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Débatyoutube.com· 22 novembre 2018 6 minComplaisantFond programmatiqueSanté

Les urgences dans les déserts médicaux - Interview Xavier Bertrand et débat

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 5 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:22OuverteRéponse directe

    Rodolphe Bourret, craignez-vous que les fermetures de maternités ou de blocs opératoires de proximité créent un afflux supplémentaire aux urgences ?

  • 1:20OuverteRéponse directe

    Vous avez soumis un amendement pour que le pharmacien puisse délivrer certains médicaments jusque-là sur prescription : quel est le rationnel ?

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Philippe Besset, que pensent les pharmaciens de ce type d'amendement ?

  • 2:42OuverteRéponse directe

    Nadine Allary, les infirmières ne sont-elles pas un peu les oubliées ?

  • 3:26OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous de l'évolution du rôle du pharmacien ?

  • 4:39FerméeRéponse directe

    Les consultations avancées, la possibilité pour des médecins hospitaliers de consulter dans des hôpitaux plus éloignés ou des déserts médicaux : vous y croyez ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:32InvitéFait
    « Ça entraînera automatiquement un afflux supplémentaire dans les urgences. »
  • 0:54InvitéFait
    « on a une médecine en silo, il ne faut pas se leurrer. »
  • 1:48InvitéFait
    « actuellement, les pharmaciens traitent déjà certaines pathologies, »
  • 2:11InvitéFait
    « L'objectif, c'est de désengorger les urgences. »
  • 2:52InvitéFait
    « Le problème, c'est que nous n'avons pas de nomenclature »

Temps de parole

  • Présentateur28 %
  • Invité22 %
  • Invité 221 %
  • Invité 315 %
  • Invité 49 %
  • Invité 55 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Présentateur

Les déserts médicaux entraînent de graves dysfonctionnements dans l'ensemble du système de santé. Nous allons essayer de voir comment y remédier. Rodolphe Bourret, est-ce que vous avez peur que ces fermetures de maternité ou de blocs opératoires de proximité, ça entraîne un afflux supplémentaire dans vos urgences ?

0:32
Invité

Ça entraînera automatiquement un afflux supplémentaire dans les urgences. Une absence de réponse aux soins fait que la population se déplace là où il y a du soin. Ça, c'est obligatoire. Par contre, ce que je crois, c'est qu'on a des acteurs locaux sur le terrain. Et ces acteurs locaux sur le terrain, ils ne sont pas optimisés. Et là, toute la question qu'on a, c'est comment fait-on pour tous travailler ensemble ? Quand vous disiez qu'on a une médecine un peu en silo, on a une médecine en silo, il ne faut pas se leurrer. Donc, il y a à un moment donné un vrai problème de pilotage, de coordination. Et il faut, je dirais, que les tutelles prennent leur responsabilité.

À un moment donné, il faut qu'elles soient capables de dire c'est comme ça et c'est pas autrement. Voilà. Il faut pouvoir...

1:12
Présentateur

Il faut peut-être plus d'autorité là-dedans. Alors, sur les acteurs de proximité, on y arrive. Madame la députée, vous venez de soumettre un amendement pour que le pharmacien puisse délivrer avec ses conseils certains médicaments qui, jusqu'à présent, sont délivrés sur prescription médicale. Vous pouvez nous parler un petit peu de ça, du rationnel que vous avez derrière ?

1:37
Invité

Il y a un certain nombre de pathologies, un certain nombre de... qui pourraient tout à fait être soignées par un pharmacien, parce qu'on le sait très bien, aussi, actuellement, les pharmaciens traitent déjà certaines pathologies, comme la cystite, comme la conjonctivite, comme l'eczéma, qui donnent lieu normalement à des médicaments sur ordonnance. Et les pharmaciens le font.

2:05
Présentateur

Philippe Besset, les pharmaciens en pensent quoi de ce type d'amendement ?

2:09
Invité

C'est typiquement un amendement de bon sens. L'objectif, c'est de désengorger les urgences. Il faut absolument qu'on arrive à ce que les urgences et le SAMU et les pompiers qui vont sur site ne s'occupent que des cas réels. Il faut enlever des urgences, toute la masse... Qu'on utilise la bonne compétence, au bon niveau, sur la bonne tâche. Il faut qu'on enlève la masse d'appels, la masse de gens qui viennent aux urgences pour des choses qui ne relèvent pas des urgences médicales. Pour permettre de traiter les urgences médicales. Voilà.

2:42
Présentateur

Nadine Allary, les infirmières, est-ce qu'elles ne sont pas les oubliées un peu ?

2:52
Invité

Le problème, c'est que nous n'avons pas de nomenclature qui nous permet de faire des choses. On veut le faire, mais ça n'est pas écrit sur le papier. On n'est pas légiféré. De temps en temps, on n'a pas la légitimité de faire les choses pour justement permettre de... Si on veut que ça arrive, il faut remettre l'église au milieu du village. Il faut véritablement que les libéraux se réemparent de l'ensemble des cas qui les concernent, de telle manière que les urgences retrouvent leur vrai rôle de s'occuper des urgences.

3:19
Présentateur

Nous avons été demandés au président de la région des Hauts-de-France ce qu'il en pensait.

3:26
Invité

Vous en pensez quoi, vous, de l'évolution du rôle du pharmacie ? Il faut qu'on compte sur eux. Mais attention, si on ne les intègre pas dès le début dans la réflexion, vous avez un danger. Si dans les maisons de santé pluridisciplinaires en milieu rural, vous ne voyez pas le réseau des pharmacies rurales, vous pouvez en faisant le choix d'installer à tel endroit dans un canton une maison de santé, mais vous allez faire chuter la pharmacie qui, elle, joue un rôle important dans le maillage. D'où l'idée d'avoir en matière de santé une réflexion à 360 ou 361 degrés et en intégrant tous les acteurs.

C'est d'ailleurs l'un des points sur lesquels la réforme de la santé devra certainement évoluer ou s'ouvrir, parce que pour l'instant, elle est beaucoup centrée sur les médecins, c'est important, mais les infirmiers doivent davantage trouver leur place. Et les pharmaciens doivent aussi être davantage confortés. Je vous l'ai dit, le problème du monde de la santé, c'est qu'il est très cloisonné, trop cloisonné, c'est l'un des mots français. Et je pense que cette ouverture, le fait d'associer tous les acteurs, c'est vraiment l'une des clés pour réussir.

4:31
Présentateur

On sait qu'il y a d'autres types d'outils pour les déserts médicaux. Je pense aux consultations avancées. Alors, les consultations avancées, corrigez-moi, si je me trompe, c'est la possibilité qu'ont certains médecins hospitaliers d'aller consulter dans soit des hôpitaux généraux plus éloignés, soit même dans des déserts médicaux. Vous y croyez, vous, ça ?

4:55
Invité

C'est ce qu'on fait déjà. Il y a beaucoup d'établissements qui se sont mis en place de façon à justement mettre des consultations avancées dans des territoires qui n'ont pas la chance d'avoir des spécialistes à temps plein. Et donc, ça permet de graduer, en fait, les filières de soins. Ça permet à donner à une population qui a une absence de réponse des accès. Donc ça, on le fait de manière assez conventionnelle. Et on le fait de plus en plus avec la télémédecine, notamment.