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Conférence de presseÉlysée (sur YouTube)· 14 mars 2019 7 minFond programmatiqueEurope & internationalDéfenseEnvironnement & énergieÉducation & recherche

Déclaration avec M. Moussa Faki Mahamat, président de la Commision de l'Union Africaine

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Chapitres

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15M. FakiFait
    « La France est un grand pays, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. »
  • 0:30M. FakiFait
    « La France a joué et continue à jouer un rôle important dans la paix et la sécurité dans le continent africain. »
  • 2:15M. MacronFait
    « Nous avons eu des vraies victoires militaires ces dernières semaines, ces derniers mois au Sahel. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... -M.

Faki : Bonjour, chers amis. Je viens d'avoir un entretien très fructueux avec Son Excellence, M. le président Macron, président de la République française, qui nous a fait l'honneur de visiter le siège de l'Union africaine.

Considérant ça comme une marque de soutien à l'Union africaine, à l'Afrique et une volonté de densifier notre partenariat. La France est un grand pays, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Et, sur plusieurs sujets, il y a une totale convergence des vues.

La France, comme l'Union africaine, soutient le multiculturalisme, les organisations internationales. La France a joué et continue à jouer un rôle important dans la paix et la sécurité dans le continent africain. Nous apprécions, M. le Président, votre rôle, notamment dans la zone du Sahel. votre soutien au G5-Sahel, à la Force mixte multinationale dans le bassin du Lac Tchad, vos prises de position au Conseil de sécurité en soutien aux positions africaines, notamment pour les missions de maintien de la paix et des soutiens de paix dans le continent africain.

Nous apprécions également votre soutien à la question climatique. Les accords de Paris ont une importance fondamentale pour le continent africain, qui, comme vous le savez, est victime de désertification, de sécheresse, d'asséchement de cours d'eau, de pollution, alors qu'il ne produit pas grand-chose contre la nature. L'année dernière, nous avons signé un accord de coopération avec la France, avec le ministre des Affaires étrangères, et avec qui, nous avons convenu, donc, des rencontres stratégiques annuelles simultanément ou alternativement à Addis et à Paris.

Et, d'ailleurs, au mois d'avril, nous aurons une rencontre en France au niveau ministériel pour en discuter dans les détails sur des questions importantes comme la jeunesse, l'éducation, la formation, le genre, la question des paix et des sécurités, bien entendu. Voilà, M. le Président, au nom de la Commission de l'Union africaine, je tenais à vous remercier d'avoir fait ce déplacement, d'avoir réitéré votre soutien à l'Afrique.

Je sais qu'il y a un cadre ancien qui est celui de la conférence entre l'Afrique et la France, mais ce partenariat avec l'Union africaine vient en complément et de manière très concrète sur un certain nombre de sujets d'intérêts communs. Une fois de plus, du siège de l'Union africaine. -E.

Macron : Merci, merci beaucoup, M. le Président. J'étais heureux de pouvoir m'entretenir avec le président Moussa Faki, et il l'a parfaitement rappelé, parce que, depuis le début de mon mandat, je souhaite aussi inscrire notre stratégie et notre dialogue avec le continent africain, dans, justement, cet agenda partagé avec l'Union africaine.

D'abord, un agenda partagé sur, justement, le multiculturalisme, vous l'avez rappelé à l'instant, M. le Président, c'est le soutien que la France a apporté aux Nations unies pour le financement, justement, des opérations de maintien de la paix et avoir la capacité, donner aux Etats africains à l'Union africaine d'avoir, justement, plus d'autonomie, et c'est ce que nous soutenons et c'est l'agenda que nous avons constamment soutenu et porté en particulier en septembre dernier à New York. Ce multilatéralisme, c'est aussi celui que nous portons ensemble dans la gestion des grandes crises à vos côtés.

C'est celui que nous portons également en matière climatique, et je serai dans quelques heures au Kenya avant d'assister, justement, demain à un sommet du CNUE et à l'organisation d'un One Planet Summit qui mettra les Etats africains au coeur de cette stratégie climatique, car, en matière de biodiversité, comme en matière de renouvelable, eh bien, la stratégie africaine est aujourd'hui clé pour réussir ce combat. Ce multilatéralisme, c'est aussi celui qui va nous conduire, et nous avons longuement parlé avec le président M. Moussa Faki, à mettre au centre du G7, en août prochain, l'Afrique, pas simplement comme ce qu'on appelle souvent un outreach, mais comme un élément clé de ce G7.

C'est pourquoi j'ai souhaité que la troïka des présidences, le président Moussa Faki et le président Macky Sall, pour le NEPAD, soient présents, justement, à Biarritz et que nous ayons, véritablement, un agenda dessiné par des Africains, et, en particulier, l'Union africaine, et le président Moussa Faki nous a demandé d'avancer sur les sujets d'éducation et de formation, les sujets d'entreprenariat féminin, les sujets climatiques et de condition d'investissement et donc nous aurons un agenda partagé sur ce point pour le G7 de Biarritz. Enfin, nous avons évoqué toutes les crises régionales, vous connaissez notre implication au Sahel et nous oeuvrons côte à côte. Il y a un cadre à renouveler dans les prochaines semaines, avec des nouvelles initiatives à prendre mais nous avons eu des vraies victoires militaires ces dernières semaines, ces derniers mois au Sahel et donc tout ça doit nous conduire à accélérer la montée en charge des forces conjointes du G5 et le cadre déterminé par l'Union africaine.

Nous avons parlé, comme le président l'a dit, du lac Tchad et de la remobilisation pour lutter contre Boko Haram. Et je crois qu'à cet égard, le rôle de l'Union africaine est clé. Et puis sur les différents sujets de stabilité politique ou militaires, la France continuera de s'appuyer sur l'Union africaine.

C'est-à-dire d'apporter son soutien à une réponse qui est avant tout portée par les Africains dans un cadre concerté. Et je crois que c'est ce que nous avons, à plusieurs reprises, fait ensemble, et des expériences comme la RDC ou quelques autres pays ont montré que c'était fructueux. Voilà.

Merci beaucoup. (Flashs) (...) Merci à vous.