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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 4 décembre 2025 7 minComplaisantPortrait personnelCulture, médias & sport

«Les Piliers de la mer» : Sylvain Tesson est l'invité de Culture médias

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Comment décrire un stack ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Qui a eu l'idée de la conférence ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Vous parlez de votre père Philippe Tesson, pouvez-vous en dire plus ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Sylvain TessonFait
    « Les Anglais disent des old man. Old man. vieux vieux qui partent mourir. »
  • 12:00Sylvain TessonFait
    « Mon père est mort en 2023. Il avait commencé à écrire en 1958. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bon et alors c'est toujours un bonheur d'accueillir dans ce studio l'intelligence. On l'appelle aussi Sylvain Tesson access que ce soir. C'est dommage de vous parler.

Bah bien sûr. Bonjour Sylvain. J'ai bien fait de venir.

Bonjour. Merci de revenir nous voir. La dernière fois qu'on s'est vu, c'était pour votre dernier roman les piliers de la mer où vous racontez vos ascensions de ces petits bouts de terre, ces aiguilles maritimes que les anglais appellent des stacks et que l'on nomme en français pilier d'érosion ou de recul de côte.

Je donne plein de synonymes mais je suis sûr que beaucoup de gens qui nous écoutent ne savent toujours pas de quoi on parle exactement. C'est compliqué, c'est vrai, à décrire à la radio. Vous qui en avez gravi 106 différents, comment est-ce que vous pourriez décrire ce que c'est qu'un stack ?

Ben, c'est pas difficile. Il suffit de fermer les yeux et d'imaginer l'aiguille d'être que tout le monde connaît. Et voilà, c'est ça un stack.

C'est un pilier qui la côte recule parce que la terre rétrécit au lavage de la mer et il y a des piliers, des colonnes, des pilastres, enfin on peut donner des milliers de noms, des sceptres, des manches qui tiennent debout et qui se plantent dans l'écume. Et moi quand je les vois, j'ai l'impression de voir des résistants, des rebelles, des artistes, des ermites. Je trouve que symboliquement c'est magnifique.

On a l'impression de voir des figures humaines qui décident de ne pas participer à la grande démission générale et au recul. C'est ça. Les Anglais disent des old man.

Old man. vieux vieux qui partent mourir. 200 m de haut qui sont entourés d'oiseaux à moitié dingue et qui tournent autour d'eux pendant que la mer s'abat contre le la colonne et il y a une grande noblesse parce qu'ils sont seuls, ils sont séparés, ils sont isolés, ils vont mourir les premiers.

C'est très beau. Ils n'ont plus rien à voir avec le système, pas même assez pour s'y opposer. C'est un mot de d'un poète américain qui s'appelait Walt Whitman qui correspond exactement à l'esprit des stacs.

Mais ça ce ne sont pas des résistants les stacs. Mais non parce que le résistant euh prenons le général de Gaulle par exemple, le général de Gaulle il s'en va à un moment donc il fait un écart, il résiste. Alors on peut se dire "Oui, c'est un stat qui correspond à cette figure de la rétractation de de la sécession et de la dissidence.

Sauf que le résistant, il combat, il fourbit une tactique et une stratégie pour revenir un jour dans l'endroit qu'il a quitté afin de recommencer la vie telle qu'il l'aime. C'est ça la résistance golienne. Alors que le stac lui, il s'écarte pour mourir.

C'est donc plus une posture esthétique qu'une position politique. C'est le dandi exactement. Ou l'artiste ou l'ermite.

Ça appartient plus à une volonté personnelle. On ne veut pas on veut on ne veut nuire à personne mais on ne veut plus subir la la force des autres. Et c'est là où on comprend que vous vous sentez proche d'eux.

Sylvesson finalement en tout cas il y a une analogie. Oui enfin en tout cas je considère cette option. Je trouve qu'elle est assez belle.

Elle est assez artistique. Toute l'histoire de l'humanité, quelle que soi les temporalités et les cultures est traversé de cette figure anthropologique. Il y a toujours eu partout des stacles, des écrivains, des artistes, des moines, des pêcheurs, de grands pêcheurs parfois qui ont décidé à un moment de se retirer et je trouve ça très beau.

C'est pour ça que j'ai voulu les escalader. J'en ai grimpé 106 autour du monde, des îles ferroées au à l'Australie et du Vietnam à l'île de Pâqu. Et alors, depuis lundi au théâtre de Pochemontparnas que dirige votre sœur Stéphanie maintenant, euh vous animez une conférence autour de ce livre donc Les pilers de la mer où vous racontez toutes ces aventures.

Qui a eu cette idée ? Mais moi, j'adore la prise de parole en public pour raconter des aventures. Alors, c'est ben, j'essaie de faire en sorte que ce soit pas les soirées diapo de la salle gavau en en 1950, hein, rassurez-vous, parce que on se demande s'il y a encore des gens qui seraient capables de supporter ça aujourd'hui.

Mais moi, je montre des images qui avaient été qui ont été photographiées par mon ami Thomas Guasque qui est venu pendant 4 ans m'accompagner. Lui, il s'approchait des balcons vertigineux. Il prenait des photos de mon camarade, le guide d'autre montagne, Daniel du Lac et de moi-même sur les piliers de la mer.

C'est très vertigineux. Et je raconte cette histoire. Je raconte la symbolique du stac.

Je raconte combien la figure du dandi est importante, surtout dans des époques où la conformité s'assyait sur les sociétés comme le cul d'un éléphant dans le le conformisme et la convention. Donc je raconte tout ça, je montre des photos et j'ai un merveilleux type qui s'appelle Yan Mcami qui est un américain qui a commencé le violon avec Robert Crumbinateur de la contreculture américaine. C'est un copain de Art Spigman et il forme une petite bande de joyeux violonistes et des joueurs de musique Irish.

Voyez ce que c'est la musique des pubs irlandais. Ouais. La musique Atlant Atlantoceltique comme ils disent. et je mêle mes évocations au violon complètement dingue de cet américain Yan Macami.

Et tout ça, on le fait dans le petit théâtre dirigé par ma sœur Stéphanie qui était en fait le théâtre, le rêve de mon père Philippe Tesson. Il a racheté ce théâtre, il l'a sauvé de la fermeture en 2014. Puisque vous parlez de votre père Philippe Tesson, vous êtes venu aussi avec ce livre Le quotidien de l'éternité qui est un recueil en fait d'article d'entretien de Philippe Tesson.

Oui, c'est Olivier Frebourg et les éditions des Équateurs qui ont sorti ce livre. C'est une anthologie de so 60 années d'intervention politique dans les journaux. Mon père est mort en 2023.

Il avait commencé à écrire en 1958 rendez-vous compte et il a fait presque un édito par jour pendant 60 ans euh dans le journal Combat qu'il a dirigé pendant 20 ans puis dans les journaux qu'il avait fondé avec ma mère, le quotidien de Paris, le quotidien du médecin, les nouvelles littéraires. Puis après il a il est intervenu au point à l'Express au Canard enchaîné à la revue des demandes et on a rassemblé enfin Olivier Frebourg aux éditions des équateur rassemblé ces milliers enf il en a fait une sélection des centaines d'articles qui donnent une idée enfin à mon sens du journalisme quoi parce que c'est à la fois un journalisme du verbe de la très littéraire mais en même temps de l'insolence de la liberté du dégagement du pas de côté jamais d'idéologie beaucoup de fantaisie une énergie énorme et il y a un moment en fait ça dit calmons-nous les enfants parce que il y a quelque chose qui est supérieur tout de même à nos petites dissensions médiocres c'est la beauté l'éternité des choses une certaine forme de grandeur enfin la littérature quoi. Je vous avais dit hein que l'intelligence était entrée dans ce studio depuis le quotidien et vous faites bien le quotidien de l'éternité de Philippe Tesson et puis donc les piliers de la mer aussi.

Je vous recommande vraiment ce livre et cette conférence littéraire maintenant animée par Sylvain Tesson. C'est jusqu'au 12 décembre au théâtre de poche Montparnas.

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