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InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 26 juin 2024 9 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & élections

Un mois avant le début des JO, "tout est prêt, nous sommes très sereins", assure Laurent Nuñez

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:11FerméeRéponse directe

    Tout est prêt ?

  • 0:41OuverteRéponse directe

    Vous dormez bien ?

  • 1:06OuverteRéponse directe

    Est-ce que la France est visée ou est-ce que c'est spécifiquement les Jeux Olympiques qui sont...

  • 1:43OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il existe d'autres risques d'attentat commis par des mouvances politiques, des mouvances d'ultra-droite, des mouvances d'ultra-gauche, des mouvances pro-palestiniennes, mais colo-radicales ?

  • 2:44OuverteRéponse directe

    Mais est-ce que le contexte politique, cette dissolution, ces élections précipitées, une forte poussée électorale de l'extrême droite, accroît le risque d'attentat politique ?

  • 3:01OuverteRéponse directe

    Selon le directeur de la sécurité des JO, les organisateurs des jeux recherchent encore plusieurs centaines d'agents de sécurité privés, parce qu'il n'y a pas que les forces de l'ordre. On en est où de ces recrutements ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:05Invité politiqueFait
    « Dans un mois pile, jour pour jour, aura lieu la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Paris en termes de sécurité. »
  • 0:12PrésentateurFait
    « Oui, tout est prêt. Nous sommes prêts. On a même hâte maintenant que ça commence. »
  • 1:23PrésentateurFait
    « Et puis la France, elle l'est également en particulier. »
  • 1:38PrésentateurFait
    « Donc comme l'a répété le redit le ministre de l'Intérieur, nous sommes évidemment très attentifs à cette menace. »
  • 2:02PrésentateurChiffre
    « Vous savez, ces dernières années, on a eu une dizaine de dossiers, plus d'une dizaine de dossiers qui ont été ouverts par le parquet national antiterroriste au titre de l'ultra-droite. »
  • 2:18PrésentateurFait
    « La menace de l'État islamique et la menace de terroristes islamistes étant évidemment la plus importante. »
  • 2:37PrésentateurFait
    « et qui nous permet de faire des visites domiciliaires, d'assigner à résidence un certain nombre d'objectifs connus. »
  • 3:34PrésentateurFait
    « le ministre de l'Intérieur a souhaité que les forces de sécurité intérieure prennent en compte des missions qui normalement relèvent de la sécurité privée. »
  • 5:31PrésentateurChiffre
    « 45 000 policiers, gendarmes, sans compter les militaires du dispositif Sentinel, 10 000. »
  • 5:35PrésentateurChiffre
    « En moyenne, c'est 30 000 fonctionnaires de police et militaires de gendarmerie par jour. »
  • 8:02PrésentateurFait
    « Absolument, donc d'abord ce risque, il est documenté, parce que lors des précédents JO, il y a eu un nombre impressionnant d'attaques. »
  • 8:08PrésentateurFait
    « Probablement, parce qu'il y a certains États qui se livrent à des attaques cyber, soit directement, soit en utilisant des groupes de cybercriminalité, qui sont utilisés à des fins d'ingérence, oui, on s'y prépare clairement. »

Temps de parole

  • Présentateur66 %
  • Laurent Nuñez34 %

6,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Sonia De Villers, votre invitée ce matin, est le préfet de police de Paris.

0:03
Laurent Nuñez

Bonjour Laurent Nunez. Bonjour. Dans un mois pile, jour pour jour, aura lieu la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Paris en termes de sécurité. Tout est prêt ?

0:12
Présentateur

Oui, tout est prêt. Nous sommes prêts. On a même hâte maintenant que ça commence. Tous les dispositifs de sécurisation des sites, de la cérémonie, les dispositifs de lutte contre la délinquance, de protection des sites touristiques, tout est prêt.

0:24
Laurent Nuñez

Une cérémonie dont plus on découvre des éléments et plus on mesure le défi en termes de sécurité qui intègre les monuments de Paris type le Louvre et Notre-Dame, qui mobilisera des artistes et des figurants qui se produiront sur les ponts et sur les toits de Paris. Vous dormez bien ?

0:42
Présentateur

Je dors très bien. On est très sereins. Je ne dors pas beaucoup, mais je dors très bien. Nous sommes très sereins, tout est prêt. On ne découvre plus vraiment d'éléments maintenant. Tout est calé. Et voilà. Les renforts d'ailleurs qui vont venir sur la plaque francilienne pour nous renforcer, renforcer la préfecture de police, les forces mobiles, les renforts territoriaux de policiers et de gendarmes commencent à arriver. Et donc leur action est très visible dans l'espace public en région Paris.

1:06
Laurent Nuñez

Alors Laurent Nunez, parlons du risque d'attentat. En conférence de presse, vous avez souligné la persistance du risque d'attentat islamiste. Est-ce que la France est visée ou est-ce que c'est spécifiquement les Jeux Olympiques qui sont...

1:17
Présentateur

D'une manière générale, beaucoup de pays occidentaux sont visés par la propagande, notamment de l'État islamique, évidemment. Et puis la France, elle l'est également en particulier. Et les Jeux Olympiques sont apparus dans un certain nombre de propagandes visant à inciter à des actions terroristes sur le territoire national, évidemment. Donc comme l'a répété le redit le ministre de l'Intérieur, nous sommes évidemment très attentifs à cette menace. D'ailleurs, nous sommes en plan vigipirate, urgence attentat, et ça n'est pas pour rien.

1:43
Laurent Nuñez

Est-ce qu'il existe d'autres risques d'attentat commis par des mouvances politiques, des mouvances d'ultra-droite, des mouvances d'ultra-gauche, des mouvances pro-palestiniennes, mais colo-radicales ?

1:53
Présentateur

Il y a des risques de contestation de ces mouvances, même si côté ultra-droite, les services de renseignement sont aussi attentifs aux risques terroristes. Vous savez, ces dernières années, on a eu une dizaine de dossiers, plus d'une dizaine de dossiers qui ont été ouverts par le parquet national antiterroriste au titre de l'ultra-droite. Donc en France, bien sûr, et on reste évidemment extrêmement attentifs, même s'il n'y a jamais eu d'attentat commis à ce titre, on reste évidemment extrêmement attentifs à tout type de menaces. La menace de l'État islamique et la menace de terroristes islamistes étant évidemment la plus importante.

2:24
Laurent Nuñez

La plus forte.

2:24
Présentateur

La plus forte, oui. C'est ce qui fait que les services de renseignement sont complètement mobilisés. Le ministre de l'Intérieur a demandé la mise en œuvre de beaucoup d'actions qui sont permises par la loi votée en 2017, la loi de lutte antiterroriste, et qui nous permet de faire des visites domiciliaires, d'assigner à résidence un certain nombre d'objectifs connus. Et ces mesures sont utilisées à plein en ce moment à la demande du ministre de l'Intérieur.

2:44
Laurent Nuñez

Mais est-ce que le contexte politique, cette dissolution, ces élections précipitées, une forte poussée électorale de l'extrême droite, accroît le risque d'attentat politique ?

2:54
Présentateur

Le risque, il est permanent. Je ne pense pas que le contexte politique sur la menace terroriste ait un impact, mais on est vigilant de tout temps.

3:01
Laurent Nuñez

Selon le directeur de la sécurité des JO, les organisateurs des jeux recherchent encore plusieurs centaines d'agents de sécurité privés, parce qu'il n'y a pas que les forces de l'ordre. On en est où de ces recrutements ?

3:12
Présentateur

Les recrutements, les contrats ont été passés avec toutes les sociétés, et la feuille de route est remplie côté Cojo. Donc on travaille évidemment étroitement avec eux. Ils ont un volume d'agents de sécurité à trouver.

3:25
Laurent Nuñez

Donc les 400-500 qui manquaient ont été recrutés ?

3:27
Présentateur

Tous les agents ont été recrutés. D'ailleurs sur la cérémonie d'ouverture, le ministre de l'Intérieur a souhaité que les forces de sécurité intérieure prennent en compte des missions qui normalement relèvent de la sécurité privée. Donc on va même les décharger un peu de certaines missions. Et donc c'est plutôt positif, mais pour les autres sites, pour toutes les autres missions, le Cojo est à l'heure. Et donc voilà, il n'y a pas de difficultés avec le recrutement des agents de sécurité privés.

3:54
Laurent Nuñez

Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, pointe des notes de services de renseignement qui évoquent de possibles troubles les soirs d'élection. Comment vous vous y préparez à court terme le 30 et le 7 juillet ? Et comment vous vous y préparez à plus long terme ? C'est-à-dire, est-ce que ça peut venir percuter les Jeux Olympiques ? Laurent Nugniel.

4:12
Présentateur

Le ministre a rappelé qu'il y a toujours des risques de troubles à l'ordre public, notamment les soirs d'élection, mais pas que. On l'a vécu par le passé. Effectivement, les services de renseignement prévoient que ça peut être possible dans certaines configurations.

4:24
Laurent Nuñez

Donc là, on parle du 30 juin et du 7 juillet, premier sur second tour.

4:26
Présentateur

On peut avoir des manifestations de voix publiques qui peuvent dégénérer. Donc voilà, on se prépare à gérer les deux situations. D'ailleurs, le ministre nous réunit dans quelques minutes maintenant pour évoquer, avec le directeur général de la gendarmerie et le directeur général de la police nationale, cette hypothèse. Évidemment, oui, on s'y prépare.

4:43
Laurent Nuñez

Voilà. Plus particulièrement là, dans ce contexte électoral ?

4:47
Présentateur

Bien sûr, dans ce contexte, on l'a vu le soir des élections européennes, on a eu des manifestations qui se sont bien passées au niveau, quand elles se sont produites sous forme de rassemblements. Puis on a eu ensuite des déambulations sauvages dans les rues de Paris, où il a fallu faire intervenir la force pour éviter des dégradations lors de ces déambulations sauvages. J'insiste, les manifestations en elles-mêmes, les rassemblements, n'ont pas entraîné de troubles à l'ordre public.

5:07
Laurent Nuñez

Et alors, est-ce que vous craignez que ça perdure, que ça s'installe ? La cérémonie des Jeux d'ouverture intervient trois semaines après le second tour. Donc, est-ce que ce contexte d'agitation politique, de remous politique, peut percuter les JO ?

5:21
Présentateur

Non. D'abord, on se prépare, on craint rien du tout. On se prépare évidemment à ce type de contestation. Et on aura un volume d'effectifs qui sera extrêmement conséquent sur la région francilienne. 45 000 policiers, gendarmes, sans compter les militaires du dispositif Sentinel, 10 000. En moyenne, c'est 30 000 fonctionnaires de police et militaires de gendarmerie par jour. Donc non, s'il devait y avoir des manifestations, évidemment, on se prépare à les gérer. Et nous avons beaucoup d'expérience pour ce faire.

5:46
Laurent Nuñez

Des déploiements de banderoles, des envahissements de sites...

5:49
Présentateur

Il y a plusieurs choses. Vous avez des manifestations de voies publiques qui peuvent dégénérer. Ça, nous les encadrons. Et puis, il y a effectivement, pendant les Jeux, il peut y avoir des actions revendicatives, des actions politiques qui ne sont pas permises dans les stades. Et donc ça, ça relève plutôt de la sécurité privée qui, généralement, mette un terme au déploiement de banderoles et autres.

6:05
Laurent Nuñez

Et quand le chef de l'État emploie une expression qui est franchement effrayante, un risque de guerre civile...

6:12
Présentateur

Oui, je ne comprendrai que dans la période de réserve actuelle, je n'ai pas de commentaire à faire.

6:17
Laurent Nuñez

Oui, mais en termes de sécurité, la guerre civile, ça veut dire quelque chose.

6:20
Présentateur

En termes de sécurité, nous sommes extrêmement attentifs à toutes les situations. Voilà, on est rodé, on est prêt. On a démontré par le passé qu'on savait gérer des multitudes d'événements, à la fois des grands événements, qui peuvent effectivement donner lieu à manifestations, ou des manifestations qui n'ont rien à voir avec l'événement, mais que nous savons gérer en même temps.

6:37
Laurent Nuñez

Alors, entre une prise de parole dans le Parisien de Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, et une autre prise de parole sur les antennes de BFM à Lille, on n'a pas très bien compris si Gérald Darmanin, en fonction du résultat des élections législatives à venir, souhaitait rester au gouvernement, s'il en a la possibilité, ou pas du tout, dès le second tour. Donc, vous risquez quand même de vous retrouver avec un nouveau ministre de l'Intérieur. Est-ce que ça peut peser et ça peut nuire à l'organisation des JO ?

7:07
Présentateur

Alors d'abord, Gérald Darmanin, il est ministre de l'Intérieur. C'est le moment où je vous parle, c'est avec lui que nous travaillons, c'est avec lui qu'on a préparé les Jeux, c'est avec lui que nous allons avoir une réunion dans quelques minutes pour préparer les soirées électorales, le premier et deuxième tour. Il y a un plan qui est préparé, qui est prêt. Donc voilà, il y a la sécurisation des JO, les plans sont arrêtés, et il n'y a aucune raison que ces plans ne soient pas mis en œuvre. Le ministre de l'Intérieur l'a rappelé dans un entretien aux Parisiens ce matin.

Voilà, tout est prêt, et nous sommes prêts, tous les hauts fonctionnaires sont prêts, le préfet de police, qui est responsable de la sécurité pour tout le Tile de France pendant les JO, tous les militaires de la gendarmerie, tous les policiers sont prêts.

7:44
Laurent Nuñez

Alors, garantir la sécurité pendant les JO, c'est aussi se prémunir contre des cyber-attaques. Et là, les spécialistes et les organisations en charge de cette cyber-sécurité admettent qu'il va falloir faire face à des attaques qui se chiffrent en milliards. On peut répondre à des milliards d'attaques ?

8:02
Présentateur

Absolument, donc d'abord ce risque, il est documenté, parce que lors des précédents JO, il y a eu un nombre impressionnant d'attaques.

8:08
Laurent Nuñez

Et là, on pense qu'il va être multiplié par 8 ou par 10 ?

8:11
Présentateur

Probablement, parce qu'il y a certains États qui se livrent à des attaques cyber, soit directement, soit en utilisant des groupes de cybercriminalité, qui sont utilisés à des fins d'ingérence, oui, on s'y prépare clairement. Alors ça, ça relève de l'ANSI, l'Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d'Information, qui relève du Premier ministre, mais il n'empêche que chaque service, à commencer par au ministère de l'Intérieur, la préfecture de police, on renforce nos systèmes d'information, on les sécurise beaucoup mieux. Il y a tout un travail qui a été engagé ces dernières années pour y faire face.

8:38
Laurent Nuñez

Merci Laurent Nunez.

8:39
Présentateur

Merci.