Le Talk : Philippe Goujon - Le Figaro
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:15OuverteRéponse directe
Pourquoi ce traitement de faveur pour votre rencontre avec Sarkozy ?
- 0:36FerméeRéponse directe
Donc c'est à votre initiative et pas à la sienne ?
- 1:08OuverteÉludée
Avez-vous aussi parlé politique, notamment des sénatoriales à Paris ?
- 1:17RelanceRéponse partielle
Est-ce une bonne idée de donner une place éligible à un ministre qui ne pourra pas siéger un mois ?
- 1:24OuverteÉludée
Est-ce que Chantal Jouanno a le bon profil pour être sénatrice ?
- 2:16RelanceÉludée
Ça ne répond pas à la question sur le problème spécifique du choix d'un ministre.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:26Invité politiqueFait
« Nous avons la chance à Paris d'avoir un président de la République qui s'intéresse aux dossiers parisiens. »
- 0:54Invité politiqueFait
« L'État a un rôle très important à Paris. »
- 1:52Invité politiqueFait
« C'est forcément une décision collégiale qui sera prise selon une forme à déterminer. »
- 3:26Invité politiqueFait
« Yves Pozzodi-Borgo n'a pas été élu sur la liste de l'UMP et de la majorité lors d'État. »
- 4:20Invité politiquePromesse
« C'est de tout mettre en œuvre pour assurer la réélection de Nicolas Sarkozy. »
- 5:32Invité politiqueFait
« Ce qui est important, c'est que François Fillon ait été reconduit dans ses fonctions de Premier ministre. »
- 6:02Invité politiqueFait
« Les Parisiens ont besoin d'un homme d'État. »
- 6:13Invité politiqueFait
« On ne retiendra essentiellement que la hausse massive et sans précédent des impôts locaux, les embouteillages et la crise du logement. »
- 6:54Invité politiquePromesse
« François Fillon est le meilleur candidat pour l'emporter en 2014. »
- 8:56Invité politiqueFait
« La recherche de la vérité est quelque chose d'absolument indispensable. »
Temps de parole
- Philippe Goujon53 %
- Présentateur36 %
- ?5 %
- Locuteur non identifié3 %
- Intervenant3 %
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Bonsoir, bienvenue au Talk Orange Le Figaro. Nous recevons ce soir Philippe Goujon, député du 15e arrondissement et président de la Fédération UMP de Paris. Philippe Goujon, bonsoir. Merci d'être là. Avec les responsables de la droite parisienne, vous êtes reçu mercredi, je crois, par Nicolas Sarkozy. Pourquoi ce traitement de faveur ?
J'ai demandé que le président de la République nous reçoive, comme il l'a déjà fait d'ailleurs depuis 2007 à plusieurs reprises, afin d'évoquer avec lui les grands dossiers parisiens et avec l'ensemble des parlementaires et maires de l'Ontario.
Donc c'est à votre initiative et pas à la sienne.
Absolument, mais nous avons la chance à Paris d'avoir un président de la République qui s'intéresse aux dossiers parisiens. Il reçoit le maire de Paris, le président de la région. Il était donc plus que légitime qu'il reçoive également les élus de sa majorité. Et nous allons évoquer ces parisiens parce que l'État a un rôle très important à Paris. Qu'il s'agisse par exemple du projet du Grand Paris, de l'aménagement des berges de la Seine, de la politique du logement, des grands projets comme celui du ministère de la Défense ou encore de la Cité Judiciaire ou Batignolles, ce sont des décisions très importantes de l'État pour aménager Paris.
Vous avez peut-être aussi parlé un peu politique et en particulier des sénatoriales qui s'annoncent assez compliquées à Paris puisqu'il y a deux nouveaux candidats qui se sont déclarés. La première officiellement, il s'agit de Chantal Joanneau qui est ministre des Sports, qui vient d'être nommée ministre des Sports. Alors, est-ce que donner une place éligible à un ministre qui, s'il est élu, ne pourra pas siéger pendant un mois au Sénat, c'est une bonne idée ?
D'abord, nous n'évoquerons pas les dossiers politiciens, si je peux dire, avec le président de la République. Alors, on peut l'évoquer entre nous. Alors, on peut tout à fait l'évoquer entre nous. Le système électoral, le mode de scrutin des sénatoriales à Paris fait qu'en aucun cas, il ne peut y avoir de candidats autoproclamés et qu'en aucun cas, il ne peut y avoir de décision imposée du haut. C'est forcément une décision collégiale qui sera prise selon une forme à déterminer et qui sera déterminée par les élus parisiens. Voilà donc ce qui va se passer pour les sénatoriales.
C'est une décision qui sera prise en commun, soit dans le cadre du comité stratégique que j'ai mis en place, de façon à ce que toutes les sensibilités puissent s'exprimer, soit sous des formes à déterminer.
Ça ne répond pas à la question sur le problème spécifique que pose le choix d'un ministre ?
Je crois que c'est tout à fait prématuré d'envisager les noms. Il faut d'abord déterminer la façon dont les candidats seront désignés.
La remarque, j'imagine, est aussi valable pour Pierre Charon, qui vient de quitter l'Élysée. Il était conseiller Nicolas Sarkozy, d'être reconduit au Conseil économique, social et environnemental. Lui aussi voudrait être sénateur de Paris. Est-ce qu'il a le bon profil ?
Écoutez, je ferai la même réponse. Il faut d'abord déterminer le mode de désignation en interne avant de pouvoir se prononcer sur les noms.
Alors, sans parler des noms et des personnes...
Ce serait une décision collégiale.
Puisqu'apparemment, vous vous y refusez. Il y aura une décision collégiale. Les sortants sont actuellement 5. Les pronostics les plus optimistes vous donnent 4 sièges. Est-ce que vous êtes en mesure de garantir au seul centriste sortant Yves Pozzodi-Borgo qu'il retrouvera un siège ?
Absolument pas. Il y aura donc une décision...
Comme ça, il est prévenu.
Voilà. Il y aura une décision qui sera prise, encore une fois, par les élus parisiens. Et nous verrons à la fois quel est le mode de désignation de ces candidats. Et deuxièmement, quelles sensibilités doivent être représentées. Je vous rappelle qu'Yves Pozzodi-Borgo n'a pas été élu sur la liste de l'UMP et de la majorité lors d'État. Non, il était du DF. Oui, on peut dire ça comme ça.
À l'époque, oui. Mais est-ce qu'il faut faire une place aux centristes, ou en tout cas s'entendre avec les centristes, c'est pas une condition sine qua non de survie pour la droite à Paris ?
Oui, je pense qu'il n'est pas exclu du tout. Et au contraire, qu'il y ait une place faite pour les centristes. Et nous avons besoin de rassembler l'ensemble des sensibilités. Mais les noms ne sont pas encore désignés aujourd'hui.
L'UMP, dont vous êtes un des cadres principaux, vient de changer de patron. Qu'est-ce que vous attendez de Jean-François Copé ?
Je crois qu'il est absolument indispensable que Jean-François Copé assure finalement une deuxième étape pour l'UMP, qui est celle de la préparation de la campagne présidentielle. Toutes nos forces doivent être tendues vers ce seul objectif. C'est une des raisons de ma volonté de me faire réélire à la Fédération de Paris. C'est de tout mettre en œuvre pour assurer la réélection de Nicolas Sarkozy, dont j'espère bien qu'il sera candidat, lors des prochaines élections présidentielles.
Et vous pensez que Copé a le bon profil pour faire réussir Nicolas Sarkozy là où il est ?
Sans aucun doute.
Il s'est fait remarquer, Jean-François Copé, à l'Assemblée, pendant le discours de politique générale de François Fillon, en étant assez distrait. Et il s'en est d'ailleurs excusé ce matin sur France Inter. On l'écoute si vous voulez bien.
Copé a tout fait pour me signifier que ce que je disais ne l'intéressait pas. A propos de François Fillon, rapporté par le Figaro de Saint-Denis. Je ne peux pas vous dire, parce qu'il ne me l'a pas dit comme cela. Donc nous en avons parlé, je lui ai expliqué les choses. Il a été tout à fait gentil. Donc je ne peux pas vous dire mieux. Je me suis excusé auprès de lui, en privé, et je le fais même, en public, à France Inter. Donc je ne sais pas quoi faire d'autre, si ce n'est de vous dire que vous ne le faites pas et que je ne le referai plus.
Êtes-vous convaincu par ses excuses ?
Oui, je crois qu'il a eu raison de s'excuser, qu'il a eu raison de dire que ce qu'il ne le ferait plus. Et l'incident est clos.
Vous voyez pourquoi il a eu cette attitude ?
L'attitude de s'excuser ?
Non, non, non. L'attitude qu'il avait eu dans le discours de politique.
Je pense qu'il a beaucoup... Il l'a dit d'ailleurs, il a beaucoup de travail, il a amené des parafeurs, très bien. Ça n'a pas un caractère de gravité. Ce qui est important, c'est que François Fillon ait été reconduit dans ses fonctions de Premier ministre. Je l'ai beaucoup soutenu pour cela et que demain, il puisse répondre à l'appel que je lui ai lancé, voilà, deux ans, d'être candidat à la mairie de Paris.
On sait que vous êtes un très chaud partisan de cette candidature. De ce point de vue, est-ce que son maintien à Matignon est un atout ou un handicap ?
Pour moi, c'est un atout. Parce que je crois que les Parisiens ont besoin d'un homme d'État. Ça fait longtemps qu'à Paris, nous n'avons pas eu d'homme d'État et ça manquait pour diriger la ville. Il faudra bien redresser toutes les erreurs d'un maire de Paris qui se désintéresse de son second mandat, qui n'a pas de souffle, d'ailleurs c'est un des siens qui l'a dit, une gauche qui se déchire, et un mandat dont on ne retiendra essentiellement que la hausse massive et sans précédent des impôts locaux, les embouteillages et la crise du logement.
Oui, Jean-Louis Borloo aussi a fait dire ou a laissé dire que ça ne lui déplairait pas d'être candidat à Paris. Lui aussi a une stature d'homme d'État, je pense que vous la lui reconnaissez, que vous inspire cette velléité de candidature.
Cette velléité de candidature, il l'avait déjà plus ou moins exprimé il y a quelques années, ce n'en avait pas abouti. Je crois qu'aujourd'hui, dans la configuration qui est celle de Paris, où je ressens une envie de Fillon à Paris et une très forte adhésion à sa candidature, aussi bien parmi les élus que parmi les Parisiens, François Fillon est le meilleur candidat pour l'emporter en 2014.
Ça veut dire que Jean-Louis Borloo ne doit même pas essayer de l'affronter, par exemple en primaire, puisque j'imagine que comme la dernière fois, ce seront des primaires qui départageront les candidats s'il y en a plusieurs.
Absolument, s'il y a plusieurs candidats, il y aura des primaires. Jean-Louis Borloo n'avait pas accepté de participer aux primaires en vue des élections de 2008. Peut-être acceptera-t-il cette fois-ci, mais il faudrait qu'il s'exprime plus clairement.
Hier, nous avions à votre place Jean-Christophe Cambadis, député de Paris. Il vous a posé une question.
Monsieur Goujon, vous êtes dans l'opposition municipale et j'aimerais vous poser la question suivante. Comment expliquez-vous l'exceptionnelle popularité du maire de Paris, Bertrand Delannoye ?
J'ajouterais une question subsidiaire. Quand on est à ce point plus populaire que le reste de son camp, peut-on vraiment tenir la décision de ne pas se représenter à la mairie de Paris ?
D'abord, une popularité pour quoi faire ? Cette popularité n'a pas empêché Bertrand Delannoye d'être battu, si je peux dire, à plate couture, lors des élections au Parti Socialiste pour être premier secrétaire du Parti Socialiste au Congrès de Reims.
C'était une autre question.
C'est une popularité à Paris qui va déboucher sur quoi ? Sur une politique qui n'est pas conforme aux aspirations des Parisiens. Et surtout, aujourd'hui, sur une guerre de succession, où l'on voit les socialistes parisiens, peut-être M. Cambadis s'en fera-t-il partie, se déchirer à belles dents pour assurer la succession. Mais bon, moi, je crois ce que m'a dit le maire de Paris, ce qu'il a dit publiquement, à savoir qu'il ne se représenterait pas. D'ailleurs, on voit bien qu'il se désintéresse complètement aujourd'hui de la gestion de Paris.
Oui, c'est votre avis.
Absolument, et je le partage.
Nous avons aussi des questions d'internautes, notamment, qui s'intitulent « Tutu, turlututu ». Pourquoi pas ? Que pensez-vous de l'attitude de Bernard Acoyer dans l'affaire Karachi ? Pourquoi ce zèle ? Alors, je rappelle que Bernard Acoyer, président de l'Assemblée, a refusé que les délibérations de la mission d'information sur Karachi soient rendues publiques.
Écoutez, laissons la justice se prononcer seulement la justice. La recherche de la vérité est quelque chose d'absolument indispensable. La calomnie est inacceptable.
Mais dès lors que les conclusions de cette mission étaient publiques, pourquoi cacher les délibérations ?
Je crois que lorsque, dans une mission d'information, il y a audition d'un certain nombre de personnalités, auxquelles on a promis le secret, ne serait-ce que pour ne pas mettre en cause un certain nombre d'intérêts internationaux, aussi à l'étranger qu'à la France, il faut respecter ces engagements. Sinon, plus personne ne témoignera dans ces missions d'information.
Philippe Gougeon, je vous remercie. Demain, nous recevrons François Rebsamen, qui est sénateur-maire PS de Dijon. À demain, pour un nouveau talk Orange le Figaro. Bonsoir. Bonsoir.
Bonsoir. Bonsoir.
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Philippe Goujon