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InterviewC à vous (sur YouTube)· 7 janvier 2026 52 minComplaisantMixteInstitutions & électionsEurope & internationalCulture, médias & sportSolidarités & famille

Les adieux à Brigitte Bardot - C à Vous l’intégrale - 07/01/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Un récit signé d'un duo de journalistes qu'on connaît bien dans le monde politique, celui des observateurs qui ont été des soutiens d'E.Macron, qui ont cru qu'il pouvait changer le pays. C'est le livre de 2 déçus que signent N.Domenach et M.Szafran. Bonsoir, messieurs. Merci de votre présence ce soir pour parler de ce livre qui raconte l'histoire d'un homme exceptionnel qui s'est exceptionnellement planté. Vous nous raconterez pourquoi et comment.

  • 10:00RelanceRéponse directe

    La comparaison Néron-Macron est très critiquée par J.-L.Bourlanges.

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Vous le qualifiez aussi d'intermittent du spectacle.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00P.CohenFait
    « Néron, c'est l'empereur psychotique qui incendié Rome avant de se suicider. »
  • 10:00N.DomenachPromesse
    « Il nous conduit au RN. Il nous y conduit tout droit. »
  • 15:00M.SzafranFait
    « Il a quand même été très fort à ce moment-là. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe. A la une, l'adieu à B.Bardot. - Elle représente vraiment la Française par excellence, belle, indomptable et entière. - Elle était une icône internationale. - C'est touchant, une personne qui s'en va comme ça.

Elle restera encore vivante, car il y a encore plein d'animaux à sauver. - L.Amar: De l'émotion à Saint-Tropez pour les obsèques de B.Bardot.

La cérémonie religieuse a eu lieu en présence de nombreuses personnalités. - A.-E.Lemoine: On en parle avec Y.Bigot.

Et avec M.Dumas, la réalisatrice qui l'avait longuement interviewée à la Madrague il y a 20 ans. A la une aussi, la neige, encore et toujours. - Des souvenirs d'enfance, de voir ça tout blanc. - C'est à la fois joli et chiant.

Joli à voir et chiant à marcher. - L.Sénéchal: Ce matin, c'était un peu pénible dans les transports. 1600 km de bouchons cumulés dans toute la France. - A.-E.Lemoine: Record battu? - L.Sénéchal: Non.

On l'a frôlé. - A.-E.Lemoine: La neige, il n'en est pas question dans votre Edito, Patrick.

Vous avez lu un livre politique qui interpelle, "Néron à l'Elysée". - P.Cohen: C'est le surnom du président.

Néron, empereur sanguinaire, a été soupçonné d'avoir incendié Rome avant de se donner la mort. La comparaison est terrible. - A.-E.Lemoine: Un récit signé d'un duo de journalistes qu'on connaît bien dans le monde politique, celui des observateurs qui ont été des soutiens d'E.Macron, qui ont cru qu'il pouvait changer le pays.

C'est le livre de 2 déçus que signent N.Domenach et M.Szafran.

Bonsoir, messieurs. Merci de votre présence ce soir pour parler de ce livre qui raconte l'histoire d'un homme exceptionnel qui s'est exceptionnellement planté. Vous nous raconterez pourquoi et comment.

On est ravis de vous avoir ce soir, alors qu'E.Macron a été moqué violemment par D.Trump. - E.Tran Nguyen: Un E.Macron faible et à sa botte.

Ca a beaucoup fait réagir. - A.-E.Lemoine: Nos invités à 20h: M.Pingeot, J.Bugier, qui fête 5 ans au 13h de France 2.

Miam miam, l'actu! Dans L'OEil de Pierre? - P.Lescure: Ce sera un exemple de pluralité des opinions, des goûts et des couleurs.

Je vous raconterai l'histoire de la 2e chanson la plus jouée de l'histoire. Pourtant, je déteste la bossa-nova. - A.-E.Lemoine: C'est dire s'il fallait en parler!

En cuisine, B.Chameroy aux côtés de Lou, notre cheffe cette semaine. - B.Chameroy: A l'origine, elle voulait nous préparer un gaspacho. - Ce sera soupe de lentilles corail et lait de coco. - A.-E.Lemoine: C'est l'une de vos cibles préférées, J.Bugier. - B.Chameroy: Oui.

Bonne émission, Babeth. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, L'Edito de Patrick.

Vous avez lu ce "Néron à l'Elysée". - P.Cohen: Je l'ai ouvert avec un peu de réticence.

Néron, c'est l'empereur psychotique qui incendié Rome avant de se suicider. La 1re curiosité tient aux auteurs du livre. Comment des observateurs aussi raisonnables et modérés que vous deux, qui ont d'emblée été séduits par le personnage, en sont venus à de telles extrémités?

Dans le tome 2 de votre série sur J.Chirac, vous écrivez ceci. C'est extraordinaire, cette phrase.

Avec Macron, ça fait 2. L'image de Macron-Néron a déjà servi, dûment, chez ses opposants. - Macron, c'est un peu Néron qui a mis feu à Rome en accusant les chrétiens. - E.Ciotti: Macron, qui se voulait Jupiter, c'est Néron, l'empereur maudit. - P.Cohen: Macron, l'empereur maudit, qui a aussi évoqué Néron, mais pour parler de Napoléon. - E.Macron: Individualiste et rassembleur, despote éclairé, Napoléon était capable de modestie provocante, de réussite, de rêve comme de ses chutes qui l'accompagnent.

Aigle et ogre, Alexandre et Néron, incarnation de la liberté autant que de la répression policière. Il pouvait en effet être à la fois l'âme du monde décrite par Hegel et le démon de l'Europe. - P.Cohen: Macron, Néron, Napoléon, la force des rimes en "on"...

Plus qu'une histoire de fous, ce livre est le récit d'un enfermement, ce qui est assez courant dans les fonctions présidentielles. Mais on reste impressionné par le niveau de déception affichée par les personnalités qui ont cru en lui. Ce phénomène, aucun de ses prédécesseurs ne l'a connu.

Ils sont un certain nombre à témoigner, qui ont travaillé avec lui, à visage découvert. Beaucoup décrivent un homme qui est dans la démonstration de sa supériorité, une personnalité narcissique, ce que disent F.Hollande et D.Cohn-Bendit.

Un Roi-Soleil qui tient à montrer qu'il est toujours le plus fort, qui n'écoute pas les avis extérieurs, qui se surestime électoralement. On l'a vu aux européennes, juste avant la dissolution. Il ne supporte pas l'idée, raconte l'un de vos interlocuteurs, d'être accompagné par M.Le Pen sur le perron de l'Elysée au printemps 2027.

Mais est-il vraiment responsable de tous les malheurs du pays? A-t-il le dos si large? - A.-E.Lemoine: On peut y répondre...

Vous reconnaissez quand même qu'il y a quelques réussites, des avancées non négligeables, en tout cas dans son 2e mandat, à partir de sa réélection en 2022. Vous dressez un réquisitoire d'une sévérité folle à l'égard d'E.Macron.

D'abord, ce titre, c'est de la provocation? C'est volontairement excessif? - N.Domenach: "Caligula", c'était déjà pris.

C'est mon livre préféré. Il y a eu un précédent livre, qui était "Pourquoi tant de haine, E.Macron?" Il s'était moqué de nous: "Regardez, j'ai été réélu, où est le rejet?" C'était insupportable, à un moment, ce déni.

On est passés de la déception à la colère, à la rage même, parce qu'on voyait qu'il nous conduit au RN. Il nous y conduit tout droit. Il fallait parler assez fort, faire un titre électrochoc pour dire que ça suffit.

Il nous reste un peu plus d'un an. Stop. - A.-E.Lemoine: De la rage? - M.Szafran: La remarque de Patrick est la bonne.

On a toujours été contre la psychologisation. Mais on ne comprend rien depuis 2022. Pourquoi, après cette présidentielle qu'il a gagnée...

On peut revenir sur le contexte, mais il a gagné...

Pourquoi, après le 2e tour de la présidentielle 2022, tout se passe mal? Pourquoi toutes les décisions sont à contretemps? - A.-E.Lemoine: L'explication est pathologique? - M.Szafran: Un témoignage m'a frappé.

C'est un diplomate ou une diplomate qui accompagne E.Macron dans tous les grands sommets. On nous a expliqué dans le détail qu'il était 10 fois plus fort que les autres chefs de l'Etat autour de la table, qu'il était plus balèze qu'eux, mais que ça finissait toujours mal.

Elle ne comprenait pas pourquoi ça se finissait toujours mal. - P.Cohen: Parce qu'il le fait savoir?

Parce qu'il le montre trop? - E.Tran Nguyen: Une autre partie de l'explication, c'est qu'il prend les autres pour des idiots. - N.Domenach: Il pense que les autres ne comprennent pas, ne le suivent pas.

Il pense qu'il faut toujours jouer le coup gagnant. Il y a un témoignage passionnant d'un sociologue que vous avez reçu ici plusieurs fois. C'est le plus grand sociologue français, qui a accompagné Macron pendant longtemps, G.Bronner.

Il ne croit pas à la chance. Il croit que tout lui est dû, que tout lui revient. S'il a gagné les 2 fois, c'est grâce à lui.

Ce n'est pas un concours de circonstances. C'est qu'il est tellement supérieur... - A.-E.Lemoine: Il y a pourtant un nombre de circonstances incroyable avant son élection...

Il ne le reconnaît pas. Il pense qu'il doit tout à son talent. - M.Szafran: Il a quand même été très fort à ce moment-là.

C'est trop facile, aujourd'hui...

J'ai été le voir en 2016. Je le connaissais depuis très longtemps, depuis 2007. "Tu vas te présenter à la primaire de la gauche?

Comme ça, tu seras bon pour 2022." Il m'a regardé avec des yeux... "Ce type est stupide." - P.Cohen: Il vous a dit: "On va gagner." - M.Szafran: Il m'a fait comprendre que c'était l'idée la plus stupide du monde, qu'il allait se présenter et qu'il allait gagner.

C'était en 2016. - N.Domenach: Comment ne pas faire de psychologie quand, à l'issue d'une campagne qu'il a gagnée, il doit nommer quelqu'un de droite, C.Vautrin...

Il nomme E.Borne, qui est de gauche, pour faire une politique de droite... - A.-E.Lemoine: C'est parce qu'il est mal entouré qu'il est plus seul que tous les autres présidents de la République avant lui? - M.Szafran: Il est seul.

Quand on connaît les entourages de Mitterrand, Chirac, Giscard...

Ils avaient des cercles et des cercles... - A.-E.Lemoine: Il y avait des adultes dans la pièce? - M.Szafran: Ils avaient des cercles et des cercles.

Lui est volontairement tout seul. Il y a très peu de gens proches d'E.Macron, très peu. - N.Domenach: On va faire une interview de lui à l'Elysée sur l'industrie.

Il a devant lui tous les dossiers, avec des fiches. Le staff de l'Elysée est dans notre dos. Pendant 2 heures 30, ils vont faire les chiens de voiture.

Pendant 2 heures 30, il n'a pas consulté un seul dossier, personne. On a réussi à poser 3 questions en y allant au coupe-coupe. C'est le personnage le plus hors sol... - A.-E.Lemoine: Il n'est pas si seul que ça.

Au moment de décider de la dissolution...

Il n'est pas comptable de ce que ça a suscité: G.Darmanin. - N.Domenach: C'était le ministre de l'Intérieur, qui avait tous les moyens de dire qu'on allait vers la catastrophe.

Tous ceux qui travaillaient sur les élections savaient que c'était une folie de faire ça. Pourtant, il l'encourage. En plus, ce sont des arguments idoines, pour le combattre. - A.-E.Lemoine: "E.Macron, un enfant roi.

Il a toujours confondu l'Elysée avec les planches d'un théâtre. Il a poussé le narcissique jusqu'au pathologique." C'est signé F.Hollande, que vous avez rencontré pour ce livre. - P.Cohen: Ce n'est pas le plus objectif. - M.Szafran: C'est un témoignage terrible.

Il considère qu'il a été trahi. Il considère qu'il a fait E.Macron et qu'il a été trahi.

Mais le témoignage est d'une justesse terrible et d'une méchanceté incroyable. Ce témoignage est un vrai document. C'est le document du livre.

C'est le témoignage de F.Hollande, qui est terrible. - N.Domenach: Il dit qu'il y a 2 façons de trahir en politique.

Il y a la trahison évidente et la trahison par omission ou par dissimulation. De celle-là, on ne s'en remet pas. E.Macron a été dans la dissimulation avec lui, dans l'omission. - M.Szafran: F.Hollande a aimé E.Macron.

En 2015-2016, M.Sapin, qui est un ami intime de F.Hollande, qui était ministre des Finances, prévenait F.Hollande en lui disant: "Il y a 2 dîners par soir pour organiser la campagne présidentielle." F.Hollande n'a jamais voulu le croire. - A.-E.Lemoine: Il y a aussi le témoignage d'A.Minc, un des premiers soutiens d'E.Macron. "Ce type au narcissisme pathologique doit être en dépression.

Il en a tous les signes cliniques." Il était psychiatre, A.Minc. - P.Cohen: On revient à la psychologisation. - N.Domenach: A.Minc a un argument.

Comment se fait-il que cet homme particulièrement intelligent, ce qu'on évoquait tout à l'heure, puisse commettre des sottises aussi insupportables? Il y a donc d'autres explications. Lui a longtemps conseillé le président de la République, avant et après sa victoire.

Il est quand même bien placé pour dire qu'il y a quelque chose qui cloche. - M.Szafran: La psychologisation Nait d'une chose: personne n'est capable d'expliquer la dissolution.

Personne ne trouve des arguments à peu près cohérents à cette dissolution. Il faut rappeler que quelques semaines avant, E.Macron expliquait que les élections européennes n'auraient aucune conséquence européenne et aucune conséquence française. - P.Cohen: Il y avait des signaux très clairs des LR, qui voteraient la censure et feraient tomber le gouvernement sur le budget.

Il fallait donc devancer cette censure et provoquer la dissolution avant qu'elle ne soit imposée. - N.Domenach: S'il y avait eu censure, il aurait eu un argument.

Il n'avait pas d'argument. - M.Szafran: On a vu E.Macron en 2021 et on discutait sur la présidentielle, puis les législatives.

J'ai eu le malheur de dire: "Tu peux ne pas gagner. Tu vas gagner à coup sûr l'élection présidentielle, aucun doute, mais tu n'es pas sûr de gagner les élections législatives." On m'est tombé dessus en me disant que je ne comprenais rien à la politique.

N.Domenach et E.Macron me sont tombés dessus.

Il était absolument sûr de son coup. - N.Domenach: Beaucoup de ses proches sont venus et lui ont dit: "Fais vite les législatives." - A.-E.Lemoine: La comparaison Néron-Macron est très critiquée par J.-L.Bourlanges. - J.-L.Bourlanges: Néron, c'est un assassin.

Il assassine son frère, couche avec sa mère. C'est un point intéressant. C'est un criminel absolu.

Il ressemble à Richard III, de Shakespeare. Ce n'est pas le modèle de Macron. Le modèle de Macron, c'est Don Juan.

Quel que soit son interlocuteur, il veut lui faire plaisir. Il veut le séduire. - A.-E.Lemoine: Don Juan, vous y avez pensé? - N.Domenach: Bien sûr. - M.Szafran: Cette fameuse grande interview de 2016 où il explique toute sa campagne...

Il y a 5 journalistes de "Challenges". Il n'a qu'une obsession en tête: convaincre N.Domenach, dont il sait qu'il n'est pas très chaud, qu'il est plutôt pour F.Hollande.

Il va nous snober, les 4 autres journalistes. Il a les yeux fixés sur N.Domenach pour essayer de le convaincre.

A la fin de l'interview, ça a plutôt fonctionné. C'était un coup de drague plutôt extraordinaire. - A.-E.Lemoine: Vous le qualifiez aussi d'intermittent du spectacle. - N.Domenach: C'est lié.

Néron était un intermittent du spectacle. Il faisait des grands discours, des envolées lyriques en assassinant les uns et les autres ou en faisant brûler, dit-on, Rome, comme Caligula. Néron, on a oublié...

Quand Macron a été élu...

Je crois que l'histoire nous offre toujours des clins d'oeil. On l'interprète comme on veut. Entre Néron et Macron, il y a un lien historique. - P.Lescure: Sans parler de clin d'oeil, le dernier regard en date du président vers la population, c'était ses voeux, il y a une petite semaine.

Il a promis une année 2026 "utile" avant la fameuse année 2027. - E.Macron: Cette année doit donc être et sera une année utile.

Je veillerai tout particulièrement à ce que plusieurs grands chantiers puissent aboutir. A la fin de l'année, quand le moment sera venu, s'ouvrira peu à peu la prochaine campagne pour l'élection présidentielle de 2027. Je serai jusqu'à la dernière seconde au travail, tachant chaque jour d'être à la hauteur du mandat que vous m'avez confié.

Je ferai tout pour que l'élection présidentielle se déroule le plus sereinement possible. - P.Lescure: Rester au volant jusqu'à la dernière seconde, c'est aussi vouloir conjurer le risque d'effacement? - N.Domenach: Il est en difficulté pour faire quoi que ce soit.

Son utilité...

C'est un problème terrible. Il y a une responsabilité historique. Est-ce qu'il peut éviter l'arrivée du RN et de l'extrême droite au pouvoir?

Il y a des biais qu'il doit éviter. C'est d'éviter d'assassiner des gens de sa famille. Les politiques essaient d'éviter que leur succède quelqu'un de chez eux.

Il a commencé depuis un bout de temps. Il faudrait que sa famille s'y emploie également. Ca marche dans les 2 sens.

Sa responsabilité historique est tellement forte aujourd'hui...

Comment peut-il reconquérir notre estime? C'est difficile. On parle toujours de crises, sur le pouvoir d'achat, sur la sécurité, sur la santé.

Ce sont des vraies crises. Mais on ne dit jamais assez à quel point on souffre d'une crise de chef magique, de transcendance, de savoir où on va. Ce n'est pas mesuré par les sondages.

Discutez avec n'importe qui, ils ont l'impression d'avoir été abandonnés. On a toujours peur que le ciel nous tombe sur la tête, nous, peuple gaulois. - M.Szafran: Le problème, c'est l'extrême droite.

Il y a un vrai risque que ni la gauche démocrate ni la droite républicaine ne puissent lui succéder. E.Macron explique qu'il faut combattre l'extrême droite.

Là, on s'approche du gouffre. - P.Cohen: C'est dans toute l'Europe.

Ce n'est pas spécifique à la France. - M.Szafran: Oui, mais ce sera lui qui sera le président qui précédera peut-être la venue de l'extrême droite.

C'est un vrai souci. - E.Tran Nguyen: Un homme qui n'arrive pas à nous reconquérir en France.

Il se tourne vers l'international. C'est là qu'il essaye de rayonner. Nouvelle illustration avec son costume d'homme fort de la diplomatie européenne.

Il a réuni 35 chefs d'Etats européens, l'Ukraine et les Etats-Unis. Il a parlé de la possibilité d'envoyer des soldats français sur le sol ukrainien pour préserver la paix. - E.Macron: Pour la 1re fois, il y a eu un travail entre Ukrainiens, Coalition des volontaires, Européens, Canadiens et autres, et Américains.

Nous participerons à la régénération de l'armée ukrainienne. Nous avons montré notre disponibilité pour être déployés dans cette force internationale. Ce ne sont pas des forces qu'on engage au combat.

C'est le jour d'après la paix. Comment apporter une garantie de paix et de sécurité? - E.Tran Nguyen: Le président de la République veut jouer ce rôle de faiseur de paix, exactement ce que fait un certain D.Trump, à une autre échelle.

Est-ce possible de peser, de garder sa légitimité à l'international, quand on doit faire face à D.Trump et à sa méthode? Hier, le président des Etats-Unis a littéralement mimé E.Macron en mettant en scène une prétendue conversation entre les 2 hommes.

D.Trump était face à la Chambre des représentants. Il n'a eu de cesse de mettre la pression à E.Macron pour qu'il augmente le prix des médicaments en France.

Face à cette pression, selon D.Trump, E.Macron aurait complètement cédé. ... - E.Tran Nguyen: Ce n'est pas la 1re fois que D.Trump se moque ou critique E.Macron, ni la 1re fois qu'il raconte qu'il a obligé le président à augmenter le prix des médicaments.

Ca fait plutôt réagir nos téléspectateurs. J'ai perçu de la colère. ...

Depuis le début de ce second mandat, E.Macron mise sur l'international. N'est-ce pas un pari compliqué, voire impossible, quand on est face à un D.Trump imprévisible et pour qui tous les coups sont permis? - N.Domenach: C'est d'autant plus de tenir face à Trump...

Pourtant, il a du courage, E.Macron. Beaucoup nous ont raconté des scènes où il prend Trump en face-à-face et ne le lâche pas.

Les humiliations, qui ont été multiples, glissent sur lui. Mais il s'est autodissous avec la dissolution. La France est tellement affaiblie au sein de l'Europe qu'il est difficile de réagir. - P.Cohen: C'est difficile de dire ça après un succès diplomatique incontestable.

On ne peut pas tout ramener à des intérêts personnels et politiciens. Ce qui s'est passé hier à Paris, c'est un succès majeur, pas seulement pour la diplomatie française, mais pour l'Ukraine et la paix en Europe. Avoir réussi à constituer une force de maintien de la paix sous le parapluie américain avec le soutien de J.Kushner, qu'on n'imaginait pas prononcer les paroles qu'il a prononcées hier soir, c'est un pas considérable dans le règlement du conflit ukrainien.

Il ne faut pas... - N.Domenach: J'aimerais partager votre optimisme, tellement j'ai cru au Macron européen, qui nous disait des choses très prophétiques sur l'Europe souveraine et qui devait s'organiser.

Mais vous voyez bien qu'il est dans un étau. On est pris économiquement par les droits de douane et par la puissance trumpiste, qui veut juste ménager un peu l'Europe, mais on n'a aucunement voix au chapitre. - M.Szafran: Les images qu'on vient de diffuser montrent qu'il est pris aussi par la folie de Trump, et c'est pas de sa faute...

Ce sont des images incroyables. Est-ce que c'est vrai, les 2000 %, les 5000 %? C'est sans doute pas vrai, du mensonge pur.

C'est très compliqué pour un chef d'Etat qui fonctionne selon des règles à peu près normales, d'une démocratie normale, face à un type de ce style. - P.Cohen: Face à cette situation, on a quand même toujours la guerre aux portes de l'Europe.

On peut se dire: "Heureusement qu'il est là." - A.-E.Lemoine: "Néron à l'Elysée", c'est disponible à partir de demain.

Vous lui avez envoyé le livre dédicacé. Vous pouvez me rappeler la dédicace? - N.Domenach: "Qui bene amat bene castigat".

En latin, "qui aime bien châtie bien". - A.-E.Lemoine: C'est l'heure de la Story. - Bravo! - Bravo, Brigitte! ... - L.Amar: C'est l'histoire d'un dernier hommage...

Il ne neige pas à Saint-Tropez. Grand soleil, foule immense pour les obsèques de B.Bardot, décédée à l'âge de 91 ans.

La journée a débuté par une cérémonie religieuse en l'église Notre-Dame de l'Assomption. Cérémonie retransmise sur 3 écrans géants dans la ville. De nombreuses personnalités avaient fait le déplacement pour honorer la mémoire de leur amie. - M.Mathieu: B.Bardot, c'est la France dans le monde.

Elle avait cette beauté du coeur et sa beauté physique. - J.-L.Reichmann: Beaucoup d'émotions.

Elle a rayonné dans le monde entier. Elle défendait les animaux en permanence. - Chico: Elle représentait une personnalité sans faille depuis 45 ans.

Pleine de bienveillance. C'était comme une fée qui s'est penchée sur nous et qui nous à porté bonheur. - L.Amar: Plusieurs responsables politiques étaient présents, comme M.Le Pen.

N.Dupont-Aignan était là également ainsi qu'A.Bergé.

C'était la seule membre du gouvernement. Le cercueil en osier de B.Bardot est entré dans l'église peu après 11h.

Le fils de B.Bardot était là. Sa présence n'était pas certaine.

La cérémonie a duré un peu plus de une heure. - Si nous croyons que Jésus est mort et ressuscité... ...

M.Mathieu chante. - B.Bardot, c'était pas seulement une icône, c'était un mythe dans le monde entier. - L.Amar: Les Gipsy Kings ont ensuite accompagné la sortie du cercueil.

Ils ont entamé une sorte de procession musicale dans les rues de Saint-Tropez. Une fois la cérémonie religieuse achevée, l'hommage populaire a débuté au pied de la citadelle. - On a mis plus de 8 heures à venir en voiture. - On est venus d'Annecy.

On se devait d'être là aujourd'hui. Une femme superbe comme on en a peu. - B.Bardot est une légende.

C'est la France. - C'était une femme libre, magnifique. Pour tout ce qu'elle a donné pour les animaux... - Je suis là pour sa mémoire et pour ce qu'elle a fait pour les animaux. - L.Amar: Pour saluer son engagement en faveur de la cause animale, P.Watson était là.

Il avait rencontré B.Bardot en 1977 sur la banquise canadienne pour secourir des bébés phoques. C'est là qu'a été prise cette photo mythique.

Effervescence toute la journée à Saint-Tropez. Les commerçants ont dû s'organiser à la hâte pour répondre à la demande. - On a eu énormément de demandes par les clients.

On a ressorti tous nos collectors de BB. C'est notre modèle le plus vendu. Une dame est venue prendre un t-shirt de chaque couleur.

Elle a eu l'impression de l'avoir auprès d'elle. - On a été dévalisés. On a eu M.Mathieu, la famille Belmondo... - L.Amar: Ce fleuriste a même eu une demande de dernière minute. - C'est quoi, La commande? - Le prince de Monaco. - Il a commandé une gerbe rouge et blanc pour Brigitte.

On va devoir s'exécuter pour le faire rapidement. C'est pas rien. C'est la bonne surprise.

On va courir pour l'emmener. Feu! On a encore une gerbe et des... - Vous êtes deux? - Pardon. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, Y.Bigot, producteur, journaliste et biographe de "Brigitte Bardot, la femme la plus belle et la plus scandaleuse du monde".

Bonsoir, M.Dumas. Elle vous a accordé un long entretien chez elle, Elle vous a accordé un long entretien chez elle, à la Madrague, en 2006.

Insoumise, B.Bardot, au point de ne pas vouloir un hommage national et de vouloir des adieux dans la simplicité, à l'image du cercueil en osier dans lequel elle a été inhumée. Elle a toujours vécu la célébrité comme une prison. - M.Dumas: Dès qu'elle a échappé à la célébrité, elle a aussi échappé à tous les artifices du luxe.

Elle détestait ça. Elle aimait la simplicité: des fleurs multicolores, des champs. L'osier, ça lui ressemble tout à fait. - Y.Bigot: La Madrague, c'est une toute petite maison.

Les gens vous demandent: "Où est la maison de B.Bardot?" Ils pensent tous que c'est une immense villa alors que la Madrague, on la voit à peine.

Elle est au bord de l'eau. Il n'y a pas d'étage. C'était un hangar à bateaux qu'elle a racheté en 1958 avec son cachet de "Et Dieu... créa la femme". - A.-E.Lemoine: Son unique fils était aux obsèques.

C'est peut-être le seul cliché de lui, qui n'était quasiment jamais apparu publiquement. Il est venu de Norvège pour présider aux funérailles de sa mère. Il avait apporté une couronne de mimosas et ce ruban "à maman".

B.Bardot, qui, on le sait, a toujours eu du mal avec la maternité. - M.Dumas: Elle en a parlé de façon...

Avec des mots qui ont choqué, mais en même temps, avec ses mots à elle, en expliquant qu'elle était trop jeune, immature, qu'elle avait besoin encore d'avoir papa, maman, et qu'elle ne se sentait pas prête à avoir un enfant. Ce qui est assez touchant, c'est qu'ils se sont réconciliés. Ils se sont retrouvés.

Je crois que le dernier mari de B.Bardot, Bernard d'Ormale, a beaucoup oeuvré pour cette réconciliation. - Y.Bigot: Ca fait une quinzaine voire une vingtaine d'années que la relation est renouée.

Souvent, au téléphone, ou maintenant, avec les Zoom ou Teams, etc. Brigitte et Bernard se sont mariés en Norvège, lors d'un voyage où Brigitte était allée retrouver son fils, son épouse et ses petites-filles. - A.-E.Lemoine: B.Bardot est devenue une icône de la liberté, symbole de l'émancipation féminine. - B.Bardot: J'ai vécu comme j'avais envie de vivre, comme je le ressentais, en me foutant pas mal de la libération de la femme et de tous ces trucs qui font que les bonnes femmes, maintenant, sont très malheureuses, parce qu'elles sont trop libérées. - M.Dumas: On peut pas dire ça! - B.Bardot: Je lui dis!

Bien sûr que je lui dis! Si Bernard était pas à mes côtés...

Je suis pas une femme pour vivre toute seule. Je supporterais pas de vivre toute seule. Donc je suis pas libérée. - A.-E.Lemoine: On vous entend choquée, à l'époque. - M.Dumas: A son corps défendant, elle a représenté la libération des femmes.

Elle avait cette phrase un peu plus loin où elle disait: "A l'époque, quand les femmes étaient coincées, j'étais décoincée. Maintenant qu'elles sont décoincées, c'est moi qui suis coincée." C'est une phrase typique Bardot. - A.-E.Lemoine: Elle reste féministe, pour vous? - Y.Bigot: Son féminisme n'était ni idéologique ni politique.

A 20 ans, elle avait dit: "Quand on dit que les hommes ont des maîtresses, ce sont des Don Juan. Quand on dit que les femmes ont des amants, ce sont des putes." - M.Dumas: Est-ce qu'elle était vraiment féministe... - Y.Bigot: Elle a été effrayée par les mouvements féministes radicaux de la fin des années 60 et du début des années 70 qui se construisaient contre les hommes.

C'était très politisé. C'est 2 choses qu'elle ne voulait pas accepter. Alors que les féministes originelles comme M.Duras, S.de Beauvoir, étaient ces femmes absolues.

Ces femmes-là, intellectuelles, avaient compris que c'était la puissance du féminisme incarnée de Bardot qui incarnait puissamment leur combat. - A.-E.Lemoine: L'héritage que voulait laisser B.Bardot, c'était son combat pour la cause animale.

Pourtant, elle laisse au cinéma 45 films sous la direction des plus grands, notamment H.-G.Clouzot, entre autres. - Les gens m'ont dit, vous verrez, elle n'est pas bonne.

J'ai dit que c'était inexact. Je suis persuadé que c'est une bête de cinéma. C'était absolument exact. - C'est une remarquable actrice.

Il faut observer la façon dont elle répète une scène. Quand on veut lui faire changer quelque chose, il faut bien réfléchir. - Pourquoi j'aurais inventé ça? - Tu étais jalouse! - De qui?

De quoi? Tu t'es pas regardée? - Taisez-vous! - A.-E.Lemoine: Le talent de B.Bardot est éclatant? - P.Lescure: Oui, parce que son instinct de comédienne, d'un coup, devient maîtrisé.

Elle se lâche et il est maîtrisé. Cette scène qui est restée dans l'histoire du cinéma de Clouzot ou de Bardot, c'est un seul jet, une seule prise, et tout le monde applaudit à la fin. - A.-E.Lemoine: Pourtant, le monde du cinéma était assez absent, aux obsèques de B.Bardot.

M.Mathieu s'en est presque insurgée. Comment l'expliquer? - Y.Bigot: Un peu tous ses contemporains de cinéma sont disparus.

La génération d'après n'est pas une génération qui l'a tellement appréciée...

Pour beaucoup, ils ne se sont pas solidarisés de son combat pour les animaux et beaucoup ont été choqués de ses déclarations inacceptables et condamnées par la justice, et par ailleurs, du fait qu'elle ait appelé à voter pour M.Le Pen à plusieurs reprises. - M.Dumas: Je pense qu'il a tout dit.

En plus, la génération du cinéma actuelle est arrivée quand elle s'occupait des animaux. Elle avait déjà quitté le cinéma. Elle est quand même partie à 39 ans, dans les années...

En 72 ou 73. 73, voilà. - Y.Bigot: Et elle n'aimait pas le cinéma d'aujourd'hui. - P.Cohen: Elle ne le voyait pas non plus.

Quand on voit l'interview avec Pivot, il lui dit: "Il y a des grands films." Elle répond: "Je les ai pas vus." - Y.Bigot: Elle les a vus à la télévision. - A.-E.Lemoine: Depuis la fin des années 50, B.Bardot affichait sa sympathie pour l'extrême droite. - L.Amar: Cette photo, c'est sa 1re rencontre avec J.-M.Le Pen.

C'est lui qu'on voit au centre de l'image. Il est encore député, à ce moment-là. Il accompagne B.Bardot...

Elle l'accompagne aux côtés de soldats français blessés en Algérie. L'homme à droite est un militant nationaliste qui cofondera l'OAS. - M.Dumas: On voudrait tous les 2 dire quelque chose... - Y.Bigot: C'est elle qui a eu le plus grand courage pour lutter contre l'OAS.

Elle a refusé d'être rackettée. Elle a fait une tribune dans "L'Express" pour expliquer... - M.Dumas: Elle a même hébergé quelqu'un. - Y.Bigot: Elle a beaucoup expliqué que cette rencontre était totalement fortuite.

Ca n'est pas du tout le début d'une sympathie. A l'époque, elle défendait les Rosenberg, des Américains accusés d'espionnage au profit de l'Union soviétique et qui étaient promis à la chaise électrique. Ils y sont passés.

A l'époque, elle était de toutes les manifestations de gauche avec son premier mari. - M.Dumas: Elle est un peu plus paradoxale... - Y.Bigot: C'est beaucoup plus tard qu'elle a basculé. - L.Amar: On y vient.

Elle choisit comme avocat de sa fondation, un cadre du RN du Var. A la fin des années 90, elle soutient les maires tout juste élus...

M.Le Pen était présente aux obsèques mais n'a pas répondu aux médias. B.Bardot a aussi été condamnée à 5 reprises pour incitation à la haine raciale.

En 2021, elle a dû payer une amende de 20 000 euros après avoir dit des habitants de La Réunion qu'ils avaient "gardé leurs gènes de sauvages". Les Tropéziens ne lui tiennent pas rigueur de tous ces dérapages. - C'est pas quelque chose qui occulte sa personnalité. - Quand elle est en colère contre un sujet...

Ca allait des fois au-delà...

Elle avait pas toujours les mots... - Ca me dérange pas.

C'était une vieille dame... - Elle a des liens avec le RN ou les idées.

Mais c'était une époque de la France. A 90 ans, elle est restée dans ses idées. - E.Tran Nguyen: Vous avez parlé de politique avec elle, M.Dumas.

Elle disait que ça l'a dégoutait et en même temps, elle a pris des positions. C'était quoi, sa position? Elle a été instrumentalisée? - M.Dumas: Je crois pas.

Par qui? Je pense pas que ce soit quelqu'un qui se laisse instrumentaliser. - E.Tran Nguyen: Elle est en colère? - M.Dumas: Oui.

Elle était en rébellion, blessée. Je pense que c'est un peu tout ça. Comme la cause animale, c'était sa vie, dès qu'un politique ne l'aimait pas...

Ne l'aidait pas, pardon, dans son combat, elle s'agaçait, elle s'énervait très vite. - Y.Bigot: C'est le gros trou noir de B.Bardot, son incroyable complexité.

Mais ça s'explique très mal. Ces propos que parfois elle a écrits...

C'est pire...

Des conneries, des gens en racontent tous les jours. Mais elle les a écrites. - P.Cohen: Ses propos les plus durs sont dans ses livres. - Y.Bigot: Bien sûr.

En même temps, ça ne correspond à rien dans sa vie personnelle. Pour moi, c'est un mystère absolu. - A.-E.Lemoine: Peut-être que la nostalgie peut l'expliquer.

Elle était très nostalgique d'une époque révolue. - P.Cohen: Elle sortait pas de la Madrague, dans la vie. - M.Szafran: Depuis sa disparition, elle a été très ménagée, y compris par la presse dite de gauche.

On disait qu'elle avait eu des accointances avec l'extrême droite, mais elle a été extrêmement protégée toute la semaine. C'était frappant. - A.-E.Lemoine: Ca vous a frappés, M.Dumas et Y.Bigot? - PAS TANT QUE CA. - Y.Bigot: Ca aurait pu être pire. - M.Szafran: C'était très mesuré. - M.Dumas: La grande star qui s'en va...

C'est un moment un peu compliqué. On peut faire le point dans les jours qui viennent... - A.-E.Lemoine: C'est la dernière star... - Y.Bigot: La plus grande star que la France n'ait jamais connue et qui ne joue pas au football. - A.-E.Lemoine: Qui avait le monde, littéralement, à ses pieds. - Y.Bigot: Elle en a beaucoup souffert.

Ce qui est certain, c'est qu'elle avait une très forte misanthropie. Elle détestait la nature humaine, ce que la nature humaine faisait aux animaux et ce que la nature humaine lui a fait. - M.Dumas: En même temps, elle ne s'occupait pas que des animaux.

Elle s'occupait des personnes âgées...

C'est le paradoxe...

Quand je l'ai rencontrée à l'époque, j'ai vu les courriers...

Elle s'occupait d'un Noir-Américain qui était dans le couloir de la mort aux Etats-Unis. Elle lui avait envoyé plein d'argent pour essayer de se défendre parce qu'elle savait que quand on était noir aux Etats-Unis, à ce moment-là, on était déjà déclaré coupable. Il y a tous ces paradoxes qui sont assez saisissants. - Y.Bigot: Elle a accueilli Maria Schneider, quand elle était en dépression, chez elle. - M.Dumas: C'est un cocktail assez étrange. - A.-E.Lemoine: Pour conclure... - Y.Bigot: Moi qui suis tropézien, je peux vous dire qu'à Saint-Tropez, elle avait passé tous les Noël avec les petits vieux à qui elle amenait des biscuits... - A.-E.Lemoine: "Brigitte Bardot, la femme la plus belle et la plus scandaleuse du monde", c'est signé Y.Bigot.

M.Dumas, on peut retrouver votre interview "Brigitte Bardot reçoit Mireille Dumas en exclusivité à La Madrague". La fin d'une nouvelle journée de galère dans les transports. - L.Sénéchal: Malgré les appels à éviter les déplacements, jusqu'à 1600 km de bouchons au niveau national.

Le Sud a été concerné. Voici l'A8, où le verglas a provoqué plusieurs accidents. Poids lourds encastrés et colis sur la route.

L'A29, en Normandie, a carrément disparu sous la neige. Ce sont des images impressionnantes. Parfois, ce sont les déneigeuses qui se sont retrouvées enneigées et qu'il a fallu dépanner.

Par exemple, ici, un tracteur...

Les agriculteurs, en colère, vers Paris...

Ils veulent manifester demain dans la capitale. En attendant, ils ont joué les déblayeurs. - Un camion a pris une bretelle de sortie et n'a pas pu monter.

Il s'est foutu dans le fossé. Il a fallu le sortir. Les agriculteurs servent à nourrir, à vous nourrir, et à faire la circulation quand c'est le merdier. - L.Sénéchal: La solidarité a donné des scènes cocasses.

Des policiers qui viennent aider un automobiliste en difficulté. Ils poussent pour l'aider. A Paris, des badauds aident les militaires de la mission Vigipirate. - A.-E.Lemoine: Des difficultés dans les transports en commun? - L.Sénéchal: Avec des bus qui ont dû rentrer au dépôt, à Paris, à 3h du matin.

Quelques galères dans le RER B...

Trafic ferroviaire perturbé. Les cheminots ont parfois dû dégeler les rails au brûleur à gaz. - Avec les cumuls de neige, ça peut faire des blocs.

On vient les dégeler et retirer les amas de glace qui peuvent bloquer le déplacement des aiguilles. - L.Sénéchal: La neige a aussi entraîné l'annulation d'une centaine de vols à Roissy, une quarantaine à Orly.

C'est moins de 10 % du trafic pour ces aéroports. Beaucoup de retard. Vous allez voir une image qui n'a pas été prise en ex-URSS.

Pourtant, on a l'impression. C'est l'aéroport de Nantes, fermé jusqu'à midi. - A.-E.Lemoine: Jusqu'à 15 cm de neige sont tombés. - L.Sénéchal: Sur de la neige qui était parfois déjà présente.

Il y aurait une vingtaine de centimètres en tout, en Charente-Maritime. Et le froid...

Moins 27 degrés recensés dans le Doubs. Le froid, plus dur à supporter pour les plus précaires. Les travailleurs aussi souffrent, notamment dans le BTP.

Moins 7 degrés à Toulouse. - On est obligés de se faire un feu pour se réchauffer. Sinon, on n'arrive pas à travailler.

Les toilettes, elles sont gelées. Regardez...

On peut même pas ouvrir les robinets. On n'a pas d'eau. Là-bas, il fait un froid de canard.

Un petit radiateur pour chauffer toute la pièce. Ils ont mis ça pour qu'on puisse chauffer. On a même pas le temps de se réchauffer qu'il faut reprendre le boulot. - A.-E.Lemoine: Le gouvernement demande d'arrêter le "French bashing". - L.Sénéchal: 7 Français sur 10 estiment que le pays est mal préparé à la neige. - En Roumanie, il y a 30 cm de neige.

Et pendant 3 mois. C'est l'hiver et je peux rouler. C'est normal.

Aujourd'hui, il y a 2 cm de neige et on est bloqués. - Si on va en Belgique, à l'instant, il n'y a rien. Il y a de la neige, les gens roulent, mais ils nettoient la route.

Là, c'est pareil, mais ils nous bloquent quand même. - L.Sénéchal: "Arrêtez le French bashing", martèle le ministre des Transports.

Mais c'est vrai que chez nos voisins, il y a des problèmes aussi. Rires en plateau. - L.Sénéchal: C'est pareil partout.

Transports perturbés aux Pays-Bas, en Belgique, en Ecosse et en Pologne. La neige ne tombe pas qu'en Europe. Regardez les images rares de la neige au Maroc, dans la ville de Oujda.

C'est la 1re fois depuis 20 ans. Les skieurs descendent les pentes du volcan. - A.-E.Lemoine: C'est l'une des images insolites qu'on a vues. - L.Sénéchal: Je vous montre d'abord des monuments de France.

C'est très beau, sous la neige. ...

Le Stade de France aussi a le gazon recouvert de neige. C'est pratique pour faire la promo des concerts à venir. Ils ont écrit dans la neige ceci...

Des flocons dans le tout nouveau quartier de Disneyland, "La Reine des Neiges". Après 3 jours de neige, les Parisiens ne se lassent presque pas. - Quand j'ai vu à quel point les gens s'amusaient, je me suis dit que ça faisait du bien qu'il y ait de la neige à Paris. - Les souvenirs d'enfance, de voir ça tout blanc. - C'est à la fois joli et chiant.

Joli à voir et chiant à marcher. - L.Sénéchal: C'est devenu un défi, de marcher.

Hier, on parlait du dessin du "Parisien" qui explique la marche du pingouin. Il a été beaucoup distribué aujourd'hui. Une fidèle lectrice du "Parisien" aujourd'hui, apparemment.

Elle a respecté à la lettre...

Elle est pas tombée. Rires en plateau. - A.-E.Lemoine: Croisée au hasard.

Merci beaucoup. Merci à tous les 4. Je rappelle ce récit "Néron à l'Elysée" de N.Domenach et de M.Szafran.

Une biographie de J.Morrison à venir dans 15 jours.