Démission de Lecornu : Macron plus isolé que jamais
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Que peut faire Emmanuel Macron après la démission de Lecornu ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Peut-il renommer Sébastien Lecornu ou dissoudre l'Assemblée ?
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Marine Le Pen juge la dissolution incontournable. Partagez-vous cette analyse ?
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Les partis de gauche réclament un premier ministre de gauche. Est-ce réaliste ?
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Pourquoi le gouvernement Lecornu 1 a-t-il échoué en 27 jours ?
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Bruno Lemire renonce à participer au gouvernement. Quel impact ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« En ce lundi matin, les conditions n'étaient plus remplies pour que je puisse exercer ces fonctions de premier ministre et permettre au gouvernement d'aller devant l'Assemblée nationale demain. »
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« Moins d'un mois à Matignon, triste record sous la 5e République. »
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« Il faut arrêter les ministres ministres, ministre de droite, ministre de gauche, ça on arrête, on retourne aux urnes. »
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« Les écologistes tweetent : "Gouvernement Bairou, gouvernement le corn." »
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« On ne peut pas être premier ministre lorsque les conditions ne sont pas remplies. »
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« Les affaires courantes sont indexées sur un principe qui est celui de continuité de l'État. »
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« La France est vraiment le pays avec la plus forte défiance et cette défiance prend des formes aujourd'hui extrêmement fortes. »
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[Applaudissements] [Musique] Bonjour, bonjour à toutes et à tous. Bienvenue, c'est évidemment une édition spéciale de sens public que l'on vous propose ce soir 90 minutes pour comprendre la démission de Sébastien Lecnu et anticiper les conséquences politiques et institutionnelles. De son geste, le premier ministre n'aura tenu que 27 jours.
En ce lundi matin, les conditions n'étaient plus remplies pour que je puisse exercer ces fonctions de premier ministre et permettre au gouvernement d'aller devant l'Assemblée nationale demain. Moins d'un mois à Matignon, triste record sous la 5e République. Que peut faire Emmanuel Macron ?
Peut-il renommer Sébastien Lecornu ? Va-t-il de nouveau dissoudre l'Assemblée nationale ? Quel parti sortirait ?
Vainqueur de législative anticipée que vont faire ces nouveaux ministres à peine nommés et déjà des missionnaires dans notre émission nous répondrons à toutes ces questions puis on va aussi analyser les stratégies des différents partis politiques. Marine Le Pen juge la dissolution incontournable. On est au bout du chemin.
Il faut arrêter. Voilà, il faut arrêter les ministres ministres, ministre de droite, ministre de gauche, ça on arrête, on retourne aux urnes. Et ce sont les Français qui vont décider.
C'est clair. Le parti le péniste par sur des législatives. Les n'abdiquent pas toute ambition gouvernementale.
Les insoumis de Jean-Luc Mélenchon relancent une procédure de destitution du chef de l'État et le Parti socialiste, le parti communiste également demande la nomination d'un premier ministre de gauche. C'est bien vers l'Élysée que les regards se tournent pour imaginer une sortie de crise. Le président demande à son premier ministre démissionnaire de continuer les négociations.
En attendant le choix présidentiel, vous pouvez réagir. Poser vos questions aux experts de sciences publiqu pour bien comprendre l'origine de ce chaos, il faut remonter quelques heures en arrière quand le gouvernement le cornu est dévoilé. Clémentine Louise sur la proposition du premier ministre. 19h40 dimanche soir sur le perron de l'Élysée.
Les premiers noms des ministres du gouvernement le cornus sont dévoilés. Monsieur Bruno Lemire, ministre des armées et des anciens combattants. Madame Amélie de Montchalin, Bruno Retaillot, Gérald Armanin, Rachid Adati, pas vraiment un gouvernement de rupture.
Les écologistes tweetent : "Gouvernement Bairou, gouvernement le corn." Avec Macron, c'est simple, on ne change pas une équipe qui perd. Peu de surprise à gauche où les consultations avec le premier ministre n'avaient pas abouti sur un compromis.
À droite, en revanche, les républicains avaient annoncé participer au gouvernement le Cornu. Pourtant, à 21h30, hier soir, le chef du parti tweet : "La composition du gouvernement ne reflète pas la rupture promise." Deuxème surprise de la soirée, l'Union des démocrates indépendants annonce ne pas soutenir le gouvernement.
Devant ses réactions, Sébastien Lecorn a remis ce matin sa démission au président de la République, non sans critiquer l'attitude des différents partis politique. On ne peut pas être premier ministre lorsque les conditions ne sont pas remplies. Depuis 3 semaines, pourtant, j'ai bâti tenté de bâtir les conditions pour lesquelles nous pourrions faire adopter un budget.
Il suffirait de peu pour que l'on puisse y arriver en étant plus désintéressé pour beaucoup, en sachant aussi faire preuve d'humidité, peut-être aussi un peu parfois d'effacement de certains égos. Plusieurs partis dont le Rassemblement national appellent désormais à une dissolution de l'Assemblée nationale. Les Républicains comme les centricistes croient plutôt en la nomination d'un nouveau gouvernement avec un premier ministre que les écologistes et les socialistes eux espèrent de gauche.
Nous demandons donc aujourd'hui au président de la République la nomination d'un ou d'une première ministre issue de la gauche et des écologistes. Ultime rebondissement ce soir, Bruno Lemire renonce à participer au gouvernement et c'est un Emmanuel Macron plus isolé que jamais mais qui tente de garder la main. C'est ce que l'on va découvrir dans un instant et analyser avec mes invités.
Bastien François, bonsoir. Bienvenue. Vous êtes professeur de Sciences politiques à l'université parien.
Vous publiez les mots clés du droit constitutionnel aux éditions d'Allose. Aurore Malval, bonsoir et bienvenue. Vous êtes grand reporteur à Marianne Stéphane Zumsteek, bonsoir et bienvenue.
Vous êtes directeur du département politique et opinion à l'Institut de sondage Ipsos BVA. Anne-Charlen Bezina, bonsoir Anne Charlè constitutionnaliste et éditorialiste politique. On fait un métier merveilleux.
Euh je je vais être je parle pas souvent de mes états d'âme mais comme citoyen, je suis désespéré. Comme journaliste, on va admettre que c'est quand même une période assez fascinante à analyser. La toute dernière information pendant mes titres, elle elle est apparue, hein.
Emmanuel Macron qui demande à Sébastien Lecnu de mener d'ici à mercredi d'ultimes négociations. Bastien François, déjà alors faudrait être dans la tête d'Emmanuel Macron, mais comment vous analysez ce qui est en train de se passer ? C'est difficile mais je je dois je dois quand même dire que ma voisine avait annoncé ce scénario quand lorsque nous sommes arrivés sur le plateau.
Alors pendant que vous arriviez dans le couloir, elle m'a dit "Je sais lire aujourd'hui dans la tête du président." Donc c'est plutôt à elle qu'il faudrait s'adresser. Oui.
Ben alors Aurore, allez-y. D'où vient cette info ? Vous allez pas révéler vos sources mais mais quand vous l'expliquez surtout.
Non mais je je l'explique par je dirais un petit peu l'invraissemblance de ce à quoi on assiste depuis un an. C'est-à-dire que plus enfin plus grand-chose ne me surprend et en fait chaque chaque rebondissement en chasse un autre et finalement on y comprend plus grand-chose et on a tendance à privilégier parfois l'hypothèse la moins euh crédible en tout cas pour pour la tenir comme probable. On on en est on en est revenu là.
Je pense pas que ce soit une très bonne chose pour la démocratie, pour la la 5e République aussi et pour et pour les citoyens. Mais c'est mais par rapport c'est c'est intéressant cette histoire. Bon là, on se dirige donc vers un gouvernement, le Cornu 2 visiblement.
Oui. Alors parce qu'il faut dire que un peu avant ça, on a appris que Bruno Lemire qui avait été nommé comme ministre des armées avait annoncé qu'il se retirait du gouvernement parce que manifestement il bloquait l'équation en tout cas avec les LR. Donc déjà, c'était un premier indice de tractation qui était peut-être en train de Mais effectivement le lorsque on a eu hier soir l'annonce du gouvernement, d'abord on a la plupart des commentateurs dit que ce gouvernement n'était pas un gouvernement de rupture.
Effectivement, que quasiment exactement quasiment rien ne changé ou presque. Et on avait même un retour de certains ministres macronistes. Donc il y avait pas et en même temps quand même un gouvernement assez marqué à droite et puis on a cette ce tweet coup de théâtre de Bruno Rotaillot et on se dit finalement mais ce gouvernement n'est pas suffisamment à droite pour Bruno Retaillot qui lui voulait une rupture justement encore plus grande ou surtout pour les LR qui n'avaient obtenu quasiment rien sur le plan programmatique hein leur fameux leur fameuse feuille de route avait été soldé par une fin de non recevoir par Sébastien Lecornu et donc finalement Bruno Le était qui est devenu un petit peu le totemis du des années Macron parce que le mer qui a quand même été 8 ans ministre des finances donc qui est comptable de ce bilan qui se retrouvait à côté de Bruno Retaillot et là on a ben c'était cet élément bloquant qui s'enlève et d'ailleurs de manière assez cryptique Bruno Retaillot ce midi au journal de 13h disait que la dissolution au 13h de TF1 tout à fait disait que la dissolution ou la démission n'était pas la seule option comme si finalement il laissait encore cette porte ouverte.
Alors donc parce que la Constitution permet à Emmanuel Macron de renommer Sébastien le Cordu sans aucune difficulté hein. Bien sûr. Oui.
Donc on le voit déjà c'est c'est on va avoir un 4e enfin un 3è renouvelé premier ministre. En fait c'est des premiers ministres qui sur le plan de l'arithmétique parlementaire représentent pratiquement rien chaque fois. Donc en fait le président de la République choisit qui il veut.
Là, il avait il avait quand même choisi un premier ministre qui était très proche de lui avec un gouvernement tel qu'il a été présenté qui était quand même très macroniste, hein. Bon, donc euh vraiment très très loin de l'idée qu'on pouvait se faire d'un élargissement, y compris même au sein du Bloc Central qui qui avait déjà connu euh quand même des tensions, hein. Donc moi moi ce qui me enfin c'est quand même étonnant de réécouter le premier ministre nous expliquer pourquoi il est parti ce matin mais bien sûr et de le retrouver là en train de d'éventuellement continuer de négocier jusqu'à mercredi voà et se dire aussi quelle autorité il va avoir finalement parce que c'est ça l'enjeu ce premier ministre qui a sauté tout simplement parce que monsieur Rota a dit bah non ça va pas de façon assez calvalière en tout cas dans la tradition de la 5e République.
Bon euh il va négocier maintenant sur quelle base ? C'est c'est alors il disait déjà qu'il était le premier ministre le plus faible de la 5e République mais là il est c'est c'est plus que faible. Il n'existe pratiquement plus.
C'est le le président de la République qui le ressort de du néant. Bon, alors qu'il avait fait d'ailleurs un gouvernement dont tout le monde peut penser que c'était le gouvernement du président de la République et pas pas le sien. Et donc en réalité ce c'est un premier ministre un peu hectoclasme voilà que qu'on nous met on nous remet sur le devant de la alors effectivement vous faites référence à son discours sur le péron de de Matignon ce matin.
Il faut il faut pas oublier que finalement ça a été la première fois où il s'est adressé via un média audiovisuel au français puisqu'il ne l'avait fait que par la presse écrite. C'était au moment de d'annoncer son départ avec notamment cette critique à peine voilée contre les LR, pas seulement contre les partis politiques qui choisissent justement leurs militants plutôt que les citoyens, leur parti plutôt que le pays. Écoutez, j'ai du respect pour celles et ceux qui s'engagent, mais il faut toujours préférer son pays, à son parti et il faut savoir écouter ses militants mais toujours penser aux françaises et aux français.
Stéphane Zumsteig, c'est je reprends les propos de Bastien François à l'instant et j'essaie de me mettre à la place de nos téléspectatrices et téléspectateurs qui peut-être effectivement ne comprennent plus grand-chose ce soir. Nous, on a déjà du mal à à saisir alors qu'on baigne dans ce dans ce calendrier politique à longueur de de journée. Comment imaginer Sébastien Lecornu former un gouvernement qui va ressembler comme de goutte d'eau à celui qui l'a qui vient de ser ?
La déclaration de de l'Élysée, c'était mené d'ici mercredi soire d'ultime négociation mais mais sur quoi ? Parce ça fait un mois qu'il négocie et qui s'adresse pas au français d'ailleurs. Pour négocier quoi et avec qui ?
Parce que si c'est pour négocier pour obtenir le scalpe de Bruno Lomer visiblement c'est fait. C'est fait. Le le premier ministre a aussi fait la démonstration, c'est une certaine bonne opération pour l'R, pas forcément pour Bruno Rotaillot d'ailleurs enf ils ont prouvé leur puissance le j'allais dire leur pouvoir d'influence de nuisance en tout cas et c'est pas là qu'on les attendait évidemment mais vous parliez d'arithmétique j'en reviens à l'arithmétique ce qu'il faut c'est le soutien dans le socle commun des un pact de non censure avec le PS et la situation s'est encore plus compliquée cet après-midi quand le porte-parole du PSG Pierre Jouvet a a fait acte de candidature au nom du Parti socialiste enfin de la gauche et des écologistes sans sans sans les insom Oui, au poste de premier.
Alors, c'est pas la première fois qu'ils le font, mais jusqu'à présent ces derniers jours durant les négociations avec Sébastien Cornu, la gauche ne réclamait pas, le PS ne réclamait pas Matignon. Là, il le réclame mais sa situation est encore plus compliquée. Il est en situation de faiblesse absolue vis-à-vis des LR qui ont obtenu ce qu' ce qu'il souhaitait en partie.
En tout cas, en tout cas en ce qui concerne le l'éphémère ministre des armées, mais comment imaginer que le PS alors qu'il vient de réclamer à nouveau après une longue séquence d'absence le poste de Matignon pourrait accepter un poste de non censure dans un gouvernement qui serait de toute façon une sorte de copiercollé sombre ou non le foci un vrai copiercollé quelque part du président. L'équation me paraît encore plus compliquée. Alors après la deuxième question c'est négocier quoi ? une plateforme d'action, je reprends les termes du comité mais que négocier sans provoquer en fait parce que renommer Sébastien Lecornu et renommer le gouvernement à l'exception évidemment du ministre des armées, pardon, je me répète, ce sera évidemment pris par une provocation par les oppositions.
Donc le PS rien à espérer de mon à mon sens de la part du PS mais là maintenant faut se forcer faut se placer aussi au niveau de l'opinion. Là les Français vont vraiment avoir l'impression que le président de la République se moque d'eux. Enfin, il a persisté, il y a eu l'expérience Barnier, l'expérience Bairou, l'expérience le cornu 1 et peut-être le cornu 2.
Mettez-vous dans la place à la place d'un française ou d'une française. Enfin à votre place puisque vous faisiez la différence entre vous journalistes et vous citoyens, c'est on va passer de la consternation à autre chose. Enfin des conséquences lourdes en terme de élément de blocage des des cars qui se qui se creusent entre les Français et leurs représentant et qui bloque c'est pas le Parti socialiste, c'est pas Bruno Rota c'est quelqu'un d'autre c'est le président de la et un écart qui était déjà gigantesque par il faut pas oublier ça si on prend les données européennes la France est vraiment le pays avec la plus forte défiance et cette défiance prend des formes aujourd'hui extrêmement fortes hein où on nos concitoyens expriment du dégoût de la honte et cetera donc et ça c'était il y a il y a il y Il y a 6 mois ou il y a un an.
Un char, je vais essayer de vous replacer dans l'histoire du droit, c'est-à-dire dimanche midi, le gouvernement n'est pas encore nommé, on sait déjà plus ou moins que la motion de censure est sur la table. Donc le gouvernement, le cornue 2, ça sera une motion de censure 2 en réalité puisque on se doute très bien du fait que le Parti socialiste a sûrement accéléré le calendrier pour avoir Matignon puisque on l'entendait quand même dans les couloirs du PS, cette idée de vouloir essayer de prendre Matignon avant une éventuelle dissolution. C'est aussi peut-être l'une des raisons de l'accélération du calendrier par le Parti socialiste.
Donc aujourd'hui, négocier une noncensure ou jouer en tout cas les sauveurs de Sébastien Lecornu, j'y crois très peu. Petite subtilité juridique quand même. Sébastien Lecornu est encore juridiquement en poste étant donné qu'on attend toujours la signature d'un décret de fin de fonction par le président de la République.
Je rappelle que le premier ministre n'est pas nommé par l'Assemblée nationale, il est nommé par le président de la République et c'est à lui de mettre fin à ses fonctions. On nous a dit il a accepté la démission. Oui, mais on n pas d'act il y a pas le il y a pas le l'axe officiel.
Alors on va continuer. Je on va avancer parce que alors il y a plein de leçons à tirer de de ces dernières 24 heures. On va parler de l'hypothèse est encore peut-être sur la table de d'une dissolution dans dans un instant. d'abord sur le socle commun puisqueil y a effectivement eu cet échange d'amabilité entre le premier ministre des missionnaires et Bruno Tayot premier ministre dimissionnaire on l'a entendu qui parle de ces partis qui préfèrent enfin ces partis qui préfèrent les militants aux français j'ai du respect pour celles et ceux qui s'engagent mais il faut toujours préférer son pays à son parti il pensait quand même un peu beaucoup à Bruno Rota qui lui a répondu sur TF1 à 13h on y a fait référence alors il parle lui d'une confiance perdue.
Hier, j'ai été reçu pendant 1 heure et dem par le premier ministre. Quelques minutes avant que la composition du gouvernement ne soit donnée. Jamais il ne m'a dit, il m'a caché qu'il y aurait la nomination de Bruno Lemire.
Donc un problème de confiance. Quand on est dans une équipe, on a besoin de confiance. Vous savez, les valeurs de la vie politique, ça devrait être les valeurs de la vraie vie.
Alors, que reste-t-il du socle commun ? Évidemment, avant l'annonce de l'Élysée qui dit à Sébastien Cornu continuer de de discuter, on aurait dit c'est fini. Mais est-ce que vous le dites encore ce soir malv ?
Disons que il y a évidemment l'alliance avec les LR qui semble même plus que ça. Et ce que je trouve encore plus intéressant qui s'est passé ces dernières heures, c'est que le socle commun a aussi perdu ses partenaires centristes lorsque justement il y a ce communiqué qui passe un petit peu inaperçu après Bruno Retaillot d'Hervé Marseille président du groupe des de l'UDI au Sénat qui dit que l'UDI se retire et c'est pas à Odin du tout parce que ce sont 59 sénateurs et c'était ça aussi qui faisait le socle commun qui faisait sa réalité c'était cette majorité LR centriste au Sénat. Donc et eux n'étaient pas contents parce qu'ils jugaient que les centristes n'étaient pas assez représentés dans ce gouvernement.
Donc effectivement tout le je dirais que tout le socle commun a volé hier soir en éclat lorsque Gabriel Atal envoie aussi ce message à ses militants qui est qui est repris en disant que c'est un spectacle affligeant. Gabriel Atal d'ailleurs qui a dont on a appris en tout cas par certaines sources cet après-midi qu'il discutait avec Olivier Fort éventuellement enfin de l'éventualité justement de voir comment un gouvernement de gauche pouvait advenir. Effectivement ce ne sont plus du tout sur cette ligne du socle commun qui va vers vers la droite et vers les LR.
Si l'objectif aujourd'hui est de recomposer ce gouvernement sur le même modèle, je pense qu'il n'a plus de de réalité, il n'a plus de soutien des parlementaire que ce soit à l'Assemblée ou au Sénat et pas seulement avec les républicains. Alors, il y a une question toute simple que nos téléspectateurs se se posent. Andrea qui nous écrit de Boulogne surmer, qui dirige vraiment le pays en ce moment.
On a un gouvernement démissionnaire. Ça veut dire quoi ? Concrètement, je me tourne vers vous Anne Charlin parce que ça tombe bien, c'était l'un des thèmes qu'on avait choisi de de creuser avec cette cette idée de des affaires courantes.
Donc qui gouverne la France aujourd'hui ? J'ai même envie de vous parler de l'affaire courante des affaires courantes maintenant si on commence à on commence à s'habituer. Alors qui gère la France ?
Et bien le premier ministre he Sébastien Lecornu et son gouvernement nommé hier parce que on n' pas perçu complètement l'incarnation de ce gouvernement. Les passations de pouvoir n'ont pas eu le temps de se faire mais le droit est strict ce qui crée le fait juridique c'est l'acte publié et il y en a bien puisque après vérification au journal officiel de la République française d'hier soir minuit vous avez bien la coposition du gouvernement que nous avons entendu sur l'opéron de l'Élysée hier soir. Donc le gouvernement est pleinement constitué mais le voilà démissionnaires né.
C'est ça qui est assez euh original. Euh et ça va poser des problèmes pratiques puisque euh quand on reste en affaire courante d'un ministère, c'est qu'on le connaît bien, c'est qu'on n'abandonne pas une administration que l'on a l'habitude de gouverner. Sauf que là, certains vont entrer en fonction des missionnaires, ce qui est quand même tout à fait particulier. pas de cabinet, pas de feuille de route, pas de portefeuille et donc même pas un contact avec les administrations qu'on va gérer, ce qui peut être quand même particulièrement problématique.
Alors, on va regarder un petit peu dans l'histoire de nos Républiques. Et oui, parce que là, on a des ressources 3e 4e République, Robert Schuman qui quitte les finances des missionnaires pour aller à Maton puis ensuite qui les retrouve en tant que ministre des missionnaires à nouveau 48 heures plus tard, Frédéric François Marsal dans l'histoire s'était nommé lui-même ministre des finances. C'est pour ça qu'il est démis d'ailleurs par l'Assemblée nationale.
Mais de ce fait, il a un portefeuille de premier ministre et de ministre des finances démissionnaires pendant très longs mois. Alexandre Riba qui va carrément gérer les affaires courantes de la Première Guerre mondiale. Donc c'est dire comme les affaires courantes sont une notion particulièrement.
Mais alors ça peut durer combien de temps ? Comment jusqu'à quand ? Advitam.
Il n'y a absolument pas de définition ni constitutionnelle, ni organique, ni légale, ni jurisprudentiel de ce que sont les affaires courantes. Le seul arrêt que nous avons, on le connaît par cœur maintenant, c'estes Conseils d'État. 19 octobre 1962 arrêté Brocas.
Pourquoi ? Parce qu'en 62, on le sait, George Pompidou est démis par l'Assemblée nationale et qu'il y ait une dissolution ensuite. Donc le général de Gaule le place en affaire courante le temps de la législative.
Et le Conseil d'État nous dit, c'est un principe traditionnel du droit public parce que les affaires courantes sont indexées sur un principe qui est celui de continuité de l'État. En d'autres termes, c'est pas parce que Sébastien les cornu le cornu démissionne qu'on va fermer l'hôpital et donc il faut nécessairement qu'on ait une continuité de la vie administrative. Ça signifie deux choses un peu paradoxales.
On gère le courant, c'estàdire on va évidemment nommer les fonctionnaires qui ont réussi leur concours, on va ouvrir des festivals, mais on gère aussi l'exceptionnel, typiquement guerre, famine et cetera et cetera. Puis alors on peut regarder ce qui s'est passé ailleurs et et puis alors il y a quand même une question qui est qui est importante, c'est la question du budget, ne l'oublions pas. C'est la question du budget.
On sait que les Belges ont fait durer ça pendant près d'un an et demi et on sait que donc les affaires courantes sont une notion très flexible dans dans le temps, dans l'espace et et dans dans la matérialité. Ce qui est vrai, c'est que là, on va sûrement violer le délai constitutionnel de 70 jours pour avoir un budget déposé et discuté au sein de nos assemblées. Donc ça pose question qui déposera la loi de finance spéciale pour au moins avoir une continuité jusqu'à l'année prochaine ?
Est-ce qu'on aura un nouveau gouvernement qui pourra voter tout cela avant le 31 décembre ? Alors heureusement, je rassure évidemment tous ceux qui nous écoutent, nos administrations, elles fonctionnent en continu. On n'est pas dans un système à l'américaine avec un spoil système. et les ministres en place vont juste pas faire de politique et on se demande si finalement ce n'est pas une bonne chose dans effectivement Bastien François effectivement a il y a une phrase qui nous reste en tête de du précédent épisode budgétaire c'était les cartes vitales vont s'arrêter de fonctionner c'est Ellisabeth Born qui l'avait fonctionné prononcé c'est pas la meilleure phrase de ce de de son bilan ministériel Ça n'arrivera pas.
Alors ça ça n'arrivera pas mais je voudrais revenir quand même sur les affaires courantes parce que le secrétariat général du gouvernement a publié une note juste après la dissolution avec quand même une définition très large des affaires courantes en en particulier en matière budgétaire parce qu'on pouvait s'attendre quand même que l'acte budgétaire étant quand même l'acte par définition le plus central d'un d'un gouvernement. un gouvernement euh démissionnaire expédiant des affaires compte ne pourrait pas faire un tel acte. Or, c'est pas du tout l'interprétation qui a été donnée par par le secrétariat général du gouvernement et visiblement cette interprétation n'a pas été conée contestée jusqu'à présent.
Bien. Donc ça veut dire qu'il y a quand même une vraie marge de manœuvre pour un gouvernement démissionnaire. Ouais.
Ensuite, c'est vrai, on a l'expérience de de l'an dernier du budget qui s'achève là, d'un budget qui a été adopté par une loi spéciale et qui a été exécuté au début par par morceau, on pourrait dire. Bon, ça pose quand même beaucoup de problèmes. Ça pose beaucoup de problèmes pour le fonctionnement des services publics.
Ça pose beaucoup de problèmes dans le fonctionnement de l'État. Ça pose beaucoup de problèmes sur l'ensemble des actions de l'État, des politiques publiques de l'État. On se souvient que les agriculteurs n'avaient pas pu bénéficier d'une d'une prime ou d'une réduction enfin qui avait été négocié.
On peut imaginer que ça aura des effets sur les aides aux entreprises, sur toute une série de dispositifs de politique publique. Euh en plus les administrations dans ce type de contexte ont on ont tendance à quand même à à serrer un un peu fortement la vis au départ, hein, puisque on sait pas ce qui va arriver. Donc on dépense vraiment le minimum.
Bon euh et donc il y a des dispositifs comme ça qui s'effondrent en plein en plein. Bon donc c'est pas c'est pas le shutdown à l'américaine. En revanche, c'est pas ce qu'il y a de mieux et pour le fonctionnement de l'État, pour le fonctionnement des services publics et pour euh la question de l'incertitude généralisée de l'activité économique.
Et oui effectivement avec des marchés financiers qui d'ors et déjà sanctionnent la France, les grandes banques ont dévissé, la bourse de Paris, le spread, c'estàd l'écart entre le taux français à 10 ans et le taux allemand à 10 ans, c'est encore élargi. Bref, est-ce que c'est quelque chose qui passe loin des préoccupations des Français ou pas du tout ? économique d'un tel que c'est très très longtemps passé très très au-dessus des têtes des Français qui bon parce que ce sont des termes techniques parce que finalement faire le lien de façon évidente entre une instabilité politique et la détérioration des indicateurs économiques, ça ne va pas forcément de peur et c'est pas une question de culture mais c'est en revanche les sont en train de changer à très grande vitesse parce que là ce qui se passe maintenant on le constate depuis quelques jours mais ça va à mon sens s'accélérer dans les jours qui viennent c'est les conséquences économiques, les conséquences en terme de pouvoir d'achat les conséquences de la place de la France de la situation économique française et donc des Français compte tenu de l'instabilité politique.
Là, si les Français font le lien direct entre instabilité politique et détérioration du contexte économique là, et je pense que c'est ce qui va se passer, ça va poser un sérieux problème à Emmanuel Macron parce que pour le coup, c'est pas juste une crise politique un petit peu votre villesque où il se passe quelque chose d'un peu ridicule tous les jours. Donc ça commence par François Bairou qui n'est pas premier ministre. Ça doit être Sébastien Lecnu il y a 8 mois, il lui tort le bras déjà gros.
Enfin, ça faisait peut-être sourire ou ça constit ce qui s'est passé aujourd'hui peut faire soit sourire soit consterner, soit consterner les gens. Mais là, ça va être diff ça va être forcément différent parce que là, les gens vont se dire là c'est grave, c'est grave pour moi ce qui se passe aujourd'hui, c'est grave pour le pouvoir d'achat, c'est grave pour mon foyer et là ça change tout et ça renvoie au principal responsable parce que jusqu'à présent Emmanuel Macron a toujours réussi à échapper à son principal danger, c'est que on ne réclamait pas son départ. Dans un sondage, vous demandiez est-ce que Emmanuel Macron doit partir ou pas ? compte tenu de sa très forte impopularité, les gens nous répondaient oui.
Mais est-ce que pour autant les Français l'attendaient et la réclamaient ? Non. En tout cas, pas jusqu'à présent.
Oui, mais chaque échec de premier ministre, chaque échec, il y a son entêtement. Si on prend ce terme-là, si on se situe dans la critique d'Emmanuel Macron et si l'on nécritique, l'entêtement est à mon sens le le le terme le plus juste plutôt que surdité ou cité. Mais là, à partir du moment où les conséquences économiques pour la France et pour soi, j'insiste pour soi personnellement seront évidentes ou en tout cas les gens feront le lien, là ça change tout.
Ça change tout. Il faut qu'il parte. Il faudrait qu'il parte parce que ce n'est plus possible pour moi personnellement.
On va à la catastrophe et on va à la catastrophe personnelle d'un point de vue économique. Et c'est à mon sens le principal danger qui gâte le président de la République indépendamment de toute dissolution, de toute nomination d'un gouvernement le Cornu 2. C'est vraiment ce lien et là je pense que le président de la République va s' va se retrouver exposé très vite et de façon très très dangereuse.
Alors, information de nos confrères du Parisien aujourd'hui en France qui qui nous viennent encore de l'entourage d'Emmanuel Macron en cas d'échec des de ces discussions là, il donne jusqu'à mercredi à à Sébastien le cornu pour éventuellement sortir de de ce blocage. Il prendra ses responsabilités. On peut analyser ça, interpréter ça de toutes les façons possibles.
Vous attendiez une info très importante malheureusement. Voilà, c'est c'est je n'ai que ça à vous donner. Bastien François.
Alors, il y a une attente évidemment et c'est logique que nous tous que nos téléspectateurs se tournent vers le président de la République. Dominique qui nous écrit de Saint-Pierre Dumont. Pourquoi Emmanuel Macron reste-t-il silencieux face aux Français ?
Est-ce qu'il se désintéresse vraiment de la crise ou refuse-t-il de prendre ses responsabilités ? Un citoyen, un responsable politique qui dit la même chose, c'est le président de la région des Haut-De- France, Xavier Bertrand, à son arrivée au siège de de LR pour la réunion d'urgence du comité stratégique du parti. Écoutez, qui est le responsable de cette situation ?
C'est Emmanuel Macron avec la décision de la dissolution. Alors, c'est à lui de réparer cette faute. C'est lui responsable.
Déjà dans un premier temps, il doit parler. À partir du moment où il a indiqué qu'il entendait aller jusqu'au bout de son mandat, il y a maintenant urgence à ce qu'il se remette à présider le pays et il doit parler là dans les heures qui viennent. Les Français ont besoin de savoir.
Et donc parmi les hypothèses d'action du président de la République, il y a celle de la dissolution dont on va parler avec Steve Jourdin. Bonsoir Steve, bienvenue sur ce plateau. Que disent les sondages ?
Évidemment, imaginons dissolution législative anticipé. Plusieurs semaines déjà que les Français la la souhaitent cette dissolution. Une majorité de Français, c'est un chiffre qui ne fait que croître.
Au fil du temps, on va voir qu'en juin seulement 41 % des Français y étaient favorables. Un mois plus tard, en juillet, ils étaient presque un sur de à la souhaité. 50 % fin août, les sondés se déclaraient majoritairement pour de nouvelles législatives. 63 %.
Chiffre stable début septembre, 61 % des Français veulent un nouveau scrutin pour sortir de la situation actuelle. C'est un sondage réalisé par nos amis de l'FOP demain. Et donc, que se passerait-il en cas de nouvell législative ?
Plusieurs hypothèses ont été mesurées. La première, celle d'une gauche qui partirait unie. C'est pas l'hypothèse la plus probable au moment où on parle, mais on sait que la gauche a cette capacité, Thomas, à s'unir vite dans certaines circonstances.
Alors, si le scrutin avait lieu ce dimanche, voici ce qui sortirait des urnes. Une bannière commune nouveau front populaire serait crédité de 25 % des voies. C'est quatre points de moins hein par rapport à l'année dernière en juin 2024.
Dans le même temps, l'extrême droite emmenée par le RN et l'UDR d'Eric Soti arriveraiit largement en tête au niveau national avec 33 % des intentions de vote. Regardez le socle commun à présent, il s'effondrerait littéralement 15 % des suffrages alors qu'il en obtenait 22 % en 2024. Les LRE progresse, il récolterait 13 % des voies contre 8 % l'année dernière.
Et alors l'autre hypothèse, celle d'une désunion de la gauche. Bah les grands équilibres ne changent pas. L'extrême droite serait toujours largement en tête.
Le camp présidentiel ferait lui aussi le même score, 15 %. LFI allié aux écolos ferait 11 % des voies. Le PS allié au Parti communiste et à place publique récolterait 15 % des suffrages.
En d'autres termes, Thomas, la gauche ferait un meilleur score si elle partait divisée. 26 % contre 25 % sous la bannière d'un nouveau NFP. C'est peut-être d'ailleurs le calcul des socialistes.
Il y a quelques jours, un cadre du PS me disait la chose suivante : le Parti socialiste peut gagner la dissolution en cas d'élection législative anticipé. Si nous partons sans LFI, nous finissons en duel au second tour contre le RN ou contre un Macronis dans 70 % des circonscriptions. Bon, ça vaut ce que ça vaut Thomas, mais ça dit en tout cas que les socialistes ont largement anticipé la désolution.
Alors, comme toujours quand on parle de de sondage, on est hyper prudent et puis tous ces chiffres, ça ne concerne qu'un premier tour. Ouais, c'est très important de le préciser Thomas. Ils ne prennent pas en compte l'hypothèse d'un nouveau front républicain dans la perspective d'un second tour.
Est-ce qu'une alliance antirassemblement national verra euh le jour dans l'entre tour ? Regardez ce sondage au doxa réalisé la semaine dernière pour le Figaro. 58 % des Français se disent aujourd'hui prêts à faire barrage contre qui ? pas contre le RN mais contre la France insoumise seulement 46 % le ferait face au rassemblement national le parti de Jean-Luc Mélenchon qui pour beaucoup de Français fait aujourd'hui office d'épouvantail numéro 1.
C'est une petite révolution qu'il faudra prendre en compte en cas de dissolution. Merci beaucoup Steve pour toutes ces ces informations. Aurore Malval, je reste sur ce dernier sondage au doa et qui est quand même alors évidemment c'est un sondage.
Bon, vous nous direz si vous avez un peu les mêmes les mêmes perceptions d'évolution quand on parle de fond républicain, mais à quel point ça change effectivement la stratégie notamment du Parti socialiste. Oui, effectivement. Alors attention parce que je pense qu'il y a il y a deux choses dans dans ce sondage et par rapport au Front républicain.
Les électeurs de gauche ont pas réellement changer d'avis sur la question du Front républicain. Ils seront toujours, même si certains sont peut-être plus hésitants aujourd'hui dans les sondages face au mur, je dirais face à l'isoloire, il y a encore ce réflexe qui joue face à l'extrême droite qui à mon avis sera quand même assez prignant chez les électeurs de gauche. Là où ça change un petit peu, c'est au niveau du bloc central et on voit bien d'ailleurs et au niveau du bloc central et DLR.
Bon DLR qui déjà les électeurs LR ont fait très peu barrage au au Rassemblement national en 2024, ça serait pas une grande nouveauté. déjà le parti n'avait pas appelé au front républicain et ses électeurs avaient assez peu joué le jeu de ce front républicain. Mais par contre, on voit que dans le discours d'ailleurs des des LR, moi quand j'entends les les responsables que ce soit Bruno Retaillot ou d'autres s'exprimer, ils le disent d'ailleurs déjà.
Ils disent "Nous sommes au gouvernement pour empêcher la gauche d'être au gouvernement." Donc il y a déjà ce barrage je dirais anti gauche qu'ils appellent la gauche mélanchonisée. C'est pratique.
Ça permet d'englober tout le monde avec la France insoumise et de justifier finalement ce barrage vis-à-vis de la gauche. Et ça effectivement, ça peut être quelque chose qui va être beaucoup plus prignant que ça l'a été en 2024, c'est-à-dire ce deuxième barrage anti la France insoumise qui sera peut-être élargi effectivement à d'autres composantes de ce qui était le Nouveau Front populaire avec peut-être des électeurs centre droit qui disent plutôt jamais Mélenchon que Jamais Le Pen aujourd'hui. de le dire, c'est l'un des principaux enseignements de de ces deux enquêtes et d'ailleurs c'est une enfin ce front anti LFI à la fois ça fait des affaires du PS, on en parlait tout à l'heure de cette volonté de s'émanciper définitivement mais au-delà de l'émancipation du PS à les guerres de LFI c'est surtout de venir redevenir la la force principale à à gauche évidemment mais ça fait aussi des affaires de LFI quelque part parce que ça clive encore plus c'est le but de c'est le but de LFI quelque part hein c'est se retrouver au second tour d'une élection présidentielle face à à au candidats de Rassemblée nationale en se disant que là tout devient possible mais la vraie La la vraie mauvaise nouvelle pour le président de la République et pour son premier ministre qui encore de jours devant lui visiblement au minimum évidemment c'est qu'on le voit bien, il y a une vraie dynamique en faveur des LR, une vraie dynamique en faveur du PS émancipé du du de la gauche plus radicale.
Ça veut dire quand même que ces deux les deux partenaires possibles, un dans le socle commun, ce serait l'él, ça a été l'ELR et un signons le pacte de non censure n'ont pas grand-chose à craindre d'une dissolution en fait en terme de siège. Ça ne veut pas dire qu'il joue la dissolution. tout euh le Parti socialiste, on l'a vu avec son porte-parole aujourd'hui disant "On n'appelait pas à la dissolution dans un premier temps, on appelait à on revendiquait euh Matignon et ils étaient prêts à des compromis." Mais quoi qu'il arrive, il se trouve ces deux parties se trouvent aujourd'hui dans une situation assez confortable.
Soit ils rentrent dans la coalition gouvernementale et ils font ils font la démonstration de leur utilité. C'est ce qu'a réussi à faire jusqu'à présent Bruno Rotaillot le ministre de l'intérieur. Soit ça ne marche pas mais c'est ce n'est pas de leur faute.
C'est à cause de de Sébastien Lecnu et de son article dans le Parisien par exemple où il fermait tout toutes les portes. Donc c'est un vrai problème. C'est le PS et les LR n'ont plus peur aujourd'hui d'une dissolution parce qu'ils font le pari que et je pense que c'est un par ils ont raison de le faire que de toute façon ils enregistreront des gains sur les décombres de ce qui reste de la macronie.
Oui, Anne Chardn, moi je pense que c'est important de redire ça, c'est-à-dire qu'en fait la dissolution a pendant longtemps été agitée comme un épouvantail, que ce soit avant celle de 2024 d'ailleurs pour discipliner les LR au moment du vote du budget euh à Tal à l'époque et euh même maintenant euh on se rend compte que le PS ne devait pas y avoir intérêt et donc on considérait que la non censure était une manière de les aider à décrocher du LFI. Mais si aujourd'hui finalement tout le monde se dit why not et euh en fait on fasse tapis en quelque sorte euh là ça signifie en quelque sorte que il y a plus que le président de la République qui serait en rétention de cette dissolution. Et là, je suis d'accord avec vous, j'ai un peu le sentiment que de ce fait, il y a une forme de responsabilité personnelle qui s'y joue.
Attention, encore une fois, le président de la République n'est jamais obligé de dissou, n'a bien obligé de démissionner non plus. Et voilà, on peut comprendre qu'il essaie encore de nouveaux alliages, mais il y a vraiment cette idée de se dire que plus les premiers ministres tombent, plus chacun des partis veut aller à la dissolution, plus le président de la République est exposé. Bref, ceux qui ont le plus à perdre de la dissolution, c'est sont les macronistes.
Et donc ça explique pourquoi Emmanuel Macron est peut-être en train d'essayer de prolonger la le le le temps à Matignon de Sébastien le Cornu. Mais que peut-être on peut on peut dézoomer un peu Bastien François poser la question de cette 5e République et de de son état de santé là. Non, d'abord moi je suis moins je me suis moins optimiste pour le PS et le l'air euh en cas de dissolution solution parce que je pense que ça va être très violent à gauche euh le PS autonome et cetera.
Bon, ça va être très il va y avoir cette nouvelle dynamique enfin c'est c'est toutes ces tensions au sein de LR entre l'Union des droites et voilà. Donc euh je pense que appelé attention risque d'avoir euh aussi une configuration très différente de celle qu'on a connu au moment de la dissolution. Et bon sur le papier avec ces données-là, on peut dire ça mais dans la dynamique même d'une compagne éitorale, ça peut être très je vais vous reposer ma question sur la 5e en y ajoutant quelque chose parce que en fait on a on n pas eu de vraie campagne.
Ça fait combien de temps qu'on a pas eu de vraie campagne sur le fond ? Vous voyez ce que je veux dire ? Si si on prend même la présidentielle, elle a été fagocitée par le contexte international, la guerre en Ukraine.
Si on prend les législatives, c'est ça a été ça a été ultra rapide. Il y a pas vraiment eu de de discussion de fond. À mon avis, les Français l'ont peut-être perçu comme ça.
Est-ce que il y a besoin d'une vraie campagne législative un peu longue pour donner une chance à cette 5e République de continuer de de produire ses effets ? Je pense que on a quand même un problème qui qui que moi j'analyse comme étant un problème structurel, c'est que la tripolarisation la vie politique et bien elle seorte à la logique binaire du mode de scrutin majoritaire qui est en plus une logique binaire très dure avec ce seuil d'accès de 12,5 % au second tour. Donc ça veut dire que en fait je pense que là on n'est pas pour longtemps dans un système qui n'est plus bipolaire euh et on a un mode de scrutin qui qui enfin qui fa il faudrait changer de mode de scrutin.
Bah je pense que là il faudrait changer de mode de scrutin parce d'autant plus que c'est le mode de scrutin proportionnel a au moins un effet qui est positif en tout cas pour une large partie du champ politique qui est que le RN peut pas avoir la majorité tout seul. Or, si on regarde tous les chiffres de la 5e République, un parti qui arrive au premier tour avec 32 33 % dans l'histoire de la 5e République, il a la majorité en siège. H donc on est en tout cas on serait pas très loin et on pourrait ne pas être très loin surtout s'il a droit de se diviser que et cetera.
Bon donc euh contrairement à une période ancienne où on disait la proportionnelle ça favorise l'extrême droite, non là l'extrême droite elle est au porte du pouvoir donc c'est pas ça qui va le favoriser. Bon en revanche on a intérêt à avoir un mode de scrutin qui euh où le président de la République ne choisit plus son premier ministre. ce premier ministre est vraiment issu du du résultat de de de l'élection législative et il ne peut pas exister sans avoir une majorité à l'Assemblée en ayant été élu par l'Assemblée.
Euh il y a quand même une donnée qu'on doit avoir en tête. Il y a 14 présidents de la République euh dans l'Union européenne qui sont élus au suffrage universel direct avec certes des pouvoirs différents. Euh il y en a 13 qui ne gouvernent pas.
Donc il y a que le français qui gouverne et dans ces 13 pays, il y a ce côté proportionnel. Bon ok char publiez cette constitution qui nous protège c'est édition voilà c vous me voyez venir avec ma question est-ce qu'elle nous enferme pas plutôt là dans une crise sans fin ? Je suis pas sûr que ce soit une crise de régime que nous vivions.
Alors à mon avis, on est aux portes, hein, mais euh la Constitution a pas grand-chose à se reprocher aujourd'hui étant donné que ça n'est pas elle qui amène à euh ce fiasco. Néanmoins, on est peut-être dans une longue période de fin de vie puisque les les périodes de fin de cycle constitutionnel sont très longues, notamment par rapport au fait que justement le fait politique est devenu aujourd'hui tellement puissant qu'il annule complètement l'effet des institutions. Je rappelle que Sébastien Lecornu est parti tout seul, on n' pas eu besoin d'une motion de censure.
Donc c'est là qu'on se rend compte que l'accélération politique, elle doit amener au minimum à une nouvelle donne constitutionnelle et à ce qu'on se repose la question du mode de scrutin notamment. Il nous reste quelques minutes dans ce premier débat mais notre édition spéciale, elle va continuer avec une question de Laurent qui nous écrit de mess. Est-ce vraiment intelligent pour le Rassemblement national d'arriver au pouvoir ?
Ne risque-t-il pas de se brûler les ailes avant les présidentielles alors qu'ils sont favoris selon les sondages ? Stéphan Zumseg, on peut peut-être commencer par rappeler l'avance du RN queles que soient les les les sondages et la perspective législative ou présidentielle. C'est vrai qu'on parle beaucoup de de l'avance qui est très importante dans les mesures d'opinion de Rassemblement nationale par rapport aux autres forces politiques mais c'était déjà le cas aux élections européennes.
C'était déjà le cas au premier tour de élections législatives de l'année dernière. Ce que je dire là, c'est que souvent on entend que le RN a encore progressé par rapport à l'année dernière. Non, il est toujours à un niveau aussi haut. c'est pas pour autant que élections législatives anticipé, il ne progress pas très probablement qu'il progresserait.
C'est c'est un fait. Après, est-ce que le RN est aux portes du pouvoir ? Moi, vous avez parlé tout à l'heure du Front républicain, il a il a fonctionné de façon massive la dernière fois parce que une partie des Français ont eu peur.
Est-ce que ce front est totalement Oui, ce front républicain, ce barrage républicain serait probablement émoussé. Toute la question est de savoir à quel point euh vous le disiez tout à l'heure, n'oubliez pas une chose, pour un sympathisant de gauche, la lutte contre le rassemblement, le FN puis le RN, ça fait partie de l'ADN, ça fait partie de l'ADN du personnel politique de gauche, mais ça fait aussi partie du de l'ADN politique des électeurs qui sont restés fidèles à la gauche depuis un certain depuis plusieurs décennies et je pense qu'il fonctionnera maintenant. Tout dépendra de de la peur que pourrait susciter l'accession en l'occurrence de Jordan Bardella au au poste de premier ministre. le RN je tout ça est très virtuel parler de projection siège euh avant alors même qu'une qu'une campagne électorale n'a pas commencé vous parliez de campagne rapide et je vous rappelle que c'est de 4 à 6 semaines.
C'est ça le délai euh entre une dissolution et ou 20 et 40 jours. 20 40 jours pardon. Euh donc de toute façon, ce serait très rapide et ça ne permettrait pas à mon avis de purger les grands débats.
Mais je répète sauf si Emmanuel Macron euh dit "On part en campagne mais sans euh en décidant c'est pas possible. OK. Imaginez quelque chose qui nous permet d'avoir un vrai euh un vrai débat de société avant de voter quoi.
Ce sera pas possible. Les élections anticipées, c'est des élections de poche. Prétidentielle s'il dit il peut pas s'il dit je je on la financera pas cette campagne.
On la financera pas cette campagne. La campagne techniquement, elle n'existe qu'à partir du moment où il y a un décret de convocation des électeurs et celui-là il aura 35 jours même dans une présidentielle dans la présidentielle anticipée. C'est 35 jours.
C'est encore plus court pour une présidentielle anticipée que pour les législatives. Ouais. Alors justement une présidentielle anticipée, c'est ce que souhaite évidemment Jean-Luc Mélenchon qui continue de réclamer le départ du président. il s'appuie sur la constitution pour tenter de l'obtenir.
Écoutez, il faut donc pour répondre à cette situation aller au cœur du problème, c'est-à-dire en revenir au peuple, c'est-à-dire mettre en cause la légitimité du président de la République dans les formes que notre démocratie parlementaire permet. Il y en a une, la destitution du président de la République telle qu'elle est prévue par la Constitution elle-même. Cette destitution, elle est souhaitable et dès lors, elle doit être possible.
Alors, effectivement, c'est une procédure qui est pr je crois c'est article 68 de la Constitution. Ben, c'est un parcours plus que semé d'embûe. Il fait il fait un peu semblant d'y croire.
Jean-Luc Mélenchon, vous diriez ça ? Oui, enfin il dit c'est nécessaire donc euh donc il faut que ça advienne. Bon, il faudrait déjà qu'il ait une majorité et à l'Assemblée et au Sénat pour pouvoir mettre en accusation euh le président de la République.
Bon et avant même de réunir la haute cour qui elle-même aurait une majorité qualifiée très élevée pour Non non, c'est c'est pratiquement une disposition qui a été mise en place pour que qu'elle ne soit jamais appliquée. Un dernier mot Hor Malval, c'est la dernière minute de ce premier débat. Peut-être sur l'ambiance à l'Élysée.
Qu'est-ce qu'on peut en dire ? Ben en tout cas, les informations euh qui nous parviennent, on parle quand même d'une ambiance assez euh crépusculaire, hein, ces dernières semaines dans dans les couloirs euh de l'Élysée. Euh il y a on le sait d'ailleurs depuis euh la la dissolution, on se souvient de de ce de ces euh de ces bruits de couloir qui nous étaient parvenus à l'époque où un petit cercle de conseillers était encore autour d'Emmanuel Macron.
Emmanuel Macron qui n'écoutait plus grand monde, qui avant avait l'habitude de beaucoup consulter, d'envoyer des des SMS, des comment vous voyez les choses qui qui ne le faisaient qui s'était vraiment isolé. On a l'impression que c'est plus que jamais ça et avec une je dirais une geste présidentielle un peu curieuse. Vous avez vu ?
On va voir l'image tiens. C'est c'est c'est une image d'Emmanuel Macron sur les quais qui va vers le panthéon, c'est ça ? Si je ne me trompe, enfin bon qui marche à côté du jardin du vert galant justement.
Et et c'est vrai qu'on on a cette image mais qui est souvent le cas avec Emmanuel Macron. Emmanuel Macron euh essaie de reproduire un petit peu des justement des scènes des présidents qui des grands présidents qui l'ont précédé et là on a l'impression qu'il y a une une inspiration un peu toute mitérandienne voire de Gaulle en Irlande. Je sais pas si c'est une mise en scène, c'est sont nos confrères de BFM qui ont grappillé cette image.
Si le président se balade comme ça publiquement sur scè moi je suis je suis un peu naïf parfois j'y vois la marque peut-être d'un certain conseiller justement à l'Élysée un conseiller mémoire Bruno Roger Petit pour ne pas le le citer qui aussi organise un petit peu ces ces ces moments et pense à ces moments dans l'histoire de de du président Macron et je pense que c'est quelque chose qui de façon assez surprenante vu tout ce qui se passe je dirais par ailleurs bien le préoccupe encore. Toute dernière information, le Rassemblement national et ses alliés censureront systématiquement tout gouvernement jusqu'à dissolution. Voilà, un message qui a le mérite d'être clair.
Merci beaucoup et on va pouvoir le commenter dans la seconde partie de notre émission. Merci encore d' d'avoir participé à ce premier débat. Bastien François, les mots clés du droit constitutionnel, c'est publié aux éditions euh d'Allos et Aurore Malval.
On vous lit évidemment dans l'hebdomadaire Marianne à très bientôt sur sur Public Sénat.