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Podcast / conversationHugoDécrypte (sur YouTube)· 26 août 2025 13 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsBudget & impôtsRetraitesSolidarités & famille

Mélenchon lance une procédure contre Macron, explications

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00HugoDécrypteFait
    « La France insoumise va lancer une procédure de destitution pour tenter de mettre fin au mandat d'Emmanuel Macron. »
  • 7:00HugoDécrypteFait
    « Si une motion de censure était amenée à être votée, François Baïou et son gouvernement seraient contraint de démissionner. »
  • 12:00HugoDécrypteFait
    « La France insoumise avait déjà tenté de destituer le président en fin d'année 2024, mais la commission des lois de l'Assemblée nationale avait rejeté la proposition. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

La France insoumise va lancer une procédure de destitution pour tenter de mettre fin au mandat d'Emmanuel Macron. Et si elle est votée, le mandat du président de la République prendra fin immédiatement. Alors, en quoi consiste exactement cette procédure ?

Est-ce qu'elle peut vraiment aboutir ? Vous avez été nombreux à poser des questions aujourd'hui sur le sujet. On va donc faire un point factuel sur la situation.

Salut, c'est Hugo. J'espère que vous allez bien. Je suis de retour après quelques jours de pause.

Ça fait plaisir de vous retrouver et vous l'aurez compris, c'est donc le sujet à la une de ces actualités du jour. Bon, avant de revenir sur la potentielle destitution d'Emmanuel Macron, faut savoir que cette annonce, elle intervient au cœur d'une rentrée politique, disons quelque sorte tendu, notamment autour de la question du budget de l'État pour 2026. On ne va pas revenir sur tous les détails, l'équipe en a déjà parlé hier, mais pour le contexte, la réforme du budget souhaitée par le Premier ministre François Baou pour réaliser près de 44 milliards d'euros d'économie, elle est hautement contestée, que ce soit à l'Assemblée nationale et plus largement en fait au sein des partis politiques et au sein de la population.

Cette réforme qui doit encore être votée, elle propose par exemple la suppression de 2 jours fédriers ou encore le gel des retraites et des prestation sociale même en cas d'inflation, donc même en cas de hausse générale des prix. Mais en réponse à ces mesures impopulaires, un mouvement citoyen s'est organisé ces derniers jours. Un mouvement pour, je cite, bloquer le pays le 10 septembre et ce alors qu'en parallèle, de nombreux syndicats souhaitent aussi faire grève pour contester ces mesures.

Au niveau politique aussi, la réponse, elle a été forte puisque la France insoumise a déjà annoncé qu'elle allait déposer une motion de censure dès la semaine du 22 septembre alors que le Parti socialiste et le Rassemblement national menace également d'y prendre part. Et on en parlait hier, si une motion de censure était amenée à être votée, François Baïou et son gouvernement seraient contraint de démissionner. C'est ce qui avait notamment eu lieu l'an dernier avec l'ancien premier ministre Michel Barnier qui avait dû quitter son poste après le vote d'une motion de censure.

Et donc c'est dans ce contexte-là que ce lundi soir François Baou a annoncé qu'il comptait solliciter un vote de confiance à l'Assemblée nationale le 8 septembre. Ce vote de confiance, ce sera quelque chose de très important à suivre le 8 septembre puisque de la même façon, en quelque sorte qu'une motion de censure, ici, si le Premier ministre ne recueille pas lors de ce vote de confiance la majorité des suffrages exprimés à l'Assemblée nationale, et bien il devra remettre sa démission et la démission de son gouvernement de fait au président de la République. À l'heure actuelle, il y a déjà la France insoumise, le Parti communiste, les écologistes, le Parti socialiste ou encore le Rassemblement national et l'Union des droites qui ont déjà annoncé qu'il voteraiit contre le parti de droite les Républicains a quant à lui annoncé qu'il voterait la confiance à François Baou.

Et donc pour dire les choses telles qu'elles sont, à moins d'intense négociation dans les prochains jours entre le gouvernement et les partis, il est pour l'heure assez probable que François Baou et son gouvernement soient contraint de démissionner le 8 septembre prochain. Bon mais tout ça ça concerne le gouvernement, ça concerne pas directement le président de la République mais je vous le disais, il y a autre chose peut-être moins probable mais qui a tout de même été engagé par la France insoumise, c'est la procédure de destitution. Et cette fois-ci, c'est donc le président de la République lui-même qui est visé.

Selon Jean-Luc Mélenchon de la France insoumise qui a annoncé lancer cette procédure dès le 23 septembre, il faut, je cite, aller à la cause. Monsieur Bairou n'est pas responsable de la situation dans laquelle il se trouve. Je cite toujours ici Jean-Luc Mélenchon, c'est tous ceux qui l'ont précédé par leur mauvaise politique économique et de gestion, s'il y a un responsable, c'est le président de la République.

Fin de citation. Mais alors, de quoi parle-t-on exactement quand on parle de procédure de destitution ? Et bien, c'est une procédure qui est prévue par l'article 68 de la Constitution française et cette procédure, elle peut être déclenchée en cas de manquement du chef de l'État à ses devoirs.

Il s'agit donc d'une sanction politique du président pour mettre fin à son mandat. Alors, pour que la procédure de destitution du président de la République soit votée et que et bien Emmanuel Macron quitte le pouvoir, il y a plusieurs conditions très strictes qui doivent être remplies. Accrochez-vous, je vais essayer de vous résumer tout ça, mais c'est quand même très important à comprendre et à connaître.

Bon, déjà la proposition, elle doit être déposée soit à l'Assemblée nationale, soit au Sénat. Cette proposition doit être signée par au moins 1/10e de ses membres, donc environ 58 députés à l'Assemblée ou 35 sénateurs au Sénat. Ça, en l'occurrence, c'est quelque chose qui est potentiellement jouable.

Si c'est le cas, la procédure, elle est alors enclenchée et le bureau de l'Assemblée concernée et la commission des lois vérifie que cette proposition, elle est jugée recevable. Et si c'est jugé recevable, cette proposition de destitution, elle doit être examinée et adoptée à la majorité des 2/ tiers. au sein des deux assemblées de façon séparée.

Si c'est le cas, il y a encore un autre vote, c'est-à-dire que après c'est l'Assemblée nationale et le Sénat qui sont réunis ensemble. On appelle ça en haute cours la haute cours. Donc le Sénat et l'Assemblée nationale réunie à ce moment-là vont devoir là aussi décider sur cette procédure de destitution à bulletin secret.

Et si les 2/33 de cette haute cours et bien valident cette procédure, donc il faudrait 617 parlementaires sur les 925, et bien à ce moment-là le président de la République est officiellement destitué. Et si c'est le cas, je vous passe les détails, mais donc une nouvelle élection présidentielle doit être organisée et cetera. Vous l' compris hein, c'est donc une procédure qui est extrêmement rigoureuse dans la pratique.

Elle a d'ailleurs vocation à n'être utilisée qu'en cas de situation exceptionnelle. On peut noter qu'elle n'a d'ailleurs jamais été appliquée en France depuis sa création en 1958. Et disons les choses en tout cas dans la situation actuelle au vu des rapports de force à l'Assemblée nationale, ça paraît peu probable dans l'immédiat en tout cas que cette procédure aboutisse.

D'ailleurs, c'est pas une première. La France insoumise avait déjà tenté de destituer le président en fin d'année 2024, mais la commission des lois de l'Assemblée nationale avait rejeté la proposition. Mais en tout cas, vous l'avez compris, même si dans l'immédiat cette procédure a relativement peu de chance d'aboutir pour la France insoumise d'un point de vue de communication politique, c'est une façon de remettre Emmanuel Macron au cœur de ce débat et de pointer du doigt et bien selon la France insoumise la responsabilité d'Emmanuel Macron dans la situation actuelle, notamment avec la dissolution de l'Assemblée nationale ou encore les nominations de Premier ministre qui ont été fait sur la dernière année.

Bref, du côté du gouvernement, il y a à la fois la menace de ce vote de confiance d'une certaine façon et des potentielles motions de censure. Après, pour le président de la République, il y a aussi la question donc de cette procédure de destitution. Dans tout ça, une autre potentielle chose qui pourrait arriver, c'est une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale qui pourrait être décidée par le président de la République.

Pour le ministre de la justice, Gérald Darmanin, proche donc d'Embel Macron, ainsi que pour François Bairou, cela reste quelque chose qui est plausible et ce même si François Baou a affirmé que le président de la République ne le souhaite pas et Emmanuel Macron l'avait aussi répété ces derniers jours. On suivra évidemment tout ça. Dans tous les cas, ça me semblait important de faire un point factuel sur la situation et sur les rapports de force sur ces sujets-là.

Je rappelle pour tous les nouveaux en cette rentrée que ce format, il est aussi disponible en version podcast. Donc jamais vous voulez écouter ce podcast sur Spotify, Apple Podcast 10h ou autre, ça peut être pratique typiquement le matin en se levant ou autre, et bien n'hésitez pas à vous abonner. Vous tapez Hugo Descrypt.

Vous pouvez aussi comme ça facilement retrouver les interviews que je fais régulièrement. On va reprendre tout ça à la rentrée. N'hésitez pas donc à vous abonner là-dessus.

Je vous laisse avec Blanche pour le reste de l'actualité importante et je reviens juste après. Merci Hugo et bonjour à tous. On commence avec cette actu.

L'exouragan Erine qui est désormais classé comme tempête doit arriver sur les côtes françaises entre mardi et mercredi. En fait, Erine était actif la semaine dernière au large de la côeste des États-Unis mais du coup il va générer d'impressionnantes vagues en France de 4 à 5 m sur les rivages atlantiques et d'entrée de manche selon Météofrance. Résultat, les Pyrénées Atlantiques, les Landes, la Gironde, la Charante Maritime, le Finisterè et les Côtes d'armor ont déjà été placé ce mardi matin en vigilance jaune vague submersion.

La France doit aussi s'attendre à des orages potentiellement violents c'est mardi, mercredi et jeudi. Si vous voulez en savoir plus, je vous mets des liens en description. Deè actu, le premier ministre israélien Benjamin Netaniaou s'est dit prêt à une réduction progressive de la présence de l'armée israélienne au Liban à condition que le Hezbollah soit désarmé.

Le Hezbollah, c'est un parti politique islamiste libanais, mais aussi une organisation armée et ce dernier a assuré que la confrontation continuera et qu'il n'abandonnera pas les armes qui le protègent de l'agression israélienne. Un peu plus tôt ce mois-ci, le gouvernement libanais avait annoncé avoir chargé son armée d'élaborer un plan pour désarmer le Hezbola d'ici fin 2025. Il s'agit en fait d'une mesure comprise dans un accord de cesser le feu qui a été conclu sous la médiation des États-Unis le 27 novembre dernier.

L'accord qui a mis fin à 1 an de conflit entre Israël et le Hezbollah prévoit que seule l'armée libanaise et la force de paix de l'ONU soient déployée dans le sud du pays. À noter que le conseil de sécurité de l'ONU doit voter très prochainement une éventuelle prolongation du maintien de la force de paix de l'ONU dans le sud du Liban car le mandat expire à la fin du mois d'août. La France et le Liban y sont favorables, mais pas les États-Unis et Israël qui est que la force de paix de l'ONU ralentit le désarmement du Hzbola.

On suivra ça dans les prochains jours. 3è actu, le président des États-Unis, Donald Trump, a affirmé vouloir rencontrer Kim Jong Unun, le dirigeant de la Corée du Nord, si possible cette année. C'est en tout cas une idée qu'il a formulé ce lundi.

Alors qu'il recevait à la Maison Blanche le nouveau président sud-coréen Liung, Donald Trump a estimé être sur la même longueur d'ongle que Lijyong qui est favorable à l'ouverture d'un dialogue avec la Corée du Nord. Alors, Donald Trump et Kinjung Hun se sont déjà rencontrés à trois reprises lors de son premier mandat et depuis son retour à la présidence en janvier 2025, Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises avoir une excellente relation avec le dirigeant nord-coréen. Ce lundi, il a d'ailleurs affirmé que la Corée du Nord dotée de l'arme nucléaire avait testé moins de missiles depuis son retour à la Maison Blanche.

On verra donc comment tout ça va évoluer. 4e actu, le Venezuela, un pays d'Amérique du Sud, a annoncé ce lundi le déploiement de 15000 membres des forces de sécurité à sa frontière avec la Colombie pour lutter contre le trafic de drogue. Selon le ministre de l'intérieur vénézuelen, l'objectif de ce déploiement est de garantir la paix en empêchant notamment les trafiquants de traverser la frontière entre le Venezuela et la Colombie qui est le pays qui produit le plus de cocaïne au monde.

Cette décision est aussi en quelque sorte un moyen pour le Venezuela de montrer aux États-Unis qu'ils agissent contre le trafic de drogue dans un contexte où les tensions entre les deux pays ne cesse de monter. Si vous n'aviez pas suivi, le président vénézuéen Nicolas Maduro est accusé par les États-Unis de diriger le cartel des soleils inscrit sur la liste américaine des organisations terroristes. Une récompense de 50 millions de dollars pour des infos menant à son arrestation a été promise par les États-Unis.

À noté qu'il y a quelques jours, Donald Trump a annoncé l'envoi de trois navires de guerre et de 4000 marines près des côtes vénézuiennes pour mener des opérations contre le narcotrafic international. 5e actu, une personne sur qu n'a pas d'accès sécurisé à l'eau potable dans le monde, soit 2,1 milliards de personnes selon un rapport de l'OMS et de l'UNICEF publié ce mardi. L'objectif d'un accès à l'eau potable pour tous d'ici 2030 devient, je cite, de plus en plus hors de portée selon ces deux agences de l'ONU qui sont chargées de la santé et de l'enfance.

Elle pointe notamment du doigt un retard pris dans le programme d'amélioration des services de l'eau, d'assainissement et d'hygiène. Conséquence, des milliards de personnes sont toujours exposé à un risque élevé de maladie. Selon les chiffres publiés dans le rapport, 106 millions de personnes dépendaient encore en 2024 de l'eau de surface, c'est-à-dire un accès non sécurisé à l'eau provenant par exemple de rivière, d'éton.

À noter que le rapport pointe tout de même des progrès réalisés ces dernières années. Depuis 2015, 961 millions de personnes ont obtenu l'accès à une eau potable géré de manière sûre, donc à l'abri de toute contamination, la couverture passant de 68 % à 74 % de la population mondiale selon le rapport. Et on termine avec cette actu et c'est potentiellement une bonne nouvelle pour la science.

Un poumon de port génétiquement modifié a été greffé chez un homme pour la première fois. L'exploit a été réalisé en Chine par une équipe de l'hôpital de l'université de Canton sur un homme de 39 ans en état de mort cérébrale. On parle de mort cérébral quand le cerveau arrête totalement et définitivement de fonctionner.

La personne ne peut plus penser, bouger ou respirer toute seule. Et même si des machines font battre son cœur artificiellement, elle est considérée comme morte. Cette greffe était donc une expérience pour les médecins qui ont réussi à faire fonctionner le poumon greffé pendant 9 jours.

La famille de la personne décédée a ensuite demandé d'arrêter l'expérience. À noter que ça a été rendu possible car le patient était déjà en état de mort cérébrale, ce qui n'aurait pas été faisable pour le moment avec une personne vivante. En tout cas, d'autres grèves d'organes génétiquement modifié comme des reins, des cœurs et un foi ont déjà été réalisées par le passé.

Mais c'est une première avec un poumon car cet organe est très dur à greffer à cause des risques d'infection et du rejet dû à ces nombreuses cellules immunitaires. Merci beaucoup Blanche pour ces actualités. Je le disais donc, ce format, il est aussi dispo en version podcast et en cette rentrée, n'hésitez pas à le faire évidemment.

Vous tapez Hugo Descrypt, vous vous abonnez, ça nous aide beaucoup et ça vous permet vous de vous informer facilement et de découvrir aussi nos interviews. Je vous souhaite une très bonne soirée ou une très bonne journée. Prenez soin de vous, prenez soin de v proch et puis on se dit à demain pour une nouvelle vidéo.