125ème édition du Concours Lépine : inventer encore, inventer toujours
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Mais oui, ces inventeurs en France, comment sont-ils soutenus pour développer ou protéger leurs inventions ? On verra notamment comment déposer un brevet ce soir. On en parle à la faveur de la 122e Foire de Paris. C'est jusqu'au 125e Foire de Paris, jusqu'au 122e, confirmé ? 125e Concours Lépine. 125e Concours Lépine, c'est jusqu'au 11 mai. Grande Foire de Paris qui valorise la création et l'innovation française. Foire de Paris, c'est là que sont exposées les inventions en lice pour le célèbre Concours Lépine, créé en 1901. Il fête donc ses 125 ans, on y est.
Le Concours Lépine récompense les meilleures inventions, comme jadis le stylo à billes, la tondeuse à gazon ou les lentilles de contact. Des inventions qui sont loin d'être anecdotiques, notamment quand elles ont un impact dans le domaine de la santé. Ces dernières années, par exemple, le Concours Lépine a récompensé un système de freinage de fauteuil roulant, un casque audio permettant d'assister les personnes malentendantes, ou encore des lunettes connectées destinées aux personnes déficientes visuelles. Alors ce soir, on porte notre regard sur les géotrouve-tout. J'attends vos questions, vos témoignages. 0145 24 7000 ou bien via l'appli Radio France.
Le téléphone sonne et va sonner jusqu'à 20h. Le téléphone sonne, 0145 24 7000. Avec ce soir, trois invités pour répondre à vos questions. Chers auditeurs, Barbara Doré, bonsoir. Bonsoir à vous. Vous êtes la directrice du Concours Lépine, Porte de Versailles, ce n'est pas très loin de la maison de la radio. Eric Zeton, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes fondateur du cabinet conseil Sotera IP, spécialiste de la propriété industrielle, et vous aidez donc les inventeurs à déposer et protéger leurs inventions. On verra ça dans un instant. Et puis nous sommes en ligne avec Bruno Fouligny. Bonsoir. Bonsoir.
Vous êtes historien, haut fonctionnaire, maître de conférences à Sciences Po et auteur du livre « Le génie humain, les archives des inventeurs de 1791 à nos jours ». Le livre très illustré, bel ouvrage, est paru chez Grunt, avec l'INPI, l'Institut National de la Propriété Industrielle, qui résume ce livre, donc, 230 ans d'histoire des inventions. Barbara Doré, je me tourne vers vous pour commencer. Je rappelle, vous êtes la directrice du Concours Lépine, qui a ce concours, 125 ans cette année, 230 inscrits l'an dernier. Est-ce que le nombre de postulants augmente chaque année ?
Ça dépend. Chaque rue est différent.
Et cette année, alors ?
On est sur 205 inventions en lice cette année.
Quel est d'ailleurs le profil général des inventeurs, s'il y en a un ? En tout cas, ceux qui se présentent au Concours Lépine, ils viennent d'où ?
Écoutez, alors le profil, déjà, pour les localiser, ils viennent de toute la France, vraiment. Ils ont une moyenne d'âge entre 45 et 48 ans. On a à peu près 90% d'hommes inventeurs, un peu plus de 10% de femmes inventrices. Et après, c'est de tout domaine, de tout corps de métier, indépendants, ayant créé leur société. Nul n'est à l'abri d'inventer. Donc, je crois que tout le monde peut venir participer.
Il suffit d'avoir la bonne idée au bon moment. J'insiste sur le bon moment, parce que c'est important le bon moment. Il peut y avoir de très bonnes idées qui ne trouvent pas leur public à un instant T.
Oui, c'est ce point hyper important où Kronos rencontre Kéros. C'est vraiment ça, la bonne idée, un alignement de planètes. Et le besoin qui est répondu immédiatement, et surtout où l'invention peut être développée très rapidement.
Éric Sauton, je rappelle que vous êtes fondateur du cabinet conseil Sautera IP. Vous aidez donc les inventeurs à déposer et protéger leurs inventions. Rappelez-vous, d'ailleurs, comment est-ce que fonctionne le dépôt d'un brevet d'invention ? Ça passe forcément par l'INPI ?
Oui, tout à fait. En fait, c'est un principe juridique selon lequel, quand on a fait une innovation technique ou esthétique, pour être protégé par rapport au tiers, il faut avoir un titre de propriété. Et donc, dans le cadre de la France, c'est le brevet qui est déposé à l'INPI.
Bruno Fulini, je rappelle, vous êtes l'auteur de ce livre très illustré, « Le génie humain » et le sous-titre « Les archives des inventeurs » de 1791 jusqu'à nos jours. Ce livre, c'est le premier ouvrage issu de l'intégralité des brevets d'invention déposés depuis 1791. Il y a, je crois, 2 700 000 documents qui désormais appartiennent au fonds patrimonial de l'INPI. Le brevet de l'invention, ce serait donc un héritage de la Révolution ?
Oui, tout à fait, c'est pour ça que le livre démarre en 1791. Avant, il y avait des lettres patentes du roi, donc le roi vous donnait une sorte de privilège pour exploiter un procédé, mais dont vous n'étiez pas forcément l'inventeur, donc il y a eu des inventeurs qui ont été spoliés en quelque sorte. Et la Révolution a considéré que reconnaître à un inventeur la propriété de son invention, c'était une conséquence logique des droits de l'homme. Et donc, il y a une loi qui est votée le 25 mai 1791, qui crée le brevet d'invention, et ça va être copié dans le monde entier. Et surtout, non seulement elle invente le brevet d'invention, cette loi, mais du coup, elle crée un organisme.
Alors à l'époque, c'est le directoire des inventions, il va changer plusieurs fois de nom. Aujourd'hui, c'est effectivement l'INPI. Mais il y a un organisme public auprès duquel vous déposez les brevets et qui atteste que vous êtes bien l'inventeur, le premier à déposer un brevet sur telle ou telle invention. Et du coup, ça vous permet de protéger votre propriété. Si quelqu'un veut l'utiliser, il vous doit une redevance.
Éric Sauton, d'ailleurs, ça dure pendant combien de temps, le dépôt d'un brevet ? Il m'appartient pendant combien de temps ? Jusqu'à ce que je le revende, d'ailleurs, éventuellement ?
Tout à fait, oui. Le dépôt d'un brevet, ça dure 20 ans à compter la date de dépôt. Si vous déposez aujourd'hui, il est valable pendant 20 ans si vous maintenez les redevances et si vous payez tout ce qu'il faut à temps. Et donc, je rappelle que le principe qui est à peu près observé dans tous les pays du monde, c'est que c'est une incitation à faire avancer la technologie. Les lunettes sont plus fines, les voitures vont plus vite et elles ont une meilleure capacité de charge. Et donc, pour inciter les gens à faire des découvertes, faire avancer la technologie, on leur donne un monopole sur leur invention. J'ai découvert le remède du cancer, le remède du SIDA.
J'ai le droit d'avoir le monopole sur mon invention pendant 20 ans et après, n'importe quel génériqueur peut vendre en générique le médicament du SIDA ou du cancer.
C'est-à-dire que l'innovation, on est loin du bricolage, là. L'innovation est toujours en arrière-plan d'une recherche.
Exactement, c'est le principe fondamental derrière tout ça, derrière le brevet. Ce n'est pas que des géotrouve-tout, c'est de faire avancer la technologie et aussi, il y a des intérêts d'affaires derrière, des intérêts de business.
J'ai parlé de géotrouve-tout au départ, mais évidemment, ça va bien plus loin et ça rejoint les chercheurs et l'innovation. Jean nous appelle au standard de France Inter. Bonsoir Jean, vous appelez d'où ?
Alors, j'appelle Denise.
Vous êtes le bienvenu. Vous êtes à l'antenne.
Voilà, je voulais dire qu'il y a un autre modèle que celui du brevetage qui est celui de mettre son invention sous licence libre. Ça s'appelle du matériel libre. C'est au matériel ce que le logiciel libre est au logiciel. Donc, il y a par exemple, dans le monde des cartes électroniques, des robots, des imprimantes 3D qui sont sous licence libre et qui ont fait, qui a la différence d'un brevet qui bloque un peu l'innovation, lorsque l'on met un objet sous licence libre, il y a une communauté qui se crée autour de lui et donc ces développeurs peuvent faire progresser beaucoup plus facilement ce matériel.
Eh bien, merci de nous alerter sur cette licence libre. Eric de Seton, quel est l'intérêt des inventions sous licence libre ?
Sous licence libre, c'est un peu comme si on avait donné son corps à la science. On ne veut pas avoir de récompense, de rémunération sur l'objet de nos recherches qui ont peut-être pris toute notre vie pour trouver cette innovation-là. Donc, c'est une possibilité aussi aux gens qui ont un grand cœur, oui, tout à fait. Mais le principe alternatif au brevet, c'est plutôt le secret. On a la légende du Coca-Cola et tout le monde dit qu'on n'arrive pas à refaire la recette du Coca-Cola. Et donc là, ce modèle-là, c'est plutôt le secret. Quand les tiers ne peuvent pas reproduire votre invention à partir du produit, ils ne peuvent pas faire de reverse engineering, là vous pouvez faire le secret.
Mais si les gens peuvent le refaire, à ce moment-là, il faut faire le brevet pour pouvoir les empêcher.
À propos de secret, Bruno Fulini, il faut rappeler à quel point l'INPI détient des documents historiques et d'ailleurs iconographiques aussi, assez peu connus. Avant votre livre, certains n'avaient pas été dévoilés depuis plusieurs décennies. Pourquoi sont-ils gardés, ces inventions ? Sont-elles gardées dans le plus grand secret ?
Alors, d'abord, c'est la fonction même de l'INPI et des organismes qui l'ont précédé de conserver ces brevets pour attester la propriété. Et puis, évidemment, lorsque les délais sont passés, les documents ont été conservés. Et c'est heureux parce que, vous l'avez dit, c'est des documents absolument historiques. Il y a un ancêtre de la licence libre, par exemple, c'est le brevet de la boîte de conserve. L'inventeur de la boîte de conserve, Benjamin Appert, a offert son invention à l'humanité. Ce que prévoyait comme possibilité la loi 1791. Et puis, il y a bien sûr Clément Adair, l'inventeur de l'avion. Vous avez des brevets extraordinaires.
La première fois que j'ai été confronté à l'original du brevet de l'avion, j'étais émerveillé parce que ce sont des dessins que Clément Adair a fait à la main. C'est le tout premier appareil qui va voler. Cette espèce d'éole, vous savez, qui ressemble à une chauve-souris. C'est extrêmement astucieux. Il a observé le vol des coléoptères. Il a utilisé des plumes, des matériaux très légers. C'est quand même un appareil qui vole avec un moteur à vapeur. C'est très écolo pour le coup. Alors, ça ne vole pas très haut. Ça vole de quelques dizaines de centimètres, mais quand même.
Et franchement, quand vous êtes confronté à ce document, vous dites, mais là, il y a l'acte de naissance de l'aviation, de tout ce qui va se produire ensuite pendant un siècle et demi. C'est extrêmement émouvant. Ce sont des documents magnifiques. Certains ressemblent d'ailleurs à des œuvres d'art. Aujourd'hui, quand vous déposez un brevet, ça se fait en ligne. C'est un peu techno. Mais vous imaginez bien que... À l'époque, c'était dessiné. Voilà, c'est ça. La plupart des inventeurs déposaient des textes calligraphiés, manuscrits, et puis des dessins, parfois de très très beaux dessins relevés à la gouache. Véritablement des œuvres extraordinaires.
Et puis, quand arrive la photo, certains se font photographier fièrement à côté de leur invention. Il y a un petit côté artiste aussi, parfois, chez l'inventeur.
Vous avez parlé de Clément Hadère pour l'avion en 1890. J'en profite pour vous relancer sur la démarche, à cette époque, de certains inventeurs qui ont beaucoup regardé la nature avant de faire leur découverte.
Oui, par exemple, il y a eu un maître nageur, un peu oublié, qui s'appelait Skipor, qui a observé les canards, qui s'est dit, tiens, c'est quand même intéressant. Si nous, les humains, nous étions palmés, nous pourrions nager plus vite. Et donc, il a déposé un brevet. Alors, pas du tout les palmes que nous connaissons, mais des gants. Les gants Skipor, qui étaient des gants avec une membrane entre les doigts, ce qui permettait effectivement de nager beaucoup plus vite. Et puis, ça, c'est une invention qui est un peu tombée dans l'oubli. On a préféré les palmes aux pieds, qui sont plus efficaces. Et oui, il n'y a pas d'essai comme ça.
On voit encore des palmes, des gants pour aller nager à la piscine ou ailleurs. Barbara Doré, directrice du concours Lépine, quelles sont les règles pour venir postuler et pour déposer son invention devant le concours Lépine ?
Eh bien, c'est simple. Il faut effectivement avoir une invention, qu'elle soit réalisée sous forme de prototype ou de maquette. Sous-entendu, il faut vraiment que ça soit une invention réellement matérialisée, existante, et qu'elle soit protégée par un titre de propriété. Là, pour deux raisons. Les raisons dont nous a parlé Eric Seton, de propriété pour l'inventeur ou l'inventrice. Et pour nous, le concours Lépine, ça nous permet aussi de vérifier qu'on est bien face à une invention originale, puisque lors d'un dépôt de brevets, des recherches d'antériorité sont établies par l'INPI sur 20 ans en arrière, dans tous les pays du monde.
Et nous, ça nous garantit effectivement l'originalité de l'invention, évidemment.
Christophe est en ligne. Bonsoir Christophe. Bonsoir. Vous êtes à l'antenne, bienvenue. Merci.
Je vous appelle pour une question sur la validité des brevets européens, parce que moi, j'y suis confronté depuis des années, sur des inventions patentes. Je suis artiste, mais je travaille aussi sur la science. Et en fait, on se retrouve devant une pseudo-solution. On a des brevets qu'on doit valider dans tous les pays européens, les uns après les autres, qui coûtent une fortune, qui nous empêchent de vivre.
Et je voudrais savoir si l'Europe voudrait avancer vers un brevet européen réel, qui nous permette d'être, on va dire, cohérent par rapport au monde et à la rapidité du monde, parce que ça prend cinq ans, deux ans en France, cinq ans derrière, pour faire des traductions dans tous les pays. Et je voudrais que nous soyons ensemble pour faire de l'invention européenne, et non plus pour faire de l'invention française, italienne, espagnole, ou tchèque, ou n'importe quel pays. Mais soyons ensemble.
Très bien. J'ai bien compris la problématique. Eric Sauton, on va répondre en deux temps. Cet auditeur nous dit qu'il y a donc des brevets à validité nationale et des brevets à validité européenne. Si on doit valider au nom de l'Europe, enfin dans chacun des pays d'Europe, c'est pour quoi ? Pour ne pas se faire piller dans chacun de ces pays-là ?
Oui, en fait, c'est un titre, le brevet comme la marque, c'est un titre qui est national. Et comme on avait mis en place la libre circulation en Europe, on a commencé à mettre en place une procédure pour avoir un brevet qui couvre toute l'Europe. Mais on avait des corporatismes nationaux qui ont voulu qu'on fasse des procédures nationales, ce qui a changé depuis à peu près trois ans. Maintenant, on a un brevet qui couvre l'Union européenne.
Alors, donc, cet auditeur nous demande pourquoi ne pas créer un brevet européen qui permettrait de gagner du temps et ne pas de passer son temps à faire des brevets dans chacun des pays. Vous dites ce soir que ça existe déjà ?
Tout à fait, oui. Ça s'appelle le brevet européen à effet unitaire. Avant, on devait faire une procédure qui était commune à tous les pays de l'Union européenne, avec les pays du continent européen également. Et en bout de procédure, on devait faire des validations, payer des taxes, mandater des conseils locaux, des confrères à moi. Et maintenant, ils ont fait une convention internationale qui lit quasiment toute l'Union européenne à part quelques pays comme l'Espagne et la Pologne, où on peut faire une procédure pour avoir un brevet qui couvre tous ces pays en même temps.
Le revers de ça, c'est que si on a un concurrent qui veut nous casser notre brevet, il fait une seule procédure et il casse le brevet dans toute l'Europe. Alors qu'avec l'ancien système, il fallait qu'il fasse une procédure en Italie et une procédure en France.
Dans chacun des pays de l'Europe.
Donc ça, c'est un montage, ces inconvénients. Et bien merci d'avoir répondu. Et je voulais rappeler aussi que c'est un outil, premièrement, de business d'avoir un brevet européen. On sait que ça va coûter beaucoup. Il faut que ça rapporte pour que ce soit pertinent. C'est pas juste pour avoir un brevet qu'on affiche dans sa chambre. Parce que ça coûte combien de déposer un brevet européen ? Pour un brevet européen, c'est assez variable en fonction de la complexité du dossier. Je pense qu'il faudrait compter en tout entre 10 et 15 000 euros sur plusieurs années.
Mais c'est vos, ces 15 000 euros valent pour l'ensemble de l'Union Européenne. Si on dépose un brevet dans chacun des pays de l'Europe, ça coûte combien ? C'est à peu près dans les 5 000 euros par pays. Par pays. On a fait le calcul. Bruno Fulini, je reviens à votre livre, Le génie humain sous titre Les archives des inventeurs de 1791 à nos jours. Quelle est à vos yeux l'une des principales pépites que vous avez mises au jour dans votre livre ?
Écoutez, j'ai du mal à choisir. Je suis émerveillé d'une chose, c'est que tout le monde connaît Gustave Eiffel. J'ai eu en main un brevet de pylône qui est déjà, en quelque sorte, la tour Eiffel en germe. Mais à la fin de sa vie, il a déposé un brevet d'avion et d'avion complètement moderne. Un avion de chasse en aluminium. On est pendant la Première Guerre mondiale. Donc à l'époque, les armées utilisent, vous savez, les vieux coucous en bois et en toile. Et le vieux, vieux, vieux Gustave Eiffel qu'on croit complètement dépassé, dépose un dernier brevet qui annonce en fait ceux de la guerre suivante. Moi, c'est ça qui me fascine dans tous ces brevets.
C'est comment finalement vous avez des individus qui ont une fulguration et qui vont avoir 30 ans, 40 ans, 50 ans d'avance. Et les brevets permettent de dater le moment où l'idée est mise en forme, même s'il va falloir parfois des décennies pour qu'elles soient réalisées. Et puis après, il y a plein de brevets qui n'ont jamais été réalisés du tout, qui sont des vues de l'esprit. Alors, c'est très poétique. Là, pour le coup, les déposants ont perdu leurs sous parce qu'ils n'ont pas trouvé derrière d'investisseurs. Mais par exemple, j'ai trouvé un inventeur qui avait trouvé un matériau pour construire des maisons, pour construire des murs, mais le matériau a l'aspect des nuages.
Et donc, il a construit un premier bâtiment comme cela et avec son brevet, il y a une photographie où on voit des murs et un bâtiment. Effectivement, on a l'impression qu'il a construit avec des nuages. Ça, c'est stupéfiant. Je ne crois pas que ça ait été vraiment utilisé, mais c'est magnifique.
Ça n'a pas eu un gros succès, mais en tout cas, c'est très poétique. Patrice nous appelle de la Meuse. Bonsoir, Patrice.
Oui, bonsoir.
Vous êtes à l'antenne.
Eh bien, dans le domaine de la recherche, notamment en matière de santé, de protection de l'environnement, peut-il y avoir un partenariat entre des chercheurs ou des chercheuses autodidactes et des entreprises afin de finaliser un projet et de valider un brevet ? Vous avez parlé, par exemple, d'écologie. Je suis très intéressé par l'environnement. Je dois dire, je suis exaspéré en ce moment d'entendre que la solution aux problèmes énergétiques ou climatiques passe irrémédiablement par plus de nucléaires avec tous les mensonges par remission.
Et je serais curieux de savoir s'il n'y aurait pas intérêt à mutualiser des recherches individuelles pointues, reconnues, avec des recherches d'entreprises. Je pense à l'hydrogène, par exemple, pour l'automobile, qui pourraient aboutir à des brevets utiles à toute la société.
Merci de cette question très précise. Éric Sauton, je rappelle que vous êtes fondateur du cabinet conseil Sauteria IP, spécialiste de la propriété industrielle, notamment en recherche de santé. Des partenariats entre un inventeur et des industriels, ça existe déjà ?
Oui, ça se fait de manière assez classique. c'est par des mécanismes contractuels. On fait un contrat selon lequel on va faire la recherche de telle et telle manière. On peut aller rencontrer l'organisme de recherche et proposer ses pistes de recherche ou alors commencer à développer un prototype, s'inscrire au concours Lépine et se faire repérer par un organisme de recherche et commencer à négocier un partenariat.
Ou alors on vient vous voir des cabinets comme le vôtre pour aider à développer des partenariats.
C'est possible aussi de contacter avec l'étiquette du conseil en propriété industrielle comme Soteria IP.
Barbara Doré, directrice du concours Lépine, une récompense au concours Lépine. C'est la garantie d'obtenir un financement pour commercialiser cette invention ?
C'est un label. Les prix remis par effectivement le concours Lépine depuis ses 125 ans garantissent en tout cas une mise en lumière. Ce sont dans la majorité des cas des prix honorifiques que nous remettons. Je crois que ça apporte une crédibilité. Ça met bien évidemment en avant l'invention française pendant 12 jours une fois par an. Donc c'est un formidable tremplin, un coup de projecteur. Oui, en effet, je pense que les financements sont plus simples après une médaille obtenue au concours Lépine. Et puis je pense que surtout pour le grand prix du concours Lépine, le prix du président de la République, là vous faites passer l'invention à la postérité.
Moi je recommande fréquemment à mes clients de s'inscrire au concours Lépine pour ces raisons-là et aussi parce que c'est une forme d'étude de marché. On a plein de personnes qui passent et qui sont intéressées et on voit si le produit va plaire et si ça peut rencontrer son marché.
Mais expliquez-nous ça d'ailleurs peut-être Barbara Doré, une bonne idée, on en parlait un petit peu tout à l'heure, c'est peut-être une bonne idée mais encore faut-il qu'il y ait un marché. Vous tenez compte aussi de cela
qui sont nos membres du jury puisqu'ils sont au nombre de 47. Évidemment, dans leurs évaluations, tout est évalué mais il faut savoir qu'au concours Lépine vous pouvez présenter un prototype donc juste la naissance de votre idée mais vous pouvez aussi avoir déjà commencé à commercialiser. Donc ça c'est accepté, vous pouvez participer au concours Lépine. Et le concours c'est comparer l'incomparable, réellement. On a vraiment des inventions dans tous les domaines. Mais le livre
reflète bien ça aussi, le livre de Bruno Fouin. Oui, mais il n'y a pas
de limite aux besoins puisque l'invention c'est la réponse aux besoins. Donc effectivement ça peut être très technique, ça peut être effectivement sur de l'objet connecté, ça couvre vraiment tous les domaines et c'est notre spécificité et je pense que lorsque les membres du jury évaluent, ils ont cette connaissance déjà de l'invention, de la thématique de l'invention et ils vont fouiller toutes ces infos. Vous avez des inventeurs ou des inventrices qui auront fait au préalable une étude de marché et d'autres pas du tout.
Et quand vous participez à un concours, vous avez plus de 400 000 visiteurs qui passent quand même dans ces allées durant les 12 jours et il y a cet arrêt, il n'y a pas beaucoup d'endroits où un visiteur peut rencontrer l'inventeur et discuter avec lui. Et ce qui est génial, c'est que ça fosse fort dans ces allées. C'est-à-dire que l'invention est en permanence et tout le temps. les inventeurs sont ensemble, discutent ensemble, s'entraident, vont voir Eric Seton qui est présent évidemment en tant que cabinet conseil pour trouver des solutions complémentaires.
Mais le visiteur vient et dit « Ah mais moi, je suis dans tel domaine, votre invention, vous la voyez sur la thématique jardin par exemple, mais moi, dans mon cœur de métier, je pourrais l'utiliser. » Et c'est un laboratoire en fait à cœur ouvert. À cœur ouvert, pas du tout.
Mais en tout cas, le cœur y est. Mais à cœur ouvert,
ça pourrait l'être effectivement. Mais en temps réel qui permet vraiment de faire évoluer. Donc c'est une évolution permanente.
Bruno Fulini, est-ce que l'inventeur est toujours un génie humain pour reprendre le titre de votre livre ?
Alors l'humain est génial mais après, bon, vous avez toutes sortes de modes si vous voulez. ce qui est extraordinaire, c'est à quel point effectivement, il y a une plasticité de ce génie humain. Vous voyez, en 1816, il y a eu sur toute la planète une météo atroce. On n'avait plus de fourrage pour nourrir les chevaux. Et donc, il y a un Allemand, un baron de Drey, qui invente un truc pour marcher plus vite. Un cadre en bois avec deux roues. Il invente le premier deux roues. Simplement, la Dreyseienne, tirée de son nom, ça marche à coups de talons. Et en plus, on peut se faire très très mal en tombant ou en se prenant en...
On est un peu haut avec la Dreyseienne.
Voilà. Et cette invention, elle va quasiment être abandonnée jusqu'à ce qu'un autre inventeur s'en empare, un certain Jules Sourisseau. Et lui, il a l'idée du pédalier. C'est tout bête, ce qu'il appelle la pédale pédiforce. C'est-à-dire qu'avec les pieds, on ne donne plus des coups de talons sur le sol, on appuie sur des pédales. Il y a une chaîne qui entraîne le... Voilà. Et puis, un autre inventeur, après, va se dire, c'est très bien de pédaler, mais c'est fatigant. Moi, je vais mettre un moteur. Et j'ai trouvé un brevet de... Comment dirais-je ? De Louis-Désiré Landru ? Avant, avant, dès 1869. Et alors, quant à Landru, effectivement, c'est vrai. Il faut dire à quel point,
je vous coupe, pardon, mais il faut nous dire à quel point les inventeurs sont partout, y compris parmi les tueurs en série.
C'est vrai, c'est vrai. Landru a vraiment, ce n'est pas une légende, déposé un brevet en 1899 pour une motocyclette qui portait son nom. Il pensait trouver plein d'investisseurs, pas au concours Lépine qui n'existait pas encore à l'époque, en 1899, mais à la grande exposition universelle de 1900. Malheureusement, il ne trouvera pas d'investisseurs et donc, il va chercher de l'argent autrement et il va verser dans le crime. C'est bien dommage. Parce que sa moto existe et elle fonctionne. Il existe un prototype qui a été retapé.
Louis-Désiré Landru qui en a profité pour se rendre compte qu'il avait un pouvoir de fascination, notamment sur les femmes et l'histoire fait le reste. Vidoc, le bandit évadé du bagne qui va devenir chef de la sûreté à Paris entre le 18 et le 19e siècle, lui aussi a été un inventeur. Oui,
il a inventé un papier infalsifiable. Comme il a été envoyé au bagne essentiellement pour des faux et usage de faux, c'est quand même assez délicieux et il va investir à la fin de sa vie, il va essayer d'exploiter ce papier-là. Et puis, dans les inventeurs célèbres, il y a pas mal d'écrivains aussi. Ça, ça a été pour moi une surprise. Par exemple, le poète Gérard de Nerval, il a mis au point une machine à imprimer manuelle avec une manivelle qu'il avait appelée le stéréographe. Et puis, évidemment, il y a le poète Charles Crow, alors lui, c'est un multi-inventeur puisqu'on lui doit la photographie couleur, en tout cas, un des procédés, et puis également le phonographe.
Et le matin, si vous êtes pressé, vous n'avez pas le temps de vous faire un vrai café, vous mettez juste des grains de café soluble et un peu d'eau chaude dessus, en fait, vous appliquez une idée d'Alphonse Allais qu'il a breveté en 1881. Il était à l'époque pas du tout connu, même pas encore écrivain, être pharmacien, il a fait sécher du café, il l'a concassé en petits grains et puis il s'est rendu compte que si on remettait de l'eau chaude dessus, ça donnait quelque chose qui ressemblait à du café.
Et on se penchera dans votre livre pour lire la suite. On va au standard avec Lionel. Lionel nous appelle du Gard. Bonsoir Lionel.
Oui, bonsoir et merci pour vos émissions. Toujours sympa.
Avec plaisir.
Je disais aux personnes qui m'ont accueilli à l'antenne que j'avais eu l'idée quand j'étais jeune, à l'époque ça n'existait évidemment pas, d'un système de fermeture sur les emballages tétrapaques, c'est-à-dire tout ce qui est briques de lait, briques de jus de fruits, etc. Et à l'époque, on ouvrait d'un coup de ciseau et puis ça restait ouvert et ça se périmait si on ne le consommait pas. Et puis j'étais jeune et puis j'avais peut-être pas assez de persévérance et j'avais cru comprendre qu'on ne pouvait pas déposer que l'idée qu'il fallait déposer le process industriel de fabrication qui allait avec.
Et j'aurais aimé savoir ce qu'il en est réellement parce que peut-être qu'aujourd'hui je serais milliardaire si j'avais persévéré.
On va le savoir, on va poser la question à deux de nos invités sur ce thème. Le concours Lépine dans un instant mais d'abord Eric Sauton, est-ce qu'on peut breveter une idée ?
Non, en fait comme j'ai rappelé au début le concept c'est de pouvoir faire avancer la technologie et que le monde sache comment refaire cette invention. Et donc dans la demande de brevets il faut expliquer comment faire pas juste l'idée mais comment est-ce qu'on l'exécute. Et souvent il faut faire parfois des démonstrations scientifiques du fonctionnement.
Et donc sans brevet pas de concours Lépine vous n'êtes pas éligible avec une idée au concours Lépine ?
Alors une idée, non même si on n'est pas rentré dans le détail de la propriété industrielle mais il y a d'autres formes de protection et sur l'esthétisme dont on parlait tout à l'heure il y a le dessin et modèle. Donc on a un certain nombre d'inventions lorsque l'on ne touche pas forcément à de la mécanique mais peut-être à du design à du jeu de société par exemple. Là on va parler d'un titre de propriété qui va être la marque évidemment. Le plateau du jeu est déposé avec un dessin et modèle et par exemple la règle du jeu se met dans une enveloppe solo. Donc mille idées on doit avoir un objet
avec un objet
en tout cas. En fait il faut que les fonctionnalités techniques soient protégées par un brevet et l'aspect esthétique par un design un modèle industriel.
Et ce n'est pas le même brevet ce sont à chaque fois deux étapes différentes. Barbara Doré dites-nous à quel point le concours Lépine reflète aussi les grandes préoccupations du moment je pense à l'environnement l'éducation aussi pourquoi pas ou la santé à chaque fois dans ces grandes questions permanentes de société le concours Lépine surfe sur cette vague aussi.
Oui alors nous non mais nos inventeurs oui. Évidemment les inventeurs que vous validez bien sûr.
Absolument non je crois qu'effectivement le concours Lépine évolue avec la société et réciproquement comme je le disais tout à l'heure l'invention c'est la réponse à un besoin en tout cas chez nos inventeurs qui sont indépendants et qui viennent participer donc évidemment on n'invente pas en 2026 comme on invente en 1901 il y a eu énormément d'évolutions il y a eu énormément d'inventions liées à la domotique on a aussi maintenant des inventeurs qui intègrent le geste éco-responsable dans leur dans leur création vraiment d'invention comme le principe d'inventer n'est pas forcément d'apporter un objet nouveau sur le marché pour juste le principe c'est de répondre à quelque chose dont l'humanité voyons grand et dont notre société par exemple a besoin donc réellement ils vont utiliser des matériaux qui vont pouvoir être recyclés il y a ce geste éco-responsable qui est intégré mais effectivement les principes de transition énergétique sont au coeur des préoccupations des inventeurs et par exemple pour citer une invention que nous avons cette année sur le concours Lépine qu'il faut absolument venir voir comme toutes les autres mais surtout l'essayer nous avons les premiers skis électriques tout terrain à roues alors ça
il faut nous expliquer ça les premiers skis tout terrain à roues et on appelle ça encore des skis même avec des roues absolument
parce que vous avez les mêmes sensations effectivement mais la neige disparaissant nous pouvons continuer à faire du ski sur d'autres terrains et ça c'est l'exemple type d'une invention en réaction à notre transition
dans votre livre Bruno Fulini j'ai repéré aussi ou je crois ou à côté enfin pardon mais les maisons tournesol sur pivot pour profiter du soleil toute la journée on sait quel succès a eu cette invention
pas un très grand succès parce que ça coûte cher il y a un brevet un peu analogue pour les cafés restaurants parce que là il y a un enjeu économique supplémentaire mais je n'ai jamais trouvé de café restaurant qui tourne pour faire toujours face au soleil mais je trouve l'idée géniale
Guillaume nous écrit notre auditeur Guillaume nous demande et je vous renvoie la question Eric de Sauton ne pas confondre comme j'ai pu le faire peut-être depuis le début de l'émission invention et innovation une invention devient une innovation quand elle trouve son marché
disons que sur le plan juridique une invention elle doit répondre à des critères juridiques elle doit être technique elle doit être nouvelle et elle doit être applicable industriellement donc ça ce serait plutôt une définition de marché ou de marketer
Un mot sur les copieurs Eric de Sauton aujourd'hui que valent les procès en justice en France contre d'éventuels copieurs qui peuvent venir de Chine notamment ?
Oui donc c'est un point important donc on peut on a plusieurs procédures à mettre en place par rapport à ces copieurs la première c'est la mise en demeure on met la société chinoise en demeure de cesser la contrefaçon mais le plus simple c'est d'aller plutôt vers le canal de distribution de cette société ça peut être Amazon ça peut être une autre chaîne de ce type là et donc en général on a une efficacité qui est quand même significative
Parce que la Chine est-ce qu'un procès en France est de nature à dissuader des fraudeurs qui sont en Chine ?
En fait le principe c'est là où la faute a été commise si elle a été commise en France on peut attaquer des chinois en France D'accord
Je reviens à votre livre Bruno Fuligny alors les exemples sont savoureux vous parliez des écrivains on a parlé de Clément Adair on a parlé de Vidocq de Louis-Désiré Landru quelle est cette roue élastique que Boris Vian avait inventée c'était sérieux ça ?
C'est tout à fait sérieux j'ai pensé d'abord à une blague mais il ne faut pas oublier que Boris Vian était aussi ingénieur et en fait il avait créé une roue qui épouse la forme du terrain donc ça permet de rouler sur un terrain très déformé très accidenté je ne sais pas si c'est le même principe que les skis à roulettes mais il y a comme ça des inventions géniales de la même façon il y a un certain White au 19ème siècle qui avait inventé un bateau anguille c'est-à-dire un bateau articulé qui du coup pouvait épouser les méandres des fleuves et dans sa simplicité c'est génial aussi
Barbara Doré directrice de concours Lépine pour cette saison 2026 quelles sont les inventions je ne vous ai plus parlé d'innovation mais en tout cas les inventions que vous avez déjà repérées quelques-unes vous avez parlé des skis à roulettes il y en a d'autres
oui il y en a pléthore c'est toujours difficile de faire un florilège des 205 inventions alors moi j'ai entendu
parler d'un jeu qui réconcilie les élèves et les mathématiques
ça résonne mathématoques
également un système qui empêche les chaussettes des enfants de disparaître dans la machine à laver toujours par deux oui toujours par deux
mais ça serait pour tout le monde mais effectivement oui ce sont des petites pressions qui sont ajoutées effectivement au pyjama des jeunes enfants
Eric Tsoton est-ce que le brevet couvre toutes les inventions y compris celles qui ne fonctionnent pas
non disons que parmi les critères juridiques que j'ai donnés il faut que ce soit technique c'est-à-dire qu'on démontre que ça fonctionne il faut absolument qu'elle fonctionne mais sinon pour le domaine technique tous les domaines techniques qu'on peut imaginer sont couverts y compris l'agriculture comme domaine non technique par exemple j'ai des clients qui viennent me voir pour protéger une boule qui fait de l'énergie qui filtre l'eau et on n'arrive pas à démontrer scientifiquement comment ça fonctionne ça c'est systématiquement rejeté par l'INPI parce que c'est pas scientifique
au-delà de l'enjeu financier que viennent chercher les inventeurs en voulant un brevet il y a peut-être surtout la recherche d'une reconnaissance d'être un inventeur ça fait partie aussi des motivations
si si tout à fait d'avoir la paternité de l'invention et de se revendiquer comme étant celui qui était le premier à avoir pensé à cette idée
et est-ce que les français sont de grands inventeurs quand on regarde les autres nations
en termes de nombre de dépôts on n'est pas les derniers mais on n'est pas les premiers non plus il y a devant l'Allemagne et les Etats-Unis
je me retourne encore vers vous Bruno Fulini parlez-nous de ces inventions parfois utopiques elles n'ont pas servi à grand chose mais elles étaient belles vous parliez des nuages mais il y en a plein comme ça
oui il y en a un certain nombre par exemple avant l'automobile il y a un huissier de justice qui a imaginé une voiture mécanique et en fait c'est une voiture qui se remonte un peu comme comme une horloge avec des systèmes d'engrenage etc qui démultiplient le mouvement et donc ça roulait vraiment ça avançait vraiment mais évidemment ça a été très très vite très très vite dépassé vous avez toutes sortes d'automates aussi qui rendent des services une petite locomotive de table qui vous sert le café bon et puis des choses plus étranges par exemple
j'ai vu l'ancêtre du tunnel sous la manche c'était sous Napoléon 3 ça ressemblait à quoi ?
en fait l'idée c'était une sorte de tube un très très long tube que l'inventeur se proposait de pousser comme ça sous la manche de façon à faire passer à l'intérieur un train et il y a un dessin extraordinaire en perspective on voit la France on voit l'Angleterre et on voit sous l'eau ce tube qui relie les deux pays mais là on est en 1869 vous vous rendez compte la clairvoyance du bonhomme si vous voulez alors évidemment c'est pas ce système-là qui a été utilisé mais déjà il y avait l'idée de comment dirais-je et c'est plus que l'idée c'est-à-dire qu'il a vraiment testé son tube et il propose des méthodes un petit peu compliquées pour l'immerger et le pousser doucement il fallait attendre
les marais et ça mettait en place des piquets pour que ça puisse dessiner quelque chose
c'est pas simple
évidemment c'est pas simple c'est assez ambitieux et puis on pourrait dire aussi que le bouchon de champagne a fait l'objet d'un brevet merci beaucoup à tous les trois d'avoir un mot si je peux me permettre
un dernier point donc il y a en France des incitations à des dépôts par des subventions qui sont accordées par l'INPI par la BPI notamment qui permettent de prendre en charge 50% des frais de dépôt de brevet
avec la banque publique d'investissement merci de l'avoir précisé merci à tous les trois le téléphone sonne c'est terminé à suivre leur philo de Patricia Martin il sera question du travail en cette journée du 1er mai leur philo après le flash de 20h et après les petits bateaux qui ont toujours une bonne question pertinente à poser
bonjour je m'appelle Jade j'ai 10 ans et j'aimerais savoir si un robot peut créer un autre robot qui aurait juste capacité que lui en vous