MACRON PREND CHER ! - ÉMISSION POPULAIRE SPÉCIALE 7 MARS
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] [Musique] Ualité [Musique] Bonsoir à tous et bienvenue sur le plateau de l'émission populaire. Nous sommes le 7 mars 2023, le premier jour du reste de la grève. Les chiffres d'aujourd'hui sont énormes. 245000 à Marseille.
La dernière fois, on était à 140000. 120000 à Toulouse, 100000 à Bordeaux, 55000 à Lille, 75000 à Nant, 30000 à Nice, 700000 à Paris. On était monté jusqu'à 500000 à Paris.
Le nombre de gens qui ont manifesté dans toute la France aujourd'hui contre la réforme de Macron et de son gouvernement est en hausse partout. Le nombre de travailleurs en grève est également massif. Par exemple, 2,5 millions d'agents de la fonction publique d'État en grève était étaient en grève à la mi-journée contre moins de 5 % lors de la grève du 16 février.
Et cela ce sont les chiffres du gouvernement. C'est énorme quand on parle d'agents de la fonction publique d'État. Également à la SNCF, la grève a commencé dès lundi et 80 % des TGV et des WIGO sont annulés.
Bref, cette journée de grève générale est une réussite. Toutes les professions et toutes les générations se mobilisent pour dire non à la réforme des retraites. Et ce soir, nous allons donc bien évidemment revenir sur cette journée.
Nous parlerons également de la suite avec notamment la journée de demain et la grève féministe. Et nous parl nous parlerons également de la hausse des prix qui n'a pas disparu loin de là. En plateau ce soir, pour la première fois sur le plateau de l'émission populaire, nous sommes ravis d'accueillir Fanny Galot, historienne et coanimatrice du département d'histoire de l'Institut Laboi.
Merci Fannie d'avoir accepté l'invitation. Nous sommes également avec un camarade que vous connaissez bien, Ahmed Beral, machiniste à la RATP, responsable syndical CGT. Merci Ahed de t'être rendu disponible ce soir.
Merci à vous. Mathieu Molard est de retour sur le plateau de l'émission populaire. Mathieu est la est le rédact chef de street press, site web d'actualité, d'enquête et de reportages antiracistes contre les droits radicales, féministes, contre les violences policières, au côté des réfugiés, écologistes et au côté des précaires et dont le travail nous aide et nous inspire énormément.
Merci Mathieu d'être là ce soir. Merci. cette magnifique description.
Enfin Thomas Porte est sur ce plateau, le plateau de l'émission populaire. Thomas Porte évidemment député LFI NUPS, membre de la commission des lois à l'Assemblée nationale. Merci Thomas de t'être libéré ce soir.
Merci. En deuxème partie d'émission, nous accueillerons Fabrice Coudour, secrétaire général de la CGT énergie pour parler de l'inflation et de la hausse des prix de l'énergie. L'émission populaire, c'est parti.
On est ensemble pour une petite heure. N'hésitez pas à partager, commenter, liker sur les réseaux sociaux avec trois hashtags. Le hashtag mop, le hashtag greffe du 7 mars et le hashtag jusqu'au retrait.
Tout de suite, on vous diffuse un florilège des manifestations qui ont eu lieu aujourd'hui partout en France. On regarde, [Musique] [Applaudissements] on est là. [Applaudissements] Alors, on a le chiffre du des manifestants dans toute la France au niveau national. 3,5 millions de personnes ont défarlé partout en France aujourd'hui.
Personnellement, j'ai été dans le cortège parisien. J'ai remarqué moi que c'était particulièrement jeune et surtout les cortèges étaient un petit peu désorganisés si on peut dire. Et je me suis dit que bah Mathieu, je vais t'interroger en premier parce que je sais que tu étais à la manife.
Qu'est-ce que tu as ressenti ? Est-ce qu'on peut dire que les cortèges syndicaux se sont fait dépasser par la masse de gens qu'il avaient ? C'est effectivement comme toi, j'ai vu que c'était presque désorganisé mais tant mieux.
Il y avait des jeunes, il y avait les ballons traditionnels des syndicats, mais intercalé, il y avait des gens qui avaient rejoint le cortège parce queils se sentent concernés par cette lutte contre la réforme de retraite. Et ce que je trouve intéressant, c'est que c'est un combat qui mobilise très largement des gens, moi je connais des gens qui ont voté Emmanuel Macron, qui ont voté Emmanuel Macron par conviction, même des gens de ma famille qui aujourd'hui manifestaient contre cette réforme. des gens qui se disent de droite, qui assument d'être de droite et qui disent "Mais moi, je suis de droite pour tout un tas de raisons, mais par contre, j'ai pas envie de crever au travail.
J'ai pas envie, je veux avoir une vie après le travail et profiter de ça." Et c'est ça qui devrait et voilà, c'est ça qui devrait inquiéter Emmanuel Macron parce que c'est pas que les afrogauchistes présents sur ce plateau qui sont contre lui. Alors Thomas, toi tu es allé sur le piquet de grve des chemineaux à Gard de Lyon sur lequel tu as lancé un m un message au gouvernement.
Est-ce que tu peux nous dire lequel ? D'abord, je je veux juste réagir à ce qu'a dit Mathieu. C'est effectivement très intéressant puisque dans quand on regarde les enquêtes d'opinion, les électeurs qui ont voté qui ont voté soit PCRES ou soit Macron sont quasiment à 45 50 % contre la réforme.
Donc il y a un spectre aujourd'hui qui est extrêmement large qui s'est mobilise. Évidemment, il y a la base historique, celle et ceux qui seront toujours dans la bataille mais on a réussi à élargir et c'est ça qui aujourd'hui est une des clés pour faire tomber Emmanuel Macron. Ce que j'ai dit à l'assemblée générale des Chminaux, c'est que j'ai alerté le gouvernement sur le risque de répression syndicale qui est déjà très fort depuis des années.
J'étais par exemple moi il y a un rassemblement il y a quelques jours devant le tribunal pour des salariés de RTE qui ont été arrêtés par la DGSI qui ont passé 96 he garde à vue. On a vu ce matin devant des dépôts de bus où les flics sont intervenus de manière extrêmement violente et je suis quand même mesuré sur les mots que j'utilise. Donc, il faudra aussi que nous dans ces moments-là politiquement on tienne la ligne, c'està-dire qu'on apporte notre solidarité à ceux qui mènent des actions, à ceux qui bloquent, à ceux qui font des coupeurs du courant.
D'ailleurs, je salue les camarades de la CGT énergie qui ce soir ont ciblé la ville d'Olivier du Sort et ont mené des coupures de courant et l'ont revendiqué parce qu'il faut bien comprendre qu'on les laissera jamais tranquilles. Ils veulent passer une réforme qui est impopulaire et dont personne ne veut et nous mènerons des actions de repost pour faire ce gouvernement. Donc c'est c'est ça le message.
Il faut faire corps avec celles et ceux qui sont en première ligne, qui reprennent leur outil de travail, qui sont en première ligne de la répression parce que on cible les camarades de la RATP, on cible ce de la SNCF, on cible les professions qui sont organisées et d'ailleurs on en parlera tout à l'heure mais s'il y a les régimes spéciaux dans l'article 1 de la loi, c'est pas un hasard, c'est qu'on s'attaque aussi à des camps organisés. Donc voilà, le message que j'ai dit, c'est ne touchez pas à un seul gamin de ce pays, ne touchez pas à un seul syndicaliste ou à un seul salariobiliste parce que vous nous trouverez face à face à vous parce qu'on acceptera pas que des gens soient brutalisés dans ce pays parce qu'ils se mettent en grève. Alors Ahed Beral, toi comment s'est passé ta manifestation ?
Est-ce que sur ton piquet ce matin, il y avait beaucoup de de gens mobilisés ? Oui, bien sûr qu'il y a beaucoup de gens mobilisés. J'ai eu droit aux soll.
Faut savoir que moi en 2019 sur la répression, vu qu'on parle un peu de la répression, savoir que moi à la fin de la grève, j'ai pris 2 mois de mise à pied où on m'avait accusé d'avoir bloqué le dépôt. C'était toute une magouille qui était montée par la RATP pour dire on va taper sur un syndicaliste. J'ai pris 2 mois de mise à pied après la grève, 2 mois de grève sans salaire, 2 mois de mise à pied et après j'avais dénoncé aussi les agressions sexuelles.
On a essayé de me licencer. Tant mieux. Aujourd'hui, l'inspecteur du travail a refusé tout ça pour dire que la RATP est prête à tout pour faire taire les syndicalistes qui seront prêts à se battre sur le terrain.
Et il pourrait monter des dossiers en carton parce que moi j'ai j'ai dénoncé des agressions sexuelles avec des dépôts de plainte de femmes. On m'a accusé que j'aurais harcelé moralement la personne ou les personnes qui étaient accusées d'agression sexuelle. Le RATP en a carré c'est la RATP c'est le gouvernement borne ou qui était à RATP est passé aujourd'hui au ministre là c'est magouille et compagnie faut faire terrealist il y a une volonté de de d'empêcher la mobilisation de casser ceux qui pourraient se mettre en première ligne pour dénoncer aujourd'hui devant certains lycées parisiens il y avait des policiers placés en faction armés de LBD devant des lycées on parle quand Ben bouch, j'ai vu les mêmes images que toi.
Le lycée Bouchet, il y avait des policiers armés de LBD qui étaient là pour empêcher un éventuel blocage d'un lycée qu'on sait se mobiliser assez régulièrement. Donc il y a vraiment l'idée de cibler ce comme tu l'as dit les organisations, les syndicats, les lycées qui se mobilisent pour casser à la racine ceux qui veulent bouger. Alors Fan, on a appelé cette première partie. 7 mars, Macron a pris cher.
Est-ce que tu dirais que c'est un excellent premier jour du reste de la grèffe pour reprendre la une de de libération ? Bah oui, oui, oui. Et d'ailleurs pour rebondir en fait, il y a effectivement ces tentatives d'intimidation et pourtant on est sur une journée massive, encore plus massive que les plus grosses manifestations du CPE par exemple qui avait été victorieuses, je le rappelle hein, c'était 3 millions de personnes en 2006 contre le contrat première embauche.
Là, on est à 3005. On a dépassé du coup ce ce score là qui moi ma connaissance était peut-être pas historique mais enfin quand même qui était quand même un grand moment. Voilà, je pense qu'il y a derrière tout ça enfin voilà, moi je suis dans le secteur de l'université, le cortège aujourd'hui à Paris était énorme.
Il y a des facs qui commencent à bloquer, hein. Il y a la fac d'anger qui a décidé le blocage pour aujourd'hui. Donc il y a des mobilisations étudiantes qui sont en train de prendre et ça c'est quand même aussi très important et c'est de voilà d'avoir la jeunesse.
On parlait des lycées des lycéens des lycéennes. Il y a des étudiants, des étudiantes qui commencent à rentrer aussi dans la mobilisation et on le voyait très bien aussi dans le cortège aujourd'hui de de l'université à Paris qui était qui était très important. Je crois qu'en fait si malgré cette répression ça continue, c'est qu'il y a une vraie une vraie tonalité antigouvernementale en fait qui s'exprime où il y a finalement un mélange qui s'opère.
Il y a évidemment contre contre la réforme des retraites contre la contre rééforme des retraites mais au-delà de ça il y a un ralbol généralisé. Enfin, tu faisais le lien tout à l'heure avec la question euh de la vie chère, la question de l'inflation. Évidemment, il y a aussi tout ça derrière euh cette contestation.
Il y a aussi un vrai projet de société qui est à mon avis présent de façon latente hein et qui fait que voilà, on a envie aussi de construire autre chose et puis voilà de de peut-être enfin de sans doute de je l'espère et c'est c'est ce dont on va parler à mon avis après continuer Thomas. C'est c'est intéressant parce que cette réforme elle arrive au bout d'un processus de différentes mesures des gens antisocial. On on en parlait en ha l'émission sur la casse des droits des chômeurs.
On a vécu la loi enfin soit-disant pouvoir d'achat qui a quand même augmenté les loy de 3,5 % dans le pays. On avait le fameux panier anti-inflation qui était de la com finalement il l' abandonné. Il refuse de bloquer les prix de l'énergie.
Le patron total se paye le luxe de venir à la télé de dire "Oh, je vais le bloquer à 2 € vous inquiétez pas, tout va bien se passer." Donc mi bout à bout quand les gens ils arrivent plus à bouffer, ils arrivent plus à se déplacer. Certains vont même plus bosser parce que le prix de du carburant est trop cher et là on vient leur dire vous allez travailler 2 ans de plus alors que tous les arguments qui ont été développés depuis le début pour dire que cette réforme elle était juste et justifiée ils sont tous tombés comme un château de cartes.
Donc il y a une conjonction de colère qui s'organise contre ce gouvernement là qui défend les des intérêts de quelques-uns. Il y a eu une séquence très intéressante à l'Assemblée où on a mis une partie sur la question du financement parce qu'ils nous ont dit il y a un problème de financement. Nous on dénonce ça mais on dit si vous voulez trouver de l'argent on va aller le chercher là où il y en a. et on a publié les déclarations d'intérêt euh de vie publique des députés macronistes pour voir toutes les participations qui ont dans les sociétés.
Il y a le Bron Pivé, elle a 1,5 million d'intérêts dans des boîtes comme Total énergie, l'Oréal et après elle veut nous expliquer non, il faut surtout pas taxer les dividendes ou les super profits de ces boîtes, mais parce que c'est des gens qui sont directement euh gars des intérêts de ces super structures et qui sont aujourd'hui au service d'une classe bourgeoise qui veut mettre à bas le peuple. Mais c'est pour ça qu'il y a une colère qui s'exprime au-delà des rangs de la gauche et et syndical traditionnelle parce qu'il y a des gens qui sont effectivement de droite pour un certain nombre de mesures mais qui disent "Attendez, on a des quand même aussi des boulots de merde, on est en train de trimer et votre réponse c'est nous faire travailler 2 ans de plus." Puis on en parlera peut-être après.
Il y a aussi le Covid qui a rebasculé dans un autre régime où les gens ils se redéfinissent autement par que par le travail et ils ont vu que il y avait autre chose dans la vie que aller à 7h au boulot, rentrer à 19h, répondre à ses mails à la maison, trimer pour des salaires de merde. Donc il y a tout un un système qui est en train de se bouleverser et ça arrive à un moment où cette réforme il vient la poser en janvier alors qu'on a une crise économique qui est en train de fracasser les Français. Donc tout le monde tout le monde a bien compris le danger et c'est pour ça que la colère, elle est aussi puissante et que malgré les intimidations et les tentatives de répression, on a aujourd'hui des gens qui disent "Vous nous ferez pas baisser la tête parce que vous allez pas nous mettre la tête sous l'eau alors qu'on l'a déjà quasiment quoi." Donc donc il y a il y a une vraie colère qui est en train de surgir et l'irresponsabilité, je termine là-dessus, elle est du côté du gouvernement parce que quand il nous accusent d'être violent et de mener des actions un peu violentes, celles et ceux qui aujourd'hui brutalisent le pays, c'est ceux qui vont passer en force sur une réforme dont personne ne veut et qui va mettre en difficulté des gens qui vont jamais se relever de la réforme des retraites.
Donc il y a un vrai il y a un vrai risque que la tension elle s'accentue dans ce pays parce que les gens quand ils manifestent de 3 qu fois à 2 millions aujourd'hui 3,5 million leur des circulés, il y a rien à voir. C'est quoi l'étape d'après en fait ? Donc il faut que vraiment que ce gouvernement prenne conscience que dans ce pays personne n'en veut et qu'il revienne à la raison.
C'est aussi une mesure de bon sens que de retirer une réforme quand on considère que personne ne la veut. Alors, il y a il y a aussi une question qui est à qui est à noter. Fan, je vais te poser la question.
C'est le nombre d'actions dans les petites et moyennes villes aujourd'hui ce qui s'est passé eu des ronds-points occupés, des pH bloqués. Il y a un nombre de manifestants conséquents dans les petites moyennes villes, ce qui est assez rare. Est-ce que c'est un signal pour la mobilisation à venir, pour la suite, pour la durée du mouvement ?
Bah oui, moi je pense que le signal c'est que c'est ancré, que c'est ancré voilà localement et c'était déjà le cas au moment des gilets jaunes et du coup c'était voilà c'est aussi il y a alors il y a cette discussion est-ce queil y a une gélégionalisation de la mobilisation et cetera. Alors ça je sais pas c'est bon mais en tous les cas il y a l'idée de de réactiver des réseaux de s'encrer localement de construire localement de d'élargir. En fait c'est c'est une manière d'élargir que de déconcentrer en fait et du coup de de prévoir des actions à plusieurs milliers de personnes dans sa petite ville avec des chiffres d'ailleurs qui sont très très importants depuis depuis le 19 janvier en fait.
Et donc je pense que oui, c'est un signal c'est un signal de de la manière dont justement la tonalité antigouvernementale irrigue euh à la base assez largement euh et fait que les gens s'organisent assez largement par toutes sortes de modalités d'action et voilà en vue de justement essayer de de gagner. Je pense que peut-être que là enfin la question aussi qui se pose et c'est vrai que c'est la question qu'on s'est posée depuis 3 semaines peut-être enfin je sais pas vous enfin j'en sais rien mais voilà cette idée de est-ce qu'on va est-ce qu'on peut gagner est-ce qu'on peut gagner et ben moi je crois aujourd'hui alors voilà c'était ce qu'on espérait on se disait le 7 mars on verra on peut gagner mais bien sûr on peut gagner on a déjà gagné d'ailleurs et et et je pense que là voilà c'est une réussite parce qu'on a fait beaucoup plus on a déjà fait plus qu' que les manifestations précédentes qui étaient qui étaient énormes et donc je crois que là il y a l'idée de reprendre confiance et de se dire voilà en fait ce ce cette impression ce gouvernement qui passe en force quoi qu'il arrive et qui nous l'a fait à l'envers en permanence qui donne l'impression en fait qu'il en a rien à faire de ce qu'on dit qui nous ignore et cetera, bah en fait c'est faux. On peut gagner, on peut gagner en fait parce que justement on est implanté partout à la base et on s'organise par de toutes les manières possibles avec toute forme d'action et on est aussi le produit de toutes les luttes précédentes d'ailleurs qui ont été victorieuses où il y a des tas de choses qui se réactivent et et moi je pense que c'est une richesse inouie et c'est ça qui doit à mon avis enfin c'est ça qui est important là aussi ce soir se dire on peut gagner il faut qu'on continue il faut qu'on continue on peut gagner oui je précise d'ailleurs que tu es la co-auteur d'une note qui est sortie aujourd'hui une note pour l'institut à Boessésie sur les luttes victorieuses justement ouais coécr avec Jeanmarc Jeanmarc Chapa et Léo Rossel Rosel Rossell sur les différents modes d'action justement voilà des luttes victorieuses donc notamment la grève des femmes de chambre les gilets jaunes la réforme des retraites en 2019 et l'idée voilà l'idée c'était de revenir sur des mobilisations récentes victorieuses pour justement tout en essayant de centrer sur des modalités d'organisation donc par exemple le CPE l'autoorganisation les assemblées générales les coordinations nationales les caisses de grève on va peut-être en parler aussi ce soir qui se gén généralise là en ce moment.
Enfin, d'autant plus enfin que que c'était déjà le cas en 2019, mais voilà, là ça devient un peu plus encore automatique. J'ai l'impression en tout cas qu'avant tout un tas de de de on revient sur tout un tas de modes d'action dans tout un tas de luttes, y compris d'ailleurs Notre Dame des Landes et l'idée de justement envisager la conjonction de différentes modalités d'action, d'acteur divers et je pense que c'est aussi ça qui se passe là, c'est plein d'acteuristes divers diverses qui se mettent ensemble. Voilà, contre contre un gouvernement.
Alors, Mathieu puis Ah je je voulais abonder dans cette direction, c'est-à-dire que il y a un certain nombre de secteur où malheureusement euh les structures qui sont fortes, qui sont mobilisatrices sont moins fortes qu'avant. à l'université, il faut quand même avoir conscience que il y a encore enfin quand moi j'étais à la fac j'ai 36 ans donc il y a une grosse dizaine d'années, il y avait encore l'UNEF qui était capable de bloquer toutes les facces de France quand elle voulait. Voilà, il y avait un syndicat qui était suffisamment puissant pour dire "Les gars, là il y a une réforme qu'on ne veut pas qu'elle passe." Et ben, à l'époque, on bloquait, moi je me souviens, j'étais à l'UNF, on bloquait toutes les faces de France, quasiment 90 % des faces étaient occupées comme ça.
Aujourd'hui, à l'université, c'est plus possible. Il y a plus cette structure syndicale assez forte parce que la FAGE qui est un syndicat très devenu très important. L'UNF, c'est l'ité et cetera.
Donc il faut recréer un certain nombre de modes de mobilisation. Il y a des endroits, faut aller voir ce qui se passe euh à la RATP où euh on voit que les camarades ont gardé cette culture de la lutte et qui savent comment on fait pour faire grève, pour bloquer, pour continuer. Faut aller s'inspirer de ces endroits-là.
Faut aussi euh, tu disais réactiver un certain nombre de luttes. Euh moi j'avais fait un film sur euh le maintien de nord dans les gilets jaunes et après j'avais fait une tournée des rond-points. On était allé le projeter sur les ronds-points dans les salles.
J'avais rencontré plein de gilets jaunes. Il y avait une nouvelle forme de mobilisation qui élargissait le spectre des gens mobilisés. il l'élargissait un peu sur une certaine partie des classes moyennes mais aussi sur des classes très populaires qui s'étaient dépolitisées qui sont repolitisé au sens très noble du terme par le mouvement des gilets jaunes parce que il y avait ces trucs de d'assemblée populaire où on discutait, on refaisait le monde, on débattait, ça menait à quelque chose, ça menait à rien mais déjà le débat c'est déjà un progrès magnifique et je pense que si on veut que cette lutte elle ait une chance de gagner, je sais pas si elle gagnera.
Mais je je malheureusement je suis pas toujours hyper optimiste sur les chances de bad, désolé. Mais il faut réactiver tout un tas de de mobilisations et créer des nouvelles choses là où les syndicats sont moins implantés. Peut-être que c'est l'occasion qui se réimplante hein.
Mais ah chel, tu voulais aussi rebondir sur les caisses de grève ? Oui, les caisses de grève et je veux un peu rebondir de ta génération comme quoi les faces ne sont plus bloqués. Moi je me rappelle qu'en 2019, j'avais comme les anciens qui me disaient "Ah la grève aujourd'hui, la jeunesse ne feront plus jamais grève." On avait on nous parlait souvent de 95.
Je venais de rentrer les RATP en 2004, on parlait toujours de 95. Je leur dis "OK, vous avez fait votre génération mais faut pas sous-estimer la génération à venir. C'est à vous de nous donner de nous apprendre qu'est-ce que la grève." Moi je viens de je suis venu en banlieu, je suis rentré à RATP, j'habite au 3000.
Oui, rentre à les RATP. Je suis rentré en 2004. Être syndicaliste, je on pas se mentir.
C'est quoi être syndicaliste ? Ouais. Aller se battre contre un patron.
Écoute, moi je viens de banlieu, je me suis battu toute ma vie avec la police. Moi je suis rentré à les rater, c'est prendre ma paye et et voilà. Et après, j'ai compris que en fin de compte le patron est pire que le policier.
C'est que lui il te matraque pas. Lui il te fait des rapports, on veut te licencier. Et là je dis "Ah non mais lui il est plus dangereux que le policier.
Moi le policier, bah tu avais ta garde à vue, tu devant un juge, tu racontais ton blabla et voilà. Non, lui il va te virer ton travail. Et là, j'ai dis non, c'est pas possible.
Là, j'ai on m'a appris avec des anciens et j'ai appris à toute une génération qu'est-ce que la grec on va se battre avec une génération de en 2004 c'était l'ouverture de l'IRAT paix ouvert à toute la banlieue il fallait embaucher des noirs et des Arabes. Je je dis le terme parce que il fallait conduire des bus dans la banlieu parce qu'il y avait un gros problème d'agression. On est rentré mais il pensait qu'on était inalphabète, qu'on allait jamais faire grève et tout le monde disait que ces genslaient jamais à la grève. des camarades de la chet à l'époque dis non mais ils vont pas la grève et on a parlé avec eux et en 2019 on part sur 2 mois de grève il y a eu 2010 après 2019 parce qu'ils ont compris que c'était leurs intérêts.
Ils allaient défendre leur salaire leurs conditions de travail et leur vie de famille parce que là ils avaient compris qu'ils avaient des enfants, une maison à payer, que ils étaient rentrés avec un contrat et là on allait leur dire voilà maintenant tu vas bosser plus on va te retirer tout ça. Et là, il se dit "Bah non, c'est pas possible." Et c'est ça, on doit leur expliquer.
C'est long, il y a des années à expliquer aux personnes. Et on a fait de mois de grève, on a fait reculer cette retraite à Macron. Là, j'entends "Est-ce qu'on peut gagner ?" Parce que je t'écouté, je sais pas est-ce qu'on peut gagner ?
Non, on va gagner. Le est-ce qu'on peut gagner ? Non.
On peut gagner. On va gagner. On va gagner parce que ce gouvernement à Macron, c'est lui qui a déclaré la guerre.
Et nous on lui rend la monnaie de la pièce, on lui dit "On va te déclarer la guerre et on va bloquer ton pays." Et tu m'offres la parfaite transition vers la deuxième partie. Pendant ce temps-là, Emmanuel Macron est à Kinshasa.
On regarde le zapop de cette semaine. [Musique] Je le dis, nous avons d'autres urgences à gérer que la seule réforme des retraites. Par ailleurs, une France à l'arrêt dans la durée, je le redis, a un impact pour le quotidien des Français mais aussi un impact pour l'économie de notre pays.
Oui, le président est buté, il est dans son rôle de président. Il a raison. Je veux dire, il a raison.
Il va jusqu'au bout de ceux auquel il croit. C'est un président qui sait euh qui sait pourquoi il est là et qui sait ce qu'il veut. Euh, peut-être contre les Français certainement, mais mais à un moment donné dans un pays, il faut aussi choisir le moindre mal.
Et moi, j'ai pas envie du tout que la NUPES me fasse ma réforme des retraites à moi et mon système social en France. On a bien vu que les débats dérapets euh ça ne tirait pas. Oui.
Oui. Une partie de la France insoumise et quelques quelques sans doute autres. C'est juste inacceptable.
C'est de tirer le niveau politique du pays, la conscience politique du pays vers le bas. [Applaudissements] Mettre l'économie à genou en réalité c'est quoi ? C'est mettre les commerces à genou.
C'est mettre les usines à genou et donc c'est mettre ceux qui travaillent. C'est mettre les ouvriers, les salariés, ceux qui peuvent pas faire de télétravail. Je me permettrai aussi de faire référence à ces dizaines de millions de Français qui ce matin se sont levés encore plus tôt que d'habitude pour pouvoir aller travailler.
Vous me permettrez, puisque vous ne l'avez pas fait, de faire référence à ces dizaines de millions de français qui font tourner notre pays aujourd'hui comme tous les autres jours. Malgré les grèves, malgré les manifestations, malgré les blocages. Et bien une chose nous a frappé avec Émilie Flamin ce matin sur le parvis de la gare.
Ils sont unanimes ces usagers. Ils soutiennent tous cette grève, même si elle est reconductible, même s'ils vont avoir des soucis pour se déplacer ces usagers, ils nous disent oui, il faut se battre contre cette réforme des retraites. OK.
Alors, on a hésité avec plusieurs titres de parties. Là, c'est Macron, loin des yeux, loin du peuple, mais on s'est tâé avec Macron et le peuple, rencontre du trè type ou à quand un voyage officiel de Macron en France ? Euh Thomas, peut-être est-ce que tu veux faire une est-ce que tu veux réagir à ce à ce Zapop ?
Bah ça ça démontre une déconnexion totale et des propos qui sont lunaire. Enfin, on entend Olivier Verran, il y a d'autres priorités euh que cette réforme de retraite. Ben ok, retirez là.
Il nous avait fait le coup de la sécheresse. Gabriel Natal qui vient nous expliquer la main sur le cœur dans l'hémicycle. Ah, les Françaises et les Français qui se lèvent tôt, ils ont dû se lever plus tôt.
Ils sont ils sont levés plus tôt pour venir à Paris manifester les Français que qui trient le matin. Donc il y a quand même il y a une forme euh à la fois de déconnexion et de mépris de la part de ce gouvernement qui qui accumule enfin chaque fois qu'il parle, il gonfle les les cortèges de 100000 personnes. Faut dire, faisons les parler tous les jours à la télé.
C'est les meilleurs promoteurs pour mettre des gens dans la rue. Je veux dire Ellisabeth Born qui était sur cet à vous je crois hier. Enfin c'est un naufrage c'est contre vérité sur contre vérité.
Euh, on passe 3 minutes à parler de Louis Brayard qui veut mobiliser les jeunes. Enfin, je veux dire, ces gens, ils ont ils sont à bout d'arguments en fait parce que la bataille la bataille de l'opinion et la bataille sur la la justice de la réforme, ils ne la regagneront jamais. H sur le fait de diviser les salariés, je pense pas qu'ils vont regagner là-dessus parce que tout le monde a bien compris, privé au public, retraité, jeune, précaire ou pas, que il y avait des conséquences directes.
Donc, c'est lunaire. Et puis on a quand même un président de la République qui soi-disant est porteur de ce texte qui est pour lui une réforme majeure de son gengena, qui est première manif Espagne. Ouais.
Euh à chaque fois qu'il se passe une mobilisation, il est à l'étranger. Donc il y a aussi un sentiment des gens qui sont là en train de se mobiliser contre un projet incarné par le président. Et le président regarde d'ailleurs et dit "Je vais circuler, il y a rien à voir." Mais juste j'ai un souvenir moi.
J'avais 10 ans en 1995, j'étais sur les épaules de mon papa qui était cheminot et syndicaliste. Et Alain Jupeté tenait les mêmes propos. Ouais.
C'estd qu'il disait "Ah, je vais jamais céder, je suis droit dans mes bottes." Mais au bout de 3 semaines, ils lui ont dit "Tu rentres ta réforme et tu t'en vas parce que c'est plus possible que le pays soit l'arrêt." Et donc effectivement, c'est aussi pour ça qu' a l'urgence d'avoir une grève reconductible qui s'ancre dans la durée et pas que en région parisienne et dans les petites villes pour montrer que la colère, elle est partout sur le territoire, du plus petit village aujourd'hui à la plus grande ville. des gens ont défilé dans les rues pour s'opposer à cette réforme face à un gouvernement qui enfin je je quand j'entends les propos qui sont tenus là, c'est enfin c'est incroyable de de d'avoir ces propos-là de faire croire que les grévistes sont responsables de la crise climatique qui vont mettre en danger la santé des enfants.
C'est ce qui a été dit. Enfin, je veux dire c'est euh enfin je veux dire c'est insulter les gens qui se mobilisent. Tenir de tels propos, c'est absolument scandaleux.
Mais c'est en dit long sur ce mépris là et ce gouvernement là qui ne qui ne qui considère que tous ces gens-là dans la rue n'ont pas leur mot à dire, qu'ils ont été élus pour 5 ans, que c'est un blanc qui font ce qu'ils veulent et qui déroulent. Moi je crois qu'on va, je suis persuadé pour partager ce que tu dis qu'on va gagner et qu'il va lapper sa réforme qui va partir avec parce que tu ne peux pas gouverner contre l'intérêt du peuple avec une telle colère là, avec un tel niveau d'adhésion à la mobilisation, quelle que soit ta colouleur politique, quelle que soit presque ta situation sociale aujourd'hui. Moi je tu parlais de ta famille, moi j'ai ma tante à Toulouse qui est infirmière libérale qui se mobilise jamais pour être tout à fait clair.
Ça fait deux fois qu'elle m'envoie des textos. dit je suis à la manif à Toulouse c'est génial il y a beaucoup de monde. J'ai j'avais des amis avocats qui étaient aujourd'hui dans les cortèges et qui sont pas les premiers à se mobiliser.
Donc il y a un certain nombre de de personnes qui rentrent aujourd'hui dans la mobilisation qui changent la donne et qui montrent que véritablement on va gagner. Simplement la question c'est de savoir à quel moment on va retirer sa sa réforme Emmanuel Macron. C'est ça le sujet aujourd'hui.
Apprend bien que on voit bien que ce gouvernement mais Macron en 2019, il était au Maroc en train de bronzer parce qu'on l'avait quand même au bout de 2 mois de grève, on aucune allocution pour dire là je vais parler comme au gris et tu au Maroc en train de bronzer aujourd'hui on le voit aujourd'hui en train de boire une bière. Je veux dire, il en a rien à carer du peuple. On a bien compris mais vu que on a rien à carrer de nous, nous aussi on s'en fout de lui et c'est que c'est dans la rue qu'on va le dissoudre et on va gagner.
On va créer la polémique avec il y a pas de discussion à voir avec lui. Vu qu'il ne respecte personne, c'est à nous deuxer dans la reconstitutible, lui dire on va gagner et on va tous gagner et après il y a les caisses de grève qui sont là comme la France assomise qui a fait une caisse de grève et bien sûr qu'on la salue cette caisse de grève. Bien sûr que le nerf de la guerre c'est l'argent.
Tu que un machiniste ou je parle tous les secteurs quand ils font grève, je fais parler à peu près de mon cas, c'est 80 € de grève 2 jours par grève. Bien sûr que chaque grève, chaque personne qui peut pas faire grève, il y en a qui arrivent pas à faire grève mais ils mettent ils donnent des dons dans la caisse de grève. Moi je sais qu'il y a des cadres supéiratp qui ne font pas grève mais indirectement ils donnent dans la caisse de grêve parce que ils soutiennent parce qu'ils ont des enfants.
Ils veulent pas que leurs enfants aillent bosser jusqu'à 62 ans. Il ils savent eux-mêmes que il y a une inflation. Ils savent que les RATP en 2025 il y aura l'ouverture d'assurance mais ils compte sur nous pour se battre.
Après, je comprends qu'il y en a qui peuvent pas qui peuvent pas faire grève. La solidarité elle est là. Si on met de l'argent dans les caisses de grève, on peut tenir.
Ce gouvernement a peur de nous parce que il a bien vu que il est impopulaire. Aujourd'hui, on est capable de faire plier ce gouvernement mais on le pliera tous ensemble dans la solidarité grâce aux caisses de grep et dans les grévistes et les soutiens dans les piquets de gre parce que c'est bien de voir beaucoup de monde sur les piquet de grap pour dire à ce gouvernement on va pas te lâcher et on va pas perdre et on passera pas la face comme en 2019 on est déterminé tous ensemble pour dire à Macron on va te retirer reste reste encore à boire ta petite bière parce que bientôt il y aura plus de siège pour toi. Ben alors justement nous l'enjeu c'est aussi de rappeler à Emmanuel Macron que il peut revenir aux urnes ou alors faire la dissolution et on vous diffuse un un montage qu'on a fait on voit Manuel Bompard, François Ruffin et Jean-Luc Mélenchon qui appelle justement le président à revenir aux urnes.
On regarde et il n'y a pas de majorité des Français qui sont d'accord avec cette réforme. Le le l'exigence aujourd'hui de plus de de 2 tiers des Français, vous l'avez publié dans un sondage qui a été paru hier soir, c'est de demander le retrait de cette réforme. Alors moi si vous voulez le prendre par l'angle démocratique, j'ai pas de problème.
Prenons-le par l'angle démocraté quand ça vous arrange. Mais non, pas du tout. Quand vous sentez qu'il y a une représentation à l'Assemblée nationale qui manifestement sur un sujet ne correspond pas à ce que pensent les Français, vous pouvez décider que vous passez en force comme essaie de le faire le gouvernement où vous pouvez dire "Gouverner c'est un art, c'est une pratique.
Je comprends que sur ce sujet j'ai pas convaincu, donc je vais faire autrement." Donc par exemple, le président de la République pourrait dire "Bah, on va demander la vie aux françaises et aux Français, ça serait démocratique. On va faire un référendum sur le sujet." Nous sommes dans un événement de l'histoire de notre pays, une mobilisation sociale comme on en a pas vu depuis au moins 30 ou 40 ans qui touche absolument toutes les régions, toutes les professions, toutes les générations et tout ça nous fait un immense bras de fer entre tout un peuple et une personne, le président de la République.
Vous nous décrivez un cocktail explosif, une réforme inflammable, un contexte social extrêmement fatigué, une crise démocratique ou de la représentativité et pourtant un président qui avance avec sa réforme des retraites. Que va-t-il se passer ? Qu'est-ce qu'il va devenir ?
Moi, je trouve qu'il y a là-dedans une certaine forme de folie. Il y a une certaine forme de folie. Donc on verra bien.
Je souhaite que demain ça soit très fort. Ce soit très fort, très vite. Que ça soit très fort, très vite dans les jours qui viennent pour que on en finisse le plus rapidement possible avec cette histoire et qu'on passe à autre chose.
Mathieu, une réaction. Bah bon, moi j'adorerais he qu'il fasse un référendum ou qu' fasse une dissolution de l'Assemblée nationale. J'y crois honnêtement assez peu.
Après, il y a eu un petit événement aujourd'ui qui qui est intéressant dans ce sens-là, c'est que il y a deux ou trois députés de la majorité qu'on dit "Nous, on la votera pas cette réforme des retraites". Et Aurore Berger qui aime bien tenir la ligne, synchroniste. Et ben Aurore Berger, elle a dit "Bah OK, ceux qui ne voteront pas cette réforme, on les virera du groupe." Et donc, ils sont en train d'éroder parce que déjà pour faire voter leur loi, ils sont obligés de passer par les votes ou des Républicains ou de du RN.
Et donc plus leur groupe se réduit, plus ils vont être dans des situations inconfortables et donc à force de de de réduire ce groupe là, ils vont tomber peut-être pas sur cette loi, mais sur la prochaine, sur une autre, ils vont se retrouver en minorité et là s'ils sont en minorité, peut-être qu'ils vont être obligés, Macron va être obligé de faire une dissolution et après de il jouera la carte moi ou le péril rouge ou brun. On sait que son discours sera celui-là. Mais c'est pour moi la seule fenêtre de tir, elle se passe là-dessus.
C'est si sa majorité s'érode, si les les républicains arrêtent de voter toutes les lois de Macron, bon, je suis pas convaincu, mais ils peuvent par intérêt décider ça. Et si certains dans la majorité parce que ils vont dans leur circo, qui se rendent bien compte que une partie de leur électorat il il veut pas ça. Et plus on va s'approcher du des nouvelles élections, plus les mecs, ils vont dire "Bah moi, j'ai encore envie de d'aller prendre la soupe pendant 5 ans.
Donc bon, on va y aller molo." Celle-là, je vais peut-être pas la voter, je vais m'abstenir et et là ça va être compliqué. Thomas, c'est très intéressant ce qu'il dit parce que la la majorité elle s'ode parce qu'on a on a les trois ou quatre cas connus de députés qui ont dit publiquement qu'il ne la voterait pas notamment Richard Ramos par exemple qui est un des plus connus qui lui assume de pas la voter mais y compris en interne chez des députés macronistes, il y a la pression très forte des manifestations dans dans leur ville où souvent il y a plus de manifestants que le nombre de voix qu'ils ont fait au second tour des élections législatives.
Donc nous on leur dit on s'amuse le dire ah vous êtes élu dans telle ville, vous avez fait tant de voix, il y a eu tant de manifestant donc il faut réfléchir un peu et il y a l'idée du parce que Emmanuel Macron il joue pas sa réélection. Les députés macronistes, ils jouent leur réélection déjà dans 5 ans. Après dissolution ou référendum, nous on est prêt.
Effectivement, Emmanuel Macron ne respecte pas le Parlement à minima, est-ce qu'il respecte le peuple français pour lui demander de se prononcer sur un projet de réforme des retraites, consulter le peuple et trancher après l' vie peuple ? Après s a une dissolution, nous on est prêt à y aller. On est organisé depuis le début d'ailleurs des élections législatives.
On n jamais arrêté de faire campagne. C'est notre créo d'être au quotidien au côté des habitantes et les habitants de nos circaux, de les organiser, de travailler avec eux, de construire au quotidien au pied de chaque immeuble. Donc nous, on est prêt.
Maintenant, je crois pas ni à l'un ni à l'autre pour l'instant parce que il est aussi dans une position, c'est en lien avec sa déconnexion. C'est-à-dire qu'il veut passer en force. Et moi je crois qu'il y a une volonté, je parlais d'irresponsabilité tout à l'heure qui est très dangereuse.
Je pense qu'il joue à un jeu où il il pratique la politique de la terre brûlée. C'estàd que il veut passer en force parce qu'il sait que si aussi il gagne sur c sur ce combat là, il peut aussi faire mal au mouvement social et et à la gauche pour les prochaines années. Donc il y a il y a a c'est pour ça qu'il y a une conflictualité qui est très forte au cœur de cette bataille là parce que nous quand on va gagner dans quelques semaines, on va le tordre pour le pour pour la fin de son Genala parce que quand vous êtes battu sur une telle réforme derrière c'est pas la même chose.
Et pour finir, je partage ce que dit François Rifin. On a quand même une situation, on en parlera tout à l'heure et le camarade de la CGT où on a des prix qui explosent, où on a des gens qui n'arrivent plus à bouffer. On a quand même un travail de parlementaires à faire sur des sujets, sur des lois qui sont aujourd'hui majeur qui vont impacter le quotidien des Français.
Alors, retirons cette réforme qui est inutile et passons au vrai sujet. Parce que si Verand dit c'est vrai, il y a d'autres sujets, oui, on partage qu'il y a d'autres sujets. Mais alors, retirez votre texte parce que c'est pas c'est pas l'importance du moment.
Et les gens vous lui demandent. Donc il faut véritablement qu'il y ait une décision qui soit très rapide parce que l'orgueil d'un président qui ne veut pas céder, il coûte. Mais est-ce qu'Emmanuel Macron par égoïsme, par intransigence va vouloir que les gens fassent 3 semaines ou 4 semaines de grève pour queil retire cette réforme ?
Parce que on sait que quand on fait 3 semaines, 4 semaines, un mois de grève derrière pour se relever d'une grève quand on est salarié, c'est des mois derrière qu'on trimme ? Moi, j'ai connu à la SNCF des couples par exemple qui ont fait grève pendant 48 jours en 2019. Quand vous êtes deux derrière pour vous, vous vous mettez un an à vous relever de cette grève là.
Donc il y a aussi cette responsabilité du président de Passar Cobouté sur un texte dont personne ne veut. Bien. Euh, merci beaucoup.
Je vais libérer Ahmed Beral. Est-ce que tu veux dire un dernier mot avant de Un dernier mot pour dire que quoi qu'il arrive, on lâchera pas. On est déterminé et on remercie comme la France a soumise par rapport à la caisse de grève qu'ils ont mis en ligne qui va servir quand même pour les agents euh en grève et bien sûr qu'on lâchera pas et on dira ce gouvernement à Macron que quoi qu'il arrive on on est déterminé tous ensemble nos députés nos grévistes les ouvriers tous ensemble contre pour lui dire continue à boire ta bière à Kinshasa parce que nous on va pas te lâcher.
Comment on fait pour donner à ta caisse de grève ? C'est on tape quoi sur internet ? Benah il y a la grève euh c'est hashtag grève.
Il y a il y a la caisse il y a il y a la case de grève sur le site de la FI. CGT donc CGT infocom le site de CGT et on va parce que les gens qui regardent il voilà s'ils veulent donner faut le tap CGT ils vont sur le site de la CGT on arrive sur l'argent c'est quelque chose mais on la solidarité sur on a qui est le coresponsable de la caisse de la caisse de grève insoumise qui peut nous expliquer je vais prêcher pour la caisse de grève que nous on a mis en place à la France en soumise qui doit être 300000 € 300000 € d'ailleurs j'étais ce matin en mettre 20000 € à des grévistes du dépôt RATP à plaisance sur ma circo. En fait c'est et vous êtes tu vois sur le site de la France insoumise il y a une caisse de solidarité euh vous faites des dons 1 5 10 € et après il y a une charte qui qui définit comment on redistribue l'argent.
C'est distribué là je crois en ce moment on est à part 30 de 20000 € parce qu'on a dit qu'il fallait débloquer vite l'argent pour apporter de la solidarité. Il y a un certain nombre de critères et un certain nombre de jours de grève. Il y a une charte qui est passée avec les gens àquill avec l'organisation syndicale en général à laquelle on reverse pour qu'il y ait une transparence pour dire voilà où est allé l'argent l'argent que vous avez donné à quoi elle a servi comment elle est alimentée parce que évidemment comme il y a beaucoup d'argent il y a un souci de transparence et les gens veulent savoir où va l'argent et comment il est utilisé.
Donc véritablement je vous invite à aller donner sur cette caisse de grève là. On va remettre à des camarades de la CGT Energie très certainement jeudi un chèque de 20000 €. J'irai leur porter en Sainte Saint-Denis.
Donc c'est important parce que ça ça paie pas la totalité des jours de grève mais ça apporte un complément et ça surtout ça montre une solidarité et ça donne du boost aux gens qui sont mobilisés. Oui après bien sûr que la euh l'argent ne remplira jamais les salaires mais c'est la solidarité qui fait que c'est moralement on dit voilà il y a un soutien il y aura 200 € par chauffeur ou 300 mais c'est la solidarité. Nous demain on fait un piquet de grève à Flandre à partir du matin par rapport à tout ce qui s'est passé sur les femmes qui ont été agressées sexuellement à RATP.
Il y a le piquet de grève par rapport au trait mais demain Flandre au 168 avenue Jean-Ois Pentin. On fait un gros piquet de grève dès le matin pour dire allezp nous demain matin on sera encore là demain et après-demain et encore après pour vous dire tant que c'est la journée de la de la grève féministe. On va en parler aussi ça et il faut savoir qu'elle est ratpé.
Il y a eu beaucoup de cas de agression sexuelle et on les a dénoncé. Voilà. En tout cas, je vous remercie pour le plateau et on lâchera pas demain à du matin on sera le d'être venu.
Ouais, merci beaucoup d'être venu en plateau. Je te laisse y aller et il y a Fabrice Coudour qui va nous rejoindre et prendre ta place. Fabrice Coudour est secrétaire général CGT énergie.
Et maintenant, il faut que je meuble avant que Fabrice arrive. pour cette troisème partie sur l'inflation qu'on a appelé inflation des miettes des chques et du vent. Bienvenue Fabrice, merci beaucoup d'être là.
Donc Fabrice Coudour, secrétaire général GTERG, merci d'avoir accepté l'invitation. Merci. Euh alors quand on fait les courses, on prend cher, les prix ont explosé.
Depuis les ministres Gabriel Latal et Bruno Lemè ont appelé les grands distributeurs à faire des efforts sur leur marge. On dépend donc de le de leur bonne volonté, de la bonne volonté des patrons de la grande distribution. On subit aussi une prix, une hausse des prix de l'énergie et en particulier celle du prix du gaz qui fait que les charges locatives augmentent d'une manière vertigine sans bouclier de tarifaire, les factures des foyers se chauffant au gaz augmenteraient d'environ 200 € par mois en 2023.
Ça, ce sont les chiffres du gouvernement. Et la commission de régulation de l'énergie a communiqué sur une augmentation de 15 % en janvier 2023. Fabrice, est-ce que tu peux nous expliquer à quoi est lié d'abord cette hausse du prix du gazme ?
Alors bonjour à tous déjà merci. Cette hausse des tarifs, elle est multifacteur, mais le gouvernement très vite à essayer de nous de nous faire croire que c'était lié à la guerre en Ukraine, à une crise énergétique mondiale. En fait, ça en est rien.
Et il faut se dire que depuis depuis déjà 2004, la privatisation de DFGDF que tout le monde garde en tête, c'est là que l'ouverture des marchés de l'énergie, la mise en concurrence obligatoire qui devait faire baisser les prix euh qui devait être au bénéfice des des utilisateurs, des usagers comme nous on les appelle, bah ça a pas du tout été le cas. en 20 années de de privatisation euh on a vu que les prix exploser, que les prix augmentés, euh le gaz doublé, l'électricité doublé en en presque 20 20 années et en fait la la guerre en Ukraine, c'est devenue la Libye, c'est devenue la cause pour le gouvernement de dire "Ah, c'est pas de notre faute, on n pas pris les c'est pas nous, on n pas c'est pas une histoire de décision, c'est l'histoire, c'est la cause de la guerre en Ukraine puisque le gaz est est indexé aussi sur l'électricité et du coup, il y a un effet pour pour l'ensemble des usagers. Mais en fait, c'est le la non prise de décision des politiques pendant toutes ces 20 années de sauvegarder de d'avoir vraiment une volonté de souveraineté et de défense du secteur énergétique parce qu'en France, on a tout ce qu'il faut pour faire que la facture soit très basse.
Et quand on entend nous maintenant depuis des mois et des et voir des années ces histoires de de bouclier tarifaire, ça nous rend fou parce que c'est c'est un leur en fait, c'est un leur qu'on pose aux français. Alors, je on sous-estime pas l'effet pour l'ensemble des des des citoyens. On voit bien qu'il y a 13 millions de précaires en situation en situation de précarité énergétique.
Donc le moindre euros qui qui est diminué sur la facture, c'est important. Sauf que ça reste un leur parce que pendant que qu'on nous affiche que la facture est soi-disant diminuée et qu'on sort des milliards à l'appel alors qu'on devrait prendre des décisions politiques pour garantir une énergie à bas coup pour pour les Français. On oublie de dire et la la commission de régulation de l'énergie, elle oublie de dire que c'est [ __ ] à 15 % mais les Français, ils vont la subir l'augmentation parce que la hausse de 2022, elle est répercutée dans les calculs euh pour 2023 et la hausse de 2023, elle sera répercutée sur 2024.
Donc en fait, on sait qu'à date, c'est plus de 90 % qui sera d'augmentation qui sera répercutée sur les factures d'électricité. Et comme ça a été défendu euh notamment par les députés insoumis, il y a des il y a des des vrais moyen de de contrôler ça, c'est les tarifs réglementés de vente. Euh les tarifs réglementés de vente par exemple de gaz vont se terminer au mois de juin.
Ça ça va être encore une explosion de les tarifs pour tout le monde et le gouvernement ne fait rien par par rapport à tout ça. Donc en fait nous évidemment on est des défenseurs du service public de l'énergie. On a tout un programme progressiste de l'énergie qu'on a partagé plusieurs fois avec avec Thomas mais qui pose des vraies décisions de vraie nationalisation et pas de pseudoalisation comme ça a été porté par le gouvernement qui a même eu la la malhonnêteté de quitter l'assemblée lors de la de la du vote de la loi de nationalisation du député brun. euh tout un tas de choses qui montrent que le gouvernement en fait il est pas clair et que là il faut prendre des vraies décisions pour brider les tarifs, pour répondre aux enjeux énergétiques de souveraineté énergétique de production.
Enfin, il y aurait plein d'arguments pour se dire que qu'il y a des vrais choix qui sont possibles si tentez qu'on a un peu de courage politique. Alors ça ça nous met en super bonne situation du côté de l'énergie par rapport à la lutte en cours puisque on est sur le devant de la scène que tout le monde paye les factures, les factures explosent. Ben malheureusement si on change rien, c'est pas fini.
Et donc rassembler comme on le fait sur les retraites, c'est une on a vraiment une un vrai gain. On a déjà gagné sur la bataille des idées parce qu'on voit que rassembler, on peut faire changer des choses. Ben on les fera changer sur l'énergie une fois qu'on aura gagné sur les retraites.
Thomas, tu voulais réagir. Ouais, c'est c'est très intéressant ce qu'il dit parce que il y a eu de suite l'argument ukrainien qui est venu sur la table et quand on discute avec des habitants t des habitants, ils ont pas entendu la guerre en Ukraine pour voir les factures d'électricité et de gaz. Et en fait ce qui est pas dit c'est que c'est les politiques de libéralisation et d'ouverture de la concurrence comme tu l'as très bien dit qui sont responsables aujourd'hui de l'explosion des prix et nous nous avons porté un certain nombre d'amendements sur les tarifs réglementés.
Euh le député socialiste avait proposé une loi sur la véritable nationalisation def parce que nationalisation ça veut tout et rien dire. Ça dépend quelle gouvernance derrière, comment on sort du marché réguler de l'énergie, comment on remet en cause les logiques de concurrence. Bonger avait utilisé mon tweet pour quitter l'hémicycle.
Donc c'est ça c'était c'est une autre réalité mais parce qu'ils étaient battus là-dessus parce qu' y compris les républicains étaient prêts à voter cette loi. Donc il faut là-dessus porter ce sujet et c'est en lien avec la question de la de la réforme des retraites ou où c'est un modèle de société en fait que qu'on défend quand on se bat contre la réforme des retraites. Il y a une proposition qui qu'on partage qui est celle du pôle public de l'énergie qui est pour sortir ce secteurlà des logiques marchandes parce que pouvoir se chauffer avoir accès à l'électricité c'é un bien commun.
Ça doit pas être des logiques de de profit juste parce que tu l'as pas dit mais on l'a beaucoup expliqué quand on quand on sait qu'aujourd'hui EDF produit en tel coup qu'il le revend, il est obligé de le revendre cin ou six fois plus cher qu'après ça veut dire à l'usager 10 15 fois plus cher. Enfin on marche sur la tête. Enfin c'est c'est vraiment et on nous parle de concurrence libre et non faussé.
Donc on voit véritablement comment les décideurs politiques organisent de livrer un marché entier au secteur marchand avec les conséquences derrière pour les plus fragile de ce pays qui n'arrive plus à se chauffer. Enfin vous avez des gens, moi j'ai des copropriétés dans ma circo, ils ont coupé parce que la facture était devenue tellement exponentielle, ils sont dit on préfère avoir froid et mettre des couettes plutôt que d'avoir une facture qui va être à 10 15 20000 €. Les commerçants c'est x 3 x 4.
Donc donc il y a un sujet majeur là-dessus. Je crois qu'on a aussi gagné une bataille dans l'opinion publique sur la question du pôle public de l'énergie. en tout cas de revenir à un service public parce que les gens aujourd'hui quand ils voient la facture arriver, ils se disent bah c'est pas possible et quand ils voient les propositions qui sont portées, ils partagent ça.
Donc il y a un sujet, il faudra continuer à se battre là-dessus et il y a il y a je crois une fenêtre de tir. C'est aussi pour ça que j'ai dit si on bat la référence des traites d'ailleurs ça nous ouvre un champ des possibles pour porter d'autres propositions parce qu'on lui dira on t'a battu là-dessus mais on va pas rentrer avec simplement ça. Il y a un certain nombre de choses qu'on veut voir arriver et le pôle public de l'énergie ça en fait partie.
Je je je le redis parce que je l'ai dit tout à l'heure, je tiens aussi à vous remercier parce que vous êtes en pointe dans cette bataille-là. Vous menz des actions incroyables à la fois sur la question des Robins des Bois qui donne aussi avoir une solidarité incroyable qui dans le regard des gens à l'extérieur où on dit regardez c'est privilégiés ben les privilégiés aujourd'hui ils remettent le courant à des familles qui avaient plus l'électricité. Ça c'est hyper important dans la batterie.
Il coupe le courant dans le fief de C'est ça. C'est ça. Mais ça c'est le travail des Robins des Bois.
Après, c'est quand même bon de se dire que le le pôle public de l'énergie, on le matérialise nous avec une vraie architecture avec renationaliser l'électricité, renationaliser le gaz. C'est ce qu'on porte dans le le programme progressiste de la FNME mais qui rejoint plein de de de mouvances politiques. Euh là, on le matérialise et il y a des vraies solutions possibles et personne ne peut nous contrer.
Sortir du marché, c'est possible. Et et il faut voir que l'année dernière euh on a réussi, c'est bien de faire l'analogie entre retraite et euh et services public de de l'énergie et crise énergétique, c'est que on a réussi à sortir 50 milliards d'euros dans différents mécanismes pour alimenter le marché, alimenter les spéculateurs du marché. Et là, on nous dit ça va être compliqué parce qu'au niveau des retraites, soit-disant, il faudrait sortir 12 13 milliards d'euros pour pour le rendre le système à l'équilibre.
Mais on les a sorti d'un claquement de doigt pour pour faire des vases communiquants entre EDF et Total, pour faire des vases communiquants vers les spéculateurs du marché clairement quoi. Donc des solutions, il y en a et je partage complètement que gagner sur les retraites pour moi on a déjà gagné sur les retraites idéologiquement c'est c'est aussi gagner par la suite d'autres d'autres formes de bataille où on viendra sur l'énergie sur du bien fondé pour pour les usagers et sur le service public de l'énergie. Fanny.
Oui. Non, mais simplement pour rebondir d'ailleurs sur un truc que tu évoquais tout à l'heure sur la question du Covid, je pense que ça révèle aussi finalement là tout toute c toute cette mobilisation là pour la le service public de l'énergie et cetera. C'est aussi c'est l'idée justement antigouvernementale et contre ce projet de société qu'il y a de façon sous-jacente dans ces manifestations et qui était présente déjà au moment du Covid.
Ce que je veux dire par là, c'est que on a cru au moment du Covid, on était sur plus jamais ça. On s'est dit "Non mais c'est pas possible. Dans quelle société on vit ?
Il faut vraiment radicalement tout changer et inverser la logique des priorités, sortir de la logique du profit, être sur les besoins essentiels, mettre en avant aussi, voilà, par exemple, là, on va en parler tout à l'heure, mais revaloriser les travailleuses premières de cordé qui font justement ce travail essentiel et cetera. on l'a bien vite oublié finalement cette logique qui nous a pourtant sidéré pendant des mois et en fait je crois que peut-être là elle revient avec aussi une expression voilà de en terme de mouvement social et du coup c'est aussi pour ça que que ça fait le lien entre tous ces éléments-là et notamment sur les questions aussi ouais de vie chère et d'inflation ça c'est des mobilisations historiques classiqu voilà on était faubour Saint-Antoine le pain prenait 10 centimes au 18e siècle bam c'était la révolte quoi. Bon, il y a un moment enfin et et parce que parce qu'on pouvait pas manger et en fait tout simplement enfin je veux dire et du coup c'était éminemment éminemment politique et c'était un vrai projet de société qu'il y avait derrière.
Et ben je pense que finalement euh voilà, on se retrouve enfin là la logique que toi tu mets en avant là de de enfin que vous mettez en avant sur la question du service public de l'énergie effectivement je pense que c'est c'est aussi c'est aussi quelque chose qui est à mettre centralement en avant dans ce contreprojet de société qui qui est présent de façon sous-jacente dans cette contestation sû avec la logique redistributive de la retraite aussi. C'est bien sûr enfin on l'a pas vraiment dit jusqu'à présent mais excusez-moi mais j'arrête. J'ai assez parlé je te laisse volonti la parole si tu veux.
Vas-y, vas-y, je t'en prie. Ce que je voulais dire, c'est que en fait, il y a eu la crise du Covid avec les gouvernements qui bonemballant ont trouvé de l'argent, ont mis de l'argent pour maintenir la tête hors de l'eau, l'économie parce que aussi, ils savaient que oui, certes, ceux d'en bas allaient crever, je dis pas que ça leur faisait beaucoup de peine, mais qu'il fallait faire tenir la structure dans son ensemble parce que sinon ceux d'en haut allait tomber aussi. Mais là, ils ont décidé qu'il fallait payer l'addition.
J'ai en ce moment très concrètement euh c'est un truc un petit peu technique mais euh la Banque centrale européenne a décidé de réaugmenter les taux directeur. Ça veut dire que l'argent qui est mis sur le marché et quand l'État français emprunte, quand les banques prennent de l'argent et cetera, l'argent il leur coûte plus cher qu'avant. Et ça là, le réussellement il existe, il existe pour tout le monde.
Ça veut dire que demain quelqu'un qui veut faire un crédit pour acheter sa maison, bah il y a 3 ans, 4 ans, 5 ans, il empruntait à 1 % son crédit à peu près. Moi, j'ai acheté un appart dans cette période là, c'est à peu près les les taux qu'il y avait. dans 6 mois, c'est 4 5 % et peut-être plus qui vont augmenter.
Ça c'est juste une décision de la Banque centrale européenne qui a décidé parce qu'elle a décidé "OK, on vous a filé du blé pendant la crise du Covid mais maintenant fini là va falloir payer." Alors bam, il tourne le machine et tout le monde doit rembourser. Et ça c'est une logique très très idéologique qui qui est le cœur projet contre projet.
Ça c'est leur projet, c'est OK, maintenant vous réglez la facture. C'est intéressant parce qu'on a tous en tête la formule de quoi qu'il en coûte et ils sont tous succédés sur les plateaux pour nous dire c'est terminé. Effectivement là, il y a la volonté de faire passer à la caisse les gens.
Et on parlait de de la niche parlementaire et quand vous parlez de la vie chère, il y a moi il y a un élément qui m'a marqué ces dernières semaines sur la déconnexion et le mépris de ces gens-là, c'est quand il y a eu le repas 1 € pour les étudiants. Ces gens ont voté contre le repas 1 € sur les pour les étudiants et ils se sont mis en scène dans l'assemblée. Ils se sont filmés en train de célébrer le fait qu'il ne votaient pas les repas 1 € dans un pays où on a des étudiants qui font la queue devant les banques alimentaires.
Je veux dire en terme de symbole de mépris d'une génération qui a souffert du Covid, qui souffre des coanxiétés, qui n'arrive pas à bouffer, s'applaudir dans l'hémicycle en ne votant pas le le repas 1 € pour dire pour le justifier en disant vous allez donner le repas 1 € au fils de Bernard Arnaud. Enfin, je veux dire moi personnellement que les fils des milliardaires il mangent à 1 € c'est pas mon sujet. Mon sujet c'est qu'il a l'intégralité des gamins de ce pays qui puissent manger à 1 €.
Donc ils sont véritablement dans un dans un projet ouais où ils veulent faire passer à la caisse les gens. C'estàdire, on a filé du fric parce que effectivement si la structure s'effondre, ceux qui se gavent en haut, il ils tombent avec la structure et ils l'ont maintenu debout parce qu'il fallait le maintenir. Mais aujourd'hui, ils disent "C'est terminé, vous allez passer à la caisse et vous allez régler la note.
Elle va être salée, elle va être sacrément salée." Je crois que le peuple, il a relevé la tête, il a dit "OK, non, c'est terminé. On veut pas la régler la note.
On n pas à la régler d'ailleurs. Et donc ça c'est important et c'est important de d'avoir une perspective de victoire parce que tu l'évoquais tout à l'heure pour gagner il faut évidemment se battre contre la réforme, il faut dire qu'on peut euh la faire tomber, que ça ouvre d'autres horizons. Et on entend quand même partout un sentiment qui est que on peut le faire.
Il y avait beaucoup de résignations ces dernières années. Je dis pas qu'on l'a balayé d'un revers de même parce que on nous a quand même appuyé la tête sous l'eau. Moi je suis je suis j'ai 37 ans, j'ai pas connu j'ai connu le CPE mais après toutes mes batailles que j'ai mené syndical à SCF, je les ai toutes perdu y compris après 50 jours de grève, on est rentré à la maison, on avait rien.
Et là pourtant, il y a un truc qui émerge collectivement de dire on est en train de construire ensemble quelque chose qui va bouleverser ce qui se passe et on peut rentrer à la maison avec le sourire en disant on a gagné et nous quand on est ensemble on est plus fort. Et ça c'est hyper important pour construire la mobilisation. Mais ils ont il y a au moins une vertu dans tout ça, c'est que je crois que avec ce discours aussi médiocre que desmagogue, il nous rassemble en fait.
Il nous rassemble et on se sent on se sent dans une dynamique très forte. Enfin, je pense que rassembler en tout cas dans l'énergie, les travailleurs de l'énergie et même les retraités dans l'actualité, on se sent capable de tout. On se sent capable de tout parce qu'on a l'opinion publique derrière nous, parce qu'on a des outils qu'on maîtrise.
On l'a fait, on a fait la démonstration depuis maintenant quelques semaines qu'on est capable du meilleur comme du plus dur, de la coupure à la gratuité. Euh les Robins des Bois qu'on a mis en œuvre, mais en fait on l'a mis en œuvre et c'est pas c'est pas pour être applaudi du reste de la population, c'est parce que en fait on a envie de se battre pour l'intérêt général. On est touché par les régimes spéciaux effectivement dans le dans la réforme qui est qui est posée sur la table, mais en fait dans la tête des électriciens et gazier euh c'est euh c'est même pas pour ça au départ qu'on y va.
C'est parce que c'est 2 ans pour tous et on y va, on est dans une bataille et on y va. Et là pour nous c'est des journées, c'est historique dans la rue mais c'est historique dans les mobilisations. Là il faut quand même se rendre compte que pour l'intérêt général le réseau électrique est clairement sous tension.
On a atteint des baisses de production d'électricité 20000 MW ça enfin 20 tranches nucléaires en gros en équivalent. C'est c'est c'est énormissime en terme de de d'outil travail. Ça coûte ça coûte de l'argent, c'est de l'importation au maximum et surtout on a les aussi les terminaux méthaniers de gaz et les stockages de gaz qui sont complètement bloqué.
Il y a plus une goutte de gaz qui rentre sur le sur le le réseau de gaz. Notre but évidemment c'est pas de toucher les usagers et on veut certainement pas s'opposer aux usagers. Il y a des coupures, il y a eu des coupures dans la journée de villes dont des villes très symboliques comme celle de du SOP mais euh et qu'on revendique mais mais derrière on a envie de dire haut et fort à l'opinion publique s'il nous mordent c'est pas grave en fait rester du côté de de de ce côté-là parce qu'en fait on va gagner parce que parce qu'en fait on a les moyens de gagner et j'entendais avant Ahed parler de la solidarité bah en fait rien que la solidarité dans l'opinion publique ça suffit parce qu'on est motivé comme jamais et je vous garantis que dans le dans l'énergie et pas que les porédoc, les ver et céramiqu enfin tous les camarades avec qui on a construit cette lutte, c'est cette semaine noire qu'on est en train de mener, franchement je vois pas d'autres solutions que que le gouvernement plie au bout d'un moment parce que parce qu'on leur fait mal.
Et pourquoi ? Parce que on dit on va mettre l'économie à genou parce que eux ils veulent mettre les travailleurs à genou. Donc quand on nous dit cette phrase elle est trop forte, bah ou mais votre réforme elle est trop forte.
C'est vous qui créez le trouble à l'ordre public, c'est pas nous. Donc en fait, on fait que répondre à la hauteur des attaques et je crois que c'est important de se le dire le plus largement possible. Tu vas ressortir optimiste de cette émission.
Mais moi je je veux qu'on qu'on gagne. J'étais j'étais en grève cet après-midi. Sinon, ils vont couper le courant.
Non mais moi j'étais grviste cet après-midi. Je suis allé manifester. Je je soutiens à ce mouvement.
Après je malheureusement je suis pas certain que Macron va s'aider. Il va falloir taper fort quoi. Alors pour le coup on coupe pas le courant.
On fait que respecter la ligne du gouvernement qui est la sobriété énerg. C'est vrai. C'est vrai.
Ça fait pendant 3 mois, on nous a expliqué que les coupures c'était plus c'était pas illégal, qu'il fallait délester le pays par tranche de 2 heures, que c'était normal, qu'il fallait se restreindre. Pendant pendant ce temps-là, l'électricité elle explose, enfin les factures explosent. Et puis aujourd'hui, ça serait nous les vilains parce qu'on va faire des coupures de 10 minutes dans certaines villes alors que c'est symbolique.
Bah franchement euh nous les députés et on n' pas eu peur de le dire hein, les députés sénateurs qui qui sont sur cette réforme qui votent sur qui votent sur cette réforme qui n'écoutent pas le cri de la rue et comme tu l'as dit tout à l'heure qui entendent pas qu'il y a plus de monde dans la rue qui qui les ont même élus, bah franchement pour nous leur permanence c'est pas des bâtiments essentiels. Donc on fait de la sobriété énergétique, on place les bâtiments essentiels en mesure de sobriété énergétique. Techniquement, c'est possible de couper les lsées ou c'est ça va être plus compliqué quand même.
C'est une opération commando. C'est secouru en plus. Donc c'est forcément compliqué.
C'est l'occasion de parler de la suite justement avec la journée de demain notamment. Donc c'est une partie qu'on a appelé le 8 mars le débordement féministe. Fannie, je me tourne vers toi.
Tu es également la coautrice de cette note qui sort demain. Je vous la montre en avant-première. Une note aussi écrite dans le cadre de l'Institut Labo ici.
Donc tu l'as coécrite avec Isabelle d'Artagnan, avec Ludiv Bantoni et avec Agath Roby. J'ai dit quoi ? D'Antoni ?
Non. Ah bon ? La note s'appelle le 8 mars d'hier et d'aujourd'hui articulé lutte des classes et enjeux féministes.
La note revient sur les luttes féministes donc à partir de 1917 et l'international ouvrière jusqu'aux années 2010 avec les grèves des femmes en Espagne notamment. Et dans cette note, on voit que le féminisme est au cœur de tous les mouvements sociaux. Est-ce que tu peux nous parler un peu de cette note et surtout quels sont les nouveaux modes d'action de la lutte féministe ?
Pense au Cais de grève, je pense au Rosy, je pense aussi au fait d'arrêter le travail à 15h40 par exemple. Oui. Alors effectivement, bon déjà alors effectivement cette note, elle revient, l'ambition de cette note, c'était de revenir sur l'articulation entre donc lutte de classe et droits des femmes pour revenir un peu sur le 8 mars d'où ça vient en fait hein.
Et c'est pas le jour où tu as une culotte gratuite quand tu achètes un soutien gorge quoi. parce que bon non mais enfin franchement voilà donc c'est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes et c'est une journée qui s'ancre dans l'histoire du mouvement ouvrier du mouvement syndical de voilà au niveau international et qui a été proposée dans la dynamique de la révolution russe hein puisque c'était une une journée de contestation très importante celle du 8 mars enfin c'était le 23 février dans le calendrier mais ça a lancé la révolution russe en définitive et donc c'est c'est pour ça que finalement il y a eu cette date qui a été choisie même si antérieurement il y avait l'idée de construire une d'avoir une date mais on avait pas cette date du 8 mars et du coup cette date du enfin l'idée voilà de cette note, c'était de revenir sur cette histoire là et de montrer justement les enjeux enfin l'articulation entre les enjeux féministes et les enjeux de classe puisqueil y a aujourd'hui hein voilà un féminisme washing tout un tout un tas de de d'idées voilà de le féminisme néolibéral. Il y a un livre qui sort d'ailleurs euh ces temps-ci sur qui est du coup qui est complètement en train de de voilà de de de se réapproprier finalement l'idée de féminisme alors qu'en définitif ça allait pas du tout ça porte pas du tout l'idée de contestation finalement de la société.
L'idée de cette note, c'était de montrer que le féminisme est une forme d'anticapitalisme en fait. C'est-à-dire que en fait par euh le le la mobilisation pour le loi des femmes, on met en question un système une société dans laquelle on est. Et c'est l'enjeu de demain, c'est-à-dire l'enjeu de la grève féministe.
C'est précisément ça. C'est donc redéfinir le travail avec l'idée de travail domestique et donc redéfinir la grève avec l'idée de grève féministe. Donc c'est c'est pas nouveau hein parce qu'il y avait eu la grève des ventres au début du siècle par exemple sur l'idée de justement pas faire d'enfant pour pas faire de de chair à canon et cetera.
C'est c'est pas du tout nouveau pour les femmes de trouver aussi euh ce mode d'expression-là. Et en gros là, l'idée demain, ça prend aussi une autre tonalité avec justement cette contre rééforme de retraite. Mais au-delà de ça, la grèffe féministe, elle est portée par la nouvelle dynamique la féministe mondiale depuis le milieu des années 2010, notamment sur les féminicides en Argentine.
Ça a été lancé en Argentine, je vais pas rentrer dans les détails, c'est un peu long mais vous pourrez tout voir dans la note. Mais en gros, l'idée c'est on arrête tout demain, c'est-à-dire on arrête le travail domestique, on arrête le travail salarié, c'est-à-dire on arrête aussi euh de s'occuper des gosses, de faire à bouffer et cetera parce que fondamentalement, c'est du travail gratuit, invisibilisé et c'est du travail essentiel et c'est du travail qui permet euh de faire tourner la société. Et c'est en ça que euh ce féminisme est un anti capitalisme.
Ce féminisme là, pas le féminisme néolibéral qui consiste à enfin, je sais pas à être par exemple dans les CA du CAC 40 à parité. Voilà, ça c'est pas exactement cet enjeu là en fait qui nous anime notamment dans cette note et en tout cas qui m'anime moi. Et donc demain l'idée évidemment ça je je pense que demain alors cette dynamique de grèff féministe, elle est très suivie partout dans le monde.
He par exemple dans l'État espagnol en en 2017 il y avait des millions de femmes dans la rue ou une minorité de genre d'ailleurs aussi hein. Pas pas seulement c'est aussi une revendication qui est reprise au-delà des des femmes d'ailleurs. Je vais pas rentrer dans les détails non plus là-dessus, mais voilà.
En tout cas, en France, pour le moment, les organisations syndicales appellent maintenant à la grève féministe depuis quelques années, mais c'est pas une journée absolument phénoménale. Alors même que voilà, on a bien vu en 2019-2020 avec les rosis qui du coup donnent une autre tonalité aux manifestations que du coup il y a une espèce de de reconfiguration des mouvements sociaux avec la dynamique féministe. On voit que c'est mêlé, c'est mêlé d'ailleurs aujourd'hui.
Voilà, il y a des pancartes féministes dans tous les sens mais c'est pas du tout nouveau. C'est pas seulement parce qu'on est le 7 mars, c'était déjà le cas en janvier. enfin c'est mêlé dans les dans les mobilisations climat d'ailleurs, il va y avoir une initiative vendredi.
Enfin, tout est il y a une reconfiguration féministe des des mouvements sociaux et du coup demain, je pense que cette c'est c'est elle va avoir une cette tonalité là aussi cette greffe féministe de demain. Elle sera peut-être et je l'espère peut-être plus suivie que que les grèfes féministes antérieures puisque vraiment bon ben voilà, je vais pas revenir sur ce qu'on je suis en train de faire un tunnel là, je suis désolé mais non c'est très bien. C'est sur ce sujet-là, on te laisse pas la parole.
Euh, ce serait de mauvais goût quand même. Ouais. Non, mais voilà, je vais la ça a été suffisamment dénoncé euh les méfets de cette réforme de cette contre-réforme des retraites sur les femmes notamment du fait des carrières achées, du fait des partiel imposé.
Mais pourquoi les carrières achées ? Justement parce que justement il y a la prise en charge principale du travail domestique. Donc demain bah on arrête tout.
Voilà. et et et l'enjeu il est il est justement de montrer à quel point ça va enfin aussi redonner du souffle enfin continuer de donner du souffle et permettre peut-être que justement tout à l'heure il était question hein de de de dans dans le piquet sur la RATP de de mettre en avant les questions de violence sexiste et sexuelle bah aussi redynamiser enfin dynamiser continuer de dynamiser cette lutte et ses reconductions en cours avec cette tonalité féministe. Je pense que c'est c'est vraiment le ça se joue ça se joue demain et ça se joue aussi par la suite parce qu'après voilà, il y aura aussi l'enjeu de de faire continuer cette idée là dans dans la suite des reconductions, dans la suite des contestations parce que en fait c'est totalement imbriqué et on peut pas on peut pas penser une autre société sans sans penser justement voilà le les droits des femmes, la libération des femmes, l'émancipation des femmes de de façon générale quoi.
J'ai vu que tu prenais des notes. Est-ce que il y a beaucoup de choses à dire mais je pense c'est bien quand même de se redire que c'est pas une journée dans l'année euh qu'il faut qu'il faut lutter pour le droit des femmes. Et nous, on essaie de d'avoir des campagnes, on lance une campagne un peu plus longue tout au long de l'année pour sensibiliser justement et et nos adhérents et les travailleurs et avoir une campagne auprès des des travailleurs puis surtout des employeurs parce que comme tu l'as dit, il y a aussi pas mal de choses sur l'égalité professionnelle à mettre en avant et ça fait ça fera en plus partie des solutions pour justement trouver un équilibre soit enfin un équilibre si tenté qui qu'il faut en trouver un mais de pour le financement des retraites.
Donc ça c'est dans la revue de nos repères revendicatifs, on y travaille fortement à la CGT, en tout cas à l'énergie. Euh donc nous demain, on a des on on évidemment on fait de la communication, on est euh vachement autour de cette journée, mais aussi on s'est dit que au-delà de l'installation des QG de lutte des bastions puisque la reconductible c'est déjà ce soir et qu'il y a déjà des copains un peu partout qui qui s'installent euh et puis qu'on veut bien montrer que c'est jusqu'au retrait, on on a décidé que les Robins des Bois chez nous allaient célébrer justement les droits des femmes. On sait encore pas comment ça va se se manifester, mais je sais qu'il y a beaucoup de travail sur le terrain avec des assosses caritatives, avec pas mal de de mouvements qui sont construits localement pour faire de la gratuité, pour pour venir en aide au local.
Je crois que de toute manière bah c'est vrai comme les deux sujets qu'on vient de brosser juste avant, c'est que ça fait partie des sujets où on pourra faire évoluer des choses. Les mentalités, c'est une chose, mais il y a aussi le cadre légal. Et si on met pas des vrais indicateurs avec des sanctions qu'on respectent pas ces indicateurs dans les entreprises, ça doit être ça devrait être naturel mais c'est pas le cas.
Donc euh il faut qu'aujourd'hui que les les entreprises, les employeurs, ils respectent le le droit des femmes réellement euh pour que ça amène des solutions et que on fasse de cette journée une belle journée mais que ça soit toute l'année quoi. Je je pense que ça serait fantastique. Et puis on parlait tout à l'heure des différentes formes de mobilisation et qu'il fallait aller s'inspirer des formes de mobilisation qui fonctionnent et qui qui sont innovantes.
Je pense que les mobilisations féministes ces dernières années ont été parmi les mobilisations les plus innovantes avec les mobilisations environnementales. C'est les deux sujets qu'on réussi à avoir une dynamique positive avec qui réunissent de plus en plus de monde qui sont capables de de fédérer le plus largement possible et d'inventer des nouvelles formes de mobilisation. Alors, il y a la manifestation, faut pas abandonner cette forme-là, mais il y a tout un tas de de problèmes de de de solutions, j'ai dit de problèmes.
Mais euh et aussi sur la question de l'autoforation, sur la question le mouvement féministe a on a tous à apprendre de ces mouvements là. Quel dans quel mouvement aujourd'hui il y a autant de de de vidéos de de rendez-vous pour apprendre la culture politique, l'histoire politique de ce mouvement ? Il à mon avis, il y a rien d'autre que le mouvement féministe qui aujourd'hui forme autant à la lutte.
Donc apprenons, imitons, copions même dans les autres luttes. Fan, tu voulais dire tout à fait. Non, mais je pense qu'effectivement j'ai assez peu parlé des modalités d'action à part la grève féministe qui est quand même du coup vraiment le sujet de de demain.
C'est pour ça que là, je me suis vraiment arrêté sur ça. Mais au-delà de ça, c'est sûr quoi. La question des flash mob par exemple, ça a été enfin la flash mob, l'astis, le viol le violeur, c'est toi.
Elle a été reprise partout dans le monde. Elle a produit, elle a aussi fait que par exemple les rosis ont eu l'idée de faire la flashmob des rosies qui qui est quelque chose qui qui pareil, on parlait des petites villes, les flash mobs des rosies. Il y en a eu en 2019-2020 dans toutes les petites villes, enfin pas dans toutes les petites villes, c'est pas possible, mais enfin dans plein de petites villes où on pouvait pas, on s'attendait pas à ce qu'il y aurait une flash mob à à cet endroit.
Et euh et effectivement, il y a en fait bon voilà, je parlais de dynamique féministe mondiale euh ce qui c'est ce qui fait que globalement voilà depuis le début des le milieu des années 2010, on a sur les réseaux sociaux enfin une toute une génération par exemple de collégiens collégienne lycéen lycéenne euh qui a déjà aussi voilà qui met déjà en cause par exemple la binarité de genre qui se pose le le hashtag 14 septembre balance tombue contre les restrictions vestimentaires qui met en avant qui change de paradigme carrément parce que c'est pas c'est pas voilà c'est pas reprendre l'idée de l'hypersexuel sur les crop top. Je sais pas si vous vous souvenez c'était en 2020 il y avait une grande mobilisation là-dessus qui est passé notamment via les réseaux sociaux. L'idée c'était mon corps ton regard et c'est pas c'est pas parce que je mets des cropotes que je suis hypersexualisée.
C'est ton regard qui est hypersexualisé et ça ça vient de de jeunes de 12 13 14 15 ans. Et du coup il y a ça c'est c'est ça irrigue en profondeur enfin la société aujourd'hui. Et c'est aussi pour ça qu'effectivement il y a plein de livres qui sortent.
Il y a des formations de l'autoforation des modalités d'action aussi qui sont inventées qui sont innové tout ça. Et sur la question du 15h40. Oui, j'ai j'avais pas répondu sur ça, mais le 15h40, du coup, ça fait écho à ce que à ce que tu évoquais tout à l'heure.
C'est c'est l'enjeu de de l'égalité professionnelle, c'est-à-dire l'idée de voilà à 15h40, on arrête parce qu'on est plus payé. Donc ça, c'est l'enjeu de des inégalités salariales qui continuent de perdurer. Et on parlait de projet de société.
Moi, je crois que évidemment la question, elle est aussi là. C'est-à-dire que oui, maintenant voilà, on est à parité au CAC 40. OK, super.
On a vachement changé les choses en fait. Enfin, en fait, c'est ça le truc. C'est-à-dire les les femmes que enfin être apparité au 440 c'est un truc OK, on s'est fondu dans une organisation du travail qui nous préexistait et du coup maintenant il y a autant de femmes que d'hommes.
OK. Mais il y a tout toujours cette inégalité professionnelle très très forte puisque globalement les classes populaires en fait n'en bénéficient pas puisque il y a la précarité, puisque il y a le néolibéralisme puisque il y a tout ce qu'on évoquait avant euh la vie chère et cetera. Enfin, c'est ce dont on évoquait, enfin ce dont il était beaucoup question au moment du mouvement des gilets jaunes.
Pourquoi les femmes étaient mobilisées et les femmes gilets jaunes étaient mobilisées aussi à ce moment-là ? C'est des familles monoparentales, c'est des petits boulots ultra précaires et cetera et du coup en fait on ne résorbera pas, on n'atteindra pas l'égalité professionnelle tant qu'on aura pas arrêté la précarité, le néolibéralisme, le temps partiel et cetera et cetera et cetera. Et du coup fondamentalement tant qu'on aura pas refait basculer aussi enfin enfin qu'on aura pas changé de société.
Non mais bon voilà mais évidemment ça veut pas dire qu'il faut pas faire des choses avant mais c'est pas ça l'enjeu mais c'est pas ça la question je veux dire mais en tout cas il y a c'est complètement intrinsèquement lié et et c'est dit dans la note justement que je vous remontre et que vous pourrez voir demain matin sur l'institut sur institutaboessie.fr. On va conclure cette émission.
Merci beaucoup à tous les quatre et à Ahed Beral aussi d'être venu juste avant. On continue jusqu'au retrait. Alors, on a plusieurs choses à vous annoncer.
Vous pouvez évidemment toujours participer aux cases de grève euh sur le site de la France insoumise et sur la CGT également. On a une aussi de notre côté, une aussi de cô solidarité lutte FNME CGT qu'on a ouvert ce weekend et qui qui marche bien aussi. Trop bien.
On a aussi la lettre au sénateur que vous pouvez vous procurer aussi tout le matériel sur le site de LAFI pour mettre la pression sur vos sénateurs pour que ils ne puissent pas voter pour qu'il ne vote pas la réforme des retraites. On a aussi les apéro populaires qui sont lancés cette semaine. On a aussi la lettre au commerçant pour diffuser aussi chez tous les commerçants de vos circaux et de de vos villes pour qu'ils puissent en solidarité baisser leur rideau.
On a aussi évidemment les blocages des fac et des lycées. On a les blocages des ronds-points. On a demain la greffe féministe, le 9 c'est des actions étudiantes, le 10 c'est le climat et l'intersyndical a annoncé deux nouvelles dates.
Le 15, non, le 11 et le 15 et le 11 ça promet d'être massif car c'est samedi. Donc tous ceux qui ne peuvent pas faire grève et venir manifester en semaine, ça promet d'être énorme ce samedi. Qu'est-ce que j'ai oublié ?
J'ai rien oublié. On va les plier qu'on va gagner. Parfait.
Mot de la fin. Merci beaucoup à tous. On se retrouve mardi prochain.
Ciao ! [Musique]
Thomas Portes