Disparu de La Douze : "J'y pense tout le temps", le témoignage du premier gendarme qui a travaillé sur l'enquête
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Défensif 100 %
Questions et réponses
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- 0:19OuverteRéponse directe
Comment vous avez réagi quand vous avez appris pour ces trois garde à vue dans l'affaire de la disparition de Didier Seignol ?
- 0:55OuverteRéponse directe
Ça, c'est ce que vous espérez, vous attendez depuis plus de 30 ans ? Parce que vous avez, j'imagine, beaucoup échangé avec la famille. C'est quelque chose aussi qui vous tient à cœur pour eux ?
- 1:55OuverteRéponse directe
Pourquoi sentiment d'échec ?
- 2:13OuverteRéponse directe
Vous, vous avez été saisi de l'affaire assez rapidement après la disparition de Didier Seignol en 1994. Et votre conviction à ce moment-là et dans les années suivantes, c'était quoi ? Vous parlez d'une conviction. Est-ce qu'il y en avait une ou pas ?
- 4:16OuverteRéponse directe
Les trois personnes en garde à vue, les trois hommes en garde à vue, sont de l'entourage de Kakali. Ça a été confirmé par le pôle Colquise. Kakali, qui, lui, est mort, mais qui est, selon le pôle Colquise, le suspect numéro un. Vous, vous le connaissez ? Vous l'avez rencontré, Kakali, à l'époque ?
- 4:54FerméeRéponse directe
Il avait été entendu, à l'époque ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:31Invité politiqueFait
« J'étais heureux, j'étais heureux, j'étais heureux d'apprendre enfin que mes collègues ont dû vraiment bien bosser, ont dû bien bosser. »
- 0:47Invité politiqueFait
« J'espère qu'ils vont retrouver le corps surtout, c'est ça. Et donner une sépulture à Didier et que la famille soit apaisée. »
- 1:16Invité politiqueFait
« Avoir une conviction, c'est bien. Avoir des preuves, c'est mieux. »
- 2:26Invité politiqueFait
« Il y avait, je vous dis, il y avait trois hypothèses. La fugue volontaire, le suicide ou l'affaire criminelle. »
- 2:33Invité politiqueFait
« Le suicide, dans les semaines, mois suivants, on aura retrouvé le corps, il n'y a pas de souci. »
- 2:45Invité politiqueFait
« L'affût volontaire, on peut toujours y penser. »
- 3:05Invité politiqueFait
« Et donc, il restait effectivement cette hypothèse criminelle qui, forcément, était l'hypothèse la plus probable. »
- 3:41Invité politiqueFait
« Ils ont bien bossé. »
- 4:35Invité politiqueFait
« C'était une bête de la nature. Quelqu'un, intellectuellement, pas très évalué. »
- 4:48Invité politiqueFait
« Qui avait déjà été mis en cause, dont des coups et blessures. Grave. »
Temps de parole
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- Présentateur 29 %
- ?3 %
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L'invité d'ici Périgord ce matin est l'un des premiers gendarmes à avoir enquêté sur la disparition de Didier Seignol, l'affaire du disparu de la douze, qui a rebondi 32 ans après, trois personnes placées en garde à vue avant-hier. A l'époque, Gérard Rouge est membre de la brigade de recherche de Périgueux et il s'est confié à Marie-Astrid Guégan. Comment vous avez réagi quand vous avez appris pour ces trois garde à vue en cours dans l'affaire de la disparition de Didier Seignol ?
J'étais heureux, j'étais heureux, j'étais heureux d'apprendre enfin que mes collègues ont dû vraiment bien bosser, ont dû bien bosser. J'espère que ça va aboutir, ça va aboutir. Une garde à vue, c'est une étape, certes dans la finalité, mais on n'est pas au bout des choses. J'espère qu'ils vont retrouver le corps surtout, c'est ça. Et donner une sépulture à Didier et que la famille soit apaisée.
Ça, c'est ce que vous espérez, vous attendez depuis plus de 30 ans ? Parce que vous avez, j'imagine, beaucoup échangé avec la famille. C'est quelque chose aussi qui vous tient à cœur pour eux ?
C'est quelque chose qui me tient à cœur beaucoup. C'était un petit peu mon fil d'Ariane de cette affaire. Avoir une conviction, c'est bien. Avoir des preuves, c'est mieux. Je voulais absolument retrouver le corps pour dire, voilà, effectivement, on a déterminé que c'est un meurtre. OK, maintenant, on va pouvoir, des convictions, s'appuyer. Le problème, c'est que je n'ai pas retrouvé le corps. Donc, j'ai fait tout ce que je pouvais faire pour, on va dire, élaguer tout ce qui était fugue volontaire. Ça a fait, peut-être qu'on lisait un peu le dossier. Pour moi, c'est un sentiment d'échec. Sentiment d'échec. Mais aujourd'hui, je suis heureux.
Pourquoi sentiment d'échec ?
J'ai peut-être passé à côté de certaines choses. Du fait de m'être focalisé sur la découverte du corps, peut-être que j'aurais dû ouvrir un peu plus, pour forger un peu plus ma conviction. Voilà, c'est ça mon sentiment d'échec.
Vous, vous avez été saisi de l'affaire assez rapidement après la disparition de Didier Seignol en 1994. Et votre conviction à ce moment-là et dans les années suivantes, c'était quoi ? Vous parlez d'une conviction. Est-ce qu'il y en avait une ou pas ?
Il y avait, je vous dis, il y avait trois hypothèses. La fugue volontaire, le suicide ou l'affaire criminelle. Le suicide, dans les semaines, mois suivants, on aura retrouvé le corps, il n'y a pas de souci. Donc, cette hypothèse-là, elle ne tenait pas. L'affût volontaire, on peut toujours y penser. Cette disparition inquiétante, c'est le début de l'enquête. L'environnement familial, l'environnement social de Didier, il ne connaît pas pourquoi il partirait. C'est l'affaire. Et donc, il restait effectivement cette hypothèse criminelle qui, forcément, était l'hypothèse la plus probable. C'est sûr. Mais, pour moi, il me fallait que je pouvais... Si j'avais eu le corps, c'est ça.
Je me suis focalisé sur la découverte du corps, rendre le corps à la famille. Et voilà.
Aujourd'hui, le pôle Colquise de Nanterre n'a pas trouvé le corps. On ne sait toujours pas où il est. Mais ils assurent que, pour eux, c'est la piste criminelle.
Ils ont bien bossé. C'est peut-être un petit peu... Mais ils ont repris le dossier d'un oeil neuf avec peut-être des moyens techniques modernes, biologiques, informatiques, qui ont pu mettre en exergue des choses que, moi, je suis passé à côté. C'est possible. Même c'est certain. Ils privilégient la piste criminelle. Bon, ben, là, il n'y a pas de souci. Mais, à mon avis, il n'est pas de place sans guère de vue, sans éléments. Et ils n'ont pas trouvé le corps. Mais bon, ça, je pense que ça doit se régler.
Les trois personnes en garde à vue, les trois hommes en garde à vue, sont de l'entourage de Kakali. Ça a été confirmé par le pôle Colquise. Kakali, qui, lui, est mort, mais qui est, selon le pôle Colquise, le suspect numéro un. Vous, vous le connaissez ? Vous l'avez rencontré, Kakali, à l'époque ?
Je l'ai croisé, oui, bien sûr. Je l'ai rencontré. C'était une bête de la nature. Quelqu'un, intellectuellement, pas très évalué. Je ne veux pas être méchant. Donc, manipulable. Ça, c'est une possibilité. Manipulable. Qui avait déjà été mis en cause, dont des coups et blessures. Grave.
Il avait été entendu, à l'époque ?
Oui, il avait été entendu, bien sûr. Par un de mes collègues.
Et ça vous fait quoi de savoir aujourd'hui que, finalement, ces suspects, ces personnes suspectées, ces personnes en garde à vue, étaient sous vos yeux, étaient dans la commune, peut-être tout ce temps. On va voir ce que donnent les gardes à vue, évidemment, mais comment vous le vivez, ça ?
Ah ben, je ne le vis pas très bien. Je ne le vis pas très bien parce que je n'ai pas su trouver les éléments qui auraient pu me permettre de les incriminer.
Qu'est-ce qu'elle représente pour vous, cette affaire ?
Ah. L'enquête de ma vie ? Non, c'est vrai. Il ne faut pas dire ça. C'était un collègue qui est passé dans un couloir, un jour, et qui m'a vu bosser sur le dossier. Il m'a dit, ta vie, c'est la quête de ta vie, ça. C'est une enquête qui m'a suivi, qui... Je devais donner réponse à cette famille, à une victime. C'est ce que j'ai fait, d'ailleurs, toute ma carrière.
Vous y pensez souvent ?
Tout le temps. Tout le temps, beaucoup, bien sûr. Et notamment tous les 27 janvier. Bah rien.
Merci beaucoup.
Je vous en prie.
Le témoignage, la réaction de Gérard Rouge, ancien gendarme, sur l'affaire du disparu de la 12, après l'annonce des trois premières gardes à vue 32 ans après. Tous les détails de cette affaire et ses rebondissements à retrouver sur ICI.fr et sur l'application. des informations,
et sur l'affaire et sur l'affaire. Et sur l'affaire, c'est par l'affaire, cette affaire, c'est une affaire, ce qui se passe, c'est très simple. C'est un Huawei, le fait d'avoir, c'est pas un truc. Je prends la flèche, ce qui se passe, c'est un... ... C'est un homme qui s'quiète.