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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 6 novembre 2024 26 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseÉconomie & entreprises

Cédric Perrin : « Si les Etats-Unis sont affaiblis, c’est le monde qui est affaibli »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Quelles seront les conséquences du résultat pour l'Union européenne et sa défense sur les conflits en cours en Ukraine et au Moyen-Orient ?

  • 7:00OuverteRéponse partielle

    Monsieur le sénateur, vous le connaissez, le plan Trump pour l'Ukraine ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que si Donald Trump l'emporte ça fait craindre une défaite de l'Ukraine ou est-ce que l'Ukraine peut encore l'emporter face à la Russie avec Donald Trump à la Maison Blanche ?

  • 17:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que c'est une bonne nouvelle qu'il n'y ait pas de changement de cap au Moyen-Orient ?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'Iran est aujourd'hui la principale menace pour les intérêts français au Moyen-Orient ?

  • 24:00OuverteRéponse directe

    Comment on se prépare à Donald Trump en ce qui concerne l'OTAN ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Cédric PerrinFait
    « Donald Trump semble avoir une large longueur d'avance à l'heure où on se parle »
  • 8:00Cédric PerrinFait
    « les États-Unis sont le sujet du jour »
  • 18:00Cédric PerrinFait
    « l'autonomie stratégique européenne elle doit être recherchée »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Cédric Perin avant de parler des États-Unis on va regarder les unes de la presse régionale on en a sélectionné trois une une sur les États-Unis c'est celle de West France États-Unis le résultat de l'élection sera-t-il respecté c'est à la Une du journal beaucoup de unes de presse régionale ce matin consacré au plans sociaux on l'a vu dans le journal et la une de la voie du Nord auchamp va supprimer 2055 postes qui sera touché c'est la question que pose le qutidien et puis la une c'est la dernière une c'est celle de la Provence demain s'ouvre le procès de l'effondrement de l'immeuble de la rue d'aubanne qui a fait morts à Marseille ils avaient le droit de vivre c'est le titre de la Provence quelle une choisissez-vous écoutez euh toutes sont très intéressantes je pense que les États-Unis sont le sujet du jour les suppressions d'emploi vont évidemment devenir très très rapidement les sujet majeur en France compte tenu du contexte social je choisirais plutôt les États-Unis pour l'instant je reviendrai pour les suppressions de poste dans les jours qui viennent évidemment c'est c'est évidemment un sujet don dont on parlera mais c'est vrai que l'actualité du jour c'est les États-Unis alors la question que pose wouest France le le résultat de l'élection sera-t-il respecté est-ce une question un peu caduc étant donné que Donald Trump semble avoir une large longueur d'avance à l'heure où on se parle bon écoutez moi je vais pas pour l'instant faire d'analyse plus avancé que ça sur le résultat puisqu'il n'est pas encore connu mais c'est vrai que la tendance semble être largement en faveur de Donald Donald Trump qui commence à gagner quelques swing States de manière assezrégulière euh et donc euh respect du résultat on peut imaginer que camela Harris acceptera parfaitement le résultat des urnne euh ce que je l'imagine je l'espère en tout cas n'aurait pas manqué de faire Donald Trump s'il avait été dans la situation inverse en tout cas les des mesures ont été prises aux États-Unis ces dernières années pour faire en sorte que les élections présidentielles se passent d'une meilleure manière qu' que ça n'a été le cas la dernière fois avec un certain nombre de réformes sur la tenue des bureaux de vote sur les présidences de bureaux de vote sur des mesures de sécurité aussi autour du capital et cetera donc on on peut espérer quand même que dans un pays de de dans une telle démocratie que que les États-Unis le résultat peut-être peut-être respecté en tout cas le défi que vont avoir les États-Unis maintenant c'est de de de savoir si moralement ils sont en capacité de surmonter cette campagne euh délétaire qui a eu lieu pendant quelques mois où on n' jamais parlé de programme et on a juste on s'est juste envoyé surtout Donald Trump d'ailleurs des invectives à la figure des invectives particulièrement violente cette campagne elle a montré un un affaiblissement des États-Unis comment vous l'avez vu cette campagne et le niveau de cette campagne il y a une polarisation qui s'est mise en place et une personnalité de Donald Trump à laquelle nous ne sommes évidemment pas habitués dans nos démocraties on était plus habitués à des comportements euh à la Trump dans des dans des dans des sociétés beaucoup moins axé sur la démocratie beaucoup moins regardante sur la démocratie euh donc c'est effectivement un contraste particulièrement douloureux pour pour ceux qui qui s'intéressent à la politique et qui considère la politique comme une chose noble euh la démocratie c'est la capacité euh de se retrouver dans des assemblées et de discuter ensemble or aujourd'hui on voit bien que le discuter ensemble aux États-Unis n'existe plus et qu'il y a une polarisation une un affrontement des des de deux blocs l'un contre l'autre qui aujourd'hui sont dans une situation de de violence particulièrement exacerbée alors euh le rôle d'un président de la République d'un président devrait être justement de rechercher euh l'unité de rechercher euh euh le calme et et et la sérénité or ce n'est pas ce que fait Donald Trump pendant cette campagne il va falloir aujourd'hui euh on verra une fois que les résultats seront prononcés et mais en tout cas l'importance ce sera de redonner un peu à cette à ce pays euh le le calme dont il a besoin parce que si les États-Unis sont affaiblis évidemment euh c'est euh le monde qui est affaibli et c'est évidemment donné euh à des à des états j'allais dire euh euh contradicteur des États-Unis euh la possibilité de s'exprimer beaucoup plus euh à la Chine par exemple d'avoir des vues sur taiw et donc fatalement pour l'Europe des conséquences parce que si les États-Unis enclenchent davantage encore ce ce pivot asiatique et bien ils se désengageront un peu plus encore de l'Europe et l'Europe devra elle se prendre en main davantage qu'elle ne l'a fait jusqu'à présent et c'est une des questions qui va falloir quand même largement qu'on se pose maintenant les jours qui viennent alors qu'on était quand même largement prévenu de l'arrivée de Trump par rapport à 2016 où on n'était pas tout à fait prêt et on va en parler évidemment tout de suite puisque ce scrutin a un enjeu crucial pour l'Amérique mais pas que le monde entier a les yeux rivés sur les États-Unis ce matin quelles seront les conséquences du résultat pour l'Union européenne et sa défense sur les conflits en cours en Ukraine et au Moyen-Orient on va faire le point avec Steve [Musique] Jourdain bonjour Steve bonjour Yan bonjour monsieur le sénateur et la question qui se pose évidemment c'est quelles conséquen à l'international sur le résultat de la présidentielle américaine on va s'intéresser au dossier showud avec vous il y avait des différences entre les candid si évidente que ça notamment en matière d'Ukraine vous allez voir d'un côté Camal Haris vice-président des États-Unis qui assume pleinement l'héritage de Joe Biden depuis l'invasion russe le Congrès a voté cinq projets de lois pour aider l'Ukraine militairement dernier texte en date le dernier texte date du mois d'avril au total 175 milliards de dollars ont été débloqués par Washington vers l'Ukraine cal Haris promet de continuer l'effort en septembre elle a annoncé une nouvelle aide de 8 milliards de dollars Donald Trump lui ne garantit pas de rupture radicale même s'il a déjà exprimé son admiration s'en souvient pour Vladimir Poutine il a accueilli au mois de septembre volodimir zelensk à New York il se présente comme le candidat de la paix celui qui mettra un terme à la guerre selon le Washington Post il Washington Post il aurait même un plan pour ça il s'agirait de faire pression sur Zelenski pour qu'il accepte de céder une partie du territoire ukrainien en échange d'un c le on va l'écouter Assir discuter et si nous obtenons une victoire je pense que bien avant le 20 janvier avant que je ne prenne la présidence c'est-à-dire le 20 janvier mais bien avant cela je pense que nous pourrons trouver une solution qui convienne aux deux parties arrêter la guerre donc mais rien sur une éventuelle fin de l'aide américaine à l'Ukraine durant la campagne Trump a volontairement entretenu le flou sur la question monsieur le sénateur vous le connaissez vous le plan Trump pour l'Ukraine je ne crois pas que je le connaisse plus que vous Trump a expliqué qu'il allait régler le problème en 24 heures si c'est pour effectivement donner les coup des Franches au russes ça je pense que d'autres auraient pu le faire avant lui on est dans une situation aujourd'hui où il est difficile de négocier avec un pistolet sur la tempe et je ne sais pas quels seront les objectifs de Donald Trump j'ai du mal de penser qu'on puisse qu'il puisse aujourd'hui décider du jour au lendemain d'arrêter l'aide qui qui est fourni à l'Ukraine mais avec Donald Trump tout est possible il suffit d'un tweet alors selon Washington Post voilà le c'est vous cédez une partie des territoires à la Russie et on arrête la guerre pour vous c'est une ligne rouge pour l'Europe pour la France c'est c'est de toute façon qu choses soient clair il va falloir qu'à un moment donné ou un autre les négociations soient mis en œuvre pour faire pour faire cesser cette cette horrible guerre en Ukraine j'étais sur le front encore il y a il y a 3 semaines avec jeanel Barot et j'ai vécu des moments difficiles je pense que la réalité de la guerre on la voit quand on est sur le front et et on ne peut qu'espérer une chose c'est de l'arriver à une paix durable le problème c'est que en donnant des en donnant en tout cas à à Poutine finalement satisfaite sur le fait que il est attaqué qui gagne l'Ukraine c'est lui donner la possibilité finalement de continuer son œuvre regardez ce qui se passe aujourd'hui en Moldavie en Transnistrie qu'est-ce qui va se passer avec les pays baltes qu'est-ce qui va se passer avec des pays qui sont aujourd'hui pour certains d'entre eux membres de l'Union européenne et pour d'autres et pour d'autres membres de l'OT temp et pour les mêmes parfois membres des deux donc la solidarité joueratelle si toutefois Trump considérait qu'il faut continuer à essayer conquérir son empire quand vous voyez ce qui se passe en Arménie en ce moment où le Premier ministre va va aller rencontrer Vladimir Poutine pour lui expliquer ou en tout cas le ministre d'affaires étrangères russse pour lui expliquer qu'il faut que les Russes quittent la Moldavie parce que le pouvoir la la la l'Arménie parce que le pouvoir en place ne souhaite plus je ne pense pas que ce soit dans dans la logique si la victoire de Donald Trump se confirme l'Europe va se retrouver seu à défendre l'Ukraine mais la réalité aujourd'hui c'est que 90 % des promesses faites par les États-Unis ont été tenu quand 60 % seulement des promesses faites par l'Union européenne à l'Ukraine ont été tenu il est bien évident que l'Union européenne seul aujourd'hui et on l'a vu ce que certains ont voulu appeler l'économie de guerre qui consistait à à fabriquer davantage d'armes pour pouvoir fournir l'Ukraine n n'a pas n'a pas fonctionné correctement puisqu'on n' pas été à la hauteur des des des en tout cas en terme de volume de ce qu'il était prévu de de donner donc si toutefois demain les États-Unis devaient se désengager ce qui est quand même assez fort probable aujourd'hui mais ça n'est pas un phénomène nouveau c'est quelque chose qui a commencé sous Obama je le rappelle ce pivot pacifique qui a été entamé par les États-Unis a été entamé sous Obama il a été continué sous s sous Trump avec évidemment peut-être beaucoup plus de violence verbal il a été encore continué par Biden il sera il sera il sera mis en œuvre N estce que est-ce que si Donald Trump l'emporte ça fait craindre une défaite de l'Ukraine ou est-ce que l'Ukraine peut encore l'emporter face à la Russie avec Donald Trump à la Maison Blanche je suis pas Donald Trump je ne sais pas ce que ce quel est son plan mais ce qui est certain aujourd'hui c'est que l'Union européenne doit se prendre en main ça fait des années des années depuis au moins 2016 que un certain nombre de dirigeants européens ne cessent de de dire qu'il faut que l'autonomie stratégique européenne soit soit recherché parce qu'aujourd'hui on a besoin dire les États-Unis après la deuxième guerre mondiale sont venus en aide à l'Europe parce que l'Europe était exangle financièrement et parce que le risque était que l'Union européenne que le pays deun les pays européens en tout cas tomb dans l'escarcell euh de la Russie euh après la chute du mur de Berlin les États-Unis sont restés en Europe sont restés en Europe pour continuer à à à nous accompagner malheureusement à ce moment-là les pays européens ont décidé de se désengager de leur défense en considérant que les dividendes de la paix allait nous protéger éternellement et donc et les États-Unis également on était av un espèce de protectorat américain sauf qu'aujourd'hui la situation c'est celle d'un pays qui décide qu'il n'est que que la protection n'est plus aussi naturelle qu'elle l'a été depuis 1945 et vis-à-vis de ça les les pays européens en tout cas pas la France mais les pays européens considèrent que il faut attendre on verra bien ben non on peut plus attendre aujourd'hui l'autonomie stratégique européenne elle doit être recherchée la France les héritiers du général de Gaulle ont eu la possibilité justement de mettre en œuvre cetteom cette souveraineté française et nous sommes le seul pays au monde aujourd'hui quasiment à avoir en tout cas en Europe à avoir cette cette autonomie stratégique et avoir la dissuasion nucléaire qui nous différencie fondamentalement de nos voisins nous avons cette chance là nous nous en avons hérité du général de Gou et la loi de programmation militaire que que le Sénat a voté ici et et a largement remodelé est une loi de programmation militaire qui doit nous permettre de continuer à bénéficier et à entretenir cet héritage du général de Gaulle qui est la disuationion ducléire et on va on va évidemment reparler tout ça mais on va parler d'un autre conflit c'est le conflit au Moyen-Orient est-ce que des changements de cap sont à attendre dans la politique américaine pas vraimenten tous les deux donc Haris et et Trump considèrent l'Iran comme une menace stratégique pour les intérêts américains dans la région tous les deux soutiennent le le droit d'Israël à se défendre contre le terrorisme du Hamas et du Hezbollah pendant la campagne Haris a refusé de céder à l'aile gauche du parti démocrate qui demandait la fin des livraisons d'armes à Israël au sujet du conflit Israël au palestinien elle a des positions très traditionnelles etprô la solution à deux états les Américains on le rappelle orien ont déployé deux pores-avions et des navires de guerre au Moyen-Orient pour protéger Israël contre les attaques iraniennes donc pas vraiment de changement de cap à attendre a priori monsieur monsieur le sénateur est-ce que c'est une bonne nouvelle qu'il y a pas de changement de cap au Moyen-Orient on se rappelle que Emmanuel Macron disait bon par exemple sur la livraison d'armes à Israël pour Gaza stop avec une éventuelle victoire de de Trump ce sera pas le cas je suis pas complètement d'accord avec vous je pense que aujourd'hui il y a une différence même si est pas notable entre camela haritz et et en tout cas Joe Biden et Donald Trump céit que si Donald Trump est effectivement élu il apportera un soutien inconditionnel à Israël ce qui change quand même quelque chose sera le protecteur estce que ça veut dire que ça libère en quelque sorte les les les les je veux dire les les possibilités pour netanahù de continuer dans dans la brutalité dans laquelle il est aujourd'hui je je suis le premier à reconnaître qu'effectivement il y avait un droit à la à la légitime défense pour Israël et que il était nécessaire effectivement d'avoir une réaction après les attentats au dieux du 7 du 7 octobre 2023 mais aujourd'hui on est dans une situation où où un certain nombre de pays la France et les États-Unis aussi recherchent un apaisement de la situation si Biden devait être si Trump devait être élu je pense que c ce soutien inconditionnel apporterait une espèce de de libération pour Israël avec les conséquences que ça peut avoir sur l'Iran et sur vous avz l'impression que ces dernièr semaines Joe Biden il arrivait à mettre des lignes rouges j'ai pas dit qu'il y arrivait mais j'ai dit qu' en tout cas il le recherchait et il le recherchait donc il pouvait peut-être on pouvait peut-être espérer que la la pression internationale à un moment donné fasse son œuvre et et permettre de de d'apaiser les choses et de trouver des solutions qui soni des solutions de paix entre Israël et et le Hezbolah et et le Hamas c'est pas forcément le cas on a appris justement hier que netaniaou avait licencié son ministre de la Défense Yav gallantav galant qui parle de plusieurs désaccords avec Benjamin netou notamment sur la question des otages certains accusent benjamine Nanou bah de pas tout faire pour mettre fin à la guerre et faire revenir les otages à la maison c'est aussi votre avis que vous parliez de Benyamin taniaou écoutez je je je je pense que il a un certain intérêt à ce que la guerre continue un intérêt personnel en tout cas compte tenu de de ce qui s'est passé de la responsabilité qu'il a dans la politique qu'il a mené et qui a amené aussi aux attentats du 7 octobre euh maintenant je pense que l'intérêt de tout le monde c'est d'essayer de ma au maximum de rechercher un apaisement dans ces conflits qui ont déjà fait beaucoup de est-ce qu'il a profité de cette élection américaine pour euh voilà euh dos P en général les le le flou permet le le flou politique en tout cas l'absence de de pouvoir en place euh ou des campagnes électorales permettent parfois de faire passer un certain nombre de mesurees et on peut imaginer que il a profité un peu de cette de ce flou artistique pour pouvoir j'allais dire appuyer un peu plus fort là où ça fait mal juste s'il y a plus de frein en tout cas moins de frein est-ce que vous craigz une escalade et une guerre sans fin ce dont je suis certain c'est qu'à donné il va falloir quand même que les organisations internationales qui malheureusement sont largement remises en cause par cet ordre international largement remis en cause par un certain nombre de pays qui je le rappelle quand même sont aujourd'hui quasiment majoritaires en terme de population est un vrai sujet et ces organisations internationales et je pense à l'ONU évidemment et je pense aux États-Unis qui sont quand même un des acteurs majeurs doivent pouvoir euh à un moment donné contraindre ou pousser Israël à rechercher à rechercher la paix à rechercher la sécurité au moyen-orientou dernière question non oui très très simplement vous disiez qu'il y avait des différences effectivement Trump Haris en terme d'intérêt stratégique les deux considèrent que l'Iran est la menace principale ou l'une des menaces principales le Moyen-Orient est-ce que c'est le cas de la France également est-ce que l'Iran est aujourd'hui la principale menace pour les intérêts français au Moyen-Orient écoutez aujourd'hui l'Iran est le pays qui fait régner une certaine un certain désordre on peut c'est un dou ehémisme au Moyen-Orient c'est un pays qui par le biais de ses proxis notamment qu'on connaît bien entretient en tout cas une certaine forme de une forme importante de violence et aujourd'hui on en est évidemment largement tributaire donc la réponse est oui aujourd'hui c'est une menace important euh et et on voit ce qui se passe enfin je dire c'est un onut même imaginer que finalement si ce que je vaux dire est peut-être un peu dur mais si la situation devait s'envenimer encore un peu plus au Moyen-Orient finalement est-ce que c'est si défavorable que ça pour les États-Unis qui est-ce qui aujourd'hui dépend fondamentalement de l'énergie du pétrole du gaz du Moyen-Orient si ce n'est la chineutretatsunis est-ce que dans une certaine mesure la guerre ne profite pas aux États-Unis puisque économiquement euh créer le désordre au Moyen-Orient et créer le désordre dans les dans les infrastructures de de d'énergétique ça créer de désordres en Chine puisque ce sont eux aujourd'hui qui en dépendent largement alors reviens en conséquence de cette probable élection de Donald Trump il y a un sujet évidemment important vous en avait un peu parlé céric Perin c'est l'avenir de l'OTAN oui sur ce point les positions sont tranchées entre Trump et Haris au mois de février lors d'un meeting en Caroline du Sud Donald Trump avait lancé une petite bombe écoutez si nous ne payons pas et que nous sommes attaqués par la Russie allez-vous nous protéger j'ai répondu vous n'avez pas payé votre compte bancaire en souffrance il a dit oui imaginons que ça arrive non je ne vous protègerai pas en fait je les encouragerai à faire ce qu'ils veulent vous devez payer vous devez payer vos factures lev de bouclier ensuite à ces déclaration même si depuis 10 ans Trump reproche régulièrement au pays de l'OTAN de ne pas suffisamment contribuer au budget de l'organisation quelques semaines plus tard il avait clarifié ses propos en disant que ce coup de pression était une manière de de négocier avec les pays membres dans la perspective d'un retour à la maison blanche le ton est donc donné à noter que depuis 2020 l' temp compte deux nouveau deux nouveaux membres la Suède et la Finlande monsieur le sénateur comment on se prépare à Donald Trump en ce qui concerne l' temps je pense pas qu'on s'y soit vraiment préparé en fait on a rien fait euh bah c'est c'est la de la même manière que je parlais d'autonomie stratégique européenne aujourd'hui il y a eu quelques mouvements mais qui sont plus d peut-être euh à à des mouvements récents que sont le covid que sont la guerre en Ukraine qui ont poussé l'Europe pas réagir mais c'est pas vraiment la perspective de l'arrivée de Trump qui nous a poussé à à réagir je crois qu'il faut aussi relativiser les choses et ne pas être naïf quel que soit en tout cas le candidat qui sera élu que ce soit camel Harris ou Donald Trump l'isolationisme américain la politique américaine qui a commencé sous Obama largement sera sera continué enfin sera mise en œuvre de manière assez assez claire euh vis-à-vis de de de l'OTAN il faut aussi être mesuré je crois que on est dans une campagne électorale particulièrement violente don on a jamais vu une campagne électorale aussi violente avec avec des des des mots qui parfois suscite l'indignation en France mais qui semble ne pas vraiment choquer l'électorat américain il faut attendre je crois que Donald Trump comme il l'a fait en 2016 lorsqu'il a été élu a mis en garde les pays européens sur la nécessité qu'ils avaient de participer au fardeau et au fameux 2 % du PIB nécessaire dans une certaine mesure les annonces que Trump a fait en 2016 elles ont été suivies des fait puisque un certain nombre de pays même la plupart des pays européens on augmenté leur contribution à l'autant d'une part et et et à leur défense d'autre part c'est que est-ce que on l'a augmenté suffisamment est-ce que vous vous avez des craintes cont tenu de l'état des finances publiques sur l'avenir de la loi de programmation militaire même si pour le moment elle ne semble pas impacté je pense qu'on a on doit on doit forcément avoir des craintes mais le problème de la lo de programmation militaire c'est que c'est beaucoup plus complexe que ce que ça ne paraît à l'extérieur il y a eu par exemple on a fabriqué au Sénat une nelle programmation militaire différente de celle que le gouvernement nous avait proposé en terme de de trajectoire budgétaire puisque nous avons fait en sorte que l'effort budgétaire soit fait dès le début de la loi de programmation et pas à la fin considérant que les problèmes sont là maintenant et que on peut-être pas attendre 2030 pour s'y préparer donc début l'effort portait beaucoup sur après le quinenff portait beaucoup sur après le quinquena d'Emmanuel Macron et donc cette cette trajectoire budgétaire elle va normalement être respectée c'est l'engagement qu'a pris le premier ministre la difficulté c'est que à ce jour il y a 2,5 milliards d'euros je rappelle que l'augmentation annuelle elle est d'environ 3,3 milliards et que aujourd'hui il y a 2,5 milliards d'euros qui sont gelés donc on peut toujours facellement annoncer une augmentation du budget conforme à la lo de programmation militaire la réalité c'est qu'il y a il y a un gel des crédits de 2 milliards 5 et il y a derrière tout ça des discussions sur justement les financements de de ce qu'on appelle les opérations extérieures et notamment l'aide à l'Ukraine qui sont aujourd'hui pris sur le budget des armées alors queinitialement ils avaient été prévu qu'il soit pris sur un financement une solidarité interministérielle donc c'est beaucoup plus complexe que ça n'y paraît budgétairement mais il est bien évident aussi que depuis 2000 2017 l'augmentation du budget de la la défense a été mise en œuvre et à notre goût évidemment pas suffisamment parce qu'un pays qui qui qui qui qui n'investit pas dans sa défense est un pays qui potentiellement peut devenir un un un pays soumis et donc un pays qui peut à tout moment être envahli donc il faut évidemment prendre en considération que l'augmentation du budget de la défense est une variante importante merci Steve à tout à l'heure on reparlera de cette élection évidemment et on continue en parler puisque ce scrutin aux États-Unis il fait évidemment l'actualité également dans nos régions dans la presse régionale et dans votre département on va tout de suite à Belfort où on retrouve Philippe bonjour Philippe merci beaucoup d'être avec directeur départemental de l'Est Républicain dans le Territoire de Belfort Philippe l'issue de cette élection américaine elle inquiète la filière automobile particulièrement au franchecé oui Cédric Perin l'a abordé alors dans un contexte un petit peu géopolitique mais opolitique c'est aussi la domination économique la domination industrielle et les États-Unis depuis longtemps fondent leur domination industrielle sur en fait la domination énergétique et quand on écoutait le les discours de Donald Trump on comprenait plusieurs choses d'une part il veut se dégager de toute contrainte environnementale il veut développer l'industrie du pétrole le gaz le gaz de schist et il veut vraiment promouvoir relancer les moteurs thermiques c'est-à-dire une politique absolument à contre-courant de ce que fait l'Europe actuellement avec donc le zéro carbone en 2035 ce qui vudra en réalité dire qu'on ne produira plus de moteur thermique neuf les difficulté d'approvisionnement qu'on va connaître en terme de batterie puisque Donald Trump reviendrait également sur cet accord qu'il y avait avec Joe Biden sur un espèce de centrale d'achat sur les métor rares entre les États-Unis et l'Europe concernant les batteries et et je voudrais connaître donc la la position l'analyse de Cédric Perin euh sur bah cette voie que que prend l'Europe en matière industrielle et en matière énergétique alors que on risque d'avoir un développement des énergies fossiles et d'une autre technologie en Europe dans un contexte de marché mondial et évidemment on voit que stellantis et bien c'est'est largement engagé dans l'électrique c'est moins le cas de Renault euh ou de Volkswagen euh qu quelle est l'analyse sur sur la question de l'industrie automobile he sachant que je rappelle que Cédric Perin est élu d'une région qui est la plus industrialisée de France et qui s'appuie notamment sur l'industrie automobile d'abord bonjour Philippe euh pour remettre les choses dans leur contexte nous sommes dans un dans une région qui compte environ 300000 habitants et qui en 1982 83 comptait 40000 salariés chez PSA et qui en compte aujourd'hui à peu près 7000 ça pour vous dire la différence c'est qu'il fabrique tout autant autant de véhicules en 82 qu'aujourd'hui en en 2024 pour moi j'ai jamais varié sur cette question je pense qu'on est allé beaucoup trop vite en besogne que 2035 et cette espèce de de de de mur qui qui se pose à nous sur tout électrique est mur intenable et qu'on est allé beaucoup trop vite en besoon je le disais euh moi je suis pour un mix énergétique à la production et à la consommation je pense que on ne peut pas avoir une vision maniquenne des choses contrairement à ce qu'a voulu faire le gouvernement depuis une dizaine d'années maintenant on peut pas imposer le tout électrique parce que en fonction des usage qu'on aura et bien il faudra qu'on ait une vision différente de l'énergie qu'on utilisera et dans le Territoire de Belfort mon département nous essayons de mettre en œuvre en tout cas une espèce de de diversification de l'outil industriel en se tournant davantage vers l'hydrogène alors aujourd'hui c'est évidemment un sujet l'hydrogène puisqueavec l'augmentation du coût de l'énergie puisque l'hydrogène je le rappelle n'est pas une énergie mais un vecteur d'énergie avec l'augmentation du cûp de l'énergie notamment de l'électricité l'hydrogène a du mal à démarrer mais on y croit beaucoup et et et je je reste assez persuadé qu'il faut qu'on réfléchisse en fonction des usages et pas en fonction d'une vision manquenne des choses qui voudrait dire que c'est c'est c'est le thermique contre l'électrique non en fonction des usages qu'on aura si on veut des véhicules en ville ben on utilisera plutôt des véhicules électriques si on a besoin de faire des voyages plus importants on utilisera peut-être l'hydrogène sur des véhiculle plus lourd et cetera et cetera donc ma vision elle est que aujourd'hui on est dans une dans une situation particulièrement douloureuse est difficile pour pour notre département parce que nous nous sommes un département et une région plutôt globalement largement tourné vers l'énergie largement tourné vers l'automobile et que ce sont deux aujourd'hui deux industries qui sont qui sont en souffrance et sur lesquelles il va falloir que l'Union européenne prenne des décisions assez claires et je pense qu'aujourd'hui nous nous sommes beaucoup trop j'allais dire dogmatiqu sur ces sujets il faut être beaucoup plus pragmatique et il faut être avoir une vision de ce que de ce que vont aussi mettre en œuvre la Chine et les grandes puissances qui sont aujourd'hui des des des donneurs d'ord entre guillemets puisque malheureusement ils inondent nos nos économies de leurs produits merci beaucoup PhIP merci merci beaucoup d'avoir été avec nous la Une de l' républicain à belle force et l' cour un homme tué par balle en pleine rue et merci Cédric Perin merci d'avoir été avec nous pendant cette première demi-heure on continue évidemment notre émission spéciale élection américaines dans 20 minutes l'analyse de nos experts et tout de suite notre prochaine invité c'est Jean-Louis bourlange qui nous rejoint

Cédric Perrin : « Si les Etats-Unis sont affaiblis, c’est le monde qui est affaibli » — Cédric Perrin · Pourquijevote