011 donc c'est c'est pas quelque chose qui arrive tout seul à la fin c'est vrai qu'on a un problème en plus les qui sont un propre à l'usage mais c'est progressivement une culture qui a diminué sur les tests aussi vous expliquer que il y a des plateformes informatiques qui n'utilisent que des réactifs de la même provenance qu'on n'arrive pas à s'approvisionner ailleurs là aussi c'est un fléchage UBS en santé on a souvent ça les industriels vendent leur appareil et le consommable avec alors nous on avait plus peut-être en biologie d'appareils de ce type par rapport à un pays comme l'Allemagne et c'est vrai que dans une période aiguë où le concevoir un manquait forcément un appareil captif ne permet pas de faire des tests ça ça amélioré au fil du temps puisqu'il y a eu des plateformes acheter qui sont beaucoup plus ouvertes vous avez quelques pages aussi sur la mauvaise communication de l'exécutif expliquez-nous je crois que bon il y a eu des choses qui n'ont pas été bien compris dans l'explication les masques on l'a expliqué la doctrine scientifique qui portait les masques n'était pas illogiques de dire que on regarde la distanciation on a une hygiène des mains on porte le masque on est malade c'est ce qu'on pensait avec de la grippe après on ne savait pas à cette époque on aurait une pathologie qui se transmettrait beaucoup chez les asymptomatiques c'est quelque chose qu'on ne connaît c'est pas jusque là et on a eu du mal à le découvrir par contre ce qui n'a pas été bien expliqué c'est justement pourquoi on changeait de doctrine dire qu'on n'avait pas de masque au début et dire qu'on avait été capable de mettre des masques barrières et les qualifier dans le fait de ne pas être compliqué qu'elle gagnerait à être amélioré cette cette communication après je pense que pas vous excusez-moi madame je vous en prie finissez dans la communication il y a aussi faire comprendre aux gens pourquoi on prend des mesures c'est à dire quelle donnée pourquoi je trouve des clusters là donc il y a des clusters à Paris dans les restaurants donc je prends des mesures et parce que si les gens ne comprennent pas et qui est pas d'incohérence et c'est pas facile mais si je veux dire si mon restaurant est ouvert à 21h ce qu'il est moins dangereux qu'à 22h ou 23h c'est ça et je pense que aussi c'est donner confiance dans les mesures barrières moi je vais au restaurant à Paris parce que je suis parisien à mi-temps quand les mesures barrières sont respectées j'ai pas peur je me sens en sécurité donc je pense qu'il faut que les gens se disent si j'applique les mesures je suis protégé et ça c'est important ce sentiment d'insécurité créé par ce que vous dites c'est intéressant je trouve que c'est une des conclusions les plus importantes du rapport c'est comment le changement très régulier de de doctrine et de alors on peut imaginer et que c'est justifié en partie parce qu'on découvre le virus mais parfois ça a été aussi pour masquer des pénuries et les masques et l'exemple malheureusement le plus frappant tout ça Hérode la confiance vous en parliez au début la conscience des citoyens dans les consignes qui leur sont donnés et donc du coup après il faut pas s'étonner que les gens les remettent en cause et c'est difficile à comprendre pourquoi si je peux me permettre de terminer c'est difficile à comprendre pourquoi on peut aujourd'hui aller manger dans un restaurant et pas prendre une bière dans ce cas là si c'est dangereux de prendre une bière autant fermé aussi les restaurants ou inversement et on a du mal à comprendre l'homogénéité la cohérence entre les différentes contradictoires ou autres variables d'une semaine à l'autre qu'est-ce que vous répondez à cela on a bien vu d'ailleurs pendant le débat sur ce top covid l'Assemblée nationale où on a vu que la France insoumise était vraiment très corporate là dessus pour faire comprendre aux gens la cohérence de l'importance de stop covid application que le premier ministre n'a pas télécharger non parce que nous on est relativement cohérent sur l'application écoute Mélenchon mais bon voilà mais si vous voulez absolument pas cohérent ce débat qu'on a eu dans l'hémicycle de l'État vient d'annoncer un couvre-feu vous aviez quelques il a dit ce mot quelques quelques réactions tour de table je viens boire envie de vous y attendiez on s'y attendait oui inéluctablement alors c'est uniquement dans les zones dites écarlate dans les dans les métropoles mais donc un couvre-feu entre alors normalement c'est entre 21h et 6h du matin oui on s'y attendait la question si vous voulez principale c'était de trouver une solution et même si c'est peut-être pas forcément la solution idéale pour faire en sorte que nous puissions limiter les rassemblement privé puisque la législation ne nous empêche d'intervenir sur un rassemblement privé et c'est une des solutions c'est pas forcément la solution ni la solution idéale c'est une des solutions le confinement était la mesure extrême c'est à dire on a bloqué l'épidémie artificiellement elle est repartie quand les gens sont ressortis donc ça veut dire que il faut que les gens comprennent que cette mesure elle est prise parce que je pensais pour un peu lui craignent un débordement du système sanitaire donc c'est c'est un choix mais si on change pas dans les pratiques si on n'a pas une meilleure application des règles barrières après ça va recommencer donc je pense que c'est à mon avis ça qui est important c'est qu'il faut qu'à m'en donner les gens aient confiance dans la prévention et qu'on leur donne confiance et c'est pas facile le couvre-feu est-ce que ça vous semble si on me dit que pendant la nuit il y a un grand nombre d'événements qu'on ne peut pas contrôler et qui sont porteurs de transmission là bon sens également qu'il serait disproportionné en revanche de se reconfiner oui on a quand même une impression de déjà-vu sur la manière dont s'est annoncé donc on a des annonces un peu tonitruantes qui ont été qui n'ont pas été débattus d'un point de vue démocratique donc une partie sont peut-être justifiées d'un point de vue sanitaire mais pour qui une acceptation collective il faut que ce soit cohérent aujourd'hui les premiers cluster qui sont investigués sont d'une part dans l'entreprise privée d'autre part dans les milieux scolaires et donc que va-t-on faire dans les entreprises privées et dans les milieux scolaires pour s'assurer que la contamination et la diffusion du virus et la plus petite possible donc est-ce qu'on va rendre le télétravail obligatoire moi j'attends Emmanuel Macron là dessus je crois pas encore qu'il soit exprimé est-ce que dans les milieux scolaires et on va faire en sorte de pouvoir véritablement dédoubler et séparer éloigner le plus possible les étudiants vous donne juste les informations qui nous parviennent puisque le chef de l'État est on est en direct est en train de s'exprimer sur TF1 et France 2 donc vos informations étaient les bonnes 21h 6h du matin 8 métropoles et toute l'Île-de-France vendredi minuit et ça va durer quatre semaines est-ce que vous avez au fond des éléments de précision sur ce couvre-feu on ne peut plus dans ces zones là marcher la nuit non plus sortir effectivement sauf raisons professionnelles ou raison sanitaire ça veut dire que vous promenez votre chien vous faites arrêter justement c'est pour éviter parce que si vous voulez pendant le confinement du fait du fait du fait que ce soit un confinement complète toute la journée évidemment il y avait des horaires de sortie là on peut sortir la journée donc à partir de 21h vous ne sortez plus ça couvre-feu peine de vous savez retrouver les modalités de la vente qui est en lien avec mais il y aura forcément une pénalité une inéluctablement alors je pense que quelques jours d'adaptation mais bon il y aura une pénalité ce mot déjà a quand même particulier c'est vrai qu'on pouvait imaginer une formulation confinement nocturne la communication voilà nous sommes en guerre c'était en mars dernier ce mot de couvre-feu aujourd'hui qu'est-ce que vous en pensez notre approche elle est notre vision était un peu différente c'est à dire c'est de bien identifier les transmissions de faire respecter les règles là où c'est important je crois que en Gironde on l'a vu c'est à dire qu'il y a eu quand même on était en zone rouge il y a eu des mesures que le préfet annoncé avec le maire en particulier à Bordeaux et qui ont selon le souhait de décentralisé en particulier par les élus les choix et les décisions et ça a marché la population adhérer il y a des contrôles des restaurants qui étaient pas contrôlés qui étaient pas conformes ont été fermés temporairement et ça a baissé je pense qu'il faut qu'on se dire se dire qu'on va surfer pendant de longues semaines et moi sur une crête fragile donc on aura un peu plus un peu moins et il faut rester pédagogue et expliquer aux gens et on verra vivre avec le virus parce que c'est vrai que on se souvient et ce sera peut-être le mode conclusion de ce débat de ce mantra présidentiel vivre avec le virus éviter le reconfinement total c'était l'impératif absolu vous pas l'impression que le gouvernement change un peu de stratégie tout de même parce que c'est ça qui est difficile à lire non mais le problème c'est que nous avons une recrudescence de l'épidémie donc on est obligé aujourd'hui de prendre les mesures nécessaires mais la question de faire le lien entre la partie épidémique médicale et la partie économique et sociétale c'est aussi ça qu'on est en train de vivre aujourd'hui et on espère mais il faut quand même aussi prendre les responsabilités on parlait tout à l'heure de prendre en charge la pathologie au début à l'instant T au bon moment et de bonnes de bonnes manières c'est ce qu'on est en train de faire aujourd'hui pour éviter une saturation de la réanimation parce qu'une saturation de la rénémation ça veut dire beaucoup de gens en réanimation donc beaucoup de gens qui ont un risque de décéder donc c'est notre rôle aussi merci beaucoup d'avoir à la fois débattu de ce rapport et commenter en direct ces annonces je vous rappelle la principale l'annonce du chef de l'État un couvre-feu va être installé des instaurer dès vendredi prochain dans 8 métropoles ainsi que dans toute l'Île-de-France de 21h à 6h du matin les théâtres les cinémas les restaurants les bars seront fermés et la population n'aura pas le droit dans ces zones d'alerte maximale de circuler sous peine vous disait Julien borvitch à l'instant peut-être on verra ça dans les jours qui viennent d'amande merci à vous vous restez avec nous Manon aubryon on va parler un petit peu de vous de vos combats européens une ancienne activiste voulait toujours dans le grand bain de la politique c'est tout de suite [Musique] Manon André on le sait la crise sanitaire a tout saturé l'espace médiatique mais aussi l'espace politique vous êtes une insoumise Héli au Parlement européen depuis maintenant un peu plus de 1 an et demi voilà est-ce que c'est pas très difficile d'être dans l'opposition dans un moment pareil est-ce qu'on est encore audible oui on est encore audible et on essaie d'être constructif vous savez au Parlement européen le système parlementaire est un peu différent il y a pas un parti qui a une écrasante majorité donc un groupe seul ne peut pas faire la majorité donc on dialogue on échange on discute parfois on crée des majorités suspendus aux décisions de chacun des gouvernements pas facile et en retourne cette illustré par son monde de coordination ces derniers mois l'Union européenne dans la gestion de la crise sanitaire ce sont des États qui se sont piqués les uns les autres des masques des respirateurs et qui ont appliqué des règles extrêmement différentes en matière de test en matière de contrôle dans l'espace Schengen et l'Union européenne finalement a montré son pire visage et donc nous on se bat aussi pour dire que l'Union Européenne a une responsabilité pour faciliter la coordination pour protéger protéger aussi d'un point de vue industriel produire au sein de l'Union européenne on va voir ça suffisamment de masse et suffisamment d'outils pour faire en sorte que l'Union européenne s'en sorte le mieux possible et vous avez une manière particulière de au fond pousser vos combats dans l'arène de Bruxelles votre portrait tout de suite avec les mots Méric merci à vous avant toute chose il y a un point à mettre au clair non je n'ai aucun lien avec Martine Aubry ou alors ma mère m'aurait menti pendant beaucoup de temps non Manon Aubry n'est pas la fille de Martine Aubry elles vivent même aux antipodes l'une de l'autre puisque Manon Aubry a grandi à Saint-Raphaël dans le Var beaucoup d'entre vous ne me connaissent pas ou doivent se demander qui je suis ça c'est ce que Manon Aubry a dû faire quand elle a pris la tête de liste de la France insoumise aux européennes une petite vidéo de présentation car mano Aubry n'est pas une professionnels de la politique elle était pourtant bien partie pour leader de manif à 15 ans au lycée aujourd'hui pour tous le même bac pour tous et voilà on veut se battre un sacré potentiel militant mais après si on se pose Manon Aubry préfère rejoindre Médecin du Monde puis Oxfam Elie devient spécialiste de l'évasion fiscale au Luxembourg les filiales au Luxembourg c'est son dada y compris depuis quel siège au Parlement européen nous vous souhaitons une excellente retraite et pour cela nous avons pour vous un petit cadeau pour retourner dans votre paradis fiscal vos amis les multinationales que vous avez aidés pendant le luxe lix vous souhaite une joyeuse retraite avec ce cadeau merci beaucoup avec son passé d'activiste Manon Aubry s'est capté l'attention pour faire passer un message comme lors de la Journée des droits des femmes et nous continuerons de reprendre en cœur l'hymne des femmes levons-nous femmes esclaves et brisons nos entraves debout debout [Musique] debouts de féministe elle a su gagner le respect de ses camarades masculins c'est une battante c'est une battante une battante qui flirte parfois avec la ligne rouge et qu'est-ce que tu fais là il m'a puni il m'a mis un blâme un blâme pour avoir invité le mouvement extinction rébellion à un manifesté dans l'enceinte du Parlement européen encore une fois l'activiste derrière la femme politique l'activiste au fond vous inventez une nouvelle manière de faire de la politique c'est de l'agitation dans l'hémicycle mais est-ce que c'est constructif est-ce que vous êtes à faire avancer les lois oui parce que derrière il y a des propositions vous savez quand je me bats contre l'évasion fiscale au Parlement européen je fais des propositions par exemple le fait que Luxembourg l'Irlande les Pays-Bas qui sont des paradis fiscales fiscaux au cœur de l'Union européenne soit considérés et soit listés sur la liste officielle vous avez de l'Union européenne de peser davantage de là où vous êtes par rapport au combat que vous me meniez au sein des ONG où on mobilise beaucoup posé j'avais beaucoup hésité avant d'accepter la proposition de la force insoumise ça a duré même trois mois j'avais d'abord dit non et ce qui m'a à la fin poussé à accepter et à me jeter dans la reine politique pour laquelle j'avais pas mal de défiance c'était de me dire que en fait après des années de militantisme dans le milieu associatif j'avais aussi accumulé énormément de frustration qui était celui très utile extrêmement complémentaire parce que à la fin vous savez quand je menais une campagne contre l'évasion fiscale j'ai l'impression d'avoir un soutien populaire sur ces questions à la fin c'est pas moi qui appuyé sur le bouton et quand il y avait des lobbies qui arrivaient à obtenir le dernier mot et influencer certains députés moi j'étais contribué à leur a changé aujourd'hui je depuis là vous êtes à vous donner des exemples concrets là on est en train de voter en ce moment un rapport sur le financement de la transition écologique au niveau européen on a réussi à inclure dedans qui est la taxe sur les transactions financières donc pas encore c'est la santé mais qui est dans le rapport de taxer la spéculation financière un autre des combats que je porte c'est sur la régulation des entreprises multinationales pour mettre fin à leur impunité et là aussi on a obtenu à ce que le Parlement européen et l'Union européenne légifère pour faire en sorte que les entreprises rendent des comptes parfois d'ailleurs vous vous créez des coalitions avec d'autres groupes politiques c'est le propre du Parlement européen petite question politique pour terminer Jean-Luc Mélenchon qui va se lancer c'est imminent il a dit avant avant fin octobre à la présidentielle il aura 71 ans 2022 c'est vraiment l'une meilleure candidat de la gauche vous en avez un autre à me proposer un meilleur à Paris la régénération je pense que c'est un moi ce que je dis pour cette campagne j'étais pas là en 2017 j'ai pas fait la campagne mais c'est que en 2022 il faudra que ce soit une campagne collective montrer que quand on remet en cause la 5e République donc c'est un avertissement Jean-Luc Mélenchon c'est pas du tout un avertissement il connaît mes positions là-dessus au contraire moi je pense qu'aujourd'hui on n'a pas meilleur candidat que Jean-Luc Mélenchon et il a su aussi démontrer qu'il pouvait créer un collectif autour de lui tant l'Assemblée nationale qu'au Parlement européen alors vous allez voir maintenant Aubry vous n'êtes pas la seule à aimer les coûts d'éclat ma journée à l'Assemblée c'est tout de suite la chronique de Thomas des prés clones [Musique] bonsoir Thomas bonsoir Myriam ravie de vous retrouver ce soir vous nous parlez d'un clash en plein débats budgétaires exactement ça s'est passé hier soir dans l'émission les députés examinent le projet de loi de finances pour l'année 2021 et après le dîner le président de la commission Éric verdt n'était pas très content j'ai eu une sacrée surprise tout à l'heure en découvrant une vidéo de la France insoumise cette vidéo de la France insoumise c'est François Ruffin qui l'a publié sur sa page Youtube le député de la Somme est très remonté sur la façon dont sont jugés il recevable certains de ces amendements éliminé il recevable parce que ça crée des charges et tout ça la cible de François Ruffin c'est l'article 40 de la Constitution qui empêche les députés de créer des dépenses non financées dans le budget mais pour l'insoumis là c'est une décision politique il y a une modification du simplement l'année dernière de l'Assemblée nationale qui a resserré la recevabilité plus les riverds qui veut pas que le débat dure trop longtemps et donc la somme des deux fait que ça tombe ça tombe ça tombe ça tombe alors hier soir dans l'émission François Ruffin n'était pas là mais le président de la commission et le rapporteur du budget oui et il lui aurait répondu on pourrait faire passer le message à notre collègue François Ruffin ici que ce qu'il dit dans la vidéo est parfaitement erronée puisqu'il confond le règlement de l'Assemblée nationale avec la Constitution française c'est ennuyeux nous avions dit à vos collaborateurs que ces amendements étaient irrecevables ils ont été déposés quand même utilisé à des fins politiques donc une mise en scène c'est du mauvais théâtre c'est du théâtre c'est pas du théâtre de boulevard c'est du mauvais théâtre et ça c'est inacceptable le face à face ne sait bien sûr pas arrêter là ça a duré une bonne partie de la soirée dans l'hémicycle avec d'un côté Éric verd et de l'autre les députés insoumis tout ça c'est c'est un truc de Tartuffe vous êtes des hypocrites l'article 40 est intrigue d'hypocrite si l'article 40 supprimait les n'importe quoi vous serez le premier être supprimé franchement lisez deux minutes la jurisprudence de l'article 40 et demander à vos collaborateurs de vous les expliquer et s'ils ne savent pas changer de collaborateur vous considérez que nos collaborateurs ne sont pas assez intelligents pour vous c'est votre problème mais moi je ne l'accepterai pas ici bonjour François Ruffin vous avez mis un sacré bazar hier soir dans l'hémicycle c'est surtout les riverds qui a mis le bazar voilà donc non non moi j'ai fait mon travail mais Eric wurtyr il dit que ce n'est pas de la faute des commissaires ce n'est pas de la faute de sa commission c'est la Constitution qui veut ça la Constitution manifestement vous savez les textes ils peuvent être interprétés quand même il y a une certaine élasticité dans l'interprétation de la Constitution et monsieur woert je dénonce pas du tout ça provité qui mettra en cause la probabilité de Monsieur hurt je dénonce pas son incompétence au contraire je pense qu'il est extrêmement compétent il est extrêmement compétent pour faire appliquer une censure politique ou non du juridique et ça et au nom de la Constitution et ça il sait faire voilà Myriam et selon nos informations Erick Werth a écrit ce matin au président de l'Assemblée Richard Ferrand pour lui faire part de son indignation face au comportement de François Ruffin merci beaucoup merci Thomas double en politique François Ruffin allez à bientôt disons qu'on est assez complémentaire et qu'on se rejoint un peu on passe au deuxième grand thème de cette émission la fin de l'école à la maison je vous le disais la mesure a été annoncée par Emmanuel Macron s'était il y a deux semaines lors de son grand discours sur le séparatisme et cette mesure on va le voir tout de suite elle est loin de faire l'unanimité face à face tout de suite [Musique] face à face qui oppose ce soir Anne-Christine Lang bonsoir bonsoir merci d'être avec nous vous êtes député la République en marche de Paris vous défendez cette mesure qui sont consiste à supprimer l'instruction à domicile vous vous y opposez à cette mesure Claudia Renault bonsoir vous êtes président d'une association les enfants d'abord qui défend l'école à la maison 25000 élèves concernés on va en débattre tout de suite mais d'abord les clés pour comprendre avec ce reportage de Maïté Frémont qui a suivi une mère de famille qui instruit ses deux enfants chez elle regardez et c'est parti ce lundi après-midi pour Léonard 7 ans et sa sœur Joséphine 4 ans c'est atelier peinture le temps que ça dure il s'arrête quand ils veulent quand ils veulent passer sur autre chose qu'il faut sur autre chose en guise d'institutrice leur maman un peu plus de rouge encore un peu plus de rouge et là j'ai mis que du rouge et la salle de classe tout simplement leur salon [Musique] Géraldine et son mari ont fait le choix il y a plus de trois ans de faire l'école à la maison ça s'est passé comme ça parce que Léonard était assez en souffrance par rapport à l'école il pleurait les matins le soir donc au bout d'un moment on n'avait pas d'autres solutions et comme l'école n'était pas obligatoire on la déscolarisé en attendant de voir la suite la suite Géraldine l'organise mardi je on va la faire et le soir à 18h j'ai ma batterie samedi je fais du judo et le dimanche j'ai rien pour instruire ses enfants elle met entre parenthèses son métier d'orthophoniste et leur concocte un emploi du temps sur mesure là il y a un peu tout ce qui est éducation cosmique donc voilà la géographie l'histoire la zoologie la botanique ici pas d'apprentissage classique on apprend monter ou encore à lire par le jeu quand elle découvre la décision du gouvernement d'interdire l'école à la maison c'est un coup de massue on est surpris quand même de tout ça ça tombe sur nous surtout que voilà on est quand même contrôlé chaque année on a l'éducation nationale qui vient nous voir une fois par an il y a aussi un contrôle de la mairie pour voir dans quel environnement vit l'enfant donc c'est vrai qu'on comprend pas trop cette décision et si l'école à la maison devenait interdite en France la famille pourrait envisager de quitter la métropole et aussi on a le réveil nous sommes pas pour nous réveiller tu trouves un pari se réveille Géraldine et son mari feront tout pour ne pas le faire sonner l'année prochaine dans le cas contraire Léonard rentrerait directement en CE2 sans avoir suivi le parcours classique Joséphine elle découvrirait la maternelle Anne-Christine Lang quand on regarde sur portable on se dit mais pourquoi interdire cela tout à l'heure de très bien se passer oui enfin je sais pas il faudrait contrôler voir dans quelques années ce que tout ça deviendra donc on peut évidemment pas partir de cet exemple par précise que tout les enfants qui ont handicap des troubles du comportement moteur les enfants en itinérance aussi avec leur famille ou qui pratiquent un sport de haut niveau ne sont pas concernés par cette mesure il y a 50 000 enfants qui font l'école à la maison si on enlève cela ça fait à peu près 25000 poursuivez pardonnez-moi oui c'est à dire qu'en fait on sera amené le ministre sera vraisemblablement amené à définir effectivement très précisément dans le texte les exceptions sachant évidemment que les enfants voilà malades ou porteurs véritablement avec un énorme bazooka je pense que ce qu'il faut bien préciser c'est que il y a eu plusieurs étapes et dans le cadre de l'école de la confiance dont j'étais là rapporteur on a instauré l'école l'instruction obligatoire à 3 parce que on a le souhait de valoriser l'école maternelle de dire que l'école l'instruction à partir de trois ans c'est absolument polarisation d'accord mais ce que je veux dire c'est que ça s'inscrit quand même dans un processus où on a à cœur le ministre et nous-mêmes de valoriser les apprentissages entre 3 et 6 ans l'école enfin l'instruction est devenue obligatoire donc il y a un processus donc là effectivement il y a une nouvelle étape qui instaure l'école obligatoire à 3 ans parce que on considère que l'école de la République doit être le lieu privilégié de de des apprentissages parce que c'est le lieu avec enfin je veux dire de personnel compétents ou l'enfant rencontre d'autres adultes d'autres enfants se confrontent à des règles fait tout un apprentissage qui est qui ne peut être dispensé dans le meilleur conseil conditions à l'école je vous rappelle que c'est une mesure qui a été annoncée pour lutter contre les écoles clandestines on va réécouter tout à l'heure le son d'Emmanuel Macron à ce sujet là est-ce que vous madame Renaud qui défendait ses parents là vous estimez un peu victime collatéral dans cette affaire oui on a complètement l'impression d'être des victimes collatérales je voulais juste préciser que je suis pas présidente de l'association les enfants d'abord je suis membre actif mais pas présidente les parents qui font l'instruction en famille ont très à coeur de participer à la société à la République aux valeurs de du vivre ensemble dans lesquels quand même à l'altérité et en tout cas il y a tout un dispositif de la mairie et de l'éducation nationale qui veille à vérifier que ces familles justement respectent tout ça mais qui sont ces parents parce que on a l'impression qu'ils rejettent le modèle éducatif traditionnel qui veulent de l'alternative on entend dire qu'il y a des antibacts famille ces familles que parfois on n'est pas loin des familles très variées de pédagogie c'est un peu les années 70 on est en plein dans les livres enfants de sommeil mais ça voilà qui sont préférés par ces familles il y a vraiment une très grande diversité il y a 7 ou 8 rassemblements à l'échelle nationale des collectifs et des associations qui rassemble les familles il y en a qui veulent faire qui s'appelle l'école et la maison pour avoir des apprentissages scolaires mais dans un style plus familial et avec une attention plus familiale et puis il y a un effet un certain nombre de parents qui ne se reconnaissent pas du tout dans la forme scolaire qui a dire quoi les notes l'évaluation oui les notes l'évaluation obligation d'un système sans note oui d'autant que mais d'autant que plein de recherches montrent et plein d'écoles alternatives qui sont avec des systèmes pédagogiques autres là on est dans autre chose ça fait 80 ans que des écoles alternatives ou des recherches de façon de travailler alternative existe et fonctionne donc ça veut dire que les parents sont quasiment à temps plein au moins un des deux parents avec avec leurs enfants pour faire cette école à la maison à l'école Anne-Christine ce que je voudrais dire quand même ce qui est important c'est que en fait effectivement comme je le disais il y a un processus parce que nous on croit l'école de la République en collectivité pour les raisons que que j'ai évoquées on note aussi que ces dernières années il y a une explosion de l'école à domicile de l'école à domicile c'est-à-dire qu'en fait il y a des élèves qui ne sont tout simplement pas scolarisés ou déscolarisés et effectivement il y a un certain nombre d'enfants qui pour des raisons religieuse notamment liés à l'islam radical refuse l'école de la République refuse les règles qui sont imposées et les apprentissages qui sont proposés aux enfants il y a des écoles de fêtes des écoles clandestine et que donc on est effectivement dans une volonté de lutter à la fois contre l'obscurantisme parce qu'on pense que les enfants ont droit à une éducation complète avec toutes les disciplines l'ouverture d'esprit l'esprit critique etc je vous proposerai l'enfant à bénéficier de tout ça je vous propose de réécouter le chef de l'État je vous donne la parole juste après mano Aubry pour resituer au fond l'objectif d'Emmanuel Macron avec cette interdiction des parents d'élèves qui viennent voir directeur ou la directrice d'école et qui disent le cours de musique s'est terminé sinon il ne reviendra plus la piscine avec les autres c'est terminé sinon il ne reviendra plus et ensuite des certificats pour allergies au chlore qui sont donnés puis des absences répétées et enfin la déscolarisation nous allons l'inscrire au CNED ce sera très bien fait c'est plus simple pour nous ces enfants ne vont pas au CNED parfois il ne reçoivent aucune éducation mais ils vont dans des structures qui ne sont nullement déclarées la semaine dernière nous en avons encore identifié une enseigne Saint-Denis des structures très simples des murs presque pas de fenêtre des enfants qui arrivent à 8h chaque jour qui repartent à 15 heures des femmes handicap qui les accueillent et lorsqu'on les interroge des prières certains cours voilà le renseignement c'est une réalité nous devons la regarder la nommer en face voilà Manon est-ce qu'il fallait frapper fort comme la flèche de l'État en interdisant l'école à la maison pour interdire tout simplement éradiquer ces écoles clandestines alors c'est un sujet intéressant après je sais je suis pas sûr que ça fasse partie du package séparatisme d'ailleurs la loi a changé de nom au passage deux éléments je pense elle peut avoir des éléments intéressants par contre il faut être vigilant sur des personnes qui seraient qui n'entreraient pas dans les exceptions qui sont possibles je crois que vous entendez madame Renaud par exemple des enfants qui sont harcelés à l'école qui rentreraient pas forcément dans les questions sanitaires et qui à mon sens mériteraient d'être scolarisé à la maison au moins temporairement donc il faut penser à ces exceptions et le dernière chose que je voulais dire c'est que si le gouvernement Emmanuel Macron se suscitant de la scolarité pour tous un attachement à l'école républicaine que je partage et qu'on partage à alors j'ai envie de lui poser la question quid de tous les enfants qui sont déscolarisés alors qu'ils demandent à être scolarisés pensez aux mineurs isolés étrangers aux enfants en grande précarité aux enfants en situation de handicap qui n'ont pas le droit à l'école à la scolarisation et pour tous même pas on n'a pas de papier plus de 100000 enfants qui sont disques scolarisés sans qu'ils le veuillent et je pense que ça doit être peu de temps j'entends je voudrais qu'on reste sur le sujet dans le cadre de l'école de la confiance nous avons personnellement fait voter un amendement qui oblige les maires à inscrire les enfants sans autre autorisation madame Claudia Renault qu'est-ce que vous réclamez qu'est-ce que vous demandez à ce gouvernement à la majorité que vous avez en face de vous l'arsenal existe c'est-à-dire qu'il y a des visites de la mairie les visites de l'inspection qui s'est déjà contrôlé ça suffit on est bien contrôlé et il faudrait peut-être donner davantage de moyens aux maires et au rectorat pour que il puisse faire ses contrôles là mais il y a eu des guerres scolaires dans le pays vous voulez manifester vous êtes peu nombreux si on regarde les 25 c'est une possibilité pour un certain nombre de familles dont l'enfant est en souffrance un an il y a une étude en cours de Philippe Bongrand qui montre que la moitié des déscolarisation dure un an ou un an et demi ou deux ans enfin c'est pour une période temporaire qu'est-ce que vous répondez pour conclure pour conclure je pense qu'effectivement il y a une réflexion à mener sur les exceptions les évictions temporaires etc par exemple du harcèlement bon c'est vraiment une priorité du ministère qui a voté qui a été de choses extrêmement ambitieuses avec des référents etc des formations des personnels sur le harcèlement il y a tous les cas qu'on connaît de phobies scolaires etc et évidemment nous on défend véritable quelque chose en dehors de studio en fait vous voulez interdire le de la forme qui est terminée malheureusement le temps qui nous est imparti voilà est terminé on va redonner du temps à se débat qui ne fait que commencer puisque il y a un projet de loi qui se prépare merci Manon Aubry merci mesdames très belle soirée et à demain merci [Musique]
Manon Aubry