Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 8 juin 2025 18 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Conférence des Nations unies sur l’Océan : le Président Emmanuel Macron s’exprime depuis La Baleine.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Emmanuel MacronFait
    « on est à un moment où la science internationale qui dépend quand même beaucoup des financements américains retraite ses financements »
  • 2:00Emmanuel MacronChiffre
    « on a besoin de continuer à comprendre les grands fonds marins et donc merci de ceux qui sont prêts à nous aider pour le faire dans notre Polynésie chérie »
  • 4:00Emmanuel MacronFait
    « on a des initiatives formidables tara est là on a six orbiteur on a le polarpod qu'on veut lancer »
  • 6:00Emmanuel MacronFait
    « on a mis des projets pilotes en Polynésie au Kenya Philippines et cetera »
  • 8:00Emmanuel MacronFait
    « il y a 3 ans on était à Lisbonne c'était l'UNOC 2 bbj le fameux accord pour protéger la haute mer »
  • 10:00Emmanuel MacronPromesse
    « on a bâti une coalition d'acteurs on est une trentaine de chefs d'État et de gouvernement qui se sont engagés pour dire nous morire de l'exploitation des grands fonds marins »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

merci beaucoup à toutes et tous d'être là je salue les chefs d'état et de gouvernement Royal l'ensemble des parlementaires ministres élus qui sont présents dans cette salle et évidemment aussi les fondations et l'ensemble des investisseurs les ONG les académiques les scientifiques enfin toutes et tous merci beaucoup je vais pas être long je voulais essayer de synthétiser ce que j'ai compris pour qu'on agisse de manière à peu près utile collectivement et et vous dire comment je vois la situation en vrai mon sentiment c'est qu'on est un peu près au au pire moment parce que j'ai compris que la science avait établi et là je me réfère aux travaux de l'IPS qu'on était à un Nexus ils ont très bien travaillé ça dans leurs travaux et ils disent au fond on a une crise qui est cinq crises en même temps biodiversité eau alimentation santé changement climatique et ces cinq crises se nourrissent elle créent des de la complexité entre elles et on peut pas régler l'une sans les autres notre sujet des océans est au milieu de ces cinq crises donc on est dans le Nexus et après l'IPS a fait vraiment un très bon travail avec 70 options de réponse enfin je vais pas il y a il y a beaucoup plus avant que moi il y a des membres de l'IPS mais donc moi j'ai compris voilà on est un moment de grande complexité de multicrise et ces cinq crises se conorisent et pas de chance si on est un peu près lucide on est à un moment où la science internationale qui dépend quand même beaucoup des financements américains retraite ses financements où on a beaucoup de gens qui sont en train de remettre en cause le multilatéralisme et ses agences où on a aujourd'hui une remise en cause aussi de la priorité dans le débat public donné au climat à tous ces sujets y compris d'ailleurs en France faut être lucide on dit c'est plus la priorité passer il y a rien à voir on s'en occupera on gérera crise après crise au fond énorme erreur et il y a si je puis dire du management disruption parce qu'on est dans un monde où on a justement beaucoup de guerre et en fait le grand risque c'est qu'on soit tous avalés par les symptômes de ces multicrises parce que tout ce que je suis en train d'évoquer ça crée de la crise plurielle internationale on a tous été arrêtés par une pandémie qui était et c'était pas il y a il y a très longtemps on y était encore il y a 4 ans qui était la conséquence de cette multicrise que j'évoqué le continent africain et plein de multicrises qui sont liées à des problème cumulé d'eau de gestion d'environnement et autres et donc alors même qu'on a de plus en plus de complexité et une urgence à gérer ce Nexus les cinq problèmes entre eux on a un ordre international qui est en train de se disloquer pas assez d'argent pas assez de coopération et au fond trop de monde occupé à faire autre chose et rien que pour ça ce que vous avez fait cette semaine dernière ce qu'on est en train de faire est très important parce qu'on se refocalise sur ce qui est clé et ce qui est clé c'est de remettre du multilatéralisme et de le faire avec le GC l'IPS avec les grandes agences dont l'UNESCO qui permet sur le plan scientifique de coordonner et donc au fond de mettre autour de Nations- Unies les agences scientifiques les acteurs du multilatéralisme qui ont permis de bâtir à travers le temps cela parce que c'est plus nécessaire que jamais et c'est d'avoir une approche comme on dit multiakeholder et c'est exactement ce que vous avez fait là c'est de se dire on a besoin face à des sujets complexes d'avoir les scientifiques le monde de la finance et de l'économie les acteurs gouvernementaux sera à partir de demain tous les acteurs locaux les villes les régions les gouvernements et cetera ce que Christian et Latoya ont parfaitement décrit et la société civile les organisations non gouvernementales les étudiants nos jeunes parce que tout ça ça produit de la compréhension commune et de l'action commune et on ne doit rien laisser de côté et donc au fond face à cette cette espèce d'incohérence qu'on est en train de vivre comment traiter ce Nexus haut alimentation santé changement climatique biodiversité d'abord en continuant de financer une science libre et rouverte et donc je vais remercier le compte-rendu qui a été fait moi j'ai essayé de suivre de bien comprendre et je veux vous dire ici qu'on va continuer on était on est arrivé par le bateau de l'IFRE Tadasa et on était avec beaucoup de collègues et et je veux vous dire qu'on va se mobiliser toute la communauté internationale pour continuer d'avoir une science libre ouverte indépendante qui puisse justement nous permettre de continuer à comprendre et pour ça moi j'ai noté quand même dans vos travaux dans ceux de l'IPS et de plusieurs acteurs les priorités on a besoin de continuer à comprendre les grands fonds marins et donc merci de ceux qui sont prêts à nous aider pour le faire dans notre Polynésie chérie et dans tant d'autres territoires on a besoin de continuer de de consolider les données de recherche les séries longues et l'indépendance de ces données et c'est le grand sujet vraiment qui qui nous faut tous traiter au moment où il y a des retraits de financement la NOA ou autre c'est qu'on peut perdre des données qui ont été accumulées et donc là on doit faire un gros travail au niveau donc la France elle est prête à se mobiliser à prendre le leadership mais on a besoin de financement européen et du monde entier pour aller dans ce sens et avec ces données on a évidemment besoin des infrastructures de recherche qui sont en particulier les capacités d'observation spatiale mais aussi les capacités nouvelles qu'on va créer pour analyser la colonne d'eau alors on a des initiatives formidables tara est là on a six orbiteur on a le polarpod qu'on veut lancer mais plus largement on vaut multiplier les capacités pour comprendre justement et analyser la colonne d'eau jusqu'au plus profond des fonds marins et c'est pourquoi la mission Neptune est si importante et je parle sous le contrôle hein des sachants mais c'est celle qui va être un peu qui va nous permettre de consolider toutes ces initiative et donc banco nous on est prêt on avance je veux que la France prenne ses responsabilités mais il nous faut agréger toutes les bonnes volontés publiques privées les financements européens internationaux mais on doit rien lâcher rien lâcher donc grand fond marin colonne d'eau données capacité d'observation il y a aussi un point qui est très important c'est le lien entre justement la compréhension des océans et la recherche biologique et génétique marine et là-dessus il y a quand même un continent d'innovation sur lequel je veux qu'on continue à à investir et puis on a aussi les méthodologies je veux pas oublier les sciences humaines et sociales parce que si on veut réussir le changement bah il faut comprendre le fonctionnement des sociétés l'acceptation et donc on a besoin aussi d'agréger derrière ce programme scientifique des océans et bien la capacité à avoir des méthodologies à organiser le changement à avoir justement cette cette méthodologie qu'on mise en place les chercheurs éviter réduire compenser qui suppose de convaincre les gens de bouger on en reparlera je pense dans ces prochains jours quand on parle de nos pêcheurs on veut dans certains endroits qui n'aillent plus pêché par exemple dans les les fonds marin et cetera ça marche pas si on le fait dans des conférences comme ça tout seul faut les concerter les associer avec les scientifiques et puis il faut leur donner la capacité d'avoir d'autres débouchés ça m'a été présenté il y a quelques semaines c'est le cas formidable de Pin Paul par exemple je suis un peu c'est en France mais il y a des tas de cas la Polynésie a fait un travail formidable avec ses pêcheurs avec justement euh euh nos nos populations et les peuples autochtones les peuples indigènes ont une connaissance un savoir-faire et donc quand on marie la connaissance le respect des peuples autochtones des peuples indigènes la science le respect de chacun et ça c'est les sciences humaine et sociales on arrive à tout faire bouger donc vous voyez il y a ces priorités scientifiques mission Nepsun et puis tout ce que je viens d'évoquer qui est absolument clé sur lequel on doit mettre du financement mais ça doit être la base de notre action aujourd'hui comme demain pas de bonne action si elle repose pas sur la science de vous avez parfaitement résumé les conclusions du Business and Economic Forum qui s'est tenu à Monaco on a besoin de mobiliser tout le monde et donc là je félicite à la fois le financement multilatéral le financement privé qui s'est mis en place on a des premiers fonds qui arrivent des philanthropes franchement merci de ce qui est fait plusieurs sont ici autour autour de la table vous faites un travail formidable vous êtes extrêmement euh vocaux et et passionné et ça inspire je dirais tout le monde on doit continuer de consolider au fond on a ce que les philanthropes ont fait en avance de phase ce que les fondations sont en train de consolider plusieurs sont dans cette salle elles sont méditerranéennes elles sont américaines elles sont asiatiques et puisque aujourd'hui les agences de financement et les grands asset managers sont en train de commencer à faire et donc il faut qu'on ait un suivi chaque année le prince Albert Ide je le remercie accepté de faire un suivi et donc il y aura un une nouvelle conférence l'année prochaine qui fera suivi des annonces d'aujourd'hui c'est fondamental et donc on va on va pas lâcher ce qui a été lancé et derrière je veux aussi qu'on bâtisse à travers les projets pilotes qu'on a mis en place justement ces crédits biodiversité et toute cette méthode nouvelle au fond ce qu'on veut faire sur la biodiversité les océans c'est ce qu'on a historiquement fait sur le carbone mais il faut bien dire sur le carbone on a eu parfois une méthodologie qui s'est un peu relâché et donc là il y a un travail formidable qui a été fait par madame Goulard et dame Amélia Faussette à la demande du roi Charles et de votre serviteur qui est d'avoir ces crédits biodiversité et on a mis des projets pilotes en Polynésie au Kenya Philippines et cetera andrew en a financé d'ailleurs plusieurs et qui permettent d'attirer justement les financements privés et de les valoriser et de permettre d'inciter des grands financeurs et se faisant dans la dynamique internationale qu'on veut avoir qu'est-ce qu'on veut faire on veut inciter ceux qui ont des activités qui ne sont pas bonnes pour le carbone et la biodiversité à financer ces activités qui sont bonnes bah s'il y a une bonne méthodologie on va accélérer la transition on passera pas du jour au lendemain à un monde qui pollue et qui est mauvais pour la biodiversité à un monde qui est bon et qui la protège et qui la restaure par contre si on a les bons systèmes de mesures et d'incitation on y arrivera ça c'est sur le pilier économie finance il est fondamental et je remercie tous ces acteurs vous l'avez très bien montré Christian et la Toya on a besoin de mobiliser l'action locale vous êtes les derniers kilomètres le dernier mètre et vous êtes exactement les acteurs qui organisent pour moi les quatre pointes du carré magique qui est le éviter réduire compenser et adapter malheureusement parce que beaucoup de ces territoires ont déjà à vivre avec les conséquences de la montée des eaux du réchauffement les conséquences de l'acidification des eaux et donc de la perte de leur récif corélien de la fragilis du retrait de trait de l'érosion du trait de côte de la fragilisation des habitats et donc c'est au niveau le plus local qu'on arrive à éviter les émissions les mauvaises pratiques qui bousculent la biodiversité qu'on arrive à convaincre à changer les pratiques pour les réduire quand on arrive pas à éviter tout de suite que quand on n arrive pas à les réduire assez on peut avoir les bonnes stratégies pour les compenser et donc restaurer compenser et puis malheureusement aussi qu'on mette en place les dynamiques pour adapter ce carré magique il se construit par l'action locale et donc les gouvernements vont s'engager demain mais je voulais dire l'importance de ces acteurs et puis enfin il y a tout le travail des organisations non gouvernementale des jeunes de la prise de conscience des actions citoyennes vous le rappeliez tout à l'heure madame la députée et merci de la mobilisation qui a été conduite qui est la stratégie du colibri adaptée à nos océans rien ne doit être laissé à part et chaque petite action c'est une transformation des consciences et ça permet de retrouver ses équilibres et donc c'est ça ce que vous avez fait ce qu'on est en train de faire c'est au fond de se dire par rapport à ce paradoxe qu'on vit ça n'a on a une multicrise à cinq dimensions et c'est en train de se désagréger on remobilise on remet du financement on remet de l'engagement et je voudrais conclure par une chose il y a 3 ans on était à Lisbonne c'était l'UNOC 2 bbj le fameux accord pour protéger la haute mer qui est quand même juste les deux tiers de la des océans du globe on avait pas fini cette négociation elle duré depuis 15 ans deux on nous disait vous arriverez vous arriverez pas à mobiliser les gens pour pour vraiment protéger 30 % de nos aires marines c'est sympathique vous êtes à quelques-uns avec le Costa le Costa Rica et d'autres on s'en souvient mais bon allez continuez vous y arriverez pas et puis on nous disait également sur les grands fonds marins c'est sympa vous êtes quelques-uns il y avait pas un gouvernement qui avait vraiment pris une option on écoute les ONG les scientifiques mais enfin c'est quand même sympa on va d'abord à les forêts parce qu'on va sans doute trouver des nodules des choses qui sont très bonnes et surtout de la valeur et de l'activité économique et puis quatre on continuer la pêche illégale illicite non enregistré qui est je le rappelle un poisson sur c péchés aujourd'hui dans le monde et ben 3 ans après parce qu'on s'est mobilisé parce qu'il y a eu un travail d'arrache-pied pour arriver justement à Nice bah au moment où je vous parle on a bâti une coalition d'acteurs on est une trentaine de chefs d'État et de gouvernement qui se sont engagés pour dire nous morire de l'exploitation des grands fonds marins non on n'y va pas j'avais annoncé ça à Lisbonne on est déjà une trentaine qui sont venus on va rien lâcher je veux qu'on arrive à un accord pour toute la planète parce que c'est complètement fou c'est complètement fou d'aller exploiter d'aller forer un endroit qu'on ne connaît pas c'est de la folie furieuse pourquoi juste moi moi je suis pas un grand scientifique mais j'ai compris parce qu'ils m'ont expliqué parce que dans ces endroits qu'on ne connaît pas il y a des puits de carbone irrécupérables parce que dans ces endroits qu'on ne connaît pas il y a une biodiversité qu'on ne mesure pas encore et donc on va aller détruire de la biodiversité même pas encore enregistrée parce qu'on va aller libérer du carbone alors même qu'on les réduit pas assez c'est une folie furieuse et donc on recule de trois cases à chaque fois qu'on fait [Applaudissements] ça donc le cœur de la bataille c'est mission d'exploration Neptune mobiliser les financements et moratoires sur l'exploitation mais ça on a déjà fait une avance formidable on a une trentaine de gens dans le club on continue de on a réussi entre Montréal et Könenming à bâtir justement cette coalition et à dire maintenant à passer au niveau international 30 % d'air marine protégé demain vous verrez on va mobiliser encore plus de gouvernements la France entre-temps a fait ces 30 % grâce à ce qu'a annoncé Moeta et Brotherson et son gouvernement on dépasse largement je donnerai les chiffres demain les 30 % la Polynésie a fait un travail formidable mais surtout décision d' jours surtout on va aller plus loin dans la forte protection et on va ainsi pouvoir protéger complètement en particulier sur des activités qui sont on le sait les plus prédatrices pour la biodiversité pour la stabilisation des fonds marins bah on va avoir de la protection forte et je vous donnerai les chiffres demain mais on a augmenté et là demain et après-demain on va encore mobiliser davantage de gouvernement et dans les semaines qui viennent parce que j'ai encore quelques collègues qui m'ont demandé du temps de concertation on va continuer maintenant c'est inarrêtable on va y arriver au 30 % et on ne lâchera rien et on les mesure et c'est scientifiquement observé et on fait travailler ensemble les scientifiques les pêcheurs les peuples autochtones et indigènes dans le respect 3 là où c'était bloqué depuis 15 ans on a signé il y a quelques mois BBNJ formidable et je vous annoncerai les choses mais on va avant la fin de l'année réussir à ce que ça rentre en vigueur et ça c'est une mobilisation c'est une mobilisation de nous tous et toutes et enfin c'était l'appel le travail qui a été fait par l'AFAO par l'Organisation mondiale du commerce nous l'avons signé nous l'avons ratifié et on est en train d'engager de plus en plus de gouvernements pour justement avoir la transparence lutter contre la pêche illicite non enregistrée non surveillée avoir la transparence pour protéger nos espaces nos pêches et nos espèces tout ça c'est pour vous dire en 3 ans tout le chemin qui a été fait et donc alors même que c'est très difficile alors même qu'on a plein de gens qui nous disent c'est plus la priorité le travail collectif qu'on a fait pour mobiliser tous les acteurs nous a permis d'avoir des résultats et c'est grâce à vous toutes et tous et je sais le boulot que vous faites vous ne lâchez rien je suis avec vous on lâche rien et donc cette conférence elle arrive après des années de mobilisation sans mauvais jeu de mot un peu à contre-courant mais ce qui paraissait impossible il y a 3 ans on l'a fait durant ces 3 ans et donc cette 3è conférence va nous permettre de franchir encore des étapes avec la science et sur la base de la science mais avec les gouvernements les acteurs locaux la société civile le monde privé les fondations et toutes celles et ceux qui sont prêts à s'engager pour nos océans merci à toutes et tous vive nos océans et bravo pour le travail fait s