Covid-19 : Renaud Muselier dénonce l'"injustice" entre les Alpes-Maritimes et la Seine-Saint-Denis
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:21OuverteRéponse directe
Est-ce que vous estimez en région PACA, sous confinement partiel en ce moment ?
- 0:39OuverteRéponse directe
Est-ce que vous estimez qu'il y a deux poids de mesure entre Marseille et Paris et sa région dans le traitement sanitaire ?
- 2:38OuverteRéponse directe
Vous venez d'écrire au Premier ministre, pour réclamer la réouverture des lieux culturels de votre région Provence-Alpes-Côte d'Azur, quel retour avez-vous eu ?
- 4:14OuverteRéponse directe
Vous citez souvent un exemple, le cas de l'Italie, sauf qu'en Italie, faute peut-être d'avoir relâché la vigilance un peu tôt, elle va être reconfinée dans sa partie nord, en tout cas, dès lundi. Est-ce que l'Italie reste à vos yeux le bon exemple à suivre ?
- 4:53RelanceRéponse directe
Mais critères stables, mais il ne faut pas attendre zéro Covid pour un retour à une vie normale, selon vous ?
- 5:25OuverteRéponse partielle
Vous n'êtes pas très copain avec Olivier Véran ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:13Locuteur non identifiéChiffre
« Or, dans les Alpes-Maritimes, si on compare par exemple la Seine-Saint-Denis et les Alpes-Maritimes, on est grosso modo exactement dans la même situation, voire plus importante dans Seine-Saint-Denis, puisque sur le taux d'incidence, on est à 465 les deux. »
- 1:29Locuteur non identifiéChiffre
« Sur le taux de pression en réanimation, on est à 138 les deux. »
- 1:33Locuteur non identifiéChiffre
« Mais en plus, en positivité, à 13% en Seine-Saint-Denis, contre moins de 10 pour les Alpes-Maritimes. »
- 2:10Invité politiqueFait
« Sauf que l'argument inavoué, peut-être, c'est que l'activité économique de l'Île-de-France, ça représente un tiers du PIB national. »
- 2:41Invité politiqueFait
« Vous venez d'écrire au Premier ministre, pour réclamer la réouverture des lieux culturels de votre région Provence-Alpes-Côte d'Azur »
- 3:12Locuteur non identifiéFait
« Parce que nous, nous sommes une terre de culture, c'est notre ADN, on a nos festivals qui arrivent. »
- 4:30Locuteur non identifiéFait
« En tout cas, c'est un bon exemple pour ouvrir ou pour refermer. C'est-à-dire qu'il y a des critères qui sont stables, quand vous êtes avec des critères qui sont stables, vous avez quand même, ici en Italie, depuis le mois de novembre, quand même, les terrasses ouvertes jusqu'à 18h. »
- 6:15Locuteur non identifiéChiffre
« En ce qui concerne le vaccin pour la grippe, on passe par les pharmacies. On sait que par exemple, la grippe est vaccinée pour à peu près un million et demi de personnes en un mois. »
- 6:24Locuteur non identifiéChiffre
« 15 millions de personnes en un mois à peu près par les logisticiens de la pharmacie, les répartiteurs qui distribuent dans tous les... »
- 6:46Locuteur non identifiéFait
« il existe à travers le monde les tests salivaires. »
- 6:52Locuteur non identifiéChiffre
« 500 000. Les autotests salivaires. »
- 7:07Locuteur non identifiéChiffre
« qui fait en sorte qu'il est fiable à 93%. »
- 9:38Locuteur non identifiéChiffre
« Si nous avons comme convenu prouvé le fait que d'ici le mois d'avril, il y a à peu près 50 millions, 37 millions de doses qui seront totalement livrées en France fin avril. »
- 9:45Locuteur non identifiéChiffre
« Ça veut dire que si on a ces doses livrées, ça veut dire qu'on aura vacciné les 17 millions de personnes qui sont des populations à risque »
- 10:10Locuteur non identifiéChiffre
« Nous avons les vaccins Johnson & Johnson qui arrivent. Il y en a 2,7 millions de doses. »
- 10:22Locuteur non identifiéChiffre
« ça fait exactement le nombre de la population étudiante en France. »
Temps de parole
- Locuteur non identifié77 %
- Renaud Muselier18 %
- Présentateur5 %
≈ 1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
France Inter, Éric Delvaux, le 6-9 du week-end.
Bonjour Renaud Muselier. Bonjour. Président de la région Sud, région Provence-Alpes-Côte d'Azur, président des régions de France. Alors l'île de France sous haute surveillance désormais, mais toujours pas confinée. Est-ce que vous estimez en région PACA, sous confinement partiel en ce moment ?
Par région PACA, vous allez le mettre de mauvaise humeur. Ah bon ? Il n'aime pas ça.
Ah bon, on va en parler. C'est Provence-Alpes-Côte d'Azur. Je l'ai dit deux fois. Provence-Alpes-Côte d'Azur. Est-ce que vous estimez qu'il y a deux poids de mesure entre Marseille et Paris et sa région dans le traitement sanitaire ?
Je pense qu'il faut se fixer des critères stables. Et quand on a des critères stables, on prend des décisions qui sont reconnues et objectives. Et depuis le départ, il y a eu le bazar des critères. Aujourd'hui, ce qu'on reconnaît comme critère, c'est que tout ce qui dépasse en taux d'incidence à 250, il y a de danger. Quand on dépasse le taux de positivité de 10, il y a de danger. Et quand on dépasse le taux de réanimation de 80%, il y a de danger.
Or, dans les Alpes-Maritimes, si on compare par exemple la Seine-Saint-Denis et les Alpes-Maritimes, on est grosso modo exactement dans la même situation, voire plus importante dans Seine-Saint-Denis, puisque sur le taux d'incidence, on est à 465 les deux. Sur le taux de pression en réanimation, on est à 138 les deux. Mais en plus, en positivité, à 13% en Seine-Saint-Denis, contre moins de 10 pour les Alpes-Maritimes. Donc, il y a une décision qui est prise dans les Alpes-Maritimes de confinement, qui ne correspond pas à des critères stables, et équitables, et compréhensibles par la population.
Et quand il y a une différence de critères, il y a forcément une différence de traitement, et donc il y a une différence de jugement, donc il y a une injustice. Et donc, je pense que c'est difficile pour le gouvernement de prendre de vraies décisions compliquées. Je le reconnais, mais en l'occurrence, il faut être cohérent. La maladie est la même partout, et quand les critères sont les mêmes partout, on doit avoir le même traitement partout.
Sauf que l'argument inavoué, peut-être, c'est que l'activité économique de l'Île-de-France, ça représente un tiers du PIB national. Est-ce que c'est un argument que vous entendez ?
J'entends très bien, mais à ce moment-là, il faut intégrer dans les paramètres le volet économique, par rapport au sanitaire. Et là, il y a un vrai problème. C'est-à-dire qu'on ne peut pas dire d'un côté, on vous protège sur votre santé, et de l'autre côté, l'économie prime et on abandonne votre santé. Et donc, c'est cette variation-là qui rend le système inéquitable.
Vous venez d'écrire au Premier ministre, pour réclamer la réouverture des lieux culturels de votre région Provence-Alpes-Côte d'Azur, quel retour avez-vous eu ?
J'ai écrit au Premier ministre sur la culture, j'ai écrit aussi sur la restauration, et je vais demain faire une démarche pour les stades. Il s'avère qu'on va avoir à un an près de l'anniversaire de la première phase, et j'ai l'impression qu'on n'a pas beaucoup appris sur notre capacité à anticiper. Je vous donne un exemple très simple. Pourquoi j'ai écrit à la culture ? Parce que nous, nous sommes une terre de culture, c'est notre ADN, on a nos festivals qui arrivent. Et donc, je demande des critères stricts sanitaires pour pouvoir rouvrir.
Que ça soit à l'extérieur, nous avons beaucoup de spectacles à l'extérieur, c'est quand même pas tout à fait la même musique en termes d'organisation, de manifestations, qu'à l'intérieur. Et on voit très bien qu'on est capable d'organiser les choses avec des critères qui sont structurés de façon sérieuse. Pareil pour la restauration. Je vous donne un exemple très simple. Nous, nous avons été ici, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, confinés en octobre. Enfin, on nous a fermé nos bars, nos hôtels, nos restaurants, tout, en octobre, puis après confinés à 18h.
Ça n'a pas empêché le pic de novembre, ça n'a pas empêché l'aventuration de ski de fermer en décembre, ça n'a pas empêché en janvier, et maintenant la crise de février et mars. Ce qui veut dire que c'est sûrement des lieux de contamination, c'est incontestable quand c'est clos, mais ça veut dire qu'aussi la contamination ne passe pas que par là, et donc il faut s'organiser et apprendre à vivre avec le virus, et non pas systématiquement prendre des mesures qui nous enferment.
Vous citez souvent un exemple, le cas de l'Italie, sauf qu'en Italie, faute peut-être d'avoir relâché la vigilance un peu tôt, elle va être reconfinée dans sa partie nord, en tout cas, dès lundi. Est-ce que l'Italie reste à vos yeux le bon exemple à suivre ?
En tout cas, c'est un bon exemple pour ouvrir ou pour refermer. C'est-à-dire qu'il y a des critères qui sont stables, quand vous êtes avec des critères qui sont stables, vous avez quand même, ici en Italie, depuis le mois de novembre, quand même, les terrasses ouvertes jusqu'à 18h. Ils ont le confinement à 18h, mais ils ont leur restaurant ouvert jusqu'à 18h. Ça leur a permis de vivre quand même à peu près normalement, en quelque sorte, de décembre, janvier, février, mars.
Mais critères stables, mais il ne faut pas attendre zéro Covid pour un retour à une vie normale, selon vous ?
Non, non, mais c'est impossible. Zéro Covid, pour l'instant, on arrivera à zéro Covid quand on aura la capacité de vacciner tout le monde. Moi, ce que je reproche essentiellement dans la crise, dans cette gestion de crise, c'est qu'on nous explique toujours comment il faut fermer et on ne nous explique jamais comment on va réouvrir. Et on ne nous explique jamais comment on va vivre avec. Moi, je suis un médecin, on apprend à vivre avec des maladies, on apprend à vivre avec une hypertension, avec un diabète, avec un cholestérol, on apprend à se faire des autotests, on apprend à vivre avec la pathologie.
Vous n'êtes pas très copain avec Olivier Véran ?
Qui est médecin comme vous ? Non, mais moi, je n'ai pas... Je ne sais pas être copain ou non avec Olivier Véran.
Non, mais je veux dire, vous considérez que ce n'est pas au ministère de la Santé de forcément tout piloter ?
Mais je le conteste. Le ministère de la Santé doit planifier. On a bien vu que dans la planification, ils n'ont pas été excellents, que ce soit pour les masques, pour les dépistages, que ce soit pour la vaccination. Alors, ça aurait dit que de quoi ?
Le ministère de l'Intérieur ou de la Défense sur le plan logistique qui aurait dû prendre les choses en main ?
C'est ce que je demande depuis le début. C'était la gestion de crise. Se fait toujours d'ailleurs par le ministère de l'Intérieur. Le ministère de la Santé ne voulait pas. Et la logistique, les professionnels de la logistique, c'est ou le ministère de la Santé ou des professionnels privés de la logistique. On n'a jamais voulu passer par eux. Et puis même ceux qui fonctionnent, je vous donne un exemple encore très simple pour la logistique et la vaccination. En ce qui concerne le vaccin pour la grippe, on passe par les pharmacies. On sait que par exemple, la grippe est vaccinée pour à peu près un million et demi de personnes en un mois. 15 millions de personnes en un mois à peu près.
par les logisticiens de la pharmacie, les répartiteurs qui distribuent dans tous les... Ils ne se sont jamais servis. Ils viennent de s'en servir maintenant. On les a avertés avec les régions de France dès le mois de décembre. Donc il y a toujours un retard. Donc ils finissent par le faire avec toujours du retard. Je vous donne un autre exemple très concret. Depuis le mois de novembre, je lui ai dit attention, il existe à travers le monde les tests salivaires. J'en ai commandé en tant que président de la région, pour l'instant de la Côte d'Azur, 500 000. Les autotests salivaires. Vous crachez dans un bocal, vous vous testez, vous savez si vous êtes positif.
Le ministère de la Santé m'a toujours dit non, non, vous jouez à pile ou face. Ce n'est pas vrai. Alors du coup, j'ai fait un test ici. J'ai un autotest salivaire qui fait en sorte qu'il est fiable à 93%. Je l'ai fait tester ici. Ce qui veut dire que on a toujours du retard. Et donc, vous vous rendez compte si on avait des autotests salivaires, le matin, vous partez, vous crachez dans vos petites bocales, vous regardez si vous êtes positif. Immédiatement, si vous êtes positif, vous faites attention. Et donc, cette évolution-là de la santé, de la médecine, de la prise en charge, de l'anticipation. Enfin, il faut revenir à la médecine, en fait. Et à une simplification peut-être
du processus, non ? Une simplification. À tous les niveaux, on complique.
À tous les niveaux, on complique. Comme on est dans nos cantines. Enfin, nous, on a laissé la totalité de nos lycées ouverts depuis qu'on nous en a donné l'autorisation, c'est-à-dire le mois de juin. On était possible en mai. La totalité de nos lycées, on a mis en place tous les protocoles. Ils nous ont mis quand même pratiquement un tome entier de 500 pages pour savoir comment on pouvait essayer de distribuer les plats dans les cantines. Tout ça n'a aucun sens. Il n'y a jamais de décentralisation, il n'y a jamais de territorialisation, il n'y a jamais confiance chez les autres. Eh bien, expliquez-nous,
Bruno Muselier, à la tête de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, comment vous vivez cette concertation que ne cesse de vanter l'exécutif avec les élus en région ?
Elle n'existe pas ou peut ? Exemple simple, nous, on nous a confinés ici à Marseille, ça avait fait une drôle d'histoire dans la foie parce que ça a été fait de façon arbitraire. On a su, dans la concertation, qu'on nous a téléphonés 10 minutes avant la décision pour nous dire voilà ce qui va se passer. Je n'appelle pas ça de la concertation, j'appelle ça de l'information de dernière minute.
Le seul moment où il y a une vraie concertation et regardez, ça ne s'est pas si mal passé que ça, c'est-à-dire que ça ne fait quand même pas beaucoup de concertation, c'est il y a trois semaines dans les Alpes-Maritimes où le préfet a fait le tour pour des élus pour savoir exactement comment ça se passait et nous sommes arrivés à une territorialisation à l'intérieur du département des Alpes-Maritimes et qui a été acceptée, en tout cas pour les deux ou pour les week-ends. Le troisième week-end, ils nous l'ont imposé d'office sans explication.
Vous avez la totalité des élus qui sont contre alors quand vous leur parlez, ils l'assument, ils font respecter les règles, ils font respecter les lois, ils sont contre la désobéissance civile et ils sont pour la protection de leur population mais ils sont contre le joug qui empêche de respirer et de vivre.
Et pour les étudiants dans votre région, des étudiants qui eux aussi sont privés d'études supérieures dans de bonnes conditions, quelle piste préconisez-vous à la région Provence-Alpes-Côte d'Azur ?
Alors moi, j'ai une démarche qui est assez simple mais même c'est une démarche nationale, c'est pas une démarche locale. La logique, elle est assez simple. Si nous avons comme convenu prouvé le fait que d'ici le mois d'avril, il y a à peu près 50 millions, 37 millions de doses qui seront totalement livrées en France fin avril. Ça veut dire que si on a ces doses livrées, ça veut dire qu'on aura vacciné les 17 millions de personnes qui sont des populations à risque, qui sont les plus en danger et qui sont donc ceux-là mis de côté, protégés. C'est les personnes dont on a entendu tout à l'heure qui retrouvaient la vie à 80 ans et qui retrouvaient le sport.
On ne peut pas accepter que ceux de 20 ans ne puissent pas faire la même chose. Et donc, nous avons les vaccins Johnson & Johnson qui arrivent. Il y en a 2,7 millions de doses. C'est des doses faciles. Unidose, unidose, oui.
Ça correspond au nombre d'étudiants à peu près ?
Et voilà, ça fait exactement le nombre de la population étudiante en France. Et c'est la moitié de la population des 18-24 ans. Eh bien, redonnons la possibilité à ces jeunes de faire du sport comme ceux qui ont 80 ans quand même, de reprendre leurs études, de finir leurs examens et d'avoir une année scolaire qui revienne à la vie normale et de passer un été tranquille. Souvenons-nous de ce que nous faisions entre 18 et 25 ans. Vous avez bien conscience
que la situation a changé, qu'on ne peut pas mettre 300 étudiants en amphi serrés comme des sardines.
Oui, enfin, si vous les vaccinez, vous pourrez réouvrir vos facs. Vous pouvez retourner à la vie. Vous ne pouvez pas dire à ces jeunes que ce sont eux qui contaminent le plus et qui tuent leurs personnes âgées. Pendant ce temps-là, ils ne peuvent pas faire de sport, ils ne peuvent pas travailler et ils ne peuvent plus passer leurs études ou ils le passent de façon en visio. Vous avez vu le désastre dans les crouges. Renaud Muselier. Oui. Et donc, je pense que là, il y a une démarche politique qui est très simple, à mon avis. On protège tous ceux qui sont en situation de précarité. On les vaccine les personnes âgées ou les personnes en risque.
et puis on remet dans le circuit de la vie les jeunes avec les Johnson & Johnson.
Vous avez écrit à un certain nombre de laboratoires pour connaître leurs conditions d'achat. Est-ce que vous êtes dans votre rôle en faisant ça ?
Est-ce que j'étais dans mon rôle quand on est allé en région de France prendre 130 millions de masques en Chine et moi signer 14 millions de commandes 14 millions de masques dans la première vague où je suis sur ma responsabilité personnelle de président de région et d'institut personnel Renaud Muselier signer les commandes de marché ? Je ne suis pas dans mon rôle. C'est l'État de le faire. Dans la mesure de l'État, je les ai prévenus dès le mois d'août commander les vaccins. Attention, vous n'allez pas les avoir. Faites en sorte qu'il y ait des commandes complémentaires. Achetez les... Et puis, ils ont fait un choix stratégique de passer par l'Europe, ce que je respecte pleinement.
D'ailleurs, ça évite la surenchère. Enfin, ça n'empêche pas que pour autant, il faut accélérer. Et ils ont une incapacité mécanique à accélérer et anticiper et c'est le plus regrettable.
Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, on va vous poser quelques questions un peu plus politiques à présent. Qu'attendez-vous, Renaud Muselier, pour... Avant de... Qu'attendez-vous avant de confirmer votre candidature à votre propre succession aux prochaines régionales ?
Vous savez, je... Tout le monde parle... Enfin, tous les observateurs parlent de la vie politique, parlent des élections. Première question, dans le cadre de la loi, est-ce qu'elles auront lieu ? Il y a une revoyure fin mars et donc le fin mars, déjà... On est passé à juin. Oui, c'est ça. C'est-à-dire que... Enfin là,
vous votez en touche, elles auront lieu de toute façon. Non, non, je vote en touche. Un jour ou l'autre.
Non mais oui, mais un jour ou l'autre, la loi nous dira fin mars si on vote ou non, déjà. Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Parallèlement à ça, mon problème à moi, c'est la réouverture de mes stades, de ma vie, de mes restaurants, de mes cafés, de mes bars, de mes lieux de culture. Vous avez vu qu'il y a encore des lieux de culture qui sont attaqués. Vous savez que j'ai tous mes festivals à réouvrir. Donc fondamentalement, on ne sait même pas s'il y a des élections qui vont avoir lieu. Et aujourd'hui, il y a un désespoir, une souffrance, une angoisse qui fait en sorte que personne ne me parle d'élection. Or, la classe politique, bien entendu. Et moi, bien sûr que j'y pense.
Mais est-ce que j'aurais été au niveau, dans le cadre de la gestion de cette crise ? Est-ce que j'aurais été le marin dans la tempête qui tient le bateau dans une situation aussi compliquée ? Et je constate en tout cas qu'aujourd'hui, personne n'est candidat dans la région sauf aujourd'hui un ministre qui tient un travail aussi au ministère de la Santé et qui engage son... avec non sans culot quand même sa candidature dans la région sans qu'on l'ait jamais vue. Non, il faut être raisonnable.
Aujourd'hui, d'ailleurs, vous n'avez pas de candidat déclaré globalement parce que tout le monde est à la manœuvre et en ce qui concerne la région Provençal-Côte d'Azur, je n'ai pas beaucoup entendu de conseils, d'aides et de soutien dans toutes les décisions difficiles que j'ai eues à prendre et ça, j'y suis aussi sensible. Je crois que la population y sera après en temps et en heure donc on n'est pas pressé.
On n'est pas pressé, il n'empêche que quelques marcheurs vous ont déjà tendu la main à La République En Marche. Quelle suite allez-vous y donner ?
Alors, ils tendent la main en période sanitaire, c'est bien. De toute façon, mais vous savez qu'en cette période-là, personne ne se serre la main. C'était une image. Donc la politique à la table sanitaire, ben oui, mais je réponds par une image et donc je propose un test PCR pour tous avant de se serrer la main. Le programme, quel programme ? Les compétences, quelles compétences ? Et les valeurs de la République, c'est-à-dire, moi je ne suis, je suis contre le Front National, c'est une valeur fondamentale dans mon engagement politique. Donc vous ne voulez pas des opportunistes,
c'est ça ?
Et pas d'accord de parti parce que je vois bien dans cette période que vous avez des gens compétents et des gens qui ne le sont pas.
Pas d'accord de parti, dites-vous, pour le premier tour, mais pour le second ?
Ben, vous savez, déjà vous me parlez d'une élection qui n'a toujours pas été fixée, vous me parlez d'un premier tour sans savoir qui est candidat et dans le deuxième tour, ben vous aurez, souvent à la République, au premier tour on choisit, au deuxième tour on élimine, ben je serais vraisemblablement contre le Front National, ben qui même me suive pour battre le Front National. Et notamment la condamnature de Thierry Mariani. Si j'y vais, compte tenu du fait que, est-ce que j'aurais réussi dans cette période de crise et montrer que j'étais un président de région compétent ?
Mais finalement, une droite unie, ça passe plus par les régions sur des projets concrets et fédérateurs que par les partis.
Je ne sais pas ce que ça veut dire une droite unie. Ce que je sais, c'est qu'il vaut mieux être unis pour régler les problèmes et que dans ma majorité régionale, j'ai huit composantes différentes de la droite dure jusqu'au centre-gauche, voire les verts, qui font en sorte que depuis maintenant cinq ans, il ne m'a jamais manqué une voix, mon groupe est resté intact pendant que le Front National qui est en face a perdu un tiers de ses membres et que j'ai voté 100% de mes votes.
Et donc à l'intérieur, par exemple, du Modem qui siège à l'intérieur de ma majorité, les candidats du Modem, je ne vois pas comment ils peuvent être candidats contre moi, sachant qu'ils ont voté 100% de mes décisions et qu'ils ont des points de responsabilité très importants et qui apparemment sont fiers de ce qui a été fait par la région. Donc tout ça n'a pas beaucoup de sens. Donc les appareils n'ont pas beaucoup de sens à mon avis. Je suis LR. Je l'ai toujours été, je le resterai. Mais je suis ouvert, j'ai appris à travailler avec tout le monde et à respecter tout le monde. Moyen-en-Koix, ma majorité s'élargit.
Vous êtes LR, rappelez-vous, vous êtes du parti Les Républicains. Il y a en ce moment une petite musique chez Les Républicains. C'est la tentation Macron pour la présidentielle, comme un scénario noir si la candidature du mouvement Les Républicains ne décollait pas. Donc circule cette petite musique à voix basse, le scénario d'un rapprochement avec les marcheurs pour la présidentielle. Y êtes-vous favorable ?
Écoutez, je ne sais pas si c'est un rapprochement pour les marcheurs à la présidentielle. Je vois plutôt que c'est aujourd'hui les marcheurs qui se rapprochent de moi dans le cadre des régionales.
Régionales, mais je parle de la présidentielle maintenant.
Oui, vous voyez bien que c'est quand même... Écoutez, c'est Éric Wörth
qui le dit. Si en février prochain, dit-il, la candidature LR est en dessous de 13%, alors Éric Wörth estime que se posera la question de la présence des Républicains au premier tour. C'est une hypothèse à laquelle vous réfléchissez aussi ou pas ?
J'aime beaucoup Éric. On le lit dans le mar de café. Vous vous rendez compte qu'il amène à février prochain quand les élections étaient en mai. Sauf que ça s'anticipe
un peu les élections présidentielles.
Oui, mais enfin février prochain, c'est-à-dire que les élections étaient en mai et on est en mars et en pleine crise. Donc, bien entendu, ça s'anticipe. Mais je pense que d'ici là, il faut laisser décanter dans quel état sera le pays sur le plan économique, qu'est-ce qui se sera passé au régional. Vous voyez bien qu'il y a les transferts de lignes qui sont très importants. Regardez les Hauts-de-France, ils ont fait une alliance entre tout le monde. Je les invite d'ailleurs à se méfier parce que nous aussi à Marseille, le point de temps marseillais, on a eu une femme devant et c'est le deuxième qui a fini par être maire. Donc, vous savez, tout ça va beaucoup évoluer.
Février, ça me paraît très loin. Moi, je pense plutôt qu'il faudra décanter en fin d'année, novembre ou décembre, où on y verra plus clair sur le plan sanitaire et sur le plan économique.
Vous parlez des Hauts-de-France, là, c'est l'union de la gauche. N'y a-t-il pas, en fait, ma question, c'était de savoir s'il n'y a pas un risque de voir le parti des Républicains sombré avant ou après la présidentielle, un peu comme on a vu le Parti Socialiste disparaître dans les limbes. Est-ce qu'il y a ce risque aussi chez les Républicains ? Parce qu'Emmanuel Macron a vampirisé et a déplacé les curseurs politiques.
Le Parti Socialiste a globalement disparu de la scène politique nationale, ce qui n'est pas notre cas. Nous avons la présidence du Sénat. Absolument. Nous avons... Parlez de risque. Il y a toujours des risques dans la vie. Mais aujourd'hui, le Parti Socialiste a disparu, nous, non. nous avons la présidence des maires de France, la présidence des partenaires de France, la présidence des régions de France. Nous avons des grands barons locaux qui ont des responsabilités importantes, qui ont été ministres, qui sont responsables de leur collectivité. Personne ne les conteste. Ils ont, la plupart, tous, été réélus au Sénat. Au municipal, excusez-moi. Au municipal, absolument.
Pour l'instant, nous portons une colonne vertébrale idéologique qui existe. Nous avons une formation politique pilotée par Christian Jacob qui fonctionne et nous n'avons pas d'incarnation nationale. On verra si on arrive à en trouver une. Et vous,
personnellement, vers qui ça irait, votre incarnation ? Vers Xavier Bertrand ? Le retour possible, le retour du retour du maire de Troyes, Baroin ?
François est un grand ami à moi, mais il s'est exprimé plusieurs fois. Donc, vous savez, François et moi, on est depuis toujours dans la vie politique. On est des bébés Chirac. On est dans ce gaullisme social qui fait en sorte qu'on est fidèle à nos valeurs. Et donc, pour vous,
la préférence, il y en a une déjà pour incarner les républicains à la présidentielle ?
On va voir comment ça continue d'ici là. Vous avez les régionales qui vont se passer. Je pense que ça doit se laisser se décanter. Puis on a tant de talent que le meilleur gagne.
Très bien, très bien. Merci beaucoup, Renaud Muselier, président de la région sud de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Et je ne dirai plus PACA devant vous, en tout cas. Merci beaucoup, Renaud Muselier. Et bonne journée.
Renaud Muselier