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Discours / meetingLa France insoumise (sur YouTube)· 21 janvier 2022 103 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieSantéInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

Meeting de l'Union populaire à Saint-Étienne avec U. Bernalicis, L. Chaibi et B. Lachaud

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 44 %Attaque 42 %Défensif 14 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:20speaker_0Fait
    « La France a besoin d'un roi ? Macron ? Oui. Et c'était en 2015. »
  • 5:40speaker_0Fait
    « C'est parce que c'est le 21 janvier 1793 qu'on s'est débarrassé de Louis X et nous à Saint-Étienne, on se revendique de cet héritage de révolution 178 comme de la commune. »
  • 7:00speaker_0Chiffre
    « Dans l'éducation nationale, on a continué à supprimer des postes. Ici dans la Loire, il y a un collège qui attend encore depuis 3 mois d'avoir un CPE. »
  • 13:00speaker_0Fait
    « Nous sommes le pays qui n'a pas interdit le glyphosate. »
  • 14:00speaker_0Fait
    « Emmanuel Macron est le président qui a réintroduit les néonicotinoïdes, ces pesticides qui tuent les abeilles. »
  • 16:00speaker_0Chiffre
    « Un oiseau sur 6 a disparu en Europe depuis 1980. »
  • 0:15BernalicisFait
    « ils ont pris des décisions tout de suite dans la foulée après avoir appris qu'il y avait le variant au micro. Pas comme s'il s'était rien passé. On avait attendu et paf, le texte sur le passe vaccinal. »
  • 0:45BernalicisPromesse
    « nous nous déclassifierons les documents de ce conseil de défense qui ont trait à la gestion sanitaire. »
  • 1:45BernalicisFait
    « le pass sanitaire ne protège absolument pas hein. C'est le fait d'être vacciné qui peut protéger des formes graves. »
  • 9:00BernalicisFait
    « la mise en œuvre des dispositions contestées ne serait sans méconnaître le principe d'égalité devant la loi s'opérer qu'en se fondant sur des critères excluant toute discrimination. »
  • 10:30BernalicisPromesse
    « nous pouvons gérer la pandémie dans la liberté et en responsabilité. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

et [Musique] bonsoir à tous. Merci d'être venu aussi nombreux pour un soir de derby c'est quand même pas mal. Il joue à Ouais.

à 21. Donc on vous a distribué des textes de chanson et vous avez euh je pense que là si on est celui aussi ce soir, ce qu'on voulait à Saint-Étienne, c'était rendre un hommage au peuple chilien. Donc j'ai réadapté les paroles de la chanson de poème ramassero.

Et donc si toute la salle se met à enchanter à chanter pour cet hommage au peuple suivien qui après tant de lutte a réussi à à faire une constituante avec une présidente Mapouche. C'est quand même un sacré exploit. Et puis ben maintenant en décembre, ils ont gagné les élections présidentielles.

Comme quoi, si on arrive à réveiller la fraction, si chaque personne d'entre vous arrive à faire voter 10 personnes, et ben on gagne. On fait comme eux. Voilà, 10 personnes chacun.

Ça va hein ? On y va. Merci au peuple chilien qui nous ouvre le chemin. [Musique] Debout chanter, nous allons triompher.

Il avance sur le champ de l'unité. Et tu viendras à ma tu verras le peuple nous porter dans la lumière. visible.

Nous sommes toujours qu'il nous faut porter à nos de faire que nous allons par la force de nos mains nous bâtirons demain. C'est avec nos idées que ce monde va changer de nos ruisseaux. Tous les jours vont à nouveau fleurir les canaux de l'amour vidront notre avenir.

Alors la finance ça a haine et salissure iront croyer au compost des pourritures. Le peuple uni jamais ne sera détruit. Le peuple uni jamais ne sera détruit. [Musique] Debout chanter.

Nous allons triompher. L'amont déjà apporté la vérité. Sauvre en vie.

Rien n'est fatal. Nous brisons le mal et la raison. Verre avenir pour déchirer la ville de nos corps martyr.

Funeste martingal que joue le capital. Ces chiffres maculés par le sang de l'eau privé. Mais nos sourires se penent le devant la liberté c'est de nos larmes que nous l'avons sculpé pour offrir ses charmes au réveillé.

Alors la finance sa et saure irontyer au compost des nourritures. Le peuple un jamais ne sera détruit. Le peuple uni, jamais ne sera détruit. [Musique] la [Musique] [Musique] [Applaudissements] [Musique] Merci à vous.

Je laisse la place à André et bravo Bon et bien bonjour. Bonsoir. Bonjour à toutes et à tous.

Alors bon, c'est un plaisir vous voir aussi nombreux et nombreuses. On vous remercie par ailleurs d'être venu. On ouvre cette saison des meetings pour la campagne présidentiel de la France insoumise ici à Saint-Étienne avec trois parlementaires.

Oui. Alors, attends, on va commencer par une petite devinette. Alors, qui a dit "La France a besoin d'un roi ?" Macron ?

Oui. Et c'était en 2015. Il était même pas candidat mais il préparait son trône.

Alors deuxème question, pourquoi d'après vous notre premier meeting à Saint-Étienne, on a choisi de le faire le 21 janvier ? Bien. Voilà, c'est ça.

C'est parce que c'est le 21 janvier 1793 qu'on s'est débarrassé de Louis X et nous à Saint-Étienne, on se revendique de cet héritage de révolution 178 comme de la commune. Et d'ailleurs donc et d'ailleurs 6 mois plus tard était rédigée la constitution du 24 juin 1793. Constitution qui n'a certes jamais été mise en place, mais qui est la preuve que lorsqu'on évince le monarque, on peut enfin convoquer la constituante.

Mais en 2022, on ne se débarrasse pas du monarque par la guillotine, mais par le bulletin de vote. Et nous, on pense que voilà en 2022, ça peut le faire. On vote pas pour l'homme providentiel mais on vote pour un programme.

Nous, notre programme, on y croit et on pense que il y a urgence. Il y a urgence que le peuple reprenne le contrôle de ses biens communs. C'est bien commun que Macron a continué à saccager comme tout lui comme avant lui Hollande et Sarkozy.

Tu exagères un peu là quand même. Non, j'exagère pas. Euh, on va prendre par exemple l'éducation nationale.

Bon, c'est un secteur que je connais bien. Dans l'éducation nationale, on a continué à supprimer des postes. Ici dans la Loire, il y a un collège qui attend encore depuis 3 mois d'avoir un CPE.

Euh, on a continué des enfin on a Macron a continué ses ses réformes. Il y a eu déjà sous Hollande la réforme du collège, ensuite la réforme du lycée, la réforme du bac. Tout ça c'est en fait l'objectif c'est de casser le cadre républicain de l'école.

Il y a plus en fait de cadre républicain avec l'autonomie des établissements qu'on nous vente temps. L'objectif c'est en fait de favoriser le le privé au détriment du public. Après, on nous demande aussi d'être bienveillant à l'égard de nos élèves.

Et euh qu'est-ce qu'on voit dans les faits ? Ben, les EESH, elles sont euh toujours aussi mal payé. Euh, il y en a de moins en moins.

On a euh refondu leur organisation. On a eu pas là de d'un établissement euh à un autre alors qu'en fait, il faudrait tisser du lien humain avec l'élève. Donc ça, c'est pas fait.

C'est vrai que maintenant que j'y pense, la situation dans l'enseignement supérieur, elle est pas au beau fixe non plus. Il faut savoir qu'un étudiant sur 10 é en situation de pauvreté, qu'un étudiant sur de a perdu son emploi en raison de la crise sanitaire. Évidemment, tout cela c'est c'est le produit de de politiques austéritaires qui austères pardon qui ont commencé il y a déjà plusieurs années.

Mais Macron l'a continué et il ne décide pas de résoudre le problème mais procède par Rustine avec ce fameux repas en euro pour toutes et tous qui finalement n'a duré que 7 mois avec une revalorisation des bourses d' 1 % avec des indemnités inflation qui ne sont ni pérennes ni suffisantes et on devrait dire merci mon seigneur. Voilà. Et cette précarisation de l'université, elle se ressent aussi à travers une sélection, une sélection notamment au lycée avec Parcours Sup qui est un algorithme qui est quand même plutôt opaque, qui laisse pas mal d'étudiances en perspective d'avenir.

La sélection également au master qui est tout aussi discrétionnaire, qui laisse beaucoup d'étudiants sur le carreau. On l'a vu l'été dernier, on l'a vu l'été d'avant et on voit également aujourd'hui, je pense que vous connaissez tous cette cette mobilisation, les 100 fac de Nanterre qui qui se mobilisent, qui campent littéralement dans des locaux d'université pour avoir un avenir, pour avoir des études et ce dans la 6e puissance économique du monde, on laisse des étudiants sur le carreau parce qu'il n'y a pas assez de place. Et bon, alors on peut pas ne pas parler de l'hôpital.

Euh vous savez que les suppressions de personnel, suppression de lit ont continué même sous le Covid. 5700 lits ont ont été supprimés ici euh dans la dans la région stéphanoise. Donc c'est à Saint-Cham.

Les urgences de nuit ont été fermées depuis le mois de novembre. Euh il y a des problèmes aussi à l'hôpital de de Firminie. Donc partout c'est la politique du chiffre.

Alors que nous, on pense qu'il faut euh remettre l'humain euh au cœur des services publics, leur redonner des moyens bien sûr, en finir aussi avec euh toutes ces euh ces théories euh de ces ces processus de new management qu'on retrouve partout, hein, dans les dans les services publics, cette caporalisation, voilà, on fait des personnels soignants en quelque sorte des technocrates. Donc tout ça, on pense que que vraiment ça doit changer. Et cet affaiblissement de l'État providence que nous constatons toutes et tous, bah finalement, il n'a pas l'air d'inquiéter l'exécutif puisque les thèmes de prédéilection des médias et des politiques, c'est le séparatisme ou encore le grand remplacement.

Et oui, et nous à Saint-Étienne, on pense que l'immigration c'est une richesse. Les étrangers ne nous font pas peur. C'est de Pologne, c'est d'Espagne, c'est d'Italie, c'est du Portugal, c'est d'Algérie, c'est du Maroc, c'est de Tunisie, c'est de Turquie que sont venus plein de femmes et d'hommes pour travailler dans les mines, dans les usines.

Et aujourd'hui à Saint-Étienne, on n'oublie pas ces liens de solidarité, de ces liens de de fraternité qui font que on a un collectif qui regroupe 25 associations qui hébergent 200 familles, ce qui représente un budget de 680000 €. Et en fait, ces citoyennes et ces citoyens, ils font le travail de l'État puisque normalement tout le monde a droit à avoir un toit sur la tête. Et cette sous-dotation de nos services publics, elle est d'autant plus scandaleuse.

Lorsqu'un rapport qui est sorti il y a 3 jours, je crois nous indique qu'en 19 mois de pandémie, les plus riches se sont enrichis de 173 milliards de dollars alors que 160 millions de personnes ont sombré dans la pauvreté. Et ici, cette pauvreté à Saint-Étienne, elle ne nous épargne pas. Il y a un taux de 19 % pauvreté, ce qui est particulièrement élevé. et Saint-Étienne est l'air urbaine la plus pauvre de toute la région Au Vergne Ronalpe.

Et d'ailleurs, c'est pour ça aussi écoutez, c'était pas prévu mais on va penser aussi aux brigades de solidarité dans lesquelles pas mal de de camarades ont donné l'année dernière pour recueillir, collecter des biens de de consommation, des produits de de nécessité, de première nécessité. Alors voilà, donc on pense que le tableau il est voilà, il est vraiment pas beau et il faut que ça change. Donc on a besoin de de vous toutes et de vous tous euh pour soutenir pour soutenir ce programme.

Euh on a besoin de convaincre surtout de convaincre tous les gens qui sont fâchés avec la politique et on peut les comprendre. Donc convaincre les abstentionnistes. Donc on a besoin d'énergie pour aller tracter, pour aller faire des portes à portes dans les quartiers populaires.

C'est un peu notre spécialité ici à Saint-Étienne et aussi pour venir à nos cafés citoyens puisqu'on en fait un par mois. Et d'un côté pratique, comment on fait ? Alors, nous avons une plateforme de campagne qui s'appelle Actionpopulaire.

Donc, vous allez sur actionpopulaire.fr, fr. Il y a une barre de recherche dans laquelle vous cherchez votre ville en l'occurrence Saint-Étienne et tous les groupes d'actions autour de vous vont s'afficher.

Alors, le but du groupe d'action, c'est de militer localement, de militer dans un endroit qu'on connaît avec des habitudes que que l'on connaît. S'il n'y a pas de groupe d'actions autour de chez vous, pas de panique, il vous suffit d'en créer un. C'est très simple, il faut être une femme et un homme et le groupe d'action est créé.

Et en fait, le but de cette plateforme, c'est justement multiplier les groupes d'action pour pouvoir dynamiser l'action locale et militer efficacement et massivement à l'échelle locale. C'est comme ça que nous gagnerons en 2022. Voilà.

Et alors euh alors quand on quand on fait des tractages, quand on fait des portes à portes, on seorte parfois à des gens qui sont très très sceptiques et qui nous disent "Oui, mais bon, les élections c'est toujours des promesses, des promesses, des promesses." Ben nous on est très fier parce que nous on a déjà un groupe parlementaire, un groupe à l'Assemblée, un groupe au Parlement européen qui font déjà un travail énorme et qui et qui montrent justement que les promesses peuvent être tenues parce que voilà, ils lâchent pas l'affaire, ils sont toujours présents et bravo, bravo encore pour votre travail. Et donc pour terminer l'introduction que j'avais commencé, aujourd'hui, nous accueillons Hugo Bernalicis, député du Nord, [Applaudissements] Leila Chaby, députée européenne. [Applaudissements] et Bastien Lachud, député de la scène Saint-Denis. [Applaudissements] Bien, bonjour à toutes et à et à tous.

Donc je vais je vais commencer déjà en remerciant l'ensemble des des militants des bénévoles de l'Union populaire qui ont fait que cette réunion puisse se tenir et que nous soyons aussi nombreux aujourd'hui. Le fait que nous soyons aussi nombreux aujourd'hui, alors j'ai un peu regardé, moi je pense que nous sommes près de 200 dans cette salle à Saint-Étienne, c'est un signal fort. Il y a aujourd'hui aucune autre force politique dans notre famille qui est capable de réussir à rassembler autant de monde dans une réunion publique.

Et on le voit à Saint-Étienne mais on l'a vu récemment, on l'a vu à Nant 5000 personnes, on l'a vu à Strasbourg plus de 2500 personnes pour venir écouter le discours de de Jean-Luc Mélenchon et des réunions publiques comme celles que nous tenons aujourd'hui. Il y en a des dizaines dans tout le pays et elles font toutes sales comb. C'est la démonstration que aujourd'hui l'Union populaire est la grande force politique de du peuple qui est une force organisée, une force structurée et une force qui est en capacité les 10 et 24 avril d'être au 2e tour et de remporter cette élection présidentielle. [Applaudissements] Et aujourd'hui, ce que nous faisons comme démonstration également, c'est que nous sommes capables de la réaliser cette union.

C'est l'Union populaire, cette union à la base, celle que les grands partis refusent de faire et celle que quelques apprentis sorciers macronistes essayent de d'organiser sous le vocable de la primaire populaire. Celle qui essa de désespérer le peuple en expliquant que sans union, nous ne pourrons jamais gagner. Sans union, nous sommes voués à perdre.

Nous faisons la démonstration jour après jour que l'Union, on l'a fait, on l'a fait à la base. C'est dans le cadre du Parlement de l'Union populaire, c'est dans ces réunion publique, c'est en réunion en réunissant le peuple que nous pouvons l'emporter et que nous allons l'emporter sans avoir à négocier des accords pourris avec des partis. Et et nous voilà, aujourd'hui on a un enjeu.

Nous sommes obligés de nous unir. C'est ce que nous faisons. Pourquoi ?

Parce qu'il faut faire face aux catastrophes de notre temps et il faut il ne faut pas laisser 50 plus à Emmanuel Macron pour ne rien faire face à la catastrophe climatique notamment. Parce que si on regarde si on regarde au niveau au niveau au niveau mondial cette catastrophe climatique qui s'avance, si on regarde sur les trois derniers jours, nous avons eu trois nouvelles qui sont toutes plus catastrophiques les unes que les autres. Si on prend la première, c'est la fonte du glacier Twight dit glacier de l'apocalypse.

Alors c'est ce glacier qui au sein de l'Antarctique est en train de se séparer de l'Antarctique et donc de dériver. et plus il va dériver, plus il va fondre rapidement. Alors, quand on regarde les dimensions du du glacier, elles sont gigantesques. 120 km de large par 600 km de long.

Alors, on se dit bon, 600 km, qu'est-ce qu'on fait ? J'ai regardé. C'est équivalent à la superficie de l'Irlande.

Donc, il faut imaginer qu'on a un glacier de la taille de l'Irlande sur 3 km d'épaisseur qui est en train de dériver. C'est 50 milliards de tonnes d'eau qui vont fondre et qui vont faire monter le niveau des océans. On voit là une augmentation de 60 cm plus ou moins en fonction des des espaces au niveau mondial.

Donc quand on disait la fonte des despaules, l'augmentation du niveau, c'est pour 2100 et cetera. Non, en fait c'est maintenant. C'est maintenant que c'est commencé.

La catastrophe climatique, elle est aujourd'hui et on envoie les effets. On envoie les effets également parce que la deuxième nouvelle catastrophique qui a été annoncé, c'est que nous venons de vivre les se années les plus chaudes de l'histoire depuis que nous en mesurons la température. Il s'agit donc évidemment de la température globale et évidemment notamment de la température des océans. avec la conséquence que l'on connaît quand l' des océans augmente et bien il y a une déperdition de la biodiversité de l'océan.

Les corau notamment meurent et cette disparition des des coraux, il faut évidemment le mettre en perspective de cette 6e extinction de de masse. Aujourd'hui, on a 36000 espèces qui sont menacées d'extinction. 36000, c'est à peu près le nombre de villes en France.

Ça donne aussi une idée de la catastrophe qui s'avance. Un oiseau sur 6 a disparu en Europe depuis 1980. On est donc là dans une catastrophe que l'on peut voir.

C'està-dire que on n plus dans les discours qu'il y avait il y a encore 10 ans où le réchauffement, on va le voir non. aujourd'hui, il est là et on ne peut plus l'en empêcher. On peut réduire ses effets et on peut s'y adapter.

Mais encore, faut-il agir maintenant, tout de suite parce que il y a 5 ans, on avait Emmanuel Macron qui se prétendait le champion de la terre. Mais alors, regardons ce qu'il a fait en 5 ans. Qu'a-t-il fait pendant ces 5 années ?

La France est le seul pays en 2020 à ne pas avoir atteint l'objectif que nous nous étions fixés dans l'accord de Paris pour les émission de gaz à effet de serre. Le seul pays européen. Nous sommes le pays qui n'a pas interdit le glyphosate.

Nous l'avons encore proposé lors de notre dernière niche parlementaire. Tous les autres groupes ont voté contre ou se sont abstenus. Tous nous sommes les seuls à avoir voté pour l'interdiction du glyphosate.

Emmanuel Macron est le président qui a réintroduit les néonicotinoïdes, ces pesticides qui tuent les abeilles. Et quand on connaît le rôle essentiel des abeilles dans la pollinisation, dans la biodiversité, cela est criminel pour les abeilles, pour l'humanité toute entière. C'est le président qui a réduit les subventions à l'agriculture biologique.

C'est le président qui a refusé d'avancer pour sur les questions de bien-être animal, qui a refusé d'interdire les fermes d'usine. Ces fermes d'usines que nous interdirons immédiatement dès notre arrivée au pouvoir en 2022. [Applaudissements] Emmanuel Macron, c'est le président qui a signé tous les accords de libre échange qu'il pouvait, notamment avec le Japon, pour créer la plus grande zone de libre échange au monde.

Et ce libre échange et bien c'est une catastrophe, c'est une catastrophe écologique parce que les produits vont faire trois fois le tour de la terre avant de nous arriver parce que les normes sociales environnementales ne vont plus ne vont plus exister. Et ces normes sociales, elles produisent une catastrophe économique et sociale dans notre pays parce que c'est cette c'est ce sont ces délocalisations, ce sont ces ce libre échange qui aujourd'hui permettent une flambée des des chiffres des dividendes. Les les ils viennent de tomber he là les derniers en France, nous détenons un des le record des dividendes versées. 60 milliards de dividendes versées en 2021 milliards de plus qu'en Allemagne.

En France, on estime que le CAC 40 a dépensé 17 milliards. 17 milliards rien que pour racheter ses propres actions pour augmenter les dividendes et verser au aux actionnaires. Donc on voit bien là que le Quinquena Macron a été réellement au service des plus riches, au service du CAC 40.

Et cette et tout cela a des conséquences sur les emplois parce que l'objectif de ces industriels, est-ce qu'on peut mettre des des guillemets entre autour de l'industriel, n'est plus de produire, n'est plus de créer de l'emploi, de faire vivre l'usine et cetera ? c'est de dégager des dividendes pour les actionnaires, quel que soit le coût pour les salariés, pour les les villes qui accueille ces ces entreprises. L'autre jour, je sais même plus là, avec la campagne, les choses vont tellement vite, je crois que c'était c'était mardi matin, j'étais à un rassemblement de de Talè, du groupe Talè devant devant Bercy où on voyait les différents sites du groupe, Pontau de Mer, Moiran, Tonon, donc quasiment toutes ces villes.

Talè, c'est le premier employeur privé. Donc à chaque fois, ce sont des centaines d'emplois, des milliers d'emplois induits. Donc dès qu'un site ferme, c'est la mort sociale quasiment pour la ville parce que ce sont les petits commerces qui vont fermer, ce sont les écoles et cetera et cetera.

Mais cela le CAC 40, les actionnaires, ils en ont rien à faire. Et pourtant pourtant toutes ces tous ces sites qui sont menacés, si on les confiait à leur salariés, eux, ils sauraient comment faire pour les rendre plus rentables si besoin en est. Typiquement le site de Ton de Talè aujourd'hui il fabrique des tubes électroniques.

Alors les tubes électroniques, c'est ce qu'on trouvait dans les télévision, c'est les anciennes à tube cathodique. C'est aujourd'hui ce qu'on installe notamment dans les montagnes pour servir de de relais sur sur les radios et cetera. Mais ces tubes alors peut-être que il commence à être désués et cetera, sauf que d'une certaine manière on les utilise pour le grand projet it sur la fusion nucléaire.

Donc quand même ils servent à quelque chose mais c'est un mais c'est une production de niche, ça n'intéresse pas les grands dirigeants mais pourtant c'est des compétences de très haut niveau pour produire ces ces tubes. On maîtrise la technologie de l'ultravide, on utilise on maîtrise la technologie du brassage et tout ça. Ça pourrait permettre de fabriquer des accélérateurs de particules pour développer de la technologie médicale comme de la flash thérapie qui est une thérapie contre les les cancers avec beaucoup moins d'effets secondaires et beaucoup plus d'efficacité.

Et ça, les salariés portent ce projet et leur direction leur dit "Non, mais vous savez, le rendement ne serait pas suffisant parce que nous ce qui nous intéresse c'est minimum un rendement de 12 à 15 %. Là, vous êtes à 8, vous êtes vraiment pas rentable." Donc alors que il pourrait y avoir une utilité sociale, que cela maintient l'emploi, la direction s'en fiche.

Et ce qui est intéressant Talè, le principal actionnaire c'est quand même l'État à 25 % et le deuxième actionnaire c'est d'assaut à 25 % entreprise d'assaut qui ne vit que par les commandes publiques sur les les rafales notamment. Donc on voit bien là que si l'État avait une vraie stratégie, si l'État avait une volonté de relocaliser, avait une volonté de développer l'industrie, il en aurait les moyens et ils pourraient le faire. Ils ne le font pas. [Applaudissements] Et c'est justement avec des entreprises comme Talè, avec la possibilité de reconstruire des pôles publics que l'on voit que l'État pourrait être un grand un grand acteur de l'industrie.

Et c'est ce que nous proposons avec la planification écologique. Nous nous c'est ce que nous nous proposons d'en finir avec cette GAJ où l'État ne fait rien. qui pousse par exemple le DF à s'endetter en vendant la perte de l'électricité à des opérateurs privés qui eux vont la revendre au prix du marché pour se gaver et gaver leurs actionnaires.

Quelle est la logique ? Il faut en revenir à un pôle public de l'énergie unique avec des prix régulés par l'État pour que les actionnaires ne se ne se gaffe pas quand les gens n'ont même plus les moyens de se chauffer dans ce pays. Ce qui est malheureusement le cas de millions de personnes.

Aujourd'hui, ce qu'il faut faire, c'est il faut repartir des besoins. Il faut repartir des besoins du climat, de la planète et bien évidemment des habitants. Il faut orienter la production vers des activités d'intérêt général.

Il faut en revenir au monopole public sur les grands réseaux. Il faut garantir des pôles publics qui garantissent notre souveraineté et qui garantissent la capacité, notre possibilité d'avancer vers la transition écologique. Pour que ces grands groupes puissent exister, pour que nous puissions avoir une action étatique puissante, il faut en finir avec le libre échange et il faut instaurer un véritable protectionnisme écologique et solidaire aux frontières de l'Europe ou à nos frontières si l'Europe ne le veut pas parce que c'est la condition sinéquanon pour y arriver.

Et donc nous devrons nous devrons désobéir au traités européens. Nous ferons opta àout sur cela pour faire respecter les normes sociales, les normes environnementales. Nous en finirons avec le travail détaché. [Applaudissements] Nous sortirons de ces traités de libre échange.

Nous contrôlerons les investissements étrangers. Et typiquement ce qui s'est passé avec Alstom qui a été bradé par Macron alors ministre de de l'économie, on ne sait pas contre quoi. Cela aujourd'hui nous l'empêcherons par des mécanismes légaux qui sont d'une simplicité folle à mettre en œuvre et qui pourraient nous permettre d'empêcher la prise de contrôle par l'étranger d'entreprise stratégique. cette sauvegarde de nos compétences, cette sauvegarde de nos industries, ça passe évidemment par la relocalisation.

La relocalisation est fondamentale pour en finir avec ces produits qui viennent de l'autre bout du monde alors qu'ils pourraient être produits localement et qui ont donc un coût écologique largement sur surévalué par rapport à la nécessité. Alors, il faut recréer des grands pôles publics et la crise Covid a démontré que nous étions aujourd'hui complètement dépendants de ces de ces grands réseaux et qu'il fallait en finir avec cette dépendance. Le gouvernement a systématiquement refusé, alors que nous l'avons proposé à l'Assemblée nationale plusieurs fois, de recréer un pôle public du médicament.

Et pourtant, nous en avons besoin parce que aujourd'hui la grande entreprise, le grand laboratoire pharmaceutique français Sanofi a été incapable de produire un vaccin pour lutter contre la COVID. Incapable de produire un vaccin. Par contre, ils ont été capables de supprimer 400 emplois en recherche et développement. trouver des vaccins milliards 4 milliards alors même que Sanofi se gave d'argent par le CICE, se gave d'argent par le crédit impôt recherche.

C'est 4 milliards, c'est de l'argent public qui est allé directement de des poches des Français par le biais de l'impôt et qui est allé dans les qui est arrivé dans les poches des actionnaires de Sanofi. Nous avons besoin d'un pôle public du médicament. [Applaudissements] Alors alors alors moi je suis je suis membre de la commission de la défense nationale à à la à Saint-Étienne sans évoquer la manufacture de poudre rachetée par Jiat enfin reprise par Jiat en 1989 qui a fermé en en 2001.

Comment ne pas évoquer cette industrie de de l'armement qui aujourd'hui disparaît euh qui aujourd'hui est dépendante des votes à l'export, des ventes au aux pétro monarchie du golfe et aux dictatures sanglantes de l'Arabie Saoudite que les fusils famasses fabriqués à Saint-Étienne ne sont plus aujourd'hui dans utilisés par l'armée française et sont remplacés par des fusils allemands comme si nous n'étions pas capables de produire en France des fusils et des munitions. Alors que si on a besoin, est-ce que un jour aux Allemands pour nous approvisionner ? Tout cela est fait en dépit du du bon sens.

Nous avons besoin aujourd'hui de récupérer notre souveraineté sur ces industries essentielles, les questions d'armement pour ne plus dépendre, ne plus être forcé de vendre des armes françaises pour qui commettent aujourd'hui des crimes contre l'humanité. communication. Quand on voit aujourd'hui les enjeux du numérique, les menaces qui pèsent sur notre pays aujourd'hui, ben écoutez, nous avons laissé dépesser Alcatè par les Américains qui nous ont volé tous lesourd'hui ne font que nous n'avons pas un cloud souverain français, nous n'avons plus de fonderie numérique et aujourd'hui la France est incapable de produire des téléphones intelligents et pourtant on sait à quel point cela est utile.

Donc la planification écologique, c'est la vision globale de la société qui permet d'aligner les besoins de la société, la qualité du travail et des salaires décents. Donc [Applaudissements] nous devons revenir sur ces processus de délocalisation, sur ces processus de désindustrialisation déjà pour quatre raisons simples. Cela nous permettrait de lutter contre le chômage.

Ça nous permettrait de protéger les droits des salariés qui aujourd'hui font l'objet d'un dumping social sans sans limite. Cela nous permettrait de réduire les gaz à les émissions de gaz à effet de serre. Cela nous permettrait de réduire des dépendances aux approvisionnements et retrouver une forme d'autonomie.

Voilà. Rien que pour ça, nous devons aujourd'hui relocaliser. Alors, nous devons évidemment dans le même dans la même logique, comme je le disais sur l'exemple de Tales, il faut redonner du pouvoir aux salariés dans l'entreprise parce que c'est quand même les salariés qui savent le mieux faire tourner le leur machine.

Ce ne sont pas les actionnaires qui savent comment on fait tourner une usine. Il faut donner un droit effectif de reprise au salariés quand l'entreprise fait faillite. Il faut leur donner un droit de véto et il faut évidemment interdire les licenciements les licenciements boursiers.

Alors donc bon là j'ai j'ai parlé beaucoup des des grands groupes mais il ne faut pas oublier les les petites entreprises qui sont aussi durement touchées. Donc il faut racheter une partie de la dette privée notamment toute la dette COVID. Tous ces prêts garantis par l'État qui ne seront pas remboursés.

Enfin, il faut les les effacer. Euh, il faut investir, il faut en finir avec ces ces montages financiers qui permettent de faire de l'évasion fiscale parce que c'est réellement l'évasion fiscale la plus grande gab dans ce dans ce pays. Nous devons évidemment pratiquer cette politique de relance par le biais des des salaires avec le SMIC à à 1400 à 1400 €.

Nous devons renforcer la formation professionnelle et la qualification de haut niveau des Françaises et des Français parce que dans les emplois de la transition écologique, il nous aurons besoin d'ingénieurs, de techniciens, d'ouvriers qualifiés de haut niveau. Et cette formation professionnelle qui est aujourd'hui une voie méprisée doit être remis à l'honneur. Pour cela, la location de 1063 € par mois pour tous les étudiants et pour toutes les personnes qui suivent et qui sont partis de cette formation professionnelle est quelque chose de fondamental.

Il faut assurer que la qualification est attachée à la personne et non au poste. Il faut développer des structures de formation ambitieuse, des lycées professionnels, les lycées des métiers peut-être typiquement des lycées des métiers de la mer, une université francophone de de l'espace. Tout cela, toute cette logique où on dit on fait confiance au peuple, on fait confiance aux ouvriers, aux techniciens, aux ingénieurs pour porter la France aux nouvelles frontières de l'humanité.

Cette logique, c'est aux antipodes de ce que fait la Macronie qui au contraire broie broie les gens parce que il faut les ubériser, parce que il faut faire confiance à la finance et cetera. C'est en faisant confiance au peuple que l'on réglera les problèmes de la nation. C'est en remettant le peuple au pouvoir que l'on réglera les problèmes de la nation.

C'est ce que nous ferons les 10 et 24 avril en votant Jean-Luc Mélenchon. Nous réglerons les problèmes de la nation. Nous redonnerons le pouvoir au peuple.

Je vous remercie. [Applaudissements] Bonsoir à tous, bonsoir à toutes. Non, je demandais à Hugo s'il y avait pas des les ce qui est embêtant avec les masques FFPD P2, c'est que ça fait des plis sur les joues et donc voilà.

J'ai pas de pli. Non, c'est bon. Bon, d'accord.

Merci. Bon, merci beaucoup pour votre accueil les stéphanois, les stéphanoises. Je vais remercier bah vous tous, vous toutes qui êtes là dans cette salle, toutes celles et ceux qui nous regardent en ligne sur les réseaux sociaux et puis surtout celles et ceux qui nous ont accueilli toute cette journée qu'on a passé à la rencontre des Stéphanois, des Stéphanoises, des associations.

Je voulais remercier en particulier Naa, Nicolas, André, Hatman et puis voilà. Bon, je sais que je peux pas citer tout le monde mais ils se reconnaîtront. Je suis très heureuse d'être d'être ici ce soir parmi vous.

C'est ma première réunion publique de campagne pour cette campagne. Pour cette campagne. Pour cette campagne.

Mais en tout cas voilà pour la présidentielle de 2022, c'est ma première. Bah oui. Oui.

Bah désolé. Voilà, je vais me faire engueuler mais c'est vrai et c'est un plaisir de vous retrouver en cette fin de semaine. C'est un plaisir de vous retrouver parce que moi je pour tout vous dire cette semaine je l'ai démarré avec Omicron et je l'ai continué avec Macron.

Je l'ai démarré avec Omicron. Voilà, pendant 2 ans, j'ai vitais j'ai réussi à passer entre les gouttes et pas pas choper le le Covid. Mais en fin de semaine dernière, donc j'ai euh attraper au micron.

Je vous dis que donc entre Omicron et Macron, je saurais pas vous dire lequel des deux est le plus néfaste. Donc bon, comme voilà tout le monde, toutes celles et ceux parmi vous qui qui ont attrapé le Covid, forcément, j'étais obligé d'être isolé. Et quand on est isolé, qu'est-ce qu'on fait ?

On regarde la télé. Dimanche, le meeting de Nant, je l'ai regardé à la télé qui était diffusé sur toutes les chaînes d'infos. J'imagine que je suis pas la seule qui ici a regardé le meeting de Nant.

Ah oui, ça fait du monde. C'était sympa hein. C'était bien.

On s'est régalé même si on avait pas les odeurs. On s'est régalé devant nos écrans. C'était super bien.

Et puis j'ai regardé la télé et j'ai regardé aussi, il y avait un documentaire qui s'appelait 5 ans et qui faisait le je sais plus quel soir c'était. Il y en a peut-être parmi vous qui l'ont vu aussi. Il me semble que c'était dimanche ou lundi soir et ça faisait le retour sur le quinquena Macron sur tout ce qui s'était passé en en 5 ans.

Et là c'est vrai qu'on s'aperçoit qu'on a souvent la tête dans le guidon, mais on s'aperçoit qu'il a été long ce quinquena qu'il s'en est passé des choses et que Macron il en a fait des dégâts. Il y a plein de choses que j'avais oublié. Cette NDI vous vous souvenez CBet NI ?

J'avou j' j'avais oublié. Vous vous souvenez là quand elle nous expliquait qu'on était incapable de mettre des masques et puis que de toute façon les masques ça servait à rien. C'est des choses que bon on n pas eu tort d'oublier mais qui nous paraissent tellement loin et surtout en revoyant le quinquena Macron.

Bastien parler de la dimension écologique, mais on s'aperçoit que tout ce qui s'est passé depuis 5 ans, ça conforte notre projet politique, nos idées, nos propositions et surtout notre légitimité et notre capacité à aujourd'hui renverser la table. Je vous disais que c'était ma première mon première ma première réunion publique pour cette campagne présidentielle, mais j'avais fait la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon en 2017 et j'ai le sentiment qu'aujourd'hui on a beaucoup plus de cartes en main pour gagner qu'on en avait il y a 5 ans sur l'urgence climatique, Bastien l'a bien décrit. Quand on a un glacier, comme il le décrivait de la taille de l'Irlande qui est en train de dériver, ça rend plus légitime que jamais nos propositions en matière de bifurcation écologique.

Quand on sort on sort, on l'espère d'une crise qui a montré à quel point on avait besoin des hôpitaux et que le service public, les services publics, c'était le patrimoine de ceux qui n'ont pas de patrimoine, et bien ça rend d'autant plus légitime un projet qui veut remettre le service public au cœur de nos vies. [Applaudissements] Quand on a connu avec le mouvement des gilets jaunes et je crois savoir qu'ici à Saint-Étienne, le mouvement des gilets jaunes était particulièrement dynamique et actif. Quand on a vu tous ces gens sur le rond-point réclamer un référendum d'initiative citoyenne, ça rend d'autant plus fort, d'autant plus pertinent, d'autant plus légitime notre proposition de passer à la 6e République par une assemblée constituante. [Applaudissements] et Antonio Gramchi qui disait que l'hégémonie culturelle est la mère de toutes les batailles politiques et que pour conquérir le pouvoir, il faut d'abord gagner la bataille culturelle.

Et je crois que cette bataille culturelle, on est en train de la gagner. Et qu'est-ce qui manque ? Qu'est-ce qui manque ?

Le programme, on l'a Hugo, tu l'as ramené, on a les propositions. Ce qui va être déterminant dans les jours qui nous séparent de la présidentielle, du premier tour de la présidentielle. Certes, ça va être de convaincre sur notre programme, André et Neila l'ont dit tout à l'heure en introduction, mais ça va être aussi de s'attaquer au plus gros de notre adversaire, au plus gros adversaire.

Notre adversaire le plus gros, c'est ni Emmanuel Macron, c'est ni Marine Le Pen, c'est ni Éric Zémour. Notre plus gros adversaire, c'est le sentiment de résignation. Et il y a donc cette semaine, j'étais en plinière à à Strasbourg une fois que j'étais négative euh au Covid et euh et donc un chauffeur de taxi, je sais alors quand je me suis dit que j'allais vous raconter cette anecdote, je dis c'est vrai enfin moi ça m'agace en fait à chaque fois quand j'entends les hommes ou les femmes politiques parler de leur chauffeur de taxi, de ce que leur a dit leur chauffeur de taxi ou le chauffeur Uber parce qu'on a l'impression que c'est le seul vrais gens qui rencontrent dans la journée.

Donc ils font référence mon chauffeur de taxi m'a dit ça. Mon chauffeur de taxi m'a dit ça comme si en fait en dehors du chauffeur de taxi il ils étaient juste dans l'entre soi. Donc je suis désolé mais du coup je dis parce qu'il se trouve que c'est le chau un chauffeur de taxi qui m'a dit ça cette semaine mais je suis consciente que je rentre à fond dans les clichés de la politicienne en disant ça ce que j'espère quand même voilà ne pas être.

Mais bref, il me dit en fait "Ah tiens, il y a Macron, c'était le jour où Macron venait faire son discours." Donc alors tout Strasbourg était complètement cadrié de police, dispositif de sécurité. Et il me dit "Ouais, il y a Macron là qui qui vient aujourd'hui et puis il me raconte, il me dit que de toute façon en gros il faut remettre la justice sociale au cœur." Il me en gros il me récite notre programme.

Il me récite notre programme. Je me dis "Ah mais il est convaincu, je dis "Vous allez voter pour qui vous à la présidentielle ?" dit "Oh, de toute façon, c'est tous les mêmes les politiciens.

De toute façon, moi je ne vais pas voter." C'est ce sentiment de résignation qu'il y a dans la tête des gens qui est le plus important de nos adversaires. Les gens ont beau être convaincus que on a raison et bien si on ne lève pas ce sentiment de résignation, si on ne fait pas ce déclic qui tout d'un coup fait comprendre aux citoyens, aux citoyennes que c'est pas seulement qu'on a raison mais c'est que on peut mettre en œuvre ce qu'on dit, c'est là qu'on gagnera.

Et ça m'a rappelé la méthode Alinski. Alors, Alinski, moi c'est Sol Alinski, c'est quelqu'un que j'ai découvert il y a quelques années. C'était une des découvertes intellectuelles qui vous bouleverse et qui bouleverse vos manière de faire et de et de militer.

Et il y a quelques années, on avait monté au sein de la France insoumise le le pôle auto-organisation. L'idée était d'importer les méthodes d'Alinski au sein d'un mouvement politique, ce qui jusque-là ne se faisait pas. Et en quoi ça consistait ?

En fait, que disait Alinski ? Malinski dit que on a beau avoir les meilleurs arguments du monde, donc si les gens sont pas convaincus qu'on peut changer les choses, ils vont pas nous rejoindre. Et pour qu'ils soient convaincus, il faut lever un truc dans le cerveau qui s'appelle la résignation et en fait accompagner les gens dans des petites des petits combats qui sont luttés contre le fait que les ordures par exemple sont pas ramassées assez régulièrement. des petites batailles comme ça font que une fois qu'il y a cette victoire, on se dit si j'ai réussi à obtenir cette victoire à 10 et ben si j'étais 100, qu'est-ce qui se passerait ?

Si j'étais 1000, si j'étais 100000 et c'est ce qui fait qu'on ouvre les on les on lève les barrières à l'engagement et on ouvre une porte en notre enre direction. Tout ça, ça passe par des petites victoires ou par des victoires plus grandes. Et là, je voudrais vous parler de Jérémy.

Jérémy, il est livreur de repas à domicile à Bordeaux. Il travaille pour Deliverou et Uberit. Généralement, les livreurs se connectent à plusieurs plateformes.

Et Jérémy, donc je l'ai rencontré il y a 2 ans, il était livreur et il était résigné. Il pensait qu'on pouvait pas changer les choses. Et Jérémy la semaine dernière, il m'appelle, il me dit "Tu as vu ces histoires avec le passé vasquinal là ?

Qu'est-ce qu'on fait ?" Il était chaud comme la braise. Il avait l'impression que lui avec ses petits bras, avec sa volonté et bien on allait pouvoir mettre un terme au passe vaccinal.

Qu'est-ce qui s'est passé entre-temps ? Ce qui s'est passé, c'est qu'on a obtenu une victoire à Bruxelles sur les travailleurs des plateformes numériques. On a obtenu une victoire alors qu'on avait tout contre nous.

On avait tout contre nous et on a eu un bras de fer qui s'est avéré à être victorieux. Une victoire qu'on a arraché alors que tout portait à croire qu'on y arriverait jamais. Je vous donne le contexte.

D'abord, le contexte c'est l'Union européenne. En faveur de faire avancer les droits sociaux, vous imaginez bien qu'on était mal barré. l'Union européenne, faire avancer les droits sociaux, le contexte était pas hyper favorable. faire avancer les droits sociaux tout courts.

De toute façon, là on est, comme vous pouvez le constater, plutôt ces dernières années dans une séquence où on défend nos acquis plutôt qu'une séquence où on crée de nouveaux droits et puis les personnes concernées par ces nouveaux droits étaient pas particulièrement bien placés pour avoir des victoires collectives. On parle donc de livreurs à deux roues, on parle de chauffeurs, de conducteurs de VTC qui sont des chauffeurs Uber. Chacun étant tout seul sur son véhicule, sur son vélo, sur son scooter, dans sa voiture, avec des contrats individuels, on était loin de l'image d'épinale du salarié qui avec ses 50 collègues autour de la chaîne de production, avec le même contrat de travail au sein de la même usine est en capacité de se mobiliser collectivement et de faire avancer ses droits où déjà on sait que même quand les conditions sont réunies, c'est difficile.

Donc là, en fait, tout portait à croire que ça allait être compliqué. On avait des plateformes numériqu il y a 2 ans. Donc quand elles apprennent qu'il va y avoir une loi sur les travailleurs des plateformes, ces plateformes, elles se sont dit tiens tiens tiens, c'est l'opportunité de légaliser notre délit.

Pour vous rappeler donc un petit point sur la situation sans être trop longue, vous avez eu l'apparition ces dernières années de plateformes numériques qui se présente comme des intermédiaires entre un travailleur indépendant et un client. En fait, le fait de se présenter comme des intermédiaires leur permet d'utiliser de façon frauduleuse le statut de travailleur indépendant, d'exercer un lien de subordination sur des gens, de les contrôler, de les sanctionner, de les diriger sans avoir à assumer la contrepartie d'un lien de subordination. qui est le droit du travail, la protection sociale parce que sur toute l'histoire du salariat, vous comment le contrat de travail s'est construit, c'est comment on construit petit à petit des contreparties au lien de subordination.

Ce qui fait que vous êtes pas un esclave, c'est que vous avez un contrat de travail, les horaires sont encadrés, il y a un temps de pause, un salaire minimum, des congés payés. Et bien là, ces plateformes numériques ont trouvé le moyen d'utiliser, d'avoir à la fois les avantages du statut d'indépendant, les avantages du statut de salarié. Pour le travailleur, c'est les inconvénients des deux et donc vous avez au final donc des des travailleurs précaires dont le confinement a mis en lumière l'extrême précarité des des conditions de travail.

Et donc à ce moment-là, il y a 2 ans, tous les juges d'Europe quand ils sont sollicités partout en Europe, les travailleurs vont les voir, les chauffeurs VTC vont les voir, disent "Mais je comprends pas, j'avais signé pour être travailleur indépendant et en fait je suis, pour reprendre leur terme, j'ai l'impression d'être dans le jeu Pokémon Go en fait où euh je suis le Pokémon d'Uber où en fait on me dirige avec l'algorithme. Je comprends pas pourquoi mon voisin il a pas les mêmes courses que moi. Est-ce que quand je refuse les petites courses, j'ai que des grosses courses ?

Est-ce que est-ce que quand je refuse les petites courses, ben on m'en donne que des petites parce qu'on se rend compte que c'est les petites qui me conviennent. Euh enfin voilà, tout ça de façon complètement opaque. Et quand les travailleurs vont voir les juges, le juge dit il y a arnaque, le statut d'indépendant est utilisé de façon frauduleuse.

Il faut une requalification de la relation qui unit le travailleur à la plateforme en contrat de travail. Et là donc les plateformes se disent tiens tiens tiens il y a un chantier qui s'ouvre à l'Union européenne et bien on va en profiter pour légaliser une situation dont les juges disent qu'elle est illégale. C'est un peu comme si vous braquez une banque.

Si vous et moi on braque une banque, qu'est-ce qui se passe ? on va en prison où on nous rappelle à la loi et ben les plateformes c'est comme si elles braquaient en Ouais, on va en prison plutôt mais mais on en nous rappelant à la loi, les plateformes elles braquent des banques et qu'est-ce qu'elles sont dites ? Elles sont dit "On va légaliser le braquage de banque." C'est ce qu'elles sont dit.

Elles ont l'habitude à Bruxelles, vous savez, c'est le royaume des lobbies. C'est pas un mythe, hein. Elles ont l'habitude d'écrire la loi elles-même.

Elle s'était dit que toutes les conditions étaient réunies pour légaliser ce qu'elles étaient en train de faire avec la création d'un statuter entre le statut d'indépendant et le statut de salarié qui permettrait de légaliser leur leur délit. Ça s'est pas passé comme ça. Ça s'est pas passé comme ça pour différentes raisons, mais surtout une raison principale.

Ça s'est pas passé comme ça parce qu'on a réussi à faire en sorte qu'il y ait une éruption de la parole des travailleurs et travailleuses ubérisé sur la scène bruxelloise et de mettre face à la Commission européenne qui avait l'habitude de rencontrer uniquement des lobby et donc qui leur qui écrivaient eux directement la loi ou alors d'agir sous influence des lobby et bien de les forcer à être sous influence d'un autre type de lobby, d'un lobby alternatif, d'un lobby populaire, le lobby des travailleurs des plateformes. et quand dernièrement encore dernière étape de la construction de ce lobby populaire, plus de 100 travailleurs de plateforme issus de 18 pays différents viennent mettre la pression sur le commissaire à l'emploi aux affaires sociales à Bruxelles. Je vous dis que le gars quand il est en train de rédiger son projet de directive, il se dit tiens, il y a pas que Hubert là, le patron d'Ubert qui me regarde, mais il y a des travailleurs qui m'attendent au tournant et je vais pas pouvoir écrire n'importe quoi.

Et c'est ce qui a donné la victoire du 9 décembre dernier. Et la Commission européenne la Commission européenne a proposé une directive qui impose une présomption de salariat aux travailleurs des plateformes numériques. Ce qui signifie concrètement que ces 4 millions de personnes au minimum 4 millions de travailleurs en Europe qui vont avoir droit au statut salarié, c'est-à-dire qu'elles vont avoir droit au congés payés, elles vont avoir droit au salaire minimum, elles vont avoir droit au congé maladie, au congés maternité.

Et ça c'est le résultat de 2 ans de bataille, de 2 ans de bras de fer et c'est le genre d'événement qui lève le sentiment de résignation. Je vous parlais de Jérémie, ce genre de chos alors que tout était fait pour queon n'y arrive pas, ça levé le sentiment de résignation et c'est une porte d'entrée aussi vers l'engagement et en notre direction. Et c'était un cette histoire là, j'envron c'était un bras de fer face à Macron.

Le bras de fer, il a été gagné face aux plateformes. Il a été gagné face à Macron. Parce que je vous dis que dans cette histoire depuis le début quand j'ai rencontré les lobbyistes de Hubert et de Liverou, ils parlent de Macron, ils ont des étoiles dans les yeux hein, c'est vraiment ils sont amoureux de d'Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron qui dès le début a vu que dans cette histoire, c'était pas juste pour emmerder les travailleurs des plateformes qui défendaient les intérêts d'Uber, mais c'est aussi parce qu'il a vu qu'il y avait là l'opportunité d'un cheval de 3 qui permettrait de casser tout le salariat, de détricoter tout le salariat. Si demain vous légalisez la possibilité pour un employeur d'avoir des gens sous ses ordres sans assumer la contrepartie du lien de subordination, moi je suis le patron de Carrefour ou de n'importe quelle entreprise. Pourquoi je m'embêterai à avoir des travailleurs avec un contrat de travail si je peux avoir des auto-entrepreneurs mais qui en fait sont subordonnés et qui font ce que je leur dise ?

Et Macron, il a clairement vu ça depuis le début et c'est pour ça qu'il a mis autant d'enthousiasme à à défendre les intérêts du beraire. Ce qui me permet donc de faire le lien avec la deuxème partie de ma semaine, la partie Macron parce que donc mardi matin avec le nouveau protocole, donc ça faisait 5 jours que j'étais isolé, j'ai fait un test antigénique qui était négatif et donc j'ai pu sauter dans un train pour Strasbourg pour rejoindre la plaignière et être à Strasbourg à temps. Après avoir été emmerdé par Omicron, j'avais envie de me faire emmerder par Macron.

Donc vous avez dû voir relayer le discours de Macron donc qui la France prend la présidence du Conseil de l'Union européenne qui est une présidence qui tourne qui d'entre les 27 pays membres de l'Union européenne. Là c'est le Tour de la France de janvier à juin. Il aurait très bien pu la décaler, sachant qu'il y a l'élection présidentielle au milieu, mais il a voulu la maintenir parce que il compte instrumentaliser cette présidence en se faisant passer pour le roi de l'Europe et il se dit que comme ça bon bah ça lui fait des arguments en plus pour être réélu.

Bon, un discours d'Emmanuel Macron qui me rappelait enfin qui a permis de montrer à tous les collègues des autres pays un peu un aperçu de l'arrogance de notre président de la République. Sur le fond, on a eu droit à docteur Jackill et Mrter Hide. C'est-à-dire qu'on a docteur Jaquil Macron en France et Mister Hid Macron en Europe qui fait l'inverse qui dit "On a un Emmanuel Macron qui nous explique à Strasbourg qui va mettre l'IVG dans la charte des droits fondamentaux alors même que la veille la veille il avait demandé à ses députés à à Strasbourg de voter pour la présidente du Parlement européen qui est une maltèse Roberta Metzola connue pour ses positions antiG.

On a sur le climat un Macron qui se présente comme le le le le chentre du climat alors que il a bataillé pour inclure le gaz et le nucléaire dans les énergies classées comme renouvelable dans la taxonomie européenne. Tout ça en s'alluant avec Victor Orbane. En parlant de Victor Orban, on l'a beaucoup entendu rabâcher.

État de droit, état de droit, état de droit, Emmanuel Macron. Alors que la France a été condamnée deux fois par la Cour européenne des droits de l'homme pendant les manifestations des a été pointé du doigt par la Cour européenne des droits de l'homme pendant les manifestations des gilets jaunes pour la répression des des forces de de police. Et donc sur le social sur le social pareil docteur Jackquil et Mrter Hide, je vous parlais des travailleurs des plateformes numériques.

Il va passer sa présidence à essayer de saboter la proposition de la Commission européenne pour vous voyez ces grands européistes hein. Il faut toujours respecter ce que dit la Commission européenne, mais quand ça va pas dans leur sens, par contre là, on n'est plus d'accord hein. On a Ellisabeth Borne qui nous explique en gros qu'elle va désobéir au cadre posé par la Commission européenne, qu'elle voudrait désobéir hein.

Donc en tout cas vivement qui dégage sur les travailleurs des plateformes. Il va clairement tout faire pour ralentir une des seules avancées sociales qui est proposée par l'Union européenne et qui a été arraché de haute luttes. Le salaire minimum européen.

Vous avez dû entendre que Macron défend le le salaire minimum européen pour avoir suivi les négociations de prêt en étant membre de la Commission emploi affair social au Parlement européen. Je peux vous dire que c'est du flanc. C'est du flanc total.

Son salaire minimum européen, c'est quelque chose qui est pas obligatoire. Donc c'est juste une recommandation. Et en plus, il y a aucun critère.

C'est-à-dire que ça peut être un salaire minimum à 10 % du salaire médian, 20 %, à 1 € de l'heure euh pour lui. Voilà, c'est un effet d'affichage. C'est juste un effet d'affichage histoire de rattraper toute la case sociale qu'il a monté pendant tout son quinquena.

Cette présidence française de l'Union européenne, elle doit durer normalement 6 mois, mais nous allons faire en sorte qu'elle dure 3 mois, pas plus. qu'on va le dégager. Et pour lutter contre la vague Macron, le vaccin, c'est le vote Mélenchon.

Il reste 78 jours. Il reste 78 jours. 78 jours pour convaincre.

Là, il y a besoin de tout le monde, il y a besoin de toutes et tous. Juste pour rappel la dernière campagne présidentielle, il manquait sep voies par bureau de vote pour qu'on soit au 2e tour. Donc là, on a besoin vraiment de tous et de toutes pour combattre la résignation et pour porter l'Union populaire au pouvoir. [Applaudissements] Et maintenant, je passe la parole à Hugo Bernalis.

Alors, je sais, on m'a dit aujourd'hui en fait que c'est lui que vous aviez commandé. Je crois que c'est Nicolas qui me disait ça. En fait, il y a sur l'application l'Union populaire, vous pouvez Ouais, c'est ça comme un Uber.

Mais ouais, on peut commander son député paraît-il. Et en fait, Nicolas me dit en fait à la base, oui, c'est Hugo qu'on voulait. On a commandé Hugo ou c'est Nea qui me disait ça ?

Ouais, on a commandé Hugo et bon, on se retrouve avec trois députés. Bon, d'accord. Donc voilà, celui que vous attendiez, celui que vous avez commandé, Hugo Bernalissier. [Applaudissements] Merci.

Merci. Il est là. Ouais, je suis en service commandé comme dirait l'autre.

Alors, ça fait plaisir d'être là. Euh en meeting, moi j'ai j'ai commencé les meetings il y a un petit bout de temps déjà. Déjà en juillet, on avait commencé à faire quelques réunions publiques ici ou là dans le pays et et en fait ça me manquait parce que c'est mon premier meeting pour la campagne de 2022 année civile, je veux dire.

Voilà parce que je m'étais dit que j'en ferai peut-être les deux premières semaines de de janvier. Euh et puis j'étais un peu retenu étais un peu retenu à l'Assemblée nationale, ça vous aura pas échappé par un texte. D'ailleurs, ils m'ont retenu, ils m'ont même attrapé dès le 29 décembre pour qu'on revienne pendant que l'autre il était à Ibiza, pop quoi.

Voilà. Euh moi j'étais pas Ibiza. Euh j'étais à commission des lois de l'Assemblée nationale et on a fini à 1h40 du matin pas sur le dance évidemment puisque c'était le l'examen en commission du tex sur le passe vaccinale.

Alors je vais vous parler de ça ce soir mais avant je voulais dire un petit truc parce qu'on va parler un peu droit et pas trop de travers. Je vais je vais vous dire une petite chose sur ce qu'a dit lesin. Elle a parlé de l'IVG, l'inscription dans la charte des droits fondamentaux.

Et c'est pas la seule arnaque le fait d'avoir voté par pour la la présidente là qui est antiG. Il y a une arnaque même dans la proposition en tant que telle. Moi, j'ai j'ai rien capté et j'ai un de mes attachés parlementaires dans mon équipe.

Il se trouve qu'il est un master en droit public et qu'il a fait sa thèse sur la relation entre la CEDH, la Cour européenne des droits de l'homme et la CJUE et notamment sur le sur le plan des droits fondamentaux. Et en fait quand il inscrit quelque chose dans la charte des droits fondamentaux, la charte des droits fondamentaux, elle est avec les traités européens et elle dépend de la Cour de justice de l'Union européenne. Alors que ce qu'il faudrait renforcer, ce n'est pas ça, mais c'est bien les textes de référence sur lesquels se réfèrent la la convention la Cour européenne, pardon, des droits de l'homme.

C'est là où se passe la jurisprudence en matière de droits de l'homme et qui s'impose aux différents pays. Donc le mec gratis, il dit qu'il va mettre l'IVG là-dedans alors qu'il en fait il met un coup de canif à la Cour européenne des droits de l'homme au passage. Vous vous rendez compte à quel point de cynisme il en sont même quand on creuse, même quand on gratte même ça c'est pas une avancée en soi et en tant que telle.

Je voulais faire cette petite précision juridique parce que ça tenait à cœur à la fois de mon attaché parlementaire et et de vous faire ces explications ces explications-l. Bon alors je vous allez avoir le plaisir de de partager avec moi le commentaire de la fameuse décision du Conseil constitutionnel daté de ce jour donc du 21 janvier non pas 1793 évidemment vous l'aurez compris mais 2021 22 OK je vais y arriver je suis resté bloqué en 2021 ou j'ai l'impression que ça s'est pas arrêté qu'est-ce que vous voulez que je vous dise moi ça s'est pas arrêté en vrai c'est pas juste une impression juste sur sur la sur la forme déjà sur la forme, je vous fais refais un peu la chronologie. On est au mois de de décembre, début décembre, ils apprennent qu'il y a un variant au micron qui circule.

Il y a les alertes qui sont remontées à l'Organisation mondiale de la santé par l'Afrique du Sud en disant bon voilà, il y a une nouvelle nouvelle forme du virus et il est il est très se transmissible transmissible. Il se transmet très facilement. On pense qu'il est moins sévère mais on en sait rien.

Ça c'est en train de de se propager mais voilà où on en est. Et ils nous ont dit à l'Assemblée nationale c'est le rapporteur Jean-Pierre Pont. Oui, vous l'aviez pas remarqué qu'il y avait un rapporteur qui s'appelait Jean-Pierre Pont, je sais mais moi je l'ai vu.

Et il nous dit dans l'hémicycle nous avons été extrêmement réactifs 6 semaines après seulement. Nous voilà en train de proposer le passe vaccinal. Ils auraient pu s'en passer hein, on est d'accord.

Mais alors parce que nous on leur disait "Mais attendez, vous vous réveillez quand là ? Vous réveillez 6 semaines trop tard ?" Et pourquoi on dit ça en fait ?

Parce que en réalité ils ont pris des décisions tout de suite dans la foulée après avoir appris qu'il y avait le variant au micro. Pas comme s'il s'était rien passé. On avait attendu et paf, le texte sur le passe vaccinal.

Souvenez-vous qu'il y a eu un merci, j'ai entendu. Voilà. Bah évidemment, un conseil de défense, ça commence toujours par un conseil de défense.

Vous devriez quand même être au courant depuis le temps. D'abord, c'est un conseil de défense qui, je rappelle, n'est pas compétent en théorie en matière sanitaire, mais se réunit. J'en profite au passage pour vous dire qu'avec Jean-Luc Mélenchon, président de la République et un gouvernement insoumis, nous a, il l'a dit, c'est peut-être passer inaperçu ici ou là, mais que nous nous déclassifierons les documents de ce conseil de défense qui ont trait à la gestion sanitaire. car une pandémie, ça se gère démocratiquement, collectivement ensemble et c'est à cette condition que l'on peut lutter efficacement et queon peut avoir une acceptation des décisions qui sont prises parce qu'elles sont démocratiques, parce qu'elles sont transparentes, parce qu'elles sont prises ensemble.

Et tout ça a était une farce depuis le début. On dit "Vous avez voté 12 textes à l'Assemblée nationale, de quoi vous plaigniez Oui, mais c'était 12 mascarades quand même. Donc effectivement, ça fait beaucoup hein, beaucoup de mascarades.

Euh et donc le 6 décembre, un conseil de défense. Je m'en souviens parce que le 7 décembre, j'ai posé une question au gouvernement parce que la la grande décision de ce conseil de défense pour lutter contre le variant au micron, vous vous souvenez peut-être ? Vous en souvenez vous ?

Jean-Michel, il s'en souvient. Et oui, parce que c'était la fermeture des boîtes de nuit. Voyezù je voulais en venir hein.

Donc on a décidé de fermer les boîtes de nuit alors même que nous avions le pass sanitaire en vigueur. Passe sanitaire qui était appliqué dans les premiers lieux dans lesquels c'était appliqué, c'était précisément les boîtes de nuit et les événements de grande de grande ampleur 5000 puis après 1000 et c'était les boîtes de nuit. Donc il savaient qu'il y avait le variant au micron.

Ils savaient qu'il allait pouvoir se transmettre, mais c'était la première étape pour eux. Et puis ils ont senti venir un truc, c'est que il y a eu des positions qui ont bougé euh sur les chéquiers politiques. Ils ont bien vu que chez les Républicains et au Parti socialistes, bon euh la vigueur de la lutte contre la passe sanitaire, c'était un peu étiolé.

Tout le monde était fini par dire "Oui, bon finalement c'est pas si mal." Et avéré à la thèse, la fiction selon laquelle le pass sanitaire, c'était ça qui avait permis d'avoir un haut niveau de vaccination. Alors même que nous avons des points de comparaison en Europe chez des voisins qui ont mis le pass sanitaire soit plus tard soit l'ont pas mis et qui ont un taux de vaccination au moins aussi élevé que nous.

Toute chose étant égale par ailleurs, ce n'est pas il y a pas de corrélation entre les deux. D'ailleurs, ils savent qu'il y a pas de corrélation entre les deux puisque la KNIL les a interrogé à quatre reprises, au moins à quatre reprises, pour qu'ils fassent la démonstration sur l'efficacité, l'utilité du pass sanitaire et ils n'ont jamais réussi à faire cette démonstration et pour cause ce n'en est pas une. Et même, c'était monsieur Delfressi qui avait été entendu par la commission commune assemblée nationale et Sénat.

C'est le l'office nanana euh sur la recherche, je sais pas quoi, c'est un noir à longe. Et il avait dit lui-même non mais le pass sanitaire ne protège absolument pas hein. C'est le fait d'être vacciné qui peut protéger des formes graves, mais le pass sanitaire en lui-même protège de rien du tout quoi.

Donc ils nous disent le 6 décembre, on ferme les boîtes de nuit qui sont pourtant soumises au pass sanitaire parce que on serait pas protégé parce que le variant au micro arrive et surtout en fait là où l'hôpital public est en tension, ce n'est pas à cause de la vague au micron. Qu'est-ce qui se passe mi-novvembre, fin novembre et début décembre ? C'est la vague delta, c'est le variant delta.

Et on était censé se protéger du variant delta grâce à quoi ? Vous avez suivi les étapes ? au pass sanitaire, ils nous ont fait gober et avaler en juillet.

Donc il pourrait à tout le moins se dire que ils sont plantés quoi. Al bon à la limite on leur en veut pas. C'est pas si facile que ça de gérer.

Non si on leur en veut, pardon. Bon ok, on leur en veut. Mais imaginons qu'on leur envoie pas.

Il pourrait au moins reconnaître que c'était pas le bon le bon outil, la bonne méthode et que tout misait sur le vaccin ben n'arrivait pas n'aboutissait pas à leur conclusion. Mais non, il faut qu'il s'entête. Et ils ont bien vu que d'un coup les Républicains pris dans tout ça, les socialistes pris dans tout ça finissent par adhérer à l'idée qu'il faudrait peut-être une vaccination obligatoire se disant eux-mêmes que le vaccin est la seule solution et la solution principale pour tout ça.

Et je pense qu'il s'est dit plusieurs choses d'un coup Emmanuel Macron s'est dit "Bon, j'ai un petit souci quand même. Euh bon, il y a les insoumis qui vont m'embêter au niveau européen." Ça c'est vrai.

Il avait pas encore bien maintenant il comprend. Mais il avait surtout un problème du pouvoir d'achat. comme ça qui dit "J'aime pas trop le terme mais on va dire que c'est le terme médiatique qui est utilisé.

En tout cas des gens qui galèrent à payer leurs factures à la fin du mois de plus en plus et dans plus en plus de domaines parce que le prix de l'électricité explose. Et quand le prix de l'électricité explose, c'est pas juste pour vous particulier, c'est aussi tout un tas de produits dont le prix augmente, notamment tout ce qui dépend d'une industrie électrointensive. Il y a besoin d'électricité pour fonctionner.

Et puis c'est aussi le prix du gaz qui augmente. Et puis c'est aussi le prix du carburant qui augmente et puis maintenant c'est les fruits et légumes qui augmentent. C'est un peu des sujets chiants pour un président de la République qui se revendique comme étant le président du pouvoir d'achat hein quand même.

Ça ça commença à être un peu embêtant je trouve. Il y en a un avant qui avait fait ça. Il s'appelait Nicolas Nicolas ah ça me Non, je vous ferai pas une imitation.

Nicolas SarkoZi et à la fin il a perdu hein si vous vous souvenez bien après ça. Oui, vous en souvenez. Donc donc il se dit "Allez, si je leur mets un passe vaccinal entre les pattes, je vais faire d'une pierre trois coups.

Je vais assécher les républicains et les socialistes qui n'auront plus rien à dire. Sauf à dire bah oui, on est plutôt compte mais en fait d'accord un petit peu et cetera ce qui s'est passé. Vous avez vu les votes complètement explosés dans leur groupes parlementaires euh respectif et puis euh euh il s'est dit au moins on parlera que de ça.

Et d'ailleurs ça a pas loupé du temps en passant. C'est vrai. Et nous-même on était à fond dans la bataille mais bon il fallait bien la mener.

Euh donc il a fié d'une pierre d'une pierre trois coups. Et le troisième coup quel est-il ? C'est l'interview.

L'interview qui tombe là en plein milieu où il dit qu'il emmerde les non vaccinés. En fait il emmerde les Français tout entiers. On le sait, on a vu parce que d'ailleurs qui va être confronté au contrôle permanent de montrer le QR code, la pièce d'identité et cetera, c'est même pas les non vaccinés puisque ils savent qu'ils ont ils pourront pas y aller.

C'est bien ceux qui sont vaccinés qu'on va emmerder matin, midi et soir. Et ceux qui sont non vaccinés, on les emmerde par ailleurs parce qu'ils sont exclus définitivement de la vie sociale. Déparia.

D'ailleurs, il va jusqu'au bout de l'explication en expliquant qu' ce sont des des noncitoyens, une déchéance de nationalité de citoyenneté, pardon, j'ai fait un lapsus qui qui leur est imposé. Ce qui permet de dire que finalement si l'hôpital public est surchargé, s'il y a des tensions, c'est pas parce que le passe sanitaire n'a pas fonctionné vis-à-vis du variant delta. Non non, c'est pas parce qu'ils ont supprimé 5000 lit d'hôpitaux pendant la pandémie dont 500 en réanimation.

Non non, c'est pas parce que ils ont toujours pas mis de purificateur d'air. Non, c'est pas ça. C'est pas non plus parce qu'il y a toujours pas de masque FFP2 produit en masse et gratuit dans le pays.

Non, c'est pas ça non plus. C'est pas non plus parce qu'il y a pas des tests gratuits pour toutes et tous. C'est pas parce qu'ils auraient pas nationalisé Sanofi ou pas lever euh les brevets sur les vaccins, fait la transparence sur les prix aussi des vaccins en tant que tel.

Non, c'est pas à cause de tout ça, c'est uniquement à cause des euh 8 ou 9 % de personnes non vaccinées. Voilà, c'est ça la démonstration et le coup de force politique, le triple coup de force politique fait par Emmanuel Macron. Là-dessus, dès le 29 décembre, on sait que c'est un coût politique et que ce n'est pas du tout pour gérer la pandémie, ni pour gérer la vague au micron.

D'ailleurs, dès le départ, vous pour ceux qui m'ont suivi en commission des lois, on l'a dit, votre calendrier du 15 janvier n'est pas tenable. n'est pas tenable parce qu'après le 29, il y a le 30. Après le 30, il y a le 31.

Après, c'est le premier, il faut bon là, il faut dessouler un petit peu. Après, on reprendait le le lundi 3. Entre deux, il y avait l'interview d'Olivier Verrand dans le JDD pour ceux qui avaient suivi toutes les étapes ou même lui, il y croyait déjà plus.

Il nous a expliqué non mais en fait c'est la dernière vague hein, avoir l'immunité collective. Alors, on se demandait pourquoi on discutait à l'Assemblée nationale. C'est bien étrange tout ça.

Euh mais bon, on a discuté. Alors, le lundi, nous on s'est dit euh on va on va examiner le texte. Alors, on va s'opposer, on a fait nos amendements de suppression et puis arrive minuit et donc à minuit normalement la séance s'arrête pour qu'on prenne le lendemain.

Alors comme d'hab, ce qu'ils font c'est qu'ils nous mettent à l'agenda en disant ils nous mettent le texte à l'agenda que le lundi. Ils mettent d'autres textes le mardi, le mercredi, le jeudi, le vendredi. On a dit "Bien attendez, on fait quoi après-midi ?

On va alors du coup il provoque un vote et là sous l'influence de Jean-Michel Blanquer encore une fois lui toujours, évidemment il y en a une vingtaine qui reste coincé à la buvette mais pas moi pour le coup hein. Je sais que vous savez que moi je sais hein mais j'y étais pas. J'étais dans l'hémicycle en train de lever le bras et ils ont appelé ça le coup du rideau.

Mais non, ils sont juste naz quoi. Je veux dire, ils étaient juste pas assez nombreux c'est tout. Fin d'histoire.

Tout le monde était là, euh les gens suivaient les débats. Arrêtez de rigoler, c'est non si vous pouvez. Et donc ils se font mettre en minorité.

On arrive le mardi. Alors là, les arguments du mardi, scandale, vous voulez faire durer les débats. Pendant ce temps, les soignants eux à l'hôpital, ils font un ils font ils travaillent toute la nuit, il y a ceux qui meurent, vous y pensez pas.

Bon, grosse pression quoi. Et alors, on s'est dit "Attendez parce que normalement le texte s'applique le 15 janvier au plus tôt et là on n'est pas le 15 janvier." Donc de toute façon, les gens qui sont là en réanimation et cetera, ça aurait rien changé avec votre passe vaccinale puisqu'on est toujours pas le 15 janvier.

Enfin, après c'est peut-être con ce que je vous raconte hein, mais fait forcément des très très grandes études, mais je crois que le 15 le 3 janvier, c'est pas le 15, ni le 4, ni le 5, ni le 6, ni le enfin voilà. Donc à la limite, on peut nous attribuer la responsabilité de ceux qui sont en réanimation depuis le 15 janvier éventuellement. Il se trouve que les chiffres baissent et c'est embêtant.

Pénible ce virus he quand même. Vraiment, ils ont pas de bol ce gouvernement. Donc ça c'est pour vous refaire un peu les différents épisodes.

Alors là où on était sûr et certain que tout ça n'était juste qu'un gros vulgaire montage politique pour remplir les trois conditions que je vous ai énoncé, c'est la commission mix paritaire. Alors, une commission mixe par terre pour tout le monde. Je vais vous dire ce que c'est en théorie puis je vais vous raconter ce que c'est en vrai.

Donc en théorie dans la procédure accélérée, ce qui est le cas de 98 % des textes de loi à l'Assemblée nationale, c'est le moment où parce qu'on n pas voté la même chose à l'Assemblée et au Sénat, on réunit dans une même pièce des députés et des sénateurs qui doivent refléter le les courants politiques, c'est leurs assemblées respectives mais en plus petit. Alors nous, on a tout le temps une place de suppléant. On peut être là pour regarder ce qui se passe.

On n pas le droit de vote, mais voilà, c'est à peu près ça ce qui se passe en vrai dans le grand hémicycle, hein. Bon, on peut quand même voter mais bon, ils s'en fiche un peu. Et donc ils sont censés discuter le bout de gras entre guillemets pour faire coïncider les deux versions disant "Bon, vous avez voté ça, nous avez voté ça, est-ce qu'on peut se mettre d'accord sur des compromis quoi ?

Et s'il y a un compromis, on tape dans la main, ils doivent faire revoter ça à l'Assemblée en vote en tant que tel conforme mais pareil au Sénat et puis hop, c'est bon, c'est appliqué. Ça fait gagner du temps à tout le monde au gouvernement. En gros, concrètement, vu que les majorités sont majoritaires, OK, c'est une merveilleuse totologie, mais les députés et les REM en gros se mettent d'accord avec les sénateurs, les républicains.

C'est ça une CMP, hein. Car les autres, bon, on est là pour pour faire joli, même ceux qui ont le droit de vote, hein. Et alors vous, je suis sûr que vous croyez que c'est une réunion où on est autour de table et puis vont dire "Bon, article 1, on vous propose cette version, qu'est-ce que vous en pensez ?" Ah bah non, on va modifier un peu la linéa, on va récrer comme ça, ça vous va ?

Non, on va plutôt Non. Alors, c'est pas du tout comme ça que ça se passe. Donc, d'abord ils se réunissent, il parlent.

Donc, il a demande de prise de parole. Donc là, vous avez les sénateurs. Donc là, vous dites "J'ai retiré ma montre." Mais oui, parce qu'il parlent lentement les sénateurs.

C'est vraiment un truc, c'est pas c'est pas un mythe. Je vous jure, c'est pas un myth. Donc il parle lentement, il parle bien mais lentement.

Et après des députés parlent de la majorité. Euh donc, ils se font des amabilités. Voilà ce que nous nous avons fait au Sénat.

Voilà ce que nous avons fait à l'Assemblée et puis ils suspendent la séance et là ils vont dans les couloirs dans des salles, dans des coins pour discuter. Alors toi l'article 1, tu verrais ça comment ? Ah oui d'accord.

OK. Ouais. Non ça attends bouge pas.

J'appelle le ministre. Allô Olivier ve ça non c'est pas possible. OK.

Et donc ils font ça ça dure 4h. Moi pendant ce temps en plus je suis coincé c'est le jour de notre niche parlementaire. celle où Bastien parce qu'il est trop modeste pour le dire a a réussi à faire voter la proposition de loi pour la réhabilitation des fusillers par l'exemple de la Première Guerre mondiale.

Vous pouvez l'applaudir. On a même fait passer deux textes ce jour-là. C'est quand même c'est un jour un peu bizarre.

On a fait voter deux textes notamment sur la la reconnaissance de l'endométrieuse comme affection de longue durée voté par Clémentine. Ça sent peut-être la victoire en fait hein. C'est quand même.

Et alors il suspendent mais en fait c'est pas comme en séance où vous savez il y a il y a la télé, il y a la cloche qui sonne quand ça reprend. Enfin vous avez peut-être pas trop conscience de la cloche mais nous il y a une cloche qui sonne là. Non en fait si je m'en vais de la salle et qu'il reprennent il y a personne qui va me prévenir en fait.

Donc donc je suis coincé là quand il y a des votes sur les textes sur notre niche, bah je cours, j'appuie sur le bouton en courant en espérant qu'ils aient pas repris que j'ai pas raté un truc entre les deux. Non c'est vrai hein. C'est parce que c'est la gueule dans les couloirs en plus.

Et et puis au bout de 4 heur il se il se ils se rémunissent et là il se passe un truc de dingue. Donc tout le monde s'assoit euh il y a les les députés et les remes sont là. Alors je les vois pianoter sur leur smartphone et tout.

Il y a un truc il y a un truc qui est louche parce que ils avaient appelé les administrateurs des assemblées donc les les fonctionnaires de l'Assemblée nationale qui avaient imprimé des des versions ce que appelle les versions des textes des amendements. Ils avaient déjà tout prévu pour potentiellement s'entendre. Enfin c'est ça que ça veut dire.

Ou sinon on fait enf on bosse pas pour rien en théorie hein. Si on n'est pas d'accord ça s'arrête la commission passe autre chose. C'est bon.

Et alors, ils font ça et et puis d'un coup les sénateurs arrivent, ils ont même pas le temps de s'asseoir que la présidente de la commission des lois Elbron Pivé, vous savez, celle qui sacrifie les commissions d'enquête Benala par exemple ou genre de truc grande démocrate dans l'âme qui s'est fait censurer aussi deux textes au conseil constitutionnel. Enfin bref, voilà, on n pas des rapports très cordiaux hein, vous aurez compris. Et donc elle prend la parole et elle dit "Mes chers collègues, il y a un gros problème.

Il vient d'y avoir un tweet. Je vous jure que j'ai eu envie de rigoler. Je crois que j'ai rigolé en fait.

Oh là là ! C'est quoi cette phrase ? Il y a eu un tweet.

Mais arrêtez de rigoler. C'est c'est la vérité ce que je vous raconte. et dit il y a eu il y a un sénateur qui a fait un tweet affirmant que notre commission allait aboutir à un accord.

Or nous n'avons pas encore dit que nous étions d'accord. C'est un scandale, nous partons. Ils se lèvent et ils s'en vont.

Et je vous jure, il y avait François Noël Buffet qui est le président de la commission des lois au Sénat, son homologue qui est là qui dit "Bah oui, mais moi je copréside, on va on va on va bah on on continue. Enfin, on revient, qu'est-ce qu'on fait ? On suspend 30 minutes et on revient." Mais moi j'étais on revient après.

Qu'est-ce que ça fait 4 heur ? Mais bon, moi je Non non, on s'en va. Ils s'en vont, ils vont aux quatre colonnes.

Donc c'est la salle où il y a tous les journalistes pour dire "Il n'y a pas eu d'accord car il y a eu un tweet. 3 jours de plus he ça veut dire concrètement parce que moi je sais ce que ça veut dire. Ça veut dire qu'on réunit la commission des lois le soir même.

Donc là il est 18h desbettin. À 22h il convoque la commission des lois 4h pour redéposer des amendements. On est content.

C'est en même temps, c'est notre niche toujours. On est toujours sur notre niche parlementaire. Et le lendemain, on reprend le texte le vendredi à 15h.

C'était prévu à 15h. Ils auraient pu nous réunir à 9h le matin mais même ça pour eux bon. Et puis ensuite c'est au Sénat le samedi et on a revoté en lecture définitive le dimanche 3 jours de plus.

Mais là il l'a ramené un peu moins sur les arguments de oui, vous faites durer le débat les soignants, il y a des gens qui meurent. Forcément c'est eux qui avaient fait durer le truc. Donc là j'ai j'ai suitude qu'on vraiment on se moquait de nous.

C'était là pour nous emmerder quoi. Voilà, on était vraiment dans le présidentialisme aigu. Des emmerdes, des emmerdes, des emmerdes jusqu'au bout.

Alors du coup nous on a on a on a vu un peu dans les couloirs et tout enfin surtout moi pour avoir 60 députés pour saisir le conseil constitutionnel. On saisit le conseil constitutionnel. Oui, c'était compliqué d'avoir les 60 députés.

Oui, ça été particulièrement compliqué avec le Parti socialiste et leurs députés puisqu'il y en a que deux leurs groupe qui ont qui ont signé qui ne sont pas membres du Parti socialiste. Je veux les remercier. C'est Régistanico et Jérôme Lambert qui ont eu le courage de ne pas suivre les consignes de leur groupe politique pour nous permettre d'attendre les 60 signataires.

Il y a aussi un député DLR, Xavier Breton, sep députés 6 députés de l'UDI 7 députés de l'UDI pardon, 13 députés de liberté et territoire. Enfin, c'est pas un truc d'insoumis quoi. Je on est que 17 sur les 60, c'est pas compliqué quand même.

Mais non, pour les socialistes, c'était trop compliqué. Alors, je comprends pas. On a pourtant saisi le Conseil constitutionnel sur le passe sanitaire en juillet dernier.

Ça leur a pas posé de problème. Mais là, le truc est pire, ils peuvent pas signer. Alors, ils se sont pris les pieds dans le tapis dans un machin.

Je peux le dire maintenant publiquement puisque la décision est tombée et je vais y venir et après je vais arrêter de parler parce qu'il y a quand même un match. Oui, voilà. pas lutter ça.

Autant le conseil constitutionnel c'est un autre porté mais alors là le match rien faire. Vous savez on peut faire des contributions extérieures quand le conseil constitutionnel est saisi. Que les associations, les syndicats, les particuliers peuvent envoyer un texte qui s'appelle une contribution extérieure ou porte étroite dans le jargon.

Et vous irez voir sur le site du Conseil constitutionnel, il y a une petite bizarrie. Il y a deux contributions extérieures signées par des députés. socialiste de l'Assemblée nationale avec deux textes différents demandant de censurer le le le pass vaccinal pour deux motifs différents avec deux listes de signataires différentes.

Voilà, vous irez voir par curiosité les petites listes qui sont là, ça vous dit l'état dans lequel il se trouve et pourquoi Macron a fait ça aussi. Pourquoi il eu raison en quelque sorte de le faire pour les fracturer et que ça a bien fonctionné. Alors, on fait cette saisine et puis là, bon déjà, il y a une mauvaise nouvelle qui tombe.

Ils nous disent "Monsieur le député, on va pas vous recevoir." Alors, pour le coup, toutes les fois précédentes, à chaque fois que je l'ai demandé, on a été reçu en délégation et c'était le cas pour le pas sanitaire. Vous vous souvenez peut-être, j'avais fait un live devant le conseil constite pour avant et après pour débriefer, on était allé en délégation euh alors même que pour le passe sanitaire, il y avait eu la procédure d'urgence qui avait été actionnée.

La procédure d'urgence, c'est le conseil constitutionnel n'a pas un mois pour se prononcer, il a 8 jours. Et le conseil constite avait dit à l'époque, on prendra nos 8 jours. Ils avaient annoncé dès le départ, nous rendrons la décision le 5 août. qui fait que le texte enfin le le pass sanitaire s'est appliqué que à partir du 5 août à contrarieux des désidérat du monarque qui nous avait annoncé la date, je sais plus 25 juillet je crois un truc comme ça, il s'était avancé encore une fois conseil de défense, passage télé, bon patatra, les insoumis et hop, il a pris 10 jours dans la vue.

Euh là, il a pris un peu moins de jours dans la vue puisqu'ils en essay on ne vous recevra pas et on ne se réunit on prendra notre décision le vendredi, dimanche vendredi 5 jours. Ils ont pas pris leurs 8 jours qui pouvaient leur les amener à début de semaine suivante. Là, je me suis dit soit ils sont sûrs de leur coup, ils savent qu'ils vont censurer des trucs, bonne nouvelle.

Soit ils sont sûr de leur coût, ils en ont rien à faire. Vous savez quelle est la l'issue de de cette histoire puisque maintenant nous avons la décision. On avait même le gouvernement qui annonçait des dates d'application dès le jeudi.

Le dimanche soir et le lundi, il y avait des articles pour dire que ça s'appliquerait le jeudi. Finalement, c'est le vendredi. Et vous avez un Jean Castex.

Hier se paye le luxe de faire des annonces alors même que la décision du Conseil constitutionnel n'est pas tombé. Je vous rappelle que pour un tweet, ils ont coup d'état, scandale, un sénateur des républicains, grave entorse à nos institutions. Et là, quand il s'agit de de rouler sur le Conseil constitutionnel, pas de difficulté.

Bon, il faut dire que le Conseil constitutionnel visiblement été d'accord se faire rouler dessus hein qui vient le préciser à le noter quand même dans cette équation. Pas d'audition 5 jours, les annonces de Castex avant Libération qui sort l'information environ 15 à 20 minutes avant la publication officiellement sur le site du Conseil constitutionnel. Bon, je sais pas quelle conclusion il faut en tirer.

Enfin, si je sais. Il faut voter Jean-Luc Mélenchon le 10 avril et le 24 avril prochain pour passer à la 6e République parce que dans le débat sur la 6e République, nous pourrons revoir de font en comble les institutions, y compris ce fonctionnement. Vous ne le savez peut-être pas, mais le Conseil constitutionnel est l'organe suprême qui a le plus faible nombre de moyens d'agents qui travaillent de tous les pays d'Europe alors qu'ils n'ont pas que nos saisésines.

Il y a aussi des questions prioritaires de constitutionnalité. Il y a du boulot attention ça chame pas. Alors, j'en viens en finissant sur la décision.

Le le Conseil constitutionnel dit que le texte, il disent pas ça, ils disent le législateur, ça commence comme ça les phrases, comme si c'était de notre faute, enfin pas de la mienne en tout cas. Ils auraient pu dire LREM a ainsi plutôt que ce serait plus simple. Il a ainsi poursuivi donc le législateur l'objectif de valeur constitutionnelle de protection de la santé.

C'est l'argument massu. Il y a un objectif à valeur constitutionnelle qui a été décliné de la jurisprudence des différentes questionnement du conseil de protection de la santé. Jusqu'à présent, il le mettait en balance avec d'autres objectifs à valeur constituelle ou grand principes de la République, des libertés fondamentales, la liberté d'aller et venir, la vie privée, la liberté politique de se réunir et cetera et cetera.

Et c'est ce qu'ils avaient fait sur le texte sur le pass sanitaire. Quand ils ont rendu leur décision, ils ont dit "On a fait la balance entre les deux et comme vous pouvez faire un test de dépistage, comme vous pouvez soit vous vacciner, comme il y a les certificats de rétablissement, bon finalement la balance ça va, c'est constitutionnel." n'était pas d'accord avec ça, mais au moins ils avaient une analyse juridique.

Euh voilà, il y avait une analyse juridique et en réalité là avec tout ce définitivement l'objectif euh de valeur constitutionnelle de protection de la santé surplombe tous les autres. C'est inquiétant, c'est problématique. Je ne comprends pas cette décision, même en droit, je veux dire, je la comprends pas.

Et je la comprends tellement pas que plus loin sur le le passe vaccinal en tant que tel, je vous lis la phrase parce que déjà si vous arrivez à la comprendre entre le début et la fin, vous me direz. Il n'appartient pas au Conseil constitutionnel. Il avait déjà dit ça sur les autres décisions, mais je vais vous dire pourquoi c'est problématique.

Il n'appartient pas au Conseil constitutionnel qui ne dispose pas d'un pouvoir général d'appréciation et de décision de même nature que celui du Parlement. de remettre en cause l'appréciation par le législateur de ce risque, ni de rechercher si l'objectif de protection de la santé aurait pu être atteint par d'autres voies dès lors que comme c'est le cas en l'espèce, ni cette appréciation ni les modalités retenues par la loi qui impose de mettre fin aux mesures qu'elle permet dès qu'elles ne sont plus nécessaires ne sont pas en l'état des connaissances manifestement inadéquates au regard de l'objectif poursuivi et la situation présente. C'est pas de moi.

N'applaudissez pas. N'applaudissez pas. C'est pas de moi.

En gros, je traduis. Ils disent "Oui, quand vous nous dites qu'on aurait pu faire des purificateurs des FFP2, la société de roulement, lever les brevets, c'est très intéressant mais c'est pas notre sujet euh ça revient au Parlement, c'est pas notre office." Sauf que plus haut dans le texte, dans leur considérant et les raisons pour lesquelles il ils décident que le passe vaccinal est bien constitutionnel, ils opèrent une vérification sur la nécessité et la proportionnalité.

Et ils disent eux-mêmes en préambule que c'est au vu des données sanitaires et des éléments que du conseil scientifique et de la propagation de l'épidémie et de sa dangerosité et des connaissances qu'on a en l'état actuel sur le vaccin qu'il valide tout le reste. Donc il y a un truc qui cloche. Soit vous faites une appréciation, soit vous n'en faites pas.

Mais vous pouvez pas faire une appréciation tr articles plus haut et qu articles plus tard nous expliquer que c'est pas à vous de faire une appréciation pour savoir si on aurait pu faire différemment. D'ailleurs, dans d'autres domaines, ils le font sur la question sur les drones sur lequel on s'est battu. Il y a aussi une mauvaise décision, une très bonne décision qui a été prise ce jeudi par le Conseil constitutionnel.

Ils mettent des réserves en disant attention, les drones ne peuvent être utilisées que s'il n'y avait pas d'autres moyens pour arriver au même but. Le principe de subsidiarité, ça existe en droit constitutionnel et en droit pénal et en droit tout court. Le principe de subsidiarité, c'est pas une invention, c'est pas oui, ce n'est pas nous n'avons pas de pouvoir de général d'appréciation.

Mon œil mon œil. Et alors ? Alors là le pompon, je vous donne le le pompon dans le 1000.

Les vérifications d'identité, vous savez, on s'est beaucoup battu là-dessus en disant "Attendez, c'est les contrôles d'identité votre truc." Je dire à un moment donné on va pas tourner autour du pot, on va devoir montrer un truc ou une photo, nom, prénom et potentiellement date de naissance pour pouvoir voir si ça matche avec le le QR code. Non, mais c'est une vérification de concordance.

Euh voilà, c'est pour voir si vous êtes bien à vous. Euh bon, sachant qu'il y a il y a des trucs un peu bizarres, c'estàd que les policiers qui eux ne sont pas soumis au passcinal pour travailler, vous pouvez avoir un policier qui rentre dans un lieu soumis au passcinal sans avoir de passe vaccinal qui va contrôler celui d'en face qui aura un passe vaccinal et imaginez que celui d'en face lu dise mais monsieur vous êtes dans mon établissement est-ce que vous avez un passe vaccinal ? Non.

Enfin bon bref à pas rentrer dans ces considérations, c'est pas constitutionnel. Donc ils disent là-dessus, vous êtes prêts hein en dernier lieu parce qu'il mettent une réserve puisque le conseil constre des réserve ça attention si vous l'appliquez comme ça c'est pas bien de sorte à ce que derrière si vous allez devant les juridictions tribunal administratif conseil d'état et cetera, il va il va il va se baser sur ce qu'a dit le conseil constitutionnel pour pour vous donner raison ou en dernier lieu, la mise en œuvre des dispositions contestées ne serait sans méconnaître le principe d'égalité devant la loi s'opérer qu'en se fondant sur des critères excluant toute discrimination de quelque nature que ce soit entre les personnes. Donc je récapitule hein, on va devoir vérifier l'identité de avec le pass sanitaire sans être discriminatoire.

Or, le texte tel qu'il est rédigé, vous ne pouvez faire le contrôle que si vous avez des raisons sérieuses de penser que la personne fraude. Donc, à part en discriminant, je sais pas comment on fait en fait. Alors, soit soit ils ont voulu dire en fait on censure mais il faut pas le dire, soit je je piche pas ce truc.

Sinon, c'est pour se rassurer, pour se faire plaisir en fait en tant que tel. Vous imaginez je dire alors le votre prénom quand même, j'ai l'impression que c'est c'est le prénom d'une femme. Je vous vois, vous êtes un homme.

Alors je rentre même pas dans les considérations d'expression de genre, identité de genre parce que là on va perdre le Conseil constitutionnel. Et donc je vous demande, je vous contrôle parce que visiblement et du coup c'est opérer une discrimination sur la base du sexe. Il c'est factuellement enfin je dire moi je je vois pas comment on fait autrement en fait en réalité.

Donc voyez comment toute cette décision est plus qu'étrange juridiquement. On a là un gouvernement qui a rendu sa copie et un conseil constitutionnel qui a fait contrôle C, contrôle V quoi un vulgaire copiercollé. Et ça en dit long de l'état dans lequel on se trouve de tout ce qu'on a dénoncé de l'effet cliqué ou d'un texte à l'autre.

Il repousse les limites de ce qui est acceptable et que le conseil constitutionnel le valide. Parce que si vous regardez la décision qu'ils ont prise en en juillet dernier sur le pas sanitaire, celle-ci contrevient. Elle est à l'opposé sur tout un tas de points.

Qu'est-ce qui s'est passé entre deux ? C'est les mêmes types pourtant. Et pendant ce temps-là, on va libérer les énergies dans le pays puisque ils ont levé un certain nombre de restrictions et vous l'avez vu ?

Alors évidemment parce que comme vous avez rien capté, vous allez vous faire empapouter par par le gouvernement puisque à votre avis pourquoi vont-ils pouvoir lever les restrictions ? parce que parce que il y a le passe vaccinal. Bah oui, voilà, vous êtes fait avoir.

Bravo. Alors qu'en fait en réalité, non, c'est juste qu'au micron c'est répandu, que les gens ont des certificats de rétablissement, l'ont tous chopé et que la vague décroit, que les hospitalisations décroissent et cetera alors que le passe vaccinal n'est toujours pas en application. Ça n'a aucune espèce de rapport.

Mais vous verrez que dans les semaines à venir, on va vous expliquer que c'est grâce au passcinal qu'on peut retourner en boîte de nuit, grâce au passcinal qu'on peut aller faire c, refaire ça, retirer le masque à cet endroit-là alors que ça n'a aucune espèce de rapport. Et je conclus en vous disant que oui, nous pouvons gérer la pandémie dans la liberté et en responsabilité. Nous saurons le faire et nous allons le faire les 10 avril et 24 avril prochain.

Si vous avez pas déjà le bouquin, achetez-le. Il y a un candidat à l'élection présidentielle qui s'appelle Jean-Luc Mélenchon. Il y a des femmes et des hommes qui sont là devant vous ce soir, sans doute dans la salle et ailleurs de pays dans le pays qui sont prêts à gouverner le pays.

Nous saurons faire plusieurs gouvernements s'il le faut, s'il le fallait. On en fera qu'un seul dans un premier temps, je vous rassure. Donc n'attendez plus.

Aidez-nous si vous êtes en capacité de le faire. Vous pouvez aider distribuer des tracks, bien sûr, coller des affiches, vous pouvez aider sur les réseaux sociaux, vous pouvez être pénible, emmerdant, voilà, c'est pas de chercher le terme, emmerdant en repas de famille, dans les soirées avec les amis. C'est maintenant que ça se joue. 78 jours, c'est maintenant que ça se joue.

On peut gagner, on va gagner. et bon match. Alors, on va faire une petite pause musicale bien sûr pour qu'il puisse se reposer et puis si des personnes dans la salle veulent poser quelques questions, soit pas trop long.

Euh voilà, est à l'essentiel et et puis ben ils essaieront de vous répondre B. Ils vont vous répondre sûrement de toute façon hein. Voilà.

Donc une petite pause chanson. Alors si vous avez les papiers [Musique] [Musique] 1 1 Alors, c'est l'union populaire. Ah, la tonalité finalement.

On est toujours là pour l'union populaire et c'est bien comme ça. Ah, finalement on est toujours là. La 6e République ensemble on la fera.

Nous, on veut toujours lutter pour l'urgence climatique, pour l'urgence démocratique, pour l'urgence sociale, pour l'urgence fiscale, pour la paix. Finalement, on est toujours là. La 6e République ensemble on la fera.

Viennent les jours heureux. C'est l'Union populaire la clé pour combattre l'abstention. [Musique] Les mauvais jours finiront par l'action.

Viennent les jours heureux. Les espoirs que l'on sème pour notre avenir en commun. Le chacun pour soi tombera de nos bras.

Viennent les jours heureux. Viennent les jours heureux. Résistance.

Résistance résistance résistance. Finalement, on est toujours là pour l'Union populaire et c'est bien comme ça. Ah, finalement, on est toujours là.

La 6e République, ensemble, on la fera. Nous, on veut toujours lutter pour l'urgence climatique, pour l'urgence démocratique, pour l'urgence sociale, pour l'urgence fiscale, pour la paix. Finalement, on est toujours là.

La 6e République ensemble on la fera. Viennent les jours heureux. Cette chanson que l'on chante c'est notre amour pour la France.

Les enterrons les chimères de les reines. Viennent les jours heureux. Tous les jours de la semaine, des sourires plein les yeux.

Faire son boulot dans un monde harmonieux viennent les jours heureux. M.