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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 5 décembre 2024 8 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsRetraitesÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Le nouveau gouvernement devra écouter davantage que le précédent ! - Philippe Ballard (BFMTV)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteRéponse partielle

    Bonjour Philippe Ballard, député du Rassemblement National.

  • 0:26RelanceRéponse partielle

    Quand on vous écoute, il y a comme une petite gêne face à l'incertitude qui point.

  • 1:16OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous lui dites au président de la République ?

  • 1:28OuverteRéponse directe

    Est-ce que les lignes rouges dont on a beaucoup parlé ces derniers jours ne bougent pas ?

  • 2:15FerméeRéponse partielle

    Si le futur Premier ministre reprend le budget Barnier en y ajoutant la désindexation, est-ce que vous retirez le budget ?

  • 4:00RelanceRéponse partielle

    Pourquoi malgré tout avoir voté la censure ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:14Invité politiqueChiffre
    « C'était 40 milliards d'impôts et de taxes supplémentaires. »
  • 0:21Invité politiqueFait
    « Comme le 49-3 avait été enclenché, la seule façon de procéder, c'était de voter la censure. »
  • 1:38Invité politiqueFait
    « On a été élus par 11 millions de Français. On les représente. »
  • 1:57Invité politiqueFait
    « Les lignes rouges sont toujours les mêmes, sans parler de la proportionnelle. »
  • 2:31Invité politiqueChiffre
    « Oui, oui, tout à fait, mais 3 milliards d'euros, ça coûtait 3 milliards d'euros. »
  • 3:34Invité politiqueChiffre
    « Mais c'est 0,5 de ce budget du PLFSS. »
  • 5:52Invité politiqueFait
    « On n'est pas un parti populiste, ça dépend en plus de ce qu'on met dans ce terme. »
  • 5:54Invité politiqueFait
    « On est incontournable. »
  • 6:20Invité politiqueFait
    « C'est une démonstration de force politique en réalité. »
  • 7:42Invité politiqueFait
    « Si on n'arrive pas à former un gouvernement, ou que ce gouvernement est censuré. »

Temps de parole

  • Philippe Ballard68 %
  • Présentateur13 %
  • Présentateur 210 %
  • Invité5 %
  • Invité 24 %

1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Philippe Ballard, député du Rassemblement National.

0:04
Philippe Ballard

Vous ne regrettez pas ce matin, vous êtes toujours à l'aise ce matin. Mais non, on l'a fait dans l'intérêt de la France et des Français. Donc on n'a rien à regretter, on a censuré un budget qui n'était pas bon. C'était 40 milliards d'impôts et de taxes supplémentaires. Ça frappait les plus fragiles, donc il était temps de dire stop. Comme le 49-3 avait été enclenché, la seule façon de procéder, c'était de voter la censure.

0:26
Présentateur

Je dis ça parce que quand on vous écoute, quand on écoute Marine Le Pen qui explique qu'elle veut laisser travailler le futur Premier ministre, qu'elle veut co-construire désormais, il y a comme une petite gêne face à l'incertitude qui point, face aux risques qui peuvent advenir, comme si vous n'assumiez pas totalement les choses.

0:44
Philippe Ballard

Mais elle avait les mêmes propos, Marine Le Pen avait les mêmes propos pour Michel Barnier quand il a été nommé au mois de septembre, octobre. Souvenez-vous du discours de politique générale de Michel Barnier début octobre. Il disait le budget, le prochain budget, je vais le co-construire en quelque sorte avec les différentes forces présentes dans l'hémicycle. Malheureusement, ce n'est pas ce qui a été fait. Donc Marine Le Pen, comme Jordan Bardella, tienne maintenant le même discours. On espère un Premier ministre qui écoute les différentes tendances représentées au sein de l'hémicycle.

1:16
Présentateur

Alors Emmanuel Macron, qui là est en rendez-vous avec Michel Barnier, qui ne nous écoute pas, j'imagine, ce matin. Mais qu'est-ce que vous lui dites quand même au président de la République ? Est-ce que, par exemple, les lignes rouges dont on a beaucoup parlé ces derniers jours ne bougent pas ? Est-ce que vous lui dites, n'espérez même pas nommer un Premier ministre qui aurait envie, par exemple, de désindexer les retraites de l'inflation ?

1:38
Philippe Ballard

Mais il y a 125 députés rassemblement national dans l'hémicycle. On a été élus par 11 millions de Français. On les représente. Et ils nous ont élus, pourquoi ? Pour défendre leur pouvoir d'achat. Là, on est dans le cadre budgétaire, mais aussi pour avoir une politique migratoire beaucoup plus ferme, mettre fin à cette insécurité. Donc les lignes rouges sont toujours les mêmes, sans parler de la proportionnelle. Donc voilà, on ne prend personne en traite. Les lignes rouges, elles sont connues, elles sont sur la table.

2:06
Invité

– Et Jean, puisque vos lignes rouges sont connues, il y en a une seule à laquelle Michel Barnier n'avait pas cédé, finalement, c'était celle sur la réindexation des retraites. Si le futur Premier ministre reprend, j'allais dire, le budget Barnier en y ajoutant juste cette désindexation, est-ce que là, cette fois, vous retrait le budget ? – Ça va dans la bonne direction. – Est-ce que c'est dans la bonne direction ou est-ce que c'était juste la condition qui manquait pour dire oui ?

2:31
Philippe Ballard

– Oui, oui, tout à fait, mais 3 milliards d'euros, ça coûtait 3 milliards d'euros.

2:36
Invité

– Enfin, vous ne répondez pas, Philippe Ballard, la question, elle est une question, oui, non.

2:39
Philippe Ballard

– Alors, on va reprendre, parce que là, il y a un petit flou. On va voter la loi spéciale, c'est clair, on mettra un amendement, d'ailleurs, pour réindexer au niveau de l'inflation le barème que l'impôt sur l'enquête. – Même si là, il y a un débat chez les constitutionnalistes pour savoir si on peut le faire ou pas. – Oui, enfin, en 1979, ils l'ont fait, on n'a pas changé la constitution depuis 1979. Après, on peut reprendre le budget tel quel, au point où on en est, et puis de nouveau déposer des amendements. Et là, la discussion budgétaire sera ouverte. Donc, il y aura les retraites, puis il peut y avoir d'autres choses. Les lignes peuvent encore bouger.

– Donc, vous rajoutez dans le panier de course ? – Non, ce n'est pas du tout ça. On a fait adopter 40 amendements lors de la discussion sur la partie recette du budget. On peut reprendre certains de nos amendements qui ont été votés. Ça serait une bonne chose. Voilà, les lignes ne sont pas fermées. Non, mais j'aurais juste, je parlais des 3 milliards, parce qu'on nous a dit, notamment M. Attal, Wauquiez, oh là là, c'est le chaos dans le pays, ça va être terrible pour 3 milliards. Mais c'est 0,5 de ce budget du PLFSS.

Quand on a 3200 milliards d'euros de dettes, franchement, débloquer 3 milliards pour éviter, d'après ce qu'il nous disait, un chaos, un séisme terrible, pourquoi ne l'ont-ils pas fait ? Je veux dire, est-ce qu'il y avait des 3 milliards de plus ? – Oui, mais enfin, on avait un contre-budget présenté par Jean-Philippe Tanguy, avec des recettes et avec des économies structurelles et non pas conjoncturelles, c'est-à-dire qui se projetaient dans le temps.

4:00
Présentateur

– Alors, moi j'ai une question pour vous, Philippe Ballard, ce qui est assez intéressant, c'est que finalement, alors peut-être que pour vous, elles sont arrivées tard, mais il y a eu des négociations avec le Premier ministre, où vous avez eu un certain nombre de concessions très importantes, qui ont coûté très cher. – Pourquoi malgré tout avoir voté la censure ? Est-ce que ça ne vient pas en contradiction avec votre patiente entreprise de dédiabolisation, d'institutionnalisation ?

Et là, vous avez envoyé un message, notamment à l'électorat que nous pensions que vous visiez, c'est-à-dire un électorat plutôt aisé, plutôt âgé, qui est attaché à une stabilité économique et à une stabilité politique. Pourquoi ce changement de stratégie ?

4:38
Philippe Ballard

Pour deux raisons, déjà pour les retraités, vous savez, leur retraite va être indexée. Et puis, pardon, mais moi je lisais le filiaro ce matin, il y a le PDG de Safran, je crois, qui dit « mais c'est un mauvais budget ». Moi j'ai rencontré le MEDEF de mon département de l'Oise, vendredi dernier, je lui ai dit « si, donc avant 43, si ce budget ne voit jamais le jour, vous êtes inquiet ? » Il m'a dit non. Alors je lui ai dit « mais pourquoi vous me dites non ? » Il me dit « parce qu'on aura moins d'impôts et moins de taxes. » Donc, pardon, mais pour le monde économique, arrêtez d'écouter l'état-major du MEDEF, l'état-major de la FNSEA, l'état-major de la CPME.

Quand vous allez sur le terrain, c'est un tout autre discours qu'il vous tient. Moi j'ai eu la FNSEA de mon département au téléphone hier, je les ai rassurés en 10 minutes.

5:18
Présentateur

Au vu de la situation politique, au vu des circonstances économiques, vous ne pouvez pas avoir de bon budget. Un budget parfait, ce n'est pas possible. Un Premier ministre n'aura pas les marges politiques pour le faire. Mais ce qui est intéressant, c'est que pour la première fois de l'histoire de votre mouvement politique, vous arrivez à rentrer dans une relation de négociation avec un Premier ministre, vous obtenez des concessions très importantes et malgré tout vous le censurez. Quel message envoyez-vous aux futures équipes gouvernementales ? C'est-à-dire que finalement, négocier avec le RN, ça ne sert à rien.

Vous restez un parti populiste qui veut faire tomber le pouvoir, quel qu'il soit.

5:48
Philippe Ballard

Alors on n'est pas un parti populiste, ça dépend en plus de ce qu'on met dans ce terme. Mais on est incontournable. On est juste incontournable à l'Assemblée nationale avec nos alliés suetistes. Éric Ciutti qui a fait, comme Marine Le Pen d'ailleurs, deux très bons discours à la tribune hier. On est incontournable. Mais est-ce qu'on peut juste écouter les représentants de 11 millions de Français ?

6:10
Invité

Philippe Ballard, mais ça veut dire que, si je comprends bien, il y avait aussi une part de stratégie d'envoyer un message, de dire qu'effectivement rien ne peut se faire contre vous. Et c'était une démonstration de force.

6:19
Philippe Ballard

C'est la réalité des chiffres. C'est une démonstration de force politique en réalité. On n'a pas voté la censure qui avait été déposée au mois d'octobre par le nouveau Front Populaire. Mais vous dites qu'on est incontournable.

6:27
Invité

On l'entend comme si il y avait un besoin de le rappeler en appuyant sur le bouton.

6:34
Philippe Ballard

Pour reprendre cet exemple, on n'a pas voté la censure au mois d'octobre. On a laissé au Premier ministre et à son gouvernement le temps de nous faire un budget. Et puis on a fixé des lignes rouges. Et à partir du moment où ces lignes rouges ne sont pas respectées, oui, comme nous sommes incontournables, comme nous sommes 126 avec nos alliés CETI 143, dans l'intérêt de la France et des Français, s'il faut déposer une motion de censure et la voter, on la vote. Philippe Ballard, dernière question, et la démission d'Emmanuel Macron ?

6:58
Présentateur

Parce que vous ne la réclamez pas, mais vous en parlez tout le temps.

7:01
Philippe Ballard

Mais Marine Le Pen a été très claire hier, encore une fois. Elle a dit qu'on ne appelle pas la démission, comme le font d'autres, notamment à la France insoumise. Mais en cas de blocage complet de nos institutions, Emmanuel Macron devra sans doute en tirer les conséquences. – Mais à partir de quand vous considérez qu'il y a un blocage des institutions ? – On va voir, il y a crise politique et crise institutionnelle. On n'est pas dans la crise institutionnelle. – On est dans la crise politique ? – On est quand même dans ce qui ressemble à une crise politique, qui trouve d'ailleurs son origine, ses racines, dans le front républicain, entre le 30 juin et le 7 juillet.

7:33
Présentateur

– Mais à partir de quand on bascule ? Quand deux gouvernements sont tombés ? Quand trois gouvernements sont tombés ?

7:38
Philippe Ballard

– Oui, si on n'arrive pas à former un gouvernement, ou que ce gouvernement est censuré. A priori, on n'est pas en train de dire, on va censurer le prochain gouvernement. On va écouter le Premier ministre, voir déjà s'il est compatible. S'il n'y a pas… Vous savez, il y avait des mots, des noms qu'il ne fallait pas prononcer. Xavier Bertrand, ou s'il y avait des ministres LFI ou écologistes, c'était la censure directe. – Mais le corps du Bayrou ? – On va écouter, on va regarder, mais Emmanuel Macron, c'est lui le responsable de cette situation. Ça sera, si cette situation perdure, à lui d'en tirer les conséquences. Sous-titrage ST' 501

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