Canicule, plan d'urgence, nucléaire... Le "8h30 franceinfo" de Clémence Guetté
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Avez-vous des éléments sur la situation des hôpitaux dans votre département ?
- 1:00RelanceRéponse partielle
Le ministre a annoncé 80 millions pour équiper les écoles en climatiseurs. Est-ce suffisant ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Votre plan anti-canicule prévoit 20 milliards. Comment les financer ?
- 4:30OuverteRéponse directe
La climatisation est-elle une solution durable ?
- 6:30OuverteRéponse directe
Les réacteurs nucléaires arrêtés confirment-ils votre position sur le nucléaire ?
- 8:30OuverteRéponse directe
Passer au 100% renouvelable est-il réaliste ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Clémence GuettéFait
« Si à chaque budget nous disons que à force de coupe dans les services publics, les services publics ne seront prêts à affronter aucune des situations que nous allons devoir affronter, notamment du fait du changement climatique. »
- 1:30Clémence GuettéChiffre
« 100 millions d'euros, c'est absolument rien pour la rénovation thermique des bâtiments. On devrait parler en milliards. »
- 2:30Clémence GuettéChiffre
« Il nous faudrait plus de deux siècles pour réussir à isoler les bâtiments. »
- 3:30Clémence GuettéChiffre
« Pour notre plan d'urgence, c'est-à-dire juste rendre vivable la canicule, il faut plus de 20 milliards d'euros. »
- 10:30Clémence GuettéChiffre
« Nous prévoyons un plan d'investissement sur 5 ans de 500 milliards d'euros. »
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[musique] Bonjour Clémence Guatéour et merci d'être avec nous ce matin sur France Info. On va parler avec vous de d'un certain nombre de sujets. La campagne présidentielle bien sûr vous avez votre candidat Jean-Luc Mélenchon.
On va parler euh pour commencer évidemment de la canicule de ces aspects politiques hein parce que c'est aussi devenu un un sujet politique. Mais d'abord évidemment les dernières informations, c'est le système de santé, le système hospitalier présenté comme en difficulté notamment en région parisienne. Vous qui êtes député du du Val de Marne, avez-vous des éléments sur la manière dont ça se passe dans votre département ?
Ah ben j'ai des éléments sur la manière dont ça se passe dans mon département, sur les hôpitaux publics, les écoles, euh les travailleurs, c'estàdire la situation il y a il y a de manière générale le sentiment qu'il y a toujours une impréparation, une découverte alors même que la dernière canicule, c'était au mois de mai. Euh elle n'est pas du fait des soignants par exemple pour prendre le le sujet de la santé comme vous m'y invitez, elle est du fait du gouvernement. C'est-à-dire que si à chaque budget nous disons que à force de coupe dans les services publics, les services publics ne seront prêts à affronter aucune des situations que nous allons devoir affronter, notamment du fait du changement climatique.
C'est pas pour rien. Et là on s'y retrouve. Moi, j'ai visité les urgences de Créteil hors période de canicule.
C'était déjà absolument catastrophique. Du fait du manque de lit, du fait du manque de soignant avec des des fenêtres qui ne ferment pas, avec des soignants qui n'ont plus les lumières qui fonctionnent. Donc ils doivent piquer avec le flash de leur téléphone pour faire les injections.
Non mais ça c'est la situation de l'hôpital en temps ordinaire. Donc là en période de canicule évid pour certains ont 30 40 parfois plus années. Euh tout n'est pas dû au à ce gouvernement à ce gouvernement actuel qui a d'ailleurs annoncé de de un pas plusieurs centaines de millions d'euros pour contribuer à la rénovation.
C'est rien. Vous savez très bien que c'est rien. 100 millions d'euros, c'est absolument rien pour la rénovation thermique des bâtiments.
On devrait parler en milliards. Et puis surtout, je ne blâme pas spécialement ce gouvernement, je blâme le macronisme et ça vous me l'accorderez, c'est pas les derniers mois, c'est les 10 dernières années. Donc on se retrouve dans une situation où notamment pour la rénovation thermique des bâtiments, absolument rien n'a été fait.
C'est-à-dire qu'il y a eu ma prime rénove pour les particuliers, puis ensuite les budgets qui ont été gelés, puis ensuite ça a été remis. Ce qui fait que ce sont quand même des dispositifs qui ont été créés par ces gouvernements. Mais encore heureux et au rythme actuel de rénovation thermique de la Macronie, il nous faudrait plus de deux siècles pour réussir à isoler les bâtiments.
Donc je veux dire, on on est extrêmement en retard. Donc il faut aider à la fois les particuliers et puis pour tout ce qui est infrastructure publique, il faut des moyens rapidement mais vraiment rapidement. Et par ailleurs, on parle très souvent du coût de par exemple la rénovation thermique sur les bâtiments ou les moyens dans l'hôpital public.
On vient d'en parler. On ne parle jamais du coût euh de de du malheur, si je puis dire, et du changement climatique. C'est-à-dire qu'en matière de santé, en matière de productivité, en travail, toute cette multiplication des canicules va coûter extrêmement cher.
Donc, y compris très cyniquement, budgétairement, il faut investir maintenant. Un un des débats du moment, c'est l'installation ou non de la climatisation. Vous avez annoncé un plan anti canicule.
Vous dites qu'il faut l'installer dans tous les hôpitaux, tous les ÉPADes, toutes les écoles. Ça va coûter combien cette installation ? Je le disais, en fait, nous on demande un projet de loi d'urgence, c'estàd ce qu'on appelle un PLFR à l'Assemblée nationale projet de loi de finance rectificative rectificative pour ne pas attendre le prochain budget.
On sait d'ailleurs que politiquement le prochain budget va être à nouveau très compliqué à faire passer. Donc là, il nous semble que cet état d'alerte dans laquelle est le pays parce que les gens souffrent, c'est quand même ça notre premier sujet, il faut s'en saisir pour qu'enfin l'urgence climatique pas la question arrive j'y arrive. la rénovation thermique des bâtiments.
Bon, on parle sur plusieurs années, mais c'est 5 milliards par an par exemple. Ça c'est un des un des postes de dépense. Et donc euh nous on est la climatisation, vous l'avez chiffré, nous on estime que pour notre plan d'urgence, c'est-à-dire juste rendre vivable la canicule, il faut plus de 20 milliards d'euros.
Voilà. Mais ça comprend quoi ça ? Rend vi ça comprend faire des îot de fraîcheur urbain absolument partout.
Ça ça comprend le le début du lancement de la la climatisation pardon dans les ÉPADs, les hôpitaux publics et les établissements scolaires parce que là on est dans une situation où 90 % des hôpitaux euh euh pardon 25 % des hôpitaux des établissements de santé de manière plus large ne sont pas climatisés, 90 % des ÉPAD et 93 % des écoles. Donc là l'urgence c'est de permettre aux gens que ce soit vivable. Quelle échéance pardonnez-moi euh là encore rénové un mettre des climes dans des écoles ?
Effectivement, on voit qu'il y a quand même des écoles qui ont commencé à être rénové. Alors, je vous constate que c'est c'est c'est peu que c'est valbution. Ça peut pas se faire en quelques mois.
Non, bien sûr. Mais c'est sur combien d'années que vous envisagez ce plan ? C'est c'est sur plusieurs années.
Mais ce que je veux dire, c'est que la puissance publique quand elle décide de faire des choses, d'y mettre les moyens et de le faire rapidement, elle peut le faire aussi. Donc là, avec le macronisme, je peux vous le dire, ça se compte, ça se compte en siècle. Voilà, ce ne sera pas fait.
Heureusement, il y a une échéance présidentielle en 2027 et donc nous, on estime qu'il faut un plan d'investissement de milliards d'euros à nouveau. C'est sur 5 ans, on parle d'un mandat pour climatiser l'ensemble l'ensemble. Tous les services publics essentiels qu'on a cité seront Exactement.
En fait, l'urgence, c'est de protéger les personnes les plus vulnérables. On sait qu'il y a 7 % de plus d'infarctus pendant les périodes de canicule, 70 % de plus d'insuffisance rénale dans les écoles de mass circonscription. Il y a des classes qui sont fermées, donc des parents qui sont en galère, mais il y a aussi des malaises d'enfants et d'enseignants dans les écoles.
Donc c'est une au niveau de l'école Roland l'Escure, le ministre de l'économie a salué ce matin le déblocage de 80 millions d'euros par EDF pour équiper les établissements les plus exposés en petits climatiseurs. C'est une bonne nouvelle. Bah c'est un pansement sur une jambe de bois.
Voilà. En fait, ce que je déplore, c'est que à la fois cette canicule nous permet de parler de changement climatique et à la fois par vous venez de me parler de l'escure, mais monsieur Atal a découvert que les écoles françaises n'étaient pas climatisées. Je rappelle que cet homme a été ministre de l'éducation nationale et premier ministre de notre pays.
Donc cette impréparation, elle est criminelle en vous parlez de la climatisation comme si ça allait de soi que c'était une bonne chose dans les écoles. Aujourd'hui, c'est le jour du brevet des collèges. Il y a beaucoup de collégiens qui souffrent de la chaleur dans les établissements.
Jean-Luc Mélenchon a évoqué la question cette semaine de la climatisation dans les établissements et voici ce qu'il a dit. On l'écoute. C'est le truc qu'il faut pas faire.
Climatiser partout, ça veut dire augmenter les dégâts. Moi, je mets pas mon gosse ou ma petite fille ou mon arrière petite fille là où c'est de la clime du matin au soir, hein. Moi, je mets pas mon gosse là où il y a de la clime du matin au soir.
Est-ce que vous, Clémence Gué, vous mettriez vos enfants dans un établissement climatisé ? Est-ce que c'est un problème ou au contraire une solution même si c'est du court terme, c'est une solution d'urgence. Ça n'empêche pas qu'il faut rénover thermiquement les bâtiments et permett les déclarations de Jeanlon, pardonnez-moi mais on les comprend pas mais je je vais y venir.
Il répondait à Madame Le Pen. Madame Le Pen et le tout le Rassemblement national dans son entreté qui depuis quelques jours nous dit "On va mettre de la clime partout, c'est la solution sur les services publics, ils disent à peu près la même chose que vous." Oui, sur les services publics, mais c'est là toute la différence.
La clim partout, écoutez ce que je vous dis. Ça veut dire que il y a une étude du CNRS par exemple qui a montré que si on climatise absolument tout dans une ville, ville fictive, on peut augmenter la température dans cette même ville de + 2,4 à + 3,6°. La climatisation c'est une maladaptation parce que c'est une solution d'urgence parce que rien n'a été fait.
Dans votre plan d'adaptation, vous parlez d'un même d'un privilège pour parler de la climatisation. Bien sûr que c'est un privilège. Je suis je suis sur votre plateau, je ne souffre pas trop.
Vous non plus, vous ne souffrez pas trop. En ce moment chez moi, je ne dors pas mais comme la plupart des gens. Équiper par exemple, il faut pas le faire.
Non mais bien sûr. Je je dis aux gens d'essayer de survivre parce que ce gouvernement est non parce que ce gouvernement est responsable de la mais ça peut vous faire rire mais moi ça me fait pas rire partout. Je suis dans l'opposition.
Non mais si vous venez d'exquisser un sourire ce gouvernement ce gouver je réponds à vos questions. J'essaie d'y répondre. Ce gouvernement est coupable du fait que 9 millions de personnes dans notre pays sont dans des bouilloirs thermiques, que ça fait une semaine qu'ils ne peuvent pas dormir la nuit et qu'ils se demandent comment survivre et passer à la prochaine journée.
On parle de ça. Si vous me permettez de vous poser une question, euh la France est équipée à moins de 30 % en climatisation. On était ce matin sur France info en en Thaïlande du côté de B, j'aurais bien aimé répondre davantage sur la la citation de Jo en chambre.
Peu importe, on va pouvoir y revenir. Du côté de Bangkok, c'est par exemple 80 %. L'Italie c'est euh 60 %, l'Espagne c'est un petit peu moins, ça doit être autour de 45 %.
Ces pays sont mal adaptés. Mais bien sûr, mais je veux dire, on on enfin c'est ça n'est pas moi qui l'invente, c'est une vérité scientifique. Je viens de vous parler de d'une étude du CNRS.
Si on met de la climatisation partout, on augmente le problème. Sur la climatisation, il y a plusieurs pistes de réflexion. D'abord, il faudrait soutenir la recherche.
Vous savez, il y a ces il y a ces gaz qui sont dans les climatisations de moins en moins, mais malgré tout, ils sont ils sont bientôt interdits par la commission. eux-mêmes ont participé pendant très longtemps de de d'augmenter le changement climatique. J'ai vu une étude qui montrait qu'il y avait des chercheurs qui s'intéressaient aux fibres de caoutchou pour faire des climatisations plus écologiques.
Je sais que par exemple à l'Assemblée nationale, comme dans d'autres grandes villes, nous nous sommes reliés à un réseau de fraîcheur urbain. C'est la même chose qu'un réseau de chaleur urbain. C'est de l'eau cette fois-ci froide qui passe dans des tuyaux qui permet de refroidir la chose.
Il y a des solutions auxquelles on peut penser et puis je je le redis, il faut sortir de cette urgence. C'est-à-dire que là, tous les responsable politique je franchement sont affligeants. C'est-à-dire nous disent foutons de la clime partout comme si ça se faisait en un tour demain.
Les les gens seront les gens seront disent il faut mettre des climes dans les écoles sous 5 ans partout. en en urgence, sauf que moi je l'adme, ce que évidemment l'extrême droite ne fait pas puisqu'elle est climatoceptique. Ça veut dire que par exemple pour le bâti, il faut changer notre façon de bâtir.
Longtemps, ça a fait sourire les gens quand nous avons parlé des habitations en bois terpaill. Ce sont d'autres matériaux que le béton qui garde la chaleur et cetera. Mais les immeublesiens de Paris par exemple, vous allez pas les remplacer par Merci monsieur.
Mais essayons d'élever le débat si vous voulez bien que je n'y participe pas toute seule. Essayons ensemble. Je viens de vous parler des réseaux de fraîcheur urbains.
Le fait est qu'il existe des solutions autres que la climatisation qui elle-même participe du réchauffement climatique. Cette rénovation urbaine, elle coûte très cher. Vous proposez vos le congé climatique.
La mise en place est estimée en fonction des calculs entre 600 millions 1 milliard. Il ne vaut pas mieux mettre cet argent justement dans des plans de transition, de rénovation du bâti. Les deux.
On a beaucoup de choses à faire et de manière concomitante parce qu'on a pris énormément de retard. Ça veut dire qu'il faut des mesures d'urgence. On vient d'en parler assez longuement sur la rénovation thermique des bâtiments, mais aussi par exemple pour les travailleurs, vous avez regardé notre plan canicule qu'on a sorti avec le groupe parlementaire.
Pour les travailleurs, par exemple, nous proposons un droit de retrait quand il fait plus de 33°gr sur le lieu de travail, on ne peut pas mettre sa santé en danger. Moi, je pense au jeune homme qui travaillant sur les toits pendant la canicule du mois de mai à 19 ans est décédé du fait de la chaleur. Voilà, on ne peut pas permettre ça dans notre pays.
Donc il y a ce type de mesure d'urgence et puis après il y a des il y a des mesures de plus long terme en effet qu'il va falloir mettre en place pour s'adapter durablement à ces conditions climatiques. Dans un contexte budgétaire contre un. Oui.
Dans un contexte budgétaire contraint. Mais je je redis ce que j'ai dit au début de notre interview. les assureurs Alliance par exemple qui sans doute politiquement ne sont pas exactement dans la même optique que moi vis-à-vis du changement climatique mais disent eux-mêmes en en en baisse de productivité des travailleurs avec les vagues caniculaires, en 2100, il y en aura 10 fois plus qu'aujourd'hui.
Donc il faut s'adapter. Il dit ça va nous coûter 210 milliards d'ici à 2030. Il y a une autre étude qui montre que pour le système de santé, c'est 5 milliards par an.
En plus, les insuffisances rénales, les gens qui sont hospitalisés et tous les morts dont on ne parle pas. Euh moi je je pense énormément en ce moment aux personnes aux personnes qui sont sans abri dans notre pays. Euh mon collègue Paul Vanier a eu deux décès avant-hiers de personnes sans abri dans sa circonscription.
Nous avons visité des prisons des gens qui dorment en ce moment à 50°gr. Il y a 9 millions de personnes euh qui vivent dans des bouilloirs thermiques. Il y a toutes celles et ceux qui sont en ce moment dans des conditions absolument inhumaines.
Et sur le financement, donc je viens de vous parler de coûts qu'on peut éviter. Et ensuite, oui, nous assumons un plan d'investissement et d'adaptation parce qu'en fait c'est le défi majeur qu'on a devant nous et on en parle à chaque période budgétaire mais de l'argent dans ce pays en a. Quand monsieur Macron a enlevé l'ISF, il a fait la flag taxe, l'exit taxe et cetera, nous perdons des milliards par an. 5 milliards quelque chose comme ça.
Nous perdons nous perdons plus de plus de 20 milliards avec les trois mesures que je viens de vous que je viens de vous citer. Donc on peut trouver de l'argent pour faire ça. Clément Gué, il va falloir qu'on avance.
On va parler juste après l'info en une minute de la partie énergie puisque il faut aussi de l'énergie pour à la fois pour pour équiper pour effectivement lutter contre le contre le réchauffement climatique. C'est juste après donc l'info en une minute 9h le Marie Marty Rossi. Le début de la fin de la canicule en France très progressivement. 11 départements de l'Ouest sont sortis de la vigilance rouge.
La journée [musique] sera encore très chaude toutefois dans les 2 tiers du pays avec des conséquences sur les hôpitaux saturés sur les établissements scolaires. [musique] EDF va débloquer 80 millions d'euros pour équiper rapidement les écoles en système de rafraîchissement. Le bilan s'alourdit au Venezuela frappé par deux séismes très importants mercredi soir.
Au moins 235 personnes sont mortes selon les autorités et les recherches se poursuivent parmi les décombres. Plus d'un millier de personnes ont également [musique] été blessées. Dans le D3 d'Omous, le plan d'évacuation des marins est suspendu temporairement [musique] après une attaque dans le golfe d'Oman.
C'est un navire qui avait franchi le D3 qui a été ciblé. L'organisation maritime internationale précise que cette [musique] suspension va durer le temps de confirmer que les bateaux peuvent continuer à être évacués [musique] en sécurité. Et puis au mondial de football, l'Équateur a battu l'Allemagne de buts à 1 et se qualifie pour les 16e de finale.
Qualification aussi [musique] pour la Côte d'Ivoire et les Pays-Bas. Ce soir, la France affronte la Norvège pour le dernier match des Bleus de cette phase de poule. [musique] France info le 830 France info Adrien Bec Camille Vigon le et nous sommes toujours avec Clémence Gueté vice-présidente de l'Assemblée nationale.
Vous êtes aussi chargé du programme de Jean-Luc Mélenchon. On va continuer de parler de la cancule et il est impossible de parler de la lutte contre le réchauffement climatique sans parler sortie des énergies fossiles et aussi la question de l'électrification des usages à la France insoumise. Vous êtes pro sortie de l'énergie nucléaire.
On a appris cette semaine que trois réacteurs sont à l'arrêt en France à cause de la canicule, au bord de la Garonne, à Golches à Buget dans l'in. Est-ce que vous y voyez une confirmation de votre position ? Oui, malheureusement, mais sans aucun triomphalisme parce qu'en fait, c'est absolument terrible.
On a dans notre pays beaucoup misé sur le nucléaire. Du coup, on a une énergie qui certes est décarbonée, mais qui n'est pas moins dangereuse par certains aspects. Nous avons dit qu'avec le changement climatique, avec les épisodes de canicules, les fleuves, le réseau d'eau de manière générale qui est indispensable au refroidissement de ces centrales était menacé et donc que consubstantiellement cette technologie était menacée pour ce qui est du du très longtemps.
Donc oui, en effet, nous sommes pour on a arrêté ces réacteurs parce que l'eau était effectivement on peut pas se permettre au niveau de l'environnement de trop réchauffer l'eau des fleuves. Mais la plupart des réacteurs ne fonctionnent pas forcément selon ce principe là. D'autres se refroidissent d'autres systèmes et le selon RTE le réseau électrique n'est pas menacé n'est pas menacé aujourd'hui.
Il y a pas de danger. Par exemple Golfesh, il y a une tour de refroidissement qui justement est censée être une technologie qui permet de se de se d'éviter ce type de risque. Golf, vous l'avez dit, il y a un réacteur qui est à l'arrêt.
Donc on voit bien que cette technologie elle n'est pas résilient parce que sur une centrale il y a plusieurs types de réfrigération des des elle n'est pas résiliente sur le temps long 2019 parce que c'est plus facile de parler de il y a quelques années, on a plus de recul sur ces périodes de canicule. 2019, c'était l'équivalent en réacteur nucléaire arrêté de 10 % de la consommation électrique française du pays. On voit bien que c'est pas un petit sujet, c'est pas anecdotique.
Donc nous ce que nous disons au moment où il y a tous ces débats en tant que parlementaire, nous sommes invités à réfléchir au fait que nous allons réinvestir des milliards et des milliards et des milliards puisque nous arrivons à la fin de vie de la plupart des réacteurs et des centrales, ce qu'on appelle le grand carénage. Donc il faudrait remplacer ça. On sait que les réacteurs prévus ne vont pas entrer en activité avant plusieurs années, 10 ans, 15 ans dans le meilleur des cas parce qu'on sait aussi que ces projetsl pour le projet du retard.
Exactement. Et donc on on sait que les les énergies renouvelables sont plus rapides à déployer si on accompagne les filières. Et ça, il va falloir le faire franchement en France.
J'ai j'ai travaillé beaucoup sur cette question des filières industrielles d'énergie renouvelable. On est complètement à la ramasse et on a laissé fermer les dernières industries photovoltaïques. Ça veut dire des panneaux solaires à en Chine et des moteurs d'éoliennes en Chine que et en Allemagne plutôt que de plutôt que de de d'avoir une comment dire une industrie nucléaire sur laquelle on est souveraine.
Bah plutôt que d'acheter nous-même ou de produire nous-même les énergies renouveles. Vous pourz pas faire ça en année. quand même un petit yatus dans votre raisonnement, c'est que les deux dernières usines de panneau bas sur la réalité les deux dernières usines de panneaux photovoltaïques françaises là c'est la macronique qui les a laissé fermer c'était il y a quelques mois pour la dernière donc investir là-dessus en accompagnant avec la puissance publique des aides de l'État qui pour le coup permettent de créer des des emplois et permettent de produire en France des panneaux photovoltaïques et des pales d'éoliennes, ce serait la chose la plus intelligente à faire.
C'est que nous nous allons faire. L'énergie nucléaire aujourd'hui, elle nous permet d'avoir une énergie majoritairement décarbonée. Elle nous permet d'être souverain.
Elle nous permet aussi d'accompagner l'électrification des usages, les voitures électriques, les climatisations dont on parlait à l'hôpital ou dans les écoles. Est-ce que s'en passer finalement aujourd'hui ça relève pas plus du dogmatisme que du choix stratégique ? Bah moi je vous trouve extrêmement enthousiaste.
Alors j'aimerais bien non mais j'aimerais bien être à votre place et trouver ça absolument merveilleux. Mais moi ce que je vois c'est que il y a des risques de résilience de cette technologie. souverain.
L'uranium, l'uranium, excusez-moi de vous lire qu'on ne l'extrait pas en France. Les déchets nucléaires, on a des gros problèmes pour qu'est-ce qu'on va en faire pour les centaines de milliards d'années à venir mieux que le gaz, c'est mieux que le charbon. Et par ailleurs et par ailleurs, c'est rarement demandé au responsable du Rassemblement national mais clim partout, voiture électrique, électrification des usages en totalité, pas que le Rassemblant national soit pour l'électrification des usages en totalité.
Alors d'aujourd'hui, nous ne savons pas produire suffisamment d'énergie pour faire face à tous ces usages et en même temps pouvoir faire un mix qui passe euh à l'énergie renouvelable. Donc pourquoi pourquoi ne pas être en faveur de la promotion des d'énergie renouvelables que vous faites d'un côté et de l'autre de garder une part de nucléaire dans ce qu'on appelle le mix d'énergie ? Pour l'instant, garder une part de nucléaire, je vais vous le dire, nous n'avons pas le choix.
Demain, Jean-Luc Mélenchon est élu à à l'Élysée. Euh la construction des 6 EPR2 qui a été annoncé, les projets sont lancés, même si la construction a pas démarré. Elle est stoppée par Jean-Luc Mélenon.
Et ben nous avons assumé à un moment de dire que nous ferions appel au peuple des référendums sur ces questions à l'Assemblée nationale, c'était au moment du nouveau Front populaire. Et puis il y a aussi une chose mais je revenu sur cette question du référendum en disant qu'il y avait pas finir sur cette question. Vraiment, c'est une question un peu complexe.
Le mix énergétique c'est à la fois une combinaison de décisions politiques, de politique publique qu'on prend immédiatement et à la fois il y a le temps de construction et le temps de mise en œuvre. Donc euh on parle sur 70 voire une centaine d'années. Dans ces cas-là, ce que nous nous disons, c'est que nous arrivés au pouvoir, on va miser sur le 100 % énergie renouvelable.
On va faire avec la durée de vie des centrales existantes, mais arri vous ne fermerez pas de centrales, mais on peut on ne peut pas aujourd'hui les fermer immédiatement quand on arrive. Et d'ailleurs ça n'a jamais été dans notre programme. Dans notre programme en 2022, c'était finir avec le nucléaire en 2050.
Vous vous rendez bien compte que nous sommes 5 ans plus tard. Je je pense peut-être à certains auditeurs qui se disent bon en fait et qui peut-être sont pas pas favorables au nucléaire et qui se disent bon en fait tout ça c'est de la belle promesse, vous allez être au pouvoir et en fait bon vous n'allez pas changer grand-chose et finalement le nucléaire demeurera. Non mais attendez, j'espère que des auditeurs ne se disent pas ça et que c'est vous comprendre.
B non, je suis navré mais j'essaie de vous c'est l'énergie c'est un sujet que je connais bien donc visiblement je je vous l'explique mal mais c'est un sujet que je connais bien. Nous sommes à la fois en train de prendre des décisions de politique publique immédiate quand nous allons arriver au pouvoir en 2027 et à la fois nous faisons avec l'existant et avec des investissements publics en milliards que nous avons enclenché pour certains depuis 60 le plan le plan Mesmer. Donc on fait avec cet héritage là.
Donc il y a la durée de vie des centrales et je vous le dis la durée de vie des centrales c'est pas éternel. C'est pas moi Clémence Gueté qui l'invente. Il y a un moment donné où elles deviennent dangereuses et donc oui, il faut les fermer progressivement.
Je vous dis également que le temps de structurer une filière des énergies renouvelables, non, ça ne se fait pas en claquant des doigts et en 2 mois on passe au 100 % renouvelable. Ça n'a jamais été écrit ainsi dans notre programme, mais je vous réaffirme que oui, notre ambition c'est le 100 % énergie renouvelable et que nous saurions et nous saurions pouvoir le faire. Je vous ai dit que en 2022 c'était 2050 et je vous inviterai quand notre programme va sortir au moment de la rentrée du mois de septembre à me réinviter pour que je vous donne à nouveau tous les détails du du plan actualisé du fait du retard de la Macronie et et juste brièvement les projets lancés, est-ce que vous les arrêtez ?
Je ne suis pas en capacité de vous dire aujourd'hui un si des investissements trop conséquents ont déjà été réalisés. Ce que je vous dis c'est que ma volonté politique ce serait de ne pas les lancer parce que sinon on se on se on se réembrayille on va dire pour 60 70 ans. Ces projets coûtent trop cher par ailleurs.
Il y a des surfinancements absolument systématiques et il y a du retard dans la mise en place. Donc si euh avec les scientifiques, avec les scénarios RTE, on arrive à montrer et ils sont en train de sortir maintenant ces scénarios donc c'est c'est pas moi qui les invente. On arrive à montrer qu'on peut faire du 100 % énergie renouvelable. avant la fin de vie et le le le des centrales nucléaires et donc le grand mur énergétique qui peut arriver devant nous.
Bien sûr, nous ferons du 100 % énergie renouvelable et bien sûr, nous arrêterons ces projets de réacteur parce que en fait, on réellement [raclement de gorge] on se remet on se remet dans un problème que nous dénonçons sur les centrales existantes. C'est la même chose. Est-ce que vous avez une idée de combien ça coûterait à la fois de mettre un terme en quelque sorte au au nucléaire, même si on a bien compris qu'il s'agissait pas d'arrêter tout d'un coup.
Et par ailleurs, on a bien compris et par ailleurs d'investir massivement dans les dans le dans le dans les renouvelables. Plusieurs dizaines de milliards d'euros. Et par ailleurs, je pense que c'est même sous-estimé, y compris dans les avec ce que vous nous disiez sur la au début sur le l'isolation maintenant sur les sur les sur les on est à autour de déjà plus de 50 milliards de dépenser le budget de l'éducation nationale, le budget de la culture, le budget de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants.
Mais tout ça va faire beaucoup de dépenses. Ça s'appelle un budget de l'État. Donc oui, on fait beaucoup beaucoup de dépenses dans notre dans notre programme de 2022.
Nous prévoyons un plan d'investissement sur 5 ans de 500 milliards d'euros. Je vous laisse faire des gros yeux et bah peut-être comme certains de vos téléspectateurs. L'Allemagne, l'Allemagne qui a cette réputation de rigueur austéritaire et cetera fait un plan de 1000 milliards sur 5 ans.
Les grandes puissances aujourd'hui sont confrontés sont confrontés. Mais oui, mais sauf que le raisonnement économique des néolibéraux qui consiste à faire des coupes budgétaires dans tous les services publics année après année produit aussi des coûts. Le coût du malheur, le coût de l'impréparation et les Français le payent quotidiennement.
Donc excusez-moi de vous dire que leur vieille recette continu à nous donner des leçons alors qu'ils en sont à 1200 milliards de dettes supplémentaires avec les macronistes, franchement, ils peuvent les garder
Clémence Guetté