"Bernard Arnault paye ses impôts", répond le Medef à La France insoumise
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Patrick Martin, après le don de Bernard Arnault aux Restos du Cœur, l'avez-vous appelé pour le remercier ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Les élus de la France insoumise demandent à Bernard Arnault de payer ses impôts plutôt que de faire l'aumône. Votre réaction ?
- 1:45OuverteRéponse directe
Est-ce que l'État est dépassé sur la solidarité nationale ?
- 3:00FerméeÉludée
Patrick Martin, combien votre entreprise a-t-elle donné aux associations ?
- 3:30OuverteRéponse directe
Comment se porte l'économie française selon vous ?
- 5:30RelanceRéponse partielle
La suppression de la CVAE est repoussée à 2027. Êtes-vous sûr qu'elle aura lieu ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Patrick MartinFait
« non en revanche desire j'ai relayé l'appel aux dons de Patrice Doucet le président des Restos du cœur »
- 1:00Patrick MartinFait
« il y a un nombre croissant d'entreprises qui se manifeste et c'est très bien ainsi »
- 2:30Patrick MartinFait
« on pourrait dire ça n'est pas le rôle des entreprises on le fait on le fait souvent à bas bruit on le fait dans tout le territoire »
- 6:30Patrick MartinChiffre
« il y a 2 millions d'emplois qui ont été créés sur les 6 dernières années »
- 8:00Patrick MartinChiffre
« les entreprises françaises payent toujours 120 milliards d'euros par an de plus que leurs concurrentes allemandes »
- 14:30Patrick MartinFait
« si les salaires avaient été indexés sur l'inflation il y aurait pas eu d'augmentation salariale jusqu'à il y a 18 mois »
- 17:00Patrick MartinChiffre
« on sert très le régime sert 13 millions de retraite à 25 millions de cotisants »
- 23:30Patrick MartinChiffre
« 75% de consommation d'énergie est à ce jour d'origine hydrocarbures »
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bonjour Patrick Martin bonjour Après le cri d'alarme des Restos du cœur Bernard Arnault le patron de LVMH est décédé de donner 10 millions d'euros à l'association est-ce que vous l'avez appelé pour le féliciter ou pour le remercier non en revanche desire j'ai relayé l'appel aux dons de Patrice Doucet le président des Restos du cœur et avec danser déjà un bon écho et puis j'observe vous venez de l'annoncer que il y a un nombre croissant d'entreprises qui se manifeste et c'est très bien ainsi juste sur la sur le don de Bernard Arnault le communiqué publié a suscité quelques critiques des élus de la France insoumise demande je cite au roi de l'optimisation fiscale de payer ses impôts plutôt que faire l'aumône votre réactions par conviction je vois le bon côté des choses ce sont 10 millions d'euros qui vont aller au resto du coeur donc à toutes ces personnes en difficulté qui en ont besoin Patrick Martin c'est le rôle des entreprises de venir comme ça en aide aux associations oui je pense même si on sait que essentiellement les personnes dans la souffrance qui font appel notamment au resto du coeur ce sont ce sont des étudiants ce sont pour beaucoup des immigrés sans emploi et puis des femmes seules qui ne sont pas nécessairement nos salariés donc on pourrait dire ça n'est pas le rôle des entreprises on le fait on le fait souvent à bas bruit on le fait dans tout le territoire on le fait depuis des années on va le faire plus encore est-ce que c'est pas le signe que l'État est dépassé qu'on rate quelque chose en terme de solidarité nationale alors bon on voit et c'est malheureux évidemment que le nombre de personnes qui ont besoin de cette assistance augmente est-ce que ça veut dire que l'État est défaillant ce serait un raccourci de le dire ça ne m'empêche pas de penser qu'il y a un certain nombre de politiques publiques qui ne sont pas optimisés je veux dire par là qu'elle coûte cher sans toujours donner les résultats attendus vous-même vous avez donné Patrick Martin combien je vous dirai pas et c'est pas la première fois de communiquer avec l'inflation la rentrée des Français est compliquée et de votre côté comment ça va du côté des patrons alors je dirais qu'on est entre deux eaux on a une autre rencontre des entreprises de France la semaine dernière plus de 10000 chefs participantes la tonalité n'était ni à la résignation ni au pessimisme mais pour avoir fait un tour de table assez approfondie avec tous les secteurs d'activité on voit quand même que dans un bon nombre de cas la conjoncture est en train de se retomber c'est flagrant dans le bâtiment par exemple et donc nous on veut on veut être positif on veut contribuer à ce que le pays tourne bien mais encore faut-il qu'on nous en donne tous les moyens l'économie française ne tient qu'à un fil je pense que le tien qu'à un fil je suis pas en train de vous dire qu'on est à l'aube d'une profonde récession mais on voit bien que la dynamique de croissance est en train de s'essouffler dans un panorama mondial qui lui-même est en train de s'essouffler quand on voit les chiffres en Chine contre les chiffres du commerce international il y a un ralentissement qui tient beaucoup au durcissement des politiques monétaires des taux d'intérêt qui qui augmentent il faudrait pas que ça dure trop longtemps vous disiez il faut qu'on nous laisse les moyens d'agir comme on le souhaite la rentrée du Medef est un peu mouvementée puisque contrairement à à la promesse du candidat Macron la suppression de la CVAE qui est un impôt de production et repoussé progressivement à 2027 vu l'état des finances publiques aujourd'hui est-ce que vous êtes sûr qu'elle aura vraiment lieu cette suppression écoutez même si même si il y a un étalement de ce qui était prévu dès 2024 enfin tout ça n'est pas encore arrêté il va y avoir la discussion du projet de loi de finance du budget nous on croit en la parole de l'État j'ajoute que le Président de la République ne s'était pas engagé sur un calendrier mais l'an passé la loi avait prévu cette suppression des 2020 voilà et pour l'instant ça va être étalé ça met vraiment des entreprises en difficulté oui parce que je crois dans tous ces domaines il faut qu'on prenne en compte l'environnement international il y a un réel durcissement de la compétition internationale les Américains sont très offensifs avec des programmes de soutien et d'attraction des investissements les Allemands ont annoncé la semaine dernière 32 milliards d'aide aux entreprises singulièrement au PME donc la France n'est pas un monde à part et donc si on se met sur pause d'une certaine manière notamment sur ces 4 milliards d'euros de suppression de de la CVAE un impôt de production c'est-à-dire pas du tout un impôt sur les bénéfices et bien relativement on prend nécessairement du retard donc oui on avait intégré ça dans nos plans d'affaires dans nos business plan pour créer des emplois pour lancer des investissements il faut être attentif à ça la France n'est pas un monde à part mais il y a eu déjà des baises d'un pot de production est-ce que vous entendez quand même Patrick Martin ce qui disent attendez là on est en train de donner trop de trop de cadeaux on fait trop de fleurs fiscales au patronat alors qu'en fait ben il y a pas de contrepartie alors quand on parle de cadeaux c'est très pouvoir vous cajols c'est très tendancieux d'abord est-ce que c'est efficace oui il y a 2 millions d'emplois qui ont été créés sur les 6 dernières années l'investissement est reparti en France et puis tout est relatif à nouveau les entreprises françaises par rapport à leurs concurrentes allemandes même s'il y a eu et on les salue des baisses notamment de fiscalité les entreprises françaises payent toujours 120 milliards d'euros par an de plus que leurs concurrentes allemandes ce qui n'empêche pas les bénéfices record c'est pas le poids fiscal qui fait que l'entreprise va mal je suis plus nuancé quand on regarde de près qui réalise ses bénéfices records dans la grande majorité des cas ce sont des grands groupes qui sont très présents à l'international quand on regarde leurs bénéfices en France ils ne sont pas aussi flamboyants que ça en moyenne mais vous qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent c'est pas normal il y a tout le monde fait un effort en ce moment on parle notamment des particuliers voilà par exemple la taxe foncière pas normal que les entreprises mettent pas elles aussi un peu la main à la poche il y a un amalgame dans l'esprit de certains entre entreprises et actionnaires et on veut signifier que ce sont des cadeaux aux actionnaires quand on parle d'efforts les entreprises font des efforts elles le font par civisme elles le font aussi parce que c'est leur intérêt elles font des efforts en termes de création d'emploi elles font des efforts en termes d'investissement donc il y a cette politique qui je le redis à donner des bons résultats il ne faut pas l'enrayer et c'est comme ça qu'il faut analyser les choses et pardon d'être très insistant là-dessus il faut apprécier la performance des entreprises et d'économies françaises relativement à celle des autres si les autres accélèrent et que nous ralentissons nécessairement nous nous déplaçons Patrick Martin un président du Medef vous allez rester avec nous dans un instant à parler de la conférence sociale sur les basses salaires je crois que vous allez en parler aujourd'hui avec le ministre du Travail ce sera juste après le fil info à 8h 40 Sophie et chaîne comparée à partir d'aujourd'hui devant les assises de Paris pour son évasion spectaculaire de la prison de Réau il y a 5 ans le braqueur multi récidiviste sera jugé pendant 7 semaines au côté de 11 complices dont des membres de sa famille Emmanuel Macron se redit favorable à l'interdiction de la Baïa à l'école le chef de l'État était invité sur la chaîne Youtube Hugo décrypte hier soir on veut avoir un espace avec le moins de différence possible dit-il cet après-midi le Conseil d'État examine le recours déposé par l'association Action droit des musulmans qui demandent la suspension de cette interdiction au Niger le gouvernement mis en place après le coup d'État du 26 juillet dernier affirme que des discussions sont en cours pour que les militaires français présents dans le pays se retirent rapidement le Premier ministre nigérien dit espérer le maintien de la coopération avec la France le tennis a lui assopen et Alexander Zverev affrontera Carlos Alcaraz en quart de finale l'allemand s'est qualifié ce matin en battant l'italien Yannick Sinner Victor en 5.7 au terme d'un duel de plus de 4 heures 40 France Info le 8 30 France Info Jérôme Chapuis Sally abrakia Patrick Martin après son son grand Raoult avec les chefs de partis politiques la semaine dernière Emmanuel Macron a annoncé la tenue d'une grande conférence sociale sur les bas salaires prochainement est-ce que vous savez est-ce que vous avez vous des infos sur le calendrier vous savez c'est pour quand pas encore mais je comprends que ce sera assez rapide vous voyez le ministre du Travail aujourd'hui Olivier du soft c'est ça je vois Olivier du stop avec lequel j'ai une bonne relation le MEDA fait une bonne relation mais avec lequel nous avons un certain nombre de sujets de discussion mais là vous y allez dans quel état d'esprit justement vous êtes ouvert à des hausses de salaire alors il faut rappeler un certain nombre de points il a pu être dit que dans certaines branches les salaires étaient inférieurs au SPIC non légalement on ne peut pas payer un salarié en dessous du SMIC mais les les premiers salaires les seuils sont pour quatre dans 80 branches sont en dessous du SMIC il y a un sujet lié à l'inflation qui conduit à ce que les branches à rythme qu'on ne connaissait pas depuis 30 ans doivent renégocier assez régulièrement les minima conventionnel quand ils sont rattrapés par par le SMIC il y avait 150 branches qui étaient en retard par rapport à ce nouveau SMIC quand il est augmenté au mois de mai il y en a dorénavant 80 donc les sa demande des discussions ça demande d'avoir des interlocuteurs syndicaux donc il y a à la fin des fins il y aura un tout petit nombre de branches qui n'auront pas conclu sur la revalorisation de ces minima conventionnels mais pourquoi ce serait pas automatique c'est hausse dans les branches alors c'est une c'est une demande ça veut dire que c'est la négation du dialogue social à ce moment-là l'État décide de tous les salaires c'est une option ça s'appelle une économie dirigée je pense que l'économie française est déjà largement dirigée il faut laisser au partenaires sociaux ce champ essentiel de la négociation du SMIC vous savez bien de quoi je parle c'est les premiers seuils qui sont le vrai sujet et je crois que c'est ce qu'a voulu enfin ce qui a signifié le président de la République suite cette longue conférence à Saint-Denis c'est qu'il y a un effet d'écrasement des grilles de salaire au fur et à mesure que le salaire de base augmente et donc ce à quoi on doit être attentif et je crois que Bruno Le Maire s'est exprimé là-dessus c'est ce qu'il y a pas une répercussion sur l'ensemble des grilles salariales de l'augmentation du SMIC et donc du minima du minimum conventionnel ce qui se passe pardon les entreprises refusent d'augmenter davantage leur salarié il y a un tassement au niveau du SMIC parce qu'elle refuse aussi de payer plus de charges alors voilà il faut avoir en tête que parce qu'il y a eu des efforts considérables qui ont été réalisés notamment par les pouvoirs publics sur les trabasses salaires on est redevenu compétitif mais par exemple si vous montez à deux fois le SMIC les entreprises françaises payent 16% de plus que les entreprises allemandes pour pour un poste équivalent quand vous montez à 5 fois le SMIC c'est 30%. donc il faut nous c'est c'est compliqué mais c'est notre responsabilité qu'on trouve le bon le bon réglage entre les attentes des salariés notamment dans le cadre d'une évolution de leur carrière et puis la compétition à laquelle on est confronté alors c'est un autre sujet je ne sais pas si c'est celui que vous voulez évoquer il y a un débat autour de lunettique et des ponctions que l'État veut opérer sur les excédents à vérifier de l'une des dix dans les prochaines années nous on demande moi j'ai demandé à ce qu'une partie de ces excédents aille en réduction de charges pour un montant significatif les salaires augmentent mais pour un certain nombre de métiers ce n'est pas suffisant vous avez beaucoup de mal à recruter est-ce qu'il faut pas revaloriser certaines professions mais ça a été fait insuffisamment alors il y a une part évidemment de rémunération et aussi une part d'organisation du travail et on voit très bien que bon nombre de secteurs d'activités se réinventent je pense en particulier à l'hôtellerie restauration qu'il y a encore des difficultés de recrutement ou par exemple les les transports en commun où vous avez ici là des journées fractionnées avec des salariés parce qu'ils ont du mal à se loger qui n'ont pas le temps de retourner chez eux avant de revenir travailler donc voilà le sujet le sujet est plus complexe mais il existe des gens convient vous dites que les salaires ont été augmentés la CGT demande elle l'indexation des sur l'inflation ce qui est pas le cas aujourd'hui pourtant nos voisins en Belgique ou au Luxembourg le fond et c'est même salué par l'OCDE pourquoi nous on y arrive pas en France pourquoi on le fait pas écoutez si je suis un peu malicieuse si les salaires avaient été indexés sur l'inflation il y aurait pas eu d'augmentation salariale jusqu'à il y a 18 mois il y avait pas d'inflation des augmentations de salaire il y a eu des gains de pouvoir d'achat à partir de là donc c'est il faut bien pouvoir d'achat mais bien sûr depuis deux ans il y a eu des gains au pouvoir d'achat il y avait pas d'inflation il y a des augmentations salariales bon premier point donc il faut il faut se garder des dispositifs circonstanciels on est on est effectivement face à une situation qu'on ne connaissait plus depuis très longtemps d'inflation assez élevée même si elle ralentit mais attention aux effets aux effets inverses deuxièmement il y a trois études qui viennent d'être publiées les entreprises privées je ne parle pas des entreprises publiques et du secteur public on fait face à leur responsabilité puisque y compris les parts variable je ne parle pas du des primes de partage de la valeur de l'intéressement etc pour les ouvriers employés techniciens et agent de maîtrise les salaires sont en augmentation de 7% cette année donc voilà il faut il faut se garder de faire de situations particulières bien réelle et auquel on doit répondre une généralité aujourd'hui les syndicats et le patronates retrouvent pour négocier les règles de retraite complémentaires c'est l'agiro il faut les adapter à la réforme des retraites qui vient d'entrer en vigueur est-ce que le malus qui s'applique actuellement pour un départ entre 62 65 ans encore une raison d'être alors moi je ne vais pas présenter cette négociation qui s'engage effectivement aujourd'hui qui donnera lieu à 5 réunions puisque on a on a un calendrier qui se termine par nécessité le 15 octobre donc je vais pas vous répondre précisément en revanche ce que je veux dire c'est que ce régime marche bien et que nous on a deux règles d'or la première c'est que l'équilibre financier du régime soit préservé je rappelle quand même que on sert très le régime sert 13 millions de retraite à 25 millions de cotisants donc règle d'or pas fragiliser l'équilibre financier dans la durée de ce système la deuxième règle d'or c'est que ce régime est géré par les partenaires sociaux dans l'indépendance et nous on y est très attaché je veux dire par là qu'il faut pas qu'il y ait d'interférences de l'État notamment dans la gestion de ce régime Patrick Martin la majorité et la droite ne parviennent pas à se mettre d'accord sur le texte sur l'immigration à venir un point noir celui de la création du du d'un titre de séjour pardon métier en tension pour régulariser les travailleurs sans papiers est-ce que vous vous souhaitez impérativement que cette mesure soit dans le texte alors là aussi permettez-moi de passer par un détour la priorité des priorités c'est déjà que les jeunes soient formés à des métiers qui assurent des débouchés professionnels qu'on fasse revenir à l'emploi des chômeurs de longue durée des titulaires du RSA on adore et déjà sur le territoire français un vivier si vous me permettez l'expression très important ensuite sur l'immigration économique parce que nous on n'a pas à se prononcer sur le sujet global de l'immigration chacun est citoyen je suis moi-même citoyen mais là je m'exprime en tant que président du Medef il y a d'ores et déjà une circulaire la circulaire Valls nous ce qu'on montre c'est qu'elle soit déjà appliquée qu'elle soit appliquée de manière uniforme sur tout le territoire et que année après année le législateur se prononce sur les métiers qui sont ou non éligibles et les les effectifs en quelque sorte mais ça existe mais quand vous regardez l'origine de l'immigration en réalité l'immigration dite économique dont je pense qu'on aura besoin malgré tout ici ou là y compris à des au niveau de qualification c'est 30000 personnes par an c'est-à-dire à peu près 10% de la population immigrée après c'est un débat qui nous dépasse c'est-à-dire politique de prendre ses responsabilités on sait très bien que le sujet inflammable dans le sens où ce sont les entreprises qui engagent des travailleurs sans papiers si ça vous concerne quand même je peux pas vous laisser dire que les entreprises engagent les travailleurs sans papiers ça n'est évidemment pas une généralisation non enfin il faut non je ne peux pas vous laisser dire ça dans l'immense majorité des cas les entreprises sont en toute chose extrêmement respectueuses du droit au cas par cas il peut y avoir des situations telles que celles que vous évoquez il faut les traiter il faut qu'on parle d'un mot des arrêts maladie le gouvernement constate leur explosion de plus de 30% en 10 ans et il ne semble pas privilégier l'hypothèse d'un allongement du dé carence pour contenir la hausse du coût des arrêts maladie est-ce que c'est un soulagement pour les patrons alors il faut préciser qu'il y a un effet de base en quelque sorte dans cette augmentation du nombre d'arrêt maladie et donc de leur coup parce qu'il y a plus de salariés et donc c'est presque c'est presque mécanique moi ce que je ne peux pas laisser dire et à vrai dire on ne l'entend plus d'irré tant mieux c'est qu'une partie de ces arrêts maladie serait du fait des entreprises le ministre de la Santé disait quand même que pour moitié ça s'expliquait par de la souffrance au travail moi j'ai beaucoup de respect pour Aurélien Rousseau mais je suis bien curieux qu'il nous démontre ce qu'il dit donc voilà ensuite pour répondre directement à votre question oui on a compris que ce sujet qui était dans l'air était à tout le moins reporté et la première ministre devant nous la semaine dernière lors de notre rencontre des entreprises de France a dit que une discussion serait ouverte entre partenaires sociaux c'est la sagesse Patrick Martin président du Medef on va parler climat business avec vous dans un instant ce sera juste après le fil info à 8h51 Sophie et chaîne le Crédit Mutuel va donner 7 millions et demi d'euros à Croix-Rouge en difficulté financières entre l'inflation qui fait augmenter le nombre de bénéficiaires et la hausse des coûts de fonctionnement la Croix-Rouge lance un appel aux dents comme l'ont fait avant-elles les restos du cœur les critiques fusent après le trajet en avion d'Elizabeth borne et Gabriel Attal pour aller à Rennes hier un voyage qui dure 1h30 en train sur France Info le député écolo Julien Bayou dénonce une occasion manquée de faire preuve de pédagogie un homme grièvement blessé près de Toulouse après un incendie dans un espace naturel hier le vent a attisé les flammes qui ont détruit deux maisons plus de 500 élèves de trois écoles ont été confinées sept pompiers ont été légèrement blessés intoxiquées par les fumées et puis un record d'affluence cette année au Puy du Fou 2 millions et demi de visiteurs depuis l'ouverture de la saison en avril elle dure jusqu'au 5 novembre l'an dernier le parc d'attraction vendéen avait attiré un peu plus de 2,3 millions de personnes France Info le 8 30 France Info Jérôme Chapuis Salia brachia aux journées d'été du Medef et il a été très déçu j'ai décrit les choses telles qu'elles sont-ils face à un parterre de chef d'entreprise et j'ai reçu un accueil glaçal glacial le patron total par exemple lui a dit en gros qu'il allait continuer comme avant dans sa politique est-ce qu'il y a du déniche chez certains patrons face à face au réchauffement climatique je suis extrêmement gêné je m'en expliquerai avec lui que jean-louzel pour qu'il y en a beaucoup de respect et perçu cet accord comme glacial moi ça n'est pas comme ça que j'ai vécu les choses il se trouve que dans mon discours inaugural de cette rencontre des entreprises de France j'ai réaffirmé notre engagement total à respecter les accords de Paris et atteindre la neutralité carbone en 2050 ça n'est pas un engagement 20 ça n'est pas un propos de circonstances il se trouve que dans le cadre de cette table ronde il y a eu une discussion certainement pas une altercation entre effectivement le président total et Jean Josel ils ne sont pas d'accord ils sont d'accord sur les finalités ils sont pas d'accord sur les modalités donc je trouve je donc en fait Patrick puyannet veut pas faire d'effort et quand et qui va continuer à faire comme avant à savoir exploiter les énergies fossiles écoutez-moi quand je regarde qui sont les gros investisseurs à travers le monde dans les énergies renouvelables je pense que Total tiens largement son rang le propos le propos de de Patrick pouyanet que beaucoup d'entre nous partagent c'est que il faut que nous soyons réalistes j'insiste pas sur les finalités pas sur les calendriers mais sur les modalités et dire à l'opinion publique française alors que 75% de consommation d'énergie est à ce jour d'origine hydrocarbures dire demain matin on arrête ça pose un vrai sujet pratique et ça pose un vrai sujet d'acceptabilité nous soient quand on est très attaché pardon d'être un peu un peu technique c'est la neutralité technologique que l'on s'en garde que l'on s'engage résolument que l'on soit sanctionné si nos engagements ne sont pas tenus sur une trajectoire et un résultat oui on va nous expliquer on prend un exemple très concret Patrick Martin le gouvernement dit il y aura pas de hausse d'impôts mais il peut y voir dès l'année prochaine dans le budget qui est en préparation des suppressions de niche fiscales celle qu'on appelle les niches brunes qui encouragent l'utilisation d'énergie fossiles là vous dites banco dès cette année mais sous réserve de vérification c'est de lait entre guillemets avec les professions concernées précisément c'est ce que je vous disais sur un calendrier réaliste pourquoi parce que à ce jour je prends un exemple on dit une entreprise de travaux publics vous n'avez plus le droit d'utiliser telle pelleteuse à moteur thermique très bien à part que il y a pas d'offre une technique technologique qui permettent de substituer des engins à moteur électrique ces engins moteur thermique résultat des courses on fait pas les travaux on laisse ces entreprises disparaît il faut laisser le temps à la technologie de venir au secours de ces entreprises et moi je suis très confiant quand on voit le rythme des innovations qui apparaissent jour après jour ces spectaculaires il y a tout lieu de penser qu'on y arrivera mais il faut pas il faut pas que les pouvoirs publics fassent ce qu'on appelle du micromanagement et vient nous expliquer d'ailleurs en changeant d'avis d'une période à l'autre et les modalités techniques de ce qu'on doit faire est-ce que vous craignez parce qu'Elizabeth borne doit dévoiler là à la mi-septembre le les mesures qui doivent permettre de réduire significativement les les gaz à émission de les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030 vous êtes en train de dîner là avec le gouvernement pour pour pas qu'il charge la barque en fait le sujet n'est pas de n'est pas de charger la barque c'est d'être réaliste au regard des évolutions technologiques d'être réaliste au regard de ce que font ou ne font pas d'ailleurs un certain nombre de pays y compris immédiatement aux voisins mais oui on va on va s'engager très résolument c'est une approche unique au monde très volontariste on va se prêter à l'exercice il y a beaucoup de on se contrainte dans le panier des français et notamment évidemment le carburant Bruno Le Maire écarte l'idée d'une nouvelle ristourne à la pompe due aux contraintes budgétaire est-ce que c'est aux entreprises un moment de prendre le relais de donner un petit coup de pouce à leur salarié sur ce sujet là parce qu'il se déplace pour venir travailler alors certaines le font mais je voudrais quand même rappeler que les entreprises elles-mêmes sont impactées et parfois très sévèrement impacté par le renchérissement du coût de l'énergie dans les secteurs d'activité et ce ne sont pas que des grands groupes dit energo intensifs il y a des entreprises qui sont en grande difficulté j'ai oublié de préciser tout à l'heure que à ce jour le prix de l'énergie aux États-Unis et 3 à 4 fois inférieur à celui qu'on a en Europe toujours un problème de compétitivité et voilà donc ça n'est pas simple c'est passionnant mais il faut que nous trouvions le bon équilibre et que le Medef contribue à ce qu'on trouve ce bon équilibre Patrick Martin la situation est tendue au Niger au Gabon aussi plusieurs entreprises françaises sont présentes sur place est-ce que vous êtes inquiet oui alors du seul point de vue économique ce sont des partenaires importants je sais pas si on peut amalgamer d'ailleurs ce qui se passe au Gabon et au Niger quoi qu'il en soit différente quoi qu'il en soit ça fait aussi partie de la vocation ou de la mission du médaille nous avons séance tenantes mis en place une hotline bien sûr en relation avec le ministère des Affaires étrangères avec les conseillers du commerce extérieur qui sont présents à travers toute la planète pour pouvoir répondre à nos entreprises qui s'interrogent on n'a pas encore toutes les réponses à toutes les situations l'hostilité envers la France et de plus en plus pesante est-ce que certains entrepreneurs est-ce que certains chefs d'entreprise vous ont appelé pour évoqué un départ du pays bien sûr pour commencer le départ de leur collaborateurs qui sont présents dans ces pays c'est pas comparaison n'est pas réseau mais on avait connu ça une échelle encore bien plus grave avec l'Ukraine et donc on avait aidé c'est pas le Medef à lui seul bien sûr qui a réglé ces situations on avait aidé un certain nombre d'entreprises à gérer ces situations critiques avec des risques parfois ça s'était passé en Russie notamment d'expropriation oui alors moi j'ai pas connaissance à ce jour de ce type de menace sur les intérêts économiques français au Niger et à fortiori au Gabon et puisqu'on parle de la conjoncture internationale vous évoquiez tout à l'heure les difficultés notamment en Chine cette incertitude cette incertitude vraiment sur l'ensemble de la de la conjoncture internationale à la place qui est la vôtre aujourd'hui comme on ressentant des entreprises de France ça vous inquiète ou vous avez l'habitude de faire avec alors j'allais dire on a l'habitude de faire avec mais ce qu'on observe aujourd'hui en essayant de comment dire de distinguer ce qui relève de du conjoncturel et ce qui relève du structurel c'est qu'il y a quand même des évolutions très structurales ce que je veux dire par là et ça n'est pas neutre d'ailleurs en termes d'évolution de nos tissus productifs en termes d'inflation c'est qu'il y a une recontinentalisation des des plaques économiques je crois et c'est un vrai c'est un vrai sujet de préoccupation pour les très nombreuses entreprises françaises qui sont implantées notamment en Chine je crois que il y a un durcissement dans le cadre d'une confrontation États-Unis Chine c'est pas l'Europe qui est à l'initiative de ces tensions il y a des interrogations assez fondamentales sur le modèle économique chinois sur l'ouverture de la Chine aux investissements et aux importations notamment d'origine européenne oui c'est un vrai sujet de préoccupation Patrick Martin Mercy président du Medef t'avoir été ce matin l'invité du 8 30 France