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Audition parlementaireSénat (sur YouTube)· 4 avril 2025 75 minFond programmatiqueEurope & internationalTransportsÉconomie & entreprisesDéfense

Corridor Inde-Moyen-Orient-Europe

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 25:01OuverteRéponse directe

    Quels sont les risques géopolitiques et sécuritaires pour ce projet ?

  • 27:00RelanceRéponse partielle

    Pourquoi la France est-elle le seul pays à avoir nommé un envoyé spécial pour l'IMEC ?

  • 29:00OuverteRéponse directe

    Ce projet peut-il se concrétiser sans normalisation entre Israël et les pays arabes ?

  • 31:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la pertinence du port de Vadavan en Inde pour le corridor ?

  • 33:00OuverteRéponse directe

    L'hydrogène du Maroc ira-t-il jusqu'en Allemagne via Marseille ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Quel rôle jouent les États-Unis dans ce projet malgré leur retrait de l'OMC ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:05Fait
    « il y avait deux objectifs géostratégique euh qui ont justifié que l'administration Biden pousse beaucoup ce ce projet avec la volonté que un accord soit bien signé lors du G20 qui s'est tenu à New Delhi en septembre 2023 »
  • 0:20Fait
    « la première raison c'était cette normalisation entre Israël et les pays arabes et je rappelle que c'était en fait la mise en œuvre des accords d'Abraham qui avait été signé un peu plus tôt par Donald Trump dans son premier mandat »
  • 1:00Fait
    « l'Inde fait partie des Brix bien entendu »
  • 1:15Fait
    « ce qu'on a senti c'est que les accords d'Abraham euh avait été signé par Donald Trump et le souhait de normaliser ses relations est toujours présent ça ça on peut le dire aujourd'hui »
  • 1:30Fait
    « on connaît la position je dirais de l'administration républicaine par rapport à la Chine »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

nous allons reprendre nos travaux puisque nous devrions nous devrons arrêter vers 12h15 je voudrais tout d'abord accueillir monsieur Gérard mestralet qui est envoyé spécial du Président de la République pour le corridor économique Inde Moyen-Orient Europe vous remercier d'être là parmi nous nous poursuivons donc avec cette audition donc merci Monsieur d'être venu nous présenter ce projet les enjeux qu'il représente pour une ré que je crois vous connaissez bien puisque vous avez été pendant plus de 20 ans président directeur général de GDF suè aujourd'hui Anji pendant 5 ans également président exécutif de l'Agence française pour le développement d'aloua en Arabie Saoudite votre présence se justifie également aujourd'hui puisque notre commission va donc envisage une mission une délégation en Inde avec un certain nombre de collègues qui sont ici et qui se rendra en Inde au mois de mai à laquelle je participerai je voudrais citer Marie harlette Carlotti qui kestor du Sénat huxori Didier Marie et Philippe folot voilà et l'idée donc c'est de poursuivre les travaux de notre commission sur le partenariat stratégique bilatéral et également sur la stratégie Indo-Pacifique de la France donc votre analyse va nous être également précieuse pour une autre raison puisque certains collègues Vivette Lopez Giselle Jourda evveline Perot se sont aussi rendus récemment en Arabie Saoudite conçu comme une alternative aux nouvelles routes de la soie portée par la Chine le corridor économique Inde Moyen-Orient Europe a été officiellement lancé en marge du G20 de New Delhi en septembre 2023 son ambition est de créer une route commerciale multimodale entre l'Inde le Moyen-Orient et l'Europe en combinant les liaisons maritimes ferroviaires et numériques vous allez nous présenter votre mission depuis votre nomination en novembre 2023 par le Président de la République comme envoyé spécial pour représenter la France auprès des partenaires du corridor pour positionner les entreprises françaises qui sont intéressées par les opportunités logistique portuaire industriel que ce projet devrait générer à l'heure où la sécurisation des flux commerciaux autour du canal de Suise et en mer Rouge est étroitement lié au conflit du prochain Orient nous voudrions savoir comment vous voyez la poursuite de ce projet je ne vais pas être plus longue vous laissez 20 à 25 minutes pour vous exprimer ensuite mes collègues et moi-même nous vous poserons un certain nombre de questions je voudrais préciser pour l'ensemble des membres de la commission que cette audition est captée elle est diffusée en direct sur le site et les réseaux sociaux du Sénat et je voudrais également vous signaler chers collègu que à cet égard le mandat de monsieur mestralet ne lui donne pas vocation ni à exposer les positions de la France sur la situation géopolitique au Proche et Moyen-Orient ni à commenter les positions des États signataires de ce projet voilà vous avez la parole merci beaucoup madame la la Présidente Mesdames et Messieurs les les sénateurs tout d'abord je vous remercie de m'avoir invité pour cette audition qui me permet de de vous présenter l'état d'avancement de la mission IMEC France que m'a confié le président de la public c'est aussi l'occasion pour moi comme vous le soulignez de mieux faire connaître ce projet en France auprès des décideurs publics et des et des citoyens alors vous l'avez rappelé ce projet a été lancé en marche du G20 de de New Delhi euh en septembre 2023 par chefs d'État euh monsieur modi Premier ministre indien MBS pour l'Arabie Saoudite Mohamed bin Zayed pour les Émirats le président de la République Macron le chancelier Scholz madame mélonie madame vanerlayen au nom de l'Union qui est signataire de de l'IMEC c'est important et puis Joe Biden pour les États-Unis donc huit signataires c'est donc vous voyez sur la carte un un un corridor multimodal de pour d'environ 6 400 km de long qui se comporte qui comporte trois segments un premier segment maritime entre entre l'Inde et la péninsule arabique ensuite un second segment euh terrestre entre le sud-est de la péninsule arabique et Israël AFA Israël et la Jordanie ne sont pas signataire de l'accord mais le l'accord lui-même qui est une lettre d'engagement l'accord lui-même mentionne explicitement Jordanie et Israël d'où AFA comme port de sortie sur la Méditerranée enfin un troisième tronçon maritime entre AFA et pour nous clairement Marseille afin de connecter ce ce corridor à l'Europe donc ce ce ce corridor comportera des liaisons maritimes des liaisons ferroviaires sur la partie terrestre il vise aussi à transporter de l'énergie c'est-à-dire des lignes à haute tension pour l'électricité et euh des des canalisations pour l'hydrogène vert j'y reviendrai enfin également des câbles numériques puisque le la la le transport de données Digital est mentionné aussi explicitement comme une des priorités de ce de ce corridom l'imex est à la fois un concept et un et un projet à la croisée des enjeux géo économique et géostratégique au sein duquel la France souhaite jouer un rôle moteur donc aujourd'hui je souhaiterais rapidement dans le temps que vous m'avez donné madame la Présidente premièrement vous présenter l'IMEC plus en détail ses objectifs géo économique revenir sur la place de la de la France dans l'IMEC à travers notamment le rôle que Marseille devrait y jouer dans un deuxème temps de faire un tour d'horizon de la dynamique diplomatique à date dans un contexte évidemment international particulièrement changeant et je finirai dans un troisème temps par les les défis à relever pour accélérer la concrétisation de ce projet en précisant les atouts de la France alors tout d'abord qu'est-ce que qu'est-ce que l'IMEC et dans dans quel contexte ce projet a-t-il été lancé euh donc en matière de activité tout d'abord il s'agit de de renforcer l'intégration régionale entre les trois continents et en développant des routes commerciales plus rapides plus sûr plus vertes c'est-à-dire avec une meilleure empreinte carbone pour la France il s'agit de réellement de placer le port de Marseille comme principal point d'entrée et de sortie du corridor en France ça n'est évidemment pas le seul euh il s'agit aussi de valoriser euh l'expertise du tissu industriel français qui dans tous les domaines concernés par euh par par l'IMEC euh est de première qualité et en assurant la mobilisation des entreprise du secteur privé du secteur public aussi dans la phase conceptuelle du du du projet donc ces trois dimensions sont au cœur de la lettre de mission que m'a adressé le le président de la République donc en novembre 2023 pour que la France joue un rôle moteur dans la structuration de ce qui est un projet de d'infrastructure alors libc répond aussi à l'évidence à plusieurs objectifs géostratégique euh puisqu'il est ancré dans les défis géopolitique du Proche et du Moyen-Orient il faut peut-être rappeler que il a été signé 3 semaines avant le 7 octobre 2 2023 et donc quel était le le contexte il faut se se replonger un peu dans le contexte d'avant la guerre à Gaza c'est-à-dire que la signature de cet accord a été très largement poussé par la diplomatie américaine l'administration Biden à l'époque comme projet logistique susceptible d'incarner la logque de normalisation entre Israël et les pays arabes c'est-à-dire de mettre en œuvre en quelque sorte les accords d'Abraham donct je rappelle qu'ils avaient été signés par l'administration de de Trump pour illustrer l'engagement de l'Arabie Saoudite sur ce projet encore une fois nous sommes là avant avant Gaza et le 7 octobre les les C MBS lui-même qui a présenté à la presse nous étions à New Deli en en septembre 2023 qui a présenter à la presse ce projet les SEP autres chefs d'État y compris monsieur modudi y compris le président Biden le président Macron était était aligné derrière lui donc il y avait un engagement très fort de de l'Arabie saoudite à l'origine sur ce sur ce ce ce projet alors toujours comme objectif du point de vue Amérique et du point de vue de de de l'Inde l'IMEC vise à développer un réseau d'infrastructure susceptible de contrer l'influence de la Chine et de ces nouvelles routes de la soie belt Road initiative en développant un nouveau réseau de connectivité entre l'Orient et l'Occident euh enfin et pour tous les signataires l'IMEC est clairement aussi un projet qui contribue à renforcer le partenariat avec l'Inde l'Inde qui est membre des des des bricks et au fond cette dynamique de rapprochement entre l'Inde et l'Occident vise à à contrecarrer une espèce de logique de fragmentation entre d'un côté l'Occident et de l'autre les bricks et à valoriser davantage l'Inde comme puissance d'équilibre au sein des Saint- des brixs et comme puissance multialignée euh alors pour illustrer cette dynamique je dirais que que l'IMEC est devenu un axe structurant du partenariat stratégique franco-indien euh plusieurs illustrations la visite d'État du du président Emmanuel Macron en Inde en janvier 2024 il était l'invité d'honneur de la fête nationale Republic day évidemment l'IMEC a été un objet d'échange entre le Président de la République et le Premier ministre indien ensuite la visite d'État du Premier ministre maudit en en France en février 2025 a aussi illustrer cette cette dynamique ils se sont d'ailleurs rendus tous les deux à à Marseille donc la France et et l'Inde vous voyez aussi sont les deux pays extrémités de de ce de ce corridor le corridor il va de de l'Inde à la France alors c'est un projet géoéconomique quel sont ces ces enjeux alors il repose sur les des anticipations de de perspective de croissance du commerce mondial entre entre l'Inde et l'Europe que c'est bien joli de faire des infrastructure enc faut-il qu'il y ait une demande de ces infrastructures parce qu'à la fin c'est quand même le marché qui va qui va des décid euh or il y a une demande les flux commerciaux entre les deux régions devrai augmenter euh en moyenne de 6 % voire 7 % par an comme actuellement euh ceci jusqu'à 2032 et se prolonger au-delà pour atteindre un volume de 175 milliards d'euros à ce rythme là euh les échanges entre l'Inde et l'Europe doublerait en 10 à 12 ans donc de toute façon il faudra des infrastructures pour répondre à cette demande et l'EC viendra en plus pour doper un peu plus ces échanges et ce commerce entre entre l'Inde entre l'Inde et l'Europe l'IMEC contribuera aussi à la sécurisation et la diversification des chaînes de valeur internationales et c'est clairement vous le savez un objectif poursuivi par la stratégie Indo-Pacifique de la France mais qui est aussi un corridor énergétique puisque cette initiative va connecter des futures zones de production majeure d'hydrogène vert que sont l'Inde qui a d'immense projet de production d'hydrogène vert notamment dans le nord-est nord-ouest pardon à la frontière pakistanaise le projet entre total et adadi et d'autre part le Moyen-Orient le Moyen-Orient évidemment l'Arabie Saoudite Oman les Émirats mais l'Égypte aussi d'ailleurs ont de très grands projets de production d'hydrogène vert favorisé par l'espace et le soleil et et le vent et avec la volonté de d'exporter de l'hydrogène vert l'Europe de son côté veut importer de l'hydrogène vert et donc vous voyez ce corridor sera un corridor d'hydrogène euh connectant la plus grande zone d'importation d'hydrogène ça sera l'Union européenne et parmi les plus grandes zones de production d'hydrogène vert on pourrait mentionner aussi le le le Maroc mais ceci intéressera Marseille alors l'accélération de la décarbonation à travers notamment l'hydrogène vert mais pas seulement sera est au cœur de l'ambition liim qui a été rappelé par les fondateurs les signataires initiau alors je deuxè point la place stratégique de la France dans l'IMEC et le rôle stratégique de l'IMEC pour la France je vis souligner le le volontarisme de la France en faveur du de soutien à cette initiative qui s'illustre par d'abord la création d'une d'une mission et la nomination d'un envoyé spécial et et le président de la République a choisi un industriel je mentionne tout de suite il y a une toute petite équipe puisque j'ai j'ai deux personnes avec moi ma conseillère diplomatique ambreou qui est bien l'énergie elle a passé 10 ans chez Total puis après l'enat elle a choisi la diplomatie et j'ai également un un militaire avec moi qui est un un capitaine de frégate capitaine biso qui a été le le commandant de l'ASTROLab le navire ravitailleur des des terres australes donc vent une petite équipe de de trois de trois personnes mais à ce jour je suis le le seul cherpa nommé par un des chefs d'État euh il y a dans tous les dans tous les pays un suivi à à très haut niveau évidemment qui soit les personnes en charge dans les différents pays sont soit des des ministres en charge de l'énergie ou en charge des investissements ou des des transports ou par des conseillers directs des chefs des chefs d'État mais ce sont des personnes qui ont évidemment beaucoup d'autres responsabilité donc l'identification des des points de contact de haut niveau a constitué la première phase de travail de des démarches diplomatiques que nous avons faites alors je rappelle que 3 semaines après l'accord il y a eu le 7 octobre puis la guerre à Gaza et qu'évidemment certaines des priorités de de ces États ont pu ont pu changer et que donc j'aiété amené à faire du bilatéral multiple puisque à ce jour il n'y a pas d'organisation collective pour pour l'IMEC donc les missions diplomatiques pourer dialogue mon conduit à Bruxelles à la Commission européenne en mai de l'année dernière aux Émirats deux fois en Arabie Saoudite deux fois aux États-Unis juste quelques une semaine après l'élection de de Donald Trump en novembre en Inde trois fois à chaque fois l'agenda diplomatique combine entretien politique et visite d'infrastructure rencontre avec les les dirigeants des secteurs économiques par exemple l'association de Dubaï ports aux Émirats ainsi que Abou Dhabi porort qui gère les deux parmi les deux plus grands ports du monde ou encore Adani en en Inde qui gère le le port de de mundra au nord ce qu'on entend aujourd'hui des ambassades montre que la reconnaissance du travail de de fond et du leadership de la France comme pays le le plus actif euh pour l'instant euh depuis la signature du du du du muouu et et est reconnu euh c'est ces démarches nous permettent d'avoir une assez bonne compréhension de la vision de nos partenaires euh et même si elle est intrinsquement liée évidemment à l'évolution du contexte international bien entendu dans toute ces démarches moi je m'appuie sur tout le réseau diplomatique les services économiques euh mais il est clair que ce cette initiative ne pourra pas être pilotée seule nous encourageons la la structuration d'une gouvernance politique et technique de l'IMEC bon ça pourrait -être par exemple simplement au premier degré la nomination par chacun des des des chefs d'état d'un charpa est identique à ce que je représente et nous pourrions entre charpa travailler discuter et et et et nous nous réunir nous travaillons donc aujourd'hui dans différents formats avec nos nos partenaires par exemple vous savez qu'il existe un format de de de collaboration Trilatérale entre la France l'Indes et les Émirats initiative diplomatique entre les ministères des Affaires étrangères de ces trois pays qui existent depuis 3 4 ans et bien désormais l'IMEC figure à l'agenda de cette de cette coopération euh trilatéral mais il est clair que dans de nombreux pays l'IMEC est perçu comme un projet d'intérêt national et alors c'est le cas de la France à l'égard de Marseille et je voudrais en dire un petit mot si vous me le permettez liimc c'est le corridor qui permet de de souligner la place de Marseille euh comme capitale de la connectivité en Europe le port de Marseille faos est en effet au cœur de notre stratégie parce qu'il a vocation à devenir l'un des principaux points d'entrée et de sortie de l'IMEC en Europe et en Méditerranée particulièrement face au port du du du Piré en Grèce et de Triest en Italie qui sont les j'allais dire les deux principaux concurrents alors le port de Marseille c'est un triple hub comme on dit aujourd'hui logistique industriel maritime et numérique c'est un un un hub logistique qui est connecté à l'Europe et à l'Afrique du Nord a une position exceptionnelle en en en Europe et sur la Méditerranée c'est le point de passage de plusieurs corridorses européens il fait partie de deux réseaux transeuropéen de transport il fait aussi partie du réseau H2 Med avec la liaison Barcelone Marseille d'hydrogène c'est un projet qui a été signé par les quatre chefs d'État don l'Union européenne qui n'est pas encore réalisé mais qui arrive à Marseille c'est aussi un hub numérique alors ça ce sait moins parce que les les câbles digitaux sont plus discret mais c'est le 6e hub numérique mondial grâce à sa situation géographique au carrefour des des trois continents et les câbles qui viennent d'Asie souvent passent par la Méditerranée et remontent en Europe à travers Marseille et la ville sera reliée d'ici 2027 à 54 pays via 16 réseau de câble sous-marins et six câbles nouveaux vont être mis en service entre 2025 et 2027 c'est aussi un hub énergétique alors c l' depuis longtemps pour la France parce que c'est c'est à à Marseille fauce qu'arrive les les les le gaz le gaz algérien initialement et d'autres Gazil y a deux terminaux métaignés à marseillefosse mais il a de grandes ambitions dans la filière hydrogène vert notamment au travers du projet de hub hydrogène Euroméditerranée marseillefus puisque une partie du de de l'hydrogène vert qui sera produit en Inde ou dans les émirats sera transporté par sous forme d'ammoniaque par bateau et Marseille se présente comme un port avec des stockages également des projets de de cracking de l'ammoniaque pour réparer l'azote et l'hydrogène mais il sera aussi le point de destination de l'hydrogène vert venant du Maroc euh donc ça c'est c'est important c'est une le président m'avait donné également une mission sur le sur l'énergie au au Maroc Marseille en tout cas permet aussi de valoriser la la place incontournable des leaders mondiaux français du secteur maritime comme CMA CGM bien sûr mais aussi de toutes les entreprise françaises susceptible de de de contribuer à la réalisation des grandes infrast structure buig FH Vinc ngge de l'ingénierie comme comme égis ou ou cistra pour le ferroviaire évidemment avec Alstom pour le matériel roulant dans l'énergie avec Total NG EDF et beaucoup dans les câbles il y aura beaucoup de câbles dans ce dans ce projet soit des des câbles électriques avec nessence soit des câbles digitaux avec Orange Smarine et alc marine voilà donc voyez tous ces points d'interconnexion font l'objet déjà d'une forte concurrence intraeuropéenne et donc nos efforts portent sur la la valorisation du du potentiel de développement de de Marseille et de son interland mais aussi sur la mise en œuvre d'une stratégie internationale opérante pour assurer la phase de démarrage du du du projet 3ème point et je terminerai par cela l'IMEC vu de l'international bon c'est évidemment un projet de long terme comme tout les grands projets de de d'infrastructure c'est un projet de de long terme il aurait quels que soient les les les péripéties les diversités les les les complexités de la situation internationale notamment au Moyen-Orient le projet serait s'il n'y avait pas ces ces complications dans une phase d'avantprjet et d'étude au moins pour les deux ou trois premières années suivant la signature du mouou alors quels sont les les pays impliqués les pays impliqués au-delà des des huit signataires euh il faut regarder cette carte et il y a bien h signataires mais près de à mon avis 15 pays directement ou indirectement concernés par ce corridor aujourd'ui euh il y a les pays sur le tracé qui sont non signataires mais parties prenantes il y a la Jordanie Israël mais aussi la Grèce et Oman Oman qui présente la l'avantage d'avoir une grande côte sur l'océan Indien accessible sans nécessiter soit le passage des trit d'ormous vers le golfe au Nord soit au sud le pass age de babal mandar pour accéder à la mer Rouge et c'est là que se trouent les outils actuellement euh donc Oman mais aussi des pays intéressés et concernés comme l'Égypte et et et Chypre donc la question à un moment donné quand il y aura une gouvernance de l'élargissement je dirais de de l'Alliance à quelques autres pays va se se posera euh et ce sera l'une des premières questions à se poser lorsque lorsqu'il y aura enfin une réunion des signataires initiaux je prendre l'exemple de l'Égypte euh les les les ce projet n'a pas été conçu comme un projet de contournement du canal de suè l'Égypte au début s'en é un peu euh offusqué puis d'abord le trafic du canal de suè avait été très sérieusement impacté par les outils puisqu les divisé par deux or c'est la principale source de revenus de l'État égyptien et puis ce projet clairement bypasse si je permettez le le canal de suè c'était pas l'objectif en soi comme je l'ai rappelé euh et donc nous sommes allés voir les Égyptiens pour leur dire deux choses premièrement c'est que si les échanges entre l'Inde et l'Europe double dans les 10 ans le trafic du canal de Suède va augmenter il va pas être diminué le le ces échanges vont être même stimulés par le par par l'IMEC c'est c'est la première chose et il y a une très grande différence de capacité entre capacité d'un canal comme le canal de SW qui est capacité considérable et puis une ligne de chemin de fer la capacité sera forcément plus limitée premièrement deuxièmement il est sage d'envisager des schémas je dirais alternatifs au schéma AFA par que après coup il peut y avoir un accident de parcours technique sur le tracé et donc très vite l'Égypte peut apparaître comme comme offrant une bonne solution à travers une une liison qui partirait du nord de l'Arabie Saoudite vers l'ouest et déboucherait sur la Méditerranée par soit Alexandrie soit porsaïde soit damiet et d'ailleurs les les autorités égyptiennes nous avaient invité à à regarder ce qui se passait ce que les les énormes inf d'infrastructure fait par l'Égypte d'abord sur le port d'Alexandrie mais aussi dans en Égypte et notamment le long du canal de suz dans la zone économique du canal de Sue qui est en train de se moderniser à très grande à très grande vitesse donc le traer de l'IMEC pourrait comporter plusieurs routes finalement qui participeront à la logique de divers diversification et de sécurisation au fond plus il y a d'alternative plus il y a de sécurité c'est très simple sécurisation des chaînes d'approvisionnement européennes et en particulier pour les segments maritimes en matière de sécurité j'ajoute d'ailleurs que liimec pourra bénéficier du savoir-faire de de l'armée française sa connaissance de la de la zone nous avons pris des contacts à cet égard et d'ailleurs l'un de mes deux adjoints et lui-même un marin et donc particulièrement au travers de de l'appui de la marine française dans les domaines transport maritime et des câbles des câbles sous-marins alors où on est l'initiative et comment est-elle perçue tour d'horizon extrêmement rapide de la dynamique diplomatique alors pour l'Arabie Saoudite l'IM s'inscrit clairement dans le projet vision 2030 visant à faire du royaume un hub logistique mondial la volonté de de développer des projets de connectivité structurant avec l'Europe priorité donné à la vision de l'IMEC défin par le secteur privé ou les entreprises contact que nous avons eu avec le le ministre de l'Énergie le le montre et enfin le pays lui-même a un rôle crucial car pour assurer le l'effectivité du du du tracé les investissements en infrastructure terrestre sur le territoire de l'Arabie Saoudite doivent être lancé ou en tout cas complétés euh pour les Émirats arabunis l'imex c'est presque déjà une réalité puisque la liaison maritime entre l'Inde et les Émirats est extrêmement active les investissements dans les les développements des infrastructures portuaires sont piloté par les acteurs privés enfin à la à la mode émiratie c'est-à-dire le le port de Dubaï et le port de jbalalii à à Dubaï et le fond adidq qui est le fond le fond souverain euh entre ces deux pays entre l'Inde et les Émirats il y a ce qu'on appelle le Virtual trade corridor euh qui permet de dématérialiser et de fluidifier l'ensemble des démarches administratives et ce ce ce corridor est opérationnel corridor virtuel opérationnel depuis fin 2024 c'est donc un peu un modèle parce qu'évidemment il sera très utile il sera indispensable queil n'y ait pas à chaque frontière traversée des blocages administratifs en Europe l'IMEC pour l'Union européenne s'inscrit dans la stratégie de connectivité du Global Gateway et qui pourrait être labellisé dans dans dans quelques années l'Italie et la Grèce sont les deux pays qui qui font le plus de déclarations au sujet de l'IMEC en Inde euh l'opérationnalisation de l'IMEC s'inscrit dans le cadre de la stratégie maritime nationale à l'horizon 2030 qui prévoit le développement des infrastructures portuaires aujourd'hui il y a deux ports très importants qui sont les ports de de Mumbai évidemment et de mundra au nord mais le le le gouvernement développe le port de vadavan en eau profonde euh ce qui a été identifié annoncé comme le principal port indien de de l'IMEC et l'Inde y investi 9 milliards de de dollars dans le développement de ce port pour ce qui concerne les les les États-Unis évidemment il y a eu un changement de d'administration ce que l'on l'on comprend aujourd'hui on pourraitevenir si vous voulez des des des des contacts pris par notre poste c'est que l'administration de de Monsieur Trump soutient c'est d'ailleurs ce qui a été annoncé après l'entretien qu'il a eu avec avec le Premier ministre indien qui est allé aux États-Unis à Washington juste après sa visite en France premièrement et que deuxièmement il il s'intéresse à l'IMEC dans le le cadre de la perspective de normalisation des avenir ultérieur entre Israël et les pays arabes alors rapidement et j'en term invversal les principaux défis avant toute concrétisation il faut une gouvernance collective il sera important d'avoir un leadership politique à partager entre les États-Unis l'Inde évidemment l'Arabie Saoudite est clé elle l'était avant elle doit le redevenir et puis bien entendu la la France il y aura des études de faisabilité à faire je disais les tracés sont pas fixés on sait pas quel niveau d'investissement il faut faire en un sur la péninsule arabique ou à Marseille euh il y a des investissements de bateau il des investissements de portuair des investissements de câble tout ça est à étudier avec avec soin mais il faut une une une collectivité le l'Union européenne est prête à financer une partie de ses études la Banque mondiale est prête à réaliser un certain nombre mais voilà il faut les décider de façon collective et enfin il faut se préparer j'allais dire au au jour d'après au Proche Orient ou liimec pourrait être un projet logistique de prospérité et de paix contenu de du fait que il doit irriguer son les interlandes et notamment l'interland de de d'fa et cette perspective est notamment partagée par une ONG qui s'appelle ecopis Middle East qui est nominée pour le Prix Nobel de la Paix donc voilà la France a un certain nombre d'atouts il faut les valoriser euh la France a pris un peu a pris un peu de un peu d'avance son savoir-faire industriel est clair même si elle a une position un peu excentrée je dirais mais son savoir-faire industriel est est très important et elle a une une expérience de partenariat public privé qui pourrait évidemment s'appliquer dans ce dans ce dans ce projet donc ma mission consiste à articuler ce ce riche potentiel national et à contribué à acc la la structuration de de l'IMEC avec nos partenaires et je crois vraiment que l'IMEC est un projet majeur de connectivité pour le 21e siècle voilà merci madame la Présidente merci beaucoup monsieur peut-être juste un mot avant de donner la parole aux collègues qui se sont inscrits donc on voit qu'on en est encore pas au préprojet et aux études de faisabilité donc on a encore du chemin devant nous à quel terme vous situez la réalisation de ce projet alors je crois qu'il y aura pas un terme complet c'estàd que vous voyez la nature de ce projet est assez multiple c'est pas comme un pont un pont un jour il est ouvert la veille il est fermé là il y a déjà des investissements qui se perd dans le cadre de de de l'IMEC par exemple en Inde d'ailleurs vadavane est développé accéléré dans dans est présenté comme le futur port principal de départ etarrivée de de de de de l'IMEC en Inde même chose sur la sur l'Arabie Saoudite donc moi je pense qu'il faut peut-être un ou 2 ans de d'étude de préfaisabilité identifier les infrastructure une chose qui existe celle qui reste à faire préciser les tracés les coûts euh également faire des études économiques qu sera le marché qu sera le marché je c'est on l'oublie un peu souvent mais c'est quand même très important de savoir quelle sera la demande de transport de bien entre l'Inde le Moyen-Orient l'Europe par les containers quelle sera la demande d'énergie en électricité ou en en hydrogène quelle sera la la demande de données numériques les capacités existent déjà d'ailleurs il y a des liaisons entre entre l'Inde et et et l'Europe je rappelle que Cap Gemini société française a 140000 salariés en Inde qui travaillent euh en temps réel pour les clients mondiaux de de de capgbid donc il il faut des connexions et ceci augmente régulièrement donc euh il n'y a pas de il n'y a pas de de de calendrier précis je dirais que euh si vous me permettez c'est vraiment l'un des plus grands projets d'infrastructure au monde je crois que c'est ça a été présenté comme le canal de suesse du 21e siècle c'est c'est vraiment un projet pour le 21e siècle ma société soci don je me su occupé a été la compagnie de Sue pendant longtemps et donc le canal de Sue ça a été 20 ans de négociations 10 ans de construction puis 10 ans de perte et 90 ans de succès économique alors ça sera beaucoup plus court voilà ce que je peux dire merci beaucoup on va prendre les questions par série de deux donc tout d'abord Philippe folot puis après Marie Arlette Carlotti Philippe oui merci monsieur le Président euh il y a des injeux et des réalités qui sont des éléments techniques mais aussi il y a des injeux politique géostratégique et géographique dans le projet tel que vous le présentez il y a un élément qui saute aux yeux c'est qu'il y a deux pays qui sont traversés donc par ce projet d'infrastr structure et qui sont pas signataires de l'accord Israël et la Jordanie euh quand on voit le caractère quelque peu ératique à certains égards de la politique israélienne euh en ce moment on peut s'interroger par rapport à cela euh on peut aussi s'interroger au regard du fait que quand euh on est sur alors je suis pas un spécialiste comme vous l'êtes des question de logistique mais chaque fois que un container il passe d'un bateau à un train c'est une contrainte et un élément qui est à prendre en compte et que dans le le choix euh des routes qui ont été alors j'ai bien entendu ce que vous avez dit par rapport à euh par rapport à l'Égypte euh et et et par rapport aux enjeux essentiels du canal de suè pour lequel vous avez mis en avant la difficulté dans cette route maritime par rapport à la à la question des des yououtis et et et et du du détroit de Djibouti euh mais est-ce que le dtroit d'ormous euh est est plus sécure que ne l' le détroit de Djibouti sur sur le moyen terme c'est-à-dire ne ne donne-ons pas la capacité un pays tel que l'Iran à un moment donné de verrouiller euh cette cette route euh donc il y a selon moi euh beaucoup d'interrogations euh sur euh cette cette perspective et cet élément et quand on voit un pays comme Oman qui qui qui a aussi des des des éléments de de de stabilité peut-être plus important qu'on ne le croit euh donc euh je je voilà tout tout ceci entraîne de ma part un certain nombre de euh un certain nombre d'interrogations euh au-delà de l'aspect politique qu'on a bien bien saisi et bien bien compris mais après il va y avoir ces réalités qui vont qui vont s'imposer à nous et et donc voilà moi je voulais vous faire part de mes interrogations par rapport à cela merci mariearlet Carlotti merci madame la Présidente Monsieur Merci beaucoup de la présentation de ce projet fortement ambitieux et qui est effectivement une véritable opportunité stratégique pour la France et pour l'Europe vous disiez tout à l'heure que c'était parmi les h signataires seul la France a désigné son représentant spécial comment l'expliquez-vous est-ce que c'est parce que c'est du retard au regard de la situation géopolitique est-ce que est-ce que vous n'êtes pas d'accord totalement en en ce moment vous aavez pas assez travailler sur la gouvernance collective dont vous appeliez de vos vœux tout à l'heure voilà est-ce que ça va pas ralentir le projet et comme nous allons aller en Inde en mission d'après vous quel message on pourrait porter sur ce projet d'une manière générale ensuite je voulais vous dire que cet enjeu stratégique pour la France il est important mais il est aussi important pour ma ville Marseille puisque le corridor qui va relier l'Inde à l'Europe passera par Marseille en fait plus exactement il part de Marseille et il revient à Marseille j'allais presque vous en remercier mais comment pouvait-il en être autrement en tout cas pour le port de marseillefosse qui ambitionne vous l'avez précisé tout à l'heure de devenir un des principaux upubs de ce corridor il y a déjà des des des choses positives qui se sont créées puisque il y a un partenariat stratégique qui a été signé entre l'autorité portuaire saoudienne et le port de Marseille est-ce que il y en a d'autres en cours est-ce que il y a un travail qui se fait sur ce point et dernière question pouvez-vous préciser les actions que vous allez mener que vous avez peut-être commencé à mener pour impliquer davantage les entreprises français pour leur les informer voire pour les accompagner je pense en particulier aux PME parce que elles ont beaucoup plus de difficultés que cmacgm par exemple pour accéder aux marchés internationaux merci merci euh monsieur le sénateur madame la sénatrice alors euh euh sénateur fouliot vous avez parfaitement raison euh ce ce ce projet est multiple ce projet est multiple euh la sécurité des transports euh sera l'une des clés des corridors du du du 21e siècle euh alors vous avez raison aujourd'hui euh ce ce ce le tracé de base puisque ça a été mentionné les deux pays gen Israël mentionné dans l'accord initial passe par euh passe par par AFA donc dans une des régions les plus troublées du du du du monde actuellement euh si on regarde la question de la sécurité euh nous espérons tous qu'un jour la paix reviendra dans cette dans cette région et donc AFA sera sera une des portes de sortie mais euh je dirais il est à la fois sage et nécessaire d'envisager des des alternatives même dans cette hypothèse pour ça que le l'Égypte l'Égypte et ces ports méditerranéens les trois ports que je mentionnais Alexandrie porsaïde et damiet peuvent représenter mais surtout surtout Alexandrie qui est le plus important d'entre eux peuvent représenter une une sortie possible sur le sur la la Méditerranée par ailleurs le tracé n'est pas défini sur la partie sud-est de la péninsule arabique alors évidment il se trouve qu'il y a deux des plus grands ports du monde qui sont sur le golfe vous avez raison donc il faut passer par les trit d'ormous pour y accéder c'est-à-dire le port de dbalali à Dubaï et le port de Khalifa à abouabi l'Arabie Saoudite mentionne aussi le fait qu'il y a un peu plus un peu plus haut le P de d'amam qui est l'un des grands ports industriels de la partie Est de de la de l'Arabie Saoudite toujours sur le golf aujourd'hui aujourd'hui les les bateaux traversent je dirais sans sans sans problème le le détroit d'ormous mais on sait que ça pas toujours été le cas et et on n'est pas sûr que ça soit toujours le cas c'est pour ça que la la une alternative positive peut aussi être représenté par deux options qui sont directement sur la la côte sur le seron indien mais qui ne nécessite pas quand on vient d'Inde qui nécessite pas de passer les troit d'ormous il y a un port émirati qui s'appelle le foujera et un port sur la côte d'omane qui s'appelle soar et c'est d'ailleurs de de de villes importantes des ports important sur lesquelles d'ailleurs le groupe NJ dont jeépoque je m' occupais nous l'avons construit sur place des centrales électriques et du dessalement d'eau de mer euh donc je je pense utile que Oman et Oman est intéressé d'ailleurs nous avons eu des premiers contacts intéressé à à participer à la réflexion sur sur euh sur ce ce ce je dirais le sur l'IMEC euh parce que euh une liaison directe Inde les ports de la de la de la côte de l'Océan Indien du la péninsule arabique permettrait d'avoir une liaison directe qui nécessiterait ni le passage par le détroit d'ormous ni le passage par le détroit de Djibouti babalmandar donc aussi bien je dirais les véités de l'Iran d'un côté ou des outil de l'autre seraiit serait neutralisé euh la plus forte sécurité pour les transporteurs c'est le le nombre d'options c'est le nombre d'option s'il n'y a qu'une seule option et on le voit bien aujourd'hui qu'il n'y avait que le canal de Suise les canal de Suise c'est un risque euh euh mais le canal de suè c'est la plus formidable investissement c'est le plus formidable infrastructure de transport qui jamais été qui jamais été réalisé euh faire des économies considérables et a accélérer le commerce mondial et l'IMEC pourra contribuer à à donner par son son existence même est en alternative évidemment ça ça ça abaisse je dirais les inconvénients d'un blocage du canal de suest et et et donc d'une certaine façon ça sécurise le canal de suess voilà ce que je voulais dire sur le premier point euh madame carleti alors effectivement pourquoi euh pourquoi il y a pas eu d'autres pays qui est désigné de de de euh d'envoyer spécial ou de ou de de de cherpa euh d'abord euh ils n'ont pas tous ce même réflexe l'idée de nommer un un un monsieur IMEC en France on aime on aime ça c'est une pe une tradition euh dans certains pays on considère qu'il est normal que ce soit suivi directement par tel ministre voilà seule chose c'est que les ministres sont très occupés et ont moins de temps que un cherp qui peut y consacrer l'essentiel de son l'essentiel de de son temps mais il est vrai alors faut pas faut pas se se se se se cacher la réalité euh le 7 octobre et la guerre à Gaza ont inversé les priorités je suis absolument certain que les choses auraient été plus vite s'il y avait pas eu cette cette cette cette guerre euh euh aujourd'hui euh cette c'est la priorité mettre en place cette gouvernance c'est la priorité si on veut si on veut avancer et je le disais il faut que alors l'Inde est impliquée évidemment il pas de problème euh il faut que l'Arabie Saoudite le soit et que les États-Unis le soit euh du côté européen je dirais si je pe me permettre ça va c'est c'est c'est c'est c'est le cas donc euh euh peut-être que les conditions vont bientôt être être facilité pour pour pour pour cela euh alors euh vous évoquez le cas de Marseille j'en ai j'en ai je crois abondamment parlé nous y sommes allés plusieurs fois à Marseille le président y est allé avec le le Premier ministre indien donc effectivement pour la France je dirais l'IMEC est l'occasion de pousser Marseille dans toutes ses composantes et Marseille a d'énormes d'énormes atout euh industriel bien entendu géographique euh mais industriel technique humain euh considérable c'est vrai que Marseille a déjà signé un accord avec les les les ports saoudiens et euh nous nous avons d'ailleurs eu des contacts nous-mêmes avec l'autorité des ports indiens euh et l'idée d'un d'un d'un accord aussi entre le port de Marseille et l'autorité des ports des ports indiens euh pourrait être réactivé à cette à cette occasion comment vous avez posé une question très précise comment appliquons-nous les entreprises françaises c'est simple nous les voyons régulièrement nous avons fait depuis le début trois grandes réunions la première d'ailleurs à l'Élysée des entreprises françaises concernées avec le le le MF et les associations de de PME nous nous nous les préparons à cette idée pour les préparer il faut les informer il faut les les les motivé je disais tout à l'heure les entreprises dont ce ce projet aura besoin euh répondent à des à des des secteurs dans lesquels la France a de grands de grands leaders bien entendu il y aura partout des appels d'offre ce sera la règle qui seront d'ailleurs parfois lancé par exemple si c'est un chemin de fer sur le territoire de l'Arabie Saoudite ce sera l'Arabie Saoudite qui lancera le le l'appel de offre si c'est des infrastructures en Inde ce sera l'Inde qui on aura la responsabilité si c'est Marseille ce sera la France voilà mais en tout cas c'est très important depuis le début le président de la République a souhaité et c'est dans sa lre de mission que les entreprises soit soit associé et nous le faisons nous le faisons régulièrement euh par ces par ces rencontrre et nous ferons bientôt d'ailleurs une lettre d'information des entreprises qui celles qui aont exprimé le souhait d'être informé merci beaucoup on passe à une deuxème série de questions Didier Marie et après Michel gréhaum merci madame la Présidente merci Monsieur mal pour votre présentation de de ce projet significatif je je j'irai dans le sens de ce qu'on dit mes collègues précédemment pour vous faire part de quelques interrogations euh la première parmi les difficultés relève des relations entre les pays arabes et et Israël et donc la résolution du conflit à à Gaza s'il n'y a pas normalisation des relations notamment entre l'Arabie Saoudite et Israël pensez-vous que ce projet puisse se faire euh ma deuxème question euh porte sur l'intérêt économique des opérateurs potentiels qu'il soit maritime terrestre ou autre au regard de la concurrence existante quelle que soit la situation géopolitique dans la région entre un passage par le canal de suè via en direction de Marseille sans rupture de charg et le passage par ce corridor qui nécessitera plusieurs ruptures de Ch est-ce que les coûts sont comparables est-ce que ce nouveau corridor serait compétitif et à cet égard sera intéressant d'avoir la position d'un grand opérateur français comme CGA CMA qui pour l'instant n'est pas très très implanté en Inde c'est moin qu'on puisse dire ma trisè interrogation porte sur le financement de ces infrastructures alors il y a celles bien évidemment qui sont hors Europe il y a celles qui concernent l'Union européenne pour la première est-ce que le programme global Gateway prévoit dès à présent sur les 300 milliards d'euros qui sont attribués d'en flécher quelques-uns pour faciliter la réalisation d'infrastructure à court terme est-ce que le calendrier de ce programme est compatible avec le calendrier de la réalisation de ce corridor et pour la partie qui concerne l'Union européenne est-ce que on a intégré dans les premières discussions entre l'Union européenne et l'Inde au regard de l'accord économique qui devrait voir le jour rapidement selon ce que dit Madame murcela Van derleyen ce projet et les financements qui pourraient le faciliter alors en complément de mes collègues ce corridor qui relierait l'Inde à l'Europe VI le Moyen-Orient à travers des homnes stratégiques sensibles on en a parlé comme en mer Rouge ou dans le D3 d'ormous ainsi que la S Jordanie palestinienne qui est un territoire déjà pris en étau par les politiques d'occupation israélienne ce corridor a des conséquences dramatiques pour la Palestine en traversant la S jordané ce projet enterrine de facto la division du territoire palestinien donc mes questions sont les suivante 15 pays concernés 8 signataires en ce qui concerne les 15 pays concernés ont-ils tous été conviés aux réunions de travail concernant cet accord notamment les autorités palestiniennes deuxièmement comment la France et l' comp compte-elle assurer la sécurité des infrastructures et des flux commerciaux du corridor et enfin quel rôle l'UE peut-elle jouer dans la gouvernance de ce corridor et son financement celui-ci peut-il s'inscrire au sein du plan réarm Europe merci merci euh alors euh j'essaie de répondre à quelquesunes des des interrogations du sénateur Marie euh euh alors le le projet peut-il se faire s'il n'y a pas de de de normalisation euh je dirais s'il y a la guerre il se fait pas c'est clair euh et d'ailleurs aujourd'hui il ne se fait pas dans cette région ça veut pas dire que les réflexions n'avancent pas partout ailleurs mais c'est c'est c'est c'est clair euh donc moi je suis pas devin et encore une fois je je sortirai complètement de mon domaine je suis un industriel je suis pas un diplomate ni un politique euh ce que je vois c'est que bon l'Arabie Saoudite de son côté avait euh fortement marqué ce projet dans un esprit de de de normalisation alors que l'Arabie Saoudite je vous rappelle n'avait pas signé initialement les accords d'Abraham bon deuxièmement on a un peu l'impression que du côté des États-Unis ce projet commence à intéresser dans cette perspective de normalisation bon euh donc je ne sais pas si ce projet peut se faire s'il y a pas de normalisation mais je peux dire en tout cas que s'il y a s'il y avait des pas dans la normalisation il prendrait effectivement de de de de de l'importance et serait un élément d'intérêt pour pour tous les tous les tous les pays signataires alors l'intérêt économique euh alors c'est vrai qu'on peut se dire à priori c'est une curieuse idée alors que on met on met un un container sur un bateau en Inde il contourne la la péninsule arabique qui traverse le canal de suè en restant sur le même bateau et il va jusqu'à Marseille bon sans changer de bateau pourquoi faudrait-il quelle est cette curieuse idée consistante à le faire descendre de bateau pour all le mettre sur un train euh mettons à dbalali traverser les Émirats traverser l'Arabie Saoudite la Jordanie et Israël et de nouveau le remettre sur un sur un du du du train sur un sur un bateau alors euh on a quand même commencé à regarder un petit peu avec quelques opérateurs euh si ce qui est important c'est que le le chargement déchargement des bateaux s'effectue de façon extrêmement rapide et ce qui est le cas aujourd'hui à dbalali de façon complètement automatique vous avez les les bateau avec 20000 containers immédiatement les les les les grues de façon automatique savent et les containers ont été disposés de façon à optimiser le le le chargement des des trains et des des cavions et donc les les les grues prennent les containers de façon automatique et les remettent sur les les les trains ou les ou les ou les ou les camions il faut donc que ça se fasse en en 24 heures ce qui est le cas déjà à jbaladi ce qui est pas le cas à IFA donc il y a des travaux il y aura des travaux à faire mais si euh euh les deux le chargement des chargements devait s'effectuer en en 24 heur au deux aux deux ruptures de charges euh à ce moment-là on ne perd pas de temps à passer par la voie la voie ferroviaire à condition bien entendu que à chaque passage de frontière les les containers soient pas bloqués ouverts analysés dédouiner et cetera donc il faut qu'il y ait une espèce de corridor virtuel exactement comme ce qui se passe aujourd'hui entre l'Inde et les hbirin si alors ça c'est dans l'hypothèse où les trains roulent à la vitesse normal des trains des trains de marchandis c'est-à-dire à peu près 40 40 km/h à peu près partout dans le monde 40 50 pas plus euh euh ce qui est le cas en Europe ou aux États-Unis si aujourd'hui on on et Altom conçoit des trains de marchandises qui peuvent aller jusqu'à 90 ou 100 à l'heure euh ça suppose évidemment des des voies adapté si c'est le cas à ce moment-là on peut gagner jusqu'à 2 jours donc ce veut dire que le le j'ai vu exactement le même réflexe au départ mais quand même c'est quand même étrange cette idée alors qu'on cherche de le canal de suè av visé précisément à supprimer toutes les ruptures de charges donc en réintroduire est une idée un peu paradoxale mais elle est pas tant que ça finalement elle ne elle ne l'IT pas tant que ça alors sur le financement des des des infrastructures oui nous pensons que le Global Gateway de doit s'appliquer mais alors il s'applique pas encore pourquoi parce que que le Global pour pour que le Global prenne une décision il faut lui présenter un projet d'investissement voilà un opérateur un pays propose un projet d'investissement et à ce momentlà sur l'enveloppe de 300 milliards du Global Gateway on décide il décide la gouvernance du du Global Gateway décide d'affecter ce n'est pas encore le cas par contre ce qu'on peut dire c'est des contacts ont beaucoup été pris dans ce sens le global a pour objectif comme vous le savez euh de favoriser la connectivité entre l'Union européennes et des États ou des régions amis euh euh et c'est le cas c'est exactement le cas de ce point de vue alors il faut en plus que plusieurs pays d'Europe hein c'est le team Europe soit euh impliqué alors évidemment là c'est le cas il y a trois pays d'Europe signataire plus l'Union en tant que telle donc on peut dire d'une certaine façon que l'IMEC coche toutes les cases toutes les cases du Global Gateway et donc l'idée pourrait être que l'imex soit même le flagship project de du Global Gateway c'est pas tout de suite ça prendra un petit peu de temps il faut il faut structurer le l'IMEC ça ça devienne un projet et non plus un concept mais là je suis très confiant pour en tout cas nous avons tous les atouts pour plider en en ce sens et les contacts que nous avons eu avec la Commission européenne montre qu'il y a une très grande réceptivité à cette idée et on peut même dire d'ailleurs que euh euh le Global Gateway a besoin a besoin de de de de de projets phare he pour l'instant il y a pas mal de projets mais qui sont un peu des des projets de de de dimension moyenne il faut un grand projet pour que pour je dirais donner un visage euh au global Gateway et à mon avis euh l'IMEC pourrait être pourrait être cela euh madame je vais pour répondre à votre à votre question euh les 15 pays pour l'instant ne sont pas encore conviés euh il ne pourrait l'être en vérité que par les les huit initiaux il faut les huit ont signé un accord il faut qu'ils se réunissent et qu'ensuite cette gouvernance collective décide d'inviter d'autres d'autres pays alors euh il il y en a il y en a un qui indépendamment des des des des des deux qui sont mentionnés dans la dans l'accord initiale euh l'Égypte l'Égypte fait partie de de des des pays qui évidemment manifestent l'intention d'être partie prenente dans dans euh dans dans dans dans l'IMEC euh euh euh et c'est légitime c'est complètement c'est complètement euh légitime je pense ce sujet sera abordé la semaine prochaine quand le président de la République se rendra se rendra en en en Égypte euh euh s sans sans parler de de de la gouvernance très compliquée du du du Moyen-Orient euh je dirais une chose euh l'IMEC a vocation à être un corridor qui n'est pas simplement une ligne de chemin de fer et des qu'on regarde passer euh c'est il a pour objectif d'iriguer en en prospérité en activité en emploi toutes les zones traversées et euh le le en vérité l'interland d'IFA c'est c'est Israël la Palestine la Jordanie le sud Liban et euh l'idée l'idée d'ailleurs de de l'ONG etcopis que j'ai je je je mentionnais tout à l'heure c'est bien effectivement qui travaille d'ailleurs avec des Palestiniens des Jordaniens des Israéliens c'est de penser à à ce projet comme un projet de paix le projet du jour d'après voilà et il en a les il en a les moyens bien sûr les les conditions ne sont pas réunies aujourd'hui c'est clair les conditions sont pas du tout réunies mais mais si un jour elles étaient réunies pour que les pays qui aujourd'hui discutent de de l'avenir discute de de de de création d'activités d'emploi de prospérité l'IMEC peut-être ce l'un de ces projets en tout cas peut-être peut-être ce ce projet vous par vous questionnez sur le rôle de l'Union européenne l'Union européenne est signataire de l'IMEC un rôle pour développer les liens entre l'Union européenne en tant que telle et le Moyen-Orient ainsi que l'Inde d'ailleurs elle ayant ayant signé elle souhaite les développer et je pense que par par le l'intermédiaire du Global Gateway elle peut contribuer à à à financer les infrastructures qui devront être qui qui pourraient être faites dans toute cette zone dans toutes cette Z zone euh il y a d'ailleurs dans tous les les les les pays la plupart des pays qui sont sur le chemin t tous les pays signataires sont des pays relativement prospères euh il y a parmi ceux qui sont traversé ils sont pas sigataire il y a la Jordanie qu' l' moins et qui pour lesquels les infrastructures qui devront être faites sur le territoire de la Jordanie devrait probablement être prise en charge par par d'autres d'autres pays soit les voisins soit les États-Unis qui ont beaucoup financé des infrastructures en euh en en Jordanie euh soit l'Union européenne merci beaucoup je prends les deux dernières questions très courtes mes chers collègues et si on peut aussi voir des réponses courtes euh Alain Casabonne et Giselle jourdda après la mienne va être très courte euh je trouve que c'est un très très beau projet euh d'abord parce qu'il concerne l'hydrogène et que je suis un fan de l'hydrogène j'ai fait j'ai rroué d'ailleurs que l'Europe a raté une une étape au lieu de s'acharner sur le véhicule électrique et autre lors du franchir directement l'étape hydrogène j'ai eu l'occasion d'essayer les véhicules hydrogène merveilleux bon je referme la parenthèse mais j'avais vu le projet au Maroc de d'oduc qui allait en Espagne Marseille mais qui voulait remonter jusqu'en Allemagne alors pareil il est des tas de préparation mais est-ce qu'il y a une une concurrence quelque part ou ou est-ce que là on s'arrêterait à Marseille sans prolongement sur les autres pays d'Europe notamment l'Allemagne ma question est est une demande de précision vous avez évoqué donc un un un port en eau profonde en ce qui concerne l'Inde alors ayant vu donc les infrastructures que ça nécessite pour avoir vu donc le le port en eau profonde donc à à guadar je souhaiterais savoir si les travaux ont été entamé et quelle est la pertinence de ce de de cette infrastructure dans le dans la logique du corridor merci beaucoup puis huxor qui pose la der m la présidente une une question extrêmement rapide et et peut-être naïve ou faussement naïve vous avez dit qu'il y avait me semble-t-il la nécessité d'un politique entre l'Inde et les États-Unis à l'heure où notamment les États-Unis ont décidé de ne plus contribuer à l'OMC est-ce que vous pouvez nous expliquer ce rôle majeur des États-Unis dans ce projet je vous remerci répon extrêmement rapide monsieur Casabon oui le le l'hydrogène venant du du Maroc comme d'ailleurs l'hydrogène venant de l'Inde ou d'Arabie Saoudite par bateau euh devrait arriver à Marseille euh et à partir de Marseille gertgaz euh conçoit aujourd'hui des travaux pour faire remonter cet hydrogène vers le nord de l'Europe euh et ça c'est très important vous évoquez donc le le le le Maroc il y a notamment bah c'est un peu la deuxème mission que le président m'a donné donc il y a un accord qui a été signé entre la France et le Maroc dans le domaine de l'énergie notamment dans le domaine de l'hydrogène mais aussi de l'électricité et euh le Maroc à la différence des autres pays est le seul par sa proximité relative à pouvoir connecter Marseille par un tuyau parce que dans tous les autres projets que ce soit le Moyen-Orient et l'Inde vous le voyez sur la carte si on veut produire de l'hydrogène dans ces pays il ils en produiront énormément il faut pour les transporter d'abord faire une réaction chimique pour le transformer en ammoniaque ensuite qu'il se transporte de façon liquide ensuite mettre sur des bateau transporter par bateau jusqu'à Marseille le stocker et ensuite le craquer donc une un cracking pour séparer à nouveau le l'ammoniaque de l'hydrogène donc ça coûte plus cher que s'il pouvait être transporté par bateau par par canalisation directe ce sera le cas par le par le Maroc lorsquil y aura cette canalisation qui ira jusqu'à Gibraltar traversant l'Espagne jusqu'à euh jusqu'à Barcelone ensuite la liaison barcelone-marseille c'est-à-dire H2 Med qui a fait l'objet d'un accord entre signé à Valence entre le président euh Macron le Premier ministre espagnol le président portugais et Madame Van derleyen donc h de Med il y a déjà un accord international il est pas fait maisil y a un accord international et ensuite à partir de Marseille vous voyez c'est extraordinaire convergence des flus donc ça c'est un atout majeur pour Marseille l'hydrogène GRT gaz va faire remonter cet hydrogène par des canalisations le long dans la vallée du rô jusqu'au au nord au nord de au nord de l'Europe voilà euh alors sur le le le port de vadavan euh il y a 9 milliards de dollars il est en construction donc c'est déjà parti un port en eau profonde euh c'est un nouveau port et cmacgm s'y intéresse beaucoup donc il ils seront présents euh probablement en ayant je dirais un quai à terminal quelque chose euh donc il y a trois ports qui seront concernés en en Inde et c'est et c'est normal d'ailleurs qu'il y en ait pas qu'un seul parce que c'est c'est un c'est un continent en soit seul et donc s'il y a des marchandises qui sont produites dans le sud et qui doivent être exportées vers l'Europe sera plus facile de les exporter vers par mumbaai ou vadavan plutôt que par par mundra mais c'est une mais c'est une c'est une réalité euh dernier point et j'essaie d'être bref mais alors que il y aura beaucoup à dire sur le l'implication des États-Unis euh euh je rappelle qu'à l'origine et on va peut-être y revenir à l'origine il y avait deux objectifs géostratégique euh qui ont justifié que l'administration Biden pousse beaucoup ce ce projet avec la volonté que un accord soit bien signé lors du G20 qui s'est tenu à New Delhi en septembre 2023 euh la première raison c'était cette normalisation entre Israël et les pays arabes et je rappelle que c'était en fait la mise en œuvre des accords d'Abraham qui avait été signé un peu plus tôt par Donald Trump dans son premier mandat la deuxème la deuxème raison c'est effectivement de de rapprocher un peu l'Inde de l'Occident l'Inde fait partie des Brix bien entendu euh mais je crois que pour comme puissance d'équilibre j'allais dire presque un empire d'équilibre du au 21e siècle euh de de voir l'Inde disons commercé dialoguer avec le bloc de l'Ouest et le bloc de l'Est est un élément de de sécurité de sécurité globale et c'est important pour les États-Unis euh euh je pense que encore une fois l'administration Trump s'exprimera elle elle elle-même mais ce qu'on a senti c'est que les accords d'Abraham euh avait été signé par Donald Trump et le souhait de normaliser ses relations est toujours présent ça ça on peut le dire aujourd'hui euh par ailleurs euh on connaît la position je dirais de l'administration républicaine par rapport à la Chine euh donc il y a une attraction assez naturel pour ce projet qui associile l'IND plutôt que la Chine voilà bien merci beaucoup monsieur c'était particulièrement intéressant de vous entendre nous parler de l'IMEC que vous avez qualifié de plus grands projets au monde on a bien compris que la France souhaite être un acteur clé de l'IMEC et on on s'en félicite euh on est aussi particulièrement intéressé par rapport à notre mission en Inde de voir que la France et l'Inde sont en fait aux deux extrémités du corridor et le rôle qu'elles vont jouer et on ne manquera pas d'ailleurs de vous tenir informé de de nos travaux et en tout cas au nom de la Commission et du président Cédric Perin merci d'être venu parmi nous ce matin