"Valoriser nos forêts": table-ronde de N. Sarkozy
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 10 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Locuteur 1Fait
« nous avions écrit tous ensemble et d'une seule main un contrat de progrès signé avec l'état et la région limousin »
- 6:00Locuteur 1Fait
« il a fallu que nous causions il a fallu que nous parlions au sein de cette interprofession et que nous réagissions »
- 7:00Locuteur 1Fait
« nos entreprises ont résisté elles se sont battues il n'y a pas eu de licenciements chez nous »
- 10:00Locuteur 1Chiffre
« il se plantait 11 millions de plants 1990 ils sont des plantes et 2 millions l'année dernière »
- 11:00Locuteur 1Chiffre
« le pourcentage du temps passé pour les tâches administratives et réglementaires est passé de 0 1% pour les techniciens de mobilisation de 0 1% à 10 % de leur temps »
- 13:00Locuteur 1Fait
« la forêt française c'est le le quart de notre territoire et je le disais tout à l'heure aux ouvriers de l'entreprise que je visitais le deuxième déficit de notre balance commerciale c'est le bois »
- 14:00Locuteur 1Fait
« nous dépensons plus de 5 milliards d'euros pour aller acheter de la ressource aux autres alors que la ressource elle est ici »
- 15:00Locuteur 1Fait
« les trois quarts de la forêt française c'est de la forêt privée le des dons morceler le dernier quart se sait de l'état où les collectivités territoriales »
- 16:00Locuteur 1Fait
« les cours avaient baissé de 25% on me l'aurait déjà expliqué ce que je comprends c'est pas un reproche c'est une constatation les cours monter de 20 à 25% »
- 17:00Locuteur 1Promesse
« nous avons pris des engagements avec la ministre de l'environnement de monter en 2020 à 23% d'énergies renouvelables »
- 19:00Locuteur 1Chiffre
« on est au tiers des plans replanter par rapport à la situation d'il ya dix ans »
- 21:00Locuteur 1Chiffre
« en 2009 avec la crise tout d'un coup sans prévenir la france a perdu 22% de ses recettes budgétaires fiscales »
- 22:00Locuteur 1Chiffre
« l'état français verse aux collectivités territoriales 99 milliards d'euros »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
monsieur le président de la république madame et monsieur les ministres ou non de tous les acteurs de la filière bois je suis honorée et très heureuse de vous accueillir pour une table ronde consacrée à la filière et au bois si vous le permettez je vais en quelques mots vous représentez la filière bois du limousin c'est tout d'abord une forêt qui recouvre 585 milles hectares appartenant à l'honneur mais surtout à 140 milles propriétaire a privé c'est la troisième forêt de france à la plus productive c'est aussi et surtout le deuxième acteur économique du limousin ces onze mille emplois et 2000 entreprises qui sont des pépiniéristes des bûcherons débardeurs des transporteurs des coopératives des experts et des exploitants forestiers c'est aussi 120 syrie bien répartie sur notre territoire c'est une industrie lourde avec des usines comme isoroy à ussel et sayah en haute vienne c'est 1000 entreprises pour le bois construction et le meuble la corrèze notre département c'est 50% de la production forestière et c'est 50% de la transformation du bois la peep que je préside et l'interprofession de la filière bois c'est un lieu de dialogue des changes et c'est aussi une force de proposition en février 2008 nous avions écrit tous ensemble et d'une seule main un contrat de progrès signé avec l'état et la région limousin nous voulions mobiliser le bois de nos forêts le transformer sur place engager la filière bois dans une démarche de certification en adhérant massivement à pfc nous avions tout pour réussir parce que nous savons une forêt qui est une ressource naturelle renouvelable diversifiée en plaine la croissance et productive nous avons aussi des entreprises dynamiques qui avaient beaucoup investi mais voilà monsieur le président la crise est arrivée à l'automne 2008 et la tempête klaus a soufflé en janvier 2009 alors il a fallu que nous causions il a fallu que nous parlions au sein de cette interprofession et que nous réagissions le gouvernement de la france avait alors pris des mesures pour soutenir notre filière mais il nous fallait porter ces mesures aux petites entreprises et qui la composent nous avons alors assigné avec madame rate alors préfet de la région limousin et monsieur jean paul denanot président du conseil régional un plan spécifique pour soutenir les entreprises de la filière bois nos entreprises ont résisté elles se sont battues il n'y a pas eu de licenciements chez nous mais aujourd'hui notre filière est debout ces acteurs soudé plus encore après avoir ensemble affronter l'adversité se tourne avec confiance vers l'avenir il croit tant la croissance une croissance durable basée sur une énergie sur une matière première renouvelable notre aurait il souhaite aujourd'hui échanger avec vous sur la forêt production de bois sur la transformation du bois et la forêt source de biodiversité et de biomasse je vais demander si vous le permettez à monsieur de la peau mais lee président du centre régional de la propriété forestière et monsieur georges mans lors président de la coopérative unis silva de vous poser et deux premières questions sur la forêt et la production de bois monsieur le président nous constatons aujourd'hui une chute du reboisement dans notre région il se plantait 11 millions de plants 1990 ils sont des plantes et 2 millions l'année dernière cette chute drastique mettant en péril toute la filière bois que madame d'estève viens de vous décrire pourquoi cette chute parce que la forêt est un investissement vous risquez et peu rentable il faut l'aider je voudrais vous faire trois suggestions la première serait de maintenir le niveau de l'intervention de l'état à son niveau actuel qui est de 100 millions d'euros par an dans le cadre du plan tempête mais ce niveau est prévu être ramené à 40 millions en 2013 la deuxième piste de réflexion serait de faire profiter la plantation forestière des crédits carbone la troisième piste se place dans une perspective de développement durable qui assure la cohésion entre les producteurs et des utilisateurs ne pourrait-on songer à une extension de la contribution volontaire obligatoire au profit de la production forestière qui serait acquittée par les entreprises utilisatrices de bois je crois que la filière y est favorable qu'en pensez vous la ressource forestière existe récolter davantage et est le message que vous avez porté à la filière à urmatt il a ravivé la confiance et l'espoir de la filière depuis les propriétaires forestiers jusqu'à la deuxième transformation mais c'est la demande qui tire la mobilisation cette mobilisation c'est possible et ça va mieux ça va mieux avec une certaine reprise économique avec les mesures concernant le bois dans la construction avec la loi de modernisation de l'agriculture qui a donné une extension aux plantes géo documents de gestion pour les parcelles plus petites de la forêt privée et avec les plans de développement de massif qui inventèrent détaillée réalisée avec l'aide des conseils régionaux et réalisé par le cpf le crpf mais pas toujours mis à la disposition des opérateurs économiques alors c'est possible mais ça n'avance pas assez vite encore une fois c'est la demande qui tire la mobilisation il faut donc augmenter la valeur ajoutée dégagée par la filière pour permettre les investissements dans les forêts dans les exploitations dans les scieries et dans la deuxième transformation et activer la motivation des propriétaires pour pour récolter une offre de mobilisation regroupés comme c'est le cas dans les pays nordiques et en allemagne favorise le développement et l'investissement dans la filière ça permet de garantir l'approvisionnement des industries condition indispensable à l'investissement ça permet aussi de réduire les coûts dans le contexte d'une propriété morcelé et donc d'augmenter la valeur ajoutée c'est dans un contexte que nous vivons pas très facilement de complexité des réglementations avec les problèmes de déclarations de chantier de voirie communale de police des eaux des réglementations sur les produits phytosanitaires nécessaires à la sylviculture pour régler les règles les transports souvent mal compris ou mal coordonnés et qui aggrave les coûts il ya un chiffre le pourcentage du temps passé pour les tâches administratives et réglementaires est passé de 0 1% pour les techniciens de mobilisation de 0 1% à 10 % de leur temps en disant ce dié considérable mais bon je veux dire alors il reste encore le problème nécessaire équilibre entre les contraintes économiques livré à l'heure et au meilleur coût aux entreprises et les attentes environnementales faune flore paysage qui nécessite un grand et perpétuelle efforts de dialogue donc là encore vivant et des cours mais c'est nécessaire pour parvenir à un consensus apaisé dans la pratique d'une sylviculture durables globales et respectueux de l'environnement ma question c'est l'état que vous représentez et sur lequel on sait bien que vous avez un fort pouvoir peut-il favoriser une coordination des différents services et établissements publics pour favoriser le dialogue maîtriser les coûts ainsi encourager la convergence des efforts vers une mobilisation plus efficace la forêt française c'est le le quart de notre territoire et je le disais tout à l'heure aux ouvriers de l'entreprise que je visitais le deuxième déficit de notre balance commerciale c'est le bois nous dépensons plus de 5 milliards d'euros pour aller acheter de la ressource aux autres alors que la ressource elle est ici qu'est-ce qui se passe d'affaires est compliquée par le fait que et vous le savez mieux que moi les trois quarts de la forêt française c'est de la forêt privée le des dons morceler le dernier quart se sait de l'état où les collectivités territoriales à force que tout le monde veut s'occuper de la forêt personne ne s'en est occupé aujourd'hui nous avons un double argument pour nous en occuper d'abord les cours le prix d'achat du bois à remonter fortement ces derniers mois je sais que vous me le dirait pas par souci de pudeur sans doute pour conjurer le mauvais sort enfin si les cours avaient baissé de 25% on me l'aurait déjà expliqué ce que je comprends c'est pas un reproche c'est une constatation les cours monter de 20 à 25% je dis pas que c'est facile comment expliquer le recul des investissements sur un marché où les cours augmente 25% ça n'a pas de sens deuxième argument le besoin énergétique est fantastique de notre pays serait l'occasion la semaine prochaine d'aller dans une centrale nucléaire pour confirmer le choix de l'engagement dans l'énergie nucléaire je veux dire la perte de sang froid d'un certain nombre de ceux qui devraient au contraire regarder l'avenir et non pas regarder la dernière émotion est extravagante et quel que soit l'enjeu de la pérennité de notre investissement nucléaire qui avait été décidé à l'époque par le général de gaulle est confirmée par tous les présidents de la république depuis nous avons pris des engagements avec la ministre de l'environnement de monter en 2020 à 23% d'énergies renouvelables et le bois c'est de l'énergie renouvelable donc les cours mondiaux remonte la demande de bois remonte le besoin énergétique sera considérable la filière bois a un avenir glorieux devant elle et pourtant si je regarde les chiffres le nom de plants forestiers vendus et le plus bas depuis 30 ans pourquoi les plants forestiers c'est important c'est mieux que moi puisqu'il s'agit pas de prélever dans la forêt il s'agit également d'une forêt de faire un développement durable si on prélève etc on replante pas on trie on tire une traite sur l'avenir et ça c'est pas acceptable on est au tiers des plans replanter par rapport à la situation d'il ya dix ans et pourtant monsieur le mans lors quand je regarde les dispositifs fiscaux que je dis d'autant mieux que ce n'est pas moi qui les ai créé pour le plupart ils ont comme caractéristique d'être extrêmement compliqué pas tous lisible parfois redondants et tous ont une date de péremption qui je crois est de 1000 dresse ci su ce que je dis et d'exemples donc ce que je vais vous proposer c'est que nous n'attendions pas 2013 avec la profession avec l'interprofession par parenthèse s'il pouvait y avoir une seule interprofession plutôt que deux âges moss haut niveau qui n'est pas le mien mais ok mais une interprofession pour la vallée une interprofession pour l'amont honnêtement ça nous arrangerait bien s'il y avait une interprofession du bois voilà vous avez fait beaucoup de progrès mais deux interprofessions je sais qu'en france on adore ça mais alors la proposition que je fais madame d'estève comme à vous monsieur nom lors engagé avec le ministre de l'agriculture et la ministre du développement durable tout de suite la discussion sur l'ensemble du dispositif des dispositifs renforçant votre fiscalité pour favoriser l'investissement je peux avoir un un certain nombre d'idées maintenir le niveau de l'intervention de l'état jusqu'à 2013 vous êtes tranquilles ces garanties mais mettons ça aussi dans le paquet je pense par exemple que il faut qu'on travaille la loi de modernisation a prévu différemment la question de l'assurance investissement peu rentable c'est moins vrai aujourd'hui avez-vous dit manon de leicester investissements risqués oui en dix ans nous avons connu pour les forestiers pour la sylviculture deux dames en photo ce qui plantait vous ne verrez pas le résultat de votre plan de vos plantations pour la plupart nous sommes prêts à voir un système où les primes d'assurance augmenteraient mais où la réponse assurantielle serait au niveau parce qu'aujourd'hui qu'est-ce qui est ce qu'ils me disent les propriétaires de parcelles qui ont été massacrés par la tempête on nous indemnisé de rien et forcément le boîtier par terre il ya une surproduction qui fait qu'en plus les cours s'effondrent vous avez la tempête premier sinistre et ensuite l'effondrement des cours réfléchissant un dispositif qui pour me permettrai bruno d'aller un peu plus loin dans la possibilité déduire tout ou partie des primes d'assurance des revenus forestiers est-ce que c'est pas mieux adaptée est-ce que c'est pas qu'elle joue je le dis à monsieur la peau mairie qui m'en a parlé d'ailleurs cotisations d'assurance plus importante indemnisation adaptée mais possibilité de déduire du rock du forestier la cotisation est ce que c'est pas la meilleure formule est-ce que c'est pas mieux que tous les dispositifs qui sont aujourd'hui prévu vous demander un crédit plan carbone pourquoi pas on va voir un marché du carbone tout le monde nous dit ben les forêts au fond c'est la meilleure façon de lutter quand le gaz à effet de serre et d'ailleurs les pays qui ont les plus grandes forêts je pense aux à la forêt amazonienne le brésil je pense à la deuxième forêt du monde qu'est la forêt du bassin du congo aux forêts indonésiennes tous nos 10 c'est un patrimoine de l'humanité on lutte contre les émissions de gaz à effet de serre aidez nous mais ce qu'on peut pas considérer également que le propriétaire d'une forêt qui garde la forêt en état qui l'entretient est-ce que lui aussi ne pourraient pas profiter en termes de revenus du marché carbone alors profiter ça veut dire quoi c'est pas forcément un retour à chaque propriétaire mais ça peut revenir dans la filière en termes d'investissements en termes de subventions pour vous aider à la développer si vous le voulez bien fixons un objectif avant la fin de l'année gouvernement et les interprofessions qu'on aie a mis à plat les avantages fiscaux et qu'on reparte en anticipant le rendez vous de 2013 pourquoi attendre 2013 faisons le tout de suite avec un objectif développer l'investissement de nos forces voilà la proposition je veux vous faire je crois qu'elle est juste je crois qu'elle est adaptée au moment et je pense à une région comme la vôtre il ya une valorisation considérable de cette richesse que représente un fort et il me semble qu'avec cela j'aurais répondu aux questions que vous posez là naturellement on gardera tous les dispositifs isf droits de succession puisque vous pouvez déduire les trois quarts de la valeur de 6 mo souvenirs et est exact et on colle en leu leu cartes aura naturellement c'est tout l'intérêt qui est le vôtre est le nôtre donc d'ici à la fin de l'année établissant le nouveau plan d' avantages fiscaux pour l'interprofession merci monsieur le président je vais demander à monsieur christian rey date de la syrie à bosse et président du syndicat des exploitants des exploitants forestiers sueur et industriels du limousin ainsi qu'à monsieur thierry farges président directeur de la sse de l'entreprise tbn et spbl que vous avez visité ce matin de vous poser les leurs questions sur la transformation du bois dans notre région alors monsieur christian rey merci oui donc en étais-je intervient à deux titres je préside le groupe bois et dérivés qu'il est un industriel du bois et qui regroupe quatre entreprises une scierie arbos une fabrique de palettes crise bois palettes une fabrique de palettes en dordogne qui s'appelle périgord palettes et nous avons investi dans l'énergie renouvelable puisque nous avons une centrale photo électriques photovoltaïques qui va rentrer en production dans quinze jours maintenant qui s'appellera boîte mais qui va faire de la haute tension à partir de panneaux photovoltaïques qui recouvrent les toits de notre entreprise donc par ailleurs donc je représente le syndicat régional donc comme un ami et steve l'a dit et à ce titre je représente la fédération nationale du bois la fnp la demande est formulée afin de faciliter la mobilisation du bois en disque ou en discutant et en écoutant de nombreux maires de communes rurales je constate que certains d'entre eux peuvent penser que l'exploitant forestier qui récolte du bois sur leur commune ne leur rapportent que des désagréments et notamment en matière de voirie aussi je vous demande monsieur le président s'il ne serait pas possible de modifier l'affectation de la fiscalité supportée par l'entreprise autrefois appelée taxe professionnelle que maintenant devenus ses hôtes et nous en parlions tout à leur contribution économique territoriale afin que les communes et notamment les petites communes rurales où se tiennent les chantiers forestiers en perçoivent une partie cette mesure bien évidemment devrait se faire sans alourdir la fiscalité des entreprises et je pense serait de nature à mes yeux a donné la fibre forestière à des mères qui ne l'ont pas encore où est le problème mais est assez simple à expliquer le la contribution économique territoriale est payée par l'entreprise à la commune où se trouve le siège de l'entreprise mais les nuisances entre guillemets se produisent sur les chantiers d'exploitation forrest et qui sont souvent dans d'autres communes qu'il y ait une péréquation qu'il y ait un partage moi je vous donne mon accord après tout une commune ne peut pas avoir les nuisances notamment avec la voirie et n'avoir aucune des retombées je disais un mot tout à l'heure des centrales nucléaires on a trouvé un système pour intéresser l'ensemble des communes autour de la centrale nucléaire ce qui fait qu'aujourd'hui en france faut savoir quand on décide de l'implantation d'une centrale est souvent une bagarre entre les les groupements de communes parce que tout le monde ne demande donc moi il me semble monsieur rip que c'est une proposition qui dont il est parfaitement possible avec le ministre l'agriculture et bien sûr l'association des maires il faut les mettre tendre dans la sphère d'organiser cela je voulais quand on fait une remarque sur la contribution économique territoriale pour des roues aux chefs d'entreprise que vous êtes ces 6 milliards d'euros de prélèvements en moins sur les entreprises nous france 6 milliards d'euros de prélèvements vont bien comprendre qu'il ya la filière bois et puis à toutes les filières industrielles gens disaient un mot et quelques instants en france on a trop décrié les usines et l'industrie tout le monde voulait des services des laboratoires des salles blanches des universités parfait mais ne faut pas opposer l'environnement et l'industrie parce que le jour où il ya plus d espaces verts où irez-vous travailler et c'est parfait moi juge je suis tout à fait engagé dans la défense de la biodiversité dans le respect des des engagements environnementaux qui sont les nôtres mais ça peut pas se faire au détriment des hommes qui y vivent le jour dans des régions comme les vôtres on doit tourner plus rien toucher ou plus rien faire ou est-ce que vous irez travailler ou est-ce que vos enfants ne trouveront du travail et à force de décrier les usines force de décrire l'industrie est ce qu'on pense aux gens qui travaillent de dents donc il n'ya pas une opposition au contraire parce que le territoire aujourd'hui si a plus personne qui peut y vivre qu'est ce qui deviendra ce territoire et si on peut pas travailler on peut pas y vivre donc la question de la compétitivité de vos filières par la taxe professionnelle par le crédit impôt recherche par l'exonération des heures supplémentaires pour les salariés comme pour les entreprises c'est capital pour une filière comme la vôtre les métiers du bois sont des métiers très valorisant termes d'intérêt mais c'est des métiers physiquement très dure où les marges sont petites où les cours sont fluctuants où les salaires sont pas très élevées donc c'est pour ça aussi qu'on a fait l'exonération des heures supplémentaires on peut pas vous accablez de lourdeur de tâches de 2,2 de 35 heures de d'impossibilité de faire des heures supplémentaires et et et après vous dire mais comment ça se fait que vous n'arrivez pas à être à la hauteur de vos concurrents en finlande en allemagne en suède où dans le monde entier faut être cohérent si on croit à la filière bois il faut aider les entreprises à se développer si on veut aider les entreprises à se développer il faut moins de prélèvements sur les entreprises c'est ce qu'on fait avec la taxe professionnelle et avec l'exonération des heures supplémentaires il faut moins de charges moins de contraintes je lui dis moi je pense profondément dans ce secteur comme les autres c'est des secteurs à forte main d'oeuvre quand on est les seuls à faire les 35 heures dans les secteurs où il ya peu de main d'oeuvre c'est pas gênant moins gênant parce que naturellement quand on n'a que des cadres on peut se retrouver dans la compétitivité mais dans des filières comme la filière bois vous faut un savoir faire mais où la concurrence est terrible si on vous fait plus d'impôts que les autres et si les gens travaillent moins tu es autres comment vous en sortez pas une question d'idéologie d'une question de bon sens donc sur la taxe professionnelle je suis tout à fait d'accord on a le problème des gros camions c'est un problème qui est difficile pour le ministère de l'environnement je sais qu'il ya le problème des camions de 48 hommes 57 tonnes parce que depuis un an dans votre région une fois qu'on a prélevé le bois il faut bien la mener aux mots aux clients ou à ceux qui vont transformer non coupée et nous n'avons pas d'autres moyens que d'utiliser la route pour acheminer le voit vert vers nos entreprises de première transformation nous n'avons pas de cours d'eau et et le rail est une utopie qui est une vue de l'esprit c'est complètement irréaliste mais là encore il faut qu'on soit qu'on soit clair nous allons développer fortement le ferroutage attendait d'abord parce qu'on utilise moins que dans les autres pays nous allons développer fortement les canaux nous venons de décider le canal seine nord mais ça veut pas dire que le transport routier doit être interdit pour tout le monde et notamment pour la filière bois je ne passons pas d'un excès à l'autre et autant je crois à la nécessité de la défense de l'environnement encore une fois autant je m'étonne qu'au nom de la défense de l'environnement on voudrait tuer l'idée même de développement dans notre pays ça s'appelle là aussi l' équilibre la mesure quand nous avons décidé avec nathalie le prolongement du canal seine-nord extraordinaire sur 106 km on va réaliser un canal de 54 mètres de large de 7 mètres de profondeur ça fait un siècle pas fait ça ces quatre milliards et demi non et ça va permettre de sortir de la route française presque un million de camions par an mais ça ne veut pas dire je le dis aux transporteurs routiers qui n'ont plus d'avenir notamment dans la filière qui est là qu est la vôtre qui est totalement adapté acision est là encore autant je suis d'accord pour qu'on limite le le tonnage des camions de transport mais pour un secteur qu'elle vôtre il faut qu'on arrive à ce que les aides cinéraire dérogatoire est la procédure pour obtenir les autorisations sont moins lourdes ou alors c'est pas la peine pour l'écologie on doit utiliser la filière bois mais si on utilise l'api hier paul faut accepter qu'ils aient des camions qui soit plus long pour transporter les billes de bois dessus sinon ça n'a pas de sens c'est pas la peine de demander que dans les permis de construire y ait davantage de bois que dans les chantiers y ait davantage de bois si on peut pas transporter le bois j'ai pas si je me fais bien comprendre voilà et c est là c'est un clivage qui est important je crois au développement durable je suis contre tous ceux qui plaident pour une croissance zéro voilà il y a là une ligne de partage qui est très clair sinon tous les discours sur la filière bois sont des discours qui sonne faux si tu peux me permets de rajouter quelque chose nous nous plaidons et nous défendons le bilan carbone pour nous ce qui est très important c'est que le bois soit transformé le plus près possible de il a poussé et c'est la raison pour laquelle nous pouvons le faire que par que par la route et ensuite plus haut mais de bois sur un camion - on va dépenser de gasoil et moi on va polluer également l'atmosphère et donc ça il faut le comprendre et en même temps il ya eu une évolution considérable et matériel roulant qui aujourd'hui dégradent beaucoup moins les routes que lie à 10 ans et ça je crois aussi vente une erreur il faut en tenir compte mais autant les granulats dont on a besoin les matières premières dont on a besoin pour construire en ile de france peuvent être transportés par barge ya pas besoin d camion n'avait pas besoin des cas mais on a toujours besoin des camions mais vous vous voyez bien que sur la grande région parisienne qui va jusqu'au havre au fond le grand bassin économique on peut avec les canaux faire l'économie de dizaines de centaines de milliers de camions autant dans votre région pourtant sans transporter le bois on ne peut pas faire l'économie du transport routier donc il faut qu'on soit souple ça ne remet pas en cause les engagements carbone qui sont les nôtres bien au contraire parce que le jour où on aura rendu économiquement ou administrativement impossible l'exploitation de la forêt on leur a perdu une richesse française et pour votre région on aura perdu un secteur économique absolument capital donc là aussi je souhaite que vous puissiez voir avec les deux ministres je sais qu'à une expérimentation sur les camions par internet tout à fait donc un portail qui est s'appelle 3 limousin dont qui a été mis en service en début d'année et elle bon aujourd'hui qui entraîne ce qui n'est pas encore complètement parfait mais qui va le devenir et qui fait l'objet d'une concertation qui a fait l'objet du converti concertation entre l'état le conseil général et les professionnels et les professionnels du bois et cela pour rouler en toute sécurité et en toute légalité en en prévenant les différents services de l'état du département et les communes pour le transport de nos deux noms bois merci monsieur transports la question du transport routier déjà avec nathalie travailler sur le 44 tonnes à la demande du président on a fait évoluer les choses ça consomme plus les agriculteurs que le monde forestier mois l'a déjà fait bouger les choses c'était un travail long et je crois très rigoureux qu'on a fait avec le ministère de l'écologie si on peut faire la même chose en partant de votre expérimentation locale doit faire ça avec nathalie pour aussi à regarder ce qui est possible tel est le bilan carbone qu'on peut obtenir nous travaillons main dans la main avec nate est il exactement la même direction mais en règle générale on obtient de bons résultats oui tout à fait je crois que c'est important de travailler main dans la main nous sommes soucieux est conscient de des problématiques de l'environnement et c'est la raison pour laquelle aujourd'hui le message que je veux faire passer au maire et par rapport à la demande que je vous formulez c'est qu'il faut leur trouver des solutions pour qu'ils puissent entretenir leur réseau routier le conseil général n'a pas les moyens de financer forcément la totalité des routes et les maires à ce moment là peuvent être tentés de dire la forêt me rapporte rien puisqu'elle est privé donc je bloque le passage de jeu peut bloquer le passage de camions et à ce moment là on va avoir des massifs forestiers qui seront complètement inexploité depuis depuis 2007 ce président sur votre souhait le ministère de l'écologie c'est même que missae transport et ça tombe bien parce qu' on essaie du coup de chercher des solutions cohérentes à tout ça du point de vue du développement durable comme du point de vue de l'économie des solutions se rejoignent ce qu'il faut c'est massifier sur les très longues distances au maximum vers des transports alternatifs à la route faire des très grands trains avoir des très grandes barges comme avec canal seine nord europe on va pouvoir voir les très grandes marches qui correspondent à plusieurs dizaines de camions qu'on sort ainsi de la route pour chaque barges et en même temps rester raisonnable sur les petites distances sur lesquelles le rail n'est pas rentable les petites distances en zone rurale c'est forcément du camion et petites distances en zone urbaine ça peut devenir de plus en plus du transport propre et du véhicule électrique et c'est cet ensemble là qu'ils trouvent du sens à la fois du point de vue de l'écologie et du poids vu l'économie et d'industrie puisque derrière il ya l'activité avec les grands chantiers dont parlait le président la république le canal seine nord mais aussi le ferroutage et puis l activité y compris par exemple dans transport propre sur les nouveaux modèles économiques sur industrie automobile sur véhicules électriques oui on est bien d'accord que le le ferroutage ou le transport par barge je peux marcher pour des produits finis des produits industriels mais pour des produits bruts et des produits vivants que sont les grumes ça ne peut pas ça ne peut pas fonctionner donc ça je crois que c'est c'est important et ensuite nous le président parlait tout à l'heure en disant vous parliez de compétitivité par rapport aux pays étrangers à nos problèmes de compétitivité c'est le coût d'exploitation et le coût de transport pour rentrer notre poids à l'intérieur de nos industries et moins on aura de coûts plus l'industrie française sera compétitive mais s'il avoue pascal bruno le maire puisse se voir à 3 à l'environnement et trouver une solution avec plaisir et ce qu est ce qui est important c'est grâce à la filière bois on puisse créer de la croissance et créer de la valeur kekel il problème fou ou au fond fondamentale économiquement notre pays c'est qu'on se passionne toujours pour la redistribution et on oublie qu'avant de redistribuer il faut créer ça pour avoir des idées de recettes distribution franchement les candidats sont innombrables et d'ailleurs ils vous reconnaitre en général c'est juste on n'a pas arbitré en une demande juste une demande à juste il ya tellement de demandes justes que la demande est juste les sorties mais j'aimerais connaître même énergie pour créer de la richesse pour créer de la croissance pour créer du travail plutôt qu avant même qu'on ait créé le moindre centime il ya déjà des personnes qui lie c'est ma part voilà donc avec la filière bois avec la filière bois on a une occasion de créer de la richesse dans l'économie française vous parlez des impératifs financiers monsieur le président et ribes il faut que vous compreniez une chose mes chers compatriotes également en 2009 avec la crise tout d'un coup sans prévenir la france a perdu 22% de ses recettes budgétaires fiscales faire du jour au lendemain absolument du jour au lendemain pour des raisons qui ne tiennent pas là à la france que régions mondiales nous avons eu 22 % de recettes en moins 22% chaque année l'état français verse aux collectivités territoriales 99 milliards d'euros bien que nous ayons eu 22 % de recettes au mans il appuie avoir la tentation dira pas puisqu'on à 22% rod recettes en moins on va donner 22 pouces maintenant on a donné exactement la même chose demandez donc mais dans un pays qui présente un budget en déficit depuis 35 ans il ya un moment où dans les choix il faut être raisonnable pourquoi la france tient tel et ne se trouve pas dans la situation de l'irlande de la grèce du portugal des états unis c'est parce que nous donnerons un accord à tout ce qui permettra de créer du travail de la richesse mais nous n'avons pas les moyens de développer encore la six talents dans notre pays il faut regarder les choses bien en face c'est pour ça la réforme de la retraite c'est pour ça le le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux sont des charges me dit monsieur reid ya trop de charges bien sûr mais si on ne supprime pas des dépenses comment supprime des charges sama pays qui a créé un million de postes de fonctionnaires depuis 1990 et c'est vrai depuis que je suis élu on ne remplace pas un fonctionnaire sur deux sans doute que ici dans cette région nord mayenne école où il manque quelqu'un mais la dette de la france et 1500 milliards d'euros nous empruntons parce que nous sommes bien notés à 3% et demi je regardais en en venant pour la première fois en grèce ils sont montés à 15% à 2 ans ce que vous rendez compte donc tout ce qui est pour créer du travail crée de l'emploi favoriser le travail développé de la croissance on peut discuter tout ce qui fera assistanat payer les gens restés chez eux développer un système nous n'avons pas les moyens je crois que la ligne et doit absolument être tracée à ce point là merci monsieur le président je crois qu'on a tous compris votre message mais soyez persuadé que dans notre filière ont fait partie de la france qui se lève tôt et nos chefs d'entreprise retrousse les manches et son humour leur chemise au milieu de leur équipe comme vous l'avez constaté ce matin vous nous avez demandé de créer de la richesse notre filière bois va le faire monsieur le président et je vais demander à thierry farges de vous parler de l'utilisation du bois dans la construction si le président le plus grand levier pour développer la filière bois actuellement reste le marché du bâtiment donc j'aurai deux questions vous poser comment augmenter la part du bois dans la construction et ne faudrait-il pas conditionner les aides à la construction de logements sociaux à l'intégration d'une certaine proportion de bois dans le bâtiment bon on a fait un essai on va voir ce que ça va donner en min en 2010 nous avons décidé de multiplier par dix le seuil minimum d'utilisation du bois dans les constructions neuves pourquoi parce que la construction c'est le principal débouché en france pour le bois on a décidé de le x 10 et 20 décret de mars 2010 un arrêté de septembre 2010 on va voir ce que cela donne je constate que la part de marché du bois dans le btp stagne en france puisqu'on est à hauteur de 10% en allemagne elle atteint 15% donc si les mesures que nous n'avons que nous avons prises l'an dernier ne devait pas suffire jeu va on en prendrait d'autres j'avais promis lors de mon discours durban d'urmatt d'augmenter 1 le seuil obligatoire au maître du bois dans les constructions on l'a fait ça fait un an maintenant que ça s'applique mais ça stagne à 10% est ce que c'est un problème culturel est ce que vos clients du btp trouve que c'est moins facile je ne sais pas mais 20 en allemagne qui n'est pas un pays sous-développé que la première économie d'europe ils ont 50 % d'utilisation de bois de plus dans les pompes dans la construction il ya aucune raison qu'on ne soit pas au même niveau donc là aussi nous sommes prêts à aller plus loin pour renforcer le poids du bois dans la construction si l'interprofession d'ailleurs des propositions à nous faire on sera très heureux de le faire de la même façon la couverture en bois pour l'isolation thermique ne fait plus l'objet de demandes de permis de construire quand on sait le délai qu'il faut pour avoir le moine permis de construire ça devrait inciter tous les propriétaires en couvrir aux maisons de bois le plaisir pouvoir faire un travail sans avoir déposé un permis dorénavant c'est y est c'est fait toute l'isolation thermique extérieure avec du bois c'est hors permis de construire c'est une décision que nous avions prise dans le cadre du grenelle de l'environnement mais là encore fait vous voulez bien un observatoire pour voir si ça amène des résultats nous on le fait et vous c'est c'est traité en france on a l'habitude de s'affronter pour les réformes et le jour où la réforme est passée après plus personne n'en parle je pourrais multiplier les exemples un rien à des récents mais il y en a d'autres il y en a bien d'autres dans l'histoire mais je me souviens j'étais tout jeune au moment de la décolonisation dans les familles les dîners les repas ne se terminer pas puisque les gens s'achève je me souviens au moment où valéry giscard d'estaing jacques chirac et simone veil ont prévu la loi sur l'interruption volontaire de rosas était terrible il a fallu un courage extrême pour surmonter tout cela bon ça a été voté qui qui qui reviennent sur ogier un petite expérience sur la réforme des retraites je décrivais nous décrivent une situation absolument apocalyptique dans le pays il y avait des pages et des pages de journaux remplit pas si vous voyez dans le journaux un article sur la réforme de cotte vous le signalez parce que voilà et bien mais à linverse il n'y a pas d'évaluation vous vous comprenez trop de violence au moment du débat et pas de retour parce que la réforme parfaite n'existe pas on peut se tromper c'est pas un drame il faut revenir sur les choses donc là on a décidé où vous me direz mais je passe une petite chose donc pour vous c'est une chose importante parce que sinon le pourcentage de bois dans la construction augmente compte tenu de la reprise économique pour vous c'est capital nous on a fait ce décret pour renforcer le seuil minimum on pensait que c'était la réponse mais un an après j'aimerais avoir les études soit c'est suffisant et on garde soit c'est pas suffisant on renforce vous comprenez mais il faut qu'on mettre en place un processus d'évaluation permanente au lieu d'avoir des discussions théologiques sur les formes il faut qu'on ait une vision pragmatique ce qui compte c'est que l'objectif recherché soit tenue nathalie une nouvelle mesure devrait venir vous aider à partir de juillet c'est une ordonnance du grenelle de l'environnement on va calculés différemment la surface habitable aujourd'hui si vous avez les murs épais pour avoir une meilleure isolation ses murs ont déduit de votre surface habitable donc en fait vous avez intérêt à construire avec le mur le plus fort possible c'est mauvais pour la qualité énergétique du bâtiment et c'est mauvais pour les matériaux bien isolant comme le bois mais assez volumineux assez épais à partir de juillet on va calculer la surface habitable autrement sur la surface strictement habitable donc vous pourrez avoir les murs aussi épais que vous voulez dans votre construction ça viendra pas en déduction de surface habitable et ça devrait être très favorable aux matériaux isolants un peu épais comme le bois le le gars qui avait inventé ton si le système dont tu parles c'est un champion on est toujours surpris de la créativité administratif alors je dois dire qu'on n'est jamais déçu de ce côté là alors pour tous les élus dans la salle nous fusionnons la shob et la shon en une surface unique la surface grenelle et qui sera donc la surface habitable la surface intérieure celle dans laquelle on peut vivre vraiment c'est en juillet hier j'ai appris un drôle de truc c'est vrai nous avons appris beaucoup de choses merci madame la ministre je vais demander si vous le permettez à monsieur vincent boulet directeur du conservatoire botanique national du massif central de nous parler de la biodiversité et à monsieur pif tous responsables de la ss charge de nous parler de la biomasse monsieur le président et des forêts avant même d'être une ressource sont d'abord des écosystèmes naturels d'une très grande richesse biologique et écologique intrinsèque tu ce soit en matière de faune et de flore forestière mais de manière plus globale et fonctionnelle en matière d'habitat et de paysages aussi forestier à la france est partie ment particulièrement privilégié en la matière partagé entre les domaines atlantique continentaux méditerranéen alpin eh bien la france des forêts françaises sont les plus diversifiés et de rome la façon et la gestion de ces forêts par l'homme verture bien évidemment cette diversité naturelle l'enrichît parfois mais le plus souvent elles amenuisées plus ou moins fortement en fonction des types de sylviculture qui sont pratiqués en fonction du degré d'artificialisation de ces forêts mais aussi en fonction de la prise en compte ou non de mesures de gestion écologique approprié les orientations de la politique forestière en france on fixe un objectif de croissance proche de 40% en matière de récolte de bois d'ici 2010 parallèlement les supports forêt purement la tyrrell en régions tropicales on dirait à caractère un peu primaire ne représente guère plus de 0 2% en tout cas moins d'un pour cent des forêts françaises alors que la préservation de la biodiversité des écosystèmes naturels quand une place sociétale et une importance environnementale de plus en plus forte grenelle de l'environnement la mise en réseau européen de nombreuses forêts dans le cadre de la directive habitats les réserves biologiques domaniale des mesures agri environnementales en forêt vont dans le sens de la prise en compte de cette biodiversité des forêts françaises alors ma question est assez simple monsieur le président c'est comment comptez vous renforcer et concilier cette prise en compte de la naturalité da préservation de la biodiversité des forêts en france ce qui sous-entend aussi une prise en compte de la diversité des sylviculture pratiquer avec un objectif de croissance forte de la récolte de bois je ferai les deux comme ça c'est le président moi c'est donc une question sur énergies renouvelables la nature de bois le bois est une énergie renouvelable et génératrice d'emplois durables sur l'ensemble du territoire français serait-il possible d'instaurer un crédit carbone visant les chaudières biomasse pour toutes les entreprises à filière bois qui vont de la syrie au papier aux panneaux voir les particulier qui s'approvisionnent soit avec le paquet de forestière soit avec des granulés permettant aussi de réduire la facture énergétique de chaque ménage c'est parce qu'on a prévu aujourd'hui qu'est ce qu'on a prévu aujourd'hui on tourne discuter d'ailleurs on appris au niveau européen d engagement considérable je le disais il ya un instant dans notre paquet énergétique 23% pour les énergies renouvelables la biomasse c'est de l'énergie renouvelable il faut voir que c'est énorme comme objectif nous sommes n 10 % nous allons passer à 12 on doit monter à 23% dire que la france a fait un choix qui est le nucléaire plus le renouvelable sur l'éolien nous depuis 2007 nous avons multiplié la pared par 18 sur le solaire nous avons multiplié la part par 5 pour la biomasse je ne sais pas c'est ça démarre très peu très peu fortement je dis quand même que si nous sommes rendez-vous 2020 ça sera au terme d'un effort colossal ce qu'ils nous disent qu'on peut remplacer le nucléaire par le renouvelable 10 une monstruosité je dis moi je ne suis pas ingénieur ce n'est pas moi qui fait le choix d'une claire je le confirme mais vous imaginez ce que cela représente déjà de monter à 23% 80 % de notre électricité d'origine nucléaire nous avons 58 centrales nucléaires plus deux en construction 60 centrales vous imaginez quand on me dit il faut faire un moratoire mais vous y même et pourquoi soit c'est dangereux dans ce cas la foire était soit c'est pas dangereux danse calais faut continuer mais ne pas choisir qui peut comprendre j'ajoute que l'accident du japon n'est pas un accident nucléaire le tremblement de terre à l'échelle de richter 9 la centrale de soutien a tenu construite en 70 a tenu parfaitement sur le tremblement de terre le moteur de la centrale s'est arrêté comme c'était prévu tchernobyl c'était un un accident nucléaire d'un moteur qui a mal fonctionné qui était mal conçue et mal protégé au japon le drame est venu du tsunami qui est monté à un auteur hallucinante à certains endroits la vague a été entre 20 et 30 mètres et a pulvérisé les systèmes de refroidissement alors sauf à considérer qu'un risque de tsunami dans le centre de la france et qui serait une nouveauté jean-pierre assez remarquable bon il n'y a aucune raison de remettre en cause la part du nucléaire je vais venir la biomasse mais c'est très important c'est pas le nucléaire ou les énergies renouvelables c'est l'énergie nucléaire et les énergies renouvelables les deux pourquoi la france se couperaient un bras pourquoi la france au prétexte qu'elle est leader en matière nucléaire ne deviendrait pas leader en matière d'énergies renouvelables mais qui peut dire une chose pareille et pourquoi au motif qu'on veut développer motifs souhaitable les énergies renouvelables on devrait perdre l'avant ce que nous avons sur l'énergie nucléaire mais rendez vous compte et d'ailleurs mettant rendu au japon en discutant avec nos amis japonais qui ont fait preuve d'un courage et d'une dignité assez exceptionnel le débat n'est pas nucléaire ou pas nucléaire le débat c'est quelle sécurité pour le nucléaire comment voulez vous qu'un pays de 120 millions d'habitants qui n'a pas de gaz qui n'a pas de pétrole sauve une multitude ils puissent vivre simplement avec les éoliennes ou le solaire c'est là de la deuxième ou troisième s'ouvre économies du monde dont donc oui nous voulons développer la biomasse j'ai bien mais pas sur le sacrifice du nucléaire c'est les deux que nous développerons ensemble j'imagine que vous souhaitez continuer à vous chauffez 1 à vous éclairer on va pas revenir au temps de la bougie au haut moyen âge en dénonçant le progrès comme a comme à l'époque il y avait les procès en sorcellerie pour avoir confiance dans le progrès la défense de l'environnement et c'est justement ces problèmes c'est le progrès c'est pas la négation du progrès je voyais tout à l'heure dans une forêt une machine absolument extraordinaire conduite avec une dextérité fantastique parent monsieur qui me disait si vous saviez le progrès que ça fait en 20 ans mais maintenant l'impression qu'il ya tout un courant de 2 d'opinion pour pour remettre en cause le progrès le progrès n'ont pas été initiés mais leur maintenance et il est diabolisé ça n'a pas de sens alors pour la biomasse qu'est ce qu'on a prévu on a prévu de soutenir le développement de la chaleur à partir du bois énergie pour le secteur domestique avec un crédit d'impôt au taux de 22% pour les ménages qui s'équipent en appareils de chauffage au bois et ce taux est élevé je crois 36 % lorsqu'on change un ancien en anciens appareils ça c'est pour les ménages au fond le choix que nous avons fait un choix fils fiscale peut-être à tort mais je l'assumé et là aussi on verra ce que ça va donner mais pour développer la filière au lieu de tirer un avantage fiscal à la filière ont fait un avantage fiscal aux particuliers au bout de la chaîne en lui disant écoutez si vous faites le choix de l'énergie bois ce qui est un choix vertueux écologiquement parlant vous avez un crédit d'impôt qui va de 22 à 36 % le système bien de commencer et on n'a pas encore l'évaluation miss pour le secteur industriel et collectif alors on a fait un autre système on a mis en place un fonds chaleur en 2009 pour financer les projets industriels dans les filières concernées alors là on parle de la biomasse du biogaz du solaire thermique de la géothermie profonde ou des pompes à chaleur voilà les les deux dispositifs qui sont mis en place on fait ce qu'on veut c'est est particulier croix dans l'énergie bois et que les industriels aussi et nous pensons au fond d'un fusil moi je ne pense pas je ne crois pas la coercition en la matière je crois l'incitation regardez ce qui s'est passé avec les voitures si assez fantastique c'est quelque chose que nous avons fait à l'époque avec jean louis borloo le bonus malus jamais on n'aurait pensé que les français si adapterait qu'une telle vitesse on a dit aux gens si vous achetez une voiture qui rejette des gaz à effet de serre et qui polluent malus si vous achetez une voiture propre bonus un an après nous avions le parc automobile européen le plus propre en un an donc on a interdit à personne d'acheter je sais qu un fameux débat des grosses voitures les quatre cartes enfin le débat aujourd'hui qui remet en cause du coup ça nous a coûté un milliard d'euros puisque les gens étaient tellement vertueux qui sont précipités sur le bonus qu'ils ont fui le malus est donc il a fallu payer beaucoup de bonus et encaissé assez peu de malus nova bon il ne reste pas moins que de tous les pays d'europe nous avons aujourd'hui le parc automobile le plus propre et bien pour la biomasse notre pari c'est que c'est le consommateur enfin en quelque sorte la demande ce que disait monsieur montlaur en commençant qui va générer l'industrie et la filière voilà donc je vous propose nounou roi il faut donner un peu de stabilité fiscale à ça on peut pas changer de pire en permanence dispositifs fiscaux le temps qui s'installe que les gens le comprennent ça y est il ya un nouveau gouvernement où c'est le même gouvernement il a changé d'idée et donc la seule chose qui est sûre c'est qu'on n'y comprend plus rien voilà donc j'aimerais qu'on ait quelques années pour voir le dispositif biomasse qu'on a essayé de mettre en place mais peut-être tu veux compléter ce que j'ai dit notamment pour monsieur boulet peut-être monsieur le président pour dire simplement que le fonds chaleur c'est un succès absolument extraordinaire c'est vrai qu'on a énormément et leur en demande de collectivités locales de bailleurs probablement la question qui se posera c'est de pouvoir servir toute la demande mais la demande elle est là et vous allez voir très vite arriver dans la filière parce que il va falloir nourrir pour le moment ce sont des projets des projets qu'on est en train de financer d'ici quelques mois quelques années ça va être de la demande de bois énergie sur votre marché ça y est c'est en train de démarrer la question pour nous ça va être de réussir à répondre à tous cette demande des collectivités des bailleurs monsieur voulait l'état s'est engagé dans la préservation de ce patrimoine forestier c'est toute l'action de l'office national des forêts qui verse chaque année pour la seule animation des sites natura 2000 on va continuer c'est un enjeu considérable la trame verte trame bleue en cours de définition la forêt je ne la vois pas simplement comme un objet économique bien la biodiversité il ya la nature il ya tout ce qu'on peut faire autour du tourisme vert mais voyez-vous ce boulet il n'y a pas une seule région de france qui a réussi à développer le tourisme en le basant sur la disparition de la production c'est assez extraordinaire ce qui se passe on pourrait penser il ya tout un courant qui était par exemple visionnant l'agriculture c'est fini il faut faire des agriculteurs des cantonniers et puis faire le tourisme vert aucune région n'a pu faire l'économie d'une activité de production en sus du tourisme c'est parce qu'il ya des agriculteurs c'est parce qu'il y à des éleveurs que le tourisme vert a de l'avenir y compris dans nos stations de sports d'hiver avec le tourisme blanc y compris là bas c'est un très mauvais service à rendre au tourisme que de croire qu'il peut remplacer complètement l'activité de production l'activité de production est centrale pour que l'homme puisse continuer à vivre sur un territoire et s'il n'ya plus d'hommes qui travaillent ou qui vivent sur un territoire dira pas de tourisme donc c'est pas l'un ou l'autre c'est la forêt doit être exploité doit être développée de façon durable même si la forêt n'est pas qu'un enjeu et que le x est un enjeu environnemental un enjeu de tourisme mais c'est justement parce que là florès sera exploitée de façon durable que des femmes et les hommes ans vivront qu'il y aura des femmes et des heurts qui viendront visiter vos forêts regardez les passages forestier qu'elle ferait va-t-on visiter s'il n'y a pas de passage forestier ces passages forestier aujourd'hui ils servent à sortir le bois mais s'il ya plus de passages forissier qui tiendra s'aventurer en forêt j'étais d'ailleurs surprise 70000 euros le kilomètre donc je ne vois pas contradiction entre monsieur rouler entre exploitation de la forêt je le dis à jean pierre ducout et biodiversité respect de l'environnement tourisme au contraire tout ceci dans son si monsieur le président il m'appartient de vous poser de la dernière question nous allons parler argent nous allons parler fonds bois j'ai bien conscience monsieur le président que nous avons peut-être besoin d'une ou deux si rien dustrit yale mais pourquoi les chercher à l'étranger des investisseurs comme c'est le cas en bourgogne nous avons ici à egletons l'intégration réussie de la famille piffeteau qui en rachetant la hesse à farges a repris une scierie qui avait su investir et qui était bien ancrée dans notre territoire elle l'a transformé en une scierie industrielle il faut que nos petites scieries nos petites entreprises locales puis se moderniser et monte en puissance voici ma question en limousin il existe ces petites scieries intégré dans le territoire est proche de la ressource ces petites scieries ont besoin d'investir de se moderniser nous souhaitons que leur soit proposé un dispositif adapté à notre situation alors qu'en pensez vous monsieur le président merci madame d'estève parce que d'abord considérer que c'est maintenant seulement qu'on parle d'argent on avait parlé poésie romantique tout depuis le discours d'urmatt les entreprises de la filière bois vous avez bénéficié du dispositif a dit bois qui permet de subventionner de 10 à 50% des travaux de modernisation et d'extension des petites scieries alors je ne sais pas si ça fonctionne assez pour l'interprofession mais c'est un dispositif que nous avons créée il ya moins de deux ans par ailleurs nous avons mis en place avec oseo fonds de modernisation des scieries en 2011 cette année qui permettra l'attribution de prêts participatifs de développement sur 5 à 7 ans parce que vous avez raison quel problème en france souvent quand on va voir son banquier il vous prête d'autant plus facilement de l'argent que vous ne rêvez pas besoin quand vous n'avez pas besoin d'argent vous trouvé beaucoup de gens pour vous faire des propositions attractives quand vous en avez besoin c'est plus compliqué donc oseo qui est une banque qui rassemblait toutes les banques que j'avais créé comme ministre des finances en 2004 peut désormais sur des petites séries là je parle d'une disponibles de cette année que nous venons de mettre en place faire des prêts participatifs de 5 à 7 millions d'euros pourquoi des prêts participatifs puisqu'on un autre problème c'est que bien souvent les pme de la filière sont des gens très charismatique du se lève tôt comme vous l'avez dit mais qui aime pas troquer un nouvel associé qui rentre dans l'entreprise c'est vrai madame destin donc d'oncle avantages du prêt participatif c'est que ça permet d'apporter des fonds propres qui manque aux pme sans être obligé de prendre un associé cas j'étais en italie il ya deux jours l'italie n'a pas de grands groupes aussi puissant que la france mais un tissu de pme exceptionnel on parle toujours de l'exemple allemand l'exemple italien sur les pme est au moins aussi pertinents qu'est ce qui manque à l'om c'est qu'elles ont un mal terrible à trouver les fonds qui leur permettront de franchir le cap acheter une nouvelle machine achetée une nouvelle ligne embaucher un ou deux collaborateurs de deux je crois pour se développer et comme notre système bancaire à vous dire les choses comme elles sont un peu conservateur quand même hein c'est assez curieux quand l'immobilier flambent à vous trouver n'importe qui pour vous prêter acheter à n'importe quel prix quand l'internet flambait vous trouvez des fantastiques on compterait des gens bizarres qui le fabriquait rien qui ne vendait rien qui avait pas de client mais qu'il aurait des fonds souvenez époque ont levé des fonds pour quoi faire personne n'en savait rien mais enfin il y avait beaucoup de gens pour leur prêter d'argent quand on est un petit entrepreneur qui a un projet sur dix ans c'est très difficile on a donc décidé de prendre en main cela avec oseo je vous l'annoncé des prés de 5 à 7 millions et l' avantage encore une fois du prêt participatif c'est que ça ne vous oblige pas à ouvrir le capital de vos entreprises parce que je suis bien vu qu'à partir du moment à ce moment là il ya un petit peu de rétractation enfin la caisse des dépôts a créé un fonds stratégique bois qui a été doté de 20 millions d'euros 5 millions sept ont déjà été consommés et d'argile à michel une entreprise du département on a bénéficié donc on fera les apports en capital pour développer les entreprises de la filière par oseo et par le fonds de modernisation bois de la caisse des dépôts mais là aussi ce que je demande à l'interprofession conclusion sais c'est que vous évaluer tout ça je vois bien que avec la meilleure volonté du monde voulait développer votre métier dont vous avez tendance à nous demander ce qui est tout à fait normal à votre place je ferais pareil mais évaluer les dispositifs on n'est pas opposé à régler les choses à mieux les adapter si vous voulez bien enfin je dois terminer par cela vous avez compris que l'état vous aidera parce que vous êtes un secteur stratégique mais j'ai je voudrais également que vous compreniez les impératifs de la société d'aujourd'hui si les cours s'améliore si vous avez plus de clients s'il ya de l'avenir dans la biomasse il ya de l'avenir dans le bois pour la construction s'il ya de l'avenir dans les énergies renouvelables il faut que tous les salariés de vos entreprises en profitent comprenez-moi bien c'est quand la crise arrive c'est d'abord aux salariés qu'on demande de serrer la ceinture quand la reprise arrive ils doivent être associée à l'amélioration de la rentabilité de vos entreprises l'état ne ne veut pas s'en mêler votre place mais nous ne pouvons pas faire tous les efforts que nous faisons pour développer la compétitivité des entreprises et que les entreprises ne comprennent pas je sais que l'immense majorité le comprends que les salariés doivent aussi en profitent c'est une question de justice je ça peut pas être dans un sens et pas dans l'autre ça peut pas être quand il ya un coup de frein les premiers qui souffre c'est les salariés et puis quand il ya un coup de mieux les salariés alors dit non excusez-moi si pas encore vous tout ça c'est pas possible et c'est la raison pour laquelle j'ai voulu et je tiendrai fermement le cap que les entreprises qui font des bénéfices tant mieux qu'ils distribuent des dividendes tant mieux et qui distribue plus de dividende cette année les deux années passées soient obligés négocier avec les partenaires se you une prime parce que les salariés de ces entreprises qui ont fait plus de bénéfices ils sont pour quelque chose dans les bénéfices qui ont été réalisés voilà je pense que sinon il n'y a pas d' équilibre possible pour la filière surtout dans une filière de main d'oeuvre comme ça alors quand on me dit on peut pas augmenter les salaires parce que ça qu'on me dit c'est pas le rôle de l'état mais si à plus de bénéfices une partie des bénéfices doit profiter à tous les salariés merci à tous
Bruno Le Maire