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Conférence de presseLa France insoumise (sur YouTube)· 25 décembre 2023 99 minAutoproduitFond programmatiqueSolidarités & familleTravail & emploiÉconomie & entreprisesImmigration & asile

Féminisme pour les 99 % | conférence AMFIS 2023

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Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 66 %Attaque 24 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Pour Fatima ouassac : solidarité entre mères blanches et mères racisées, exclusion des milieux féministes des quartiers populaires

  • 21:00OuverteRéponse partielle

    Pourquoi l'école ne prend pas en place les visions non binaires et la remise en question du genre ?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    La lutte féministe dans le foyer est-elle une question purement hétérosexuelle ou peut-elle tendre à des rapports de force homosexuels ?

  • 23:00OuverteRéponse directe

    Pour Fatima ouassac : stigmatisation des femmes voilées par une partie du féminisme français

  • 24:00OuverteRéponse directe

    Pour les trois : oppression des mères et des enfants, maternité et émancipation

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Perspective de révolution économique : salaire à la qualification de Bernard Friot

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Fait
    « ce féminisme des 1% c'est dont on peut se demander si on a le droit s'il a le droit de se revendiquer du féminisme évidemment c'est ce qui permet au groupe Accor sur la page de son site d'expliquer qu'ils savent en faveur de l'égalité femme homme parce que voyez-vous ils ont décidé de progresser dans la représentativité des femmes dans leurs instances dirigeants ils sont fiers est annoncé qu'ils ont atteint les 30% de femmes dans leur comité exécutif »
  • 3:00Fait
    « on a bien conscience qu'ils font ça d'une part mais que d'autre part ils pratiquent directement ou indirectement par le recours à des sous-traitants à une véritable maltraitance sociale sexiste raciste des femmes de chambre de leurs hôtels »
  • 6:00Fait
    « le bruit a décibels égales on va plus prendre en compte la pénibilité du bruit subit par un homme dans un métier où il est exposé à des machines que le bruit subit par une femme dans un métier où elle est exposée à des cris d'enfants »
  • 10:00Promesse
    « on défend aussi vous savez une revendication de réduction du temps de travail vers la semaine de 32 heures la semaine de quatre jours et je pense que c'est une forme aussi de réponse à la question du temps partiel »
  • 11:00Promesse
    « on peut aussi peut-être envisager la question d'un rémunération du travail domestique »
  • 14:00Fait
    « la figure de la mère depuis les quartiers populaires elle est moins considérée perçue comme victime que comme force politique »
  • 17:00Fait
    « elles sont venues et Rachel qui est son anniversaire d'ailleurs elle est venue avec ses camarades et on a fêté leur lutte depuis leur rôle de mère enfin c'est comme ça qu'elle le revendiquait à cette occasion elles ont dit bah nous aussi on s'est battus pour nos droits pour nos revenus pour nos salaires pour être considérés à égalité avec avec d'autres d'autres salariés et bah c'est aussi parce que nous sommes maires et c'est avant tout pour nos enfants »
  • 22:00Fait
    « le travail reproductif c'est ce qui fait que pour le fonctionnement du capitalisme il y a chaque jour de nouveaux travailleurs de nouvelles travailleuses au fil des générations se succédant mais aussi au fil des jours qui sont frais fraîches et disposent pour aller travailler »
  • 24:00Fait
    « le capitalisme de plus en plus développe un travail en fait reproductif mais qui est salarié qui a lieu sur le marché et c'est le troisième et dernier espace du reproductif »
  • 1:00Fait
    « on a menacé les familles racisées des quartiers populaires de sucrer les allocations familiales »
  • 19:00Fait
    « la gestation, la mise au monde et l'allaitement font partie du travail reproductif »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

et bien bonjour à toutes et à tous un grand plaisir de vous avoir devant nous des petites excuses pour la nature de ma voix vous voyez qui est une petite petite affection là mais ça devrait pas empêcher d'aller au bout puis le but c'est pas que moi qui parle donc j'aurais dû relais donc Sarah le grain député de Paris intéressé notamment par les questions féministes et j'ai un immense plaisir ici dans cette conférence intitulée féminisme pour les 99% d'avoir à mes côtés mode Simonet sociologue chercheuse spécialistes du travail invisible gratuit ou non reconnu Fatima ouassak militante féministe autrice de la puissance des mers et Europe féministe et autrice de la révolution féministe alors votre présence va nous aider aujourd'hui à penser ensemble ce que serait un féministe pour les 99% qu'on pourrait peut-être aussi appeler un féminisme populaire comme ici on a l'habitude par exemple de parler d'écologie populaire alors il s'agit d'abord bien sûr ici de ne pas prendre d'abord la question du féminisme par l'angle par le point de vue des 1% c'est déjà ça le féminisme des 99% et je peux vous dire que ce féminisme des 1%, moi je le croise beaucoup à l'Assemblée nationale dans la délégation des droits des femmes qui sont ces réunir des députés concernés par ces questions là intéressées par ces questions là et où on retrouve beaucoup finalement une idée globalement d'égalité des chances de dominer pour les femmes de la classe dominante le droit à être un dominant comme un autre pour prendre un exemple parlant ce féminisme des 1% c'est dont on peut se demander si on a le droit s'il a le droit de se revendiquer du féminisme évidemment c'est ce qui permet au groupe Accor sur la page de son site d'expliquer qu'ils savent en faveur de l'égalité femme homme parce que voyez-vous ils ont décidé de progresser dans la représentativité des femmes dans leurs instances dirigeants ils sont fiers est annoncé qu'ils ont atteint les 30% de femmes dans leur comité exécutif donc passons sur le fait que on est plutôt pour les 50% mais au-delà de ça évidemment on a bien conscience qu'ils font ça d'une part mais que d'autre part ils pratiquent directement ou indirectement par le recours à des sous-traitants à une véritable maltraitance sociale sexiste raciste des femmes de chambre de leurs hôtels une réalité qui a été magnifiquement visibilisé dénoncé combattu par Rachel kéké et ses camarades de lutte de l'hôtel d'ibis Batignolles je trouvais ça bien de commencer par cette image là image d'une lutte d'une grève historique historiquement longue une grève féminine féministe une grève populaire victorieuse et qui a mené aussi l'une de ces lutteuses au sein même des institutions à travers l'élection de Rachel kéké qu'on peut peut-être d'ailleurs saluer ici donc il s'agit justement de se demander comment ce féminisme populaire dans ses revendications dans ces mobilisations peut être un levier absolument décisif de mise en crise des systèmes de domination patriarcale bien sûr capitaliste aussi raciste aussi et pour ça on va partir d'un concept central depuis le début dans l'analyse du capitalisme le concept de travail et son pendant dans la lutte anticapitaliste le concept grève et on va chercher à donner à voir voilà cette ampleur de la question du travail des femmes et peut-être à contrer l'ampleur de l'invisibilisation du travail des femmes là encore parlé travail des femmes ça a une certaine coloration dans les discours dominants souvent on parle égalité salariale et dans le pire des cas on a une vision de l'égalité salariale c'est à post égal salaire égal comme si justement les femmes n'étaient pas massivement reléguées à des emplois moins qualifiés ou jugés comme tel et à des postes inférieurs dans la hiérarchie d'un secteur donné donc évidemment c'est toute une analyse qu'il faut mener de la division sexuelle du travail professionnel du travail rémunéré de l'assignation des femmes à certains métiers en raison d'une assignation des femmes à une certaine nature à certaines tâches sociales et ces métiers qu'on résume parfois sous la catégorie de métiers du lien etc et à la France insoumise on a essayé dans les dans les combats parlementaires qu'on a menés de de donner à avoir ce sujet là dans la précédente mandature sous l'angle de la revalorisation des métiers du lien auxiliaire de vie est à la personne assistante maternelle sous cette mandature on a déposé une proposition de loi pour la fonctionnarisation des aesh les accompagnants des élèves en situation de handicap qui sont à 99% des femmes et qui subissent une précarité terrible avec des contrats courts avec des horaires incomplets donc des salaires non seulement très bas mais un complexe et puis le 8 mars j'ai le plaisir de déposer une proposition de loi signée par l'ensemble de la nupes visant à mieux reconnaître le travail des femmes et sa pénibilité en m'appuyant notamment sur les travaux de Rachel Silvera qui a une sociologue qui démontre la dévalorisation systématique des qualifications et de la pénibilité des travaux effectués majoritairement par les femmes alors pour vous donner un exemple mais vous pourrez aller chercher le détail c'est l'idée que finalement le bruit a décibels égales on va plus prendre en compte la pénibilité du bruit subit par un homme dans un métier où il est exposé à des machines que le bruit subit par une femme dans un métier où elle est exposée à des cris d'enfants voilà de la charge physique on va avoir une vision de la charge physique qui va être la manutention opérée par des hommes dans des métiers masculins et pas forcément le port de corps lourd qui sont les corps que l'on soigne le corps des malades les corps des personnes dépendantes donc voilà ça a été une donc proposer une méthode ça fait partie des propositions qu'on a pu porter à cette question des métiers féminisés dévalorisés s'ajoute une autre question doit se corréler une autre question qui est celle à quel on assiste de l'occupation par les femmes des niveaux les plus bas de la hiérarchie et là on se heurte de nouveau à la même question en fait à la même cause fondamentale puisque ces carrières incomplètes ces contrats courts s'étend partiel plus ou moins subis des femmes sont corrélés à une division genre du travail notamment traduis traditionnellement sous l'idée d'un double travail des femmes c'est les fameux tâches ménagères ou domestiques pas toujours représenté comme des trains comme un travail d'ailleurs ménage cuisine soins aux enfants et aux aînés et de façon générale d'ailleurs l'entretien d'un lien social dont on a parfois l'impression qu'il est instrumentalisé par le système comme un outil de pacifique d'invisations des conflits sociaux parce que je pense qu'ils nous en parlera facilement c'est souvent aussi le rôle coïncing au maire autant de tâches qui sont massivement assumées par les femmes gratuitement dans la sphère domestique et qui sont à l'origine de ces carrières hachées de ces temps partiel etc et pour celles qui arrivent à échapper à ces carrières hachées ce temps partiel celle qui pourront se permettre au travail être un homme comme un autre souvent c'est parce qu'elles ont pu délégués ces tâches domestiques à d'autres femmes privées de qualifications souvent issus des milieux populaires souvent racisés à laquelle ces tâches sont confiées et se faisant en remettant ces tâches dans la sphère du travail rémunéré et pourtant très mal reconnu alors voilà nous aussi on a aussi cherché des voies par lesquelles on devait notamment dans nos propositions parlementaires visibiliser revaloriser redistribuer de façon égalitaire ce fameux travail domestique donc à la France insoumise on défend une meilleure indemnisation du congé parental mais aussi un congé paternel qui soit obligatoire et de même durée que le congé maternel et la dimension obligatoire et tout à fait décisive pour le partage des tâches on défend aussi vous savez une revendication de réduction du temps de travail vers la semaine de 32 heures la semaine de quatre jours et je pense que c'est une forme aussi de réponse à la question du temps partiel mais à condition que le temps libéré des femmes ne soit pas occupé aux tâches domestiques pendant que le temps délibéré des hommes ne le seraient toujours pas et puis une autre mesure fondamentale c'est évidemment le plan de développement massif de service public et notamment du service public de la petite enfance du soin à la personne dépendante etc et là encore à condition que ce service public rémunère à sa juste valeur le travail qui est fait ne soit pas un nouvel instrument de perpétuation de ces oppressions et inégalités donc vous le trouverez dans nos propositions de la France insoumise les 500000 places en crèche la requalification la revalorisation de tous les métiers du lien etc on peut aussi peut-être envisager la question d'un rémunération du travail domestique c'est une question qui fait débat qui fera peut-être débat tout de suite et auquel cas on devra se demander comment une éventuelle rémunération du travail domestique ne reproduit pas la signation genré à des tâches ou l'assignation de la femme à la maison donc voilà le sujet de réflexion qu'on va avoir ici le travail des femmes rémunéré ou non et qu'on va appeler travail reproductif et là je crois que vos travaux vont nous vont nous aider à conceptualiser ces questions là en reprenant la division peut-être de façon critique aussi la division marxiste entre d'une part le chant de la production production des qui visent le profit et puis l'autre part le champ de la reproduction c'est à dire ce qui consiste à faire et entretenir les personnes pour reprendre les noms de sang les propos de Nancy freezer à produire à reproduire la vie or mode tu rappelles dans tes travaux que c'est dans le cadre de l'économie capitaliste la vie c'est la marchandise capitaliste la plus essentielle c'est la force de travail et ce concept de travail reproductif va nous inviter également à intégrer une approche intersectionnelle car les inégalités de genre de race de classe sont au cœur et tu en parleras Fatima de cet articulation entre le capital et le travail de reproduction et puis le concept de travail reproductif il est aussi au coeur de ce qu'on peut appeler une quatrième vague féministe avec ton aide Aurore dont cette quatrième vague féministe et un marxisme critique qui place au coeur la question du travail reproductif et qui pointe des contradictions nouvelles des failles nouvelles du capitalisme et le rôle décisif que peut jouer une révolution féministe dont la base matérielle serait cette je sais pas s'il faut l'appeler une classe mais serait ces personnes qui assurent la production et la reproduction de la vie ces femmes et on va pouvoir explorer du coup des relations contradictoires du capitalisme entre son système économique et des conditions de possibilités qui étaient rejetées hors du système économique non reconnu économiquement et puis des nouvelles contradictions liées au néolibéralisme parce que vous le savez le néolibéralisme conduit l'État à retirer des efforts les efforts de l'État pour la reproduction sociale protection sociale service public d'éducation de santé etc et donc on va peut-être se retrouver face à une situation de conflit de race et de classe qui sont qui ressurgissent qui permettent de visibilité ce qui était autrefois invisible qui permet de donner lieu peut-être à de nouvelles formes de mobilisation de grève de révolte et peut-être d'ouvrir des perspectives révolutionnaires c'est pourquoi donc au-delà des mesures d'un programme féministe que j'essaie de rappeler rapidement là je vais inviter nos invités à nous nous aider à analyser d'une part les mécanismes à l'oeuvre dans cette nouvelle étape du capitalisme autour de cette idée de travail reproductif et puis à penser ensemble quelle stratégie de lutte quelle stratégie de révolution féministe qui pourrait nous conduire par des par des alliances par des modes d'action à renverser les structures qui portent aujourd'hui les dominations patriarcales capitalistes racistes et à penser de nouvelles structures voilà pour la présentation des objectifs ambitieux de cette conférence alors sans transition je vais donner tout de suite la parole à mes intervenants [Applaudissements] mode Simonet tu as notamment déployé une analyse féministe tu travailles domestique afin de mettre en lumière cette gratuité cette invisibilité du du travail domestique est-ce que tu peux nous expliquer le lien entre travail gratuit et marché du travail comment le capitalisme démentel la protection sociale réexternalise la reproduction sociale on t'écoute merci déjà pour l'invitation je suis très heureuse d'être ici à cette table si bien accompagnée alors en quelques minutes je vais revenir en fait moi c'est pas c'est pas la notion de travail reproductif que j'ai emprunté au féminisme c'est celle de travail gratuit alors il y a un lien évidemment et je pense qu'Aurore en reparlera tout à l'heure le travail reproductif il peut être gratuit dans le cadre de la maison mais les féministes ont montré aussi qu'ils se prolongeait sur le marché du travail avec ses assignations etc mais avant de parler de travail reproductif les féministes marxiste et d'ailleurs pas que les féminisme marxiste se sont penchés sur la question du trail domestique et dans les années 70 allons analysé à partir finalement d'un concept qui est celui de travail gratuit elles ont mis en lumière en fait ces activités domestiques assignées aux femmes comme du travail et elles ont essayé de comprendre en fait à la fois les mécanismes d'exploitation qui se construisaient dans ce travail domestique comme travail gratuit la valeur il y a eu tout plein de débats sur les quelles valeurs on peut lui donner est-ce qu'il a une valeur marchande est-ce qu'il a juste une valeur d'usage comment on peut mesurer la valeur de ce travail domestique qui se l'approprie est-ce que c'est le patriarcasque c'est le capitalisme est-ce que c'est les deux voilà je vais pas rentrer dans tous ces débats tout ce que je veux vous inviter à faire parce que j'ai juste minutes ici c'est garder en tête la puissance en fait théorique de ces controverses de ces débats qui sont en fait des débats sur le travail mais qu'on a beaucoup laissé cantonner en fait à des à une affaire de bonne femme en gros c'est à dire c'est des questions qui concernent simplement le travail des femmes moi ce que j'essaye de faire avec mon travail c'est qu'on a là une pensée du travail du travail en fait qui intègre la question du travail gratuit et qui dépasse largement la question du travail domestique et qui ne peut nous permettre de comprendre beaucoup de transformations du travail aujourd'hui dans le système capitaliste néolibéral dans lequel on est donc je pense qu'il y a véritablement une actualité de cette conception féministe du travail gratuit tel que les féministes l'ont pensé l'ont construit à partir du travail domestique ce que j'ai fait moi dans mes travaux et pas toute seule avec plein de collègues depuis plus de 20 ans maintenant c'est d'analyser des pratiques qui sont pas le travail domestiques mais qui sont d'autres comme le bénévolat associatif le service civique les stages non rémunérés la collaboration sur Internet la mise au travail des allocataires de l'aide sociale que dans plein de pays on appelle le warfare mais que chez nous on appelle encore de manière très pudique la contrepartie en activité voilà donc ça c'est des objets sur lesquels je travaille depuis des années en tant que sociologue du travail sur des pratiques qui ne sont pas reconnues comme relevant du travail qui sont reconnus comme relevant de l'endort du travail du hors travail c'est le militantisme la citoyenneté la solidarité ta passion l'insertion etc donc c'est des choses qu'on va mettre de l'autre côté du travail dans le hors travail et moi ce qui m'intéresse c'est de mobiliser cette approche féministe du travail gratuit pour montrer combien en fait elle participe aujourd'hui de même qu'elles l'ont montré à partir du travail domestique qui était au coeur du fonctionnement de la société capitaliste et ben toutes ces formes de travail gratuit invisibilisés comme travail non reconnu comme du travail mais comme du hors travail elles font fonctionner aujourd'hui nos associations nos services publics et nos entreprises et les féministes nous ont donné toutes les clés et tous les outils les féministes marxistes nous ont donné toutes les clés et tous les outils pour penser en fait ces transformations du marché du travail aujourd'hui je vais aller merci tu m'as mis le chrono je vais aller très vite évidemment en trois quatre minutes je pourrais passer une heure et demie à revenir sur la notion de travail gratuit qu'est-ce qu'on peut en faire aujourd'hui les conséquences donc forcément ce que je vais lancer là c'est des idées et puis vous les attrapez au vol et ça va forcément pas être clair et pas être démontré et on en rediscute après pour ce qui vous intéresse dans la discussion voire au-delà la première chose que j'ai envie de dire donc quand j'ai été emprunté cette notion de travail gratuit pour analyser les transformations du marché du travail aujourd'hui la première chose que j'ai envie de dire tout de suite dans mes dettes en fait à l'analyse féministe du travail domestique c'est que dans les débats qu'elles ont eu encore une fois je reviens pas sur les débats mais on peut tirer des leçons des débats les controverses sont aussi importantes et aussi intéressantes à mon avis que le position qui sera le vôtre vous êtes plutôt matérialiste radical vous êtes plutôt autonomiste vous êtes plutôt marxiste voilà je pense que dans les débats qui a eu en fait à ce moment-là une chose très forte qui en est sorti c'est l'idée que le travail gratuit tel que elles l'ont analysé à partir du travail domestique c'est pas une définition économique mathématique c'est une définition politique du travail le travail gratuit c'est pas une soustraction nos disent les féministes c'est un terme de Christine Delphi c'est pas une soustraction c'est pas du travail moins une rémunération le travail gratuit c'est un mécanisme politique d'invisibilisation du travail et de la travailleuse et on invisibilise le travail comme travail et la travailleuse comme travailleuse parce qu'on l'a visibilité c'est pas du travail c'est de l'amour c'est là une phrase très simple une phrase clé de d'un texte de Federici des années 70 vesset it is love we say it's Sun weight work ils disent que c'est de l'amour on dit que c'est du travail non salarié donc c'est ce mécanisme politique d'invisibilisation de déni travail au nom de valeur c'est pas du travail c'est de l'amour qui est au cœur de l'analyse féministe du travail domestique comme travail gratuit et je pense qu'il faut garder ça vraiment important ça veut dire que moi par exemple je vais me permettre de l'utiliser pour parler du volontariat et du service civique mais vous me direz bah le volontariat le service civique il y a une indemnité oui mais c'est pas reconnu comme du travail on est en dehors du droit du travail on est dans le champ de l'engagement de la citoyenneté on vous donne pas un salaire pour votre travail on vous donne une indemnité donc on est dans un mécanisme d'invisibilisation du travail et de la travailleuse ou du travailleur voilà donc une invisibilisation au nom de valeur autre leçon qu'il faut tirer de ces analyses féministes c'est que forcément ça nous oblige à quoi ça nous oblige à penser les ressorts de l'exploitation bien au-delà de ce qui se joue sur le marché du travail dans nos cuisines et nos chambres à coucher disent Federici et Cox et plus largement je reprendrai dans nos instants tous nos espaces dit hors travail donc ça nous oblige en fait à construire une grande méfiance par rapport à cette notion de hors travail de l'EN dehors du travail du temps libre du travail libre de quel travail et du travail de qui et plus largement ça nous oblige à produire une attention une méfiance finalement à l'enjeu matériel et conflictuel des frontières du travail qui dit que ça c'est du travail et ça ça n'en est pas qui dit que ça on doit être rémunéré pour ça mais que ça ça vaut rien ou pas grand chose et qui suffit de quelques applaudissements ou d'une reconnaissance symbolique pour pour pour s'en sortir les femmes au foyer donc comme l'ont posé dans les années 70 les féministes est-ce qu'elle travaille les stagiaires ils travaillent les bénévoles les volontaires en Service civiques qui travaillent les allocataires de l'aide sociale qu'on va envoyer faire des activités en contrepartie de leurs allocations ils travaillent les hôtesses d'accueil qui doivent se maquiller s'habiller pour performer une certaine féminité au cœur finalement de leur recrutement comme le monde bien Gabriel Schultz est-ce qu'elle travaille pendant ce temps-là où elle doivent respecter quand elles performent ce genre notre féminité comme travail comme disait Federici est-ce qu'elle travaille voilà toutes les questions que ça ouvre donc ça ouvre beaucoup de méfiance en fait non pas simplement déplacer les frontières du travail mais se méfier des frontières des trahi et voir que derrière ça en fait il y a des rapports sociaux très forts qui se jouent c'est pas le travail le travail gratuit des unes c'est pas le travail gratuit des autres comme nous disait déjà belloux et le black féminisum dans les années 70 qui intéresse qui interpellait déjà les femmes blanches mainstream bourgeoise qui considérait que finalement toutes l'émancipation se jouer sur le marché du travail qu'il fallait vite sortir de la maison et ben Luke elle disait vous êtes bien gentil mais nous en fait on est sur le marché du travail depuis bien longtemps et on peut vous dire que c'est pas l'émancipation et on aimerait bien y revenir un peu plus à la maison parce que c'est aussi un lieu avec nos proches etc de construction d'une subjectivité d'une subjectivité politique face à un ordre raciste que vous vous n'avez peut-être pas vu donc voilà il y a plein d'éléments en fait qui ont été posés alors évidemment j'ai déjà largement dépassé je vous en dirai un peu plus sur les effets que ça peut avoir sur le marché du travail et sur la réexternalisation de la reproduction sociale comme tu me l'avais demandé mais je m'en doutais que j'avais pas le droit merci beaucoup déjà pour ce premier on a prévu ensuite c'est un premier tour mais on a prévu ensuite vous puissiez échanger entre vous approfondir et je voulais maintenant donner la parole à Fatima ouassak tu analyses en particulier la figure de la mère la mère comme sujet politique aussi comme sujet peut-être révolutionnaire et l'instrumentalisation aussi du rôle des mers à des fins de reproduction d'un système de hiérarchisation des individus selon leur classe leur genre leur race est-ce que tu peux voilà nous donner des éléments sur cette cette façon de voir autrement de revaloriser ce rôle des mers ton approche là dessus merci bonjour tout le monde bonjour à toutes et à tous je suis ravie d'être avec vous d'être avec les camarades ici oui alors avant de commencer à répondre à cette question de de autour de la figure de la mer j'aimerais prolonger en fait ce que tu viens de dire Maud la remarque finale par deux petites remarques autour de cette de l'opposition que l'on fait entre les hommes et les femmes tout à l'heure tu disais Sarah on prend davantage en considération le bruit lorsqu'il s'agit des hommes moins lorsqu'il s'agit des femmes etc j'aimerais juste mettre un petit peu d'eau dans notre coca sur cette sur cette opposition entre hommes et femmes et en partant notamment de ce qui s'est passé pendant la période covid confinement où on a beaucoup parlé effectivement de ce que subissait les femmes pendant le confinement autour du travail domestique mais autour tout simplement du travail elle allait travailler on les applaudissait effectivement à 20h et tout de suite dans la foulée il y a eu un certain nombre de production de publications pour parler au nom des femmes donc catégoriser ce groupe femmes et dire à quel point on avait été maltraité on avait été exploité sur ce temps là à quel point on avait dû doser répondre à des injonctions paradoxales entre ce qui se passe à la maison entre le travail nécessaire dehors etc donc on prenait comme exemple toujours les mêmes les aides-soignantes les caissières etc et notamment une publication et j'ai cherché là j'ai pas trouvé mais je me souviens que c'était une publication d'une Cochise Najat Vallaud-Belkacem mais peut-être que ça vous dit quelque chose où on opposait enfin ou en fait la lecture alors c'est un propos qui se disait féministe mais où vraiment la grande ligne de fracture c'était homme femme et là où je voulais mettre un tout petit peu d'eau dans le coca c'est dire qu'en fait pendant cette période de covid confinement en tout cas pour ce qui concerne les quartiers populaires à mon sens la différence fondamentale presque j'allais dire la fracture centrale elle était plutôt personne racisée de classe ouvrière effectivement donc notamment voilà les personnes qui vivent dans les quartiers populaires et personne de classe moyenne supérieure et notamment pour moi c'était plutôt que là qui était la ligne de fracture je pourrais revenir tout à l'heure mais voilà ça c'était une première petite remarque et dire tout simplement qu'il y a des hommes dans ce pays qui n'ont pas de pouvoir politique sont notamment les hommes racisés de classe ouvrière je veux dire je veux pas commander femme blanche de classe supérieure donc notamment je vous parlais de c'est quoi triste panachem pour la dimension de race mais bon elle est de classe de classe supérieure je vois pas comment ces femmes là peuvent dire des hommes racisées de classe ouvrière pendant la période covid confinement qu'ils ont été notamment privilégiés par rapport aux femmes qu'elles sont pour ce qui concerne le travail de reproduction oui moi je vais notamment insister c'est une remarque aussi sur l'Europe le travail de reproduction de l'ordre racial qui participent de l'ordre de l'ordre social notamment de l'ordre policier j'y reviendrai tout à l'heure c'est aussi ce qui permet en fait de reproduire cette régulation raciste dans l'accès au travail et au travail mais je commence donc sur pour répondre à la question sur la figure de la mère alors il y a plusieurs figures de la mer il y a une figure réactionnaire j'y rever il y a une figure dans alors ce que ce qu'on peut appeler ce que j'appelle le féminisme majoritaire j'y reviendrai aussi et il y a une figure je pense assez singulière depuis les quartiers populaires alors la figure de la mère depuis les quartiers populaires elle est moins considérée perçue comme victime que comme force politique je vais prendre quelques exemples je vais appuyer notamment sur les luttes voilà comme ça c'est la meilleure illustration possible ce sont des luttes historiques qui ont eu lieu donc où il y a cette idée de puissance et notamment à travers un levier un levier politique et stratégique j'ai évidemment parlé des folles de la Place de Mai en Argentine dans les années 70 et donc qui se sont mobilisés dedans l'espace public là où on les attend pas c'est mer au foyer et donc ils sont sortis dans l'espace public espace public particulièrement dangereux puisqu'il s'agissait là d'une à buenosarde d'une géante militaire elles étaient face au bâtiment institutionnel imposant du régime du régime et elle venait demander Vérité Justice mais je pense qu'un grand nombre de personnes ici connaissent cette histoire-là Vérité Justice après qu'on a enlevé leurs enfants donc plutôt de la gauche de la gauche quand on dirait aujourd'hui gauche radical et certainement torturer et tuer et elles sont venues tous les jeudis à la même heure pour voilà réclamer revendiquer Vérité Justice donc elles ont mené un combat politique voilà là on n'est plus du tout sur la figure évidemment la figure de la mère la mère au foyer la mes réactionnaire etc autre alors et donc il s'agit là de lutte contre les violences d'État j'y reviendrai autre folle les fold donc ce sont des mers les folles de la place Vendôme alors là je pense que vous connaissez moins les folles de la place Vendôme alors elles se sont autodéfinies comme folles en référence aux folle de la Place de Mai donc et donc on est juste après les incendies on est en 84 entre ça a duré cette histoire de la place Vendôme de 84 à 86 et ce sont donc à nouveau des mers qui sortent du foyer pour aller dans au centre de la capitale donc place Vendôme pour là aussi demander Vérité Justice après qu'on a tué leurs enfants soit mort dans le cadre de violences de violences policières soit dans le cadre de de violence qu'on a appelé à l'époque sécurité donc ce sont des crimes policiers et sécuritaires et ceux un voisinage qui sort le fusil et qui tue un jeune parce que il est soupçonné d'avoir volé une mobylette ou tout simplement parce qu'elle est il a fait du bruit c'est vraiment toutes ces crimes policiers des années et se sentent 70 et 80 en France voilà là encore une lutte contre les des violences d'État les mers dans les quartiers populaires on en parlait tout à l'heure avec une personne qui m'a qui est venue gentiment me récupérer à la gare qui s'appelle Olga meule et qui me disait effectivement que là où est le militait il y a pas les mers il y a rien en fait dans le quartier elles tiennent vraiment le tissu associatif c'est tout ce qui concerne la solidarité les Marau de le soutien scolaire mais aussi je j'aimerais insister sur ces deux dimensions tout un travail au sein des syndicats alors les inciter les femmes de chambre de l'Ibis Batignolles dont les invités à Bagnolet à verdragon il y a quelques années à l'occasion d'un braquage de la fête des mères mais justement pour défendre cette figure de la mer énervée un peu punk et pas du tout la confiture à la fraise et elles sont venues et Rachel qui est son anniversaire d'ailleurs elle est venue avec ses camarades et on a fêté leur lutte depuis leur rôle de mère enfin c'est comme ça qu'elle le revendiquait à cette occasion elles ont dit bah nous aussi on s'est battus pour nos droits pour nos revenus pour nos salaires pour être considérés à égalité avec avec d'autres d'autres salariés et bah c'est aussi parce que nous sommes maires et c'est avant tout pour nos enfants ça c'est vraiment une revendication assumée complètement politique je pense aussi aux salariés au grévistes d'honnêtes donc un sous-traitant de la SNCF et elles avaient on les avait invités aussi quelques années auparavant et elles avaient très exactement le même le même propos concernant la lutte contre les violences policières la lutte contre le racisme dans les quartiers populaires aujourd'hui moi je peux je peux dire je peux affirmer que c'est une lutte qui est largement prise en charge par des maires donc on les attend pas forcément là mais elles sont là et c'est notamment et c'est là que j'arrive tranquillement vers cette idée de reproduction notamment ces mères parce qu'elle lutte contre un rôle qui leur est assigné ce que j'appelle le rôle de mère tampon c'est à dire qu'on attendait ses maires lorsqu'il y a un crime policier un crime raciste dans le dans le quartier dans les quartiers on attend d'elle qu'elle calme d'où cette idée de tampon quelle tempère la colère de leurs enfants de leur de leurs jeunes et c'est là pour moi une manière de d'assurer la reproduction de l'ordre social à travers voilà ce ce cette idée de de calmer de retenir l'enfant à la maison le fils en particulier et de par crainte et pour le protéger mais en tout cas il y a ce qui a attendu alors le la meilleure illustration ce sont les médias et beaucoup d'élus le gouvernement qui dès qu'il y a un crime policier vont aller chercher les maires dans les quartiers pour leur dire mais alors mesdames est-ce que vous appelez au calme alors évidemment ça normalement ça vous fait penser à ce qui s'est passé suite à la mort de Naël puisqu'on a été chercher la mère de Naël pour lui dire alors madame est-ce que vous appelez au calme elle a dit non j'appelle pas au calme j'appelle à la révolte alors et justement je voulais parler de ça je me permets parce que je saisis l'occasion pour parler quand même de ce drame donc la mort de Naël et de ce qui ce qui a suivi le soulèvement politique dans les dans les quartiers populaires pour dire que il y a un travail qui a été fait de la part de ces mers là des quartiers populaires au moins depuis 2005 parce que 2005 ce qui s'est passé la différence avec 2000-2023 2005 ont eu enfin en tout cas il y a des Bouna meurent dans le cadre d'une intervention policière tout de suite dans les médias et dans la quasi-totalité du champ politique les parents ont une responsabilité ce sont des parents laxistes ils ne tiennent pas leurs enfants à la maison et Bona Traoré sont morts c'est de la faute des parents de ses enfants mais si derrière il y a des émeutes trois semaines des modes c'est de la faute des parents de manière des quartiers ouverts de manière générale voilà et c'est là que sont apparus ces notions de parents démissionnaires par l'axe etc en 2023 alors j'ai pas le temps de d'arriver sur le détail puis je pense d'ailleurs je suis déjà un peu longue entre-temps ce qui s'est passé c'est que il y a eu une organisation politique des maires des quartiers populaires là moi je vais parler de ma petite paroisse et le front de mer mais il y a d'autres organisations de mer qui sont apparues depuis 2005 dans les dans les quartiers populaires et le résultat donc je rentre pas le détail mais le résultat c'est qu'en 2023 Naël meurt le mardi le mercredi pour ce qui nous concerne le front maire on est dans tous les médias donc que ce soit des médias majoritaires BFM etc mais aussi dans des médias de gauche dans des médias enfin on est vraiment dans beaucoup d'espace on avait même pas assez de porte-parole au sein de notre organisation pour aller partout dans tous les médias pour dire ah on va pas se faire avoir comme en 2005 il est hors de question que vous acier le problème des violences policières sur la responsabilité des parents et ça a marché pour partie évidemment on n'a pas gagné face au pouvoir macroniste qui a répété comme ça jusqu'à vomir en fait la responsabilité des familles monoparentales donc des maires des quartiers populaires en particulier parce qu'il y a quand même beaucoup de monoparentelles ce qu'on appelle pudiquement en famille monoparentale dans les quartiers mais on a quand même bon voilà c'est dire en fait que le travail militant paye on a quand même bien bossé sur cette voilà 2005-2023 on a tellement bien bossé que tout de suite le lendemain tout était opérationnel quoi le discours était là on a fait une tribune dans l'idée on a on a vraiment pu dérouler en fait un contre récit autour d'une en fait d'une contre-mère quoi c'est pas la mer tampon bon moi je dis de manière un petit peu poétique ce sont des mers d'Aragon mais en tout cas ça prouve bien qu'il y a le travail politique et militant paye je vais aller je vais plus vite maintenant mais pour dire que là où les mers dans les quartiers populaires elles sont obligées de sortir de de de de de la figure de alors je sais pas Aurore si tu vas revenir là-dessus mais de la figure de la merde dans le dans le champ du féminisme allez majoritaire et je je je développe pas là dessus sur ce que j'entends par féminisme majoritaire autour de la figure de la mère de la maternité en tout cas les les maires c'est plutôt une figure de force politique et une figure de puissance dans les quartiers populaires parce que les enfants des quartiers populaires sont alors je le dis vite mais sont des enfantillés ils ne sont pas considérés comme des enfants et ils subissent des violences d'État et des violences sociales particulièrement fortes donc dans les quartiers populaires l'idée c'est qu'on peut pas se permettre en fait de de de considérer que d'essentialiser en fait en réalité le rôle des maires et de et de le et de le de considérer même que ou alors oui de considérer que c'est aliénant parce que voilà l'enfant est là et qu'il a besoin encore plus que les autres d'être protégé par sa mère et donc c'est notamment pour lutter contre je vous le disais la désenfantisation le fait donc des enfantillations le fait de traiter l'enfant du groupe discriminé comme on traite les adultes du groupe discriminer cet enfant n'est pas un enfant cet enfant est un arabe cet enfant est un migrant etc vous souvenez au début dans les médias il n'était pas présenté comme un enfant alors qu'il avait 17 ans il était présenté comme un homme qui avait pas le permis enfin donc c'est un petit peu contradictoire bon sur la question oui alors je voulais parler d'une petite anecdote très très rapidement voilà entre féminisme majoritaire et puis féminisme au tour de la figure la mer depuis les quartiers populaires c'est à l'occasion toujours du covid confinement ou une journaliste nous a contacté le front de mer enfin plutôt plusieurs membres du frontière pour poser la question vous vous souvenez de des tâches domestiques qui étaient dévoluent aux femmes pendant cette période là et la question qui était posée c'est que font les maris voilà ça madame alors et là je journée s'insistait et puis je pense que je parle d'elle mais je pense que c'était assez c'est assez révélateur en fait c'est concernant le linge voilà et la question qu'elle répétait à plusieurs d'entre nous c'est voilà qui s'occupe du linge et bon alors comme à l'époque au sein du Front de mer parce qu'on a essayé de s'organiser pendant la cette période là qui était une période d'angoisse totale par rapport aux enfants et la scolarité des enfants ça je sais pas si vous avez ça en tête si vous vous souvenez un petit peu mais la peur c'était ben j'ai pas d'ordinateur à la maison comment on fait les devoirs à la maison mon je sais pas mon enfant est en CM2 6e 5e j'ai pas forcément le niveau en maths ou en physique où je sais pas quoi pour faire les devoirs c'était vraiment il y a déjà des inégalités scolaires et il y a déjà parcoursup c'est déjà voilà on a tellement déjà l'impression que l'enfant est sacrifié comment on fait en fait pour lutter contre ces inégalités scolaires pendant plusieurs mois ou l'enfant va pas à l'école donc voilà il y a cet angoisse là une angoisse typique de l'immigration et pas que de l'immigration non blanche africaine asiatique etc post coloniale l'immigration tout court c'est à dire j'ai traversé les océans c'est pas pour que voilà mon enfant subisse ce que moi j'ai pu subir et là où j'étais etc donc il y a vraiment dans l'immigration je pense cette idée que voilà pour moi c'est pas grave ce qui compte c'est l'enfant il y a donc un surinvestissement de l'École etc chose que vous connaissez déjà et en fait voilà la journaliste qui disait mais alors qu'ils occupe du linge bon pardon pour l'expression mais je vous la donne je la cite telle qu'elle il y a une des mamans qui a dit mais nique sa mère le linge en fait on s'en fout du linge en fait nous ce qui compte pour nous c'est l'école c'est ça qui va permettre à nos enfants de s'en sortir et c'est comme ça qu'on va qu'on va lui permettre une ascension sociale et c'est comme ça qu'on va l'extraire de sa classe et donc la classe ouvrière je vais vite pour dire que le travail domestique dans l'immigration je pense alors je vais vite donc je suis pas dans la subtilité il est relativement valorisé en fait ce qu'on veut souvent c'est du temps de de la place aussi au sein de dans les dans les appartements exigues et HLM de de l'état d'esprit aussi l'envie de faire parce qu'on n'est pas stressé pas pour le travail domestique le travail domestique on le remet pas forcément en question mais ce qu'on veut c'est avoir du temps ce qu'on veut savoir de l'espace ce qu'on veut c'est pas passer trop de temps d'ailleurs au travail enfin au travail pas domestique voilà donc ça c'est intéressant aussi de le prendre en considération pour dire que la lutte des mères je pense depuis les quartiers populaires c'est plutôt améliorer ces conditions matérielles d'existence pour avoir plus de temps plus de joie plus d'amour tu disais plus pour enfin c'est pas dans le même sens que j'utilise du coup pour voilà pour pour oui s'occuper en fait de ce travail là [Musique] rapidement où j'ai pas le temps on reprend et bah j'ai pas le temps mais voilà ça me va [Applaudissements] je précise bien sûr que les échanges vont se reprendre mais du coup comme ça on donne la parole à Aurore et après je vous relance je pense que les deux questions qu'on avait prévu je vais les mettre en une et vous vous répondrez ce sera si ça vous va ouais mais du coup quand même pour corror pour qu'on puisse avoir un peu les les trois angles et qu'après on puisse les faire dialoguer Aurore tu tu évoques la stratégie la stratégie capitaliste qui repose sur cette transformation en travail salarié de la reproduction de la force de travail et donc une forme de contradiction d'un travail traditionnellement invisibisé gratuit qui de qui rentre dans la sphère marchande est-ce que tu peux voilà nous nous détailler cette analyse de la production de la reproduction de la force de travail pour créer la survaleur qu'est-ce que ça implique comme contradiction qu'elle qu'est-ce que sa visibilité comme forme de domination et puis après du coup dans un deuxième temps on parlera plus ensemble vraiment des perspectives quoi merci beaucoup merci beaucoup pour la question merci beaucoup pour l'invitation moi aussi je suis ravie de participer à ce débat et du coup peut-être pour revenir un tout petit peu en arrière et représenter les choses comme ça ce sera clair pour tout le monde et j'en viendrai à ta question dans dans le fil dans le fil de ce que je présenterai là on parle beaucoup en fait de féminisme marxiste de reproduction sociale mais en fait qu'est-ce que ça veut dire comment le comprendre et surtout à quoi est-ce que ça répond je vais le prendre comme c'est en 5 minutes je vais le prendre sous l'angle des questionnements politiques ce qu'on appelle en fait souvent ce qu'on pourrait peut-être entendre comme la théorie de la reproduction sociale qui est pas une théorie unifiée mais c'est je vous donne tous les mots comme ça on sait de quoi on parle en fait cette théorie de la reproduction sociale et cette pensée de la reproduction sociale elle se déploie dans un cadre marxiste elle reprend en fait le cadre marxiste avec une perspective féministe d'où le nom de féminisme marxiste féminisme lutte de classe mais on peut trouver d'autres non par ailleurs et en fait cette position là elle essaye de répondre à deux autres positions qui ont été peut-être pas majoritaires enfin encore que à une époque elle l'était dans le mouvement ouvrier ou le mouvement social au sens large concernant l'analyse du capitalisme et son lien avec le patriarcal la domination des femmes et des minorités de genre et aussi d'ailleurs du racisme parce qu'en fait ça marche pour tout et tout ce qu'on appelle dans la théorie marxiste militante les oppressions c'est à dire tout ce qui n'est pas l'exploitation capitaliste de classe donc on dirait LGBT phobie validisme etc etc tout ça les oppressions il y avait deux positions majoritaires qui ont encore des représentants et des représentantes aujourd'hui sur l'articulation entre oppression capitalisme exploitation la première c'était l'idée d'un capitalisme qui finalement serait aveugle à la question des oppressions avec une vision en fait en quelque sorte de que ces oppressions là elle serait héritée d'une autre époque le patriarcat étant antérieur au capitalisme et qu'elle se maintiendrait un peu par la force des choses par la puissance de l'idéologie mais qu'elle serait inéluctablement vouée à disparaître et d'ailleurs le meilleur signe à cela c'est qu'on voit les améliorations concrètes notamment du statut des femmes et des minorités de genre faisant fi dans cette position là évidemment c'est pas du tout ma position mais je dis ça pour montrer à quoi on répond faisant fit totalement du fait que ces améliorations sont directement liées au lieu de féministe donc à un rapport de force direct avec le capitalisme et n'est pas du tout une progression naturelle du capitalisme vers du mieux donc le féminisme de la théorie de la reproduction sociale répond à ça et répond à une autre variante un autre positionnement qui est entre guillemets un peu moins pire mais qui va pas non plus et qui dit là cette fois-ci que en fait s'il existe des oppressions toujours sous le capitalisme c'est que en fait elles sont utiles au capitalisme parce qu'elles sont utiles à diviser la classe elle permettent en fait de liguer les travailleurs et les travailleurs les uns et les unes contre les autres autour de justement ces enjeux de sexisme racisme etc au lieu d'avoir une classe unique une classe majoritaire ultra majoritaire les 99% et bien elle est divisée et en fait elle se combat entre elles au lieu d'attaquer les vrais méchants les capitalistes le problème de cette position là c'est que en fait elle a une vision totalement fonctionnaliste de des oppressions en gros le capitalisme utilise juste comme ça pour diviser la classe les oppressions il n'y a pas de raison plus profonde de l'existence de ces oppressions là la théorie de la reproduction sociale va répondre à ces deux positionnements qui sont deux façons de dire en quelque sorte que les oppressions sont pas nécessaires au capitalisme les oppressions sont pas centrales dans le capitalisme la théorie de la reproduction sociale va dire au contraire les oppressions sont si elles se sont maintenues c'est qu'elles sont centrales dans le capitalisme c'est qu'elles sont central dans son fonctionnement et pourquoi est-ce qu'elles sont centrales dans son fonctionnement là je re switch sur vraiment le féminisme mais il y a des liens avec les autres oppressions et je pense on en discutera c'est que en fait sous le capitalisme et même avant mais en particulier sous le capitalisme et ça prend des formes spécifiques on assigne aux femmes et aux minorités de genre un travail qui est essentiel pour le fonctionnement capitaliste qui travaille reproductif toute tout le l'aspect un peu paradoxal de cette histoire là c'est que par ailleurs dans notre société le travail reproductif et le plus souvent invisible ici on l'a dit méconnu comme travail mais prisé dévaloriser sous payer etc et pourtant il est essentiel au fonctionnement capitaliste pourquoi parce qu'il crée la seule marchandise qui produit plus de valeur qu'il n'en faut pour la produire pour reprendre les termes marxistes c'est à dire qu'il crée la force de travail il crée notre capacité à travailler le travail reproductif c'est ce qui fait que pour le fonctionnement du capitalisme il y a chaque jour de nouveaux travailleurs de nouvelles travailleuses au fil des générations se succédant mais aussi au fil des jours qui sont frais fraîches et disposent pour aller travailler et qui a cette force de travail en permanence disponible pour le capitalisme cette force de travail là qui va produire les marchandises et par là les profits des capitalistes donc en fait ce travail reproductif en tout cas dans la façon dont je l'ai présenté là il produit pas directement la plus-value la survaleur des capitalistes c'est il produit en fait un intermédiaire mais un intermédiaire qui est central c'est la force de travail c'est ensuite la force de travail qui en étant consommé va produire la valeur mais vous voyez donc en amont même en fait du travail sur le marché on a même du travail productif il y a ce travail reproductif qui est essentiel pour rendre possible tout le reste du travail en fait pour rendre possible le fonctionnement du capitalisme dans son ensemble maintenant on a parlé de différents termes travail reproductifs travail domestiques travail du soin comment est-ce qu'on comprend ces différents termes le terme de travail reproductif en fait c'est le travail c'est le terme qui va être englobant des autres types de travail si on fait l'analyse d'aujourd'hui de quels sont les espaces du travail reproductif et je terminerai là-dessus ils sont au nombre de trois et ça nous permet de reprendre nos catégories et ils ont tous pour points communs de produire et reproduire la force de travail premier espace central là où ça a été théorisé en premier bien évidemment ça reste la famille espace fondamental du travail reproductif ce que la théorie féministe des années 60-70 on a dit à théorisé comme travail domestique et c'est une forme de travail reproductif le travail reproductif qui a lieu dans le cadre de la maison dans le cadre de la famille dans le cadre domestique et évidemment c'est vraiment un lieu fondamental mais il y a eu tout un tas d'évolution dans la gestion du travail reproductif qui sont liés ces évolutions à différentes choses et donc on peut trouver le travail reproductif dans deux autres espaces deuxième espace c'est tout ce qui est service public et là on retrouve la notion de travail du soin travail du coeur etc qu'on retrouvera aussi dans le troisième espace mais cette fois-ci l'idée dans ce cadre là c'est que le travail reproductif en quelque sorte il quitte l'espace domestique pour être mutualisé pris en charge en théorie par tous et toutes en pratique on sait bien que c'est faux dans les hôpitaux les métiers de la santé du soin l'éducation parce qu'il y a toute cette dimension de l'éducation que tu soulignais bien et qui nous permet aussi de faire le lien d'ailleurs avec la reproduction des normes en fait l'éducation par l'éducation il y a la reproduction des normes et on retombe sur cette notion de reproduction de l'ordre établi donc on va qu'on peut tenir tous nos concepts ensemble et ça et ça c'est bien et cet espace là c'est aussi un travail qui est énormément féminisé et qui est aussi en grande partie racisée c'est un point qui est essentiel on voit que enfin je terminerai là-dessus donc je et je termine du coup pour retomber sur mes pieds sur le troisième et dernier espace c'est que par ailleurs effectivement avec la destruction des services publics mais aussi parce que le capitalisme est pris dans une forme de contradiction en fait entre travail qui produit de la valeur et travail en fait qui n'en produit pas qui or du marché du travail donc ce travail domestique qui produit pas directement de la valeur il produit la force de travail mais il est pas sur le marché du travail donc il crée pas de la valeur au sens capitaliste du terme je dis pas au sens pour nous il crée une valeur qui est essentielle mais pas au sens capitaliste il y a une forme de contradiction qui qui existe là dedans donc le capitalisme de plus en plus développe un travail en fait reproductif mais qui est salarié qui a lieu sur le marché et c'est le troisième et dernier espace du reproductif on retrouve tout ce qui est Service à la Personne nettoyage etc qui a un lieu extrêmement dynamique des luttes sociales aujourd'hui on parlait par exemple de la lutte des travailleurs ça rentre en fait dans cette catégorie là et là qu'est-ce qu'on constate et je terminerai vraiment là c'est que si ce travail demeurent mais par ailleurs il est de plus en plus racisé voire même on constate des effets de désormais au profil la racisation ça je pense que c'est très important de dire qu'avec une analyse de la théorie de la reproduction sociale on peut voir que aussi toute une partie de comment est-ce qu'on peut comprendre la domination raciste pas uniquement et vraiment pas uniquement mais je dirais c'est une partie c'est aussi qu'il y a cette forme d'assignation de plus en plus dans cette nouvelle version du capitalisme aux travailleurs et aux travailleuses racisés du travail reproductif salarié et du coup vraiment pour terminer qu'est-ce qu'on en conclut on en conclut que on est face à des oppressions qui sont centrales dans le système capitaliste donc c'est pas possible de ne pas lutter conjointement en termes de lutte de classe lutte féministe lutte antiraciste luth LGBT etc et que même notre notion de capitalisme on voit que c'est inextricablement un patriarcat racial capitaliste en fait que notre vision même du capitalisme on est entièrement remodelé merci beaucoup pour ce ce premier tour de table était plus long que prévu mais du coup il nous a vraiment permis l'état des lieux en fait de la façon dont on peut prendre la question du travail reproductif du travail gratuit du rôle des maires avec vos angles différents et en même temps je pense que vous aurez bien vu comment tout ça se répondait admirablement on s'était on s'est donné comme objectif quand même de permettre à la salle de poser des questions dans les 15 dernières minutes donc ce que je vous propose c'est que là on est de nouveau que vous ayez un second échange je vais condenser un peu mes deux questions finalement là on aura beaucoup fait l'analyse de ces situations de cet état des lieux peut-être maintenant pour parler un peu plus perspective finalement comment s'opère cette visibilisation de ce travail reproductif ou de ce travail qu'on peut peut-être pas forcément appeler reproductif mais ce travail gratuit qu'est-ce qu'on peut même préconiser comme visibilisation peut-être que là il y aura des bas sur est-ce il faut se mettre à rémunérer un travail domestique jusque là pas rémunéré mais aussi une visibilisation par la mobilisation parce que les grèves sont aussi des outils de visibilisation et puis pour prendre un peu de hauteur au-delà de la visibilité qu'est-ce que ce que vous venez de nous raconter des signes comme perspective de révolution on va dire un peu comme ça pour faire vite mais comment en fait ce travail reproductif et peut-être un levier fantastique pour la mise en crise des systèmes de domination patriarcale raciste et capitaliste donc quelle perspective on trace autour de des modes de mobilisation qu'elle proposition aussi on met en avant place au débat entre vous je sais pas qui a envie de commencer si on reprend le même ordre ou peut-être que [Rires] je dis rapidement parce que je j'ai eu l'occasion de rencontrer hier un penseur des colonial qui s'appelle Arturo Escobar et vraiment je vous invite à lire son livre qui s'appelle penser et sentir ses éditions du Seuil parce que il a une notion qui est vraiment très très intéressante que je trouve j'aurais pas le temps vraiment de développer ce que j'ai ce que j'en ai compris mais il parle de plurivertes pour parler de de la possibilité de de mettre en débat plusieurs visions du monde sans que ces visions du monde viennent forcément se contredire mais simplement voilà laisser la possibilité qu'on puisse penser voir le monde de manière différente selon là où on est situé je dis ça en introduction de mon propos parce que pour concernant la question de alors de la grève c'est facile la grève oui il faut faire grève dès qu'on peut faire grève ou faire grève bon je veux dire c'est pas j'aimerais insister plutôt sur la rémunération du travail domestique je renvoie aussi à alors moi tu me l'a rappelé tout à l'heure il y a un numéro mais on pourra peut-être donner la référence un numéro de travail on travaille genre et société avec Fanny Gallo et où on il y a un endroit dans dans ce numéro qui consacrait à au point de vue de ces de ces femmes et de ses mères depuis les quartiers populaires qui vont avoir tendance à vouloir étant donné le contexte raciste d'une société comme la société française avoir tendance à protéger à vouloir protéger ce qu'elles vont considérer comme étant alors moi c'est moi qui appelle ça comme ça mais je pense que c'est assez juste comme une famille ressource ce n'est plus la famille alors qui est objectivement patriarcale endroit des violences des violences psychiques des violences physiques des violences sexuelles des violences conjugales c'est aussi la famille qui permet de se où on peut aller se ressourcer où on peut aller reprendre un petit peu de force dans un contexte où on est migrants immig racisées dans une société européenne occidentale famille ressources et intimité également on protège aussi une intimité notamment c'est tout le rapport historique face aux assistantes sociales par exemple au planning familial ça c'est vraiment dans la culture de l'immigration et les quartiers populaires elles sont ces institutions ces acteurs institutionnels ne sont pas perçus comme des aidants c'est plutôt perçu comme des gens qui vont venir fouiller farfouiller diviser il y a toutes ces injonctions à la rupture familiale qu'on a beaucoup connu dans les quartiers populaires notamment durant les années 70 et 80 c'est à dire ah vous subissez des violences jeunes filles jeunes femmes il faut rompre avec la famille il faut quitter la famille là où dans d'autres familles il fallait concilier en tout cas il y avait pas la même injonction à la rupture totale d'ailleurs c'est des choses qu'on retrouve encore aujourd'hui quand il y a des affaires de violences sexistes sexuelle quand ça concerne des personnes racisées des hommes racisées là il faut rupture totale quand ça concerne des personnes blanches il faut mettre un petit peu d'eau dans son vin ou dans son coca voilà et alors je disais contexte raciste mes contexte aussi c'est là où on trouve le propos le concept théorisé notamment par Faris autour du fait mon nationalisme l'instrumentalisation raciste de la de la cause des femmes et donc tout ça fait que lorsqu'on parle de nouveau de nouvelles allocations notamment des allocations comme ça une rétribution de ce notamment du travail domestique alors ça c'est mon avis politique personnelle moi je pense que et je suis presque sûr que ça reflète quelque chose qui existe dans dans les quartiers populaires on y regarde à deux fois parce que c'est comme ajouter du contrôle à du contrôle permanent en fait les allocations familiales on l'a vu alors je reviens à nouveau mais j'insiste bien sur ce qui s'est passé après la mort de Naël vous vous souvenez à nouveau on a menacé les familles racisées des quartiers populaires de sucrer les allocations familiales ah vous ne tenez pas vos enfants donc à vous ne reproduisez pas correctement l'ordre établi 20 on va vous sucrer voilà ce qui est censé être un droit donc voilà dans quelle mesure c'est venir accorder encore plus de place à cet état nation raciste dans les familles immigrées que de voir arriver cette allocation c'est une question que je pose la réponse n'est pas complètement définitive définitif pardon alors sur l'autre question quelle perspective révolutionnaire quelle perspective d'une révolution féministe alors je vais le faire court mais je vais essayer vraiment de parler de de manière très concrète et vraiment pas dans le contexte aujourd'hui il y a un danger fasciste en Europe vous le savez il y a notamment une figure la chef du gouvernement italien George a Meloni qui pendant toute sa campagne électorale et compris une fois au pouvoir c'est présenté en tant que mère donc c'est la fameuse figure réactionnaire dont je parie tout là mère qui a mission pour fonction de protéger la civilisation blanche et chrétienne en Europe ça fait penser un petit peu dans le contexte français à l'argument qui a pu être mobilisé pendant la manifourtous faire des mères un sujet réactionnaire voilà les mers sont là pour protéger la famille pour protéger cet ordre alors comment dire c'est tout l'objet du fascisme de faire des mers un sujet un sujet réactionnaire c'est à dire précisément un sujet à même de reproduire l'ordre patriarcal au service aussi de la suprématie blanche mais aussi au service du capital et là je renvoie ici dans le contexte français à des propos alors pas si récents que ça mais répétez ces derniers mois de la part de l'extrême droite française mais aussi de la part du des dirigeants du Medef qui vous vous souvenez ont appelé alors les maires blanches alors ils ont dit mère française mais on a compris que c'était plutôt les mers blanches qui était visé là les mers blanches vous vous souvenez alors vous mesdames les mers blanches donc les ventres en fait les ventres blancs vous ne faites pas assez d'enfants voilà ça ne va pas du tout il n'y a pas assez d'enfants on manque de main d'oeuvre dans alors il a listé un certain nombre de secteurs d'activités donc c'est toujours les mêmes les plus pourris le bâtiment le la restauration alors c'est tous les métiers occupés par les hommes racisés de classe ouvrières en réalité c'est les livreurs c'est les bons donc la liste et tout ça il a dit donc mesdames vous faites pas vous ne faites pas votre travail on manque il y a donc cette pénurie les secteurs en tension et donc comme on va pas réussir à vous faire faire plus d'enfants on peut plus maintenant on peut plus avoir la politique et je pense qu'il a même fait référence en politique nataliste de l'époque donc on peut plus faire ça aujourd'hui c'est plus possible dans la société telle qu'elle existe elle c'est trop je sais pas modernisée il y a trop de hockeys donc je sais pas comment il a formulé et donc on va bien être obligé de faire venir non pas des ventres cette fois mais des bras immigrés et donc en fait voilà il mettait en balance les ventres des femmes blanches et les bras immigrés et je trouve ça intéressant en fait de de de de de poser cette menace là ce dont j'ai là à la veille en fait des débats certainement sur la loi immigration ou de la même manière voilà géraldman va mobiliser cet argument pour justifier en fait de trier les individus en fonction de leur utilité pour les donc ce qu'ils appellent aujourd'hui les secteurs en tension mais à l'époque c'était l'immigration choisie et voilà alors dans quelle mesure on peut réagir à ça et donc là je parle vraiment en tant que militante et dans une perspective stratégique moi je pense effectivement qu'il faut s'opposer en 30 secondes il faut s'opposer donc à cette montée en puissance du fascisme en Europe et en fait de la suprématie de la suprématie blanche mais comme il faut s'opposer aussi à ces projets politiques de la part et de l'extrême droite et du Medef par exemple avec une solidarité féministe notamment entre mère blanche et mer racisées alors la jeune racialise pas le propos je parle de solidarité je dis qu'il faut dépasser en fait la division à laquelle nous amène le président du Medef par exemple qui oppose clairement les mers blanches ou genre jamais Loni qui oppose les mers blanches et les mers les mères assisées à mon sens il faut essayer de travailler à des jonctions donc stratégiques et politiques entre mer pour en faire vraiment une force politique une force stratégique contre le fascisme contre le racisme contre la suprématie blanche contre le système capitaliste en Europe donc vraiment à l'échelle à l'échelle européenne je vais vite mais la maternité aussi comme levier en matière d'éducation et de transmission donc refuser d'être des mères tampons bon je voulais pas dire un mot sur la sur la question de la terre mais j'aurais pas le temps [Musique] concernant oui alors je voulais alors comment ça peut se traduire c'est solidarités alors ça va pas être chose facile je vais donner un seul tout petit exemple super rapide mais vraiment j'ai essayé en 5 secondes j'ai pas réussi mais c'est une promesse que je fais que je tiendrai pas super rapidement en fait c'est par exemple par rapport au contournement de la carte scolaire qu'on peut retrouver partout dans toute les espaces sociaux mais aussi politiques et militants c'est à dire qu'ils ont pas avoir des femmes des féministes en fait très engagés dans contre la dans la lutte contre toutes les oppressions mais qui vont quand même pas vouloir sacrifier leur enfant quand on est la carte scolaire parce que leur enfant alors on préfère perdre un bras que de le voir scolarisé je le dis clairement parce que j'ai pas le temps on veut pas le voir ce que la risée avec des Noirs et les Arabes parce que en fait en réalité quand on creuse bien beaucoup de noir et d'Arabes dans une école ça veut dire pas de moyens ça veut dire l'école est pourrie ça veut dire il y a pas d'avenir pour les élèves et donc on va contourner la carte scolaire donc voilà concrètement dans voilà je veux dire dans la manière de d'expérimenter en fait des solidarités là pour le coup il y a un vrai gros problème de voilà comment on reproduit en fait en réalité l'ordre social voilà au nom du non sacrifice de l'enfant blanc de classe de classe moyenne super notamment alors les solidarités oui rapidement c'est au niveau européen moi je crois donc à ce mouvement des mers contre le fascisme nous ferons de mer on essaie d'y travailler il y a des fronts de mer un peu partout en Italie en Espagne en Belgique bon on essaye vraiment de créer cette dynamique là mais aussi les maires je pense du Sud global et là je vais bientôt rencontrer les organisations de mer autochtones et noires du Brésil ou là-bas elles sont très très organisées il y a vraiment cette figure de la mère comme puissance politique et stratégique existe particulièrement en Amérique du Sud au Brésil en Argentine au Chili et donc je pense qu'il y a quelque chose à faire aussi au niveau international dans une perspective internationaliste et féministe et moi je pense que ça peut participer à cette révolution féministe à laquelle on a on appelle je pense tout ici les mères ont leur rôle à jouer aussi voilà comme on est pris par le temps j'enchaîne sans transition en repartant de la question du coup de la révolution féministe parce que c'est quand même voilà et je parlerai vite fait de la grève en répondant là-dessus mais peut-être pour commencer par dire ce que une révolution féministe n'est pas à mon sens là je parle vraiment à mon sens c'est pas une révolution féministe néolibérale blanche comme en fait ça a bien été rappelé en introduction et ça a bien été dit parfaitement dans le débat je développe pas mais c'est important de le rappeler et je pense que ça a tout de la contre-révolution en réalité et donc il faut pas se laisser piéger par ce féminisme qui n'a de féminisme que le nom mais qui en fait un contre féminisme et une contre-révolution en quelque sorte mais c'est pas non plus une révolution d'ordre purement culturel et symbolique parce que il y a une tendance que je comprends très bien à dire que finalement la révolution féministe en quelque sorte on déjà en train de la vivre et ça a des effets positifs déjà assez motivant ces performatif et de fait on va qu'il y a des changements en termes de prise en compte des VSS il y a des évolutions en fait social réelles qui s'agit pas du tout nier et qui sont très importantes et l'aspect symbolique et culturel et bien sûr fondamentale mais c'est pas que ça en fait une révolution féministe et on peut pas considérer que on est en train les mots ont un sens et pour moi il faut pas dire qu'on vit une révolution féministe il faut dire qu'on vit une évolution par une mobilisation féministe d'ampleur à l'échelle internationale qui conquiert de nouveaux droits à l'échelle internationale et qui a des évolutions de fait dans les pratiques mais on vit pas une révolution et enfin le troisième aspect ou pour moi ce serait pas suffisant en fait pour parler de révolution féministe ce serait une révolution en termes uniquement politique par exemple un changement de gouvernement ou voire même et là c'est aussi pour dialoguer avec vous un changement de régime pour moi pour qu'il y ait une révolution féministe il faut que il y ait une révolution aussi dans la dimension économique et de la propriété des choses et qui en fait une vaste réorganisation à la fois de la production ce qu'on produit donc dans ces dimensions aussi voilà où il y a des aspects reproductifs et de la reproduction ça implique aussi une réorganisation de comment est-ce qu'on produit on reproduit la force de travail donc ça implique en fait selon moi une sortie de ce capitalisme patriarcal en mettant en place à leur sur le volet stricto s'insoudre la reproduction par exemple sur la question de la famille et de comment est-ce que il y a ce travail domestique donc ce travail reproductif spécifique et qu'est-ce qu'on en fait en finalement détruisant la dimension économique et juridique de la famille ça implique pas de détruire les aspects émotionnels de choix de vivre ensemble etc ça implique juste au contraire de défendre des meilleures familles qui ne seraient pas des espaces où il y a eu des enjeux économiques par exemple en développant partout dans les quartiers des cantines collectives des garderies collectives des crèches collectives des espaces on va faire le travail domestique collectivement ce qui permet de choses à la fois de déjeuner ce travail parce qu'il serait pris en charge par tous et toutes avec un roulement voilà et aussi de gagner du temps parce que qu'est-ce qu'on constate c'est que quand on mutualise ce travail reproductif il prend beaucoup moins de temps que quand on l'individualise à l'échelle des foyers et en plus il y a toutes les dimensions écologiques qui sautent aux yeux et qui seraient bien évidemment un plus donc pour moi ça ce serait en gros le programme maximal ce à quoi vers vers lequel on tend et pour arriver jusque là il y a l'enjeu de la stratégie et je terminerai là-dessus ça nous fait revenir sur sur la question de la grève comment arriver à ça qui est évidemment un état je l'ai dit maximal des choses donc les tapostes révolutionnaires si vraiment on a une base matérielle de l'oppression des femmes et des minorités de genre c'est cette assignation travail reproductif alors effectivement comme pour la classe ouvrière il y a un une arme toute trouvée qui est cette greffe féministe qui en fait une grève totale une grève du travail productif une grève du travail reproductif une grève des assignations de genre une greffe de on cesse de reproduire les normes et on cesse de reproduire l'ordre établi etc et ça ce serait évidemment un point de départ vers une grève qui s'étendrait qui deviendrait généralisée parce qu'on peut pas imaginer une grève féministe qui serait isolée évidemment il faudrait que ça s'étende et on a été à deux doigts d'y arriver justement cette année en quelque sorte on peut dire que on avait jamais été aussi près d'y arriver avec la double date du 7 et du 8 mars je pense qu'on discutera sur sur pourquoi est-ce que ça n'a pas marché mais en tout cas plutôt organisation c'est à la fois ce qui nous permet voilà de d'avoir un mouvement démocratique mais aussi dans ma conception politique en tout cas des choses l'auto-organisation c'est âgés qu'on fait ces décisions qu'on prend en commun c'est l'embryon d'un contre-pouvoir par rapport au pouvoir capitaliste et c'est nous tous et toutes qui du coup ça m'a amené à un moment à dire en fait cette usagée les façons dont les âgées vont justement décider d'éventuellement réorganiser la production et la reproduction à leur propre compte c'est ça le vrai pouvoir et c'est nous qui allons décider de comment faire tourner la société voilà je m'arrête merci beaucoup tu peux passer la parole à motive merci je pense qu'il y a plein de choses qui vont rebondir moi je vais repartir de la question de la grève en fait des outils de la conflictualité la grève ou la rémunération du travail domestique alors au départ on peut voir ça comme effectivement de conflictualité qui s'opposerait deux outils qui s'opposent la grève et la grève dans le sens féministe la grève féministe n'est pas moi qui l'ai dit c'est Véronique caillago et d'autres qui ont travaillé là-dessus la grève féministe elle est différente de la grève ouvrière classique au sens où au départ elle vise à quoi elle vise à rendre visible le travail et la travailleuse par l'arrêt de travail c'est bien ça le but de la grève des femmes c'est bah si on s'arrête toutes vous voyez bien que notre travail il est indispensable parce qu'en fait le monde peut pas tourner sans nous c'est exactement ce qu'on fait les étudiants québécois et québécois ce qu'on fait la grève des stages au Québec en 2018 où ils ont organisé une énorme grève des stages des milliers de stagiaires donc ce sont mis en grève au même moment la même journée ils ont dit ah vous voyez quand on est tous en grève vous pouvez pas faire retourner vos services publics le secteur de l'éducation de la santé etc ça tourne pas quand les stagiaires sont pas là donc on n'est pas fait on n'est pas juste des apprenants des étudiants du hors travail on est la base en fait de fonctionnement des services publics dans ce travail reproductif donc c'est exactement la même c'est ce qu'on appelle en fait la dimension performatique la grève l'arrêt de travail rend visible en fait le travail la travailleuse et du coup vient nous interroger sur les frontières du travail comme je le disais tout à l'heure de l'autre côté je te fais une toute petite parenthèse mais il y a un petit peu ça dans vous avez peut-être suivi la proposition de des collectifs écologistes comme ça cache 2024 de de rentrer dans les le recrutement des bénévoles des JO quand même les Jeux Olympiques 45000 bénévoles recrutés pour faire tourner ces Jeux Olympiques et donc la proposition de certains collectifs écologistes ça a été de écologique ça a été de dire et ben on rentre dedans et puis à l'intérieur une fois qu'on sera à l'intérieur on va se mettre en grève et vous allez voir c'est vraiment juste du bénévolat du plus et vous allez bien vous rendre compte que quand on va se mettre en grève vous pourrez pas les faire tourner vos Jo donc en fait vous avez vraiment besoin de nous pourquoi pas nous payer en fait est-ce que c'est pas là du travail dissimulé donc voilà il y a cette idée là de la dans la qui est inscrite en fait dans la greffe féministe de rendre visible c'est un régime en fait de visibilité on pourrait dire par contraste que la revendication du salaire au travail ménager qui a été porté par des collectifs féministes dans les années 70 au niveau international un salaire pour le travail ménagé white just for a sword c'était le mouvement de Sylvia Federic gym Maria Rosa de la Costa Selma James donc toutes ces féministes marxistes qui ont demandé qui ont revendiqué un salaire pour le travail ménagé on pourrait dire ça vise une autre stratégie une stratégie la plus de mise en valeur en fait de ce travail domestique cette idée qu'il faut rendre aux femmes la valeur de ce travail que l'homme capital leur vole Federici et Cox elle dit ça le capital devra payer pour cette énorme de service sociaux qui l'épargne sur notre dos donc il y a vraiment l'idée en fait de faire payer le capital pour ce travail qui vient nous voler qui vient nous extorquer qu'il vient s'approprier mais en fait c'est plus que simplement je pense qu'il faut il faut aussi réussir à articuler à penser ces questions de la mise en visibilité et de la mise en valeur ensemble parce que cette revendication d'un salaire au travail ménagé on l'a souvent mal comprise on l'a souvent pensé justement juste comme une allocation qui serait faite aux femmes pour le travail qu'elles font à la maison pour ces féministes là qui d'ailleurs aujourd'hui ne la défendent plus nécessairement mais qui défendent la dimension subversive qui était inscrite dans cette proposition à l'époque c'était quoi la dimension subversive c'était de dire en fait le capitalisme n'a pas donné de salaire pour ce travail là c'est ça qui a permis de le naturaliser c'est ça qui a permis de dire c'est pas du travail c'est de l'amour c'est de l'attention etc et donc en donnant un salaire elle dise et ben on va renverser ça et c'est pour ça qu'elle dise le salaire la revendication d'un salaire c'est le moment où notre nature s'arrête et notre combat commence pourquoi notre combat commence parce qu'en fait l'idée c'est de faire rentrer les femmes au foyer de l'époque des années 70 dans la classe ouvrière c'est de les faire rentrer dans un rapport de force avec le capital c'est de dire c'est des vrais travailleuses elle produisent un travail qui est en grande partie dans les conditions actuelles du capitalisme approprié par le capital il pourrait en être autrement et essayons de faire en sorte qu'il en soit autrement il y a évidemment une dimension de conflictualité au cœur de ce travail reproductif qu'elles ont reconnu toutes mais dans les conditions actuelles du fonctionnement du capitalisme il nous est volé par le capital alors demander un salaire c'est une manière de nous faire rentrer dans la classe ouvrière et de nous permettre de lutter aux côtés des autres membres de la classe laborieuse de nous faire reconnaître nous aussi comme des travailleurs et des travailleuses autant vous dire que tout leur collègues marxiste opéraisent de l'époque n'ont pas adoré cette idée de faire rentrer les femmes au foyer dans la classe laborieuse mais c'était ça l'idée donc c'est on peut ne pas être d'accord aujourd'hui et je vous le dis encore aujourd'hui c'est pas la proposition de Sylvia fedirecci qu'il dépensait qu'il défendait à l'époque pour plein de raisons elle propose autre chose mais je pense qu'il faut pas perdre la dimension subversive qui était au cœur de cette proposition là c'était véritablement rentrer dans un rapport de force avec le capital depuis ce travail invisible et ce travail des femmes voilà et du coup on pourrait aussi de l'autre côté voir comment dans la grève féministe on peut aller chercher plus qu'une mise en visibilité et on devrait aller chercher plus qu'une mise en visibilité du travail des femmes c'est ce qu'on fait les stagiaires qui sont mis en grève au Québec ils ont pas juste fait la grève d'ailleurs ils disent la grève un stage est une grève des femmes pourquoi ils disent la grève des stages est une grève des femmes parce qu'en fait quand on se met en grève vous allez voir que c'est dans tous les secteurs du travail reproductif féminin ou on paye pas les stagiaires dans l'informatique on paye les stagiaires à l'école dans l'éducation dans la santé dans le social on paye pas les stagiaires donc c'est aussi finalement une grève des femmes au sens où c'est une grève des femmes travailleuse mais c'est aussi une grève des femmes au sens beaucoup plus symbolique c'est une greffe des femmes au sens où c'est une grève de ce que le capitalisme attend de ces travailleuses donner gratuitement du travail au nom de valeur donc que ce soit des hommes des femmes des personnes non binaires c'est le même enjeu qui est derrière en fait c'est arrêter de faire en sorte qu'on réponde à la demande du capitalisme c'est-à-dire de se comporter comme des femmes sur le marché du travail c'est à dire de donner notre travail gratuitement donc l'idée c'est qu'en faisant cette grève là ils ont demandé ils ont été jusqu'au bout elles ont été ont été en haut jusqu'au bout de la revendication ils se sont mis en grève pour montrer ce travail mais pour demander sa rémunération et donc ils ont demandé des salaires pour les stagiaires et plus largement des salaires pour les étudiants en montrant comment finalement les études étaient aussi intenses de participation à la production du travail reproductif et qu'il fallait aussi faire que le capital paye ce travail-là donc voilà je pense qu'il faut réussir à articuler les deux et du coup juste pour rebondir sur ce que disait sur ce que disait Aurore moi je crois aussi qu'une révolution féministe ne peut qu'être une révolution on se réapproprie la valeur matérielle et symbolique de notre travail de tout notre travail et les enjeux qu'on a sous lignées depuis tout à l'heure le risque très fort d'une finalement d'une révolution féministe dite féministe qui serait une révolution reprise par le néolibéralisme et il y a déjà plein d'éléments qui permettent de la tester aujourd'hui c'est quoi effectivement tu le disais tout à l'heure c'est une révolution qui reprendrai finalement qui reprendrait les frontières du travail les dichotomies qui sont posées par le capitalisme et qui permettrait à celles qui ressemble le plus aux travailleurs idéal du capitalisme donc plutôt un homme plutôt blanc plutôt 6 plutôt des classes supérieures bah de finalement faire sa place dans ce système-là donc on laisse alors toute sa place à un féminisme égalitarisme un féministe de marché alors que la révolution féministe pour moi je termine là-dessus si elle a ce risque là très profond elle a aussi une ampleur énorme qui est effectivement pour moins de se réapproprier tout notre travail et pas simplement le travail des femmes mais le travail de toute la classe laborieuse et de permettre aussi par les conflits par les mobilisations par les nouveaux fronts de lutte que ça va ouvrir dans le travail reproductif dans ce pseudo hors travail et ben de reconstruire véritablement une classe laborieuse en prise avec les enjeux du travail aujourd'hui merci infiniment bon c'était on n'a pas pu s'empêcher de déborder mais je pense que c'est bien de pouvoir donner un peu la parole à la salle mais du coup vraiment on va vous demander soit des questions hyper brèves on se laisse combien de temps pour les questions juste le temps des questions la prise de question quoi 4 5 minutes donc ayez bien conscience que d'abord on va vous demander de pas dépasser le minutes mais si vous prenez votre minute vous faites en sorte qu'il y a très peu de questions que ce soit prise et après on fera des réponses les plus peut-être adressées s'il vous plaît vos questions dites précisément à qui vous les adressez des questions s'il vous plaît et puis on fera un tour de réponse extrêmement rapide on a les moyens pour déborder très très faibles voilà bonjour du coup ma question est pour Fatima ouassac déjà merci d'être là oui je sais pas trop me servir on entend là ok du coup vous avez parlé de solidarité entre les mers blanches les mers racisées donc merci beaucoup fin d'en avoir parlé en fait c'est en gros ce que je voulais dire c'est que enfin on remarque que les milieux féministes ils sont quand même principalement blancs pas forcément issus des quartiers populaires enfin je pense que vous le savez du coup je pense qu'il y a une exclusion de fête enfin moi c'est c'est ma vision des choses des milieux enfin des femmes des quartiers populaires parce qu'on se reconnaît pas forcément dans ces milieux là et je pense qu'en fait le fin de cette salle est assez symptomatique de ça et du coup merci pour votre position qui remet en question et je voulais vous demander quand on est une femme et quartier populaire mais qui n'est pas forcément mère comment on fait pour se réapproprier ces outils je vais vous demander de juste poser la question parce que sinon ça impacte sur les autres bonjour donc deux questions rapides à vos trois premières questions c'est justement pourquoi l'école ne prend pas en place les visions non binaires et la remise en question du genre et donc la lutte dans les genres et deuxième question selon vous est-ce que la lutte féministe dans le foyer est une question purement hétérosexuelle ou est-ce que ça peut tendre à une des rapports de force homosexuels voilà oui merci pour la conférence je suis un peu surprise qu'on en est pas entendu parler mais du coup j'aurais posé ma question plus particulièrement à faire Optima qui fait partie voilà des femmes racisées qui sont plutôt chiées par par cette problématique peut-être est-ce que vous pourriez dire un mot sur la stigmatisation que que subissent les femmes voilées en fait de la part de justement de ce 1% de des féministes qui impose finalement un patriarché à la française en fait voilà oui bonjour la question s'adresse aussi à Fatima wassak du coup vraiment enfin est-ce que vous pourriez parler de l'oppression des mers mais aussi de l'oppression des enfants et aussi du fait que en devenant mère une femme et encore plus opprimée encore moins de temps et de possibilités d'émancipation et aussi si vous avez le temps l'une de vous de parler de enfin justement de ne pas opposer émancipation des femmes et maternité c'est pas une condamnation d'être mère quoi ça peut être chouette on peut aimer ses enfants aussi bonjour moi c'est une question pour vous trois en fait j'aurais bien voulu avoir votre avis comme perspective de révolution économique dans la proposition de salaire à la qualification de Bernard Friot donc le V de donner un salaire et pas une allocation ou une indemnisation mais bien un salaire qui reconnaît les le travail de chaque instant comme perspective voilà de révolution féministe voilà merci bonjour quelle est la valeur du travail domestique en point de PIB et si vous n'avez pas la réponse les économistes de la fi pourrait-il faire ce calcul enfin deuxième question la gestation la mise au monde et l'alla lentement font-ils partie du travail repos reproductif je propose chacune de vous prenne le micro répondent à ce qu'elle a envie de répondre le plus rapidement possible là vous m'entendez bien alors concernant la solidarité entre Mer Blanche et mère à sier et puis la question de l'exclusion de fait des espaces féministes oui bah c'est tout le c'est un gros problème qui n'est pas spécifique à cet espace d'émancipation là le féminisme on retrouve la même chose dans l'écologie on retrouve la même chose dans les espaces antifascistes anticapitalistes voilà il y a pas d'espace politique militants de gauche aujourd'hui notamment dans la gauche radicale qui soit où on retrouve pas ce que vous ce que vous semblez et critiquer dénoncé à juste titre ça c'est la première chose donc il y a pas de spécificité féministe là-dessus je j'aimerais quand même dire que alors moi j'ai vu j'ai vu passer les le féminisme qu'on pourrait qualifier de blanc des années 2000 en tant que militante féministe comparativement aujourd'hui franchement c'était tellement l'horreur l'horreur autour des débats sur la loi de 2004 il y a eu tellement de conflits de bagarres de haine de ma que franchement aujourd'hui j'ai l'impression que alors je dis pas que tout est réglé et tout est parfait mais quand même je signale surtout à un moment où on a besoin aussi de dire que on avance que quand même le travail militant le travail politique paye franchement il y a énormément de choses qui ont qui ont évolué en fait c'est-à-dire le féminisme majoritaire aujourd'hui n'est pas le féminisme majoritaire de 2003 2004 2005 2006 etc il y a quand même des évolutions qu'il faut pointer du tout à pas pour dire encore une fois que c'est parfait j'ai au moins pour dire que le travail militant et notamment le travail militant antiraciste et contre l'islamophobie ça me permettra de faire le lien aussi avec la question sur les concernant les femmes qui portent le foulard en fait a quand même payé voilà donc alors je sais pas si je peux voilà du coup pardon mais on pourra discuter après pour concernant les femmes qui portent le foulard alors il suffit effectivement je sais pas où est la personne comme ça je la regarde pardon alors il suffit effectivement de d'aller dans une ville à Londres par exemple pour voir que on peut entrer dans une banque dans dans une assurance dans un supermarché aller dans le métro etc et on voit des femmes qui portent un foulard et qui travaille parfois même à des postes de responsabilité ça permet de voir à quel point en France de manière spectaculaire on interdit de fait aux femmes qui portent un foulard de travailler dans une certaine forme de contradiction c'est à dire que oh non de l'émancipation des femmes et du de la nécessité pour ces femmes là qui sont censées être soumises encore plus que les autres au patriarcas à l'islam etc aux traditions etc au nom de leur émancipation de leur nécessaire émancipation on les assigne en réalité à résidence en les empêchant avoir en fait d'avoir accès à cette classe ouvrière émancipatrice de parler tout à l'heure donc ça c'est sûr et c'est particulièrement choquant je veux dire voilà c'est faut vraiment aller à l'étranger pour se rendre compte de ce qu'on a fait en France quoi je veux dire les femmes qui portent un foulard les femmes musulmanes qui portent un foulard en France n'ont pas le droit de travailler c'est une interdiction en fait de fait c'est donc ça c'est la première chose c'est choquant moi dans mon militantisme j'ai toujours pointé du doigt la question de l'accès au travail je suis jamais allé sur les questions liées aux voiles au foulard etc sur les questions de laïcité ou même sur les questions de féminisme moi ce qui m'intéressait c'est est-ce que oui ou non la gauche mais les employeurs aussi est-ce qu'ils assument d'interdire à des femmes sous prétexte qu'elle porte un foulard de travailler voilà donc c'est la bonne entrée en fait effectivement foulard et et et et travaille et alors pour terminer juste dire que le combat pour moi a largement été perdu en France je veux dire ce combat là contre l'islamophobie que subissent les femmes musulmanes qui portent un foulard il est largement perdu aujourd'hui en France c'est vraiment le voilà là-dessus on a c'est vrai que je pense qu'on a qu'on a perdu et puis je crois qu'il y avait une troisième question qui m'a bon mais je de toute façon je serais très rapide je vais répondre qu'à certaines questions sur la question de la comptabilisation de la valeur du travail domestique de ce que j'enseigne et peut-être tu auras une vision plus précise c'est que il y a eu on a des chiffres qui datent de 2010 qui ont été publiés par l'Insee à partir de l'enquête emploi du temps par Delphine Roy et je suis allée vérifier sur Internet parce que je connaissais pas les chiffres par coeur mais je pense que c'est intéressant pour tout le monde en fait le temps de travail domestique c'est en moyenne trois heures par jour et c'est à l'échelle de l'année 60 milliards d'heures donc si on calcule parce que c'est pas pris en compte dans le PIB ça consisterait en 33% du PIB et à noter que 64% de ce travail là effectué par des femmes donc encore très largement majoritairement féminisé donc tous ces chiffres sont retrouvables j'ai juste consulté rapidement sur Internet sur la question de est-ce que la gestation la mise au monde et l'allaitement font partie du travail reproductif tout à fait c'est conceptualisé en fait ces tâches comme un travail à peu près ils peuvent être vécus ces tâches peuvent quand on parle de travail bien sûr les tâches peuvent être vécues totalement différemment par les individus mais en tout cas ça rentre en fait dans le travail de production et de reproduction de la force de travail intergénérationnelle là on se positionne on fait on va dire à un niveau théorique mais je pense que c'est important de souligner que quand on parle de travail reproductif on pense pas la reproduction dans un sens biologique ou biologiste en penche toujours la reproduction comme la reproduction de la force de travail qui peut compter des des aspects des mécanismes biologiques mais qui sont toujours de toute façon médié par une prise en charge sociale une vision sociale on n'est jamais dans du pur biologique voilà formation de sociologue oblige je précise et sur la question la grossesse comme travail je vous renvoie aux travaux d'une autre sociologue féministe qui est super et qui s'appelle Elsa Boulay et qui a traversé sa thèse spécifiquement avec cette optique de la grossesse comme travail voilà et bon je vais m'arrêter là on continuera en off merci alors juste quelques petits points donc peut-être sur des points qu'on pas été abordés alors sur la question hétérosexualité homosexualité dans le cadre du foyer bon c'est une grosse question moi je ne suis pas spécialiste mais ce que j'aurais tendance à dire c'est qu'il faut peut-être détacher l'enjeu de l'Hérault l'hétéro normativité donc qui concerne toute la société et ça il y a pas de doute et l'enjeu du fonctionnement du travail domestique et la division du travail dans les couples alors on a quand même quelques enquêtes moi j'ai en tête par exemple le travail de Virginie des coutures sur les merlesbiennes et une des choses qu'elle montre elle a fait une super enquête en faisant remplir en fait des des carnets donc voilà donc il y a une belle enquête qualitative en fait mais qui lui permet quand même d'avoir des données et ce qu'elle montre c'est que la division elle est plus égalitaire que dans les couples hétérosexuels mais qui a quand même une inégalité ou finalement c'est la classe et la biologie qui va remplacer le genre c'est à dire que dans un couple ce qui va jouer dans le dans la l'inégalité de répartition du travail domestique c'est la classe sociale quand elle est séparée donc la personne qui est dominante va déléguer son travail domestique sur la personne qui est plus dominée socialement et le facteur de la biologie donc le fait d'avoir porté l'enfant ou pas donc on reconstruit en fait en termes de travail j'ai envie de dire des rapports de domination même si on n'est pas dans une relation hétérosexuelle donc je pense que voilà c'est important de tenir [Musique] bon voilà la question elle est énorme pourquoi moi je peux pas répondre sur cette question de pourquoi l'école ne des jours pas et pourquoi on reste dans ce monde binaire enfin je pense que c'est une question énorme et qu'on va voilà qu'il faut l'affronter de fond je pense que tu l'as dit tout à l'heure Aurore et moi j'en suis convaincu je pense que en reprenant en désandro centrant le travail en attaquant de front en fait [Musique] ce masculin neutre qui quand même contrôlent toutes nos représentations et quand je dis non c'est aussi les nôtres c'est les syndicats enfin voilà moi je fais pas une critique de l'extérieur je suis syndiquée etc donc mais je veux dire la définition de ce que c'est le travail pour les syndicats pourquoi les syndicats sont pas au front là sur les Jeux Olympiques pourquoi les syndicats ont pas soutenu les couturières bénévoles quand elles ont dit on en peut plus qu'on nous demande à tout en tant que femme de faire les masques pour équiper toute la population alors qu'on peut même pas vivre aujourd'hui de l'argent du travail qu'on nous paye pas enfin je veux dire pourquoi les syndicats étaient pas là parce que pour une grande partie il fonctionne encore avec une définition hyper androcentrée du travail le travail c'est l'emploi c'est ce pourquoi on est rémunéré quand on sort de la maison qu'on va dans l'usine ou dans l'entreprise donc on a un combat énorme à mener et en faisant ça on déconstruit le genre on déconstruit l'ordre durée du travail et mon espoir c'est qu'on déconstruise le genre aussi c'est évident c'est à dire de montrer que la question c'est pas voilà que on performe le genre sur le marché du travail le capitalisme il utilise à aller voir aussi les travaux de Sam boursier là-dessus qui sont passionnants sur la manière dont effectivement bah il y a une performance du genre mais fait des riches disaient déjà notre féminité comme travail c'est ça qu'on nous demande de produire en fait c'est là-dessus que le capital en fait va tirer mais ça me bourse vous dit c'est ma féminité ma masculinité mon couririsme aussi que je vais devoir montrer pour le bar etc pour et je suis pas payé quand je m'habille comme il faut bon voilà je pense qu'il y a des vrais enjeux en fait le travail du genre qui sont ouverts par cette perspective matérialiste donc voilà j'ai l'espoir que on l'attrapant fondamentalement on arrive aussi à participer pas simplement à transformer l'ordre du travail mais aussi l'ordre du genre mais ça c'est c'est très long terme et juste pour dire parce que je peux pas rater celle-là la question oui pour moi il y a un lien très fort avec les réflexions que j'ai essayé de proposer ici et les réflexions de Bernard Friot et de toute l'équipe de l'Institut européen du salariat dont certains et certaines sont dans la salle aujourd'hui sur le salaire à vie sur finalement une autre manière de déconnecter la rémunération des tâches précises et de payer les travailleuses et les travailleurs pour leurs production finalement un statut politique il dit des travailleurs et des travailleuses toutes les articulations pour moi sont pas encore faites et je pense que la question du genre et encore beaucoup à travailler mais c'est évident que pour moi c'est une des propositions aujourd'hui qui peut permettre de sortir en fait de de pas mal de ces écueils qu'on a ou de ces risques et de ces dominations qu'on a mis en lumière aujourd'hui [Applaudissements] merci infiniment bon tâches très difficile en quelques en trois minutes de conclure je vais déjà tout d'abord vous remercier pour ces échanges parce que je pense qu'ils étaient très très riches en perspective et se faisant écho et juste pour vous dire moi ce qui m'a traversé pendant ces échanges c'est de me dire on en a finalement assez on a parlé qu'à l'usivement mais on a vécu une année particulière marquée par des mobilisations extrêmement intenses les batailles de la bataille des retraites la mobilisation les mobilisation suite au meurtre de Naël et je crois j'aimerais vous inviter là à repenser ces mois là de mobilisation à cette zone là et se dire en fait qu'elle a été la place et le rôle des femmes dans ces à la fois dans ce que nous avons combattu ça a été beaucoup dit la réforme des retraites était une réforme contre les femmes qui se qui d'ailleurs contre les femmes notamment à cause de tout ce qu'on a décrit sur la nature spécifique et ce à quoi sont confrontés les femmes dans leur vie professionnelle contre les femmes aussi parce que en mettant plus tard au travail les grands-parents vous êtes sûr que c'est les femmes qui vont être les premières victimes quand il va falloir trouver qui s'occupe qui pourra s'occuper des enfants quand la crèche ferme et autre la question de Naël la place des mers à ce moment-là tu l'as évoqué rapidement le injonction qui a été fait au maire aussi d'être dans la reproduction de cette ordre social et en même temps cette façon de dire mais où sont les pères comme si finalement en fait en réalité c'était ça le problème quoi c'est que c'était une défaillance des femmes qu'il aurait fallu qu'il aurait fallu des représentants de l'autorité de la loi enfin je trouve que de repenser ces épisodes là à cette zone là avec ce regard là et aussi en se disant quelle perspective mais je crois que fondamentalement ce qui a été dit là sur les mobilisations des femmes notamment des femmes des quartiers populaires sur les grèves sur peut-être le rendez-vous manqué de la grève du 8 mars cette année qui succédait à une énorme journée de mobilisation syndicale du 7 mars et qu'est-ce qui fait dans dans les modes d'organisation du mouvement social qu'est-ce qui a fait que finalement ce 8 mars n'a pas n'a pas été la prolongation et peut-être la généralisation de la grève qu'on aurait pu vouloir voir et on s'est beaucoup posé la question des secteurs de blocage on dit ah oui mais pour que ça marche comment faire pour que le gouvernement comment faire pour que tout s'arrête comment faire pour se demander qu'est-ce qui bloque et à chaque fois quand on parle de ces secteurs stratégiques on en parlait avec fighting a lu L'autre jour bah on revient toujours sur les mêmes secteurs stratégiques soit disant bloquant pensez au travail féminisé et penser à une société à comment combien de temps tiendrait une société s'il y avait arrêt total du travail féminisé aujourd'hui en France et puis réfléchissons du coup au levier que constitue cette masse des femmes et aux alliances que l'on peut faire et puis je voulais du coup ouvrir sur cette sur cette date du 23 septembre qui est une date sur laquelle se retrouve syndicat association parti politique collectif des quartiers populaires et réclamons la vérité et la justice c'est une marche pour la justice sociale c'est une marche contre les violences racistes contre les violences policières pour la justice sociale et là je formule le vœu en réalité cette marche soit aussi puisse avoir en fait cette cette dominante féministe parce que je suis convaincu que toutes ces questions là juste sociale lutte contre les violences d'État les violences patriarcales les violences racistes et bien les femmes ont toute leur place à prendre dans ce combat-là donc je termine en formulant ce vœu de toutes et tous vous retrouver ce 23 septembre pour cette mobilisation et d'en faire aussi une grande mobilisation féministe [Applaudissements]