🔴 Audition du secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale sur la RNS 2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 16 %Défensif 19 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 17:01RelanceRéponse directe
Où sont définis les intérêts vitaux de la France ? Quels outils de planification et moyens sont prévus pour répondre aux objectifs ?
- 19:00RelanceRéponse partielle
La RNS semble être une liste de vœux pieux plutôt qu'une stratégie concrète. Quelles sont les décisions structurantes ?
- 23:00OuverteRéponse directe
Quelle est votre avis sur la défense civile et passive face aux menaces hybrides ?
- 25:00OuverteRéponse directe
Quels sont les travaux sur la flotte stratégique et ses bénéfices ?
- 29:00OuverteRéponse directe
Quand la France adoptera-t-elle une stratégie spatiale actualisée ?
- 31:00OuverteRéponse directe
Comment évaluez-vous les menaces d'ingérences étrangères lors des élections et quelles réponses y apporter ?
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stratégique. Un nouvel objectif est d'ailleurs consacré aux enjeux scientifiques et technologiques. La troisème partie développe les voies et moyens pour confronter cette ambition en soulignant l'importance d'associer nos territoires à cette démarche. tout comme tous les députés présents ici d'ailleurs, je sais que vous êtes particulièrement attaché à cette déclinaison locale dans nos territoires de la revue nationale stratégique et d'ailleurs c'est dans cette perspective que vous avez répandu et je vous en remercie à ma demande de participer à une réunion publique que j'ai organisé mi-octobre dans mon territoire en Bretagne autour de ces enjeux et on a fait ça le comble.
C'est pour vous dire à quel point nos concitoyens finalement sentent concernés par les problématiques géostratégique actuelle et cet esprit de réfense. L'actualisation d'une revue nationale stratégique est souvent un préalable à l'adaptation à notre outil de défense afin de prendre en compte l'évolution des menaces. C'est donc très logiquement qu'une actualisation de la loi de programmation militaire a été annoncée par le président de la République.
D'ailleurs, j'ai écrit un un courrier au Premier ministre pour m'assurer que cette actualisation réactualisation se fâche le plus tôt possible car c'est un quelqu'un quelque chose de très important et et nous devons très vite nous mettre au travail. Donc voilà , nous serons très attentif et et très à votre à votre écoute par rapport à tout ce que vous pouvez nous dire sur cette revue nationale stratégique. Monsieur le secrétaire général, je vous laisse respectueusement la parole.
Merci beaucoup monsieur le président, mesdames et messieurs les députés, merci pour votre invitation. Je vais je commence par euh quelques quelques mots à la fois d'excuses et de remerciement puisque je vous avais euh respectueusement demandé de décaler cette audition euh pour que nous soyons dans un environnement où euh concrètement j'ai des autorités politiques pleines et entières dans la plénitude de leur exercice. Et donc merci d'avoir accepté puisque c'est comme vous l'avez rappelé la première fois que je viens m'exprimer devant la commission dans son ensemble en séance publique même si nous avons eu beaucoup d'échanges dans d'autres formats depuis mon arrivée mon retour en France.
Je vais évidemment, comme vous l'avez souhaité, monsieur le président, concentrer mes propos sur la revue nationale stratégique, à la fois sur la méthode et sur ses conclusions et surtout sur ce que nous sommes en train d'en faire dans le plus important qui est maintenant l'opérationnalisation de tout ce que nous avons écrit dans cette revue nationale stratégique. Un point peut-être pour revenir devant vous tous sur la méthode telle qu'elle a été choisie qui nous a amené à à conclure cet exercice là le 14 juillet avec la publication de la revue nationale stratégique 2025 pour des choses que vous connaissez pour beaucoup d'entre vous parfaitement mais je crois utile ici dans cette séance publique de de revenir un peu plus en détail sur sur la méthode que nous avons retenue. Vous savez que ce travail nous a été confié par le président de la République dans ses vœux aux armées au début de l'année 2025.
A été confié au SGDSN non pas la tâche et la responsabilité d'écrire intégralement la revue nationale stratégique mais de coordonner l'ensemble du travail qui a abouti à la publication de ce document validé par nos autorités politiques le 14 juillet 2025. Euh pour faire cela, euh vous savez que historiquement euh nous sommes passés par différentes phases et différents modèles d'élaboration de ce type de document stratégique euh depuis 1972 euh qui était le premier grand livre blanc. Nous en avons eu ensuite un en 1994, toujours sur la forme d'un livre blanc, un en 2008, toujours sur la forme d'un livre blanc, en 2013 également et puis en 2017 et en 2022 sous la forme d'une revue stratégique plus condensée.
Euh travail confié à un ministère en particulier dans un temps beaucoup plus court, évidemment avec beaucoup moins de de consultation. Ce que nous avons essayé de faire cette fois-ci, c'est de concilier les deux modèles euh dans l'évolution de l'ensemble de notre environnement stratégique et des menaces. Euh engager un processus sur une année, une année et demi, 2 ans euh de concertation et de consultation pour produire un livre blanc euh n'est objectivement plus tellement adapté euh au tempo euh et à l'accélération du monde que nous euh que nous voyons.
En revanche, il a été jugé très tôt qu'il était nécessaire malgré le temps très compté qui nous était donné par nos autorités politiques pour finaliser ce travail, d'organiser le maximum de consultation possible puisque c'est un travail qui engage évidemment l'État et les administrations et le gouvernement mais bien au-delà qui a vocation à engager au-delà l'ensemble de la nation. raison pour laquelle mon prédécesseur Stéphane Bouillon à qui je veux rendre une nouvelle fois un hommage appuyé ici euh dans les travaux qu'il a conduit, il était un un visiteur fréquent de votre commission et et je veux vous dire ici que comme je vous l'ai dit euh en privé, vous pourrez compter sur moi à chaque fois que vous le souhaitez. J'ai été comme vous l'avez dit élevé si je puis dire à l'importance du parlement par un un un grand parlementaire français et ministre qui était Jean-Ive Ledrian.
Et donc vous pouvez compter sur moi, j'ai été à bonne école euh quand il s'agit de de de se concerter et de de tenir toute la place qui lui revient à la représentation nationale dans l'élaboration de nos travaux sur la défense et la sécurité nationale. Et donc dans la suite de ce que Stéphane Bouillon avait mis en place, euh nous avons souhaité prendre le temps des consultations avec toute une série d'acteurs clés. Évidemment, vous l'avez dit, monsieur le président, euh d'abord et avant tout avec la représentation nationale, avec votre commission ici comme avec la commission de la défense et des affaires étrangères du Sénat euh qui chacune euh avec ses modalités propres ont apporté une contribution euh tout à fait irremplaçable et unique à nos travaux.
Je crois en tout cas, c'était notre engagement et c'est ce que nous avons cherché à faire. Nous avons pris à bord de la revue stratégique dans la dans la phase dans son dans ce travail final. l'ensemble des contributions qui nous sont arrivées.
Euh je n'ai évidemment pas à moi de juger si nous avons fait droit à l'ensemble de vos remarques. C'est à vous de nous le dire. En tout cas, vous pouvez être assuré que nous avons fait tout ce que nous pouvions pour modifier le texte et intégrer l'ensemble des remarques, des prérogatives, des remarques et des recommandations que vous nous aviez faites.
Euh je je soulligne ici euh que nous avons choisi euh d'aller euh une phase plus loin que ce que nous avons jamais fait dans l'histoire des revues stratégiques. Euh et je veux vous en remercier ici très vivement puisqu'il n'y a eu absolument aucune fuite. Nous avons partagé avec vous et un certain nombre de de vos collègues le projet de revue stratégique pour que au-delà des consultation et de l'incorporation des contributions que chacun des groupes politiques a bien voulu faire à ce travail, vous puissiez vérifier directement si justement nous y avions nous y avions fait droit.
C'était un élément extrêmement important pour nous. La deuxième partie des consultations et je veux aussi souligner la nouveauté que nous avons voulu mettre en œuvre dans le pas de temps très rapide qui était le nôtre, c'est de de d'organiser des consultations avec les grandes associations d'élus territoriaux et donc nous avons consulté dans les mêmes formes les associations des maires départements et régions de France. Vous l'avez dit, monsieur le président, j'y reviendrai.
Je suis convaincu qu'il y a une dimension territoriale très forte dans la mise en œuvre de tout ce que nous avons écrit dans la revue nationale stratégique. Et il était donc très important pour nous que avant même la finalisation de ce document, nous puissions prendre à bord également les remarques qui pourraient nous être faites par les grands élus territoriaux de la République. Nous avons enfin mené des consultations de façon un peu plus classique, je dirais, avec un certain nombre d'acteurs, soit du monde privé, notamment des de quelques grands industriels, soit de nos experts sur les questions de défense et de sécurité nationale des fingt tank dans les mêmes modalités.
Euh et finalement, par rapport aux exercices précédents, nous avons pris un tout petit peu moins de temps euh que ce que nous aurions voulu ou dû faire euh pour des consultations internationales. Euh et donc nous avons évidemment concerté et consulté euh de très près nos deux principaux partenaires que sont euh le Royaume-Uni et l'Allemagne, euh mais euh sans prendre malheureusement beaucoup plus de temps pour faire une consultation internationale beaucoup plus large comme ça a pu être le cas dans le passé. Vous voyez que le le choix qui a été fait en terme de méthode, c'est de se concentrer sur des consultations nationales mais de façon élargie à la fois approfondi avec avec vous-même la représentation nationale et élargi dans le champ des concertations de façon à prendre à l'intérieur de ce texte de la revue nationale stratégique le plus de contributions et de remarques possibles.
Une fois que ce texte a été fini, nous n'avons pas cessé nos consultations. Évidemment, le texte lui-même engage les les administrations de l'État et l'État. Euh mais nous avons euh poursuivi nos efforts sur la base de ce texte et donc je passe, comme vous l'avez dit euh monsieur le président, une partie de mon temps euh à poursuivre les consultations euh à la fois à titre national et surtout à titre territorial.
Donc, je me rends effectivement chaque fois que je le peux et que je suis invité dans nos territoires pour présenter la revue nationale stratégique, expliquer ce que ce qui est devant nous en terme d'opérationnalisation et de mise en œuvre et essayer de mobiliser autant que possible l'ensemble des forces de la nation qui doivent concourir à cet effort de défense et de sécurité nationale. Ça c'était sur la méthode. Ce que je constate pour conclure cette première partie, si vous me permettez ce jugement là , c'est que partout où je suis allé, j'ai noté une très grande convergence de substance à la fois sur l'analyse et la première partie de cette revue nationale stratégie qui, comme vous l'avez rappelé, porte sur la description de notre environnement stratégique mais plus important encore sur les grandes priorités qui sont devant nous dans la mise en œuvre et l'opérationnalisation de chacun des 11 objectifs stratégiques de cette revue stratégique.
Et c'est y compris vrai avec nos partenaires internationaux. Au-delà des Allemands et des Britanniques dont j'ai parlé, je me suis rendu à Bruxelles, à la fois du côté de l'Union européenne pour avoir des consultations avec les institutions et l'ensemble des Étatsmembres, mais aussi du côté de l'OTAN. et je constate là aussi une très grande convergence dans nos priorités européennes sur la mise en œuvre de la revue nationale stratégique. sur le fond, vous le savez très bien et je vais insister simplement sur un point qui me semble tout à fait central qui est un choix qui a été fait dans cette revue nationale stratégique qui trouve sa traduction dans un certain nombre de paragraphes à la fin de la première partie sur l'environnement stratégique et au début de la deuxième partie sur nos objectifs stratégiques et qui est porte sur l'organisation de nos réflexions autour de ce que nous avons appelé un scénario central.
Ce scénario central, il est décrit de façon très factuelle et précise dans la revue stratégique elle-même. Il est très simple à énoncer et extrêmement ambitieux et dimensionnant à organiser. Ce scénario, il comporte deux parties.
Il comporte une partie qui consiste à dire que nous devons nous préparer à une situation dans laquelle la France serait engagée dans une guerre dans une guerre aux frontières de l'Europe ou en Europe ou à la périphérie de l'Europe, pas sur le territoire national. mais quelque part en Europe ou à la périphérie de l'Europe et que en même temps dans le même pas de temps, en parallèle de cet engagement de nos forces armées dans un scénario de guerre au sens propre du terme et je fais une parenthèse mais à la à la demande de nos autorités politiques, euh nous avons fait le choix dans la rédaction de ce document d'être à la fois très simple et très direct euh et donc de ne pas utiliser trop de périphes. Mais en même temps que cette première partie du scénario, il y en a une deuxième qui est que nous devons nous préparer à ce que des agressions de nature hybride viennent peser directement cette fois sur le territoire national à des fins de rupture de la continuité de la vie de la nation.
Derrière ce terme hybride euh qui est un terme qui parfois peut-être source de confusion ou de d'imprécision, euh nous avons fait le choix de décrire le plus précisément possible ce que nous envisagions comme possibilité de type d'agression. Et donc nous nous les avons listés dans la revue nationale stratégique et elles sont à la fois très simples et très opérationnelles puisque nous parlons de menace et d'agression cyber euh de nature de manipulation de l'information et d'ingérence numérique étrangère au sens très précis du décret de création de viginum. Euh nous parlons de menaces de sabotage queles que soient les formes que ce sabotage peut prendre.
Nous parlons de menaces d'espionnage. Nous parlons de menaces qui consistent à instrumentaliser des troubles à l'ordre public à des fins stratégiques par nos adversaires. Et nous parlons enfin de menaces qui visent à peser sur la continuité la vie économique de la nation et notamment sur nos capacités d'approvisionnement stratégique en bien vitaux qui sont nécessaires au cœur de la continuité de la vie de la nation.
Ce sont donc ces six ou sept menaces très spécifiques que nous visons sous le terme de menaces ou de d'action hybride euh et auquel nous avons indiqué dans chacun des objectifs stratégiques de cette deuxième partie que nous devions nous y préparer. C'est le scénario central. Je veux juste préciser une fois de plus ici que ce scénario central, nous ne disons pas dans cette revue stratégique qu'il est probable.
Nous ne disons pas qu'il va se produire. Nous n'y affectons pas de coefficient de probabilité. Euh comme je le dis parfois, nous nous sommes l'État, nous ne sommes pas ni un finkt tank ni une agence de pronostic.
En revanche, ce scénario, nous avons fait le choix de le mettre au cœur de nos réflexions stratégiques, tout simplement parce qu'il est l'un, si ce n'est le plus dimensionnant et exigeant des scénarios possibles. Tous ceux qui ont fait de la planification de défense et de sécurité nationale savent que généralement dans disons entre 90 et et 100 % des cas, la réalité ne sera pas conforme à la planification et que les scénarios que nous avons imaginés sont rarement les scénarios auxquels nous sommes confrontés dans le monde réel. Et donc l'enjeu dans ce scénario central, c'est d'imaginer le scénario qui nous fait dire que si on devait être prêt à être confronté à un tel scénario, on devrait logiquement être prêt à tous les scénarios qu'on aura pas prévu.
C'est ça la logique même de ce scénario en terme de mobilisation et de préparation dans les mois et années qui viennent. Donc encore une fois, je le dis et je le répète parce que c'est un choix important. Nous ne nous ne cherchons pas à prédire l'avenir.
Nous cherchons à nous préparer aux scénarios qui sont potentiellement les plus exigeants et les plus dimensionnants. Troisème point pour ne pas être trop long et laisser la place au aux questions parce que je sais que vous y êtes attaché monsieur le président. Euh le plus important, c'est maintenant ce qui est devant nous euh et ce qui est en fait sur notre bureau depuis le 14 juillet, c'est-à -dire depuis non seulement l'adoption formelle, mais la publication de ce document, c'est-à -dire sa mise en œuvre et son opérationnalisation.
Euh après la méthode et le scénario central, la troisème innovation de cette revue stratégique, c'est précisément d'avoir passé du temps dans sa troisème partie sur les voies et moyens à définir le plus précisément possible l'ensemble des actions que nous devons collectivement mettre en œuvre pour être certain que dans quelques années, nous serons prêts au pire des scénarios possibles. La meilleure façon d'ailleurs d'éviter que ces scénarios se produisent, c'est d'y être parfaitement prêt. C'est le principe même de toute politique de prévention ou de dissuasion. deux dimensions à ce scénario et trois défis pour être très direct et aller droite au but.
Euh dans la mise en œuvre de la revue nationale stratégique, nous avons finalement trois grands défis euh qui chacun concernne des parties différentes de l'administration et de l'interministériel, mais également des parties différentes de notre société, de notre monde économique et de nos collectivités territoriales. La première partie de ce de ce de ces défis qui sont devant nous, ce n'est pas à cette commission que je vais l'expliquer et par ailleurs, d'autres que moi le feront infiniment mieux au ministère des armées. C'est évidemment la la poursuite de la transformation et du durcissement de nos forces armées pour être entièrement prête à un scénario de guerre.
Euh vous avez entendu, vous avez auditionné euh les ministres des armées, les chefs d'état-major d'armée. Encore une fois, ils seront tous infiniment plus compétents que moi pour expliquer ce que la mise en œuvre de cette partie-là du scénario signifie. Mais il est évident qu'en terme de préparation opérationnelle, d'entraînement, d'acquisition de masse, il y a toute une série de choses qui ont déjà largement été engagées dans la loi de programmation militaire actuelle mais qui comme vous l'avez dit vont devoir être actualisé dans ce que le président de la République a annoncé le 13 juillet à la veille de la publication de cette revue nationale stratégique.
Il y a là aucun hasard mais évidemment une une volonté coordonnée de d'organiser les choses qui nous amènera à finaliser la préparation d'une actualisation de la loi de programmation militaire dans ces différentes dimensions à la fois normatives mais évidemment également capacitaire. Encore une fois, c'est un effort qui est piloté principalement par le ministère des armées et et les chefs d'étatmajor d'armée, mais c'est un des grands défis qui est devant nous. Il y a évidemment une dimension budgétaire que vous connaissez mieux que moi, mais il y a beaucoup d'autres dimensions capacitaires de processus d'acquisition, d'entraînement, de durcissement, de stock, euh de transformation de notre modèle économique euh qui viennent à l'appui de cette première partie du scénario.
La deuxième le deuxième défi pardon qui est devant nous, il est il porte sur l'ensemble du paquet sécurité nationale et je n'ai pas encore prononcer ce terme mais il est central résilience nationale, stratégie de résilience nationale, c'est-à -dire comment est-ce que collectivement nous préparons la nation à faire face à des attaques hybrides beaucoup plus massives qu'elles ne le sont aujourd'hui. La liste des menaces et des agressions de nature hybride que j'ai mentionné, vous le savez, nous le savons, nous y sommes déjà confrontés aujourd'hui. Il y a tous les jours des attaques cyberes, il y a tous les jours des des ingérences numériques étrangères et des opérations de manipulation de l'information.
Nous avons très régulièrement des opérations de sabotage ou d'espionnage. Nous avons parfois, vous le savez, des opérations d'ingérence étrangère qui visent à venir troubler l'ordre public à des fins stratégiques et de confusion. Nous pouvons avoir parfois des difficultés dans les approvisionnements stratégiques.
Bref, tous ces sujets sont aujourd'hui des sujets extrêmement matériels et opérationnels d'ors et déjà . En revanche, nous devons nous préparer à ce que l'ensemble de ce type d'action devienne beaucoup plus dur, beaucoup plus menaçant et beaucoup plus massif qu'ils ne le sont aujourd'hui. Ce qui suppose dans l'ensemble de ces grandes politiques publiques et de ces champs d'action notre politique de cybersécurité, notre politique de lutte contre les manipulations de l'information, notre politique de protection contre des menaces de sabotage, d'être beaucoup plus résilient, c'est-à -dire à la fois de prévenir et d'être capable d'encaisser ces menaces beaucoup plus massives qu'aujourd'hui et surtout et c'est le cœur de la notion de résilience, d'être capable de revenir le plus vite possible vers un fonctionnement normal de la nation.
Tout ça suppose toute une série d'adaptations et de mises en œuvre qui euh vont du domaine législatif ou normatif jusqu'au domaine capacitaire en parlant par l'organisation euh de nos de l'État et y compris de la mobilisation de l'État territorial et des collectivités territoriales, mais qui infiné suppose aussi une prise de conscience collective que chacun à notre place, nous avons un petit morceau de la responsabilité de la préparation à ces menaces de sécurité nationale et de la résilience nationale. Chacun d'entre nous et certain nombre de de pays européens ont dans leur tradition nationale beaucoup plus que nous l'avons nous-mêmes cette habitude de travailler ensemble collectivement à la fois à l'échelle du citoyen individuel, à l'échelle des collectivités territoriales, à l'échelle de l'ensemble du monde économique et des entreprises. Et c'est bien la somme de l'ensemble de ces actions-là qui fera que la nation sera résiliente ou ne sera pas résiliente.
Et c'est ce travail qui est devant nous et c'est la raison, monsieur le président, pour les pour laquelle nous avons décidé au SGDSN effectivement de passer beaucoup de temps dans la déclinaison territoriale de la revue nationale stratégique parce que nous sommes convaincus que c'est un engagement qui va bien au-delà des services de l'État. Il y a évidemment une responsabilité spécifique qui s'attache au cœur régalien de l'État, mais l'un de nos enjeux est au-delà de l'explication de la menace à laquelle nous sommes confrontés, de la précision et et il faut être très précis dans la façon dont nous décrivons la menace à laquelle nous nous préparons, y compris dans ce que j'ai dit. C'est-à -dire que le la il y a une phrase dans la revue nationale stratégique, ça tient en une phrase mais qui dit que nous ne considérons pas comme possible ou crédible une attaque conventionnelle militaire de nature classique sur le territoire national et qu'en revanche nous avons à nous préparer à la massification d'un certain nombre d'attaques hybrides.
Cette précision dans la définition de la menace à laquelle nous sommes préparés suppose aussi beaucoup de rigueur et beaucoup d'engagement dans la préparation de chacun de ces acteur là dans chacune des grandes politiques publiques que j'ai cité de façon à être collectivement plus résilient. Euh tout ça suppose également que nous réfléchissions et ça fait partie des travaux sur lesquels nous sommes engagés aujourd'hui euh à la meilleure possibilité et la meilleure façon d'organiser la possibilité pour nos concitoyens qui le souhaitent de s'engager euh dans toute une série de dispositifs de réserves, de bénévolats, de volontariat. Les armées sont venues, je le sais déjà , vous expliquer euh à de à de nombreuses reprises à quel point il était important pour les armées comme pour les forces de sécurité intérieure de compter sur les réserves opérationnelles.
Les forces de sécurité civile, vous le savez, comptent beaucoup sur les réserves également. Mais d'une manière plus générale, dans un scénario de crise importante, euh il est important que nous soyons mieux organisés, plus lisible, plus incitatif euh dans tous les dispositifs qui permettent à nos compatriotes et à nos concitoyens de s'engager euh et dans tous ces dispositifs de réserves, de volontariat ou de bénévolat qui nous seraient utiles en matière de gestion de crise. Il y a dans la mise en œuvre de cette partie de la revue nationale stratégique toute une série de lignes d'action que je vais pas détailler complètement ici, j'en ai cité une sur les réserves.
Nous sommes par ailleurs en train de de repenser très largement tout ce que nous appelons la planification de défense et de sécurité nationale qui est une des prérogatives classiques de l'institution que j'ai l'honneur de de diriger maintenant. Euh et puis évidemment, on a des réflexions en cours notamment avec le ministère de l'intérieur sur la meilleure organisation possible de notre dispositif de pilotage et de gestion des crises euh dans sa déclinaison territoriale mais également dans sa déclinaison euh nationale. Donc il y a toute une série comme cela de mesures.
Je dans nos travaux actuels, je pense, je suis certain même qu'il y a potentiellement un certain nombre de mesures de nature réglementaire ou législative que nous serons amenés à finaliser et à proposer à nos autorités politiques. Plusieurs vecteurs législatifs sont envisageables. C'est des choses qui sur lesquelles nous sommes en train de travailler et j'espère que dans les semaines qui viennent, nous aurons fini ce travail interne de l'administration d'identification des des éléments que nous avons commencé à lister dans la 3è partie de la de la revue nationale stratégique, mais sur lesquelles nous sommes en train d'aller beaucoup plus loin dans le détail technique des travaux euh de certaines mesures d'adaptation de notre dispositif législatif euh pour accroître notre capacité à encaisser des chocs de sécurité nationale et à avoir une stratégie de résilience nationale beaucoup plus euh beaucoup plus euh forte.
Le 3è point, le 3è défi et déjà ces deux défis là sont extrêmement dimensionnants et presque vertigineux si vous me passez l'expression. Euh le troisème défi, il consiste précisément à intégrer ces deux dimensions. Euh c'est-à -dire que nous avons un enjeu sur l'adaptation de nos forces armées, nous avons un enjeu sur l'adaptation de notre modèle même de sécurité nationale et puis nous avons un enjeu d'intégration civile-militaire de l'ensemble de ces deux éléments.
Le caractère proprement dimensionnant et exigeant du scénario central. Il consiste précisément à dire que les deux morceaux pourraient se produire en même temps et tout ça suppose que l'organisation interministérielle civile ou militaire de notre capacité à gérer une crise de cette nature là soit repensée. Vous savez que nous avons des exercices réguliers qui nous permettent de nous entraîner.
Il y a des exercices qui s'appellent Estia qui a eu lieu en 2025. qui a un exercice Orion qui a lieu régulièrement. Il y aura un exercice Orion 2026 en début d'année prochaine qui comprendra une grosse partie interministérielle de dialogue civilo-militaires et qui suppose des choses là encore qui sont extrêmement opérationnelles, pragmatiques et précises.
Si vous voulez organiser des des manœuvres logistiques par exemple de nos armées dans une logique de montée en puissance, il y a des sujet de nature, transport, logistique, énergie, santé qui supposent d'être pensé, adapté, réfléchi. Et de la même façon, si nous sommes si nous devions par malheur nous retrouver dans le scénario que que qui est au centre de la revue nationale stratégique, et bien nous devons penser à la façon dont nous organiserions les priorités et la hiérarchie des priorités entre les moyens militaires et les moyens civils pour la gestion d'une crise complexe. Donc cette troisème partie d'intégration civilo-militaire, d'organisation de l'État et des collectivités territoriales et des territoires en matière civilo-militaire est un des grands domaines d'action et et de de défis qui sont devant nous pour la mise en œuvre de la revue nationale stratégique.
Ces trois défis là , je veux je veux vous dire ici que nous avons d'ors et déjà engagé tous les travaux de mise en œuvre et d'opérationnalisation de chacune de ces grandes lignes d'action. Euh nous sommes à la fois ambitieux et modestes. Ambitieux parce que euh comme je l'ai dit le le cet ensemble de de d'actions qui sont listé dans la revue nationale stratégique euh sont euh lourds euh extrêmement dimensionnants, vont nous amener euh à nous engager dans la durée.
Ça n'est pas un effort euh pour la nation et pour l'État de court terme. C'est un effort de moyen terme dans lesquels nous allons devoir avoir de la constance, j'allais dire presque de l'entêtement dans la méthode de mise en œuvre de la revue nationale stratégique dans les années qui viennent et puis de la modestie parce que nous savons que et et le SGDSN est organisé comme étant un organe de coordination interministérielle que nous ne savons pas faire cela tout seul et que nous avons besoin non seulement de l'ensemble des compétences interministérielles qui ont été mobilisées pour rédiger la revue nationale stratégique qui sont maintenant mobilisé pour la mise en œuvre de la revue nationale stratégique. Nous allons nous SDSN conduire notre rôle classique finalement de coordination interministériel.
Donc je peux vous dire, je peux vous garantir que nous ferons toutes les réunions nécessaires interministériales pour garantir que chaque ministère se rappelle de ce que nous avons écrit collectivement, de ce à quoi nous nous sommes engagés. Mais comme je l'ai dit, une partie importante des travaux de mise en œuvre de la revue nationale stratégique euh dépend aussi bien au-delà de l'État, de l'engagement euh de l'ensemble des acteurs, du monde des collectivités territoriales, du monde de des entreprises privées et pas simplement des opérateurs d'importance vitale, mais de l'ensemble du monde économique et à la fin de l'ensemble de nos concitoyens. Et et c'est dans cette humilité et dans cette modestie de nos travaux euh que nous essaierons de convaincre et d'entraîner avec nous dans la préparation de la nation euh l'ensemble du dispositif qui est nécessaire en matière de défense et de sécurité nationale pour les années qui viennent.
Merci monsieur le secrétaire général et vous pourrez compter sur nous aussi pour veiller à cette déclinaison sur les territoires et je crois que nous autres députés, nous qui sommes souvent en lien avec nos nos préfets aussi, nous nous devons bien veiller à ce que votre travail intense et de qualité soit bien décliné dans tous les départements de France parce que on a beau parfois faire des des choses fortes à l'échelon central, mais s'il se décline pas dans les territoires, ça n'aura pas de sens parce que la la voilà donc ça je crois que vous pourrez compter sur les parlementaires ici présents de veiller et on vous fera remonter d'ailleurs les les préfets qui ne mettent pas en œuvre ou qui n'organisent pas des des des choses qui vont dans le sens de la revue nationale stratégique et indispensable à la résilience de notre pays. Les orateurs de groupe vont prendre la parole pour vous poser des questions et nous commençons par Florence Goulet pour le rassemblement national. Merci monsieur le président, monsieur le secrétaire général.
La revue nationale stratégique actualisée liste les nouvelles menaces et 11 objectifs stratégiques à atteindre pour 2030, soit un objectif de plus que la RNS 2022 qui concerne l'excellence académique, scientifique et technologique au service de la souveraineté française et européenne. Il s'agit pour l'essentiel de répondre aux défis technologiques liés notamment au spatial, au quantiquia. On est tenté de dire qu'il est temps et nous passerons sur l'expression de souveraineté européenne qui ne veut rien dire car l'Union européenne ne dispose que des compétences que les États veulent bien lui déléguer.
En l'occurrence pas de la compétence régalienne de la défense nationale. La RNS 2022 ignorait la France des outresem. La RNS actualisée soulligne la nécessité d'y renforcer notre posture militaire.
C'est mieux mais insuffisant égard aux actions de l'Azerbajan en Nouvelle-Calédonie et aux pressions chinoises tant en Polynésie que dans l'océan Indien. Nous saluons le travail effectué par vos services, mais regrettons toutefois que cette revue semble davantage s'apparenter à une liste de vœux pieux de ce qu'il faudrait ou de ce qu'on devrait faire plutôt qu'à la mise en place d'une véritable stratégie pour notre pays. Et alors qu'il est plus que jamais nécessaire de définir concrètement les priorités industrielles, énergétiques, d'approvisionnement, critique, de recherche, de formation et de s'en donner les moyens.
C'est pourquoi, monsieur le secrétaire général, je vous demande où sont définis les intérêts vitaux de la France ? Où sont précisés les outils de planification à mettre en place pour répondre à ces objectifs ? Où sont détaillés les moyens humains, économiques et financiers pour y parvenir ?
Où sont les décisions structurantes, les priorisations capacitaires ? Je vous remercie. Merci chers collègues pour votre question.
Juste une petite observation, le Rassemblement national n'avait pas fait de contribution au moment où on travaillait collectivement euh sur tout ça. Donc euh bon, je vais laisser euh le secrétaire général répondre. Certainement, les questions sont pertinentes mais ça aurait été bien aussi de contribuer de façon à s'assurer que tout ce que vous souhaitez y soit.
Monsieur le secrétaire général, je vous laisse la parole. OK. Au fur et à mesure.
OK. Merci beaucoup. Merci beaucoup madame la madame la députée.
Euh plusieurs plusieurs éléments, vous l'avez vous l'avez à très juste titre souligner. Euh dans les nouveautés de cette revue nationale stratégique, il y a effectivement le choix qui a été fait d'ajouter un objectif stratégique 11 euh sur l'ensemble des questions scientifiques et technologique. C ces questions là , si vous reprenez les revues stratégiques précédentes y étaient déjà mentionnées.
Pour avoir été dans mes différentes fonction passé impliqué dans à peu près la totalité des des livres blancs ou des revues stratégiques depuis 2008, je peux vous garantir madame la députée que nous n'avons pas découvert en 2025 l'importance des sujets de l'intelligence artificielle, du quantique euh ou de l'espace. En revanche, il nous a semblé important euh au moment où nous décrivions l'évolution de l'environnement stratégique et des et des grands objectif que nous devions nous fixer à nous-mêmes d'élever l'ensemble de ces questions scientifiques et technologiques finalement au même rang que beaucoup d'autres objectifs stratégiques qui ont été décrits et que les 10 autres. Euh et effectivement le choix qui a été fait euh en terme de technologie et de scientifique de science euh c'est de nous concentrer sur quelques sujets et donc de prioriser.
Et je reprends votre mot. Euh l'un des enjeux de cette revue nationale stratégique a bien été de hiérarchiser les priorités. Euh nous aurions pu finalement dans cet objectif stratégique 11 euh être beaucoup plus large et vous aurez noté euh que nous avons fait le choix de nous concentrer sur quelques sujets scientifiques tout à fait centraux et et essentiels.
Il y en a quatre ou cinq que sont le quantique, l'intelligence artificielle, l'espace et le NRBC, les questions nucléaires et et biologiques. Et et donc ces quatre domaines là sont des domaines tout à fait fondamentaux sur lesquels un certain nombre de révolutions technologiques et de ruptures technologiques sont en cours et sur lesquels nous devons collectivement travailler pour que l'ensemble de la nation et bien au-delà de la nation puisque beaucoup de ces sujets-l sont des sujets européens se mettent à l'échelle des ruptures technologiques et des menaces nouvelles qui qui se qui se dégagent dans ce domaine là . Vous avez euh deuxièmement, madame la député, parfaitement raison de souligner que nous avons euh fait le choix en prenant d'ailleurs en compte les contributions qui nous ont été euh de façon très convergente et très euh euh cohérente euh transmise, euh de mettre un accent très fort sur la question des outresemes euh qui sont à la fois euh confrontés à la même ampleur de l'évolution des menaces internationales, mais comme vous l'avez dit confronté aussi à des menaces et à des risques de nature tout à fait spécifiques.
Euh il y a une spécificité des outresemes dans les questions de défense et de sécurité nationale et nous avons cherché dans chacun des objectifs stratégiques et surtout dans la troisème partie sur les les les voies et moyens de la mise en œuvre de la revue nationale stratégique à identifier de façon extrêmement précise ce que nous pouvions faire pour renforcer la résilience des outresems. Je ne vous prends qu'un seul exemple pour là aussi aller dans votre sens madame la députée sur ce que vous avez dit sur la la spécificité des outresemes en terme d'exposition aux ingérences numériques étrangères et aux manipulations de l'information. Euh et donc euh par exemple euh nous avons euh décidé avec euh le service Vigénum qui comme vous le savez est le service à compétences nationale qui a euh en charge la la détection et la caractérisation des ingérences numériques étrangères, euh de mettre en place un certain nombre de dispositifs et d'outils euh qui nous permettent euh de euh diffuser auprès en particulier des représentants de l'État dans les outresem euh toute une série d'informations et d'éléments très pratiques sur comment détecter des ingérences numériques étrangères. euh comment s'en prémunir, comment les caractériser et et cet effort-là et je ne prends que cet exemple-là , mais il y en a dans dans beaucoup d'autres domaines et dans la mise en œuvre et dans l'opérationnalisation de la revue nationale stratégique un exemple de prise en compte de la spécificité des des outresem.
Euh 3è troisièmement, je je suis un fonctionnaire et il ne m'appartient pas de faire des commentaires de nature politique. En revanche, je peux vous garantir que ce qu'il y a dans cette revue nationale stratégique et notamment dans sa troisème partie n'est pas un catalogue de vœux pieux mais bien une stratégie de hiérarchisation de ce que nous avons à faire. Et dans la troisème partie que nous avons pris le temps de rédiger de façon détaillée, nous l'avons rédigé et pensé comme une feuille de route très opérationnelle pour l'ensemble des services de l'État.
Et d'ailleurs, il y a à l'intérieur de cette troisème partie une une un paragraphe, une phrase qui demande à chacun des ministères d'établir sous 6 mois une feuille de route de la mise en œuvre opérationnelle de ce qui leur revient dans l'ensemble de la revue nationale stratégique. Et je peux vous garantir que le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale et son secrétaire général à sa tête seront extrêmement attentifs à ce que chacun des ministères euh réponde euh par une feuille de route précise et opérationnelle hiérarchisée euh et que nous relèverons les copies au début de l'année prochaine, c'est-à -dire dans les 6 mois qui ont été prévus et que nous veillerons à ce que dans la durée, et j'insiste sur ce point, dans la durée, nous soyons collectivement comptables de ce que nous avons écrit. Euh je peux vous garantir madame la députée que comme secrétaire général ayant comme vous l'avez redit monsieur le président pris en cours de route l'élaboration de cette revue nationale stratégique je considère pour ma part que chaque mot qui est prononcé et écrit dans cette revue nationale nous engage et que donc nous au SDSN nous sommes comptables de du suivi de façon presque notariale de la mise en œuvre effective de l'ensemble de ces de ces éléments-là sur la la question de la priorisation 5èmement quatrièmement pardon Je je pense en tout cas c'est ma conviction, vous pouvez ne pas la partager, c'est légitime, mais ma conviction est que nous avons fait un effort important de hiérarchisation et de priorisation de l'ensemble de ce que nous devons faire.
Nous sommes aujourd'hui engagés dans toute une série de travaux de mise en œuvre de la revue nationale stratégique que j'ai mentionné dans mon propos introductif. Euh je voudrais juste souligner ici euh que évidemment nous nous savons au SGDSN et nous savons dans l'administration de l'État qu'un certain nombre de de ces questions-là dépendront aussi de choix de nature budgétaire et financière qui seront faites. Je me permets humblement et respectueusement de dire que cette responsabilité là vous revient dans les choix qui vont être faits de priorisation de l'ensemble des questions capacitaires et et budgétaires et financières, mais que pour ce qui concerne le SGDSN et l'ensemble des services de l'État, nous pensons qu'il y a toute une série de choses que nous pouvons faire dans le domaine organisationnel, capacitaire, législatif et réglementaire de mise en œuvre, d'exercices de mobilisation collective qui n'ont pas besoin d'attendre de grands choix ou de grandes décisions.
Autrement dit, ce que je dis régulièrement à l'ensemble des administrations et à l'ensemble des représentants de l'État dans les territoires ou aux collectivités territoriales, c'est que il nous revient à chacun d'entre nous de prendre nos responsabilités dans la mise en œuvre de cette revue nationale stratégique. Évidemment, beaucoup de choses dépendront des grands choix stratégiques qui seront faits en termes budgétaires et capacitaires. Certains ont déjà été annoncés et seront amenés à être présentés devant la représentation nationale.
Ils l'ont été par le président de la République le 13 juillet au soir pour ce qui concerne les questions militaires. Mais il y a beaucoup de choses que nous pouvons faire aujourd'hui dans une mobilisation collective sans attendre nécessairement ces grands choix. Cinquièmement, votre question madame la députée sur les intérêts vitaux, je vais y répondre de façon extrêmement simple parce que dans notre doctrine et c'est l'objet de du premier objectif stratégique qui porte sur la dissuasion nucléaire, la notion d'intérêt vitau est consubstantiel à la doctrine et à la stratégie de dissuasion nucléaire. et de façon très traditionnelle depuis euh le président euh euh de Gaulle, euh il revient au président de la République et à lui seul de définir ce qu'est la limite de nos intérêts vitaux.
C'est un principe fondamental de la définition euh de la notion d'ambiguïté comme un élément cardinal de l'efficacité de la dissuasion nucléaire. Et il ne me revient évidemment pas ici comme fonctionnaire de définir ce qu'est la limite euh précise de nos intérêts vitaux puisque c'est un élément absolument dans notre modèle républicain tel qu'il a été notamment consacré par la réforme constitutionnelle de 1962 sur l'élection du président de la République au suffrage universel est un élément consubstantiel de des prérogatives du président de la République. En revanche, si au-delà de la question des intérêts vitaux, nous parlons plus généralement des intérêts de la nation en terme de défense et de sécurité nationale, je vous renvoie dans la deuxème partie de la revue nationale stratégique au tout début de cette deuxième partie, au premier chapitre dans lequel nous avons défini euh un certain nombre d'intérêts et de d'objectifs tout à fait spécifiques.
Et je veux ici vous dire que dans le détail de la rédaction de ce document, il y a deux petits mots qui sont tout à fait essentiel et qui s'appelle en priorité. C'est au au paragraphe 161 et par ordre de priorité. Et donc, il y a euh à l'intérieur de ce paragraphe 161 la définition d'un certain nombre de cercles concentriques euh d'intérêt sur lesquels nous avons priorisé ce que nous voulions faire.
Euh et pour avoir là encore été impliqué d'une façon ou d'une autre dans nos exercices précédents, je peux vous garantir que ce ces ces petits mots par ordre de priorité sont une des innovations de cette revue nationale stratégique et le témoignage que nous avons essayé euh peut-être pas totalement réussi mais en tout cas essayer de définir une hiérarchie de nos priorités de nos intérêts qui soient la plus opérationnelle possible et dans notre travail de mise en œuvre de la revue nationale stratégique je veux vous vous rassurer et vous redire madame la députée que nous serons très attentifs à garder cette priorisation. Merci monsieur le secrétaire général. La parole est à Yannique Chenvar pour le groupe Ensemble pour la République.
Merci monsieur le président, monsieur le secrétaire général. Jeis d'abord saluer ces travaux vivants de la revue nationale stratégique. Ils sont vivants parce que la situation internationale évolue et que naturellement nos obligations sont des obligations d'adaptation permanente.
La stratégie nationale de résilience est une boussole importante notamment parce qu'elle est elle associe les citoyens mais j'y reviendrai tout à l'heure. Par ailleurs, les approvisionnements stratégiques participent à faire respirer, fonctionner, vivre et combattre notre nation. Juste rappeler que 90 % de nos approvisionnements se font par la mer et que 98 % de nos communications se font par des caps sous-marins.
Alors, ma première question, elle touche à la stratégie nationale de résilience. On peut évidemment imaginer un conflit dans lequel deux états dotés ne s'affranqueront pas notamment avec du nucléaire. On peut aussi imaginer qu'un état euh non doté attaque la France.
Un état proxy nous attaque et nous attaque de façon conventionnelle sur le territoire national. Donc on a évidemment une réflexion très poussée sur notre organisation. Vous avez parlé tout à l'heure de d'hybridé, d'attaque hybrides, mais je je voudrais avoir votre avis sur ces notions de défense civile et de défense passive tel que elles existaient euh il y a quelques années et qui prenaient en compte ces éléments.
Et puis le deuxème point, c'est le point 541 de la RNS qui parle de la de la flotte stratégique. Je pourrais saluer le travail de du SG ma de son prédécesseur et des équipes. 65 % de mes recommandations ont été réalisées ou sont en passe de l'aide.
Donc on progresse très très bien. Et je voudrais avoir votre avis donc sur la notion qui est écrite d'ailleurs. Il conviendra de tirer les bénéfices de la conteneurisation médicale, renseignement et cetera.
Je vous remercie. Merci monsieur le secrétaire général. La parole est à vous.
Euh merci beaucoup monsieur le président. Merci monsieur le le député. Euh pour répondre très directement à vos à vos deux questions, je prends la la deuxième en en premier si je si je peux sur la flotte stratégique.
Vous vous l'avez dit, c'est un sujet tout à fait central euh qui fait l'objet de travaux du secrétariat général à la maire et de notamment de son secrétaire général. J'ai eu l'occasion de m'entretenir très récemment avec lui et effectivement comme vous l'avez dit, ce sujet-là est totalement intégré aujourd'hui dans l'ensemble de nos travaux. Euh c'est donc piloté par le par le SG maire.
Euh mais nous serons amenés euh notamment à prendre une partie des travaux de vos recommandations qui ont été repris dans la stratégie française sur la flotte stratégique euh y compris de nature législative potentiellement dans l'ensemble de nos travaux sur la mise en œuvre de la RNS dans sa dimension euh euh sécurité nationale et résilience nationale. Ça fait partie de nos travaux actuels à l'intérieur de l'administration de recensement et de prise en compte de l'ensemble des dispositifs réglementaires ou législatives qui nous permettrait de modifier s'il y a besoin et vous l'avez dit monsieur le député, il est possible qu'il y ait besoin de modifier certains éléments du code de la défense. À ce moment-là évidemment on trouvera le vecteur législatif qui convient mais c'est des travaux qui sont en train d'être finalisés et opérationnalisés.
Donc c'est l'un des exemples, monsieur le député, de de ce que je disais tout à l'heure dans la nos efforts de de mise en œuvre de la d'opération d'opérationnalisation de la revue stratégique. Nous avons tenu effectivement, comme vous l'avez dit, à inclure dans la 3è partie euh des choses très précises sur la la question de la flotte stratégique et je peux vous garantir que le le SG maire et le SGDSN sont à la manœuvre pour prendre tout ça à bord et et mettre tout ça en œuvre sans attendre. Sur la première partie de votre question, monsieur le député, je je ferai deux remarques.
La première, c'est que un peu général, mais la première, c'est que dans nos questions stratégiques de défense et de sécurité nationale, euh les facteurs de la géographie et de l'histoire sont essentiels. Et donc nous sommes allés, mon prédécesseur a passé beaucoup de temps à aller voir nos partenaires européens qui ont, comme vous l'avez dit, monsieur le député, une tradition spécifique de mobilisation nationale, de défense passive, de défense civile, quel que soit le terme qu'on lui qu'on lui accolle et qui sont tout à fait intéressants. Nous avons essayé d'en traduire dans la revue nationale stratégique l'essentiel.
C'est tout le thème de l'engagement, c'est tout le thème de la mobilisation des réserves, c'est tout le thème euh de ce que j'ai ce sur quoi j'ai insisté euh sur la mobilisation de tous ceux de nos compatriotes et nos concitoyens qui voudraient s'engager dans un dispositif de gestion de crise, qu'il trouvent les voies et moyens de le faire. Euh c'est tout le thème de l'éveil des consciences, de l'évolution des consciences nationales sur la nature réelle de la menace et ce à quoi on doit se préparer notamment dans le domaine hybride. Euh je je me méfie juste et c'est ma deuxième remarque des de du plaquage dans la réalité française géographique et historique de termes comme ceux de la défense civile ou de la défense passive qui peuvent potentiellement renvoyer à des scénarios qui ne sont pas exactement ceux qui sont les nôtres.
Et et là encore, la géographie et l'histoire dicte. Euh je je disais en introduction et vous vous me pardonnerez de reprendre mon ma casquette presque notariale, euh mais euh chaque mot a été pesé dans cette revue stratégique. Euh le paragraphe 112 euh qui est à la fin de la première partie de la revue nationale stratégique dit euh concrètement synthétise de façon très précise le scénario central que j'ai mentionné.
Et à la suite de ce scénario central, dans ces deux parties, il y a bien une phrase qui est écrite comme suit : "La menace d'une guerre conventionnelle majeure sur le territoire national hexagonal n'est en revanche pas considéré comme crédible. Et donc si par défense civile vous avez en tête euh l'évolution de notre capacité de résilience nationale, notre préparation à toutes les attaques hybrides euh qui peuvent euh se dérouler sur le territoire national, la réponse est oui. Ça fait évidemment partie des sujets mais qui nous renvoie encore à la responsabilité collective que nous avons acteurs privés, collectivité territoriale, citoyen individuel dans la préparation de la nation à une stratégie de résilience nationale. qui ceux à quoi vous faites référence sont des choses qui nous rapprochent beaucoup plus directement de scénario ou bien de guerre froide ou bien aujourd'hui qui sont dans d'autres géographies que la nôtre.
À ce moment-là , c'est pas exactement ce qu'on avait en tête. Merci monsieur le secrétaire général. La parole est à Manuel Bampard pour la France insoumise nouveau Front populaire.
Merci monsieur le président. Merci monsieur le secrétaire général. Je voudrais vous interroger sur deux sujets qui sont abordés aux objectifs 9 et 11 de la revue.
Le premier de ces sujets, c'est la stratégie spatiale française puisqu'elle devait être présentée par le gouvernement au salon du bourger avant d'être reporté. Depuis ce contre-temps, le calendrier s'accélère au niveau européen avec la réunion ministérielle de l'agence spatiale européenne le 26 novembre. Puis le débat sur le Space Act au Parlement européen au printemps, est-ce que vous êtes en mesure de nous indiquer quand la France pourra adopter une stratégie spatiale actualisé ?
Ensuite, le deuxième sujet, c'est à propos des menaces hybrides que vous avez évoqué. Je ne vous apprends pas que nous sommes à la veille d'échéance électorale majeure pour notre pays. Et donc la question des ingérences étrangères dans les élections et des moyens de lutte contre celle-ci devient incrucial.
Les élections municipales sont d'ors et déjà dans le collimateur de puissance étrangère avec une galaxie de fauxite alimentée par de l'intelligence artificielle vraisemblablement mise en place par la Russie qui tente déjà de polluer les débats et à l'inverse où de manière complémentaire les grandes élections nationales d'un certain nombre de voisins européens ont aussi subi des campagnes de désinformation qu'elles viennent d'ailleurs de la Russie ou des réseaux Trumpistes et donc forcément ça nous interroge sur la capacité de notre démocratie à pouvoir avoir des élections qui se tiennent dans de bonnes conditions. Alors, est-ce que vous pouvez nous dire comment vous évaluez cette menace et quelles sont les réponses que vous comptez y apporter ? Je vous remercie.
Merci monsieur le secrétaire général. Ouais, merci monsieur le député pour vos deux questions effectivement qui vont me permettre de d'aborder beaucoup plus en détail que je ne l'ai fait deux éléments absolument centraux de la mise en œuvre de la revue nationale stratégique sur la partie spatiale. Effectivement, vous avez entièrement raison, monsieur le député.
Nous avons été chargés, nous au LGDSN de coordonner la finalisation de la l'écriture et la finalisation de la stratégie spatiale française. Le travail est fait, il est finalisé en tout cas dans sa partie classifiée. Il sera présenté rapidement à nos autorités politiques à qui il appartient de décider du bon moment et des bonnes formes de la de la présentation publique de cette stratégie spatiale française.
Mais nous avons effectivement utilisé le le délai supplémentaire qui nous a été octroyé pour conduire toute une série de travaux, comme vous l'avez dit, dans un environnement stratégique extrêmement mouvant avec de grandes décisions prises et des enjeux absolument vitaux et stratégiques pour notre pays et pour l'Europe dans le spatial mondial dans l'ensemble du champ qui va des lanceurs en passant par les constellations de satellites, en passant par le spatial de défense, en passant par les grandes les grands sujets de sciences y compris d'exploration. Et donc la stratégie spatiale française telle que nous l'avons construite à l'interministériel et en lien avec un certain nombre de d'acteurs industriels clés euh j'espère répondra à toutes vos questions. Mais je veux vous rassurer sur le fait que nous sommes comme on dit dans le jargon aéronautique en courte finale pour cette stratégie spatiale française, mais je je partage entièrement votre sentiment, monsieur le député, votre analyse plus exactement que nous sommes confrontés à un enjeu absolument stratégique pour l'avenir de notre nation, la France et pour l'avenir de l'Europe dans les grandes ruptures technologiques qui sont devant nous euh que nous connaissons aujourd'hui mais qui sont en train de se dérouler.
Et donc, il y a un très gros sujet d'adaptation de notre modèle spatial français et européen à l'ensemble de ces ruptures stratégiques pour que même si le terme ne fait pas consensus, nous soyons capable de maintenir ou bien de l'autonomie stratégique spatiale nationale et européenne ou bien de la de la de la souveraineté spatiale nationale et européenne. Il y a un enjeu de de d'autonomie stratégique et de souveraineté qui est tout à fait essentiel et qui est attaché à cette stratégie spatiale. Vous l'avez dit, monsieur le député, une partie une petite partie mais une partie importante néanmoins de ces éléments-l seront versés dans la conférence ministériel de l'Agence spatiale européenne à la fin du mois de novembre.
Mais la stratégie spatiale française va bien au-delà de la simple finalisation de la sémine de de novembre de l'ESA à Brem et et a pour ambition de définir les grandes priorités du spatial français et européen euh à horizon de la de d'une dizaine d'années de la fin de la décennie et la la décennie prochaine. Vous avez de la même façon parfaitement mis le doigt, monsieur le député, sur l'ampleur des menaces hybrides de nature ingérence numérique étrangère et manipulation de l'information qui pèse spécifiquement sur les processus électoraux. Nous sommes malheureusement informés par l'expérience, à la fois notre expérience nationale.
Il y a eu des manœuvres d'ingérence numérique étrangère dans les dernières élections européennes françaises en France. Et puis nous avons évidemment, comme vous l'avez dit, monsieur le député, l'expérience malheureuse d'un certain nombre de nos partenaires européens qui ont eu à souffrir d'ingérence numérique étrangère et de manipulation de l'information en période électorale. Ces exemples-là sont parfaitement connus.
L'Allemagne a été confrontée à des choses de cette nature. La Roumanie, nous le savons très bien, a été confrontée à des choses de cette nature. La Moldavie, la Geéorgie ont été confronté à des choses de cette nature.
Et donc, il n'y a aucune raison, absolument aucune, pour que nous ne soyons pas nous aussi la cible directe d'ingérence numérique étrangère et de tentative de manipulation de l'information d'un certain nombre d'adversaires. Et vous avez raison de dire, monsieur le député, que c'est cette panoplie des adversaires potentiels est plus large que ce qu'on pense habituellement. euh et que le cycle électoral dans lequel nous nous engageons entre les municipales de 2026 et les présidentiels et probablement les législatives de 2027 euh sont un sujet de préoccupation majeure.
Nous avons aujourd'hui en France, je je le dis comme SGDSN et comme responsable direct du service Vigénum sans forfanterie, un peu d'avance sur un certain nombre de partenaires européens et internationaux parce que nous avons un dispositif de détection, de caractérisation, de compréhension fine de la nature de la menace qui nous une définition des ingérences numériques étrangères, une organisation interministérielle dans le comité de lutte contre les manipulations de l'information que J'ai l'honneur de présider régulièrement qui nous permet d'être à la fois en avance sur la balle si vous me passez l'expression et parfaitement capable de détecter, de caractériser et même d'imputer parfois nous l'avons fait pour la première fois cette année. Un rapport de viginum a été publié qui a formellement attribué un mode opératoire informationnel comme on l'appelle qui s'appelait Storm 1516 à un pays, la Russie. Euh et donc ça fait partie de notre panoplie de réponse, mais je je ne je ne rentrerai pas dans tous les dans tous les détails ici dans cette séance publique, mais je peux vous garantir, monsieur le député, que nous avons à cœur de durcir notre dispositif de lutte contre les manipulations de la formation spécifiquement en période électorale et que nous serons amenés, nous l'administration de l'État, je veux dire, et l'ensemble des services à présenter à nos autorités politiques des options de durcissement de notre dispositif qui nous permettront d'être mieux préparé.
Mais je pense qu'à , mais c'est mon avis personnel, je pense qu'à un moment et plutôt tôt que tard, euh nous devrons revenir vers vous euh pour vous informer euh beaucoup plus en détail euh de la nature euh de ce que nous pensons utile en terme de durcissement de notre dispositif, de lutte contre les manipulations de l'information, spécifiquement en période électorale parce que encore une fois, presque plus encore que sur l'ensemble des autres sujets que j'ai mentionné, c'est une tâche qui dépasse très largement euh les seuls services de l'État qui sont évidemment centraux dans la protection des processus électoraux euh mais qui nous engage tous. Et donc sans rentrer davantage dans les détails, nous travaillons d'arrache-pied à la fois à la pérénisation mais encore au durcissement de notre dispositif. C'est une très bonne question parce que c'est vrai que même en période électorale les médias on vous aurait beau faire tous des efforts que vous voulez mais si les médias classiques hein queon trouve à la télé à radio eux-mêmes collent porte des choses sans vraiment les vérifier.
On l'a vu avec les punaises de lit, comment ça s'était emballé pendant les Jeux Olympiques. Comme quoi la question est pertinente. Euh des attaques, on en a même eu pendant les Jeux Olympiques.
Donc on en aura pendant mais faut-il que voilà nos médias aussi euh s'immunisent un petit peu à tout ça. La parole est à Marie Recalde pour le groupe socialiste et apparenté. Merci monsieur le président, merci monsieur le secrétaire général pour ces propos introductifs très clairs, très synthétiqu pour la méthodologie utilisé aussi, il faut le souligner et ainsi pour que pour votre proposition de venir au plus près du terrain ce que je ne manquerai pas de solliciter.
Trois petites questions, notamment une, la première sur le remplacement des LRU dont on sait que ces lancroquettes unitaires constituent une urgence opérationnelle. La presse évoque des pistes d'acquisition de systèmes étrangers, notamment le Paka Indien ou alors même alors même qu'il existe des solutions éprouvées en Europe, notamment possiblement le RM70 module art check. La France examine-t-elle ou pas sérieusement cette option européenne qui permettrait probablement une interopéabilité directe avec plusieurs armées de l'OTAN et de l'Union tout en consolidant notre autonomie ? industriel et le SGDSN dans sa mission de coordination capacitaire interministérielle.
Considèrent-il qu'il fall aller vers une acquisition rapide à l'étranger ? Au contraire privilégier une piste européenne ? Deuxième question sur la lutte antidrone sur le territoire national.
C'est une question particulière puisque il est important suite aux événements et on vient d'évoquer certain nombre de choses encore hier sur l'aéroport de Bruxelles, de savoir quelle est la doctrine nationale de lutte antiRone et est-ce que le SGDSN coordonne quel une doctrine nationale entre le ministère des armées et le ministère de l'intérieur ? Est-ce que la France se dote d'une capacité industrielle souveraine pour produire à échelle des capteurs, radars et brouilleurs nécessaires à cette à cette menace désormais européenne diffuse et polymorphe ? Et enfin, dernière question sur le format de la RNS et plus exactement sur l'articulation entre RNS et livre blanc qui historiquement était structuré pour la réflexion stratégique à plus long terme.
Est-ce que le travail du livre blanc est désormais abandonné ou pas au profit de la RNS qui permet certes une meilleure réactivité mais l'intérêt d'un livre blanc pour une vision stratégique me paraît intéressant et vous remercier pour l'intégration des contributions des groupes parlementaires. Monsieur le président, vous avez poussé euh et en espérant et en sollicitant que cette intégration des contributions qui a plutôt bien été reçu dans nos rangs soit pérénisé. Merci monsieur le secrétaire général, je vous en prie.
Merci monsieur le président, madame la députée sur votre dernière question sur livre blanc et revue national stratégique. Je je ne mélèverai pas au-dessus de ma condition. Euh je constate que nos autorités politiques font parfois le choix d'un livre blanc et parfois le choix d'une revue nationale stratégique.
Euh comme je l'ai dit, j'ai expérimenté les deux modèles euh à quatre ou cinq reprises. Euh c'est un choix profondément politique. Euh donc soit soit c'est l'un soit c'est un modèle, soit c'est l'autre.
Nous, ce qu'on a essayé de faire, c'est de prendre le meilleur des deux modèles, c'est-à -dire de prendre la rapidité d'exécution du modèle de la revue national stratégique et la profondeur de et la largesse de la consultation de du livre blanc. Bon, on a essayé euh finalement euh euh j'allais faire une remarque politique, non, nous avons essayé de concilier euh les différents éléments euh si les prochaines autorités politiques décident de mettre en place parce que derrière le livre blanc en fait, c'est pas simplement une question de texte, c'est une question de méthode de de commission du livre blanc. Quand il y a eu un livre blanc, finalement il y a eu une commission du livre blanc qui a été établie avec un président, avec des membres de la commission qui ont été nommés avec un travail et donc un travail d'audition interne et internationale avec beaucoup de consultations internationales avec l'incorporation dans la commission de livre blanc d'un certain nombre d'experts internationaux mais qui nous amène forcément dans des dans des pas de temps qui sont beaucoup plus longs.
Donc ça c'est vraiment un choix politique. Est-ce qu'on veut privilégier la rapidité d'exécution ou est-ce qu'on veut privilégier la longueur et la profondeur de la consultation ? Je je je ne cherche pas à me défausser, mais c'est un c'est un choix qui qui appartient à nos autorités politiques.
Nous, à notre modeste niveau, ce qu'on a essayé de faire, c'est de concilier les deux et de faire le mieux le mieux qu'on pouvait le meilleur des deux. sur la je remonte vos questions à l'envers. Sur la question de la lutte anti-drone.
Euh vous avez entièrement raison, madame la députée. Euh la vérité c'est que chaque fois que je prononce le mot sabotage dans les agressions hybrides, l'une des parties de mon cerveau est concentrée sur la lutte antidrone. Il y a 1000 façons dont des actions de sabotage peuvent venir impacter la continuité de la vie de la nation.
Euh ça peut consister à couper des câbles euh de façon très simple et on en a eu les exemples encore récents. Euh ça peut consister à faire voler des drones non pas simplement comme des drones de loisirs qui volent par erreur euh à proximité de de plateformes ou ou de d'endroits euh sensibles, mais de façon organisée, pensée, méthodique, massive à défunt précisément de menace de sécurité nationale. Là non plus dans cette séance publique, je ne vais pas rentrer dans tous les détails.
Je peux vous dire que nous n'avons pas attendu les récentes informations publiques de cette menace sur les aéroports pour nous mobiliser en terme strictement d'organisation, le SGDSN est le coordonateur de la ce qu'on appelle la CISA, la commission interministérielle de sécurité aérienne qui se qui finit par des des réunions autour du généralement du directeur de cabinet du premier ministre qui depuis longtemps prend en compte la menace de la lutte antidrone mais je dirais pour rester très à un niveau stratégique dans cette discussion ici, la menace change de nature précisément et nous ne sommes plus simplement confrontés à une menace drone classique encore une fois de petits drones de loisirs susceptible par erreur d'approcher des sites sensibles. Et potentiellement, je dis bien potentiellement, même si à ma connaissance nous n'avons pas détecté de ce type de manœuvre sur le territoire national. Potentiellement, et c'est là qu'on revient au scénario central de la revue nationale stratégique et de son sous-chapitre menace sabotage à des des menaces beaucoup plus organisées avec les mêmes types de plateformes, petites plateformes civiles euh mais utilisé cette fois-ci à des fins stratégiques de menaces de sécurité nationale.
Et donc tout ça suppose là aussi un durcissement de notre dispositif. Euh sans rentrer dans tous les détails, j'ai passé beaucoup de temps dans mes déplacements, dans les territoires à aller voir sur le terrain euh ce qui se passait. Euh euh c'est bien de faire des des plans et des doctrines.
C'est encore mieux de vérifier que dans le monde réel les choses fonctionnent. Euh nous avons la chance en France d'avoir un tissu industriel du côté de la détection, des capacités de brouillage, d'autres types de capacités extrêmement diversifiées, extrêmement dynamique avec beaucoup d'innovation, beaucoup de petites entreprises euh qui euh en fait du côté de l'offre des solutions de sécurité est extrêmement dynamique. Euh nous avons je crois du côté euh des grands opérateurs d'importance vitale, des grands opérateurs aéroportuaires, une bonne maturité de la conscience de cette menace là .
Euh en revanche euh on a encore et je vais je resterai un peu générique ici euh du travail à faire dans tout ce travail de durcissement de façon beaucoup plus systémique euh de notre dispositif de de protection et de lutte anti-drone. Euh et c'est un des axes de travail de mise en œuvre de la revue nationale stratégique dans dans les mois et pour être très honnête dans les semaines qui viennent. Tout ça va être progressif, incrémental en mauvais français mais mais nous occupe beaucoup.
Euh dans d'autres circonstances peut-être à h clos, je pourrais être plus précis sur ce que nous avons en tête devant nous. Mais en tout cas, je peux vous garantir, madame la députée que ça fait partie de nos priorités euh euh bien identifiées. Troisièmement, euh je je ne répondrai pas directement sur savoir quel est le modèle de remplacement du LRU qui est privilégié.
Le SGDSN est un organe puissant mais qui ne se substitue ni au CMA ni au DGA et qui veille à laisser à ces deux éminents responsables la plénitude de leurs compétences. Je serai d'ailleurs bien en peine pour être très honnête de vous répondre d'un point de vue opérationnel ou industriel quel est le meilleur système de remplacement. Je je voudrais juste parce que je je tiens à répondre systématiquement à toutes les questions décaler un tout petit peu euh pour dire que dans la revue national stratégique et dans sa mise en œuvre euh nous avons à chaque fois des dilemmes euh qui sont des dilemmes euh entre souveraineté industrielle et rapidité d'exécution de des mesures de protection dont on a besoin.
C'est vrai dans le domaine capacitaire militaire, c'est vrai dans tous les domaines de la sécurité nationale. J'ai eu l'occasion hier chez vos collègues au Sénat de m'exprimer sur la différence entre souveraineté numérique et cybersécurité. C'est des débat aussi qui reviennent fréquemment.
Et donc je crois que nous devons juste avoir clairement conscience qu'il y a des des priorités de souveraineté et il y a des priorités de sécurité. La plupart du temps, ces deux domaines se recouvrent mais pas systématiquement et qu'il y a des cas dans lesquels certaines décisions que nous devons prendre vont plutôt privilégier la sécurité et la rapidité d'exécution. que la souveraineté et dans d'autres cas, on privilégiera plutôt la souveraineté sur la rapidité d'exécution et le caractère opérationnel.
Euh c'est pas moi de vous dire dans la question du remplacement des LRU s'il faut privilégier l'un ou l'autre. C'est vraiment une question qui relève des compétences propres du DGA et euh et du et du SEMA. En revanche, ma conviction, c'est que euh notre exigence à nous et c'est ce que ce à quoi nous veillons, c'est que nous ne pouvons pas être schizophrène.
Nous ne pouvons pas demander des choses contradictoires sur les mêmes objets. Donc si la décision devait être prise de privilégier des solutions de souveraineté industrielle nationale ou européenne, dans certains cas, il faut accepter que les délais en terme de protection, de monté en puissance de nos capacités seront pas les mêmes. Si à l'inverse on décide que ce qui prime c'est l'urgence et que finalement c'est pas si grave que ça en terme de souveraineté industrielle, et bien il faudra assumer que on peut aller chercher et acheter à l'étranger.
Encore une fois, pour revenir au domaine du de la sécurité numérique et de la cybersécurité, je crois en tout cas je suis convaincu pour ma part 6 mois dans mes fonctions qu'il faut avoir une approche très nuancée de l'ensemble du continuum. Il y a certains sujets sur lesquels on voudra garantir une souveraineté absolue parce que les sujets sont tellement sensibles, tellement vitaux, tellement souverain, tellement au cœur de nos priorités que aucune dépendance n'est acceptable. Il y a toute une série de sujets sur lesquels en fait le marché est ainsi organisé pour que nous soyons parfaitement tranquilles et et à l'aise avec des dépendances consenties avec un certain nombre de nos partenaires, y compris européens, y compris non européens.
Euh et puis entre les deux, on fera en sorte d'avoir des solutions qui sont le meilleur compromis possible entre la sécurité et la souveraineté. Et je crois qu'il faut prendre au cas par cas chacun des sujets et examiner pour ses mérites propres si nous allons faire plutôt passer l'une de nos priorités en tête ou l'autre. Euh mais encore une fois, je je ne sais pas vous répondre sur la question spécifique du LRU.
En revanche, ma conviction euh c'est que la discussion que nous devons avoir euh à l'intérieur de l'État et entre l'État et la représentation nationale, c'est précisément une discussion au cas par cas sur les choix qui sont faits en terme de dilemme. Euh comme fonctionnaire, il m'a toujours beaucoup frappé queil y a des moments où on arrive au bout de processus rationnel, pur, technique, technocratique et à un moment, on a besoin de choix politiques. Et ces choix politiques là , ils reviennent à nos autorités politiques, au gouvernement et à vous de savoir si on fait plutôt privilé plutôt primer des objectifs de souveraineté ou plutôt des objectifs de sécurité.
Encore une fois, dans beaucoup de cas, ils seront totalement convergents. Parfois, c'est pas le cas et donc parfois il faudra choisir parce qu'on ne pourra pas faire les deux en même temps. Et pour y veiller encore une fois dans tout le domaine numérique puisque avec l'ANC, vigénum, logique et logique, on a beaucoup de questions qui nous remontent de cœur de métier en terme de sécurité numérique et de cybersécurité.
Je peux vous garantir que nous nous sommes attentifs à essayer de faire les meilleurs choix dans cet équilibre toujours délicat entre souveraineté et sécurité. Merci monsieur le secrétaire général. Vos vos propos m'amènent deux deux observations.
La première l'importance du clos parce que et je m'adresse particulièrement aux membres du bureau. Voyez comme quoi vous dites de vous-même, je pourrais en vous dire plus en wi clot parce qu'il y a eu un débat au sein de notre commission. H clos est-ce clos forcément bien pour la démocratie et cetera.
Mais en même temps, on est mieux lorsqu'il y a du HO aussi. Et après le deuxième débat, c'est on veut bien faire du H clos mais avec les portables, avec sachant que un portable peut être harponné par un un compétiteur éventuellement et puis servir finalement d'appareil. Donc c'est très intéressant.
Je rebandis sur ça nos sources internes mais voyez on a des débats internes qui sont intéressants et moi je pense que je suis pour le Wiclo personnellement parce que parfois il peut nous mais un wik bien fait c'està dire on laisse ses portables à l'extérieur et puis et puis on écoute attentivement notre interlocuteur et l'autre remarque c'est la la juste la très bonne question de notre collègue par rapport à la lutte antidrone on a provoqué une audition rapide et donc elle aura lieu la semaine prochaine du général Lebouille commandant de la défense aérienne et des opérations aériennes pour ce sujet spécifique que notre collègue Récal a mis en avant. Voilà , je laisse je passe la parole à Alexandra Martin pour la droite républicaine. Merci monsieur le président, monsieur le secrétaire général, au nom de mon groupe la droite républicaine, nous voulons particulièrement évoquer le chapitre qui concerne la mobilisation citoyenne repensée, dans lequel vous formulez de nombreuses propositions très concrètes et très intéressantes, mais qui forment un tout afin de pouvoir construire une réelle volonté de défense.
Et nous voulons mettre l'accent sur deux propositions particulièrement. La première concernant la journée défense et citoyenneté qui est donc totalement repensé et nous saluons d'ailleurs cette évolution qui est prévue donc dans votre revue nationale stratégique qui doit devenir un vrai moment d'éducation à la défense et à la résilience avec l'acceptation aussi d'une certaine part de militarité euh et pas seulement une formalité administrative. Deuxème point, c'est le service militaire volontaire rénové.
L'idée de proposer aux jeunes une formation militaire socle et la possibilité de s'engager ensuite dans la réserve où les forces armées est très intéressante. Mais soyons réalistes, le coût estimé à 1,7 milliards d'euros et le vivier limité à 70000 jeunes montre que ce projet doit être pensé de manière pragmatique. Il faudra clarifier les effectifs visés, les modalités concrètes et surtout l'articulation avec la JDC et nos forces armées.
Merci de bien vouloir nous éclairer sur ces points. Merci monsieur le secrétaire général. Merci madame la député.
Je je vais pas être très en mesure d'aller beaucoup plus loin dans le détail de ce que nous avons écrit dans la revue nationale stratégique pour la simple et bonne raison qu'un certain nombre de travaux sont en cours sur l'ensemble comme vous l'avez dit de ce de ce continuum qui va de la journée défense et citoyenneté jusque au dispositif de réserves et de bénévolat en passant comme vous l'avez dit par la rénovation du du service militaire volontaire. Euh il y a il y a des choses de court terme euh et il y a des choses de long terme. Euh il y a des choses qui relèvent, comme vous l'avez dit, euh d'un aspect très militaire euh de donc des armées du Sma et des choses qui relèvent beaucoup plus d'une dimension interministérielle de préparation de la nation dans une stratégie de résilience.
Euh ce qu'on essaie de faire euh c'est que tout ça soit cohérent euh comme vous l'avez dit et qu'on ait bien euh pensé l'ensemble de l'articulation des différents dispositif. Ce qui est certain, c'est que nous aurons besoin dans les dans les années qui viennent euh d'un engagement plus fort de l'ensemble de nos concitoyens dans un dispositif repensé, simplifié et rendu plus attractif et plus incitatif sur l'ensemble de la gamme. Et de ce point de vue-là , à la fois sur la rénovation de la JDC et du service militaire volontaire qui font l'objet de travaux en ce moment qui viseront à répondre à vos questions de volume, de type de disposition législative, de de de volumes financiers, de type de réforme, de type de militarité, de type de réforme de la JDC.
Toutes ces choses-là font l'objet de travaux aujourd'hui et je suis pas dans une position pour vous faire des grandes annonces aujourd'hui puis c'est pas mon rôle. En revanche, je vous garantir que nous sommes très attentifs à l'articulation entre cette partie-là et les travaux euh sur lesquels nous nous sommes donnés un peu plus de temps jusqu'à la l'été prochain, jusqu'à une petite année disons euh de réflexion sur la dynamisation, la réforme et la simplification de tout notre dispositif de réserve de bénévolat et de volontariat et que l'objectif finalement c'est que à horizon de la le milieu de l'année 2026, la fin de l'année 2026, On est bien un dispositif repensé de l'ensemble de l'engagement. Je le dis ici devant vous parce que comme vous le savez, je suis je suis diplomate et j'ai vécu pendant quelques années à loin du territoire national et donc je suis un je suis de retour sur sur le territoire et donc je ne prétends pas connaître les détails de mon pays mais précisément je pose la question à toutes les personnes que je croise dans l'ensemble de mes déplacements dans les territoires sur la volonté et la disposition de nos compatriotes à s'engager dans dans un certain nombre de dispositifs et je la réponse que j'ai est systématique et elle est systématiquement oui.
Euh et donc la la volonté de nos compatriotes et de nos concitoyens de s'engager, de se mobiliser dans des dispositifs qui qui seront utiles si et quand des crises apparaissent et très fortes. Ce que tout le monde me dit, je suis pas capable d'en juger à titre personnel, mais c'est ce que tout le monde me dit. Et donc notre responsabilité à nous, c'est précisément du côté de l'État d'organiser l'ensemble de la chaîne depuis finalement la JDC et le jeune âge jusqu'à l'ensemble des du cycle de vie qui permettent à nos compatriotes de trouver les modalités et les endroits où s'engager effectivement dans des dispositifs qui nous seront utiles en terme de gestion de crise que ce cet ensemble là soit bien cohérent organisé et on s'est fixé disons une petite année pour essayer de de reprendre l'ensemble du dispositif d'un bout à l'autre Et d'ailleurs, nous le faisons avec l'aide bienveillante et efficace de l'une de vos anciennes présidentes.
H Merci. Merci monsieur le secrétaire général. On le voit bien quand les communes organisent des réserves communales de sécurité civile par exemple, à chaque fois on est même obligé de limiter le nombre de participants tellement on a nos concitoyens qui veulent y participer, quoi.
Donc tout à fait. Euh la parole est à présent à Delphine Bateau pour le groupe écologiste et social. Merci monsieur le président.
Euh monsieur le secrétaire général. D'abord mes excuses, j'étais dans une autre commission avant et grâce à ma formidable équipe, j'ai suivi tout ce que vous avez dit. Euh euh nous plaidons pour une stratégie de de défense totale et et en profondeur euh que l'on retrouve euh on retrouve les termes dans la dans la nouvelle version de de la RNS.
Euh moi, je voulais vous interroger sur à quel point en fait notre pays a attiré toutes les conséquences de l'hybridé euh et euh de l'ajout euh des menaces géopolitiques actuelles euh sur toile de fond de changement climatique dont les impacts sont certains, sont pas une hypothèse. Nous avons pour notre part un bilan assez critique de la façon dont a été mis en œuvre jusqu'à présent l'objectif stratégique 2 qui se trouve en 2è position pas par hasard parce que on voit bien que c'est le terrain un des terrains de vulnérabilité les plus les plus importants qu'on a besoin d'une mobilisation générale et en terme de portage politique on a le sentiment qu'on y est pas encore. Et du coup, je voulais vous interroger sur le rôle du SGDSN qui a des fonctions et des missions en terme de sécurité nationale extrêmement importante qui pour une part d'entre elles substantielles implique une certaine discrétion.
Alors là , on a besoin d'un portage politique de la résilience participative et on a des décisions totalement contradictoires qui sont prises actuellement. par exemple les décisions qui aboutissent à liquider le tissu associatif alors qu'on a là un vivier de bénévole, les services civiques et cetera dont on va avoir besoin euh pour la résilience du pays. Donc est-ce que le SGDSN peut être l'opérateur en matière de politique publique de résilience ou est-ce qu'il faut pas construire autour d'un pacte de défense de la démocratie autre chose ?
Merci. Je vous en prie. Merci monsieur le président, madame la députée.
Vous vous prêchez un convaincu euh pour répondre très directement à votre question, à vos questions euh dans l'ordre. Euh première remarque de nature plus générale, je dirais sur la notion même d'hybrid, je crois que nous avons encore un travail à faire euh d'explication euh de ce que sont réellement des menaces hybrides. Ce que j'ai dit au tout début sur le fait que c'est pas des menaces conceptuelles ou théoriques ou de papier, c'est des choses incroyablement concrètes et pragmatiques du monde réel euh auxquelles nous sommes déjà confrontés.
Euh la 2e chose, c'est que la nature spécifique, et c'est la raison pour laquelle on a gardé le terme hybridité, j'ai déjà eu l'occasion de répéter que j'étais pas un immense fan du terme lui-même, mais on n' pas trouvé mieux, c'est que derrière ce mot-là se cache un objectif stratégique qui est celui de semer la confusion et la division. Et donc c'est là que la question des agressions hybrides est tout à fait spécifique, c'est que ce sont des modes opératoires qui sont finalement très classique et qu'on voit aujourd'hui mais qui seraient utilisé ou qui sont utilisés à des fins stratégiques pour rendre notre capacité à comprendre ce qui nous arrive complètement absente pour semer la confusion, empêcher la nation, l'État d'organiser la réponse à la menace. C'est ça la notion clé de l'hybrid.
Et donc deuxième partie de ma réponse à partir de cet élément-là . Avons-nous tiré aujourd'hui toutes les conséquences de la notion d'hybridé ? Ma réponse est très simple.
Non. Nous ne l'avons pas fait. Nous avons besoin de le faire dans les deux dimensions.
À la fois comprendre que la nature et l'ampleur de la menace à laquelle nous sommes confrontés aujourd'hui n'est que le début. qu'elle va se massifier, que ce qui est devant nous, c'est la même chose en pire et que par ailleurs, il y a un deuxième une deuxième bascule à faire qui est de comprendre que dans cette bascule là , il y a une un élément de dimension stratégique. C'est-à -dire qu'il ne s'agit pas d'être confronté aux mêmes menaces qu'aujourd'hui en plus grosse en terme de volume ou de menace, mais à des fins précisément de rupture de la continuité de la vie de la nation.
Et c'est là qu'on arrive à des sujets de sécurité nationale et de résilience nationale pour dire les choses avec des termes beaucoup plus directs. On prend beaucoup de ces questions là de menace hybride aujourd'hui sous langue de la sécurité intérieure ou de la sécurité individuelle. pas assez sous l'angle de la sécurité nationale, hein.
Et donc oui, nous avons un énorme travail à faire euh d'explication très simple de ce que signifient ces menaces-là , de ce que signifi d'échelle de la menace et de ce qui de ce que signifie le changement de nature stratégique de la menace. Troisème élément de de réponse et c'est un une institution qui a par vocation et par mission la protection du secret de la défense nationale qui vous le dit. Oui, nous avons besoin de faire bouger les lignes euh sur la façon dont nous parlons publiquement de ces sujets-là .
Euh dans le courant de l'année 2025, deux choses ont été faites sur deux dimensions de cette menace-là qui sont à l'échelle française des innovations. La première, je l'ai mentionné, c'est la la publication d'un rapport de Virginum sur Storm 1516 qui est venu expliquer dans le très grand détail quelle était la substance du mode opératoire informationnel qui venait s'ingérer dans nos dans notre débat numérique national, d'où il venait, de la Russie. euh comment il était organisé, comment ça fonctionnait et nous avons décidé de faire la même chose euh dans le domaine cyber avec la publication là aussi euh de d'un rapport sur un certain nombre d'attaques cyber là aussi euh d'origine russe que nous avons subi.
Je je suis convaincu que nous avons besoin de continuer à aller plus loin dans l'explication et probablement dans l'ouverture pour que chacun de nos compatriotes et j'insiste beaucoup là -dessus sur l'ensemble sur le fait que l'ensemble du tissu économique a besoin de comprendre beaucoup plus finement ce à quoi il était confronté. Euh l'un des axes de travail que nous avons engagé de réflexion en tout cas consiste précisément à réfléchir à des outils qui permettent à la fois de sensibiliser et de d'inciter nos compatriotes, nos concitoyens, nos entreprises à prendre toute une série de mesures assez basiques pour dire le fond qui font sens au regard de la sécurité individuelle de nos compatriotes ou de la sécurité économique du de la protection contre les pertes d'exploitation par exemple d'entreprise. mais qui aurait ajouté les unes aux autres un effet de résilience nationale et un effet face à des menaces de sécurité nationale.
Ça ça fait partie des choses qui sont qui sont devant nous. Dernier élément de de la réponse, c'est évidemment pas à moi en tant que LGDSN de dire si on fait bien ou pas le travail, mais en revanche c'est en tout cas je considère que c'est le cœur de ma mission et que donc dans le titre même de secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, il y a sécurité nationale, je pense quand je j'ai décrit tout à l'heure les trois grands défis de la mise en œuvre de la RNS, il y en a un de nature militaire finalement, un de nature sécurité nationale et un de nature sur intégration civile militaire. Finalement, quand je regarde l'ensemble du fonctionnement de l'État, je me dis que la valeur ajoutée, la valeur marginale que nous avons, elle est beaucoup plus importante dans la dimension sécurité nationale et intégration civile militaire.
Le domaine militaire est bien traité. et nous on fait notre rôle de coordination, mais vous avez avec le ministère des armées l'ensemble de ces grands de ces grands subordonnés euh toute une série de de personnes qui sont en charge de ça. Je pense que nous avons nous SGDSN un rôle tout à fait spécifique d'animation de l'interministériel et encore une fois bien au-delà de l'interministériel de l'ensemble des territoires euh collectivité territoriale état déconcentré autour de ces questions de sécurité nationale et de résilience nationale.
C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de passer beaucoup de temps sur les dans les territoires et pas beaucoup de temps à l'étranger parce que je pense que c'est là qui est le grand défi des années qui viennent et en tout cas je considère que c'est la priorité presque absolue du mandat qui m'a été confié dans cette institution et en tout cas c'est je le constate au quotidien ce qui m'occupe le plus et ça nous conforte dans l'importance de les préfet des préfets dans la déclinaison de tout ça quoi. Je je me répète exprès mais là je je le sens bien que si ça ne dans les territoires ça ne se déploie pas, vous aurez beau faire tout ce que vous voulez mais ils sont très très sensible. H euh je passe la parole à Josie Pueta pour le groupe les démocrates.
Merci beaucoup et moi j'ai un préfet qui s'y emploie. Jean-Marie Gérier est très très impliqué et nous avec. Euh merci hein monsieur le secrétaire général.
Euh l'anticipation est une des clés de la revue nationale stratégique. Je souhaite vous interroger sur le thème de la France unie et résiliente qui aborde cet aspect. C'est un chapitre qui affirme le réarmement moral de la nation.
Nous pouvons y lire l'objectif qu'en 2030, la France garantit en tout temps et en tout lieux sa résilience dans l'Hexagogne en notre mer. Nous devons aussi faire face à de diverses crises intérieures qu'à des actions hybrides. Cela s'inscrit finalement dans la logique de la RNS de 2022 et de la stratégie nationale de résilience qui met en relief le caractère interministériel des actions à conduire. 2030, c'est dans 4 ans.
Et si l'on se fit au diagnostic du Séma qui estime possible qu'un choc à l'est vers cette échéance ou même un peu avant, on peut imaginer qu'il est temps de mettre en place un certain nombre d'opérations concrètes et complémentaires à ce qui est accompli. Nos débats, nos auditions nous ont souvent porté d'ailleurs sur ces sujets ces dernières années. Or, sur le terrain, je n'ai pas le sentiment que la traduction de ce message passe clairement.
Je crains que nous perdions beaucoup de temps face à l'ampleur de la tâche. La RNS 2025 compte acculturer 10 millions de jeunes âgés de 13 à 25 ans aux enjeux de la sécurité nationale, assurer la continuité économique de la vie et de la nation en cas de crise majeure et faire en sorte que tous les citoyens puissent devenir des acteurs pour je cite se protéger eux-mêmes ou protéger leurs proches et assurer ainsi la meilleure préparation possible du pays. Je pense que nous ne manquons donc vraiment pas de travail.
Selon vous, dans quel calendrier peut-on envisager le déploiement d'actions de sensibilisation ou d'action plus opérationnelle en direction des acteurs de terrain et des populations ? Dans quel délai ? Dans un pardon dans un délai contraint.
Comment coordonner et évaluer dans une anticipation efficace ? Je vous remercie. Merci monsieur le secrétaire général.
Merci madame la députée. Euh maintenant euh hier et maintenant euh je partage votre sentiment d'urgence. Euh je partage votre analyse que nous n'avons pas le luxe d'attendre.
Euh là où je peux et veux vous rassurer, c'est que je constate dans mes déplacements dans les territoires, je constate dans mes discussion avec l'ensemble des des préfets en particulier, mais au-delà des préfets de de régions, de zones, de département, de l'ensemble des acteurs de l'État, qu'il s'agisse des directeurs régionaux ou départementaux, qui s'agissent par exemple de des services judiciaires, une vraie compréhension et une vraie mobilisation. Euh il y a eu euh des instructions qui ont été envoyées par le ministère de l'intérieur à l'ensemble des préfets euh de de départements en particulier euh avec des actions extrêmement précises et opérationnelles. Je pas rentrer dans toute la liste euh mais euh euh je constate que à la fois on sait ce qu'on doit faire euh et qu'on a et qu'on a surtout on a commencé à le faire.
Euh c'est-à -dire que je pense qu'effectivement euh ce travail et ça nous ramène à une question qui a été posée. Nous n'avons pas le luxe d'attendre que de grandes décisions soient prises dans de grands domaines stratégiques ou capacitaires ou budgétaires pour mettre en œuvre toute une série de choses très concrètes et très opérationnelles de la revue nationale stratégique. Et c'est ce que nous faisons euh depuis euh depuis l'été, enfin depuis la publication du cadre de la revue stratégique le 14 juillet.
Euh je suis allé moi-même personnellement euh en Bretagne, dans le Nord, dans l'Est, euh dans le pardon, j'ai j'attends moi, je je réponds à je réponds à toutes les invitations. Je réponds à toutes les invitations. Euh non, mais c'est je le dis en avec le sourire, mais c'est vraiment vrai.
Je suis convaincu et ce que je disais tout à l'heure, vu mon profil, j'ai j'ai conscience parfois d'avoir la foi du néoconverti, mais je suis convaincu que le le cœur de notre mission, le cœur de notre action, c'est la déclinaison territoriale de la revue nationale stratégique. Moi ce qui me rassure, c'est que tous les déplacements que j'ai fait me montrent que et dans les services de l'État et dans les collectivités territoriales et dans nos chez nos compatriotes, il y a une bonne compréhension de l'état de la menace et une volonté de s'engager. Et donc nous, notre responsabilité à nous SGDSN, à nous euh services de l'État, euh c'est de fournir les outils euh nécessaires euh pour que tout ça ça soit traduit concrètement, opérationnellement.
Je je j'ai conscience d'être un peu générique, mais ça nous emmènerait dans des discussions assez longues pour rentrer dans le détail. Mais je prends juste un exemple sur les questions cyber euh aujourd'hui et ça répond à la question aussi de de madame la députée. Est-ce que nous avons pris en compte collectivement intégralement l'ampleur de la menace cyber ?
Non. Bien sûr que non. Est-ce que nous devons faire plus ?
Oui. Est-ce que il revient à l'État et à l'ANS de faire tout ? Non.
Est-ce que il y a une responsabilité spécifique qui pèse sur les entreprises, sur les collectivités territoriales, sur chacun de nos compatriotes et nos concitoyens pour prendre un certain nombre de mesures d'hygiène numérique de base ou de couverture de risque cyber ? La réponse est oui. Et donc il y a beaucoup de choses qu'on peut faire concrètement qui infiné seront faites par nos compatriotes ou par des entreprises.
Pas nécessairement parce qu'elles ont à cœur de participer à un effort de sécurité nationale mais parce que c'est leur intérêt de protection de leur résultat d'exploitation et de la continuité de leur activité économique et infinie de leur business model. Euh et donc ce que va faire l'ANSI par exemple aujourd'hui, de plus en plus, c'est d'être euh un certificateur, quelqu'un qui va conseiller, quelqu'un qui va accompagner et décliner territor territorialement des politiques de cybersécurité. Je vous prends cet exemple-là .
Euh dans les priorités de de l'ANCI par exemple, nous avons acté à partir de de quelques crédits supplémentaires qui nous ont été octroyés en en gestion en 2025, de lancer une une appel à manifestation d'intérêt pour la poursuite du financement des Cirtres régionaux. qui sont ces ces structures de premier niveau de de soutien à réponse cyber. Euh l'ANSY aujourd'hui euh elle a une capacité de réponse cyber sur des très gros événements, des très grosses opérations cyberres qui sont euh tout à fait spécifiques, soit par leur ampleur, soit par leurs caractéristiques intrinsèques.
En revanche, on a besoin au plus près du terrain, soit par secteur économique, soit territorialement dans les régions, d'avoir des dispositifs d'accompagnement euh de de toute personne, entreprise, citoyen qui est confronté à une attaque cyber pour les premières mesures de réponse à incident cyber et de remédiation. Il y a par ailleurs un tissu industriel en France extrêmement compétent, extrêmement développé qui permet d'accompagner nos citoyens, le les entreprises dans leur dispositif de protection cyber. Ce que va faire l'ANC de plus en plus, c'est de venir certifier des services, de venir certifier des produits, de venir former, parfois de venir contrôler quand c'est quand il y a besoin, mais d'accompagner, de faire faire si on veut.
Euh et c'est cet effort-là qu'il faut qu'on fasse dans les territoires. Ça suppose une modification des modes d'action de l'État. Je peux vous garantir que dans le périmètre du HGSCN, c'est le cas.
LAN et Virginum ont euh changé leur mode d'action pour euh être concentrés sur leur cœur de métier régalien et pour faire et accompagner d'autres et faire monter en puissance un écosystème cyber ou un écosystème de lutte contre les manipulations de l'information. Mais ça suppose effectivement que nous n'attendions pas dans la déclinaison territoriale de toutes ces mesures qui sont encore une fois pas des mesures très théoriques ou très compliqué mais des choses incroyablement pratiques, opérationnelles, pragmatiques. En mauvais français, on dirait down to earth qui dépendent tout simplement de la prise de conscience et de la prise de responsabilité de tout un chacun dans la contribution à la résilience nationale.
Merci. déclinaison territoriale et là il faut que tous les échelons prennent leur responsabilité aussi parce que on le voit bien des fois pour la sécurité du quotidien. Certains nous disent "Ah oui mais c'est pas de ma compétence, c'est la compétence de l'État." Vous voyez ce que je veux dire hein dans les débats politiques au niveau dans les communes, dans les les régions, pareil hein.
Combien de fois on entend c'est pas c'est pas le problème de la région, c'est le problème de l'État. Sauf que à l'heure actuelle, vous avez entièrement raison, il faut une déclinaison. Alors le discours d'après, c'est si on nous donne des compétences en plus, il faut nous donner de l'argent en plus.
Voilà . Sauf que le budget n'est pas illimité, le budget de la nation et les impôts, ben on peut peut pas continuellement les les voilà les augmenter. Mais en tout cas, c'est un sujet mais sous le plan politique, je prends notre part dans la discussion, monsieur le secrétaire général, mais pour nous politiques, nous devons aussi porter ça dans tous les régions, département et autour des communes.
Je vais passer la parole à Yannique Favenc Beco pour le groupe liberté indépendant et autre maire et territoire. Merci monsieur le président. On va rester un peu sur la même thématique, monsieur le le secrétaire général.
L'inconvénient quand on passe le dernier, c'est que beaucoup de sujets ont été ont été abordés, mais je voulais revenir justement sur la remobilisation de nos concitoyens. Comment les les sensibiliser, les former, les les préparer ? Ça veut dire, ça a été dit, je crois, par ma collègue juste avant, réarmer les esprits.
Alors, il y a il y a des avancées, hein, aujourd'hui, une hausse des effectifs de la réserve opérationnelle, remilitarisation de la journée de défense et et de citoyenneté. Tout ça va dans le dans le bon sens. Mais si vous me permettez l'expression, soyons honnêtes, c'est c'est encore un peu timide.
Nous sommes loin d'offrir à notre jeunesse un cadre clair pour retisser durablement le lien armée armée nation. Alors, tout à l'heure, vous avez répondu, je crois ma collègue, que vous ne pouviez pas beaucoup détailler, mais je voulais quand même revenir sur la façon de mobiliser cette jeunesse dans dans nos territoires. Comment faire pour qu'elle ne soit pas seulement spectatrice, mais aussi actrice de notre résilience nationale. sa bien qu'on peut pas revenir à la conscription, c'est pas réaliste parce que ça coûterait beaucoup trop beaucoup beaucoup trop d'argent.
Mais la revue stratégique ouvre une réflexion autour d'un service militaire volontaire rénové. Euh donc ma question, si cette piste est crédible, qu'est-ce que vous proposez ou qu'est-ce que vous pourriez proposer ? Est-ce que vous allez vous inspirer du service militaire adapté qui existe déjà en en outreem ?
Et surtout, est-ce que cela impliquerait un changement de modèle ? Nous faisons passer d'une armée professionnelle, j'allais dire à une armée mixte, si je peux m'exprimer de cette façon. Merci.
Merci monsieur le secrétaire général. Merci monsieur le président. Monsieur le le député, je vais je vais encore une fois avoir du mal à à vous satisfaire euh tout simplement parce que il ne me revient pas de de de vous présenter ici à ce stade là euh les l'état des réflexions internes à l'administration. le chef d'étatmajor des armées, la ministre des armées auront l'occasion de présenter au premier ministre et au président de la République les grands choix qui seront les leurs.
Euh je je pense que pour prendre pour regarder ma casquette de SGDSN, je pense que nous devons avoir une vision globale de cette question de l'engagement. Euh il y a une dimension militaire euh qui va porter sur les réserves et finalement l'ensemble de la chaîne de la journée de la JDC ou de la JDC rénové, du service militaire volontaire euh dont la revue nationale stratégique dit qu'il doit être réancré dans sa militarité euh et des réserves opérationnelles des forces d'armées ou des forces de sécurité intérieure. Tout ça est un continuum.
Il faut qu'on s'assure que tout ça est organisé, cohérent, logique. Je pense qu'il faut quand même qu'on garde aussi en tête que euh je reviens de façon un peu mécanique à ce que nous avons écrit dans la revue nationale stratégique et dans son scénario central, c'est que le sujet de l'engagement qui est devant nous va bien au-delà des seules questions militaires. Euh, il était fait référence aux réserves communales de sécurité civile.
On sait que la l'ensemble de dispositifs de sécurité civile, que des forces de sécurité intérieure, que l'ensemble du tissu associatif comme c'était mentionné, que l'ensemble de la réserve sanitaire exactement que des dispositifs de bénévolat et de volontariat nous seraient indispensable en cas de crise pour arriver à affronter et et surpasser et être résilient à une crise de la nature de celle que nous décrivons dans la revue nationale stratégique. Donc nous notre souci au EGDSN, ça sera de prendre comme une base et comme une donnée ce qui sera décidé par nos autorités politiques sur la dimension militaire de l'engagement et des réserves dans l'ensemble de ce continuum que vous avez décrit, mais d'y accoller tout le reste de l'interministériel, tout le reste de la déclinaison territoriale et tout le reste des dispositifs civils dont on aura besoin en cas de crise. Et donc et donc c'est là qu'il y a un travail à la fois de court terme d'ici la fin de l'année et concrètement des choses qui pourraient qui pourraient être annoncées ou qui pourraient trouver leur place par exemple dans l'actualisation de la LPM et des choses de moyen terme sur l'ensemble de la réflexion qu'on conduit actuellement sur la la révision finalement la revue de l'ensemble de nos dispositifs de de réserves de volontariat et de bénévolat.
Nous, notre objectif à la fin sera qu'on fasse pas beaucoup plus pas de la bureaucratie. euh c'est qu'on ait des dispositifs qui soient lisibles par nos compatriotes et c'est qu'on évite la cannibalisation réciproque des dispositifs euh et qu'on sache les piloter et les gérer avec le moins de bureaucratie possible de façon générale et stratégique. C'est ça l'objectif clé qui est le nôtre et auquel on espère aboutir je dirais avant l'été prochain.
Et dans cette cet exercice là , si je peux me permettre cette notation personnelle, je dois je dois vous avouer que je suis je suis pas un grand spécialiste bien sûr, mais au bout de 6 mois, je me suis fait expliquer à de très nombreuses reprises l'ensemble de notre dispositif de réserve de volontariat de bénévolat et je dois vous dire ici avec la délicatesse qui s'impose que j'en apprends encore régulièrement et que je ne suis pas sûr encore aujourd'hui d'avoir absolument tout compris. [rires] Vous n'êtes pas le seul, monsieur le secrétaire général. Nous passons la parole à Édouard Bénard pour la gauche démocrate et républicaine.
Merci monsieur le président. Merci monsieur le secrétaire général pour ces échanges assez passionnants, je dois le dire. Euh notre RNS défend le renforcement du pilier européen de l'OTAN et à vocation à garantir une sécurité économique, technologique, scientifique et industrielle pour la France et l'Europe.
Pour autant, j'ai noté que le 2e chapitre de la première partie de la RNS évoque une relation translantique dans une phase d'incertitude. C'est le moins qu'on puisse dire et nous n'avons pas eu l'occasion encore d'en parler dans ce cadre. D'ailleurs, je me permets dire que je rejoins le président Jean-Michel Jacques sur l'intérêt du clot, mais aujourd'hui euh l'OTAN se retrouve éclaboussé par un scandale de marché truqué d'armement.
C'est documenté. Les enquêtes d'un consortium de international de journalistes révèlent que plusieurs marchés relatifs aux munitions, aux drones ou encore au système radar auraient été orientés pour favoriser des industriels américains via des réseaux d'intermédiaires issus de la NSPA. Les résultats de cette enquête, loin d'être anodin euh mine d'abord la confiance entre les alliés en plus d'affaiblir la souveraineté industrielle de la France et de l'Union européenne dans un contexte de bascule stratégique excite donc le projet d'autonomie stratégique s'il s'avère que des contrats sont trafiqués et que des entreprises françaises et européennes perdent ainsi des marchés.
Alors que la revue nationale stratégique revendique une pérénisation de nos chaînes d'approvisionnement, elle va si en réalité cette affaire révèle l'écart entre notre doctrine, la doctrine française et les rapports de force existants. En effet, si l'accent est mis sur notre autonomie capacitaire industrielle, les structures d'acquisition collective de l'OTAN affaiblissent, semble-t-il, un des axes stratégiques de notre RNS. En somme, il ne sera pas tâche facile d'armer matériellement et moralement nos soldats d'ici 2030 avec des pratiques opaque qui mine la confiance entre les alliés et fragilise nos complexes militaraux-industriels malgré notre 5e objectif. aussi dans ce contexte, je vois que j'ai pris mes 2 minutes mais je continue 5 secondes.
Dans ce contexte, pouvez-vous nous éclairer quant aux adaptations de nos administrations à l'ône de ces nouveaux rapports intrautaniens, la résilience imposant la confiance et celle-ci du fait de ces nouvelles configurations géopolitiques sodes. Je vous remercie. Merci monsieur le secrétaire général.
Merci monsieur le président, monsieur le député. Bon, d'abord, je ne commenterai pas l'affaire que vous avez évoqué pour des raisons évidentes. Euh euh ma conviction de SGDSN mais ancré derrière dans 25 ans de diplomatie, c'est que euh c'est des choses très simples, c'est que non, le monde n'est pas tel que nous souhaiterions qu'il soit et non le monde, l'Europe, l'Alliance Atlantique, c'est pas la France en plus grand.
Euh et oui, l'histoire et la géographie commande. Euh et oui, euh la compétition industrielle technologique existe entre alliés. Euh nous le vivons tous les jours.
Euh notre mission euh je parle ici avec ma casquette de diplomate, euh c'est de défendre dans tous les endroits, dans toutes les enceintes, les intérêts de la nation au mieux de nos capacités et de prendre le monde tel qu'il est. le monde tel qu'il est, c'est que aujourd'hui nous avons, ce qui est décrit dans la revue nationale stratégique, une évolution structurelle de la relation transatlantique et du positionnement américain qui va bien au-delà des péripéties au jour le jour de telle ou telle administration. Ça fait 25 ans que toutes les administrations américaines qui se sont succédées nous disent à nous européens que nous devons prendre davantage notre part dans le partage du fardeau sécuritaire que nous devons nous européens être davantage responsable de notre propre sécurité et ça fait par ailleurs 25 ans que le la France toute tendance politique confondue dit à nos partenaires européens que l'avenir de la relation transatlantique c'est une relation rééquilibrée Aujourd'hui, ce que je constate comme diplomate, c'est que ce qui ce qui était pendant longtemps un prêche dans le désert devient de plus en plus quelque chose de partagé entre européens.
Est-ce qu'on va passer pour autant du de du comment dire ça ? De de façon binaire de 0 à 1 ou de 1 à 0 ? Non.
Euh la revue stratégique dit, je crois de façon équilibrée, dans ces trois objectifs stratégiques qui sont consacrés aux aspects internationaux, euh qu'on a besoin euh d'une Europe euh beaucoup plus souveraine et beaucoup plus responsable de sa propre sécurité, ce qui suppose toute une série d'actions, mais on dit bien plus souveraine. C'est-à -dire que c'est comme la question qui m'a été posée tout à l'heure, tout ça c'est des degrés sauf l'autarsie, mais à ce moment-là , il faut être la Corée du Nord, la souveraineté pure et parfaite, ça n'existe pas. Euh et donc il faut accepter le monde tel qu'il est dans ses interactions.
Donc notre enjeu c'est que l'Europe soit plus responsable et plus souveraine. Deuxièmement, c'est que la relation transatlantique soit rééquilibrée et mieux équilibrée où chacun des deux parties de l'Atlantique prend une part plus équilibrée de l'ensemble de la responsabilité sur les questions de défense et de sécurité nationale. Et troisièmement, c'est le troisème objectif stratégique sur la dimension internationale, c'est qu'on a besoin de partenaire au-delà de cet environnement européen et transatlantique pour mener toute une série de de choses.
Et donc oui, nous aurons une gradation dans les solutions que nous choisirons entre des choses de souveraineté pure nationale d'ailleurs où on acceptera même pas d'être dépendant de partenaires européens. des choses sur lesquelles on acceptera une vraie dépendance mutuellement consentie avec nos partenaires européens dans une logique de souveraineté européenne dont je considère à titre personnel mais c'est écrit partout dans la revue nationale stratégique que le concept a un sens et encore une fois il a un sens dans la logique que nous ne sommes jamais dans une situation binaire de 0 ou de 1 mais que le niveau européen est un niveau pertinent pour renforcer notre souveraineté nationale que dans certains domaines nous continuerons à être dépendant de de la relation transatlantique et de certaines capacités américaines en particulier et que c'est parfaitement gérable. Et enfin que dans certains cas bien nous nous reposerons entièrement sur le marché parce que finalement la structure même du marché ou la structure même de certains partenariats avec des pays non européens finalement nous rend assez tranquille sur le fait qu'on arrivera à avoir les capacités dont on a besoin, les moyens dont on a besoin sans être trop dépendant parce que finalement il y a pas une seule personne qui pourra nous dire avec une clé finalement que le robinet peut s'arrêter.
Donc c'est toute cette gamme là euh de d'instruments internationaux que nous avons essayé de décrire dans la revue nationale stratégique et dans ces trois objectifs stratégiques que sont européens, transatlantique et international. Euh évidemment le tout est dans l'art de l'exécution euh mais dans les prérogatives qui sont celles du SGDSN, il y a une dimension de sécurité économique, c'est-à -dire de protection de nos intérêts économiques et industriels euh à la fois sous un angle scientifique et technologique et sous un angle économique et industriel qui sans que je rentre dans les détails dans séances publiqu beaucoup et où nous voyons un certain nombre de manœuvres diverses et variées sur lesquelles je ne rentrerai pas euh mais qui mobilise l'ensemble des services de l'État, le SGDSN, les services évidemment du ministère de l'économie et des finances et en particulier de la direction générale des entreprises avec lesquels nous sommes en partenariat très étroit pour assurer là encore avec des choix et des dilemmes de politique publique très classique finalement un minimum ou plutôt un maximum de sécurité économique et de souveraineté économique industrielle française et européenne. Merci beaucoup monsieur le secrétaire général, vous êtes victime de votre succès.
Nous avons encore trois questions. Donc mes chers collègues, je vais les prendre en même temps, ce qui nous permettra de finir dans les temps que nous nous étions donnés. Et je commence par Nathalia Pousiref.
Merci monsieur le président, monsieur le secrétaire général, tout d'abord merci pour toutes les précisions que vous avez apporté aux nombreuses questions. Alors sans vouloir revenir sur la dissuasion nucléaire française, la dimension européenne mais bien sûr préservant sa totale indépendance de décision, je voulais quand même revenir sur le contexte stratégique qui est fortement dégradé. C'est écrit dans la revue, les traités internationaux sont inopérants.
La doctrine ABM de lutte contre les missiles bellistiques est complètement remise en cause par justement le recours des multipliés à de tels missiles balistiques, notamment par la Russie, mais pas que. Euh et aussi nous avons un signalement stratégique russe qui se réhausse. Et ça c'est un peu une question d'actualité avec l'annonce d'une arme à propulsion nucléaire.
Alors première question euh que peut-on déduire voilà de ce réhaussement du signal stratégique côté russe ? Et aussi la RNS mentionne au paragraphe 177 et 178 euh les forces conventionnelles robustes. C'était dans le discours du PR du président de la République des 2020.
Dans quelle architecture de réassurance peut-on attendre des moyens conventionnels dans ce contexte ? Merci. La parole est à Jeun Viève Dariosc.
Merci monsieur le président, monsieur le le secrétaire général. Merci beaucoup. Tout ça est très passionnant et conditionne je crois l'avenir de de notre pays.
Moi, je vais être beaucoup plus terre à terre et je vais essayer d'être très concrète. Euh vous avez parlé de quelque chose que je trouvais essentiel, c'est l'intégration euh civilo-militaire euh dans les modes d'action que l'on peut avoir sur tous nos territoire. Alors concrètement euh comment le mettons en œuvre ?
Moi, je crois qu'il faut il va falloir [rires] structurer des vrais événements, des entraînements, des exercices qui permettent de rassembler les forces vives civiles et les forces vives militaires, qu'elles soient associatives, que ce soient les acteurs de santé, que soient les acteurs économiques dans des grands mouvements de d'entraînement parce que il me semble que c'est une menace importante arrive dans notre pays, il faut que nous soyons effectivement à même immédiatement de pouvoir réagir de façon efficace et coordonnée et que chacun ne travaille pas dans un silo, ce qui serait absolument catastrophique. Merci. Et voilà , finalement, nous n'avons que deux questions, ce qui est déjà beaucoup.
La parole est à vous. Merci. de deux questions particulièrement simples euh sur le sur la partie nucléaire et de ce qu'on appelle l'épaulement euh entre les l'articulation entre forces conventionnelles et forces nucléaires.
Ce que nous avons fait dans la revue nationale stratégique finalement c'est une forme de de codification de tout ce qui avait été des expressions publiques et et au premier rang desquels celle du président de la République depuis 2020 pour que en deux pages et demi trois pages toute personne qui s'intéresse précisément et Dieu sait si dans le domaine de la dissuasion les mots ont un sens très très précis puisse trouver de façon rassemblée l'ensemble des éléments clés de la doctrine et de la stratég stratégie de dissuasion nucléaire française et de son articulation avec la dimension conventionnelle. Donc toute personne vraiment intéressée par les questions de dissuasion trouvera dans cet objectif stratégique numéro 1 euh sur trois pages euh tout ce qu'il faut savoir à date. Deuxièmement, le le président de la République a dit lui-même euh en marge d'un déplacement international qu'il sera amené à s'exprimer à nouveau au début de l'année prochaine et j'ai trempé suffisamment dans ces affaires de dissuasion nucléaire pour savoir que il y a des choses qui relèvent directement du président de la République et de ses expressions à venir.
Et donc je ne commenterai évidemment pas ce qu'il s'apprête à dire tout simplement parce que je ne sais pas ce que ce qu'il en est. Mais en revanche, je voudrais répondre de deux façons à à deux points très importants que vous avez mentionné et qui font partie à la fois de la revue nationale stratégique et comme vous l'avez dit du cœur du discours qu'il a prononcé à l'école de guerre en février 2020. La première, c'est le fait que nous vivons aujourd'hui des facto dans un monde dérégulé en matière nucléaire et de grands équilibres stratégiques, c'est-à -dire un monde de compétition nucléaire et militaire pur et parfait.
Il ne reste en tout et pour tout qu'un seul traité qui est le traité New Start qui va arriver à échéance après sa prolongation au début de l'année 2026. Euh et euh je sais pas dans quelle catégorie encore mettre le traité d'interdiction des essais nucléaires au regard des différentes annonces qui ont été faites, mais en tout état de cause euh on se retrouve finalement, si je reprends ma casquette d'historien, dans une situation qui n'est pas sans faire penser euh à quelques moments euh disons des années 60 avant ce grand mouvement du début des années 70 de tentative de reconstruction de la stabilité stratégique par les normes et par un minimum de régulation de la compétition nucléaire internationale. dans cet environnement là , l'une des choses que le président a le président de la République a dit en 2020, c'est que nous devions assumer la puissance et que nous devions donc pleinement assumé y compris la modernisation des forces nucléaires qui étaient au cœur de la crédibilité à long terme de la dissuasion nucléaire française et queen même temps nous ne devions pas oublier notre objectif d'une forme de régulation des de la compétition internationale et et donc des grands traités de l'arms contrôle. rôle de l'ensemble de ces grands de ces grands objectifs là .
Non pas parce qu'il est aujourd'hui réaliste finalement de penser qu'on va pouvoir revenir rapidement vu l'état du monde à ces choses-là , mais tout simplement parce que un pays comme la France, une République comme la France ne peut pas abandonner cet objectif clé qui est celui de tous les Européens d'une forme de régulation internationale des relations de violence. La deuxième chose euh dans cet équilibre là , c'est de de pointer ce que le président de la République a dit dans son discours de de février 2020 et qui est rappelé dans la revue nationale stratégique sur l'importance de penser l'épaulement et l'articulation entre des forces conventionnelles robustes et des forces nucléaires crédibles. Ce qui est dit dans la revue nationale stratégique, c'est très clair, c'est que pour nous dans la doctrine française, il y a toujours un fossé entre la phase conventionnelle et la phase nucléaire d'un d'un conflit.
Donc nous n'avons jamais adopté historiquement, stratégiquement, intellectuellement les notions de de continuité de la dissuasion, de dissuasion intégrée, de dissuasion de réponses flexibles. Tous ces tous ces grands concepts, nous les avons jamais adoptés. Nous avons rappelé dans la revue stratégique explicitement qu'ils n'étaient pas les nôtres.
En revanche, il est aussi rappelé dans la revue nationale stratégique, il y a besoin d'une réflexion qui est essentiellement pour le coup une réflexion dans le premier pilier de du scénario central et de la mise en œuvre de la RNS que je mentionnais tout à l'heure, donc qui qui dépendent fondamentalement de la ministre des armées, du CMA, du DGA, de la façon dont durcir nos forces conventionnelles. Et c'est là qu'on revient sur des choses sur la frappe dans la profondeur qui sont mentionnées dans la revue nationale stratégique et qui feront l'objet, j'en suis certain, de de discussion au parlement quand l'actualisation de la loi de programmation militaire arrivera sur votre table. Mais tout cette réflexion là , elle est, vous avez raison de le mentionner, elle est elle est elle est clé.
Elle est clé et c'était ma conclusion, exactement au niveau national, mais au niveau européen et et au niveau transatlantique. C'est-à -dire que nous avons besoin de penser cette questionlà . Je vais pas rentrer dans les détails mais le président de la République a eu l'occasion de dire à de nombreuses reprises que la question de la dimension européenne de la dissuasion nucléaire française était quelque chose qui était au cœur de la dissuasion française depuis l'origine.
Si on reprend ce que le général de Gaul a dit, il a parlé dès le début du fait que la dissuasion ne s'arrêtait pas à nos frontières. La déclaration d'OTAwa en 1974 qui a été négociée longuement entre français et américain rappelle de façon maintenant classique ce qui est la contribution de la diffestion nucléaire française à la sécurité de de l'Europe et de l'espace transatlantique. Et donc là aussi dans la revue nationale stratégique, nous avons repris les dernières expressions du président de la République pour expliquer plus précisément ce qui était dans le plein respect de la souveraineté. ce qui est dit soiné national, ce qui est dit et répété dans la revue nationale stratégique, ce qui était la contribution de la dissuasion nucléaire française autonome et et nationale à la sécurité de l'Europe dans cette logique de la dimension européenne de la définition des intérêts vitaux qui encore une fois n'appartient que et exclusivement au président de la République sur l'intégration civile militaire, madame la ministre, et le besoin d'être très très opérationnel et concret, vous prêchez un un convaincu, je crois.
D'abord, on va on va essayer de de pousser la logique que vous mettez sur la table d'exercice le plus loin possible. On va refaire un exercice en 2026 qui s'appelle Orion 2026 qui va avoir une très grosse partie civile-militaire. Donc dans la dans la dans la déclinaison de l'exercice lui-même Orion 26, il y aura une très grosse partie de de d'exercice tout simplement de comment est-ce qu'on organise l'intégration civile militaire de la gestion d'une d'une crise.
Mais je suis convaincu comme vous qu'on aura besoin d'aller beaucoup plus loin et qu'on aura besoin probablement d'imaginer de nouvelles formes d'exercice territorialisé, décliné localement qui soit qui qui finalement fasse comprendre parce que il y a rien de mieux qu'un exercice infineré pour comprendre ce qu'implique des choses. Encore une fois, c'est c'est ça qui est compliqué à expliquer, c'est que c'est incroyablement pragmatique. c'est de savoir par où passe un camion, est-ce que la route est ouverte, est-ce que votre compagnie de gendarmerie, elle est disponible pour telle mission ou telle autre, quelles sont les limites et les contraintes que vous avez ?
Comment vous hiérarchisez vos priorités ? Est-ce que vos systèmes de communication parlent l'un avec l'autre ? Est-ce que vous êtes capable de vous parler entre civil et militaire sur une ligne sécurisée qui est compréhensible ?
C'est des choses qui sont incroyablement pratiques et opérationnelles et qui ne peuvent bien se comprendre que quand on est les mains dans le camboui, si je puis dire, et au plus près des territoires. Et donc, c'est ce qu'on va essayer de faire tout simplement. Excusez-moi.
Est-ce qu'on vous retrouverez dans le la convention qui a été signée entre le SAT notamment et pardon il y a eu une signature de la convention entre le président de des maires de France et le le Smat justement quand il y a eu le à l'école militaire quand il y a eu toute la présentation la journée de la est-ce que à l'intérieur de cette convention on peut pas y trouver enfin pour impliquer les maires et est-ce que au niveau des départements et des régions ça peut pas être la même chose ? Non, vous avez deux vous avez deux dimensions différentes en fait hein. Vous il faut bien traiter les deux.
C'est ça la difficulté de l'exercice. Vous avez une dimension qui est euh ce qu'on appelle soutien de la nation haute, c'est-à -dire comment on mobilise euh les éléments civils du territoire national en appui d'une manœuvre militaire. Euh et ça ça suppose toute une série d'organisations entre la déclinaison territoriale de l'organisation de nos armées et l'ensemble des dispositifs logistique, transport, énergie, santé qui vont venir appuyer une manœuvre militaire.
Mais dans l'exercice que nous sommes en train de conduire de planification de défense et de sécurité nationale, il y a bien une deuxième partie qui est tout aussi importante euh qui consiste à imaginer dans le scénario central de la RNS, dans cette montée en gamme vers la crise dans ces deux dimensions. Comment est-ce qu'on va organiser la gestion de la crise civile dans un dans un environnement, dans un univers où localement toute une partie des forces militaires ne seront plus à la disposition du pouvoir civil pour venir les appuyer dans des situations où les capacités civiles sont sous-dimensionnées. Et donc c'est bien les deux dimensions qu'il faut faire.
Donc autrement dit, moi je suis extrêmement attentif à ce que on traite les deux et donc on traite à la fois pour être très technique ce qui relève de ce que les ministères des armées, les armées ont construit autour des stadef, des stades de défense qui é un élément extrêmement important de structuration de la réflexion sur la partie soutien de la nation haute, mais qu'on réfléchisse aussi à comment on prend cette logique là de différents stades et de stades de défense et qu'on les transforme en stade de défense et de sécurité nationale pour avoir un dispositif intégré qui permet de penser la montée en gamme. la montée en puissance, la montée en crise, en préparation des deux dimensions militaires et civiles et intégrées. Et c'est ça, je pense le grand enjeu.
Il faut traiter les deux et pas juste l'un. On n pas le luxe de traiter de choisir l'un ou l'autre, faut faire les deux. Et à la fin, vu la complexité des sujets, je pense que comme madame la ministre l'a dit, il faudra qu'on imagine des exercices territorialisés qui nous permettent de penser et d'organiser les deux dimensions de ce scénario.
Merci monsieur le secrétaire général. On pourra vous pourrez continuer à discuter avec le secrétaire général à l'issue parce qu'on va libérer les collègues qui ont un agenda bien rempli. Vous avez souvent évoqué la revue nationale stratégique qu'on retrouve aussi sur internet facilement.
Donc n'hésitez pas à la télécharger pour ceux qui nous écoutent. Tout y est plus qu'à à y aller. Donc en avant et merci beaucoup monsieur le secrétaire général pour cette audition qui a été vraiment très riche pour nous tous.
Merci mes chers collègues. Merci beaucoup. Merci monsieur le prêtre.