LFI veut légaliser les propos abjectes et condamnables ! - Edwige Diaz (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:25OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il y a une désolidarisation nécessaire avec la France Insoumise sur cette question ?
- 1:28RelanceRéponse partielle
Est-ce qu'il ne faut pas tirer les conséquences de cette clarté ?
- 2:03OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est un moyen de dénoncer les auditions contre Mathilde Panot et Rima Hassan ?
- 3:24OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il n'y a pas une atteinte à la liberté d'expression dans certains cas ?
- 4:49OuverteRéponse directe
La politique c'est la politique, le droit c'est le droit : que pensez-vous de cette distinction ?
- 6:35ComplaisanteRéponse directe
Madame Diaz, vous voulez y réagir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38InvitéFait
« Nous voterons contre cette proposition de la France Insoumise. »
- 0:42InvitéFait
« Cette loi de 2014, c'est une loi socialiste. »
- 1:42InvitéFait
« Je demande à ce que les Insoumis comprennent l'erreur qu'ils ont faite, qu'ils retirent ce texte. »
- 2:20PrésentateurFait
« Moi, je trouve cette proposition de loi choquante, mais en même temps pas surprenante. »
- 4:09InvitéFait
« On a eu en France le viol d'une petite fille juive à Courbevoie parce qu'elle était juive. »
- 4:26InvitéFait
« LFI veut qu'on puisse faire l'apologie du terrorisme sans être dérangé. »
- 6:42PrésentateurFait
« Cette proposition de loi a clairement une portée électoraliste qui vise à flatter un électorat communautarisé. »
Temps de parole
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Bonjour Edwis Diaz, merci d'être présent également, député de Gironde, vice-président du Rassemblement National. Bonjour Alexandre Ouizil. Bonjour. Merci également de votre participation, sénateur socialiste de l'Oise. Je terminais les présentations avec vous parce que je vais débuter avec vous, parce qu'on voit bien, et notamment l'échange un peu surréaliste entre Olivier Faure, le patron du PS, et Manuel Bompard, coordinateur de la France Insoumise, que ça pose véritablement un problème. Vous qui avez participé à l'élaboration du programme du NFP avec la France Insoumise, est-ce qu'il y a une désolidarisation nécessaire, ou est-ce qu'il y a un problème aujourd'hui sur cette question ?
L'échange, il n'est pas surréaliste, il est en fait assez clair. Olivier dit les choses très simplement. Nous voterons contre cette proposition de la France Insoumise. Cette loi de 2014, c'est une loi socialiste. Pourquoi l'avons-nous faite ? Parce que nous avons considéré que la répression de l'apologie du terrorisme par la loi pénale était nécessaire, parce que, vous le savez très bien, c'est aussi en ligne à ce moment-là que la radicalisation avait lieu. Et donc, nous avons été, nous sommes et nous sommes toujours dans la clarté vis-à-vis de ça. Dans le NFP, dans l'accord que vous évoquez, il n'y a rien qui a lieu avec tout ça.
Et nous sommes dans un pays qui a été endeuillé par le terrorisme, où des familles ont été endeuillées par le terrorisme. Et donc, moi, je pense qu'il faut qu'on soit très clair là-dessus, et nous le sommes.
Vous êtes très clair, Olivier Faure, mais j'ai envie de dire, il est tellement clair, comme rarement depuis le NFP, qu'on se demande quelle est encore la nature de cette alliance. Est-ce qu'il y a un moment où il ne faut pas en tirer les conséquences quand on voit certaines prises d'opposition ?
Non, mais pardon, juste pour finir là-dessus. Nous, c'est simple, moi je demande, je le dis simplement, je demande à ce que les Insoumis comprennent l'erreur qu'ils ont faite, qu'ils retirent ce texte, ils peuvent retirer ce texte. Dans ce texte, d'ailleurs, il y a la question de l'abrogation de la pénalisation, mais il y a aussi une question de, on demande un rapport pour savoir comment les choses se passent. En effet, dans un certain nombre de cas, l'opportunité des poursuites, elle peut être discutée, la manière dont les parquets travaillent. On peut avoir un rapport sur, dix ans après, qu'est-ce qui s'est passé dans la loi.
C'est intéressant, mais la manière dont on se pose, ce n'est pas du tout la même chose.
Edwiz Diaz, est-ce que vous pensez que c'est un moyen de dénoncer directement ou de s'opposer aux auditions contre Mathilde Panot et Rima Hassan, que c'est, en gros, on essaie de se préserver de celles et ceux qui sont mis en cause dans notre propre camp. Ça ressemble un peu à ça quand on le regarde, d'un point de vue objectif de l'extérieur. Oui, c'est une possibilité. Moi, je trouve cette proposition de loi choquante, mais en même temps pas surprenante. Pourquoi choquante ?
Parce que nous sommes en plein procès, Samuel Paty, parce que les actes d'antisémitisme explosent dans notre pays, parce que, et pas surprenant, parce que précisément, nous avons Daniel Obono, qui, je le précise, avait qualifié le Hamas de mouvement de résistance. Nous avons Rima Hassan et Mathilde Panot, la présidente du groupe LFI et de l'Assemblée nationale, qui sont poursuivis, en tout cas qui font l'objet d'enquêtes, pour apologie du terrorisme. Après une plainte de l'organisation internationale. Exactement, exactement. Et en fait, cette proposition de loi est une insulte à toutes les victimes de l'antisémitisme, et elle est, quelque part, une victoire pour les terroristes islamistes.
Et donc, en même temps, ce n'est pas surprenant, quand on voit cette dérive, et là, en fait, ce qu'essaye de faire la France insoumise, ils essayent, quelque part, de désarmer juridiquement la France et de démunir les outils de justice qui sont à notre disposition. David, on sent qu'il y a une forme de consensus orélethi là-dessus, et en même temps, on peut aussi se poser la question ouvertement, est-ce qu'il n'y a pas, à un moment, une atteinte à la liberté d'expression, dans certains cas ? Est-ce qu'on essaie d'être tellement précautionneux qu'on empêche les gens de, parfois, pouvoir parler ? Est-ce que c'est quelque chose qui est audible ou pas du tout, selon vous ?
Non, pas du tout. D'ailleurs, cette loi, c'est une loi socialiste. Monsieur l'a rappelé, de Bernard Cazeneuve, qui est un grand républicain. Et cette loi, elle permet, justement, de condamner l'apologie du terrorisme. Pourquoi ? Parce que faire l'apologie du terrorisme, c'est non seulement ignoble, c'est non seulement insulter la mémoire des victimes, mais c'est inciter à répéter des actes terroristes. Et c'est donc mettre en danger la vie des Français et de nos concitoyens, depuis le 7 octobre. Depuis que la France insuline refuse de qualifier le Hamas comme une organisation terroriste. On a eu en France le viol d'une petite fille juive à Courbevoie. Parce qu'elle était juive.
Parce qu'elle était juive. On a eu un attentat contre la synagogue de la Grande Motte. On a eu un attentat sur le pont Birakem à Paris, au nom de ce qui se passait en Israël et à Gaza. Et donc, quand la France insoumise fait cela, non seulement elle l'insulte la mémoire de tous ceux qui sont tombés sous les coups des terroristes islamistes, ils poussent d'ailleurs la provocation jusqu'à déposer cette proposition de loi une semaine après les commémorations des attentats du 13 novembre. Mais ils mettent en danger la vie de nos concitoyens. Nous ne laisserons évidemment pas faire. LFI veut qu'on puisse faire l'apologie du terrorisme sans être dérangé.
Et on fera tout ce qui est en notre pouvoir pour y faire obstacle.
Charles Sapin, la politique c'est la politique, le droit c'est le droit. Je suis tombé sur un article du Club des Juristes pour essayer de comprendre. Et ce que disent en substance, mais c'est la fin de cet article, c'est que les personnalités politiques devraient échapper à ce type de convocation. Ce serait une rupture d'égalité devant la loi pénale. Elle est là la base du débat. C'est-à-dire que l'apologie du terrorisme, soutien, racisme, homophobie, antismisme, ce ne sont pas des opinions, ce sont des délits. Et c'est à la justice de trancher, même si on échange avec des responsables politiques aujourd'hui.
C'est ça. Et l'idée est de dire que ce n'est pas parce qu'on a un mandat politique, quel qu'il soit, qu'on est au-dessus ou à côté des lois. C'est vrai que c'est le débat. Après, pour revenir dans l'enjeu politique, c'est vrai qu'on voit, cette proposition de loi de la France insoumise vient à une suite de provocations qui revient à une stratégie qui a été théorisée, même assumée par Jean-Luc Mélenchon, qui est de cliver sur tout, tout le temps, à commencer par Gaza. Stratégie du chaos, c'est ce qu'on dit. – Exactement.
Et ce sujet, notamment de Gaza, qui a été mis en tête des discussions lors de la campagne des européennes de la France insoumise, qui était pourtant un peu éloignée des enjeux électoraux du Parlement européen. Pourquoi la France insoumise fait ça ? Tout simplement parce qu'il a été théorisé qu'une partie de l'électorat traditionnel de gauche, les classes populaires étaient parties, ne reviendront pas. On grossit les rangs du Rassemblement national. Et ils ont donc épousé un discours identitaire pour séduire un nouvel électorat, qui est de deux types en fait.
Une jeunesse de centre urbain, sensible à la politique spectacle, on le voit dans des mobilisations notamment dans les universités, et un électorat communautarisé, souvent issu de l'immigration. Et on en arrive du coup à des sorties de députés de la France insoumise, comme il y a quelques semaines, en marge d'un match de foot à Amsterdam, qui justifiait en fait des violences face à des personnes juives, en disant sur le thème « ils l'ont bien cherché ».
– Avec une chasse aux juifs et des passeports qu'on demandait. Madame Diaz, vous voulez y réagir ? – Oui, je suis d'accord avec ce qui vient d'être dit, que cette proposition de loi a clairement une portée électoraliste, qui vise à flatter un électorat communautarisé. Et d'ailleurs, quand on regarde les signataires, c'est intéressant, parce que le groupe La France insoumise, vraiment, contient des éléments particulièrement radicaux. – Oui, c'est ça. – Oui, c'est ça. – Du gouvernement, c'est député du Nord. – Exactement, mais du Nord, donc il y a Daniel Obono, je l'ai dit, qui considère le Hamas comme un mouvement de résistance.
Il y a Ercilia Soudé, qui invite à l'Assemblée nationale, je le rappelle, un membre d'une organisation alliée au Hamas. Il y a les traditionnels, Sébastien Delogu, Louis Boyard, mais il y a aussi, là c'est très inquiétant, Éric Coquerel, le président de la commission des finances, et Aurélie Trouvé, la présidente des affaires économiques. Et moi, j'ai été alertée par un certain nombre d'habitants de la Gironde, donc du coup mon département, qui ont aussi retrouvé les deux députés, la France insoumise de Gironde, à savoir Mathilde Feld et Loïc Prudhomme. Donc en fait, ce courant, il y a des gens qui rebaptisent la France insoumise comme la France islamiste.
Donc ce courant quasiment d'islamisation de ce parti politique est vraiment total, est totalement partagé par les députés de la France insoumise, quel que soit leur département d'élection. Monsieur Bouzile, les mots sont forts, la France islamiste, je ne sais pas si c'est une réalité, mais il y a certains qui surfent sur ce qui s'est passé au Proche-Orient.
Mais attendez, je pense qu'il y a deux sujets. Moi je vous ai dit ce que je pensais avec... Comme Olivier France, moi j'aurais pu dire plus l'amour clair, c'est très clair. En revanche, excusez-moi, mais les ponts que vous faites dans votre tête me semblent très inquiétants. Vous dites, c'est communautarisé. Vraiment, vous pensez que les Français de confession musulmane sur la question de l'apologie du terrorisme, ça leur envoie un signal positif de leur dire qu'on va supprimer le délit d'apologie du terrorisme ? Là pour le coup, c'est une vision du pays que je récuse de dire ça, que je récuse complètement. C'est vraiment...
Donc, évidemment, moi je redis, qu'est-ce qui a été sanctionné avec ce type de disposition ? Quelqu'un dans une manifestation avait écrit « Je suis couachi ». Il fallait le sanctionner. Quelqu'un qui dit que ceux qui étaient les terroristes du Bataclan m'ont montré du courage dans Paris. Il faut le sanctionner. S'il y a des cas de poursuite qui sont litigieuses, qui peuvent être discutées, on peut discuter à comment on améliore la loi. Ça existe d'améliorer la loi. Mais la question de l'avogation, c'est tout autre chose et c'est en revanche très dangereux.
Le mot de la fin, David, la réponse avec quoi ? Elle est politique, judiciaire ou éducative ? Quand on voit ce niveau parfois d'échange.
D'abord, il faut évidemment défendre la loi telle qu'elle est. Il faut pouvoir la renforcer. Nous, on avait déposé une proposition de loi pour lutter beaucoup plus fermement contre le racisme et l'antisémitisme en ligne. Je note d'ailleurs que cette proposition de loi n'avait pas été votée par deux groupes principaux à l'Assemblée nationale, qui étaient d'une part la France insoumise et d'autre part le Rassemblement national. Et puis surtout, on attend que le Parti socialiste prenne une position beaucoup plus claire. Parce que, pardonnez-moi, monsieur le sénateur, mais vous nous dites que c'est une erreur. Je leur ai demandé de retirer le texte.
C'est une erreur que commettent la France insoumise. C'est l'expression de leur conviction et de leur stratégie. Ça fait un an que la France insoumise refuse de dire que le travail est théoriste. Quand vous avez négé le programme du Nouveau Front Populaire, vous le savez très bien. Et d'ailleurs, dans votre camp, quelqu'un comme Jérôme Gaël, qui est un très grand républicain, et qui a du mal avec la France insoumise, le sénateur avec la France insoumise en raison de cette question-là.
Et vous serez les bienvenus, tous les deux, tous les trois, tous les quatre, autant que vous voulez, sur BFM pour échanger sur cette problématique. Merci d'avoir été ce matin dans le live.