"Une amende" pour les femmes voilées: l'interview intégrale de Jean-Philippe Tanguy
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est une bonne idée de mettre en place une taxe lapin pour les patients qui ne se rendent pas aux rendez-vous médicaux ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Quels seraient vos mots, quels constats vous posez sur ce qui est en train de se passer en France concernant l'hyperviolence ?
- 15:00RelanceRéponse partielle
Le Rassemblement national s'est plutôt montré réservé, voire opposé à la réforme de l'assurance chômage. Est-ce que vous n'êtes pas à côté de ce que souhaitent les Français ?
- 20:00FerméeRéponse directe
Est-ce que le Rassemblement national défend toujours l'interdiction du voile dans l'espace public ?
- 25:00RelanceRéponse partielle
Qui a raison entre Marine Le Pen et Jordan Bardella sur la question des armes en Ukraine ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Jean-Philippe TanguyChiffre
« 40 000 lits ont été fermés depuis 10 ans. Encore l'année dernière, plus de 4 500 lits ont été fermés dans 3 000 établissements sur l'ensemble du territoire. »
- 20:00Jean-Philippe TanguyPromesse
« Plus aucun voile dans l'espace public, c'est-à-dire dans la rue, quand on sort de chez soi. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
BFM TV, Benjamin Duhamel. Bonjour, bonjour à tous. Vous regardez BFM Politique, votre grande interview politique du dimanche.
Notre invité aujourd'hui est président délégué du groupe Rassemblement National à l'Assemblée et député de la Somme, Jean-Philippe Tanguy. Bonjour Jean-Philippe Tanguy. Bonjour Benjamin Duhamel.
Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Beaucoup de sujets à aborder avec vous. Les annonces du Premier ministre sur la santé, également la question de l'hyperviolence chez les jeunes.
Avec moi pour vous interroger aujourd'hui, Amandine Attalaya. Bonjour, Amandine. Bonjour.
Marion Mourke, chef adjoint du service politique du Parisien. Bonjour Marion. Bonjour.
Merci beaucoup Jean-Philippe Tanguy d'être avec nous. Beaucoup de sujets à aborder. Ce sera juste après le journal Philippe Goudin.
Et à la une de l'actualité en cette mi-journée, cette petite révolution dans le monde de la santé, Gabriel Attal veut simplifier l'accès aux soins. Le Premier ministre fait une série d'annonces très concrètes ce matin dans la presse quotidienne régionale. Dès le mois de juin, le quotidien des patients devrait changer au moins dans 13 départements.
Mylène Argelas. Principale mesure de simplification annoncée par Gabriel Attal, ne plus avoir besoin de passer par un médecin généraliste pour prendre rendez-vous chez un spécialiste. Cet accès direct sera expérimenté dans 13 départements, un par région.
Ils seront annoncés d'ici l'été. Dès le mois de juin, les pharmaciens pourront prescrire des antibiotiques en cas d'angine ou de cystite. Il sera aussi possible dans certains cas de recevoir une ordonnance pour des lunettes directement chez l'opticien.
Une batterie de mesures et un objectif affiché par le Premier ministre. Reconquérir 15 à 20 millions de rendez-vous chez le médecin généraliste dès cette année, dès cet été. Autre piste pour y parvenir, former plus de médecins.
Les étudiants en deuxième année de médecine étaient 10 800 en 2023. Ils devraient être 12 000 en 2025 et 16 000 en 2027. Le gouvernement veut aussi faire gagner du temps aux médecins.
De 6 000 assistants médiques au début 2024, ils devraient être 8 000 à l'été et 10 000 d'ici la fin de l'année. Une mesure déjà esquissée en janvier par le Premier ministre se précise. En cas d'annulation, moins de 24 heures avant votre rendez-vous médical, vous serez soumis à une taxe lapin.
Elle sera de 5 euros. Une pénalité que le médecin pourrait choisir de ne pas appliquer s'il juge les raisons du patient valables. Toujours dans cette quête de simplification, Matignon annonce de nouvelles mesures de santé pour le printemps.
En cette mi-journée, le chef de l'État donne le coup d'envoi des commémorations de la libération. C'était il y a 80 ans. Nouvelle étape mémorielle pour Emmanuel Macron qui est attendu dans les toutes prochaines minutes sur le plateau des Glières, en Haute-Savoie, au lieu de la résistance.
Léopoldo Debert, vous êtes sur place pour BFM TV. Emmanuel Macron qui doit donc arriver dans les toutes prochaines minutes. Oui, avec toujours cette lecture, cette double lecture politique qu'on va devoir observer.
Parce qu'évidemment, Emmanuel Macron, Philippe, il vient ici pour commémorer les 80 ans de la libération, se maquille des Glières en Haute-Savoie. Mais évidemment, nous qui le suivons dans tous ses déplacements, il y a toujours aussi un écho à l'actualité, même dans des cérémonies extrêmement solennelles. D'abord, il va falloir voir de très près si cette expression qu'Emmanuel Macron emploie régulièrement, je cite, « les vents mauvais reviennent », sera employée.
Ça fait souvent référence notamment à la montée des populismes, la montée des extrêmes dans différents pays. Autre élément qu'on va surveiller de très près, regarder l'histoire en face. C'est une expression qui revient également dans l'entourage du chef de l'État.
Notamment ici, ce sont des Français qui ont tué, notamment aussi des Français, ces maquisards, qui les ont torturés. Donc il y a une volonté de vraiment regarder en face les différents événements du passé. Et puis enfin, faire nation, faire nation dans cette France, je cite, « universelle ».
L'Élysée qui prend exemple sur ici, par exemple, toutes les nationalités qui composent ce maquis. Ce maquis de Haute-Savoie, je vous disais donc, « Le passé » qui explique le présent et ce discours d'une quinzaine de minutes qu'on va suivre tout à l'heure. Et on suivra tout cela avec vous, Léopold de Debert, avec Romain Lavoie.
À 13h, émission spéciale d'Affaires suivantes avec Dominique Rizet. Nous serons ensemble pour deux heures pour revenir, huit jours après la découverte du crâne du petit Émile. Sur l'enquête qui se poursuit, les gendarmes restent mobilisés dans la zone de la découverte encore la semaine prochaine pour tenter de trouver des indices et répondre aux très nombreuses questions qui se posent dans ce dossier.
On évoque tout cela de 13h à 15h avec un long format des équipes de Lignes Rouges dédiées à cette enquête hors normes. Ce sera de 13h à 15h, juste après BFM Politique. Le député Rassemblement National Jean-Philippe Tanguy, invité de BFM Politique.
Jean-Philippe Tanguy, juste avant de commencer cette interview, je signale à tous ceux qui nous regardent chez eux qu'ils peuvent vous interpeller directement en flashant le QR code qui va apparaître à la droite de l'écran. Il suffit de le flasher et nous relérons vos questions tout au long de cette émission. Pour commencer, je voudrais qu'on revienne Jean-Philippe Tanguy sur les annonces de Gabriel Attal sur la santé.
Objectif, favoriser l'accès aux soins de ville. Une mesure retient particulièrement l'attention, c'est la confirmation de la mise en place de ce qu'on appelle une taxe lapin pour les patients qui ne se rendraient pas aux rendez-vous médicaux. 5 euros d'amende en cas d'annulation, moins de 24 heures avant le rendez-vous.
Est-ce que c'est une bonne idée ? Écoutez, ça ne mange pas de pain de sanctionner des gens qui manquent de civilité. Mais bon, si le gouvernement en est là, c'est-à-dire devoir gérer le manque de politesse et de convenance des personnes, ce n'est pas un plan d'économie pour la santé ou une amélioration de la santé de nos compatriotes.
Moi, j'ai l'impression qu'on agite cela pour occuper le terrain pendant que des lits sont fermés. J'appelle que 40 000 lits ont été fermés depuis 10 ans. Encore l'année dernière, plus de 4 500 lits ont été fermés dans 3 000 établissements sur l'ensemble du territoire.
Donc là, c'est un vrai problème d'accès à la santé. Moi, j'étais dans ma circonscription encore hier matin dans une petite commune qui s'appelle Contre. La première adjointe au maire est infirmière libérale.
Elle disait, moi, je ne peux plus faire mes prestations parce que l'indemnité carburant dans la ruralité pour se déplacer ne couvre plus mes frais. Et on n'arrive plus à recruter. La taxe lapin n'est pas la seule mesure de ce plan.
Il y a aussi un élargissement de ce qu'on appelle le numerus apertus qui permet d'élargir le nombre d'étudiants en études de médecine. Ce n'est pas la seule mesure. D'accord, mais on parle beaucoup de la taxe lapin.
On ne parle pas beaucoup de la fermeture des lits. Et donc, dire qu'on va améliorer l'accès aux soins dans tout le pays alors que notre système de soins est considérablement fragilisé, c'est très bien. Et cette taxe lapin, vous la voteriez au Parlement ?
Oui, mais il n'y a pas de problème. On va voir les modalités. Mais évidemment, il n'est pas normal de prendre des rendez-vous, de ne pas les honorer et de considérer que la santé est gratuite.
Il faut s'en féliciter dans notre pays et qu'on n'a pas de devoir. Évidemment, le Rassemblement National depuis longtemps est pour que les Français exercent leurs droits et leurs devoirs. Notre système de protection sociale ne peut marcher que si les gens sont raisonnables, s'ils sont responsables.
Et une minorité, évidemment toujours les mêmes, plante le système global. Mais attention aussi, n'oublions pas que M. le maire, il y a deux semaines, je ne veux pas l'oublier, a annoncé une remise en cause fondamentale du pacte social issu du Conseil National de Résistance.
À savoir que peut-être, on pourrait remettre en cause le fait qu'on soit remboursé des soins de la même façon, que l'on soit modeste ou plus favorisé. Et surtout, la question évidemment des classes moyennes qui paient tout le temps et qu'ils n'ont droit à rien. Ce qui n'est pas prévu en l'État.
Très bien, mais moi, je veux bien que le ministre de l'Économie… J'admets qu'il y a des prises de parole parfois intempestives de membres du gouvernement, mais là, il n'est pas question en l'État, dans le budget de la Sécurité sociale, de faire des remboursements distincts selon l'appartenance à telle ou telle catégorie sociale. J'entends, et vous faites bien de le dire, mais permettez-moi, M. le maire n'est pas une personnalité anecdotique de ce gouvernement ou du paysage politique français.
Il ne parle pas pour ne rien dire, enfin en tout cas, il prétend ne pas parler pour ne rien dire. Et cette annonce était quand même une annonce extrêmement forte et, de mon point de vue, extrêmement grave. Marion Moreau.
Alors, il y a une autre mesure qui a été soulevée par le Premier ministre, c'est de favoriser la prise de rendez-vous. Désormais, on ne serait plus obligé de passer par son généraliste pour aller voir un spécialiste. C'est un système qu'on a connu il y a quelques années.
Est-ce que ça vous semble pertinent de revenir à ce système pour fluidifier un peu la prise de rendez-vous ? Puisqu'aujourd'hui, on en manque. Mais il faut dire à celles et ceux qui nous écoutent que là, c'est le système qui se mord la queue.
Ce système a été mis en place il y a quelques années, justement, pour faire des économies. À l'époque, le Rassemblement National, Marine Le Pen en particulier, avait dit « Il ne nous semble pas que ce système fera des économies, puisque ce sera une perte de temps. Et forcément, on paiera une consultation généraliste, donc 25 euros, pour rien, souvent. » Donc là, le système se mord la queue.
Donc on revient à un système antérieur. C'est bien la preuve que nous, ce qu'on percevait comme une gabegie, était une gabegie. Et donc si je résume Jean-Philippe Tanguy, la taxe Lapin, ça ne mange pas de pain.
Ça, certes, vous dites « Le serpent se mord la queue », mais au fond, c'est ce qu'on proposait. Donc en fait, vous êtes plutôt satisfait des annonces de Gabriel Attal qui ont été faites aujourd'hui. Mais la ligne de Marine Le Pen et de Jordan Bardella, c'est toujours refuser la politique du pire.
C'est une ligne que l'on poursuit. Les difficultés de notre pays sont extrêmement difficiles. Le quotidien de nos compatriotes est lui aussi très compliqué.
Donc on ne va pas mettre de l'huile sur le feu. S'il y a des bonnes mesures, on les prend. Mais ce que je dis et ce que je veux redire, c'est que c'est l'arbre qui cache la forêt.
Le système de santé se dérègle et les mesures ne sont pas prises ou auront des conséquences dans plusieurs années. C'est ce que vous avez dit sur le numerus apertus, évidemment. Question d'Amandine Attalaya sur une autre thématique.
Oui, sur l'hyperviolence cette semaine avec plusieurs agressions de jeunes, de très jeunes. Il y a eu la jeune Samara, 13 ans, qui a été rouée de coups à Montpellier. Une adolescente agressée à Tours.
Shem Sedin, 15 ans, battue à mort à Viry-Châtillon. Le gouvernement parle d'un crime barbare. Jordan Bardella dénonce la barbarie qui frappe la France.
Quels seraient vos mots, quels constats vous posez sur ce qui est en train de se passer en France ? Jordan Bardella a raison de parler évidemment de barbarie. Et ça rejoint le diagnostic de Marine Le Pen fait, il y a maintenant 15 ans, sur l'ensauvagement de notre pays.
C'est une dérive que nous avions identifiée, que Marine Le Pen a voulu combattre, a proposé surtout des solutions. Les mêmes mots sont utilisés par Gérald Darmanin d'ailleurs. Non mais c'est très bien d'utiliser des mots, il faut faire un bon diagnostic pour avoir les bonnes solutions.
Mais malheureusement, ils font notre diagnostic, mais ils n'appliquent pas nos solutions. Marine Le Pen, lors de la dernière présidentielle...
Est-ce que vous feriez par exemple, pour empêcher alors ce qui vient de se passer avec Shem Sedin, à Viry-Châtillon, lynchée par une bande de jeunes ? Contre l'hyperviolence. La première chose à faire, c'est ressacraliser la personne humaine et l'intégrité physique.
C'était l'axe principal des mesures de Marine Le Pen lors de la dernière présidentielle. Il faut par exemple refuser tout aménagement de peines, ou les limiter drastiquement, pour les peines inférieures à 6 mois, pour tout un tas à l'intégrité physique. Parce qu'on voit bien...
Mais là souvent on est sur des mineurs. Sur cette tragédie, oui mais y compris pour les mineurs. Sur cette tragédie, que ces barbares, ces nouveaux barbares, sentent bien que le mur de l'autorité n'existe pas.
Ils testent par des infractions et des délits, puis des crimes de plus en plus graves et de plus en plus barbares, la résistance de la République. Ils voient bien qu'ils peuvent le pénétrer, qu'ils peuvent le remettre en cause, car la République malheureusement aujourd'hui est laxiste, et ceux qui nous dirigent sont laxistes. C'est-à-dire Jean-Pierre Tanguil, si vous étiez au pouvoir, ce genre de drame n'arriverait plus ?
C'est vraiment ce que vous pensez qu'il suffit d'arriver, de dire on fait un tour de vis sur la politique pénale et ça n'arrive plus ? En tout cas les dérives de ces jeunes qui testent le système et qui vont jusqu'au pire n'arriveraient plus, puisqu'à la première infraction, au premier délit, ils seraient sévèrement sanctionnés, recadrés et remis en ordre. Et surtout, deuxième mesure pour répondre à votre question, il faut que les élèves, les jeunes qui posent problème soient sortis du système.
Aujourd'hui, malheureusement, le laxisme d'État fait que pour des raisons idéologiques, on met des personnes dangereuses ou menaçantes, ou qui agressent, qui harcèlent, dans un système, et on fait payer aux innocents le fait de maintenir dans le système des gens qui ne devraient être plus justement. Vous avez le sentiment que là, dans ces affaires-là, il y a eu du laxisme ? Moi j'ai entendu Nicole Belloubet qui a dit « mon bras ne tremblera pas ».
J'ai entendu Gabriel Attal qui, dans les colonnes de la PQR, propose par exemple comme mesure de dire qu'il faudrait un conseil de discipline dès la primaire. Vous pouvez ne pas être d'accord, mais est-ce que là, on est dans ces prises de position, dans le fameux pas de vague ? C'est terminé, il n'y a plus de pas de vague dans le cas d'Espèce.
Il y a un paradoxe assez indécent qui fait comme maintenant, il couvre le pas de vague en prétendant qu'il n'y a plus de pas de vague. La jeune fille qui a harcelé Samara avait eu une petite peine, je crois, de quelques jours d'exclusion. Elle n'en a rien à faire puisqu'en fait, ce n'est pas à la hauteur de l'indiscipline et du comportement barbare de cette personne, elle aurait dû être exclue et mise dans un autre système.
Mais c'est un autre système, juste dans un autre établissement ? Non, il faut les sortir, mais du système normal, dans des centres éducatifs spécialisés qui permettent de traiter convenablement ces gens et surtout de protéger les innocents qui n'ont pas à subir ce genre de comportement absolument odieux jusqu'au pire. Mais qui vous sortez par exemple ?
Tous ceux qui harcèlent, ceux qui agressent ? La violence. La ligne rouge, madame, c'est la violence.
L'atteinte à l'intégrité physique des personnes, des enfants en particulier évidemment, est une ligne rouge. Aujourd'hui, ce n'est pas une ligne rouge. Pour certains de ces barbares, c'est une incitation à franchir cette ligne pour les réseaux sociaux, pour satisfaire un certain nombre de plaisirs sadiques.
Et donc, il faut changer la logique. Or, moi, quand j'ai entendu madame Belloubet sur votre antenne cette semaine trouver mille et une excuses au système, toujours avoir un langage technocratique pour endormir, pour éviter le problème et pour gagner du temps, il ne sert pas à gagner du temps. Vous considérez que Nicole Belloubet n'est pas à la hauteur ?
Absolument pas. Madame Belloubet fait partie du problème et pas de la solution. Elle fait partie de ces hautes fonctionnaires de l'État, en particulier dans le domaine de l'éducation, qui ont construit ce système de laxisme, qui l'ont défendu.
Sur quelle mesure en particulier ? Quelle prise de position ? Quelle action aujourd'hui fait qu'elle serait laxiste selon vous ?
Il y a quelques mois, avant qu'elle prenne ses positions, madame Belloubet disait que toutes les mesures pour réaffirmer l'autorité de l'uniforme...
Il y a quelques années, c'était en 2016 ou... 2016. 2016, moi, ça ne me paraît pas si loin.
Pas quelques mois. Ce n'est pas si loin, et je pense que je pourrais retrouver, si vous me défiez, des propos de madame Belloubet quand elle était ministre de la Justice, qui, à mon avis, n'allaient pas dans le sens de l'autorité, bien au contraire. Ce que je veux dire, c'est sûr de personne, je veux bien qu'elle change d'avis.
Moi, je n'y crois pas. Je pense qu'au fond de son âme, elle est toujours laxiste, qu'elle croit toujours au baratin qu'on a mis en place, avec des conséquences très graves pour les familles, pour les enfants, et évidemment pour les enseignants. Et je pense qu'on pourrait trouver dans le personnel politique et la haute administration française, des personnes qui pensent le contraire, qui se sont battues contre madame Belloubet.
Vous regrettez Gabriel Attal ? Des années. Vous regrettez M.
Attal, parce que vous savez, j'avais dit, M. Attal, c'est « attrape-moi si tu peux ». Vous savez, ce film, c'est une personne incompétente qui passe tellement peu de temps dans les fonctions qu'elle a que personne n'a le temps de se rendre compte qu'elle est incompétente.
Bon, on va commencer à se rendre compte, puisque le Premier ministre, il ne peut plus monter, en tout cas, au moins jusqu'en 2027. Vous parlez des réseaux sociaux. Dans ces phénomènes, on voit une hyperviolence qui est amplifiée par les réseaux sociaux, notamment par Snapchat.
Est-ce que vous dites aujourd'hui, il faudrait l'interdire, l'encadrer pour les mineurs, par exemple, en mettant sa carte d'identité avant de s'inscrire ? Est-ce qu'il faut aller vers ce type de mesures plus contraignantes ? Absolument.
Il faut prendre des mesures strictes pour les mineurs. Il y a une grande confusion aujourd'hui, puisque le débat se porte sur toute la population. On veut cesser le droit à être anonyme sur les réseaux sociaux pour tout le monde au lieu de protéger les mineurs.
On veut restreindre l'accès à un certain nombre de réseaux sociaux et de droits numériques au lieu de parler des mineurs. Évidemment, il faut protéger en priorité nos mineurs avec des mesures strictes, l'interdiction, le fait que les parents puissent contrôler du début à la fin l'accès des mineurs au système. Évidemment, les enfants sont des gens intelligents.
J'en ai été un pas si longtemps. Et on s'est contourné, on s'est toujours détourné. Mais le temps que les enfants...
Je ne dis pas le contraire. Mais le temps quand même que les enfants, les adolescents, trouvent des façons de contourner les systèmes qu'on met en place, on mettra en place d'autres systèmes. Ce qu'il faut, c'est envoyer un signal fort, d'interdiction stricte, arrêter de toujours vouloir ménager la chèvre et le chou.
Il y a, il faut le dire, beaucoup d'intérêts financiers derrière ces réseaux sociaux parce qu'évidemment, on présente ça comme des choses sympathiques et innocentes. Non, ce sont des questions d'argent. Ces multinationales, souvent américaines ou chinoises pour TikTok, gagnent plusieurs milliards d'euros.
Ce sont des entreprises parmi les plus valorisées en bourse du monde. Vous êtes sur ces plateaux ? Oui, d'accord, mais moi, je ne suis pas mineur.
Non, ça ne m'a pas échappé. C'est bien conservé, sans doute, mais quand même. Si ce sont des entreprises comme ça, obsédées par la voracité, vous pourriez dire, je me retire.
Vous êtes sur ces plateformes. Je ne dis pas, comment dire, c'est comme Total. Total est une entreprise qui fait beaucoup de bénéfices, mais elle rend un service utile, le pétrole, le carburant.
Ça ne vous empêche pas de faire le...
Je ne dis pas, attendez, je ne dis pas qu'il ne faut pas user ces réseaux sociaux. Je dis que les mineurs doivent être protégés de cette voracité. Non, mais il faut dire à ceux qui nous écoutent, les algorithmes, les méthodes de ces réseaux sociaux sont ciblées sur les plus jeunes et les enfants pour créer un phénomène d'addiction, pour créer un phénomène d'escalier toujours plus grave, toujours plus de dérives.
C'est la façon dont fonctionnent ces entreprises. Elles ont des méthodes pour faire des algorithmes fondés sur les mécanismes neuronaux qui sont très fragiles chez les adolescents, évidemment. Il ne faut pas le regarder comme quelque chose d'innocent.
Une question annexe, mais qui a un lien évidemment avec la situation à l'école. On vous entend souvent mélanger les questions de sécurité, mais aussi de laïcité. Une question à ce sujet, est-ce que le Rassemblement national défend toujours l'interdiction du voile dans l'espace public, comme c'était le cas pendant l'élection présidentielle de 2022 ?
Oui, absolument, parce qu'il est très naïf de croire, comme je l'entends parfois, que parce que vous enlevez le voile, si vous l'enlevez à la limite de l'école, l'islamisme ne rentre pas à l'école. La personne qui se voile, la femme en l'occurrence qui se voile, pour se voiler est malheureusement soumise à une idéologie d'islamisme qui pénètre dans l'école avec elle. Donc la solution, c'est plus aucun voile dans l'espace public, c'est-à-dire dans la rue, quand on sort de chez soi.
Mais ça vous y arriverez ? Bien sûr qu'on y arrivera. D'autres pays y sont arrivés, quand on est bien à céder à l'islamisme, des pays arabes qui, dans le temps, avaient choisi, malheureusement, et c'est justement la réponse que je voulais vous apporter, la faiblesse face au voile et de l'islamisme qui est derrière le voile, fait qu'il est aujourd'hui très compliqué pour ces pays de lutter contre l'islamisme.
Donc aujourd'hui, Marine Le Pen, attendez Jean-Philippe Tanguy, juste pour que les choses soient claires, Marine Le Pen au pouvoir, plus une femme n'aura le droit de porter un voile dans l'espace public. Le voile islamique, il est très facilement identifiable. Il ne s'agit pas d'interdire toute une femme à le droit de se mettre à un tissu dans les cheveux de manière non religieuse, mais le voile islamique.
Donc plus aucun voile. Et donc ça veut dire quoi ? Vous mettez un policier derrière chaque femme dès qu'elle sort de chez elle ?
Écoutez, on n'est pas un policier derrière chaque élève. Non, non, mais là je parle de l'espace public. Vous ne pensez pas que la police a autre chose à faire ?
Je vous ferai remarquer. Non, c'est pas lui faire perdre du temps pour des missions non essentielles ? Le pays n'est pas couvert encore aujourd'hui de femmes qui portent le voile.
Il faut raison garder. Nous, ce qu'on veut, c'est que ça n'arrive pas, que ce ne soit pas trop tard. Aujourd'hui, des pays ont été débordés, comme la Turquie.
Je vous rappelle qu'il y avait deux pays dans le monde qui avaient mis la laïcité au cœur de leur système politique, leur constitution, leur identité nationale. C'était la France, c'était la Turquie, data turc. La Turquie a été débordée par les islamistes, et évidemment au début, par le voile islamiste, qui, je vous rappelle, était l'étendard de la République d'Iran, de la République d'Iran.
Ce n'est pas anecdotique. Parce que je rappelle que ça avait été une mesure polémique pendant l'élection présidentielle, que même certains en coulisses au Rassemblement national considéraient que ça faisait partie des éléments, peut-être, qui devraient être sortis d'un futur programme. C'est donc intéressant de vous voir dire que ce ne sera pas le cas.
Pour ces femmes voilées, c'est quoi ? Une amende ? Une peine de prison ?
Ce sera une amende, évidemment. Ce sera une amende. Moi, je suis très fier que Marine Le Pen maintienne cette mesure contre les pressions, contre les intimidations de l'extérieur, car il faut mener une guerre culturelle contre l'islamisme.
Ce qui se passe à l'école, c'est une guerre culturelle de l'islamisme contre nos valeurs. C'est seulement le voile ou est-ce que ça concerne d'autres signes religieux ostentatoires ? Par exemple, des personnes de confession juive avec une kippa ?
Ça concerne le voile, car le voile est un signe de soumission de la femme, qui considère que la femme doit être pudique selon les mots des islamistes, c'est-à-dire qu'elle ne doit pas être libre de son corps, que le corps de la femme est forcément coupable, que le corps de la femme porte forcément, lui, des péchés. C'est le genre de dogme, de fanatisme. Le voile est inadmissible en France.
La kippa ne porte pas la soumission de l'homme envers un péché. Donc c'est seulement sur la religion musulmane ? Ce n'est pas contre la religion musulmane.
Le voile n'est pas lié, dicté par la religion musulmane. Il y a plein de pays arabo-musulmans qui n'ont pas mis le voile comme une norme. Il faut arrêter de faire ce cadeau aux islamistes.
Il faut arrêter de faire ce cadeau aux islamistes. Les choses doivent être claires. Ça reste dans le projet du Rassemblement national.
Une certaine gauche, et malheureusement beaucoup d'élus du centre, ont laissé croire que le voile était une liberté des musulmans, qui n'avait pas de lien avec l'islamiste. Le voile s'est répandu sur le monde à partir de la révolution islamiste d'Iran, des mollas, qui persécutent les femmes, qui les assassinent, qui les torturent dans des prisons. C'est ça, le voile islamique, ce ne sont pas des libertés sympathiques, puisque les islamistes retournent nos valeurs contre la France.
Il faut croire que la liberté, c'est la soumission. La liberté, c'est l'émancipation. Question de Marion Mourgue.
On passe à un autre sujet, l'assurance chômage. Le Premier ministre s'est prononcé pour une réforme de l'assurance chômage, à la fois en durcissant les conditions d'accès aux allocations et puis en réduisant la durée d'indemnisation. Le Rassemblement national s'est plutôt montré réservé, voire opposé, alors qu'on voit que vos sympathisants, à 56%, donc à une majorité, dans un sondage au Doxa pour le Figaro, se montrent favorables à cette réforme.
Vous qui, d'habitude, revendiquez le bon sens, notamment en économie, est-ce que vous n'êtes pas à côté de ce que souhaitent les Français ? Non, je pense que les Françaises, ils ont raison, sont très en colère du système qui, aujourd'hui, fait que, quand vous travaillez dur, vous n'êtes pas récompensé et qu'on laisse prospérer les abus d'une minorité. Nous, ce qu'on dit, ce n'est pas qu'il faut occuper les emplois inactifs.
Il y a aujourd'hui 300 000 emplois, mais c'est pour aujourd'hui, d'ailleurs. Ça fait 30 ans. Donc, ça fait 30 ans qu'il y a entre 300 000 et 500 000 emplois en tension.
Ils n'ont jamais été résolus. Je rappelle qu'il y a quand même 24 milliards d'euros, par exemple, dans la formation professionnelle. Donc, c'est bien une défaillance. – Mais vous assumez d'être en décalage avec votre électorat sur ce point ? – Nous devons expliquer pourquoi nous sommes sur cette position. – Donc, c'est qu'ils ont mal compris, vos électeurs ? – Le système, toute la journée, fait croire que le problème du chômage, ce n'est pas le fait qu'il manque 5 à 6 millions d'emplois, c'est les 300 000 emplois en tension.
Il faut les occuper. Le Rassemblement National n'a jamais dit qu'il ne fallait pas les occuper et contraindre les gens qui peuvent les occuper à le faire. Nous disons qu'une fois même, imaginons que ces emplois soient pourvus.
Il y aura toujours entre 5 et 6 millions de chômage. – Et ça, c'est la faute de M. Attal.
Ça, c'est la faute de M. Attal. Par ailleurs, la réforme, c'est quand même la quatrième ou la cinquième réforme.
Ça dépend comment on compte de cette assurance chômage. C'est bien que la réforme, visiblement, ne fonctionnait pas. Et là, même maintenant, même la présidente de l'Assemblée Nationale, qui n'est pas une opposante à M.
Macron, conteste cette réforme. – Yann Broun-Pivet est visiblement pas très enthousiaste. Une question encore sur ce sujet.
Les premiers résultats de l'expérimentation de la réforme du RSA, que vous avez combattu, cette réforme, sont positifs dans les départements concernés. 40% des 5 000 premiers bénéficiaires ont retrouvé un emploi, donc 14% en emploi durable, c'est-à-dire plus de 6 mois. Vous vous êtes trompé ?
Ça fonctionne ? – Pas du tout, parce qu'en fait, ce dont vous parlez n'est pas ce qu'on a annoncé à la télévision ou à la radio, matin, midi et soir, à savoir, on va contraindre les chameurs à travailler. – Non, c'est un accompagnement, c'est des heures d'accompagnement. – Oui, mais c'était prévu.
Ça veut dire quoi, RSA ? – Revenu de solidarité active. – Oui, et RMI ? – Revenu minimum d'insertion. – On peut consigner le quiz comme ça, mais ce n'est pas… – Non, mais ce n'est pas pour vous plier, parce qu'insertion est active.
Ça veut dire qu'en fait, depuis le début, le RMI ou le RSA ont été conçus comme des mécanismes d'accompagnement. – Vous pouvez raconter ce que vous voulez. Il y avait une réforme qui visait à assurer des heures obligatoires d'accompagnement pour tous ceux qui bénéficiaient du RSA.
Vous vous y êtes opposés en disant, c'est encore une façon de pointer du doigt les chômeurs. Il y a cette expérimentation qui, en tout cas, moi, c'est les chiffres dont on dispose, visiblement montrent que ça fonctionne. Est-ce que là-dessus, encore une fois, si on reprend votre argument du bon sens, il n'y a pas une façon de dire, écoutez, voilà, on est pragmatique, ça marche ? – La position du IRN n'était pas de refuser d'accompagner les chômeurs ou parfois de les contraindre à suivre une formation. – Vous avez voté contre cette réforme du RSA ? – Non, c'est que c'est… – Si, si, vous avez voté contre. – Vous n'avez pas voté cette disposition, pardon, pour les raisons que vous donnez ou que donne le gouvernement.
Ça, c'est de la propagande. Nous avons dit, ça existe déjà. – Et vous avez voté contre cette réforme ? – Parce que ça existe déjà.
Vous demandez qu'on cautionne des mensonges de M. Attal et de ses affidés qui expliquent qu'ils vont appliquer ce qui était prévu depuis 40 ans. Est-ce que oui ou non, M.
Duhamel, dans la fondation du RMI, il y avait une obligation d'accompagnement et d'insertion des chômeurs ? Oui, ça n'a pas été appliqué. Quand M.
Sarkozy a déjà voulu faire le coup… – Mais que ça méritait d'être renforcé ? – Mais ce n'est pas renforcé, ça c'est un mensonge. Ils appliquent une disposition qui existait.
Donc excusez-nous, nous on a un rapport de vérité aux Français. On leur dit, quand le gouvernement essaie de faire croire qu'ils font quelque chose alors qu'ils ne vont faire qu'appliquer ce qu'ils auraient dû faire il y a 40 ans, nous ne cautionnons pas ces mensonges. Excusez-nous de ne pas être la voiture balée, la remorque de la communication du gouvernement. – On continue à parler de tous ces sujets dans un instant.
Le député Rassemblement National Jean-Philippe Tanguy, invité de BFM Politique, une question d'un téléspectateur ou d'une téléspectatrice, Christine, qui vous pose la question suivante. Jean-Marie Le Pen a été placée sous régime de protection juridique. Est-ce que vous avez des nouvelles ? – Non, mais je n'ai pas à en avoir.
C'est l'avis privé de Jean-Marie Le Pen, c'est l'avis privé de sa famille et ça ne concerne absolument pas mon rôle de député ni le débat public. – Vous n'avez pas de contact, vous ne prenez pas des nouvelles de lui auprès de Marine Le Pen ? – Moi, j'espère qu'il va bien et je prends les bonnes nouvelles et le fait que, comme être humain, il est en bonne santé.
J'étais un peu choqué quand même du tintamarre que cette annonce a été faite, comme si ce monsieur qui a son âge ne méritait pas d'avoir sa vie privée et sa famille avec. – Il faut dire qu'il y avait aussi cette information qu'il ne pourrait vraisemblablement pas se rendre à son procès. C'est aussi ce qui a expliqué que cette information soit révélée puisque ça avait un impact sur cette affaire-là. – C'est vrai, mais j'ai été attentif aux commentaires que j'ai entendus et on sortait très rapidement quand même du cadre judiciaire pour voir des commentaires qui, à mon avis, n'étaient pas admissibles.
Enfin bon, ça c'est malheureusement, c'est l'avis public qui est faite de coup bas. – Je signale à ceux qui nous regardent qu'ils peuvent continuer à flasher ce QR code qui apparaît à la droite de l'écran et nous continuerons à relayer les questions de Christine et autres téléspectateurs. Une question d'Amandine sur votre programme économique et sur la réduction du déficit. – Oui, puisque le gouvernement cherche des économies, on le sait, il y a eu notamment 10 milliards d'euros de crédit qui ont été annulés.
Vous, vous proposez, bien sûr, on le sait, des économies sur la fraude, des économies sur l'immigration, mais aussi une réforme de la flat tax, c'est-à-dire une réforme de la fiscalité du capital. Est-ce que vous assumez, dans ce cas-là, de dire clairement aux Français que vous demandez des hausses d'impôts ? – Non, pas du tout.
Moi, j'aimerais quand même après qu'on revienne sur les économies parce que quand même l'essentiel de ce qu'on doit proposer aux Français, ce sont des économies et pas des changements de fiscalité. – Oui, oui, mais je tiens quand même à le signaler. Votre question sur la fiscalité.
Nous, nous voulons réformer l'iniquité du système Macron, l'injustice du système Macron. Nous, nous baisserons les taxes globalement pour les Français, en particulier les Français qui travaillent ou qui ont travaillé, les retraités. M.
Macron, à son arrivée au pouvoir, a fait deux choix. Il a fait le choix d'augmenter la fiscalité sur les énergies, en particulier sur le carburant. 2017-2018, une hausse de la taxation indirecte qui frappe tout le monde qui utilise sa voiture, s'achaudir à fioul ou s'achaudir à gaz, que vous soyez la classe populaire ou que vous soyez les plus riches.
Et pour, et ses hausses de taxes, ont financé les cadeaux qu'il a fait aux 1% des plus privilégiés, voire moins. – Jean-Philippe Tanguy, on va éviter de refaire l'archéologie de toutes les mesures fiscales du président Macron. Amandine vous interroge sur une mesure très précise qui est votre volonté de réformer la fiscalité du capital.
Concrètement, ça veut dire que ça augmente les impôts. – Je sais que ça dérange quand on rappelle que M. Macron a fait un ouvert… – Ça ne dérange pas, juste si on peut éviter de passer deux minutes là-dessus, voilà. – Très bien, mais je pense que ceux qui nous écoutent ont envie de comprendre notre mesure et que cette mesure vient de l'iniquité de l'injustice de M.
Macron. – Donc concrètement, sur la fiscalité du capital. – Ils limiteront, donc la flat tax, c'est le même impôt pour tous les revenus financiers, qu'ils soient petits ou qu'ils soient de plusieurs millions d'euros.
Nous considérons, nous ne sommes pas les seuls, les alliés du MoDem, M. Matéi a dit qu'il voulait aussi revenir dessus, que nous voulons garder cette disposition pour les revenus en dessous de 60 000 euros, qui concernent par exemple les professions libérales, qui concernent un certain nombre de gens qui ont des revenus de cette manière, mais qu'au-dessus, il faut que la fiscalité du capital… – Au-dessus de 60 000 euros, les impôts augmenteront ? – Non, ils redeviendront ce qu'ils étaient avant. – C'est-à-dire progressif. – Qu'il n'y ait plus un privilège pour les revenus du capital par rapport aux revenus du travail. – Donc c'est une augmentation d'impôt ? – Ce n'est pas une augmentation d'impôt pour les Français.
Les Français seront gagnants de notre réforme très largement, puisque nous baisserons la TVA de 20 à 5,5 sur les énergies, nous supprimerons les deux hausses d'impôt dont j'ai voulu parler en introduction, nous supprimerons la TVA pour les produits de première nécessité, nous supprimerons la CFE pour les artisans et les commerçants, alors que les choix de M. Macron ont privilégié les multinationales. C'est un changement de logiciel.
Or, je refuse d'entendre, excusez-moi, d'accepter que la Macronie toute la semaine essaie de faire croire que nous allons augmenter les impôts, alors que c'est eux qui ont eu le record de prélèvement obligatoire. – Est-ce que ce changement de logiciel… – Le record de l'histoire de France de prélèvement obligatoire, c'est M. Macron et M.
Attal. – Vous dites ce changement de logiciel. Est-ce que c'est compatible avec la vision ou le projet pro-entreprise que vous essayez de présenter ?
Est-ce que vous pensez vraiment que ça leur conviendra ? – Absolument. C'est une très bonne question, je vous remercie, parce que justement, en fait, nous voulons rééquilibrer le modèle pour les revenus de la finance que j'appelle stériles, les revenus spéculatifs, ceux qui ne vont pas dans l'économie réelle.
Nous le lions aussi avec le travail. Et au contraire, nous voulons valoriser, favoriser l'argent qui va dans l'investissement réel, qui va dans l'économie productive, qui va dans l'enracinement de notre pays, qui va dans la recherche et l'innovation. Donc c'est vraiment deux systèmes complètement différents.
C'est valoriser le travail et l'investissement, c'est Marine Le Pen et Jordan Bardella, et c'est favoriser la spéculation et une toute petite minorité, c'est M. Macron, et de toute façon, on l'a sous les yeux. – Toujours sur la fiscalité, vous avez rappelé il y a quelques jours que vous mainteniez votre volonté d'exonérer d'impôts sur le revenu les moins de 30 ans, c'est-à-dire moins de 30 ans, mais pas d'impôts sur le revenu.
Ça veut dire que concrètement, dans une France dirigée par Marine Le Pen et Jordan Bardella, Ayana Kamoura, 28 ans, ne paie plus d'impôts sur le revenu. – Non, parce qu'elle paiera les revenus… – Non, non, non, ne paiera plus d'impôts sur le revenu. – Oui, elle ne paiera plus d'impôts sur le revenu. – Est-ce que c'est juste comme système ? – Revenons, pourquoi est-ce qu'on repose cette mesure ?
Il y a un énorme tabou français, et là c'est un vrai tabou, M. Duhamel, c'est l'exil des talents. Nous avons nos jeunes diplômés, nos chercheurs, des gens qui savent faire des travaux manuels exceptionnels, des artisans, qui fuient la France.
Qui fut la France à nos frontières pour aller travailler en Suisse, au Luxembourg, en Belgique, en Allemagne. Qui fut la France pour aller travailler, par exemple, dans la restauration au Québec, en Amérique du Nord. Des chercheurs, évidemment, par exemple, celle qui a fait le prix Nobel, qui a fait les ciseaux Cresper, dont on parle souvent, pour la recherche génétique, n'a pas fait ses découvertes en France. – Non, mais, Jean-Philippe Tanguy, la question qu'on vous pose, est-il juste que Ayana Kamoura, 28 ans, qui est l'artiste la plus streamée au monde, comme dit le président de la République, qui gagne des fortunes, – on avait aussi utilisé l'exemple de Kylian Mbappé – est-il juste que ces personnalités-là, avec les millions d'euros qu'elles gagnent par an, soient exonérées d'impôts sur le revenu ?
Est-ce que c'est juste ? – Un système fiscal, M. Duhamel, il n'est pas fait pour deux exemples, il est fait pour des millions de Français.
Les jeunes ne veulent plus s'installer dans notre pays. – Il y a beaucoup de moins de 30 ans qui gagnent de l'argent, qui gagnent beaucoup d'argent. – C'est pas vrai, dès que vous êtes célibataire, vous vous installez, vous êtes à votre compte, vous êtes artisan, par exemple, vous êtes artisan plombier, vous commencez à gagner des revenus, 2500 euros par exemple, c'est pas la fortune, et bien si vous êtes célibataire, vous payez beaucoup d'impôts, madame, et d'ailleurs, vous le savez très bien, nous rééquilibrerons, pour les quelques exemples que vous avez donnés, et que M.
Attal et compagnie donnent toute la sainte journée pour ne pas parler de l'exil des talents et des jeunes, nous mettrons un impôt sur la fortune financière, une nouvelle forme d'ISF, qui viendra récupérer pour les quelques cas exceptionnels que vous avez donnés, l'argent, l'argent… – Donc l'argument de l'exil fiscal, il vaut, quand il s'agit de l'impôt sur le revenu, mais par contre, si vous leur mettez un impôt sur le capital, là, vous ne vous dites pas que peut-être qu'ils vont partir. – Mais ça ne concerne pas du tout les mêmes gens, M. Duhamel, là, vous me parlez de Mme Ayane Akamura et de M.
Mbappé, qui sont dans notre pays, ils n'ont pas fait d'exil fiscal. Là, je vous parle des centaines de milliers de jeunes qui ont quitté notre pays depuis 10 ans pour aller proposer leurs talents ailleurs, qui vont s'installer, pourquoi ? Et j'en finirai là.
On propose aux jeunes de suivre cette mesure, c'est parce que quand vous partez à l'étranger, que vous rencontrez un homme ou une femme, que vous fondez votre famille à l'étranger, une fois que vous êtes installé à l'étranger, vous ne revenez plus dans votre pays ou alors vous vous remettez peut-être à votre retraite. Donc le but, c'est que les jeunes, ils peuvent partir, faire des expériences évidemment, mais le but, c'est qu'ils s'installent avec leur famille dans notre pays et c'est la seule mesure qui semble pertinente. – Question de Marion. – Qu'est-ce qu'ils proposent les autres ?
Parce qu'on nous critique là-dessus. Qu'est-ce que propose soi-disant M. Macron, le gouvernement des talents, de la jeunesse ?
Qu'est-ce qu'il a proposé pour garder nos talents ? Il n'y a jamais eu autant de fuite des cerveaux et des talents de notre pays. – Question de Marion. – Alors on parlait des déficits et de la politique économique du gouvernement.
Éric Ciotti, le patron des Républicains, dans une interview aux Parisiens, redit que les Républicains pourraient déposer une motion de censure. Est-ce que vous la voteriez avec les LR ? Est-ce que vous dites qu'il faut la faire avant les Européennes pour clarifier la situation ? – Bien sûr, parce que nous la voterons évidemment.
Nous sommes dans une situation d'urgence. La situation des comptes publics est très grave. Nous avons fait une réunion avec M.
Le Maire, M. Cazenave à Bercy, soi-disant pour voir les économies. Ils n'ont présenté aucune économie aux partis de l'opposition.
Ils n'ont strictement rien proposé. C'était très aimable. On nous a proposé un café et des petits fours.
Moi, je n'étais pas venu pour ça. J'étais venu savoir comment on allait protéger l'argent des Français. – Donc vous dites qu'il faut que ça tombe avant les Européennes pour que les Français le sachent ? – Bien sûr, il faut un électrochoc.
Il faut mettre ce gouvernement face à ses responsabilités. Il faut le censurer. Ils sont en train de ruiner la France.
Ils ruinent la France. Ils augmentent les impôts et ils ne maîtrisent pas les dépenses. – En cas de censure, qui pourrait conduire à une dissolution, s'engage à ne pas présenter de candidats face aux députés LR qui auront aussi voté la motion de censure ? – Mais Jordan Bardella avait pris cet engagement pour donner du courage à ceux qui en manquent, c'est-à-dire la République 15.
Ça fait 30 ans qu'ils manquent de courage. Mais ils peuvent encore en retrouver. C'est quelque chose qu'on peut retrouver au fond de son cœur.
Donc je leur conseille de se regarder face à un miroir et de savoir si, oui ou non, le gouvernement Macron dirige bien la France. Je pense que beaucoup savent qu'ils le dirigent mal. – Mais donc cet engagement est réitéré ?
Vous le maintenez ? Vous le dites clairement aux Républicains ? – C'est Jordan Bardella qui prendra ses décisions.
Mais à l'époque, ça avait donné du courage à certains collègues des Républicains qui me l'ont dit personnellement en séance. – Et le manque de cohérence, ça ne vous choque pas sur le fait que vous n'avez pas du tout les mêmes idées que la droite économiquement parlant ? Donc en fait, il s'agit juste une fois de plus d'essayer de faire tomber le gouvernement à tout prix. – C'est faire tomber le gouvernement.
Et c'est aussi un signal d'unité dans le sens où, pour redresser la France, il nous faudra aussi des Français et des dirigeants qui se sont trompés, si vous voulez. Et les Républicains qui sont contre M. Macron sont ceux qui le sont moins trompés. – Donc pour redresser un pays, il faut rassembler large.
Nous, on ne va pas redresser la France seulement avec les gens qui suivent Marine Le Pen depuis le début. Ce sont nos principaux soutiens, nos principaux soutiens de cœur et de raison. Mais évidemment, pour reconstruire un pays, il faut associer des gens qui n'ont pas voté pour nous avant. – Jean-Philippe Tanguy, je voudrais qu'on aborde la guerre en Ukraine pour essayer d'éclaircir vos prises de position, parfois un peu floues, sur les armes notamment.
Le 23 novembre dernier, Marine Le Pen disait, ouvrez les guillemets, si on continue à livrer des armes à l'Ukraine, on ne fera que continuer la boucherie et ce sera la guerre de 100 ans. Quatre mois plus tard, Jordan Bardella, le 22 mars, ouvrez les guillemets, le rôle de la France est de donner à l'Ukraine les moyens de tenir le front. Ce sont des munitions d'obus, des missiles anti-chars.
Deux positions diamétralement opposées. Qui a raison entre Marine Le Pen et Jordan Bardella ? – Mais excusez-moi, les deux ont raison.
Je m'explique. – Ah oui, la cliquez bien parce que là… – Dans le contexte, Marine Le Pen parlait à chaque fois, on demande de faire toujours plus d'armes, notamment les avions et des armes capables d'atteindre le territoire russe, ce que même les Américains ne veulent pas faire. Jordan Bardella, lui, parle d'entretenir le front tel qu'il se fait aujourd'hui.
Pourquoi ? Parce que ce que personne ne dit dans les positions de Marine Le Pen, et j'invite ceux qui nous écoutent à regarder, – Marine Le Pen, si on continue à livrer des armes à l'Ukraine, on ne fera que continuer la boucherie et ce sera la guerre de 100 ans. Marine Le Pen, si on suit cette phrase prononcée le 23 novembre, il faut arrêter de livrer des armes.
Or, quatre mois plus tard, Jordan Bardella donnait à l'Ukraine les moyens de tenir le front munitions d'obus, missiles, anti-chars. Attendez, pardon, mais là, je prends un témoin à ceux qui nous regardent. Je ne pouvais pas dire qu'ils disent la même chose. – Les discours de Marine Le Pen ou Jordan Bardella, ce n'est pas, excusez-moi, une phrase sortie de son contexte. – Ah mais non, mais j'invite les uns et les autres – Ils ne peuvent pas regarder les déclarations autour. – Je suis d'accord avec vous, justement, qu'ils aillent écouter le discours de Marine Le Pen à l'Assemblée nationale d'un quart d'heure, qui leur expliquera tout.
Nous voulons que la diplomatie reprenne ses droits. Aujourd'hui, la diplomatie est déléguée à la Chine et à la Turquie. Elle n'est pas gérée par les pays européens sur leur propre continent. – Est-ce qu'envoyer des armes, c'est prendre le risque de continuer la boucherie et que ce soit une guerre de 100 ans ? – Ça dépend de quelle arme.
Si vous faites ce qu'a dit Marine Le Pen, des armes toujours plus importantes, qui peuvent attaquer le territoire russe et donner un prétexte à la Russie pour élargir cette guerre. Nous sommes face à une impasse. Ce que nous voulons, c'est que l'Ukraine soit suffisamment forte pour pouvoir négocier en position de force, comme nous l'avons fait quand notre territoire national était occupé contre les Allemands en 1918.
Certains font croire, en particulier M. Macron, que l'Ukraine ne pourra négocier la paix uniquement quand les Russes auront quitté le territoire ukrainien qu'ils doivent recouvrer. Ce n'est pas la réalité historique.
Il faut faire la paix, même si le territoire ukrainien est occupé pour justement qu'ils quittent le territoire. Avec quelle concession territoriale ? Mais que l'Ukraine recouvre son territoire.
Avec la Crimée notamment ? Comme la France a recouvré son territoire en 1918, alors que nous avons fait l'armistice, alors c'est aux Ukrainiens et aux Russes de décider si la Crimée appartient ou pas au territoire ukrainien, ce n'est pas à la France. C'est-à-dire ?
C'est aux Ukrainiens et aux Russes. Donc ça veut dire qu'il y a un scénario où l'Ukraine est obligée d'abandonner la Crimée à la Russie ? Il y a des négociations, c'est des États souverains, qui décideront du territoire à recouvrer.
Ce n'est pas Jean-Philippe Tanguy, ni vous d'ailleurs, sur un plateau télé, mais moi non plus c'est sûr aussi, qui va décider de la paix ou de la guerre entre la Russie et l'Ukraine. Mais fixer, comme le font d'autres, des conditions justement sur les plateaux télé, en faisant croire qu'ils sont très courageux, alors qu'en fait ils entretiennent la guerre et la boucherie, c'est irresponsable. Là, il faut cesser le plus vite possible cette guerre, et que l'Ukraine gagne la guerre, mais gagner la guerre peut se faire sans libérer le territoire ukrainien avant la paix.
Et si on a mandé Nathalia, sans transition pour le coup ? Oui, on parle des Jeux olympiques, et de cette question qui a agité à la fois les médias et les Français, puisqu'Emmanuel Macron a redit cette semaine que la présence de la chanteuse Ayana Kamoura à la cérémonie d'ouverture ou de clôture était tout à fait possible, qu'elle y avait sa place. Est-ce que vous, vous dites, comme a dit Marine Le Pen, c'est une façon d'humilier la France ?
C'était les propos de Marine Le Pen. Mais elle a raison, M. Macron l'a fait uniquement pour ça.
Je ne pense pas qu'il écoute cette dame matin-midi-soir, peut-être en faisant de la boxe entre deux retouches Photoshop, mais ça m'étonnerait. Pourquoi ce serait humilié, la France ? Parce qu'elle ne représente pas un maximum de Français.
Pourquoi ? Parce qu'elle représente une génération, un succès, tant mieux pour elle. C'est la plus vendue à l'étranger.
Elle est vendue sur une catégorie de personnes. Et Jean-Philippe Tanguy, si c'était Michel Sardou, ça représenterait aussi une génération et pas une autre. Eh bien, il y a d'autres personnes qui représentent plusieurs générations qui sont consensuelles.
Or, M. Macron choisit systématiquement...
Mais en quoi n'est-elle pas consensuelle, Ayana Kamoura ? Parce qu'elle ne représente, parce que je suis désolé, moi je le connais beaucoup de générations qui n'écoutent pas du tout Mme Nakamura, parce que ce n'est pas sa génération. C'est comme si on avait choisi...
Mais attendez, Jean-Philippe Tanguy, pardon, mais restons là-dessus une seconde. On a parfaitement le droit de ne pas aimer Ayana Kamoura, de ne pas aimer Dja Dja, Pouki, ou je ne sais quelles autres chansons. Mais quand on dit que le choix d'Ayana Kamoura est humiliant pour la France, on ne dit pas seulement qu'on ne l'aime pas.
En quoi est-ce humiliant ? Est-ce à cause de ses origines, de sa couleur de peau ? Qu'est-ce qui est humiliant ?
Ça n'a rien à voir avec ses origines. C'est les choix musicaux qu'elle fait, la façon dont elle parle, qui n'est pas le français. Mais ce n'est pas le français, par exemple, que les étrangers apprennent dans les écoles quand ils aiment la France, ou le français qui est parlé, depuis Pierre de Courbertin, aux Jeux Olympiques.
C'est-à-dire que ceux qui aiment la culture française, quand ils écoutent ses chansons, ne reconnaissent pas le français académique tel qu'il est. Ce n'est pas le français traditionnel. C'est un français avec de l'argot, avec une forme d'hybridation du long terme.
Excusez-moi, personne ne comprend. Mais c'est très simple. En quoi est-ce humiliant ?
Vous faites écouter les chansons de cette dame à la plupart des Français, ils ne comprendront pas les paroles. Donc ce n'est pas consensuel. Vous faites écouter Edith Piaf aux Français, ils comprendront tous ces paroles.
Sauf que c'est-à-dire que c'est un code de l'argot. Dans les chansons de Renaud, il n'y avait pas aussi de l'argot ? Mais est-ce que Renaud est une figure consensuelle qui a ouvert les Jeux Olympiques d'Albertville ?
Est-ce que Renaud a ouvert les Jeux Olympiques d'Albertville ? Vous, vous voudriez écouter quel artiste ? C'est qui la figure consensuelle aujourd'hui ?
Il y en a plein. Je n'ai pas donné mes goûts. Moi, j'ai donné Mylène Farmer parce qu'elle n'est plus consensuelle.
Elle a réuni plus les générations. Elle parle français. Mais il y en a d'autres.
Par ailleurs, j'en finis là-dessus. C'est quoi le sous-entendu quand vous dites Ayala Camara ? Elle ne parle pas français.
Elle parle bien de langue. Elle parle un argot fondé en partie sur du français et sur d'autres langues. Et vous êtes choqué par le traitement ?
Je ne vois toujours pas l'aspect humiliant. Vous avez le droit de ne pas aimer. C'est quoi Djadja ?
Ça veut dire quoi ? Djadja ? Oui.
Je ne suis pas là pour faire l'exégèse des paroles d'Aïana Camara. Vous ne connaissez même pas la signification de ce titre. Ça veut dire quoi ?
Hyper. Mais attendez, mais j'en vous ai...
Par ailleurs, quand Mylène Farmer dit « Je suis libertine, je suis une catin », on peut aussi considérer que ce n'est pas consensuelle. Visiblement, depuis 30 ans, elle est plus consensuelle que d'autres. Mais la liberté des femmes, en quoi est-elle plus consensuelle qu'Aïana Camara ?
En quoi est-elle plus consensuelle qu'Aïana Camara ? C'est tout simplement la langue qu'elle utilise, les chansons qu'elle fait sont accessibles à un plus grand nombre. Vous faites semblant de ne pas comprendre.
Non, non, je...
Un seul exemple sur une de ces chansons les plus connues, on ne sait même pas à quoi elle fait référence. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire quoi, Pouti ?
Bon. On fera peut-être une autre émission pour faire l'exégèse des chansons d'Aïana Camara. Question de Marion Mourke sur les européennes.
Alors, Votre candidat aux européennes, Jordan Bardella, fait la course en tête puisque dans les sondages, il est donné à 30% d'intention de vote et avec un écart de plus en plus grand avec la liste Renaissance puisque un sondage élabe pour BFM et la Tribune dimanche donne la majorité présidentielle à 16,5. Donc, presque la moitié. Est-ce que vous dites aujourd'hui, ça y est, c'est fait, c'est gagné ?
Absolument pas. Non, mais absolument pas. Les sondages, c'est une chose.
Ça donne du bonheur au cœur. Ça donne évidemment le sentiment dans le pays que les Français veulent nous faire confiance, que la ligne choisie par Marine Le Pen depuis plus de 10 ans avec notre groupe parlementaire depuis deux ans et qu'incarne Jordan Bardella avec sa liste, avec beaucoup de ralliements, a la confiance des Français. Donc, il faut les convaincre de maintenir cette confiance, de voter massivement pour la liste de Jordan Bardella à la fois pour sanctionner évidemment Emmanuel Macron, c'est notre principal adversaire, et voter pour la liste de Jordan Bardella, c'est évidemment voter contre la politique de M.
Macron qu'il a tellement lié à la politique de la Commission européenne de Mme von der Leyen, et c'est aussi une nouvelle vision de l'Europe fondée sur la coopération. Ce qui marche aujourd'hui en Europe, ce sont les projets de coopération. Airbus a fonctionné, c'était une coopération.
Erasmus a fonctionné, c'était une coopération. Oui, mais Jean-Philippe Dengue, est-ce qu'ils sont trop bons trop tôt ? Mais non, mais écoutez, on ne va quand même pas se plaindre d'avoir la confiance des Français dans les sondages.
Ça crée aussi une dynamique. Hier, à l'écluse, dans le Nord près de Douai, il y avait plus de personnes qui voulaient l'assisté. Et vous ne craignez pas que, comme en 2019, ça baisse et qu'à la fin, l'écart soit plus ténu ?
J'ai entendu ça en loge, il n'y avait pas du tout cette avance en 2019. C'est vrai, mais à la fin, ça se joue, je crois, à 0,8 points entre Nathalie Loiseau et Jean-Philippe Dengue. Dans les sondages, il y avait entre 1 et 3 points d'abord d'avance pour Renaissance.
Enfin, à l'époque, c'était En Marche. Ensuite, pour le Rassemblement national, finalement, il y a eu un point d'écart. Donc, bon, les sondages étaient un petit peu trompés, mais pas beaucoup.
Il n'y a jamais eu un tel écart entre deux listes, aucun sondage, et jamais le Rassemblement national n'a été donné aussi haut. Et c'est le travail que fait de conviction de Jordan Bardella. Moi, je vois que nos adversaires ne font que des coups bas, que des coups sous la ceinture.
Ils refusent le débat d'idées, dire qu'il n'était pas là, qu'il était absent. – Mais certains vous... – Vous vous recusez aussi de recuser le débat d'idées, de ne pas être au débat sur le fond. – Non, mais il ne l'a pas fait le public Sénat, pas content non plus.
Donc, on nous reproche tout et son contraire. Et Jordan Bardella a fait le choix des débats de fond. Or, il est beaucoup plus facile de faire des débats de fond en duel pour opposer deux visions.
Donc, Jordan Bardella fera un duel avec Mme Ayer pour opposer la vision sur cette chaîne le 2 mai à 21h. – Exactement. La vision macroniste.
C'est important parce qu'il faut le regarder, ce débat. Donc, on verra l'opposition de vision sur le fond. J'espère que Mme Ayer aura de meilleurs arguments que le caniveau. – Enfin, il n'empêche que les deux premiers débats collectifs, ils décident de se faire représenter. – Mais nous avons deux, c'est une liste.
Ce n'est pas un scrutin majoritaire unique. – Les autres ne se font pas représenter, les autres y vont. – Mais oui, mais enfin, les autres, ils n'ont peut-être personne à mettre. – Question d'un téléspectateur, Olivier, qui vous pose la question suivante, Jean-Philippe Tanguy.
Si vous accédiez au gouvernement, quel ministère aurait votre préférence ? – Non, ma phrase préférée de Philippe Séguin, c'est « Certains célèbrent la victoire, moi je me contente d'y travailler ». – Marine Le Pen dit qu'elle fera un ticket avec Jordan Bardella, donc il n'est pas absurde de penser déjà quelque chose autour de l'économie vous concernant. – Marine Le Pen aspire à être présidente de la République et je lui souhaite de tout mon cœur et donc c'est sa fonction de choisir ou d'annoncer qui sera son Premier ministre, ce n'est pas ma fonction de député. – Enfin, vous serez au gouvernement, vous serez au gouvernement si Marine Le Pen gagne. – Je ne sais pas du tout, je n'en sais rien moi.
Il y a plein d'endroits où on peut être utile ou d'ailleurs, on peut aussi ne pas être utile. – Merci beaucoup, Jean-Philippe Tanguy d'avoir été l'invité de la République. – Quand on voit la Macronie, c'est un peu la conclusion de cet an de Macronie, c'est qu'on peut surtout être inutile. – Merci beaucoup.
Jean-Philippe Tanguy