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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 17 août 2023 17 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleSécuritéEnvironnement & énergie

Initiative politique d’ampleur d'Emmanuel Macron, budget 2024, "convoi de l'eau"... Le 8h30 franceinfo de Valérie Rabault

Source d'origine 3 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:01OuverteÉludée

    Allez-vous lire le nouveau livre de Nicolas Sarkozy qui sort la semaine prochaine ?

  • 0:20OuverteRéponse directe

    Vous ne partagez pas l'analyse de Sarkozy sur Darmanin pour 2027 ?

  • 1:05RelanceRéponse directe

    Malgré tout, le ministre de l'Intérieur se met sur les rails vers 2027. Ça vous parle ?

  • 1:22OuverteRéponse directe

    Vous qui êtes socialiste, ça vous parle ce discours de Gérald Darmanin ?

  • 1:42ComplaisanteRéponse partielle

    J'espère que le ministre de l'Intérieur... avec 33 meurtres à Marseille, c'est la priorité.

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron promet une initiative politique d'ampleur pour la fin de l'été. Est-ce que vous y croyez ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:47Invité politiqueFait
    « On peut toujours faire des projections sur 2027. Je vois bien que tous les regards sont rivés vers la prochaine présidentielle. »
  • 2:24Invité politiqueFait
    « C'est la première fois sous la Ve République, il n'y a pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale. »
  • 2:27Invité politiqueChiffre
    « Il en manque plus de 40. »
  • 3:15Invité politiqueChiffre
    « 200 députés la signent, 200. »
  • 9:33Invité politiqueFait
    « Celui qui l'a valorisé de plus de 25% quand même en une année, c'était François Hollande en 2012. »
  • 9:41AuditeurChiffre
    « Là, c'est 20 euros en plus cette année. »
  • 12:10Invité politiqueFait
    « On voit bien qu'il y a l'équivalent quasiment du lac d'Annecy qui disparaît sur l'eau potable qui est traitée parce qu'on a des fuites sur les canalisations. »
  • 15:05AuditeurChiffre
    « La France compte aujourd'hui près de 3 millions de millionnaires. »
  • 15:13Invité politiqueFait
    « La France est le seul pays où le nombre de millionnaires a augmenté, alors que dans d'autres pays, notamment les États-Unis, il a baissé du fait des questions économiques. »
  • 15:35Invité politiqueFait
    « L'ensemble des gestes fiscaux ont été faits en direction des Français les plus aisés. »
  • 16:42Invité politiqueFait
    « En juin 2023, on s'est aperçu que la TVA, perçue par l'État, comme les gens consomment moins, elle rentre moins dans les caisses de l'État. »
  • 16:49Invité politiqueFait
    « Il va avoir une équation budgétaire très difficile à mener. »

Temps de parole

  • Invité politique67 %
  • Auditeur14 %
  • Présentateur13 %
  • Présentateur 26 %

0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:01
Présentateur

Bonjour Valérie Rabot. Allez-vous lire le nouveau livre de Nicolas Sarkozy qui sort la semaine prochaine ? Je ne crois pas. Ne pensez pas. Ça s'appelle « Le temps des combats ». L'ancien président y adoube son ex-porte-parole Gérald Darmanin, qu'il souhaite voir accéder à l'Elysée, puisqu'Emmanuel Macron ne va pas se représenter. Nicolas Sarkozy trouve au ministre de l'Intérieur les qualités évidentes pour cela. Vous ne partagez pas l'analyse ?

0:27
Invité politique

On peut toujours faire des projections sur 2027. Je vois bien que tous les regards sont rivés vers la prochaine présidentielle. Mais je pense que quand on veut parler du temps des combats, ça doit être le temps présent. Pour l'instant, il y a quand même beaucoup de choses à mener à l'heure actuelle avant peut-être de se projeter en 2027. Mais l'ancien président de la République a le droit d'écrire tout ce qu'il souhaite et d'avoir les idées qu'il souhaite.

Moi, je pense qu'on ferait mieux de se concentrer sur le moment actuel qui pose quand même beaucoup de questions, que ce soit sur le pouvoir d'achat de nos concitoyens, que ce soit sur la sécheresse, que ce soit sur la gestion de l'eau, que ce soit sur la gestion de vrais projets structurants pour notre pays.

1:05
Présentateur

Malgré tout, le ministre de l'Intérieur lui-même se met en quelque sorte sur les rails vers 2027. Gérald Darmanin tend la main d'ailleurs à des figures de la gauche, au communiste Fabien Roussel ou à l'insoumis François Ruffin. Il estime qu'il considère eux aussi la question sociale prioritaire, d'où cette main tendue. Vous qui êtes socialiste, ça vous parle ce discours de Gérald Darmanin ?

1:26
Invité politique

Écoutez, non. Franchement, je ne comprends pas. Je sais très bien que la vie politique française est organisée autour de l'élection présidentielle, mais franchement, c'est dans quatre ans quand même. Donc aujourd'hui, ce qui compte, c'est de résoudre les problèmes actuels et de se concentrer là-dessus. Et alors justement... J'espère que le ministre de l'Intérieur, parce que vous parliez tout à l'heure précédemment de ce qui se passe à Marseille, avec 33 meurtres qui ont eu lieu, ce qui est quand même plus que l'an dernier, je pense que c'est la priorité. La priorité d'un ministre de l'Intérieur, c'est d'assurer la sécurité de nos concitoyens.

1:55
Auditeur

Avant effectivement la suite 2027, etc., il y a la rentrée qui va se rapprocher. Et Emmanuel Macron, ce soir, va prononcer un discours à bord de Mimosa. Et il promet pour la fin de l'été une initiative politique d'ampleur qui s'adresserait à tous les autres partis politiques de l'arc républicain, socialistes compris. Est-ce que vous, vous considérez, vu les défis du pays, qu'il faut travailler avec Emmanuel Macron ?

2:16
Invité politique

Moi, je considère que depuis un an, on est dans une situation inédite. C'est la première fois sous la Ve République, il n'y a pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale. Certes, il y avait eu sous Rocard, il manquait quatre voix, mais là, il en manque plus de 40. Donc, c'est inédit, puisque la Ve République a été construite pour une majorité absolue à l'Assemblée nationale, ce qui n'est pas le cas. Donc, il faut trouver les voies et les moyens pour pouvoir travailler et faire en sorte que ce ne soit pas cinq ans perdus pour le pays, parce que ce serait extrêmement grave.

Mais cette initiative, elle doit revenir à ceux qui ont le plus de députés à l'Assemblée nationale, c'est-à-dire le parti Renaissance. Depuis un an, on voit que le mode de fonctionnement ne s'est pas adapté à cette nouvelle donne. Et je vais prendre un exemple très concret. Vous voyez, comme mon collègue Guillaume Garraud, en juillet 2022, il y a exactement un an, crée un groupe transpartisan de LR à LFI pour réfléchir à une proposition commune sur les déserts médicaux, alors que nous savons que nous ne partageons pas tous les mêmes propositions qui étaient dans nos programmes électoraux. 200 députés la signent, 200. Et que la majorité Renaissance la balaye comme ceci.

Et a préféré faire sa propre proposition. Mais oui, mais du coup, quand on est dans la situation actuelle, il faut que Renaissance prenne des propositions qui ne viennent pas d'elle. Ça veut dire que vous ne croyez pas en la bonne volonté d'Emmanuel Macron quand il permet de travailler différemment ? Il y a plein de choses, vraiment. Je veux bien de bonne volonté. Mais ce qui compte, ce sont les faits. Là, il va y avoir un deuxième défi. C'est la loi Grantage qui a été sans cesse reportée. On a bien vu qu'il y avait dans les EHPAD des situations catastrophiques pour nos concitoyens. Donc ça aussi, ça va être... Là aussi, nous avons mis une proposition sur la table.

Je dois saluer juste la seule initiative qui a été faite. C'est que la Première Ministre a demandé un rapport à ma collègue Christine Pires-Bohne et que du coup, il y a eu un peu d'argent qui a été remis sur la table. Ça, je le concède.

Mais ce que je veux dire par là, c'est que si le Président de la République n'engage pas son groupe parlementaire à l'Assemblée Nationale à avoir de vraies initiatives en disant « On prend des propositions qui ne viennent pas de chez nous », même si, effectivement, elles ne correspondaient pas tout à fait à leur programme électoral, mais on ne peut pas balayer d'un revers de main une proposition qui a été signée par 200 députés qui vont des Républicains à LFI.

4:26
Présentateur

Ça, ce n'est pas possible. Vous parliez de bonne volonté à l'instant. Vous aviez dit avoir refusé le poste de Premier Ministre l'an dernier. Est-ce que vous seriez intéressée cette fois si Elisabeth Borne, que vous évoquiez, quittait Matignon et si l'occasion se présentait à nouveau ?

4:39
Invité politique

Non, mais ce n'est pas comme ça que les choses se passent. En politique, ce qui compte, c'est de savoir ce qu'on veut faire. Et quand vous avez une situation comme elle est aujourd'hui... Il n'y a pas de majorité absolue à l'Assemblée Nationale, il faut trouver une nouvelle méthode. Mais la nouvelle méthode, ça ne peut pas être de dire « Renaissance dit voici mes propositions, votez-les ». Ce n'est pas comme ça que ça doit marcher.

5:00
Auditeur

Emmanuel Macron dit que dans son initiative d'ampleur qui est encore un petit peu floue, il pourrait y avoir des thèmes à aborder avec les oppositions. L'écologie, les services publics, le travail, l'ordre, le progrès, l'immigration. Est-ce que là-dessus, il y a des choses où vous pensez que vous pourriez être en phase sur ces sujets ?

5:16
Invité politique

Quand on prend tous ces sujets, c'est quasiment un programme entier pour le pays. Donc, ça ne peut pas être des idées qui soient jetées comme ça. Vous vous rendez compte ? Par exemple, quand l'Allemagne fait un programme de coalition, c'est un document qui fait 200 pages. Qui est négocié des mois à l'avance. Tout est écrit, qui est négocié. Mais oui ! Donc, c'est ça. S'il n'y a pas une méthode où les choses sont négociées, eh bien, il ne se passera rien. Et l'initiative du président de la République, je crains qu'elle soit assez vaine. Vous n'y croyez pas, à ce rendez-vous fixé pour la fin de l'été par le président ? Je ne sais pas ce qu'il va dire, je ne sais pas ce qu'il va proposer.

Moi, j'observe ce qui s'est passé depuis un an. Bon, ce qui s'est passé depuis un an ne va pas dans le sens de dire on essaie de trouver un consensus national sur un certain nombre de sujets pour avancer. Et le consensus national, ça ne peut pas être les propositions de renaissance imposées aux autres.

6:01
Présentateur

Ça ne marche pas comme ça. Et est-ce que vous pouvez y participer, à cette initiative proposée par le président, sachant que l'un de vos alliés, la France insoumise, en est exclue ?

6:11
Invité politique

Encore une fois, je ne sais pas ce qu'il va proposer. Donc moi, je ne signe pas de chèque en blanc, jamais.

6:17
Auditeur

Et comment va la NUP, d'ailleurs, Valérie Rabault ? Parce qu'on le voit, à partir de la semaine prochaine, il y a des rentrées en ordre dispersé de tous les partis. Vous n'auriez pas pu faire une rentrée tous ensemble pour montrer cette alliance ? Ou ça veut dire que cette alliance a du plomb dans l'aile ? On voit que pour les sénatoriales, la France insoumise ne fait pas partie des listes communes. Pour les européennes, ça risque de finir chacun pour soi. Ça existe encore, la NUP ?

6:40
Invité politique

Mais les accords, les alliances électorales qui permettent de construire des projets n'empêchent pas que chaque parti garde sa propre identité, unis avec sa propre identité. Ça a toujours été le cas. Ça a été le cas quand Jospin a créé la gauche plurielle. Ça a été le cas lorsqu'il y a eu un programme commun. Donc je ne vois pas ce qui, franchement, devrait changer. C'est unis avec chacun, garde son identité. Vous avez longtemps été hostile à l'égard de la NUP. Vous l'êtes moins aujourd'hui ? Mais moi, je considère qu'il y a des choses sur lesquelles on peut avancer. On l'a vu pendant un an à l'Assemblée nationale. Je pense qu'il y a des vraies propositions qui peuvent émerger.

Après, moi, je revendique l'union avec mon identité socialiste.

7:30
Présentateur

Voilà, ça n'a pas changé. Vous restez avec nous, Valérie Rabot, députée socialiste du Tarn-et-Garonne, vice-présidente de l'Assemblée nationale. D'abord, le fil info à 8h40, Valentine Letesse. La CRS 8 envoyée dans les prochains jours à Marseille. Le ministre de l'Intérieur annonce le déploiement de cette unité spécialisée pour lutter contre le trafic de drogue. Sept morts par balle dans la ville depuis le début du mois. Des affaires sur fond de trafic de stupéfiants. On attend des poutchistes qu'il libère le président Bazoum. Déclaration de son directeur de cabinet adjoint ce matin sur France Info. Le président du Niger est retenu depuis trois semaines par la junte.

Une possible intervention militaire de la CDAO est encore débattue aujourd'hui avec une réunion des chefs d'état-major des pays de la communauté de l'Afrique de l'Ouest. La température monte, la Loire et la Haute-Loire regiennent les cinq départements de la région déjà placés en vigilance orange canicule. Et EDF envisage maintenant de réduire ce week-end la production de ces centrales nucléaires du Buget dans l'Ain et de Tricinstinct dans la Drôme. Entrée réussie des bleus dans l'Euro de Volet. Les Françaises ont battu l'Estonie 3-7 à 0 hier soir. Prochain match demain contre l'Espagne. France Info

8:45
Auditeur

Valérie Raveau, députée socialiste du Tarn-et-Garonne, vice-présidente de l'Assemblée nationale est toujours avec nous. Gabriel Attal, le nouveau ministre de l'Éducation nationale, vient de donner sa position sur l'allocation de rentrée scolaire qui est versée depuis hier à 3 millions de familles modestes. Si cette allocation permet de réparer le frigo, de payer des factures en retard, c'est aussi bon pour les enfants. C'est une forme de minima sociale. Est-ce que vous êtes d'accord avec cette analyse du ministre de l'Éducation ?

9:15
Invité politique

Non, non, parce que d'abord, cette allocation a été versée depuis hier et on voit bien qu'on l'a vu dans des supermarchés, il y a des parents qui sont venus faire les courses pour la rentrée scolaire. Donc très majoritairement, mais dans 95% des cas, elle est utilisée pour la rentrée scolaire. Et cette allocation, je rappelle que celui qui l'a valorisé de plus de 25% quand même en une année, c'était François Hollande en 2012.

9:39
Auditeur

Là, c'est 20 euros en plus cette année.

9:41
Invité politique

Oui, alors là, elle est revalorisée pas tout à fait à l'inflation des fonds.

9:44
Auditeur

Non, 5 ou 6% alors que les fournitures sont plutôt autour de 10% d'après un certain nombre d'instituts.

9:51
Invité politique

Donc c'était important qu'elle soit revalorisée. Vous parlez de 3 millions de familles, mais enfin, ça fait quand même plus de 5 millions de collégiens, écoliers, lycéens, sur les 13 millions, un peu plus que compte notre pays. Donc vraiment, c'est nécessaire, la rentrée scolaire, ça coûte cher. Donc je partage pas totalement l'avis du...

10:09
Auditeur

Gabriel Attal dit aussi que c'est nécessaire. Mais il dit, voilà, si ça peut servir à autre chose, c'est pas grave, c'est pas un problème. Mais est-ce que fondamentalement, c'est pas un problème si aujourd'hui, des familles sont obligées de se servir de cette allocation ? Il faut augmenter les aides ?

10:24
Invité politique

C'est bien, c'est bien. La question du pouvoir d'achat face à l'inflation, enfin franchement, les données qui sont sorties cet été sont affligeantes. Quand l'INSEE dit sur la consommation alimentaire, alimentaire, on est retombé sur des niveaux de 1980 avec un certain nombre de nos concitoyens qui se privent, ça c'est le vrai sujet. Le gouvernement avait parlé d'un chèque alimentaire dont personne n'a encore vu le début du commencement. Donc ça, ce sont les vrais sujets. C'est pas la politique politicienne qui franchement ne va pas faire en sorte que le pouvoir d'achat de nos concitoyens s'améliore. Il est souhaitable ce chèque alimentaire selon vous ? C'est la bonne solution ?

Non mais ce qui est souhaitable, c'est que les salaires permettent de vivre. Et quand on est confronté à une inflation alimentaire qui a été de 13-14% depuis un an sur des produits de base, puisque encore une fois on parle d'alimentation, ça veut dire que votre pouvoir d'achat est gangréné d'autant. Et certains ont été obligés de se priver. Donc ça, c'est la vraie question. Donc ce sont les salaires qu'il faut augmenter ? Les salaires, oui, il faut les augmenter. Mais comme les salaires, on ne les augmente pas, il faut qu'on ait aussi cette force de capacité à produire de la valeur ajoutée en plus.

Et on voit bien que la France aujourd'hui, dans ce qu'on appelle la croissance potentielle, c'est-à-dire celle qui peut être attendue, elle est très faible. Et notre pays n'a pas redémarré. Et la question se pose aussi pour l'Allemagne, qui est la première économie de l'Union européenne. Et on voit que ce qui se passe aux Etats-Unis, notamment avec le plan Biden, donne un sacré coup d'accélérateur, à la fois pour la reprise de l'économie et aussi pour le changement climatique, pour faire en sorte d'être en capacité d'affronter ce changement climatique. Ça, ce sont les deux sujets qui devraient mobiliser à 100%.

12:01
Auditeur

Et vous dites à Emmanuel Macron, quitte à essayer de travailler ensemble, avançons sur ces dossiers-là.

12:06
Invité politique

Mais avançons, vous. Je pense qu'on va parler de l'eau. La question de l'eau, aujourd'hui, on voit bien qu'il y a l'équivalent quasiment du lac d'Annecy qui disparaît sur l'eau potable qui est traitée parce qu'on a des fuites sur les canalisations. Donc là, il faut un grand projet massif de faire en sorte que ces canalisations puissent être réparées, restaurées. Certaines ont 40, 50 ans, 60 ans. Ça, c'est du concret.

12:26
Présentateur

Avec un convoi de l'eau qui s'élancera demain de Sainte-Soline, effectivement, avec le mouvement des soulèvements de la Terre. C'est là qu'avaient eu lieu les affrontements de l'hiver dernier. Cette mobilisation à nouveau qui va rejoindre donc Paris avec des vélos, des tracteurs pendant plusieurs jours, c'est une mobilisation que vous soutenez ?

12:45
Invité politique

Je soutiens les projets. Et quand on dit non, on veut dire non, très bien, l'irrigation, non à un certain nombre de projets. Moi, je soutiens l'idée qu'on soit en dynamique d'être faire en sorte de réparer nos réseaux d'eau potable, de faire en sorte d'avoir une vraie réflexion avec l'INRE, qui est l'Institut national de la recherche pour l'agriculture et l'environnement, qui propose de vraies études sur l'étude des versants pour faire en sorte qu'on puisse faire attention à l'eau, ne pas la gaspiller et en même temps, continuer à avoir une agriculture. Parce qu'une fois qu'on a dit non à tout, certains ne veulent aucun projet. Eh bien, qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on fait ?

Ben oui, c'est la vraie question. Et donc, moi, je suis plutôt dans une phase positive qui est de dire oui, il y a le changement climatique, oui, il faut préserver notre ressource en eau et oui, il faut préserver notre agriculture. Mais quel regard portez-vous

13:34
Présentateur

sur cette mobilisation militante et citoyenne que l'on évoque ? Il peut y avoir une mobilisation

13:39
Invité politique

citoyenne, militante. Vous voulez savoir si je la soutiens ? Ben, je ne la soutiens pas particulièrement. Pas particulièrement ? Pourquoi ? Non, mais parce que je ne soutiens pas les projets qui veulent dire non à tout. Je préfère qu'on dise voilà, on a une question sur la préservation de l'eau, on veut préserver l'agriculture, on veut être en capacité d'affronter le changement climatique. Eh bien, on définit des solutions. Là, il n'y a pas de solution.

14:02
Auditeur

Les actions, parfois, des soulèvements de la terre qui avaient conduit le ministre de l'Intérieur à vouloir dissoudre ce mouvement qui a été suspendu par le Conseil d'État, ce n'est pas forcément un mode d'action que vous, vous soutenez ?

14:14
Invité politique

Non, mais le ministre de l'Intérieur tente de passer par des voies juridiques sur des questions politiques. Eh bien, d'ailleurs, le Conseil d'État lui a expliqué que la loi s'applique aussi au ministre de l'Intérieur. Donc, il y a en France, on a la liberté de s'exprimer, on a la liberté d'association, on a la liberté de dire qu'on est contre un certain nombre d'évolutions.

Mais moi, j'ai aussi la liberté de penser que si on veut avancer et avoir, sur la question de l'eau, la gestion de l'eau, eh bien, il faut être en mode projet et il faut le réfléchir avec de l'ingénierie, avec, je citais tout à l'heure, l'INRAE qui fait énormément de travaux sur les, notamment des 8 versants de bassins qui sont les plus, qui ont le plus de risques. Eh bien, ça, ça doit être

14:57
Auditeur

un vrai projet qui doit nous mobiliser. Valérie Rabault, on parlait tout à l'heure de pouvoir d'achat. On a appris cette semaine que la France compte aujourd'hui près de 3 millions de millionnaires en parallèle de cette actualité. Est-ce que c'est une bonne nouvelle

15:10
Invité politique

ou pas ? Alors, on apprend aussi dans cette étude que la France est le seul pays où le nombre de millionnaires a augmenté, alors que dans d'autres pays, notamment les Etats-Unis, il a baissé du fait des questions économiques. Donc ça, ça pose un vrai sujet. Ça, c'est vraiment la question qui intervient. Et on voit bien que sur la fiscalité, depuis le début du premier quinquennat, l'ensemble des gestes fiscaux ont été faits en direction des Français les plus aisés. Et ce qui, à mon avis, pose une vraie question aussi pour l'unité de la nation.

Vous ne pouvez pas avoir des inégalités qui augmentent avec des personnes qui n'arrivent plus à se nourrir parce que les prix de l'alimentaire ont augmenté de 14% et puis d'autres qui ont eu, grâce à la suppression de l'ISF, grâce à la création de la flat tax, grâce à un nombre de mesures fiscales qui ont été prises,

16:02
Présentateur

une fortune qui a augmenté. Et alors, dans le même temps, Bruno Le Maire, lui, veut faire de grosses économies dès le budget 2024 dans les dépenses publiques. Il veut économiser notamment un milliard d'euros d'excédent de trésorerie dans des opérateurs publics comme le CNRS ou Météo France. Vous en dites quoi, vous, Valérie Rabot ? Écoutez,

16:18
Invité politique

on aura le débat en septembre prochain et en octobre prochain à l'Assemblée nationale, mais Bruno Le Maire a refusé, refusé, depuis avril 2020, qu'on fasse une conférence de financement. Quand il y a une crise telle que celle qu'on a vécue avec la pandémie, il est évident qu'il faut se poser la question du financement. Il l'a refusé. Là, évidemment, il se fait rattraper parce qu'il est dans des budgets qu'il ne va pas arriver à tenir. La TVA rentre moins. En juin 2023, on s'est aperçu que la TVA, perçue par l'État, comme les gens consomment moins, elle rentre moins dans les caisses de l'État et donc il va avoir une équation budgétaire très difficile à mener.

Nous, on va lui proposer un contre-budget qui sera bien différent du sien. Un contre-budget de l'ANUP ou du Parti Socialiste ? Écoutez, là, pour l'instant, moi, je m'exprime au nom du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

17:03
Présentateur

Valérie Rabot, députée socialiste du Tarn-et-Garonne, vice-présidente de l'Assemblée nationale. Merci d'avoir accepté l'invitation de France Info. Bonne journée.

Initiative politique d’ampleur d'Emmanuel Macron, budget 2024, "convoi de l'eau"... Le 8h30 franceinfo de Valérie Rabault · Pourquijevote