"Il faut une candidature commune à gauche !" - Alexis Corbière sur BFMTV
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
On est avec Alexis Corbière, député l'apprès de la scène Saint-Denis pour en parler. Bonsoir. Bonsoir.
Je vais vous entendre et vous écouter dans quelques secondes d'autant que vous avez interpellé directement Jean-Luc Mélenchon sur les les réseaux sociaux. Mais d'abord un petit détour à l'extérieur pour rejoindre Daniel Conbendit qui est avec nous aussi ce soir. Je voulais savoir Daniel Conbendit, quel regard vous portez sur ces mots de Jean-Luc Mélenchon et surtout la manière dont il se défend ce soir.
Ben écoutez, d'abord à Lyon, je compare ça à une incontinence intellectuelle aigue. Il ne se contrôle plus. Il ne contrôle plus son verbe.
Il il dit en fait le fond de Jean-Luc Mélenchon ressort. son fond Trotskis du parti ouvrier international. Donc ce fond où anti-impérialiste et l'ennemi numéro 1 de l'impérialisme aujourd'hui avec les Américains, c'est Israël.
Et d'ailleurs Rima Hassan a depuis des des semaines dit que derrière l'affaire, il y a Israël et le Msad. Et par exemple la députée LFI du Four qui hier tout de suite après la prise de parole de Mélenchon à Lyon mais dit mais non il a russifié pour ironiser tous ceux qui voient derrière Ipsine la Russie alors que derrière il y a c'est elle qui le dit Israël. Donc voilà le vrai Mélenchon il est anti-impérialiste, antisémite et donc antioccidental.
Donc pour vous, ça ne fait aucun doute, c'est de l'antisémitisme en bonne et du forme. Écoutez, déjà après le 7 octobre, les prises de position de la France insoumise, de Rima Hassan, de Jean-Luc Mélenchon étaient clair. Aujourd'hui, je ne vois pas jouer comme ça avec les mots, avec tout ce qu'il y a de le passé, du passé antisémite, du nazisme et tout ça, comment on jouait sur les noms des juifs et cetera.
Il [raclement de gorge] est pas fou, il est pas idiot, il connaît son histoire et comme il veut provoquer à ce niveau et bien il fait là où ça fait mal et où il essaie de récupérer toute une frange de la société qui se reconnaît dans cet anti-impérialisme anti-israélien anti-juif. Est-ce qu'on assiste selon vous Daniel Conbendit à un tournant notamment en ce qui concerne l'avenir de la gauche et et quel message vous auriez envie de faire passer à Alexis Corbière par exemple qui à un moment donné pendant des années d'ailleurs a partagé a accompagné le chemin de Jean-Luc Mélenchon pour ensuite prendre clairement ses distances. Quel message vous auriez envie de lui faire passer à Alexis Corbière ?
Alexis Corbière a compris que le fonctionnement interne de Jean-Luc Mélenchemont, c'est le fonctionnement interne traditionnel des groupes marxistes léninistes trotzkistes où il n'y a pas de démocratie. Donc la gauche aujourd'hui, je leur dis oubliez Jean-Luc Mélenchon, oubliez-le. trouver un candidat de gauche qui puisse rassembler aussi au centre et vous avez un candidat qui peut arriver au 2è tour.
Arrêtez de vous casser les pieds avec quelqu'un qui justement avec son incontinence permanente aujourd'hui ne fait que brouiller les cartes. Jean-Luc Mélenchon n'a aucune chance d'arriver au deuxème tour. Jean-Luc Mélenchon n'a aucune chance de gagner les présidentiels.
Oubliez-le. Faites comme s'il n'existait pas. Regardez de l'autre côté, trouver un autre candidat et tout ira bien.
Merci beaucoup Daniel Con Bendit. Et évidemment dès que vous revenez sur le territoire parisien, vous êtes le bienvenu sur ce plateau. Alexis Corbière, oubliez-le, vous allez lui répondre à Daniel Conbandit.
C'est déjà fait, j'imagine. En revanche, est-ce que vous aussi vous parleriez, les mots sont forts quand même d'incontinence intellectuelle pour qualifier ce qui s'est passé hier lors du discours de Jean-Luc Mélenchon ? Bah c'est c'est trop insultant et pas assez politique.
D'abord un principe pourquoi je viens sur votre plateau télé. Quand on est un dirigeant de gauche, c'est une tradition, c'est notre histoire, on joue pas avec les noms étrangers et on fait pas des jeux de mots autour de la consonance des noms étrangers. Dans ce pays, il y a beaucoup de gens qui sont français mais qui ont des noms d'origine étrangère.
Et j'ai pas envie qu'on ouvre la porte à ce que demain, pourquoi pas monsieur Barda, madame Le Pen dans un meeting va ironiser sur le nom de quelqu'un et le prononcer en écorchant pour faire rire la salle. Donc Jean-Luc Mélenchon ne doit pas faire ça. Et les insoumis savent bien que si c'est quelqu'un d'autre que Jean-Luc Mélonchon insoumis qui avait fait ça, il l'aurait condamné.
On a toujours condamné ça. C'est pas drôle. Epstein, Epstein, on va en dire deux mots.
Soit on le prononce à l'américaine, soit à la française. Et alors, il est où le débat ? On dit Bill Clinton, c'est à l'américaine.
On dit pas Clinton. On dit Trump, on dire Trump. Je veux dire, la vie française, on prononce ou pas l'américaine.
On peut dire pourquoi vous le prononcez l'américaine, pourquoi pas la française ? Mais il y a aucun enjeu. Faire croire.
Il croient vraiment Jean-Luc Mélenchon que tous ceux qui disent Epstein à l'américaine veulent amener les Français à croire que derrière il y aurait Vladimir Poutine plutôt que la piste israëne précisément lui il semble dire la tension quand je vois des gens que je connais bien des insoumis qui étaient sur le plateau venir ramer pour expliquer c'est débile ça nous dégrade collectivement et ça ouvre la porte à demain des provocations par d'autres on joue pas avec les noms à consonance étrangère en plus dans un pays marqué notamment par des moments de fort antisémitisme où ont déformé les noms d'origine notamment polonaise parce qu'il y a beaucoup de juifs polonais tient pas. Bon sa défense elle est bidon. Deuxièmement, une fois qu'on a dit ça, on est dans un moment politique particulier où il est important, me semble-t-il de ne pas alimenter la bataille culturelle que mène l'extrême droite qui vise à dire la gauche c'est les violents, la gauche ils sont pas clairs sur la question du racisme ou de l'antisémitisme et cetera.
Et ce qu'il fait est une double erreur parce que ça alimente nos adversaires. On est dans un moment où l'extrême droite peut gagner. Donc, j'appelle la France insoumise.
J'ai interpellé Jean-Luc Planchon. Mais on va lire vos mots parce qu' ils sont ils sont importants vos mots. Vous dites "Jean-luc si tu me lit un dirigeant de la gauche n'ironise jamais sur la prononciation d'un nom étranger sous-entendant qu'il y aurait un enjeu politique derrière.
Pas notre tradition. Tu jubiles à te faire détester pour empêcher l'Union face à l'extrême droite irresponsable." Il vous a répondu ?
Bah non. Mais je veux dire à travers cette je vais vérifier mais peut-être qu'il m' répondra quand vous dites je crois que personne et qui pensent que je suis un traître et ces Jean-Luc si tu me lis parce que vous essayez de faire appel à votre passé commun parce que moi je me souviens dans Jean-Luc Mélenchon qui m'a toujours appris que la l'antisémitisme est une chose extrêmement importante. Il faut lutter évidemment contre toute forme antisémitism antisémite pour vous.
L'homme que j'ai connu n'était pas antisémite indiscutablement et il m'a appris l'importance notamment de l'attitude de Jean Jorès durant l'affaire de Réfus et des grands moments de l'histoire de la gauche. Il était alors qu'est-ce qu' lui prend ? Après, il y a sans doute une stratégie politique qui vise à faire des provocations.
C'est le moteur à explosion permanent. Chaque semaine, il y aura une polémique et ça suffit. Donc je veux dire à la France insouise, pourquoi il y a il y a des gens, je sais pas Manu Bpart quand vous voulez inviter Cocrel, il fait pas une provoque tout le temps, d'accord ?
Ils ont des idées politiques, parfois je les trouve même habiles mais ils sont pas tout le temps de faire des provoques. Pourquoi faudrait-il accepter quand on est un chaque fois on a la provocation de Mélenchon qui vise à dire non mais il a pas vraiment dit ça avec des des discussions permanentes qui consistent à dire je l'ai pas vraiment dit, je crois que je l'ai dit et cetera. Tout ça est stupide, ça nous affaiblit et ça empêche une chose, je crois que c'est aussi la stratégie de Jean-Luc, si tentez qu'il y ait une stratégie à empêcher l'union parce que moi je pense que la seule manière, vous savez, moi je suis un homme de gauche, je suis franc du collier, je ne souhaite pas, je ne souhaite pas la victoire de l'extrême droite et je ne connais qu'une manière d' besoin de l'union pour arriver en tête à gauche au premier tour 2022.
Alors, est-ce qu'il pense là, c'est intéressant ce que nous dit les boss, est-ce qu'il pense que le paysage politique de 2027 sera le même que 2022 ? En 2022, le paysage politique était le suivant. Nous savions qu'Emmanuel Macron serait au second tour et il y a beaucoup de gens de gauche qui voulaient éviter que Madame Le Pen soit au second tour face à Macron et qui ont fait le choix du vote utile en votant pour Jean-Luc Mélenonchon au second tour.
Près de 8 millions de voix quand même oui 7 millions et quelques. Ça veut dire j'ai fait la campagne présidentielle de Jean-Luc jusqu'au mois je sais plus combien mois de mars. Il était à 12 13 dans les sondages et il prend quasiment 10 points à la fin de vote utile parce qu'il est le vote le plus efficace face à Emmanuel Macron.
Là, cette fois-ci, la prochaine élection présidentielle, il y aura sans aucun doute ce que nous disent les sondages, mais hon peut le penser, un candidat d'extrême droite au second tour. Donc la question qui va être posé à tout le monde, c'est est-ce que nous envoyons quelqu'un qui bat ce candidat d'extrême droite ? Et Jean-Luc Mélenchon dans la stratégie qui l'ure actuelle, ça lui donne peut-être un socle de premier tour encore solide si nous n'arrivons pas à gauche à avoir une candidature commune.
Je suis pour une primaire en candidat commun 2027. aller voir nous travaillons à cette sortie sortie n'est fait que n'est faite que pour alimenter une stratégie jouer l'opposition face au rassemblement national d'ailleurs il a un calendrier en tête il vise je termine àfe il vise à mon avis si tentez que ça a une cohérence parce que je suis pas sûr qu'il y a des moments ce soit pas aussi on s'échauffe on s'échauffe et on raconte un peu il y a des moments c'est un peu affolé ce que raconte Jean-Luc Pénéonchon que ce soit sur les événements de Lyon ou ça je suis pas sûr que ce soit la grande stratégie c'est aussi des effets de tribune et des grosses vannes lourdes qu'il avait l'air un peu affolé en disant cela Oui, il veut aujourd'hui polariser la vie politique. Il comprend qu'il y a une charge très forte contre lui que je trouve souvent injuste hein, que y compris le nombre de ménium ont mené quant àant la France insoumise la semaine dernière quand je vois des unes de Marian de N hebbdomadaire, c'est pas les seuls à dire que les nouveaux fascistes et la France insouise c'est ignoble.
Et là je défends l'honneur de la France insouise. Donc là vous partagez sa croisade contre les médias bah je à laquelle on assiste aussi en parallèle depuis cher d'arfeuille je vous respecte et respectez-moi le fait de critiquer. Je ne fais pas une croisade contre les médias.
Il n'y a pas de démocratie. Attendez moi je parle moi je parle que en mon nom. Il n'y a pas de démocratie s'il y a pas liberté de la presse.
Petit un petit de le citoyen et tout citoyen est en droit de critiquer les médias. J'ai le droit de dire que je préfère telle chaîne à telle chaîne que je regarde BFM parce que j'aime pas ces news et cetera. J'ai le droit de dire que telle chaîne c'est ignoble et telle chaîne est meilleure.
J'ai le droit de dire que quand des hebdomadaires, j'en citant que je classais plus ou moins dans le camp républicain explique que les nouveaux fascistes c'est la France insoumise, je dis qu'ils participent aux narratives de l'extrême droite et je les critique d'accord et j'ai le droit et j'ai même le devoir ils sont libres de le dire. Certes, mais je ne mène pas une croisade antimédiia. C'est pas la même chose de dire tous les médias sont pourris que de dire attention les médias qui participent à cette offensive là alimentent le jeu de l'extrême j'en termine, je veux pas être trop long mais c'est pourquoi je me permets de revenir sur les plateaux télé, c'est que je veux faire entendre une voix de gauche qui dit qu'on n'est pas enfermé soit dans le dilemme de type François Hollande qui dit plus aucune relation avec FI le cordon sanitaire qui est pour moi en fait un cordon autour du coup de la gauche on est divisé on perdra ou alors de faire bloc et c'est ça j'en termine que veux faire Mélenchon bloc autour de moi soutien inconditionnel quiconque me critique est un traître Corbière étant vendu au fascistes à vous dites quoi vous dites quoi Marine Tondelier Olivier Fort qui ont exprimé leur leur leur gêne leur presque leur leur colère face à cette séquence qu'ils ont vu.
Vous leur dites quoi là pour les deux prochaines semaines on arrête toutes les alliances avec la France insoumise pour les prochaines échéances électorales. C'est ça le message que vous passez aujourd'hui Olivier Fort et Marine Tondelier. Je crois pas déjà que ce soit ce qu'a dit Marine Telier et Olivier Fort Mais je vais dire une chose.
Ouais. Vous savez ce qui m'a choqué ? Il y a 48h Grégory Dussé sur votre plateau télé je crois dit qu'il est prêt à faire l'alliance à Lyon avec la France insoumise.
Ce que fait Jean-Luc Péchon n'êtes pas n'êtes pas Grégory Doussé et la et et la gauche a se rassembler à Lyon pour éviter la victoire. Si vous le faites quand même parce que dans votre discours vous dites "J'ai la nuance, il n'en a pas, je ne partage pas ses idées mais s'il faut voter pour lui, je vote pour lui." Ce qui est le discours à peu près en substance de Jérôme Gal C'est-à-dire ou en tout cas une force qui ne soit pas celle du rassemblement dit pas ça.
Il dit qu'il v alors c'est important de retracer les si j'étais face au rassemblement national à savoir à choisir un ticket, je choisirai évidemment LFI. Donc est-ce que finalement en disant cela vous vous n'affaiblissez pas et vous renforcez la la position de Jean-Luc Mélenchamp ? Puisque infiné, ça sera un bulletin LFI qui sera glissé dans l'ure.
Parce que vous connaissez déjà le deuxième tour qui va avoir lieu. Justement, est-ce que ça ne sert pas sa stratégie ? Est-ce qu'il est pas déjà dans une stratégie de tour Moi, je fais partie des 28 30 % de gens de gauche de ce pays.
Je voudrais déjà, je voterai toujours pour pardon n'importe qui face à l'extrême droite. Et oui, je vote pour un insoumis face à l'extrême droite. C'est la moindre des choses.
Et moi, je fais partie du bloc des 28 à 30 % de français là-dessus. Ce dont je parle, c'est que si on veut gagner, il faut pas faire 28 30 % de la gauche, c'est déjà la base. Et donc, on condamne pas ses propos au final.
Mais madame, je les condamne. Par contre, si vous voulez me faire dire que les provocations de Jean-Luc Lenchon doivent amener à ce que les gens de gauche laissent passer l'extradroite, ce serait la pire des choses. Donc, vous n'êtes pas pour la rupture totale.
Mais évidemment, ce que je suis en train de dire, c'est là où c'est insupportable ce qu'il fait, c'est qu'il il gêne quelque chose qui est indispensable si on voit pas que l'extra droite ou la droite gagne. Il faut l'union. Lui, manifestant, il jubile, il joue, il se mar à l'idée qu'il provoque pour que l'Union n'est pas lui.
Donc pour vous, c'est une gène. Ce n'est pas un point de non retour ce qui s'est passé hier. Ben je dis euh je veux dire je pourquoi je viens sur vos plateaux ?
C'est grave, je les interpelle, j'indique j'invite s'il y avait une direction à la France insoumise et je sais bien qu'il y a il y a du malaise en vérité de leur dire pourquoi vous acceptez ça ? Pourquoi vous venez sur les plateaux télé pour défendre ce genre de provocation alors que je sais très bien que la grande majorité de la direction de la France en soumise et les plus jeunes chez certains en non ralbol de ça mais vous lui pardonnerez parce que la raison électorale je m'en fous de pardonner la question elle est pas morale. La question c'est que je ne veux pas que Marseille passe entre les mains de l'extrême droit.
Je ne veux pas que Paris passe entre les mains de madame Datti. J'aimerais que Toulouse qui est une ville de gauche prenne fin de gauche et que je ne connais pas d'autres chemins que ce que ce que la gauche se rassemble. Maintenant tous ceux qui gênent le rassemblement comme ce que fait Jean-Luc Lanchant hier soir dans cette diatrie totalement inutile, vous y étiez.
Le paradoxe c'est qui fait cette sortie après avoir fait un plédoyer contre l'antisémitisme et puis fait un autre truc. C'est brouillon. C'est pourquoi on comprend plus rien ce qui veut dire.
Ça dure 2h, 1 heure est consacré à taper sur les médias comme si le problème de ce pays n'était pas aussi la question sociale, nombre de préoccupations. Bref, c'est pour ça que je dis que par moment on cherche à théoriser tout ça. C'est ça veut dire que tout ce qui est en train de se passer là précisément et on est en droit de de s'interroger aussi sur la manière dont on traite cela.
C'est exactement ce qu'il ser il vous tend des pièges indiscutablement. Il vous tend des pièges pièges médiatiques et dans lequel et c'est pourquoi vous aussi par la même occasion. Oui.
Oui. Non mais on est d'accord. On est on est d'accord. ou dire il y a quelque part une certaine efficacité dans l'idée que toute la vie politique a ramené a pour ou contre ce qu'il dit.
Ouais. Sauf que chaque fois si vous voulez ça bunkerise un camp. Et moi je crois que le problème j'ai envie de dire si j'étais méchant si l'objectif de Jean-Luc Melonchon est d'être le chef de la fraction la plus dure du pays, la plus radicalisée d'extrême gauche qui défend des positions nobles, il a gagné.
Je dis Jean-Luc, tu as gagné, tu es le meilleur. Tu es le chef de 10 à 15 % de ce pays qui souhaite une révolution socialiste, il y a pas de problème. Mais si le but c'est d'être président de la République, c'est qu'il faut aussi parler à des gens qui doutent sur le fait que les libertés publiques seront défendues, qui est sensible quand même à ce que quand il fait ce genre de vanne, il comprend pas pourquoi on ironie sur vous voyez ce que je veux dire dans un pays quand même où déformer les noms de gens notamment il s'agit ici d'un juif américain et même si Epstein est un sale bonhomme mais on joue pas là-dessus là il empêche qu'au second tour nous puissions rassembler face à l'extrême droite.
Il est irresponsable. Avant de parler de revenir sur sur le second tour, est-ce que vous considérez que la France insoumise doit être classifiée à l'extrême gauche ? Oui ou non ? [grognement] Alors ben je vous pose la question parce que le Conseil d'État a confirmé aujourd'hui cette classification.
Je vais l'arriver Jean-père Mon français de la France insoumise à l'extrache. Ce que conteste Manuel Bombard d'ailleurs ça change quoi Bina ? pas grand-chose.
En réalité, c'est un classement pour faire remonter les résultats. C'est presque un classement INC. Euh l'idée c'est de regarder en fait quelles sont les logiques de bloc et donc si vous avez des listes qui sont présentées contre des candidats bah pour ne pas les classer ensemble eth bien on les sépare.
Donc au fond c'est presque à de Valorem pour la France insoumise c'est pour classifier différemment euh de euh certains membres d'autres courants de la gauche. Ce qui est vrai c'est que c'est nouveaux depuis 2023 ils étaient à gauche. Maintenant ils sont à l'extrême de la gauche.
En réalité ça change pas grand-chose. Mais les partis ont toujours fait des recours contre cette par que Manuel Bompart dénonce ce soir notamment le manque de courage. Quel est le problème pour eux ?
Non mais si j'ai 2 minutes là où je suis je suis pas d'accord pour classifier la LFI à l'extrême gauche parce que je suis un partisan de l'unité du NFP et que ça amènera à ce qu'au soir des élections il n'y ait plus un bloc dans les classifications du ministère de l'intérieur du NFP mais ça va diviser la gauche. OK. Ça c'est pas la faute du ministère de l'intérieur c'est c'est les stratégies électorales qui l'amènent.
B ça c'est une manœuvre de Laurent Nunz pour dire au soir des élections le bloc d' droite fait tempant le bloc Macronist fait tempant le bloc de droite fait par ailleurs leur qui avait justifié cette nouvelle classification un par la rupture d'alliance avec les autres partis de gauche notamment avec le parti socialiste et de par une critique assez virulente de de je je vous cite ce que dit le ministère de l'intérieur après vous êtes libre de d'être d'accord ou pas d'accord mais c'est ce que justifie Laurè et d'ailleurs ça avait été validé par Emmanuel Macron Monsieur le boss, le parti communiste des années 70, vous êtes jeune, peut-être plus était un petit non mais je veux dire qui était véhément sur plein de choses. Il était pas d'extrême watch, il était de gauche. Il faut arrêter de tomber de l'œuf et d'inventer des arguments.
Ça c'est bidon. Moi j'ai été j'ai eu une formation quand j'étais jeune, j'ai été militant skquist. Je pensais que les élections en fait c'était elles avaient un caractère bourgeois et que la grève générale imposerait un autre gouvernement.
Ça c'est l'extrême gauche. Voilà la France insoumise avec on aura compris que ce soir je suis un peu critique sur ce qu'a dit Jean-Luc mais c'est une formation qui participe aux élections suit votre raisonnement et tout ce que vous venez de nous expliquer sur pourquoi Jean-Luc Mélenchon a fait ces déclarations sur le mot Estein le second tour l'opposition avec l'extrême droite c'est qu'il il est censé représenter l'extrême gauch si vous voulez une tradition politique extrêmement sensible à la lutte contre l'antisémitisme c'est l'extrême gauche française. Si vous voulez une tradition politique, un courant politique qui a toujours été au premier rang du combat contre l'antisémitisme, c'est notamment les orgations trots français.
Dois-je vous rappeler que Trotski était juif ? Donc c'est pas le sujet. C'est pas parce qu'on fait des sorties qui jouent sur des noms à consonance étrangère qu'on est d'extrême gauche.
C'est même l'inverse. Les premiers antiracistes de ce pays sont les militants d'extrême gauche. Les premiers démocrates quand il fallait risquer leur vie contre les fascistes sont les militants d'extrême gauche.
C'est noble d'être d'extrême gauche. J'ai rien contre l'extrême gauche. Maintenant je donne mon opinion.
Moi je suis je me je me classifie plus comme un militant d'extrême gauche. Je suis de gauche un républicain. Je pense que la révolution nécessaire dans ce pays, j'utilise des grands mots, c'est par les urne qu'on la fera.
Et si elle est pas démocratique, elle ne marchera pas. Bon, une fois que et quelle est l'alternative à Jean-Luc Mélenchon ? Ben voilà, vous me tendez la perche pour quitter le plateau.
J'ai lu dans vos portées. [rires] Quelle est l'alternative Et moi c'est ce qui me caractérise aujourd'hui. Je marche sur une ligne de crète, c'est que je pense qu'il faut maintenir l'Union, une candidature commune à l'élection présidentielle autour de Luci avec les écologistes, les socialistes, François Ruffin, l'après que j'ai fondé avec Clémentine Notin et d'autres amis génération, nous essayons de fonder les conditions de pouvoir aller vers une candidature commune notamment par un vote d'une primaire qui aura lieu le 11 octobre.
Allez sur le site Frontpopulaire fp202.fr, vous verrez ce que nous sommes en train de faire. J'appelle toutes les forces de gauche qui ont composé ce grand moment de la vie politique de juin 2024 à se rassembler à nouveau pour qu'on discute pourquoi je veux une primaire et pourtant il y a 10 ans, j'ai écrit un livre contre la primaire c'est que je pense que il faut qu'aujourd'hui c'est la seule manière d'y arriver, il faut que les citoyens s'emmêent parmi nos 9 millions d'électeurs et pourquoi pas 1 2 millions pour plus qui viennent choisir quel doit être celui qui porte nos couleurs et je suis persuadé que cet engagement citoyen créera une dynamique trouvera comme candidat celui qui à mon avis nous rassemble le plus créera les conditions que nous puissions être au second tour et nécessairement produira une stratégie parce qu'elle saura nous rassembler qui n'est pas repoussoire pour des secteurs de la population dont nous privilégi bah moi vous savez je suis dans une formation où il y a Clémentin j'ai beaucoup de sympathie pour François Ruffin mais par ailleurs celui ou celle qui nous rassemblera me conviendra je ne sais pas qui est candidat à l'heure actuelle moi je suis plutôt d'une histoire qui est passée par la France insoumise.
Clémentin est une femme conséquente qui s'engage et que j'apprécie beaucoup et qui par est une amie. François Ruffin est un homme aussi qui porte la question sociale et je trouve ça fort intéressant. Mais j'ai d'abord envie de dire au-delà de ça, ce qui m'intéresse c'est qu'on puisse se rassembler.
Je vous assure les amis qui m'écoutent, si on a un candidat commun, on peut assurer, créer toutes les conditions d'être au second tour. Et si en plus la stratégie que nous avons est une stratégie qui porte la question sociale, la question démocratique, la question écologique au cœur, qui parle du quotidien des gens et qui ne passe pas chaque semaine à avoir une provocation, faut-il ou pas la stratégie de la jeune garde, faut-il ou pas ironiser sur ce soir la porte-parole du gouvernement a pris la la parole, elle estime que les insoumis ont érigé la violence politique et l'antisémitisme en stratégie électorale. Elle dit les dérives antisémites sont désormais assumées au grand jour. stratégie électorale, campagne électorale qui est décidément très particulière.
Anthony Lobos, ce qu'il faut dire aussi, c'est que ces déclarations de Jean-Luc Mélenchon d'hier s'inscrivent dans un calendrier qui n'est pas anodin. Il va y avoir une journée importante dimanche et on va suivre ça attentivement avec vous sur BS. Oui, ce weekend ce sera ce sera un match ce sera un match entre la France insoumise et le Rassemblement national et ça va se dérouler à Perpignan ville dirigée par Louis Aliot, maire sortant, candidat à sa réélection qui est maire du Rassemblement national.
Il y aura un meeting de Jordan Bardella le samedi après-midi. Réponse ensuite par meeting de Jean-Luc Mélenchon le dimanche. Et le discours auquel j'ai assisté moi hier à Lyon préfigurait celui qu'il prononcera ce dimanche parce que hier, il a attaqué de manière très offensive l'extrême droite, le collectif d'extrême droite Nemésis, les trumpistes, les suprémacistes.
Il a dit, je le cite, les suprémacistes et les trumpistes, ce sont le Rassemblement national. lui dans son esprit et Alexis Corbierre le sait très bien, il a théorisé finalement l'affrontement politique final entre la France insoumise et le Rassemblement national. En d'autres termes, pour le citer, les antifascistes contre les fascistes, il l'a dit hier, euh les l'extrême gauche et les antifascistes sont la dernière digue pour lutter contre contre le fascisme et pour le rassemble et contre le Rassemblement national.
Donc ce discours s'inscrit finalement dans ce qu'il va prononcer dimanche à Perpignan en réponse à Anthony Leb, vous donnez le point à cette stratégie. C'est pas vrai que les é j'explique la stratégie et vous la connaissez très bien par ailleurs. Très bien et je sais que vous êtes un journaliste très rigoureux mais les élections municipal le débat ça va pas être rassemblement national contre les filles.
Oui mais il nationalise il nationalise élection à Marseille des choses sont clair je dire à Marseille c'est le seul qui peut battre le rassemblement national il s'appelle Benoît Pa ne racontons pas d'histoire à Paris si on veut éviter sur Marseille et Sébastien pas trop parler des campagnes de la campagne des municipales parce que ça peut nous causer des des soucis de temp Alors ce que je veux dire pour le faire plus simplement en évitant de vous faire de vous mettre dans l'embarras il y aura la a soit les listes unitaires dans ces élections municipales l'après je fais partie des soutiens soit Il y aura les listes un peu solitaires que fait la France en Moi ce serait intéressant si vous m'invitez sur ce plateau télé d'analyser ce qui se passe au municipal. Qui c'est qui va gagner à gauche ? Les unitaires tel que je le crois ou les solitaires ?
Mais Jean-Luc Pelonchon, il parle fort mais je prends les paris que dans beaucoup de villes où il a fait 30 40 % à l'élection présidentielle sa liste, elle va faire 10 ou 15. Quelle leçon ils en tirent les dirigeants insoumis ? Je connais leur discours d'ors et déjà.
Ouais, il y a eu de l'abstention, les nôtres sont pas venus voter. C'est pas si simple. Ce qui est sûr, c'est qu'effectivement ces municipales prennent d'autant plus une dimension particulière.
La gauche devrait en tirer une analyse quelle leçon on en tire. Est-ce que c'est la stratégie que nous propose la France insouise qui a été devant à gauche ou est-ce que c'est la stratégie unitaire ? Ben voilà, on en parlera sur ce plateau.
J' Je pense que vous ferez partie de nos invités. Merci beaucoup. Merci Alexis Corbier d'avoir été avec nous dans le 20h BFM.
On va parler.
Alexis Corbière