Jean-Paul Garraud : "von der Leyen veut appliquer le Mercosur avant sa ratification !" (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:11OuverteRéponse partielle
On va commencer par la justice.
- 0:22OuverteÉludée
Comment vous abordez cette échéance, sachant que c'est peut-être la mort politique de Marine Le Pen qui sera prononcée ce jour-là ?
- 2:14RelanceRéponse directe
Est-ce que vous y croyez ? Est-ce qu'au Rassemblement National, vous faites aujourd'hui le deuil d'une candidature de Marine Le Pen ?
- 3:54RelanceRéponse partielle
Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui vous reprochent de votre deux poids, deux mesures ?
- 5:38OuverteRéponse directe
La justice des mineurs vous semble-t-elle encore adaptée ?
- 8:17OuverteRéponse directe
Les dossiers Epstein, de nouveaux documents mettent en cause un diplomate français. Est-ce qu'il faut aller plus loin ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:48Invité politiqueFait
« Marine Le Pen n'a jamais voulu commettre la moindre infraction. »
- 1:09Invité politiqueFait
« C'est un problème qu'il y a, c'est un litige que nous avons avec le Parlement européen. »
- 3:22Invité politiqueFait
« C'est un président socialiste du Parlement européen de l'époque qui a lancé cette affaire, qui a mis en place tous les systèmes avec l'OLAF. »
- 6:08Invité politiqueFait
« L'excuse de minorité permet simplement aux mineurs d'avoir une peine encourue, inférieure à la peine encourue pour des majeurs. »
- 12:53Invité politiqueChiffre
« 20 000 euros par migrant refusé. »
Temps de parole
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Bonjour Jean-Paul Garraud. Bienvenue sur Europe 1, député Rassemblement National au Parlement Européen. Vous y présidez la délégation française au sein du groupe Identité Démocratie. Vous êtes également magistrat. Justement, on va commencer par la justice. Vous êtes croyant Jean-Paul Garraud ? Oui. Vous croyez au miracle ?
Il ne s'agit pas, je vois évidemment de quoi vous voulez parler, il ne s'agit pas à une question de miracle. Non, non, pas du tout.
Je précise parce qu'hier se tenait l'ultime audience du procès en appel d'idées des assistants parlementaires du Front National et la date de la décision est prévue désormais pour le 7 juillet. Comment vous abordez cette échéance, sachant que c'est peut-être la mort politique de Marine Le Pen qui sera prononcée ce jour-là ?
C'est évidemment très lourd de conséquences. Si vous voulez, l'analyse que j'en fais, avec tout le respect que je dois bien sûr à la justice, que je connais bien, je suis magistrat moi-même et d'une famille d'ailleurs de magistrats, c'est que par rapport à ce dossier, je suis absolument persuadé que Marine Le Pen n'a jamais voulu commettre la moindre infraction. Je la connais très bien, c'est quelqu'un d'honnête. Donc il y a ce qu'on appelle l'élément intentionnel de l'infraction.
L'enfer n'a pas eu de bonnes intentions, Jean-Paul Garraud.
Non, non, mais c'est quand même fondamental, si vous voulez, sur le fond. Parce qu'en réalité, dans cette affaire, c'est un problème qu'il y a, c'est un litige que nous avons avec le Parlement européen. Un litige, en réalité. Le Parlement européen veut qu'on leur restitue finalement le salaire des assistants parlementaires, parce que le Parlement européen estime que les assistants parlementaires ont travaillé non pas pour le Parlement européen, mais pour le parti Front National. Bon, c'est aberrant, parce que, si vous voulez, les assistants parlementaires ne sont pas des fonctionnaires européens. Les députés européens ne sont pas des fonctionnaires européens.
Le député européen est aussi un militant politique. L'assistant parlementaire est aussi un militant politique. Alors, comment faire la différence, si vous voulez, entre la durée de travail en tant qu'assistant parlementaire proprement dit et la durée de travail en tant que politique ? La semaine prochaine, je vais faire une réunion à Bordeaux strictement politique. Quand on m'appelle, quand on cherche à me joindre, on tombe sur mon assistant parlementaire qui doit faire « Ah non, mais ce n'est pas Parlement européen, donc je raccroche. »
Si vous voulez, ce n'est pas possible. On ne va pas refaire les plaidoires de la défense de Poulgaro, mais politiquement, techniquement, il faudrait que la peine d'inéligibilité, si elle est prononcée, soit inférieure à deux ans. Est-ce que vous y croyez ? Est-ce qu'au Rassemblement National, vous faites aujourd'hui le deuil d'une candidature de Maran Lepal ? Activez-vous déjà le plan B, le plan Bardella, etc. ?
Non, mais pas du tout, parce que moi, je pense fondamentalement que la relaxe est tout à fait envisageable. Elle est envisageable, pourquoi ? Parce que je vous dis qu'il n'y a pas cet élément intentionnel et qu'en plus, il s'agit d'un strict litige. Souvenez-vous, quand M. Dupond-Moretti, alors ministre de la Justice, a été traduit devant la Cour de justice de la République, eh bien, la Cour de justice a dit, « Oui, oui, tous les éléments de la prise illégale d'intérêt sont réunis, sauf l'élément intentionnel. » M.
Dupond-Moretti, bien que ministre, bien qu'ayant 30 ans de barre, donc, en tant qu'avocat, eh bien, on a dit, « Ben non, il n'a pas eu la conscience, l'intention de commettre une infraction alors que la prise illégale d'intérêt a été constituée. » Si vous voulez, c'est pour vous dire. Donc ça fait partie des éléments qui nous donnent un espoir. Non, mais là, on conteste aussi la notion même de détournement de fonds publics. C'est un litige. Et je pense aussi, si vous voulez, le fond de ma pensée, c'est que je pense que cette justice, notre justice, a été quand même instrumentalisée dans cette affaire au départ. Pourquoi ?
C'est un président socialiste du Parlement européen de l'époque qui a lancé cette affaire, qui a mis en place tous les systèmes avec l'OLAF. L'OLAF, vous savez, qui a tous les droits. Donc voilà. Rappelez l'OLAF, l'office. C'est cet office qui est en charge, évidemment, de la répression de toutes les fraudes au niveau européen. Mais si vous voulez, nous avons aussi, par rapport à cela, beaucoup à dire. Et puis, il y a une certaine célérité dans ce dossier qui intervient. Où en est l'affaire en appel du Modem avec François Béroux ? Où en est la même affaire avec Jean-Luc Mélenchon, si vous voulez ? Bon, il y a quand même une certaine célérité.
Mais à propos de la justice, Jean-Paul Garin, qu'est-ce que vous répondez à ceux qui vous reprochent de votre deux poids, deux mesures ? Vous réclamez une justice toujours plus ferme, mais crier au complot politique lorsque c'est l'une des vôtres qui se retrouve dans les mouchoirs dans les mouchoirs des juges ?
La justice est quand même exercée ses droits. Ses droits. Et on a le droit de se défendre, si vous voulez. Et surtout quand on est innocent, naturellement. Donc on y croit, bien sûr, à la relaxe de Marine Le Pen. Si vous voulez, quand maintenant les magistrats, et on a bien remarqué que les débats étaient très différents des débats de première instance, il y avait une certaine sérénité qui s'est installée, et on a été des premiers très heureux d'ailleurs. Bon, je pense que cette sérénité va se poursuivre. Il y a une très lourde responsabilité par rapport à cela. Et il y a, il faut le dire aussi, une très lourde responsabilité par rapport, bien sûr, à la décision.
Comment peut-on priver le peuple ? Vous savez, la Cour suprême, disait De Gaulle, c'est le peuple. Comment peut-on envisager de priver le peuple d'une candidate favorite de l'élection présidentielle ? Vous savez, moi j'étais magistrat...
Elle est irremplaçable, Marine Le Pen, pour le Rassemblement national.
Marine, ce qui est parfait, bien entendu, pour l'avenir de la France, c'est Marine Le Pen, président de la République, et Jordan Bardella, Premier ministre. C'est ça qu'il faut pour la France.
C'est le plan, aujourd'hui. C'est toujours le plan, naturellement que c'est toujours le plan. Et si le 7 juillet, la décision ne va pas dans le sens que vous souhaitez ?
Eh bien écoutez, alors en ce moment-là, on verra. Et Marine Le Pen prendra, évidemment, sa décision éminemment personnelle. Et je peux vous certifier d'une chose, c'est qu'elle prendra cette décision en prenant en compte un seul intérêt, pas le sien, l'intérêt de la France. Je vous l'assure, je la connais très bien, et je vous certifie cela.
Pardon Jean-Paul Garot, député Rassemblement national au Parlement européen. Parlons de la délinquance avec ce phénomène du rajeunissement des auteurs. La justice des mineurs vous semble-t-elle encore adaptée ? Je vous pose cette question à la lumière de ce sondage, CSA pour Europe 1 C News et le journal du dimanche, qui nous informe, la question a été posée hier, que 77% des répondants, 77% des Français, donc une proportion écrageante, estime qu'il faut suspendre l'excuse de minorité pour les mineurs participant à des crimes graves. Cette excuse de minorité qui est tout à fait verrouillée constitutionnellement en parlant. Est-ce que vous y êtes favorable ?
Est-ce que vous voyez un chemin en tant que juriste sur cette question-là ?
Oui, mais bien sûr. L'excuse de minorité, tout comme la responsabilité pénale à partir de 16 ans, tout ce qu'on a... Oui, bien sûr, mais attendez, ça va beaucoup plus loin en réalité que cela. Vous savez, l'ordonnance de 45 a été déjà changée à de nombreuses reprises. De toute façon, l'excuse de minorité permet simplement aux mineurs d'avoir une peine encourue, inférieure à la peine encourue pour des majeurs. Sachant que les peines des majeurs elles-mêmes sont souvent bien inférieures au quantum. En fait, le vrai sujet, c'est la peine. Oui. C'est la peine. Bon, voilà. Et en ce qui concerne la peine, vous savez que pour les mineurs, il y a à la fois de l'éducatif et du répressif.
Mais vous pensez qu'il faut rebâtir une philosophie de la peine,
de la peine de prison, de la peine judiciaire ?
Vous savez, là, il faut quand même reconnaître qu'on demande à la justice de réussir là où tout a échoué en général. Si vous voulez, la famille, l'éducation, l'école, etc. Et la justice récupère en bout de course des gens qui sont déjà très, malheureusement, même très jeunes, très ancrés dans la délinquance. Et on demande à la justice, miraculeusement, là aussi je reprends votre expression du début de cette interview, miraculeusement, donc de réussir là où tout le monde a échoué. Donc c'est quand même très compliqué. Ce qui est certain, c'est que l'éducatif a pris le pas sur le répressif, mais pas que pour les mineurs. Pas que pour les mineurs.
Les peines accessoires, comme les aménagements de peine, comme tout ce que l'on connaît, les alternatives à l'incarcération, sont devenues l'essentiel. Alors que l'essentiel, et là je parle surtout pour les majeurs, mais l'essentiel c'est quand même des peines qui sont redoutées par les délinquants. Or, en l'état actuel des choses, plus les délinquants connaissent le système pénal, le système judiciaire, et moins ils le redoutent, si vous voulez. Et moi quand j'étais encore à l'audience, il n'y a pas si longtemps que cela, en cours d'appel, j'avais dans les audiences un maximum de récidivistes, avec des pages, 2, 3, 4, 5, 10 pages de casier judiciaire.
Donc si vous voulez, c'est là qu'il faut faire. Et c'est d'ailleurs de cette façon-là, en retrouvant du sens à la peine, qu'on va redonner confiance, donc à nos concitoyens, confiance en la justice, évidemment, de leur pays.
Jean-Paul Gairaud, encore une question d'actualité. Les dossiers Epstein, de nouveaux documents, mettent en cause un diplomate français. Fabrice Edon, qui aurait échangé des dizaines de mails avec Jeffrey Epstein, le pédocriminel américain, alors qu'il était en poste au Quai d'Orsay. Mais Jean-Noël Barraud, ministre des Affaires étrangères, a saisi la justice. Il a ordonné l'ouverture d'une enquête administrative. Est-ce qu'il faut aller plus loin ? Yael Brond-Pivet disait à ce micro, il y a deux jours de cela, au micro de CNews et d'Europe 1, qu'elle ne voyait pas l'utilité d'une commission d'enquête parlementaire. Est-ce que vous voyez les choses du même œil ?
Ben si, bien sûr. Enfin, je veux dire, il faut...
Il faut une commission d'enquête parlementaire.
Bien sûr, il faut nettoyer les écuries d'OGIAS. Je veux dire, il faut assainir le marigot. Il faut vraiment faire tout ce qu'il faut.
Vous prenez l'expression de Donald Trump, volontairement.
Ah bon ? Ben écoutez, je ne le savais pas. Vous voyez une autre pompe. Non, mais c'est vrai. Non, mais je veux dire... Et d'ailleurs, en parlant de Trump, c'est quand même lui qui a déclassifié tous ses documents. Bon, on peut dire ce qu'on veut pour Donald Trump. Vous savez que nous, on n'est pas atteint de suivisme particulier par rapport aux Américains. Mais ce qui est certain, c'est que, bien entendu, il faut tirer toutes les conséquences. Alors, il faut se méfier quand même de l'emballement médiatique, parce que les procès médiatiques, il faut s'en méfier. Mais sur le fond, naturellement, il faut faire toute la lumière sur ces faits qui sont évidemment terribles
et sur lesquels il faut avoir toute la vérité. Et qu'est-ce que vous espéreriez, vous, d'une commission d'enquête parlementaire sur cette...
D'abord, il y a deux choses. C'est-à-dire qu'à partir du moment où la justice est saisie, la commission d'enquête parlementaire ne peut pas s'intéresser aux faits eux-mêmes. Donc c'est à tout l'environnement de ces faits, à tous les réseaux d'influence, peut-être, à beaucoup de choses qui sont relatives à cela. Donc je pense que ce serait intéressant. Est-ce que le Rassemblement national va pousser la question ? Pour l'instant, nous n'avons pas pris de décision. Vous êtes au Parlement européen, bien sûr, mais je vous pose la question en tant que membre du parti. Là aussi, on m'a refusé quelques commissions d'enquête. Dans d'autres sujets aussi très importants.
Mais enfin, je pense que toute la lumière, évidemment, doit être faite manifestement sur une affaire qui dépasse l'énorme. Bon, à propos de l'actualité européenne,
puisque c'est au Parlement européen que vous siégez, Jean-Paul Garrault, on a beaucoup parlé d'agriculture ces derniers temps. Les agriculteurs sont toujours suspendus à l'application ou non de l'accord de libre-échange avec le Mercosur. Alors, la Cour de justice de l'Union européenne a été saisie, on s'en souvient, le Parlement européen a voulu cela après la signature du texte. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, et entend malgré tout appliquer l'accord provisoirement. Est-ce que la France est condamnée à regarder passer les trains, Jean-Paul Garrault ?
Alors, merci de parler des sujets européens, parce que ce sont des règlements qui vont s'appliquer directement en France, sans passer par la case Parlement national, sans consulter le peuple. Et là, c'est un scandale majeur. Nous avons des accords, évidemment, très contestés et très contestables, qui doivent être normalement ratifiés par le Parlement européen. Eh bien, Mme von der Leyen veut qu'ils soient appliqués ces accords avant la ratification. – Une exécution provisoire, d'une certaine manière. – En quelque sorte, oui, tout à fait.
Ce qui est proprement scandaleux, parce que, et c'est nous, le groupe des patriotes, qui avons obtenu le fait de renverser des majorités, justement, au Parlement européen, pour, on a obtenu un vote majoritaire pour qu'on saisisse, justement, la Cour de justice de l'Union européenne, parce que, naturellement, tout ceci est complètement en infraction au traité.
– Mais est-ce un coup d'épée dans l'eau, vous pensez, cette saisine de la CGU ?
– Ah oui, pas du tout, pas du tout. La Cour de justice de l'Union européenne, on va voir si elle est vraiment indépendante. Voilà. Mais il est certain que c'est capital. Et sur ce sujet, là aussi, tout comme, d'ailleurs, sur un autre sujet, le pacte migratoire, qui est un sujet très important, sur lequel nous avons obtenu aussi pas mal de victoires, nous sommes en train d'essayer de détricoter ce pacte migratoire,
qui doit s'appliquer en juin prochain. – Alors, expliquez-nous, justement. C'est intéressant, ça intéresse beaucoup les auditeurs de CNews et d'Europe 1. – Le Parlement a adopté deux textes qui sont destinés, je le rappelle, à durcir la politique migratoire au sein de l'Union européenne. C'est le fameux pacte migratoire. L'idée étant de faciliter à la fois les renvois et à restreindre l'accès à la protection pour certains pays qui sont jugés sûrs, les pays pour les migrants, en provenance de ces pays considérés comme sûrs. L'immigration, on le sait, elle a explosé en France depuis 25 ans. Est-ce que vous pensez que ces textes vont suffire à freiner les flux ?
Qu'est-ce qui vous pose problème dans ce pacte migratoire ?
– Alors attention, le pacte migratoire en lui-même, nous le critiquons vraiment très fermement. Le pacte migratoire, en réalité, transfère à Bruxelles la politique migratoire de l'Europe et de la France. C'est-à-dire qu'on ne va plus être maître, nous, la France, de tout ce qui concerne l'immigration. C'est un sujet capital.
– Donc quand vous voyez les résultats actuels, ça peut être pire ?
– Oui, bien sûr que ce sera pire, puisque le pacte migratoire prévoit une application à partir de juin prochain, avec une répartition automatique des migrants dans tous les pays de l'Union européenne. – Avec possibilité de le refuser, contre paiement d'une amende. – Mais oui, 20 000 euros par migrant refusé, ce qui est évidemment colossal. Donc vous vous rendez compte, on n'est plus du tout maître dans notre politique migratoire. Et nous qui sommes partisans, évidemment, de la souveraineté, notamment en matière migratoire, nous sommes fondamentalement contre ce pacte migratoire.
Alors par contre, nous avons mis en place, puisqu'il va s'appliquer, on n'y peut rien, ça a été voté en express par Mme von der Leyen, enfin par le Parlement européen, sous pression de la Commission à la fin du mandat précédent. Il fallait vite se dépêcher de faire, pour elle. Eh bien, nous sommes en train de mettre en place des dispositifs pour pallier les conséquences les plus néfastes, enfin, de ce pacte migratoire.
Notamment, nous avons imposé cette liste des pays sûrs qui permet, en réalité, et sommes rentrés dans des détails un peu complexes, de faire en sorte que les demandes de statut de réfugiés ne soient plus traitées en France, mais dans des pays dont la liste est établie à l'extérieur de l'Union européenne. C'est-à-dire que les individus, même s'ils pénètrent sur le sol européen, eh bien, s'ils n'ont pas fait leur demande là où il fallait, si je puis dire, eh bien, ils seront renvoyés dans ces pays-là. Donc c'est quand même un élément très important. Et c'est nous qui avons obtenu un vote majoritaire là-dessus. Nous avons de plus en plus des votes majoritaires, nous.
Parce que si vous voulez, tout ce que vous avez dit sur ce pacte migratoire qui va renforcer les contrôles, etc., ça ne s'est pas fait comme cela. Parce que nous sommes face, évidemment, à une majorité, toujours au Parlement européen, immigrationniste. Fondamentalement immigrationniste. Tout comme, d'ailleurs, M. Macron, ici, qui a une politique mondialiste dans ce domaine aussi. Donc, c'est là aussi, vous avez d'un côté les mondialistes et de l'autre côté les nationaux qui, sans être repliés sur eux,
font quand même beaucoup de choses. Jean-Paul Garraud, une question aussi sur un sujet qui est assez peu abordé, qui n'est pas très grand public. Mais je sais qu'il intéresse beaucoup certains auditeurs. Certains téléspectateurs aussi. Les eurodéputés ont adopté deux amendements décisifs en faveur de l'euro numérique. Alors, est-ce que vous êtes favorable, d'abord, à cet euro numérique ? Est-ce que vous y voyez, comme certains le disent, une sorte de perte de souveraineté monétaire et financière in fine ?
Si vous voulez, là, on est dans un autre domaine où, là aussi, l'Union européenne, la Commission européenne veut tout maîtriser. Mais qu'est-ce que ça va changer par rapport à l'euro numérique ? Donc, l'euro numérique, des contrôles, etc., ce qui sera évidemment tout à fait possible partout. On n'aura plus de liberté. Puis, souvenez-vous, souvenez-vous ce qui s'est passé en Espagne il y a quelques mois, la grande panne d'électricité en Espagne qui s'est passée. Eh bien là, on s'est rendu compte que tous ceux qui n'avaient que des cartes bancaires ou autres se seront trouvés dans des difficultés considérables.
Et je crois même que la Cour des comptes a émis un avis en disant qu'il fallait garder quand même un peu d'espèces parce que dans des cas comme celui-là, par exemple, où tout est désorganisé, il faut garder et sinon, on ne peut plus vivre, en réalité. Et des gens seront trouvés, d'ailleurs, dans des situations catastrophiques. Non, ça, c'est encore une volonté hégémonique. Ça fait partie de tous ces volontés. On peut les décliner sur tous les sujets. Cette volonté hégémonique de la Commission européenne et des institutions européennes.
Une autre question. Le droit de vote des étrangers extra-européens va être débattu à l'Assemblée nationale aujourd'hui, après un vote favorable en commission des lois. C'est la niche parlementaire des écologistes. On voit que les Français, à 70%, sont plutôt hostiles à ce droit de vote aux élections municipales des étrangers non ressortissants de l'Union européenne, des extra-européens. J'imagine que vous êtes contre. Vous également, qu'est-ce que vous craignez ? Je me suis exprimé déjà là-dessus.
Je trouve que c'est un scandale majeur. Si vous voulez. Vous le croyez vraiment ? Pour de nombreuses raisons. Une raison évidente. Mais il y a eu des tentations dans le passé de faire voter les étrangers non communautaires. Oui, c'est un serpent de mer. Il y en a eu plusieurs fois. Ça revient systématiquement. Systématiquement. Il y a une raison évidente, c'est la réciprocité. Déjà, premièrement. C'est-à-dire ? C'est-à-dire la réciprocité. Comment voulez-vous qu'on donne plus de droits à des étrangers en France que les Français n'en auraient à l'étranger ?
Si on donne, par exemple, le droit de vote aux élections municipales, je ne sais pas, à des Marocains, des Algériens ou je ne sais pas, à des Norlégiens. Vous voulez que les Français, puissent aller voter au Maroc ou en Algérie ? Peu importe. Eh bien, on veut les mêmes droits, nous, les Français. On va aller voter là-bas. Bien sûr. La réciprocité. Donc, la réciprocité. Sinon, c'est évidemment une totale injustice. Et puis, au-delà de cela, naturellement, il y a toutes les questions de souveraineté. Pourquoi on veut faire voter le monde entier aux élections locales, chez nous ? Mais quelle est la volonté derrière ? Vous en avez une idée.
Derrière, c'est de faire perdre toute l'identité française, tout ce qui a fait notre histoire, tout ce qui a fait notre civilisation. On est d'accord pour accueillir des gens, bien entendu, qui respectent tout ce que nous avons depuis longtemps, qu'on a mis des siècles à construire, du sang a été versé. Et là, maintenant, on veut tout dilapider comme ça ? Pourquoi ? Mais pourquoi ? Quelles sont les raisons fondamentales derrière tout ça ? Et vous en avez une idée ? Oui, oui, ben voilà. Donc, nous, on lutte contre ça, mais vraiment une lutte sans merci. Je peux vous l'assurer. Merci.
Jean-paul Garraud