Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
DébatLe Crayon· 14 mai 2026 77 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleEurope & international

Service Public : Il veut le réformer, il veut le protéger. Ils débattent. | Œil pour Œil

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 47 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:47OuverteRéponse directe

    Le service public est-il trop politisé ?

  • 14:30ComplaisanteRéponse directe

    Qui voudriez-vous voir dans le prochain Oeil pour Oeil ?

  • 20:45RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous ne vous seriez pas ému si Adèle Vendrette avait dit que France Inter était conservatrice ?

  • 24:34OuverteRéponse directe

    Est-ce que le milliardaire contrôle beaucoup trop les médias aujourd'hui ?

  • 37:05OuverteRéponse directe

    C'est quoi votre point de désaccord principal ?

  • 53:44OuverteRéponse directe

    Charles, c'est quoi votre point de désaccord principal ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 31:21Locuteur non identifiéChiffre
    « 110 millions d'euros c'est la première société c'est avéré ils bénéficient du plus de contrats de l'ensemble des sociétés de production »
  • 33:21Locuteur non identifiéFait
    « il y a une entorse notamment sur ce point-là qu'il faut dénoncer »
  • 33:42Locuteur non identifiéFait
    « ce qu'il faut c'est une information de qualité une information indépendante une information contrôlée »
  • 38:48Locuteur non identifiéPromesse
    « sur les 3 milliards de budget de France Télévisions on devrait réinternaliser davantage de contenu »
  • 50:42Locuteur non identifiéChiffre
    « 81 millions d'euros de déficit la trésorerie qui était abondée à hauteur de plusieurs dizaines de millions d'euros aujourd'hui est négative »
  • 53:43Locuteur non identifiéChiffre
    « on parle de 130 millions d'euros »
  • 53:38Locuteur non identifiéFait
    « c'est factuel »
  • 59:28Locuteur non identifiéChiffre
    « avec ces 91 000 euros par an plus les indemnités »
  • 59:58Locuteur non identifiéChiffre
    « qui prennent des millions voire des dizaines de millions d'euros de contrats »
  • 1:00:17Locuteur non identifiéFait
    « dans les années 90 des Arthur, des Jean-Luc Delarue, des Nagui ont été condamnés »
  • 1:00:30Locuteur non identifiéChiffre
    « la France est le deuxième pays au monde le plus ciblé par les fausses informations »
  • 1:01:45Locuteur non identifiéFait
    « il y a des choses sur lesquelles on peut se rejoindre alors qu'on n'est pas dans la même équipe »
  • 1:03:48Locuteur non identifiéChiffre
    « il y a 9 jeux sur France 2 chaque jour, 13 au total en comptant France 3 »
  • 1:05:31Locuteur non identifiéFait
    « sur les Airbac Tataka, sur Betaram »
  • 1:10:43Locuteur non identifiéFait
    « le vote finalement était favorable »
  • 1:12:47Locuteur non identifiéFait
    « les français sont souverains quel que soit leur choix il faut le respecter »
  • 1:16:12Locuteur non identifiéChiffre
    « 4 milliards que ça représente la moitié du budget du ministère de la Culture »

Temps de parole

  • Locuteur non identifié52 %
  • Locuteur non identifié 243 %
  • Présentateur2 %

1,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur non identifié

70% des auditeurs de France Inter ont voté aux dernières élections européennes à gauche. De dire que le service public de l'audiovisuel n'est pas politisé, c'est faux. Tes chiffres n'étaient pas faux, ils sont présentés de manière biaisée. Ça fait toi quelqu'un qui arrange la vérité. C'est tout ce qu'on fait pas dans le service public. On a même des responsables du fact-checking, donc qui doivent vérifier la sincérité de l'information. Ils sont tête d'affiche de meeting de la France Insoumise. C'est ça que j'ai voulu mettre un peu en lumière. Affaiblir le service public, Charles, c'est donner les clés de la boutique aux GAFAM.

On donne les clés de la boutique à Trump, à Musk et à tous les bots russes qui vont vouloir peser.

0:34
Présentateur

On va organiser un débat sur scène. Le 5 juin à l'Européen à Paris, on se retrouvera avec Étienne Klein et Thierry Magnin pour un débat profond sur la religion. Toutes les infos sont en description et dépêchez-vous de prendre vos places parce qu'à mon avis, ça va partir très vite. Encore merci pour tout votre soutien depuis le début, je vous laisse avec la vidéo. L'État n'a pas à payer pour divertir les Français. Vrai. Faux. Supprimer France Télévisions, c'est abandonner les classes populaires. Faux. Vrai. Le service public est de gauche. En majorité, il y a un nombre de sondages qui l'indiquent. Faux. Les milliardaires contrôlent beaucoup trop les médias.

1:03
Locuteur non identifié

Vrai.

1:03
Présentateur

Vrai. Sans subvention, la culture française disparaîtrait face à la culture américaine. Faux. Vrai. Le service public nourrit un entre-soi aux frais du contribuable.

1:11
Locuteur non identifié

Plutôt vrai.

1:11
Présentateur

À certains égards, c'est vrai. Le service public est le dernier rempart contre l'Empire Bolloré. Plutôt faux. Vrai. On ne peut pas être neutre quand on est payé par le gouvernement. Faux. Faux. L'ARCOM doit être supprimée.

1:20
Locuteur non identifié

Elle doit être surtout améliorée.

1:22
Présentateur

Non. Je suis fier de ce qu'a donné la commission d'enquête.

1:24
Locuteur non identifié

Fierté de l'intérêt qu'elle a pu susciter auprès des Français. C'est la première fois qu'une commission d'enquête a autant passionné. Je suis déçu parce que j'en attendais beaucoup plus.

1:31
Présentateur

Je pourrais être ami avec la personne en face de moi.

1:33
Locuteur non identifié

Vrai.

1:34
Présentateur

Vrai. Salut c'est Anto et bienvenue dans ce nouvel œil pour œil. Le format de débat du crayon. Deux invités s'affrontent face à face avec devant eux plusieurs cartes qui détermineront les thèmes et les formats de l'émission. Chaque carte impose un temps précis que les invités devront respecter.

1:47
Locuteur non identifié

Le service public est-il trop politisé ? On a 20 minutes. Sur cette question de la politisation du service public, il y a à la fois des faits qui se sont accumulés. Je vais vous en prendre quelques-uns récents. Premier tour des municipales sur le plateau de France Info TV où on entend une personne incarnant le service public, Nathalie Saint-Crit, comparer Éric Ciotti à Benito Mussolini. Et ce procès en fascisation d'un certain groupe politique, il est récurrent. On avait aussi entendu quelques semaines avant sur le plateau de France Info Jordan Bardella comparer à Adolf Hitler.

On avait pu voir que même aux Etats-Unis, un simple hommage de recueillement pour Charlie Kerr qui avait été comparé à un meeting nazi. Donc il y a une tendance aussi à nazifier l'adversaire qui traduit un climat politique. Quand on regarde les chiffres de l'ARCOM, quand on regarde les chiffres aussi des chaînes publiques, on voit que c'est une tendance qui est assez lourde. À la fois en période électorale, mais aussi en période hors électorale. On prend un exemple, c'est les législatifs de 2022, donc c'était il n'y a pas si longtemps. On voit que sur le temps de parole de la droite nationale, sur France Inter, on est à 10%. Sur France Culture, on est à 11%.

Et sur France Info, on est à 15% du temps de parole. Donc bien en deçà, les temps de parole obligatoires. Charles Aloncle, je suis député de l'Hérault, porte-parole du groupe IDR d'Éric Ciotti. J'ai eu l'occasion d'être rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public qui vient de se terminer il y a quelques jours. On a pu d'ailleurs obtenir le vote de la publication du rapport. Et cet après-midi, je suis ravi de débattre pour le crime. Mais pourquoi on ne prendrait pas des chiffres plus récents ? Les municipales, les chiffres d'audience et de temps de parole des différents partis aux municipales viennent d'être publiés.

Ils sont totalement, totalement cohérents avec la représentation nationale. Je m'appelle Baptiste Desmontiers, je suis journaliste, je suis aussi entrepreneur. J'ai travaillé pour le service public, j'ai travaillé pour TF1, j'ai travaillé pour M6, j'ai travaillé pour BFM TV, pour plein de chaînes différentes. Je suis aujourd'hui face à Charles Laloncle pour parler du service public et mon idée, c'est qu'un service public fort, c'est un garant d'une bonne démocratie. Il peut y avoir une politisation de principe, une idée que le service public est politisé.

Évidemment, personne ne peut aller contre ce que tu viens d'expliquer sur Nathalie Saint-Cricq et ce dérapage verbal qui n'aurait pas dû avoir lieu et qui ternit tous les gens qui travaillent dans l'ombre du service public. Il y a probablement des gens qui sont politisés à l'intérieur du service public, comme il y a des gens qui sont politisés à l'intérieur du service public de la santé ou d'autres services publics de la justice. Il n'empêche que le résultat final, c'est ça qui compte. Qu'est-ce qui sort à l'antenne ? Qu'est-ce qui est diffusé à l'antenne ? Et le résultat qui est diffusé à l'antenne n'est pas politisé.

Le résultat qui est diffusé à l'antenne sur le service public, il se doit d'être, puisqu'il est contrôlé par l'ARCOM, il se doit d'être irréprochable sur les temps de parole, que ce soit sur les sujets, que ce soit sur... Tout est extrêmement contrôlé. Donc, je peux comprendre qu'on s'attache à cette idée qui est véhiculée depuis longtemps, que les journalistes sont de gauche. Le résultat qui transparaît à l'antenne ne peut pas être politisé. On reviendra plus tard. Moi, j'ai travaillé de nombreuses années là-bas. J'ai fait des sujets autant de gauche que des sujets autant de droite.

Quand je parle de sujets de droite ou de gauche, c'est des sujets qui s'attaquent peut-être à un plan politique plus fortement et d'autres qui s'attaquent à un autre. Moi, je n'ai jamais eu de directive, de consigne en plusieurs années à l'intérieur du service public. Donc, il y a, je pense, une vraie différence à faire entre l'idée qu'on se fait, la petite phrase balancée à l'antenne et qui n'aurait pas dû l'être et qui est inadmissible, et la réalité de ce qu'on voit et de ce que les téléspectateurs voient.

Après, sur les chiffres récents, donc là, je vais citer les chiffres des législatifs de 2022, chiffre hors période électorale, c'est le dernier trimestre de 2025, où on voit que le temps de parole, notamment sur France Inter, accordé à ce qu'on appelle la droite nationale, sur les matinales, il est 10%. Donc, il n'y a que 10% des invités de France Inter en matinale qui sont du Rassemblement national. C'est le dernier trimestre de 2025. Vous savez, les temps de parole, selon l'ARCOM, ils sont définis selon deux ou trois critères. Les dernières, les résultats des dernières élections, la représentation des groupes parlementaires à l'Assemblée et les perspectives dans les sondages.

Bon, on devrait accorder normalement à peu près entre 33 à 37% de temps de parole au Rassemblement national et d'une certaine façon à la droite nationale. Là, on n'est qu'à 10% sur les matinales de la première radio de France. Radio en plus du service public, France Inter. Donc, on voit qu'à la fois période électorale et hors période électorale, il y a un certain nombre d'entorses. Mais quand on va au-delà... Pardon, il y a France Info, France Inter. Mais France Inter n'est pas la seule. Mais c'est la principale. C'est la principale. Elle fait une audience qui est considérable. Considérable.

Donc, ça veut bien dire que s'il y avait un vrai déséquilibre, vu que c'est la première radio de France, s'il y avait un vrai déséquilibre, j'imagine que les auditeurs seraient partis plus tôt. Et quand on regarde, mais c'est ça qui est intéressant, quand on regarde aussi l'audience de France Inter, il y a un sondage qui a été diffusé. Ce n'est pas un sondage de droite, parce qu'il a été commandé par Marianne. Il a été fait par l'IFOP. Ils sont intéressés aux auditeurs de France Inter. Et on peut voir que 70% des auditeurs de France Inter ont voté aux dernières élections européennes à gauche.

Soit une surreprésentation qui est très importante, puisqu'il y a eu à peu près 32% des Français qui ont voté à gauche. Donc, de dire que le service public de l'audiovisuel, notamment Radio France, n'est pas politisé, ou en tout cas qu'il respecte à la lettre les recommandations de l'ARCOM sur le temps de parole, c'est faux. C'est faux parce que c'est prouvé dans les chiffres par l'ARCOM, par ses chaînes publiques. Et quand on fait aussi des sondages sur l'audience et l'audimat de ces chaînes-là, on voit que ce sont des chaînes qui sont pourtant payées par l'ensemble des Français, mais qui, malgré ça, ne représentent pas l'ensemble des Français.

Et quand on s'intéresse à ça, parce qu'une fois qu'on a dit ça, qu'on a posé le constat, c'est intéressant de voir d'où ça vient et de voir aussi est-ce que ce ne serait pas systémique. Et donc, on s'intéresse aux nominations, aux nominations importantes, notamment des dirigeants de l'audiovisuel public. Je vais vous citer deux exemples qui sont assez flagrants. Ils sont les deux numéros deux, à la fois de France Télévisions et de Radio France. Chez France Télévisions, le numéro deux, c'est M. Sid Mongomez, qui est directeur des antennes et des programmes, qui est devenu depuis peu aussi le patron de l'information. M. Sid Mongomez, il est embauché par Delphine Ernot à l'âge de 27 ou 28 ans.

Il n'avait travaillé à l'époque que pour un seul parti, Europe Écologie Les Verts. Vous l'avez énoncé pendant les longs mois de la commission d'enquête, mais ce n'est pas Sid Mongomez qui fait l'information. Il est le N plus 2 des près de 3000 journalistes de France Télévisions. Il n'a jamais eu de carte de presse. Et je vous assure que moi, depuis que j'ai commencé cette commission d'enquête, j'ai eu beaucoup de journalistes de France Télévisions qui m'ont dit, ce n'est pas une question qui soit gauche ou qui soit droite. C'est une question qu'il n'a pas de carte de presse. Il a été militant avant de rejoindre France Télévisions. Il n'a aucune expérience dans les médias.

Vous regardez Radio France, c'est à peu près la même chose. Directeur éditorial de Radio France, c'est M. Mélet, Vincent Mélet. Il fait un portrait dans Libération. Il explique dans une autre vie, j'aurais été un cadre du Parti Socialiste. Dans une autre vie, j'aurais été un politique. Et je considère que m'engager et travailler dans les médias permet de faire davantage bouger les lignes et davantage, d'une certaine façon, un peu avancer aussi mes idées que faire de la politique.

Donc, aux deux postes les plus clés qui s'occupent de l'éditorial et qui s'occupent aussi de l'information chez France Télévisions, on a nommé, alors qu'ils sont payés par nos impôts et par l'ensemble des Français, deux profils plutôt militants, plutôt politiques. Est-ce que vous êtes capable quand même, est-ce que tu es capable, puisqu'on se tutoie, d'imaginer qu'il puisse y avoir des gens qui sont politiquement engagés à la tête d'une chaîne sans que ça ne se traduise par un contenu politisé ? J'ai travaillé à complément d'enquête et à envoyer spécial à l'époque où Delphine Ernaut était en poste et Sid Bon Gomez était là aussi.

Jamais, jamais, jamais, je n'ai eu de consigne pour aller traiter un sujet avec un angle ou un autre. J'ai travaillé pour France Télévisions avant l'arrivée de Delphine Ernaut, envoyer spécial notamment. J'ai fait des sujets sur le RN, j'ai fait des sujets sur le FN à l'époque, sur la gauche. Les seules consignes que j'ai eues quand j'ai travaillé pour envoyer spécial, à l'époque, tu étais encore très jeune, c'était Guylaine Chenu et Françoise Joly qui étaient les présentatrices. Je me souviens très bien d'avoir eu une discussion. Très bonne émission d'ailleurs. Très bonne émission, très bien reprise et pas politisée. Moi, je suis convaincu qu'elle n'est pas politique et pas politisée.

À l'époque, on faisait un sujet sur Fabien Angelman. Fabien Angelman, c'est un maire d'Aïange dans le nord de la France et on voulait aller poser nos caméras après l'arrivée de ces premières têtes du FN à l'époque dans les mairies pour voir comment ça avait fonctionné. J'ai eu une discussion très claire avec Guylaine Chenu qui m'avait dit tu ne tapes pas d'un côté, tu ne tapes pas de l'autre. On laisse les choses. On était venu poser nos caméras. À l'époque, ce n'était pas Delphine Ernaut, c'était une autre personne, je ne me souviens plus qui c'était, mais il y avait déjà des convictions politiques à la tête. Moi, je comprends ce que tu dis et je l'entends.

Bien sûr qu'on peut se dire qu'il y a des profils politisés à la tête de France Télé ou de Radio France. Mais les journalistes, leur indépendance et pour connaître le métier de journaliste et tu t'y es frotté aussi, c'est des bourricots, c'est des têtes de mule. Tu ne fais pas faire quelque chose à un journaliste qui n'a pas envie de faire. Tu ne vas pas imposer une ligne éditoriale à un journaliste. Si on m'avait dit, moi, fais un sujet pour taper sur le RN ou fais un sujet pour taper sur LFI ou le PS, je me serais mais drapé dans ma vertu de journaliste, j'aurais gueulé, j'aurais appelé les syndicats, etc. C'est ça, la réalité du service public.

Quand tu prends, je suis d'accord, mais quand tu prends, les journalistes sont indépendants. Mais n'importe quelle entreprise, quand ton numéro 1 et ton numéro 2 partagent des convictions politiques communes, que tu as envie de faire carrière dans cette entreprise-là, évidemment, de chez France Lévi, en Radio France, ils n'ont pas un flingue sur la tombe tous les jours en disant, voilà, il faut taper matin, midi et soir sur la droite. Il ne faut pas être caricatural. Tu as raison, il y a une déontologie des journalistes. C'est très fort, la déontologie.

Quand tu es dans une entreprise avec un numéro 1 et un numéro 2 qui affichent fièrement des convictions politiques, quand tu choisis des thèmes, quand tu vas défendre des formats, quand tu vas essayer aussi de montrer ta pertinence, quelque chose me dit que tu peux avoir implicitement et indirectement une petite influence. Oui, mais c'est imaginer que pour obtenir un poste, ça fait beaucoup de 6, Charles. Je vais te donner deux exemples qui ne sont pas des 6. Par exemple, Adèle Vendrette. Adèle Vendrette, elle a été patronne de France Inter pendant longtemps. Donc là, elle a été démise de ses fonctions il y a quelques semaines.

Elle assume publiquement que France Inter est une radio résolument progressiste. Elle le dit noir sur blanc dans un entretien au filiero. France Inter est une radio résolument progressiste. Dans la loi de 1986, la loi Léotard, il est indiqué que l'audiovisuel public doit être indépendant, honnête, pluraliste et d'une certaine façon neutre. Donc, de dire que l'antenne qu'on dirige payée par l'impôt de l'ensemble des Français a une identification politique parce que le progressisme est une identification politique au même titre que le conservatisme.

Déjà, c'est une rupture de neutralité et déjà, c'est une consigne qui est envoyée à l'ensemble des journalistes de France Inter de dire voilà la doxa, voilà le thème qu'il faut défendre. Ça, c'est le premier exemple. Quand on a Delphine Arnaut et promis, je finis en pétant. Quand on a Delphine Arnaut qui nous explique une fois arrivée à la tête de France Télévisions, on ne représente pas chez France Télévisions la France telle qu'elle est mais telle qu'on voudrait qu'elle soit. Alors qu'on confie avec nos impôts ce qu'il y a de plus précieux à France Télévisions, c'est-à-dire le traitement sincère et vérifié, véritable de l'information.

Donc, en fait, on a la patronne de France Télévisions qui nous dit en fait non, on ne fera pas vraiment ça, on va essayer aussi de présenter différemment avec des billets, avec des filtres, la France non pas telle qu'elle est mais telle qu'on voudrait qu'elle soit. Tout dernier exemple, quand on confie le fact-checking, le fact-checking, c'est des cellules qui se sont développées sur les dernières années qui confient à quelques journalistes la vérification de la sincérité de l'information qui est une mission louable. Mais quand tu regardes la personne qui est notamment responsable du fact-checking sur France 5 et France Info TV, Lin Lan Dao, et bien ça a été...

Ce n'est pas la seule personne, il y a aussi Julien Pint, il y a des journalistes, il y en a plusieurs. Elle en fait partie et elle est dans la cellule fact-checking de France Info et France 5. J'ai pu montrer lors de la commission d'enquête qu'elle avait été tête d'affiche il y a quelques semaines d'un meeting de la France Insoumise à Toulouse aux côtés du député insoumis François Picmal. Pour moi, ce n'est vraiment pas la tête d'affiche du fact-checking de la France Télévisions. Il y en a plutôt un. Elle est dans la cellule. Elle est dans la cellule.

13:20
Présentateur

Je tiens à le dire ici parce qu'elle s'était justifiée sur ses réseaux sociaux du fait qu'elle n'était pas en cartel à la France Insoumise et qu'elle faisait ça dans le cadre d'une représentation comme elle avait fait dans d'autres meetings.

13:30
Locuteur non identifié

Mais elle a été tête d'affiche de cette réunion publique de la France Insoumise à Toulouse avec le député François Picmal. Sa photo était diffusée sur l'affiche de ce meeting. Donc, quand on voit même qu'au-delà des numéros 1, des numéros 2, qu'on a même des responsables du fact-checking qui doivent vérifier la sincérité de l'information, qui sont tête d'affiche de meetings de la France Insoumise. Le problème, ce n'est pas que ce soit la France Insoumise. J'aurais hurlé si ça avait été aussi des LR, si ça avait été du Rassemblement National.

institutionnel, d'honnêteté, de pluralisme, d'indépendance de l'information et pourtant, on a des militants qui sont payés par nos impôts et qui pourtant sont les garants normalement d'une espèce de matière extrêmement importante qui est l'information. Donc, moi, c'est ça que j'ai voulu mettre un peu en lumière pour mieux le résoudre et que demain, le service public de l'audiovisuel soit davantage neutre, indépendant et pluraliste.

14:25
Présentateur

Je vous arrête deux secondes. Dites-nous en commentaire qui vous voudriez voir dans le prochain Oeil pour Oeil.

14:29
Locuteur non identifié

On lit tout. Charles, M. Aloncle, député de la République, est-ce que montrer, passer six mois pour montrer qu'il y a des personnalités qui votent à gauche ou à droite à l'intérieur d'un service public qui se veut neutre, est-ce que c'est une réussite en soi ? Pardon. Je pense encore heureux qu'on n'avait pas besoin d'une commission d'enquête pour imaginer que sur les 8 ou 9 000 salariés de France Télévisions, il y a des gens qui sont à gauche, des gens qui sont à droite, des gens qui sont à l'extrême gauche et à l'extrême droite. On n'avait pas besoin d'une commission d'enquête pour le savoir.

On le sait, il y a des gens au ministère de la Justice qui votent à gauche, d'autres qui votent à droite. Non, pardon. Ils sont astreints à une obligation de neutralité. Je vais terminer. Qu'il y ait des gens qui aient des positions dans leur vie personnelle, des engagements dans leur vie personnelle. Mais là, c'est public. Mon médecin qui me soigne, je me fous de savoir s'il vote à gauche ou s'il vote à droite. Quand il me soigne, il me soigne avec l'exigence du service public. Un journaliste et cette journaliste qui fait du fact-checking dont tu parles, je ne la connais pas. C'est la seule chose qui importe.

Le journalisme, l'information qui est véhiculée par le journaliste, c'est la seule chose qui importe. L'information qui sort du service public, le soin qui sort du service public hospitalier, c'est la seule chose qui importe. Donc, passer six mois pour faire une commission d'enquête, pour mettre en exergue le fait qu'il y a des journalistes de gauche ou de droite à France Télé, pardon, ce n'est évidemment pas le travail que vous avez fait et ça aurait été dommage d'en rester là. Je reviens sur un truc. Mais la confiance, simplement, la confiance repose aussi sur la présomption de neutralité.

Comment veux-tu à l'heure où il y a 60% des Français, c'est un sondage CSA de novembre 2025 qui considère que l'information sur le service public n'est pas impartiale, il y a une présomption de neutralité qui est essentielle pour restaurer ce lien de confiance. Il faut une présomption, là tu fais une présomption d'impartialité là concernant cette journaliste. Quand on est d'affiche d'un message de la France Insoumise, on peut dire qu'on ne va pas traiter de la façon la plus sincère possible l'information.

Factuellement, est-ce que si on se penche, est-ce que tu t'es penché sur le travail de cette journaliste, est-ce que tu as relevé des incohérences ou des choses qui dénotaient de son engagement politique ? Je ne sais pas, je ne l'ai pas fait. Je crois que si c'était le cas, on en aurait entendu parler. Donc, qu'elle soit tête de liste à un moment ou soutien de la LFI. Mais ça ne pose pas problème qu'on ait des profils militants qui soient responsables du fact-checking sur l'audiovisuel public. Ça ne me pose pas de problème tant que la garantie.

On ne devrait pas leur demander un devoir de réserve et se dire qu'il y a d'autres personnes davantage d'autres qui pourraient s'occuper de cette mission. On ne va pas demander un CV. Il y a 3000 journalistes chez France Télévisions. Je pense qu'il y en a bien d'autres qui ne sont pas des militants qu'on pourrait mettre à la cellule du fact-checking. Il y a 300 journalistes à France Télévisions. La rédaction de France Télévisions, c'est 300. Ah non, non. C'est près de 3000 journalistes chez France Télévisions sur une entreprise de 9000 salariés. Non, non, c'est 3000.

Et donc, sur les 3000 journalistes, je pense qu'on peut en trouver d'autres qui sont responsables du fact-checking, qui ne sont pas tête d'affiche de métier politique. On va passer sur le cas de cette journaliste parce qu'encore une fois, si vraiment, il y avait eu un problème de partialité, s'il y avait eu un reportage, un fact-checking biaisé, mal fait, et qui montrait qu'elle était totalement militante, ça serait sorti. Ce n'est pas le cas. Elle a été sanctionnée. La direction nous a expliqué qu'elle a été sanctionnée. Et je pense que le travail a été fait en profondeur et assez bien, parfois, un peu superficiellement que d'autres fois. Ça serait sorti.

Je voudrais revenir sur son défenseur. Je suis l'avocat de personne. Je ne suis pas l'avocat du service public. D'ailleurs, c'est important de le dire ici. Je ne suis pas là pour défendre le service public tel qu'il est aujourd'hui. Je suis là pour défendre l'idée d'un service public fort et peut-être de restaurer la confiance que les Français doivent avoir et peuvent avoir dans le service public. Que Adèle Vendrit veuille que cette radio soit progressiste. Moi, je l'entends. Je comprends que tu y vois un biais politique. C'est une rupture légale. Non, non, ce n'est pas une rupture légale. On doit avoir... Pour moi, je l'oppose à rétrograde.

On doit être à la tête de chaînes qui sont impartiales, honnêtes, pluralistes. Et à partir du moment où on affiche un positionnement politique, c'est déjà une rupture avec un objectif à valeur constitutionnelle. Est-ce que tu trouves... Qu'elles disent ça d'une chaîne privée, par exemple, BFM est une chaîne télé progressiste. Qu'elles disent ça de BFM si elle est à la tête de BFM, ça ne pose pas de problème parce que c'est financé sur fonds privés. Est-ce que tu trouves que le fait que les femmes aient eu le droit de voter par l'ensemble des Français, c'est une rupture évidente de la loi ? Je ne pense pas.

Moi, je suis là en tant que parlementaire aussi pour que la loi soit respectée et c'est la raison pour laquelle je me permets de dénoncer ce genre de biais militants. Et c'est pour ça qu'il y a des organes de contrôle qui sanctionnent ou qui ne sanctionnent pas et j'imagine qu'on fait confiance en l'indépendance de ces organes de contrôle. Et ça, on peut en parler parce qu'ils sont totalement défaillants et ça a été aussi l'un des points de la commission d'enquête. Les communautés d'études de Radio France et France Télévisions ont beaucoup de défaillances. Pour moi, le fait que les femmes aient eu le droit de vote à un moment, ça s'appelle du progressisme.

Donc, le progressisme, ça n'est pas avoir envie de peintururer des passages cloutés pour être dans une vision wokiste de la société. Ce n'est pas ça, le progressisme. Le progressisme est voir la France qu'on voudrait avoir. Quand j'entends, on est là pour faire une radio ou une télévision et montrer la France telle qu'on voudrait la voir. Moi, quand je vois des reportages d'investigation, de compléments d'enquête qui montrent qu'il y a ou qu'il y a eu des emplois fictifs à l'Assemblée nationale, c'est la France que j'ai envie de voir. Je veux voir une France transparente. Je veux voir une France dans laquelle...

Mais si tu la veux transparente, alors tu veux voir la France telle qu'elle est et pas telle que tu voudrais que Delphine Arnaud la soit. C'est tout le sujet. La définition de Delphine Arnaud qui nous explique qu'en fait, le rôle de France Télévisions, c'est d'appliquer des biais, c'est d'appliquer des filtres et ce n'est pas de représenter le réel. Ce n'est pas de dire le réel, ce n'est pas de dire la vérité. Moi, ce n'est pas ce que j'ai entendu. Et quand elle dit ça, c'est une rupture qui est assez grave. Moi, ce n'est pas ce que j'entends. Ce n'est pas ce que j'entends. Et pour en revenir... Non, parce que du coup, je vais quand même emplacer une petite... Ce n'est pas ce que j'entends.

Ce que j'entends, c'est le progressisme, voire la France qu'on a envie de voir, c'est laisser les journalistes faire un travail indépendant, un travail d'investigation qui va permettre justement de mettre en exergue des réalités, des déviances, des brebis galeuses, mais aussi peut-être d'aller montrer la France des territoires. La France telle qu'elle existe, telle qu'on voudrait la voir, c'est la France dans laquelle la France des territoires va être plus représentée. Le service public, je termine juste. Je termine juste. Le service public, ce n'est pas TF1 ou M6 qui va aller montrer la France des petites régions, des régions, des territoires français.

C'est le service public avec ses antennes locales. Donc, c'est peut-être TF1 dans le journal de Trezor et Jean-Pierre Pernault l'a fait pendant des années. Les sabots, etc. Et ça a été le JT le plus regardé qui était le JT des territoires et ils ont d'une certaine façon aussi assumé une mission de service public de valorisation du territoire. Je vais te poser simplement une question et j'ai l'impression qu'on a fait déjà beaucoup de débats sur ce sujet, mais est-ce que tu ne te serais pas ému du fait qu'Adèle Vendrette, patron de France Inter, explique que France Inter est une radio conservatrice ou France Inter est une radio anticapitaliste.

Le progressisme comme le conservatisme comme l'anticapitalisme sont des définitions politiques. Je me serais ému. Et c'est aussi pour ça que ça a ému. C'est aussi pour ça que moi, je me suis permis de poser la question à Adèle Vendrette et au directeur de Radio France parce qu'il y a des objectifs à valeur constitutionnelle qui consacrent, qui sanctuarisent l'information sur le service public où on attend des dirigeants et des journalistes et des employés du service public de l'audiovisuel d'être neutres ou en tout cas d'avoir une présomption aussi de neutralité. Donc ça a été un point.

On ne va peut-être pas en faire 20 minutes sur cette citation mais ça traduit aussi l'agenda militant totalement assumé de ces dirigeants. Moi, je vais répondre très simplement sur cette question. On peut faire de la politique fiction comme ça pendant encore une heure et se dire est-ce que je n'aurais pas été ému si machin ? Moi, vulgairement, chez moi, on disait si Tata en avait, on l'appellerait tonton. Donc en fait, c'est des choses qui ne se sont pas passées. Si Adèle Vendrette avait dit ceci, ça n'existe pas. En revanche, ce qui m'aurait choqué, c'est de voir une radio inégalitaire, de voir une radio biaisée, j'écoute France Inter. Je n'écoute pas que France Inter.

Encore une fois, je n'écoute pas que France Inter. 10% de temps en parole pour la droite nationale fin 2025. Ce qui me choquerait, Charles, c'est d'entendre du militantisme tous les matins à la radio, d'entendre des éditorialistes politiques. Je sais d'où ils parlent mais d'avoir des journaux politiquement engagés, ça me choquerait. Et je n'ai pas l'impression parce que je bascule beaucoup entre RTL et France Inter. RTL et la radio qui est à l'audience qui est la plus proche de la base de vote de France. Tu ne peux pas dire que France Inter n'est pas orientée. Tu ne peux pas dire que France Inter est totalement neutre.

Quand tu as une semaine des législatives, tu as la chanson des gauchos avec un certain nombre de chroniqueurs qui ne sont pas tous des humoristes qui s'engagent avec conviction, avec valeur contre le Rassemblement National.

22:36
Présentateur

Voici venu le temps des manifs bon enfants Dans les rues de Lyon L'extrême droite c'est trop mignon C'est le moment joyeux Des fâchos heureux Des nazis gentils Travail famille Patrie

22:50
Locuteur non identifié

Non mais de toi à moi Que France Inter soit une station de qualité Que il y ait de très beaux contenus Que France Culture ait des podcasts et des podcasts passionnants je suis le premier à le dire Mais honnêtement pas d'hypocrisie Ce sont des radios qui ont une orientation qui ne sont pas des radios pluralistes et en ça Je ne crois pas Elles commettent des entorses avec des principes légaux Je ne crois pas Et on reparlera peut-être de l'investigation Je ne crois pas Et je pense qu'on peut être tout à fait honnête dans ce débat se dire ok ce sont des radios qui à certains égards sont des radios d'opinion qui penchent davantage à gauche qui sont écoutés par un public davantage de gauche Comment est-ce que demain on peut faire pour introduire davantage de pluralisme ?

Moi c'était le but de cette commission d'enquête Ce n'est pas de supprimer France Inter C'est de dire comment cette station peut ressembler davantage aux français qui la financent France Inter je le rappelle ce sera le dernier mot de la fin France Inter c'est la première radio de France la radio la plus écoutée de France donc je pense que s'il n'y avait que des gauchos il y aurait un boulevard pour la gauche à la prochaine élection ce qui visiblement n'est pas le cas Si vous ne voulez pas m'entendre Mais je vous entends Non vous ne voulez pas m'entendre vous ne laissez pas m'entendre C'est 10 minutes de propos intrusive Monsieur Niel Monsieur Niel Monsieur Niel si vous avez la gentillesse de bien vouloir de bien vouloir de bien Je vais vous laisser terminer D'accord Je vous dis simplement et vous le savez parfaitement Le quatrième mensonge que je vous ai entendu prononcer c'est de dire que je mettrai les médias dont je suis actionnaire au service du combat contre l'extrême droite Mais non Et oui vous avez fait un amalgame Monsieur le Président Tweet du 6 décembre Monsieur le rapporteur Vous savez très bien Ces mêmes acteurs revendiquent ENT Moi à l'école on m'a appris ENT ça veut dire plusieurs personnes Ouvertement un agenda politique Ils utiliseront tous les moyens à leur disposition pour mener ce combat C'est faux Mais attendez vous parlez pas français c'est mon problème

24:34
Présentateur

J'ai envie de vous poser la question est-ce que le milliardaire contrôle beaucoup trop les médias aujourd'hui

24:38
Locuteur non identifié

C'est l'un des enseignements de cette commission d'enquête Quand vous voyez que chez France Télévisions vous avez 9000 salariés que vous avez un budget de près de 3 milliards d'euros Quand vous voyez qu'il y a 1 milliard d'euros par an quasiment 1 milliard d'euros par an qui est consacré à des contrats pour des sociétés de production privée qui produisent des émissions et des contenus du service public c'est beaucoup trop Moi je m'étonne que des députés de gauche et Macron-Yves qui s'émeuvent ou qui s'alarment d'un risque de privatisation n'ait pas été derrière moi pour dire il y a effectivement une privatisation qui est déjà à l'oeuvre sur le service public Quand on confie 1 milliard de contenu du service public à des sociétés de production privée c'est une privatisation qui est à l'oeuvre Et quand on commence à regarder à qui profitent ces contrats on voit que la première société de production qui en profite c'est MediaOne à hauteur de 110 millions d'euros de contrats annuels et surtout quand on voit que MediaOne est fondé par 3 actionnaires notamment Monsieur Pigasse Monsieur Niel et Monsieur Capeton qu'on voit l'agenda politique de certains dont Monsieur Pigasse qui il y a quelques jours encore figurait et s'affichait avec François Hollande avec le parti socialiste et montrait aussi ses ambitions probablement présidentielles très ancrées à gauche quand on voit d'une certaine façon que l'argent des français pour produire des contenus du service public finance des sociétés de production privée ça c'est une forme de privatisation qui en plus de ça sont détenus par des milliardaires qui ont un agenda politique je crois sincèrement que c'est pas la mission du service public et en plus de ça à MediaOne on confie pas n'importe quelles émissions on confie pas de la fiction on confie pas des films on confie pas des documentaires on confie des émissions qui traitent d'informations d'émissions de débats d'opinions d'idées comme par exemple c'est à vous et c'est dans l'air donc moi je m'étonne que le service public et les français laissent produire des émissions aussi importantes d'idées et d'opinions qui sont en plus très regardées sur France 5 à des gens qui ont un agenda politique et qui en plus de ça à la une de Libération il y a quelques mois expliquent ils assument qu'ils mettront tous les moyens à leur disposition pour lutter contre la droite radicale et donc qu'ils feront aussi d'une certaine façon de nos impôts une arme politique ça c'est inacceptable et si ça avait été par exemple M.

Bolloré si ça avait été M. Stérin si ça avait été n'importe quel milliardaire de gauche ou droite en tout cas avec et M. Bolloré encore faut-il qu'il explique pour quelle partie il roule mais si ça avait été n'importe quel milliardaire on peut revenir il n'est pas de gauche il n'est pas gauche ça c'est sûr M. Bolloré pour quelle partie il roule tu le sais Charles évidemment tout le monde le sait non non mais s'il y a bien un milliardaire dont on connait il n'est pas de gauche il est de droite et moi ça me choquerait de la même façon que M. Piggas de la même façon que M.

Piggas soit à la tête de la première société de production qui produit des émissions du service public ça me choquerait de la même façon que ce soit M. Bolloré aussi qui le fasse parce que le service public est un sanctuaire qui doit être tenu à l'écart d'intérêts financiers politiques personnels et on voit aussi que M.

Hennel par exemple en a profité sur certaines émissions de France 5 pour faire une sorte de publicité déguisée j'en terminerai là alors ça c'est pas politique il se fait inviter dans l'une de ses émissions qu'il produit sur France 5 pour aller présenter les vertus de sa Freebox où il n'y a aucun aucun contradictoire l'Arcom l'a rappelé à l'ordre il y a eu une sorte de mise en demeure donc voyez que le service public devienne un outil de certains milliardaires soit pour développer leurs activités commerciales soit pour développer leur agenda politique qu'ils soient de gauche ou droite que ce soit M. Pilias ou M.

Bolloré moi ça me scandalise parce que le service public doit être un sanctuaire moi ce que je trouve génial en t'écoutant c'est qu'on a l'impression que la France n'a jamais compté autant de milliardaires de gauche c'est formidable parce que le milliardaire techniquement il est quand même de droite et là à t'écouter je vais terminer je vais même juste à peine commencer on va t'écouter tous les milliardaires sont de gauche et sont contre contre contre voilà sont là pour servir les intérêts de LFI ou du PS c'est bien plus compliqué que ça tu sais très bien qu'il y a énormément de missions de services publics qui sont déléguées à des sociétés privées ça a été l'un de tes grands combats ces sociétés de production une grande partie d'entre elles on en reparlera après je suis tout à fait d'accord il y a une trop grande concentration de producteurs il y a énormément de petits producteurs qui crèvent la dalle aujourd'hui sur la place de Paris parce qu'il y a trop de producteurs voilà mais c'est un peu réducteur de ne présenter que d'expliquer que le service public quand il est outsourcé quand les productions sont outsourcées ne sont faites que par Pigas Niel tu sais très bien qu'il y a énormément de boîtes de production qui appartiennent même à TF1 je veux dire tu sais très bien qu'il y a énormément des contenus de France Télévisions qui sont produits par des sociétés de production dont qui sont capitalistiquement détenus en grande partie y compris par Bolloré l'un de tes chevaux de bataille a été d'attaquer Nagui je ne suis pas l'avocat de Nagui Nagui c'est Banidjé Banidjé c'est en grande partie Vivendi Vivendi c'est Bolloré donc expliquer que et c'est très malhonnête ça montre que c'est très malhonnête là où on m'a présenté comme un émissaire de Bolloré ça montre mon indépendance non ça montre intellectuellement une forme de malhonnêteté intellectuelle de ta part mais non je me suis attaqué à ces contrats parce que ce sont les mêmes qui ont expliqué que j'étais un émissaire de Bolloré qui refuse de voir comme tu le dis et tu as raison c'était une vraie justesse à le dénoncer moi je me suis attaqué à Media One je me suis attaqué aussi à Banidjé je me suis attaqué aux marges exorbitantes de Nagui je me suis attaqué à l'hyperconcentration de divertissement dont il fait l'objet et dont il profite et tu as raison Nagui est co-actionnaire de Banidjé et M.

Bolloré je crois est co-actionnaire à hauteur de 5% alors non Vivendi c'est près de 20% et lui à titre personnel via Vivendi il est à 5% il ne siège pas au conseil d'administration mais tu as bien vu que je m'occupais aussi bien de M. Pigas avec Media One et aussi bien de Nagui et de la société Banidjé dont M.

Bolloré est co-actionnaire à hauteur de 5% moi ce que je vois surtout c'est que effectivement on m'a appris à essayer de ne pas couper la parole pardon pardon je t'en prie moi je trouve que ça montre une certaine malhonnêteté intellectuelle et c'est peut-être un peu quelque chose que je peux te reprocher dans cette commission d'enquête c'est ton travail tu as toi je pense pour le coup à la différence de salariés de France Télévisions un agenda politique et c'est bien normal tu es un représentant de la nation tu travailles pour un parti politique c'est logique je pense qu'il y a un biais ton raisonnement a été biaisé et moi c'est ça qui m'a fait de la peine cette commission d'enquête elle est fondamentale ce travail a été fondamental il a été de mon point de vue dévoyé mal fait et c'est devenu un peu l'histoire de la commission de Charles Aloncle alors que ça devait être une commission historique une commission historique qui est devenue la petite histoire de la commission de Charles Aloncle c'est ça que je reproche parce qu'en réalité des milliardaires de gauche il y en a beaucoup moins que des milliardaires de droite avoir mis un focus sur Mathieu Pigasse et Xavier Agniel en expliquant que c'était eux qui en sous-main tirait je vais terminer tirait tirait les ficelles de tous les contenus produits sur France Télévisions c'est malhonnête c'est la première société c'est faux c'est pas la seule 110 millions d'euros c'est la première société c'est avéré ils bénéficient du plus de contrats de l'ensemble des sociétés de production ils l'ont reconnu oui mais ils ont fait des acquisitions 110 millions d'euros de contrats annuels je ne suis pas l'avocat de MediaOne mais MediaOne de ce que je sais a grossi énormément en faisant des acquisitions et notamment en rachetant une boîte de prod qui appartient à TF1 donc en fait en réalité ça reste MediaOne ça reste eux qui sont à la tête on ne peut pas dire que TF1 et Bouygues soient un actionnaire militant de gauche ils ont une autre société qui s'appelle NewOne qui produit aussi des contenus mais ça appartient pas à MediaOne leurs contraintes ne sont pas fondues dans les contraintes de MediaOne encore une fois ce qui m'a gêné dans ton travail c'est l'idée d'expliquer qu'il y avait des puissants très riches qui avaient un agenda politique et qui tiraient les ficelles c'est le cas de Mathieu Pilias mais un service politique un service public puissant c'est la garantie pour certains d'éviter la mainmise de milliardaires comme Bolloré sur le service public c'est aussi la garantie pour toi d'éviter la mainmise de Mathieu Pigasse sur le service public ce qui compte au final est-ce que c'est le capital un moment tu as fait une grande sortie sur MediaOne appartient à un fonds de pension américain je dis depuis le début que MediaOne est une société qui est détenue en majorité capitalistiquement par un fonds d'investissement américain CACR c'était d'ailleurs l'une des révélations de cette commission d'enquête que vous ayez des liens on le verra peut-être avec des actionnaires de MediaOne vous pourrez en répondre mais MediaOne est détenu en majorité par un fonds d'investissement américain c'est tout ce que je dis et je ne comprends pas pourquoi vous expliquez que ce que j'explique est factuellement faux merci monsieur le rapporteur vous venez de porter des accusations très graves contre moi en disant que j'avais des liens avec MediaOne c'est une question pourquoi vous me répondez à chaque fois qu'est-ce qui compte encore une fois c'est de soutenir la création française et la production française pas la production américaine on est d'accord moi je me bats aussi pour ce label de création française tu sais très bien qu'il y a des obligations dans le cahier des charges du service public de création audiovisuelle et de fiction française il y a une entorse notamment sur ce point là qu'il faut dénoncer qu'est-ce qui compte que les gens quand ils allument la télé qu'ils allument France Inter Radio France ici qu'ils allument France 2 les régionales qu'est-ce qui compte c'est de savoir qui à la fin a gagné un peu d'argent là-dedans ou est-ce que c'est le contenu qui compte moi je pense que c'est le contenu qui compte ce qu'il faut c'est une information de qualité une information indépendante une information contrôlée aujourd'hui on va pas se battre chiffre contre chiffre parce que ça n'aura pas d'intérêt et ça va saouler les gens mais tu ne peux pas dire que le service public fait de l'investigation ou de l'information orientée ça serait malhonnête de ta part et tu le sais très bien tu ne peux pas dire que tu ne peux donc pas dire que parce que MediaOne société de production qui fournit un tantième 110 millions mais pas un tantième en termes d'heures ok d'accord mais qui fournit appartient à d'un côté un milliardaire de gauche et de l'autre côté aux Etats-Unis je veux dire c'est pas Trump TV non plus je veux dire tu vois c'est ça tu as fait des biais des raccourcis intellectuels qui ont laissé penser aux gens que en gros France Télévisions était tantôt un suppôt des Etats-Unis parce que capitalistiquement MediaOne appartient aux Américains ce qui est faux tantôt ils n'ont jamais apporté la moindre preuve ils ont refusé de m'envoyer la moindre preuve notamment le pacte d'Alsonnet sur la détention CACR tu as travaillé tu as terni le travail de milliers de salariés en expliquant parce qu'on n'est pas dans une entreprise du CAC 40 que bien sûr tu as terni le travail de milliers de salariés en expliquant que parce que à la tête d'une entreprise il y avait un homme qui politiquement était engagé à gauche ou une femme qui politiquement était engagée à droite tu as laissé entendre que tous les salariés du service public étaient aux ordres de ceux qui les dirigent et moi je m'inscris en faux pour avoir travaillé dans ce service public plusieurs fois pour avoir travaillé dans le privé aussi je peux t'assurer que j'ai toujours eu beaucoup plus de liberté dans le service public et que jamais jamais tu n'imposeras un reportage aux 20h de France 2 au risque de te taper une levée de bouclier bon je vais répondre à tes trois points le premier je ternis soi-disant le travail de milliers de salariés c'est tout le contraire quand tu lis un certain nombre d'articles tu vois que le premier syndicat aux dernières élections chez France Télévisions qui est arrivé en tête c'est Force Ouvrière et Force Ouvrière dans beaucoup d'articles explique qu'ils ont vécu avec une forme de bénédiction de sa commission d'enquête qu'ils étaient très contents des questions que je posais enfin des comptes que je demandais aux dirigeants de France Télévisions au Gabji à l'ultra-externalisation et concentration de certaines sociétés de production donc au contraire les salariés par l'expression de leur syndicat Force Ouvrière qu'on ne peut pas soupçonner d'être un syndicat de droite ou encore d'extrême droite il faut quand même garder que tu te seras gossé d'avoir été apprécié par effort mais bien sûr ça c'est pas mal et moi je trouve que le rôle des syndicats est fondamental et c'est pour ça que j'étais ravi de faire un certain nombre de tables rondes où on a pu les entendre et donc quand on dit que j'éternis leur travail au contraire ils ont enfin eu une espèce d'outil démocratique pour qu'on puisse poser des questions et que les dirigeants rendent compte que les dirigeants et les patrons de sociétés de production qui enlèvent un certain nombre de missions et de contrats importants en interne pour France Télévisions répondent aussi à ces questions ça c'est le premier point ensuite sur la défiance aussi des salariés les salariés de France Télévisions ils sont 9000 ils n'attendent qu'une chose c'est de réinternaliser un certain nombre de contenus fondamentaux qui sont aujourd'hui confiés à des sociétés de production et ils nous expliquent pardon c'est les remprins ils veulent et tout mais je ne sais pas qui de quoi tu parles le syndicaliste de force ouvrière qui est le premier syndicat représentatif de France Télévisions nous expliquait que quand on externalisait des contenus notamment sur France Télévisions c'est à vous c'est ce soir c'est politique c'est dans l'air il y avait un risque de non-respect de la neutralité et que l'externalisation de ces contenus il l'a dit oui mais c'est pas parce qu'un syndicaliste c'est le représentant du premier syndicat de France Télévisions et quand ils externalisent le respect de la neutralité est en danger Charles j'ai travaillé dans cette entreprise tous les conducteurs de cet avou visiblement t'as un désaccord avec le représentant du premier syndicat de France Télévisions qui représente des milliers de salariés ça ne m'étonnerait pas d'avoir un désaccord avec un syndicaliste défaut c'est pas grave et si tu me permets d'aller plus loin je vais juste répondre là-dessus évidemment que ce qui est diffusé dans cet avou produit par MediaOne tu penses bien que France Télévisions a un droit de regard dessus qui dénonce ce risque qui dénonce ce risque d'externalisation et qui explique qu'en fait le fait de réinternaliser et tu verras je ne peux pas m'exprimer sur le rapport mais j'ai une vraie volonté que le service public soit fort et qu'il arrête de déléguer d'externaliser à des intérêts notamment privés à des gens qui ont un agenda politique qui ont un agenda économique d'arrêter de leur externaliser des contenus aussi importants notamment que ces émissions politiques le deuxième point quand il explique que je dénonce Pigas que je ne dénonce pas les autres milliardaires je dénonce toute forme d'accaparement d'intérêts publics par des intérêts privés c'est ce qu'on appelle le système quand je vois des moyens publics qui sont déviés notamment pour poursuivre des agendas politiques notamment pour engraisser un certain nombre de personnes notamment pour développer un agenda financier économique je le dénonce en l'occurrence tu ne peux pas le nier pardon mais Mathieu Pigas est à la tête et fondateur et actionnaire de la première société à produire des émissions du service public il assume d'être de gauche il assume de mettre les moyens dont il est à sa disposition pour lutter contre la droite radicale j'ai fait la même chose avec Banigé on a entendu M.

Bolloré c'est pas la même ampleur mais là où on pourrait s'accorder c'est de se dire que sur les 3 milliards de budget de France Télévisions on devrait réinternaliser davantage de contenu et on devrait vérifier que des contrats aussi sensibles que c'est à vous et c'est dans l'air ne soient pas confiés à des sociétés détenues par des gens comme M. Pigasse ou même comme M.

Bolloré qui en plus de ça ont un agenda politique affiché on devrait sanctuariser ces émissions là et on devrait les internaliser et malheureusement encore une fois quand j'ai des députés de gauche et Macron qui dénoncent le risque de privatisation j'aimerais qu'ils soient cohérents et qu'ils dénoncent avec moi la privatisation qui est en cours avec l'ultra externalisation de ces contrats là et enfin le tout dernier point quand tu dis qu'il n'y a pas de risque d'externaliser des contrats à MediaOne et notamment à Mathieu Pigasse je vais te citer un exemple très concret Mathieu Pigasse a été invité dans l'émission politique il y a quelques mois il a été présenté comme simple chef d'entreprise Caroline Roux à aucun moment alors que Caroline Roux est l'animatrice d'une émission produite par MediaOne et donc par Mathieu Pigasse n'a rappelé qu'il était engagé politiquement n'a rappelé qu'il était à la tête de l'émission enfin en tout cas de la société MediaOne qui produisait des émissions du service public et pendant 20 minutes il a délivré son catéchisme politique donc tu vois aussi la confusion quand on donne des moyens à des milliardaires engagés politiquement tu leur ouvres aussi une tribune alors que les français ne sont pas au courant aussi de tout ce qui se trame dans les coulisses ok très rapide sur l'histoire de Caroline Roux je ne connais pas le détail je ne vais pas m'étendre dessus mais ternir et expliquer que globalement il y a un manque d'indépendance pour une histoire alors que c'est un volume d'antenne tu le sais comme moi qui est quotidien tous les jours à l'antenne qui est une histoire je ne la défends pas s'il y a eu un problème il y a eu un problème c'est probable l'ARCOM a émis un rappel en revanche une histoire pardon ne fait pas la totalité du truc et deuxième chose très rapidement tu fais la chasse au cou du service public depuis le début de cette commission bien sûr ça coûte trop cher tu sais très bien que l'externalisation l'intérêt de l'externalisation c'est de faire supporter les coûts RH ressources humaines les ETP à l'extérieur parce que quand France Télévisions non non non c'est moi qui termine tu sais très bien que quand quand tu as un salarié à France Télévisions il y a de la surfacturation par ces entreprises tu le gardes en interne tu l'envoies à la retraite tu lui fais un chèque au départ ça coûte très cher tu sais très bien que l'externalisation c'est faire baisser les coûts et pour terminer non il y a de la surfacturation que j'ai dénoncée et pour terminer et j'ai vu d'ailleurs j'ai vu d'ailleurs qu'ils étaient très gênés et pour terminer tu dis réinternaliser c'est plus d'indépendance et dans le même temps tu nous expliques que il n'y a pas d'indépendance à France Télévisions je dirais il y a un moment ça ne fonctionne pas tu ne peux pas dire les gens qui travaillent à France Télévisions sont sous la coupe de dirigeants qui leur disent de penser et de faire comme ça mais si on réinternalise ça va nous donner plus d'indépendance ton raisonnement c'est pas parfait il faut gagner en indépendance chez France Télévisions et quand on gagnera en indépendance chez France Télévisions on arrivera aussi à s'exonérer de ces agendas de milliards d'âme et pour moi c'est un élément qui est fondamental de gagner en indépendance en interne dans le service public et d'éloigner aussi d'éventuels intérêts financiers, économiques et politiques de l'externe et je pense que là c'est un point vraiment où gauche comme droite on peut s'accorder l'anecdote personnelle moi je vais te raconter une anecdote je vais t'en raconter deux sur mon travail à France Télévisions et deux anecdotes qui j'espère vont te permettre de comprendre qu'il n'y a pas d'agenda politique à France Télévisions et qu'on dérange des deux côtés j'ai fait des sujets quand j'étais à complément d'enquête j'en ai fait plein j'en ai fait peut-être une vingtaine une quinzaine je sais plus exactement j'ai fait des sujets sur la gauche j'ai fait des sujets sur la droite l'un des derniers sujets que j'ai fait c'était sur l'histoire d'un petit bonhomme qui partait du ministère de Bercy et qui avait envie de lancer un mouvement politique c'était Emmanuel Macron on était en septembre octobre il était parti à la fin de l'été de Bercy il n'y avait pas du tout encore l'attraction qu'il y a eu quelques mois plus tard il n'était pas en campagne j'ai décidé de faire un sujet sur cet homme ça m'intéressait on en a parlé avec la rédaction on m'a dit ah ouais bon est-ce que machin etc petite anecdote Nathalie Saint-Cric à l'époque m'avait dit il n'ira jamais tu perds ton temps on a quand même on s'est entêté on a décidé de faire ce sujet sur ce candidat qui n'était pas encore déclaré il s'est ensuite déclaré j'étais en train de faire un sujet sur lui toutes les portes étaient bloquées Emmanuel Macron tu le mets à gauche tu le mets à droite bon il était à gauche aujourd'hui il est quand même plus à droite j'ai découvert que c'était l'enfer de travailler avec lui l'enfer impossible tout était fermé tout était fermé à un tel point que je me suis dit mais c'est pas possible je sais plus bosser je ne pouvais entrer nulle part quelques mois après les élections il y a eu je ne sais pas si tu te souviens dans l'entre-deux-tours une tentative d'intrusion visiblement à l'époque de la Russie qui était venue attaquer le siège d'Emmanuel Macron et il y avait eu une fuite de documents on avait appelé ça les Macron-lix j'ai découvert après l'élection un copain qui avait eu accès au Macron-lix j'ai ce mail dans mon ordinateur qu'il y avait eu un mail qui avait été aspiré qui me concernait mail de l'état-major d'Emmanuel Macron de l'époque mail signé de tous les gens qui sont passés au gouvernement et il était clairement indiqué qu'il est complément d'enquête et Baptiste Desmentiers était en train d'essayer de faire un sujet qui ne voulait pas nous voir et qu'il fallait cordialement nous fermer toutes les portes donc j'ai découvert que je les embêtais j'ai eu la même chose en travaillant sur un sujet de fraude fiscale avec Michel Sapin Michel Sapin je ne sais pas si tu te souviens tu étais encore un peu jeune à l'époque Michel Sapin c'était le ministre des finances de François Hollande j'ai eu le plus grand mal et on a été obligé d'entrer dans un bras de fer un bras de fer pour essayer d'avoir accès enfin au ministre et lui poser les questions légitimes qu'on avait sur des fraudes fiscales et sur des arrangements fiscaux qui pouvaient y avoir je me suis retrouvé mais à me bouffer des murs dans la gueule en faisant de l'investigation sur la gauche à me prendre des murs et des portes sur la droite je n'ai jamais eu de facilité je n'ai jamais eu d'accès privilégié d'un côté ou de l'autre et donc c'est une anecdote c'est deux anecdotes pour te montrer que non le service public ne plaît pas et ne plaît ni à la gauche ni à la droite quand le service public fait de l'information c'est de l'information indépendante quand le service public se penche et fait de l'investigation quand complément d'enquête fait de l'investigation quand cache investigation fait de l'investigation il se penche sur des problématiques qui intéressent les français c'est ça la plus belle chose une anecdote peut-être que je n'ai pas révélée mais qui vous traduit aussi le climat des discussions notamment sur cette dernière réunion qui devait enteriner le vote pour ou contre la publication du rapport réunion qui a eu lieu lundi dernier qui a duré 4h30 ça a été interminable moi je devais présenter le fond de mon rapport je devais présenter à peu près les 80 recommandations qui sont inscrites alors je vais vous donner deux anecdotes la première c'est que j'ai fait 45 minutes de présentation sur le fond où j'expliquais je suis ouvert à toutes vos interrogations à toutes vos questions s'il y a des recommandations que vous jugez pas pertinentes que vous jugez mensongères je serais même prêt à les retirer bon sur ces 45 minutes de fond où j'ai présenté les recommandations je voyais qu'il y avait un certain nombre d'accords entre la gauche et la droite et qui trouvaient d'une certaine façon que le ton était irréprochable que le fond était irréprochable j'ai eu une personne qui m'a dit mais vous savez il y a des mensonges dans le rapport à nouveau j'ai dit aucun problème s'il y a le moindre mensonge je le retire on est là pour ça le rapport n'est pas encore publié vous me le dites s'il y a des contre-vérités je m'engage à les supprimer et là j'ai la députée PS Aïda Adizade qui me dit le plus gros mensonge que vous avez sorti dans le rapport c'est que vous avez osé citer un sondage du CSA je dis oui effectivement un sondage du CSA qui indique que 60% des français sondage de novembre 2025 60% des français considèrent l'information du service public comme partielle elle me dit oui mais vous n'avez pas le droit de citer ce sondage là puisque le CSA appartient à Havas et parmi les actionnaires d'Havas il y a monsieur Bolloré donc toujours l'obsession de Bolloré de la part de la gauche qui considère que quand même un institut de sondage sur des méthodes et des méthodologies éprouvées sort un sondage parce que monsieur Bolloré est actionnaire de ce sondage là alors il faudrait ne pas le citer et c'est un mensonge donc j'ai été un peu accablé par le niveau d'argumentation de la gauche et des macronistes à l'occasion de cette réunion qui a été un peu interminable la deuxième anecdote que je voulais vous donner c'est que le canard enchaîné l'a révélé le président macroniste de la commission avait créé un groupe Whatsapp avec les macronistes et les députés gauches pour s'accorder sur des consignes pendant cette réunion qui a été interminable et visiblement quelques députés gauches ont fait fuiter la conversation au canard enchaîné et au cours de la réunion monsieur Patryletus président de la commission a dit je viens de voir qu'à l'oncle allait être invité de BFM et de Cyril Hanouna ce soir on va l'empêcher d'aller faire des médias et donc il faut surtout qu'on ne vote pas avant 18h30 pour l'empêcher de faire ces médias pour l'empêcher de faire BFM et l'empêcher de faire CNews et Hanouna il est beau le lapsus il vient de ce groupe là mais aujourd'hui il est au groupe celui-là en va le garder on va le faire tourner sur les réseaux il est au groupe M6 ils ont voulu m'empêcher de faire ça et il y a eu des interruptions de séances qui ont duré 2 fois 20 minutes il y a eu beaucoup de théâtre il y a eu très peu de discussions sur le fond et si je vous raconte ça c'est pas simplement pour l'anecdote de cette espèce d'opposition stérile que font les macronistes à la gauche c'est aussi pour vous dire que ce que j'ai regretté dans ces 6 mois de commission d'enquête c'est que beaucoup de critiques très outrancières ont porté sur quelques détails sur quelques anecdotes sur quelques faits de forme parfois de façon mensongère et que à la fin la stratégie était évidente les mêmes les macronistes à la gauche qui se sont opposés à la création de cette commission d'enquête parce qu'ils ne voulaient surtout pas qu'on regarde comment les 4 milliards des français étaient utilisés à la fin ont essayé par tous les moyens de faire traîner les discussions d'essayer d'avoir un vote défavorable et ça je le regrette parce que je pense que le principe de la démocratie le principe de la transparence et du pluralisme c'est aussi de respecter la teneur des débats et de dire aux français voilà ce qu'on a fait vous pourrez avoir accès au rapport et on le fait de façon transparente Le service public utilise-t-il l'argent public pour nourrir un entre-soi ?

C'est ce que j'ai d'une certaine façon mis en lumière à certains égards on a parlé des sociétés de production on a parlé de cette concentration de quelques sociétés notamment MediaOne on a parlé de Mathieu Pigasse donc je ne vais pas revenir sur le sujet il y a cette concentration et cet entre-soi aussi des sociétés de production qui est aussi une forme de parisianisme on n'en a pas assez parlé on a parlé surtout du caractère militant d'ailleurs je crois que tu l'évoquais le fait qu'il était sain aussi d'aller soutenir la création et la production indépendante française dans tous les territoires et moi j'ai beaucoup de producteurs indépendants qui m'ont envoyé des messages en me disant mais si on n'est pas une entreprise parisienne on n'accède pas à la commande de France Télévisions et en plus de ça ce ne sont pas des marchés publics c'est considéré comme des oeuvres de la création donc ça n'obéit à aucune règle pourtant importante et utile de communication des appels d'offres de respect un peu de plusieurs candidatures de mise en concurrence ça c'est le premier point on voit qu'il y a un parisiano-centrisme des contrats qui sont attribués à des sociétés de production et qu'il est temps de permettre à beaucoup de territoires aussi de se développer par des sociétés de production implantées le deuxième point c'est les liens notamment entre la mairie de Paris et la direction de France Télévisions je vais vous donner un exemple c'est celui mais j'en ai déjà abondamment parlé dans la commission de monsieur Engacha qui est adjoint d'Hidalgo à la mairie de Paris il est directeur des opérations spéciales de France Télévisions il perçoit 100 000 plus de 100 000 euros net par an par son titre de directeur de France Télévisions il explique que s'il est élu adjoint d'Hidalgo à la mairie de Paris il fera un avenant avec France Télévisions pour adapter son rythme de travail et qu'il ne cumulera pas de temps plein et j'ai vérifié il n'y a pas eu d'avenant il a cumulé de temps plein donc il était payé 100 000 euros plus 60 000 euros par de l'argent public dans une forme de connivence aussi avec la mairie de Paris donc encore une fois c'est un exemple parmi d'autres quand on voit qu'Emmanuel Grégoire actuel maire de Paris était l'ancien enfin était au conseil d'administration de France Télévisions et l'un des seuls à avoir réclamé que Delphine Arnot perçoive une prime de performance de 100% alors qu'elle a cramé un million d'euros de déficit elle a mis la trésorerie dans le négatif mais les chiffres c'est les chiffres de la Cour des Comptes 2017-2024 81 millions d'euros de déficit la trésorerie qui était abondée à hauteur de plusieurs dizaines de millions d'euros aujourd'hui est négative les capitaux propres sont inférieurs à la moitié du capital elle a un résultat de gestion les chiffres sont avérés et sont vérifiés non non honnêtement j'ai eu beaucoup d'accusations en fausse information honnêtement je refuse qu'on m'accuse de ça c'est écrit noir sur blanc dans le rapport de la Cour des Comptes ça a été rappelé et avéré dans les auditions qu'on a menées le bilan financier d'ailleurs dénoncé par Moscovici qui n'est clairement pas une personne de droite on explique que la situation financière de France Vivian n'est pas sous table et qu'elle perçoive près de 100% de sa prime de performance soutenue notamment par un élu socialiste qui est aujourd'hui maire de Paris on a entendu connivence Delphine Ernot etc où ça montre qu'il y a un petit milieu un truc sur un chiffre et ensuite très rapidement je te demande de ne pas me reprendre d'après mais les chiffres que j'ai cités tu peux les attester je sais non mais les chiffres que justement tu as parlé dans ta commission d'enquête tu as cité des chiffres il y a un moment un truc qui m'a étonné j'ai trouvé ça très malhonnête et j'ai été vérifié et je pense que je ne peux pas t'accuser d'être malhonnête donc je vais juste dire que tu t'es volontairement un peu trompé tu parlais des dotations à France Télévisions en disant elles sont plus importantes aujourd'hui qu'en 2015 entre 2015 et 2024 tu sais très bien que c'est faux pourquoi ?

tu sais très bien que c'est faux parce que j'ai les chiffres on les a c'est dans le rapport de la Cour des Comptes ? non non non attends alors dis-moi et tout le monde pourra vérifier tout le monde pourra vérifier si tu prends les dotations les dotations publiques dans le rapport de la Cour des Comptes en 2015 elles étaient de 2 milliards 480 ok ? effectivement et 2024 elles sont au-dessus pourquoi ? pourquoi Charles ? pourquoi ?

elles ont baissé tout le temps tout le temps tout le temps tout le temps tout le temps 2 milliards 357 milles en 2022 et ensuite il y a eu une augmentation des dotations pour les Jeux Olympiques tu le sais très bien ça c'est juste le truc que je voulais dire mais il y a eu plus de recettes il y a eu plus de recettes grâce aux Jeux Olympiques ça a été un cercle vertueux et pourtant il y a eu un déficit extrêmement important Charles j'ai vérifié avant de venir depuis 2015 les dotations ont constamment baissé très peu mais elles ont constamment baissé elles sont remontées en 2022 à cause des Jeux Olympiques absolument je pense que là-dessus tu as été malhonnête pourquoi malhonnête ?

parce que j'ai indiqué qu'elles avaient augmenté de l'année d'arrivée j'ai indiqué exactement ce que tu dis 2015-2023 elle baisse elle remonte en 2024 tu nous fais un rapport entre 2015 et 2024 c'est une malhonnête t'es intellectuelle Charles mais 2024 tu as eu des recettes publicitaires supplémentaires grâce aux Jeux Olympiques c'est une malhonnête t'es intellectuelle non je te parle des dotations mais oui mais que le déficit que le déficit était aussi accablant alors que pourtant la situation financière de France Tavision en 2024 moi aussi un peu développée parce que j'ai bossé un peu mes chiffres et tout j'ai pas eu 6 mois comme toi donc je vais répondre un peu si tu veux bien que le déficit soit aussi important alors que l'année 2024 est exceptionnelle dotations publiques n'ont jamais été aussi importantes et les recettes publicitaires on parle pas des recettes on parle des dotations on n'aurait pas dû avoir de déficit l'état français a donné de moins en moins d'argent à France Télévisions c'est factuel sauf un pic en 2024 pour les Jeux Olympiques c'est un fait mais un pic important on parle de 130 millions d'euros

53:44
Présentateur

une année pour les Jeux Olympiques Charles c'est quoi votre point de désaccord principal ?

53:48
Locuteur non identifié

la manière avec laquelle il a mené ses débats et je l'ai dit d'ailleurs il aimait pas cette idée de jeter l'opprobre mais je trouve qu'il a un petit peu sali le service public je pense que c'était sa stratégie c'était de le salir pour pouvoir ensuite faire des propositions et c'est un peu comme dans une négociation on essaye de faire baisser le prix avant de remonter un peu ben là je pense qu'il a un peu fait ça et je pense que ses propositions seront probablement moins caricaturelles qu'il l'a été je pense qu'il a fait du mal aux co-frères et collègues journalistes que j'ai je pense que moi j'ai vécu des dîners il y a 2-3 ans on me disait tu fais vraiment un job de merde franchement France Télévisions c'est dur vous êtes mal payé et tout et aujourd'hui dans les mêmes dîners mes copains me disent mais vous êtes des nantis encore une fois je ne travaille pas pour France Télé mais voilà donc il a propagé une fausse idée de ce que nous sommes et en même temps il a mis le doigt sur des choses intéressantes deuxième truc je ne défends pas Delphine Ernot c'est vraiment pas je ne suis pas l'avocat je conviens que mes chiffres n'étaient pas faux tes chiffres n'étaient pas faux c'est présenté ils sont présentés de manière biaisée donc est-ce que ça fait de toi un homme pas honnête non ça fait de toi quelqu'un qui arrange la vérité c'est tout ce qu'on ne fait pas dans le service public on prend les faits et on les déroule on ne s'arrange pas avec les faits dans le service public c'est la grande différence avec ceux qui ont un agenda politique comme toi Charles j'aimerais qu'on revienne au sujet de l'enregistrement à l'éducation de l'argent public Charles juste un truc juste un truc quand tu dis que dans le service public on ne déforme pas la vérité que Delphine Ernot à plusieurs reprises Monsieur le député Allon s'il vous plaît mais tu vois les chiffres que tu donnes non mais juste un tout petit point mais oui mais il va prendre deux heures tu vas nous mettre un tunnel de deux minutes non non promis en dix secondes tu vois tu as raison Delphine Ernot sous serment les années moi ça m'a rendu fou que Delphine Ernot nique ces chiffres comme moi je viens de te le dire factuellement elle dit attends moi j'ai dit exactement ce que tu as dit on peut revenir sur l'entre-soi on peut revenir sur l'entre-soi parce que j'aime être pas d'accord et là je pense qu'on va peut-être être d'accord oui je pense qu'il y a un entre-soi il y a un entre-soi à France Télévisions je vais pas me faire des copains là-bas je vais peut-être même recevoir des coups de téléphone après mais oui je pense qu'il y a un problème je pense qu'il y a un problème je parle pas moi des sociétés de production parce que quand tu parles des sociétés de production locale parisienne versus les sociétés de production locale bon moi je connais le métier c'est très compliqué de produire pour Paris quand tu peux pas te déplacer faire des visios etc etc certes aujourd'hui c'est en train de changer avec les moyens les visios etc mais globalement normalement tu dois être à côté du diffuseur pour qu'il puisse voir dans la salle de montage regarder les histoires etc etc donc c'est une réalité du métier donc grand 1 grosse concentration des sociétés de production à Paris c'est l'exercice du métier le veut en revanche grosse concentration de l'activité de producteur entre les mains de trop peu de producteurs combien d'amis j'ai moi qui ont foutu la clé sous la porte parce qu'en fait ils n'arrivent plus à produire parce qu'il y a trop peu de boîtes qui produisent trop de contenu là dessus je suis d'accord avec toi tu penses à quelle boîte par exemple je vais pas donner de nom on les connait toutes les grosses boîtes de prod à Paris il y en a très très peu il y en a quelques unes et elles produisent elles produisent elles produisent beaucoup elles produisent trop à mon avis elles produisent trop à mon avis de la même manière il y a plein de choses moi qui m'ont plu dans ta commission l'idée de cette commission est fondamentale c'est l'argent des français l'idée de cette commission est de montrer les choses pas de jeter l'opprobre c'est ça qui m'a gêné dans ton travail mais je respecte ton positionnement et ton agenda politique en revanche sur l'entre-soi je suis d'accord je n'en peux plus alors ça fait peut-être le mec aigri qui a pas eu la place qu'il aurait voulu avoir certains le diront je m'en fous la réalité c'est que j'en ai marre de voir les mêmes têtes tous les jours à France Télévisions j'en ai marre de voir les mêmes têtes qui passent d'une émission à une autre j'ai travaillé auparavant dans une boîte qui produit très grand talk show du samedi soir dans laquelle il y a un chroniqueur qui est apparu cette année qui se trouve être l'animateur d'une autre émission personne que j'aime beaucoup mais à un moment donné à quel moment tu produis une émission sur l'environnement tu présentes une émission sur l'environnement et tu deviens chroniqueur dans le talk show qui est présenté par qui est produit par la même émission le samedi ça me choque pour que tout le monde comprenne

57:16
Présentateur

je pense que de ce que moi j'ai compris

57:18
Locuteur non identifié

si tu parles de quelle époque et du goclément je parle de trop de visages qui sont au même endroit au même endroit et ça me choque je trouve que ça n'est pas normal de la même manière je ne trouve pas normal que certaines grosses émissions du service public soient produites par des producteurs qui sont eux-mêmes présentateurs de ces émissions ou du service public c'est un entre-soi après je vais me prendre plein de coups de téléphone qui vont me dire que c'est pas bien ce que j'ai dit mais je trouve que ça n'est pas normal je trouve qu'il y a un vivier de talent de journalistes à France Télévisions il y a une mine de pépites de perles de journalistes qui pourraient avoir leur chance qui pourraient être à l'antenne qui pourraient faire des choses et à qui on ne donne pas la place parce que c'est toujours les mêmes je ne trouve pas normal on me dira que c'est pour des économies de coût je peux le comprendre je ne trouve pas normal qu'un présentateur d'une matinale d'une radio publique soit aussi chroniqueur d'une émission du service public le week-end ça n'est pas normal ça n'est pas sain à un moment donné il faut faire rentrer si là là je te rejoins c'est de l'argent public elle doit profiter à une plus grande diversité de visages et à un moment donné je suis désolé il n'y a pas besoin de donner des noms je ne suis pas dans la délation mais je pense que je l'ai assez fait là à un moment donné c'est pas normal qu'on voit toujours les mêmes têtes je suis désolé Léa Salamé est une professionnelle brillantissime je ne suis pas sûr que son omniprésence médiatique soit justifiée il y a énormément de femmes talentueuses qui pourraient avoir la place il y a énormément de journalistes qui n'ont pas cette place donc je te rejoins sur cet entre-soi journalistique cet entre-soi de producteur qui peut y avoir dans le service public et ça le dire ça n'est pas ternir le travail du service public le dire c'est demander à ces quelques personnes qui ont les clés de la boutique de peut-être ouvrir un peu leurs œillères et de se rendre compte qu'il y a d'autres producteurs à côté ça demande probablement plus de travail de travailler avec plusieurs producteurs mais il faut le faire et ça moi c'est quelque chose qui me choque j'avais pu voir notamment chez Stelmidi sur RMC la virulence des propos de mon contradicteur il est en train de jeter en pâture le service public aux français en expliquant que c'est des gens qui se graissent la patte qui ne foutent rien c'est faux moi je pense que si on doit faire un peu de ménage on va faire un peu de ménage à l'Assemblée nationale parce qu'avec ces 91 000 euros par an plus les indemnités je ne suis pas sûr que monsieur Aloncle soit aussi utile que les journalistes qui se lèvent à 4h du matin et j'étais agréablement surpris de voir qu'on arrivait à s'entendre notamment selon un point fondamental qui est la grande concentration notamment de certains animateurs producteurs le fait qu'un service public de l'audiovisuel qui compte près de 9000 salariés par exemple pour France Télévisions ne donne à voir que quelques-uns quelques stars qui trustent des positions à la fois d'animateurs et de producteurs qui prennent des millions voire des dizaines de millions d'euros de contrats et il connaît la maison de l'intérieur il a plus de légitimité qu'il a aussi fait partie de ces sociétés et de ces émissions et on est tombé d'accord sur cette concentration et je pense que le rôle du service public c'est aussi de donner une place à bien des visages bien des compétences bien des talents et j'espère que cette commission d'enquête pourra contribuer à l'améliorer quand on voit que dans les années 90 des Arthur des Jean-Luc Delarue des Nagui ont été condamnés et que la cour des comptes constat après constat rapport après rapport nous explique qu'il faut mettre fin à cette pratique mais que 35 ans après elle a toujours cours bon bah le dénoncé tu vois moi je me suis pris des foudres de beaucoup de personnes qui en profitent qui ont mis leurs réseaux sociaux à disposition pour me diffamer me calomnier parce qu'ils ne supportaient pas que je vienne intenter à leurs petits intérêts et ça me fait du bien aussi de voir des gens issus du service public qui ont connu ce que c'était qui expliquent de façon très transparente c'est un système auquel il faut mettre fin et je pense que à la fois c'est à nouveau c'est pas le système c'est pas le service public moi je suis pour un service public fort indépendant avec beaucoup de dotations beaucoup d'argent c'est ni de gauche ni de droite de dénoncer ça et au contraire la force l'ADN et l'honneur du service public c'est de donner la parole et de donner aussi des contrats à une diversité de personnes pour développer et soutenir la création indépendante française aujourd'hui malheureusement c'est pas le cas j'essaie de me battre parfois contre vents et marées pour faire entendre ce message et donc ça me fait plaisir de voir même si sur le fond probablement sur bien des sujets t'es pas d'accord avec moi il y a aussi un relais sur ces sujets fondamentaux il y a un moment

1:01:24
Présentateur

qui t'a plus marqué

1:01:25
Locuteur non identifié

qu'un autre dans l'échange oui c'est quand il sort un peu de cette rhétorique perpétuelle qu'il a eu permanent toujours les mêmes les mêmes chiffres etc moi ce qui m'intéresse c'est quand on commence à voir un peu la personnalité se fissurer ou en tout cas être moins dans de la pure rhétorique donc je pourrais pas vous citer le moment particulier mais je trouve qu'il était agréablement surpris de ne pas se retrouver face à une personne qui pensait totalement différemment de lui en fait il y a des choses sur lesquelles on peut se rejoindre alors qu'on n'est pas dans la même équipe Quel avenir pour le service public ?

Pour moi le service public mérite d'exister à condition qu'il soit vraiment différent du privé à condition qu'il poursuive des missions au service du public que ce soit des missions d'intérêt général que le privé ne pourra pas assumer qui probablement dans leur majorité ne sont pas rentables et qui méritent d'être dotés mais ma vision d'un service public qui fonctionne c'est un service public différenciant avec un ADN qui ne copie pas ce qui peut se faire par des chaînes commerciales privées et qu'on se mette d'accord sur combien ça coûte combien ça coûte de faire de l'information locale que des chaînes privées ne pourront pas faire combien ça coûte d'entretenir un réseau international de correspondance sur les 5 continents pour faire une information internationale fiable combien ça coûte de faire des programmes culturels comme par exemple sur France Culture des podcasts magnifiques étayés poussés que les chaînes privées commerciales ne feront pas forcément combien ça coûte d'avoir des vraies émissions de débats politiques qui permettent aussi de faire que le service public est un vrai agora ce que je dénonce c'est que j'aime beaucoup Jérôme Fourquet il dénonce l'archipélisation de la société c'est à dire des gens qui ont des pensées des valeurs des idées différentes qui ne se fréquentent plus et qui n'arrivent même plus à se parler et aujourd'hui on voit que dans le paysage audiovisuel il y a une vraie archipélisation aussi de ces opinions et de ces chaînes c'est à dire que sur certaines chaînes jugées comme de droite il y a des personnalités gauches qui boycottent et qui ne veulent pas venir s'exprimer et débattre et vice versa sur certaines chaînes un peu considérées comme de gauche il y a des personnalités droites qui ne veulent plus investir ouvre sa porte à tout le monde et bien d'accord ça le service public le fait et le service public doit rester et consolider cette position d'Agora notamment sur la partie politique à condition que les journalistes qui animent ces émissions soient neutres et une vraie perception une apparence de nos qualités donc moi ma vision et simplement voilà donc ma vision du service public c'est un service public fort sur des missions probablement plus resserrées parce qu'aujourd'hui on demande beaucoup trop de choses au service public tu penses au divertissement aux jeux par exemple quand on voit qu'il y a 9 jeux sur France 2 chaque jour 13 au total en comptant France 3 alors que sur les chaînes privées il n'y en a qu'une sur TF1 une sur M6 on demande ça ne me paraît pas être une mission de service public de faire autant de jeux donc il y a un rééquilibrage à faire qui permettra aussi d'optimiser et que ça coûte moins à la fin aux français donc ma vision c'est un service public resserré sur des missions fondamentales différentes du privé qui ont une vraie vocation d'intérêt général et là je pense qu'on pourra assembler davantage de français et restaurer ce lien de confiance j'ai trouvé intéressant il y avait des divergences évidentes sur le fond mais le débat est cordial moi j'apprécie quand on s'intéresse au fond il y a eu 6 mois de commission d'enquête il y a eu plus de 70 auditions il y a eu plus de 230 personnes auditionnées 200 heures de débat moi ma seule volonté depuis le début c'est de braquer le projecteur sur ces sujets de fond de voir aussi comment on peut trouver des recommandations pour que demain notre service public de l'audiovisuel fonctionne mieux comment est-ce que aussi on peut l'optimiser donc quand je vois quelqu'un qui n'est pas forcément d'accord avec moi surtout mais qui propose des idées c'est tout ce que j'attends et j'ai un peu regretté sur les 6 derniers mois que les médias un peu en loupe se soient arrêtés sur quelques anecdotes quelques clashs c'est aussi le sens aujourd'hui du paysage médiatique mais il est à déplorer et un débat comme celui-ci comme celui que vous avez organisé permet aussi de s'attacher au fond et c'est le plus important et bien en fait tu vas voir qu'on est on est assez d'accord parce que tu parles d'un service public fort moi c'est tout ce que je souhaite avec qui remplit des missions d'intérêt général que le privé ne va pas remplir c'est tout ce que j'ai fait à France Télévisions humblement c'est tout ce que mes camarades c'est tout ce que je regarde c'est-à-dire l'investigation le reportage l'information une information neutre une information de qualité ça le privé ne peut pas le faire l'information est-ce que tu penses vraiment que TF1 va aller sortir des dossiers comme ceux qu'on a sortis sur les Pifas sur Perrier qui viennent du service public sur les Airbac Tataka sur Betaram ça TF1 et M6 ne le feront pas CNews ne le fera pas mais Lise Wilson ne veut pas enquêter sur France Télévisions attends je termine mais ça tu viens de le faire et c'est formidable donc le service public que tu souhaites c'est le service public dont on dispose déjà aujourd'hui c'est un service public qui va planter la plume dans la plaie pour reprendre cette phrase très belle qui est l'essence du journalisme et c'est-à-dire qui va pouvoir aller enquêter sur des puissants sans être inféodé à l'argent et au pouvoir financier de ces derniers quand le service public à mon petit niveau quand j'ai été taquiné embêté voire carrément emmerdé François Hollande ou d'autres politiques de gauche comme de droite je l'ai fait en toute liberté donc le service public que tu veux c'est le service public qu'on a l'émission d'intérêt général elle me semble remplie tu nous parles d'une information forte et locale ce qui est génial dans le service public en France c'est que si tu habites à la Réunion ou si tu habites en Guadeloupe tu as accès à un hôpital et tu es d'accord Charles que cet hôpital doit être de la même qualité que celui que tu as à Paris c'est le service public hospitalier les gens qui habitent à la Réunion les gens qui habitent en Guadeloupe ou en Polynésie ont aussi droit à avoir une information locale de qualité parce que tu me parles souvent de ce centrisme parisien quand le périphérique est bouché crois-moi qu'en Guyane à la Guadeloupe ou à la Réunion on s'en contrefou et qu'on a d'autres enjeux de politique locale donc c'est fondamental d'avoir un service public fort et puissant qui va pouvoir continuer à informer tous les français et puis il y a une dernière chose moi le service public que je veux demain c'est un service public puissant parce que affaiblir le service public Charles c'est donner les clés de la boutique aux GAFAM aujourd'hui tu le sais tu sais que la France tu le sais probablement la France est le deuxième pays au monde le plus ciblé par les fausses informations principalement sur les réseaux on ne parle pas de CNews principalement sur les réseaux sociaux la France est le deuxième pays le plus ciblé par les fake news on déplaise à certains fact checkers que tu n'as pas l'air d'apprécier à France Télévisions le travail de France Télévisions c'est justement d'être un contre-pouvoir face aux GAFAM si on affaiblit les services publics si on affaiblit l'information et la capacité que le service public a donné une information de qualité qui touche les français on donne les clés de la boutique à qui ?

on donne les clés de la boutique à Trump à Musk et à tous les bots russes qui vont vouloir peser via une ingérence sur les réseaux sociaux on le sait tu connais l'histoire de Cambridge Analytica enfin je veux dire les ingérences de l'étranger arrivent via les réseaux sociaux le service public c'est la dernière chose qui nous reste pour avoir pour avoir quoi ? pour avoir ce qu'on a en France c'est-à-dire une belle démocratie dans laquelle tu peux venir défendre tes positions même dans un service public que tu penses t'être opposé c'est ça la beauté du service public français et c'est pour ça que j'y suis attaché alors je le répète que je n'y bosse pas

1:08:16
Présentateur

qu'est-ce que t'as pensé de cet échange ?

1:08:17
Locuteur non identifié

il était chouette il était intelligent il était challengeant parce que c'était bien de parler avec Charles Lalonde qui connait son sujet sur le bout des doigts ça fait 6 mois qu'il est en commission donc j'avais essayé de préparer ça de manière sérieuse et je trouve que l'échange était cordial on n'est évidemment pas d'accord mais en réalité j'ai l'impression qu'il est moins caricatural qu'il l'a été pendant la commission d'une manière générale en tant que journaliste je sais bien qu'on évolue toujours quand on rencontre les gens il y a l'image que vous avez à travers les écrans à la télévision la représentation nationale c'est une personne qui est distante puis là en fait vous rencontrez un mec qui a le même âge que moi il est plus jeune mais voilà on est chacun dans notre couloir et je l'ai dit demain je dois boire un verre avec lui je bois un verre avec lui je pense pas pareil mais c'est un bonhomme comme moi moi je te rejoins totalement sur le dessin à poursuivre sur la ligne d'horizon que tu traces mais je pense qu'on a juste une petite divergence c'est sur le constat toi tu estimes qu'aujourd'hui le service public est suffisamment indépendant moi je pense qu'il y a énormément d'efforts à faire pour qu'il le soit et qu'il soit de façon irréprochable quand je vois qu'Élise Lucet sur le plateau de quelle époque quand on lui pose la question elle explique que il n'y a rien à enquêter sur France Révision elle connait la boutique elle fait un mensonge c'est pas vrai et qu'elle connait la boutique et qu'elle ne voit pas des motifs d'enquête bon ça elle le disait avant la commission honnêtement j'ai eu un peu l'impression lors de ces 6 mois de commission d'enquête d'avoir fait le travail qu'aurait dû mener une cellule d'investigation par exemple du service public hermétique à toute forme de pression et vraiment indépendante je pense que des journalistes auraient dû le faire je pense que ce travail que j'ai fait avec mes petits moyens avec mes deux collaborateurs en passant beaucoup de jours beaucoup de nuits à travailler à rencontrer un certain nombre de personnes le service public depuis des années aurait dû le faire et ce serait honoré en montrant et en témoignant de son indépendance à montrer comment l'argent des français était utilisé Mais est-ce que le service public est parfait ?

Non, tout le monde est d'accord pour le dire Est-ce qu'il est totalement orienté et défaillant ce que tu avais un peu l'air de porter comme idée ?

Je ne pense pas moi Je crois qu'on a un très beau service public Il y a beaucoup d'axes d'amélioration notamment pour le rendre vraiment indépendant vraiment hermétique un certain nombre de pressions politiques, économiques d'ordre financier et personnel Tu proposes de donner la nomination du président à l'Assemblée et au président Imagine demain Jean-Luc Mélenchon devient président de la République tu vas tirer la gueule Tu vas avoir un président de France Télévisions nommé par Jean-Luc Mélenchon Tu vas tirer la gueule Si tu gardais la passe c'est la fête Non mais permets-moi de faire une réponse un peu longue Non mais permets-moi de faire une réponse un peu longue parce que j'ai entendu beaucoup de fausses informations j'ai effectivement entendu beaucoup de fausses informations circuler avant même la publication du rapport donc ces députés qui ont alimenté des fake news pour discréditer le rapport et alimenter et alimenter un vote défavorable malheureusement pour eux le vote finalement était favorable donc je voudrais le démentir ce que je propose c'est d'ajouter plus de pluralisme de transparence et de démocratie dans la nomination des présidents de chaînes publiques par exemple président de Radio France président de France Télévisions aujourd'hui c'est l'ARCOM qui est l'autorité qui contrôle à qui on demande aussi de nommer donc on demande à des gens d'être à la fois jugés partis ils nomment des personnes qu'ils doivent contrôler et sanctionner derrière donc ça c'est quelque chose qui ne marche pas donc demain il faudra que l'ARCOM soit simplement l'autorité qui contrôle mais pas l'autorité qui nomme et il y avait eu beaucoup d'opacité parce qu'on a confié pendant des années à 8 personnes nommées les français ne savent pas comment le CSA puis l'ARCOM de prendre une décision importante celle de la nomination de la présidence d'entreprises comme France Télévisions et Radio France donc moi je veux mettre davantage de pluralisme de transparence et de démocratie et je veux revenir à l'esprit de la constitution c'est le fameux article 13 qui explique le président propose des noms l'assemblée et le sénat votent donc on confie aux représentants du peuple de la façon la plus transparente et démocratique possible cette décision de dire qu'est-ce qu'on a envie de voir à la tête de ces entreprises-là sur avis de l'ARCOM et ça me paraît bien plus démocratique bien plus transparent et bien plus pluraliste de confier les clés de cette nomination à 577 députés et à des centaines de sénateurs plutôt qu'à 8 personnes réunies dans le secret d'une certaine façon d'un délibéré tu as raison tu sais très bien que historiquement historiquement la présidentielle est suivie des législatives et historiquement en général le candidat élu a une majorité à l'assemblée nationale donc ton programme mais pas au sénat pas forcément au sénat oui d'accord mais bon ton programme c'est de dire le président prochainement élu ou la présidente prochainement élu aura donc une majorité à l'assemblée va proposer des noms qui seront validés par l'assemblée je te le redis oui mais je te le redis moi je fais confiance aux français oui mais je te le redis ça c'est génial dans le scénario qui est probablement celui que tu vis c'est à dire une élection de Jordan Bardella avec une majorité à l'assemblée et dans ce cas là c'est la fête imagine ta proposition le cas contraire ta LFI à la tête du pays et une majorité à LFI à l'assemblée nationale mais je le soutiendrai c'est la démocratie pas du tout si demain l'assemblée nationale est en majorité à LFI que Jean-Luc Mélenchon est président de la république les français l'auront voulu je respecterai ce choix moi je suis pour une démocratie directe et c'est aussi tout le sens de cette commission d'enquête j'ai voulu mettre de la transparence j'ai voulu la rendre la plus accessible possible aux français je pense d'ailleurs que c'est l'une des victoires aussi de cette nouvelle méthode notamment via l'utilisation des réseaux sociaux que les français se soient saisis de notre vie parlementaire de notre mission importante de contrôle des politiques publiques et je ne serai jamais de ceux qui pleureront parce que le peuple aura fait un choix qui me déplaira au contraire les français sont souverains quel que soit leur choix il faut le respecter

1:13:26
Présentateur

merci à tous les deux juste avant pour terminer on va faire un dernier petit format où je vous donne des noms et des concepts et l'idée c'est vous me dites si vous les gardez ou vous les supprimez dans votre société idéale est-ce qu'on garde ou on supprime CNews ?

1:13:36
Locuteur non identifié

on garde parce que c'est aussi une garantie de pluralisme c'est une chaîne qui pense pas comme les autres et c'est important d'être pluraliste en France on garde avoir plusieurs canaux d'information c'est la richesse d'une démocratie on sait où est politiquement engagée CNews c'est très bien de savoir d'où les gens parlent on garde France Télévisions on garde à condition d'apporter des garanties supplémentaires d'indépendance de limitation de conflits d'intérêts et de resserrer aussi autour de quelques missions importantes différentes de celles du privé on garde pour ne pas donner les clés de la boutique à CNews et BFM TV et les autres acteurs privés l'extrême droite l'extrême droite j'ai l'impression que pour certains ça commence à la droite de Jean-Luc Mélenchon donc c'est un concept qui est tellement flou que je ne pourrais même pas le qualifier ou me prononcer tout le monde est d'extrême droite j'ai l'impression aujourd'hui donc je ne sais pas ce que ça veut dire c'est le choix des français on garde l'important c'est d'informer les français pour qu'ils ne se fassent pas embarquer dans des faux concepts les compléments d'enquête on garde évidemment et c'est une mission fondamentale de l'audiovisuel public celle d'enquêter de façon la plus indépendante possible on garde compléments d'enquête c'est une ligne sur mon CV dont je suis extrêmement fier les milliardaires quand ils créent de l'emploi quand ils créent de la valeur quand ils sont patriotes et qu'ils internalisent beaucoup d'emplois évidemment qu'on garde on garde je ne vais pas faire la chasse aux milliardaires qui réussissent on garde évidemment les commissions d'enquête on garde et je pense que quand elles peuvent apporter davantage de démocratie directe et de transparence c'est un bienfait pour la démocratie en général on garde on essaye simplement d'en faire moins un petit théâtre politique et on essaye de se dire qu'on fait une commission historique et pas l'histoire de la commission de Charles Aloncle l'extrême gauche les qualificatifs d'extrême que ce soit pour la droite ou la gauche j'ai du mal à le comprendre toute forme d'expression politique mérite d'être défendue quand elles respectent la loi on garde c'est la représentation des français c'est le choix des français j'aimerais simplement qu'on ait des représentants politiques un peu plus dignes de la représentation et un peu moins dans les sclandres et l'outrance permanente je parle de l'extrême gauche comme de l'extrême droite

1:15:22
Présentateur

les émissions de Cyril Hanouna avant et maintenant

1:15:24
Locuteur non identifié

j'ai l'impression qu'il fait des cartons on a essayé d'interdire 6-8 pour priver Cyril Hanouna d'une expression aujourd'hui il fait un carton sur M6 j'ai l'impression que les français plébiscitent aussi ces émissions moi je ne suis pas pour la censure quelle que soit l'expression donc quand ça fonctionne il faut aussi le défendre on garde c'est du divertissement populaire on aime on n'aime pas si on n'aime pas on zappe si on aime on regarde les médias d'opinion je pense que c'est important il y a une obligation dans la loi qui est aussi le pluralisme externe ce qui compte c'est savoir comme tu le disais d'où les gens parlent quand c'est transparent aussi sur l'émetteur c'est important aussi de préserver ce pluralisme externe évidemment on garde les médias d'opinion parce que c'est la grande différence entre France Télévisions et les médias d'opinion France Télévisions est un média objectif les subventions publiques ça dépend pourquoi évidemment que sur certains services publics qui ne seraient pas rentables c'est important que le contribuable les finance après quand c'est 4 milliards que ça représente la moitié du budget du ministère de la Culture et que ça sert à faire 13 jeux par jour entre France 2 et France 3 il y a des pistes d'optimisation mais les services publics sont importants évidemment les subventions publiques on les garde quand elles sont octroyées à France Télévisions qui pour un salaire en interne génère 5 ETP en externe c'est à dire 5 salariés français bénéficient du travail de France Télé on garde après est-ce qu'il faut faire des jeux la vachette interville etc je suis pas sûr l'amour évidemment qu'on garde c'est la raison d'être de notre vie ce qui dépasse tout au-delà des idées des valeurs et d'un destin commun donc sans ça je pense qu'on serait pas grand chose évidemment c'est la dernière chose qui nous reste évidemment on garde le crayon j'ai l'impression que vous cultivez une indépendance qui est intéressante et c'est aussi pour ça que je suis ravi de venir ici débattre donc évidemment on garde on garde surtout si ça permet de toucher une audience que France Télévisions on n'arrive plus à toucher

1:17:00
Présentateur

merci à tous les deux merci d'être resté jusqu'au bout nous on revient dès jeudi prochain avec un nouvel oeil pour oeil et si vous êtes trop impatient vous pouvez d'ores et déjà regarder nos autres émissions qu'on a déjà publiées sur la chaîne on vous met des suggestions à l'écran qui peuvent vous intéresser passez bien à liker la vidéo avant de partir salut merci

1:17:15
Locuteur

merci merci merci merci

Service Public : Il veut le réformer, il veut le protéger. Ils débattent. | Œil pour Œil · Pourquijevote