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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 27 octobre 2022 46 minContradictoireMixteRetraitesÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

Macron vous a-t-il convaincu ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Claire Chartier, le président a-t-il réussi à rassurer les Français ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Jean-Daniel Lévy, quels messages retenez-vous de l'intervention du Président ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Bruno Cotresses, pensez-vous que le Président pourrait dissoudre l'Assemblée ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Laetitia Cruppa, comment réagit la droite à la main tendue d'Emmanuel Macron ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Jean-Daniel Lévy, le Président a-t-il réussi à parler aux Français ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00Claire ChartierFait
    « Il est en train de perdre pas mal de points de popularité. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Applaudissements] [Musique] bonsoir bonsoir à toutes et à tous Bienvenue c'est sens public du débat des reportages des experts voilà le cocktail qu'on vous propose tous les soirs à 18h et 22h sur Public Sénat pour donner du sens à l'actualité justement on commence avec l'interview du chef de l'État hier soir 1h10 d'émission pour rassurer les Français donner un cap montrer qu'il n'est pas un président affaibli a-t-il réussi peut-il s'inventer une majorité pour continuer de réformer ou sera-t-il obligé de dissoudre rapidement l'assemblée on en débat juste après ces titres et puis dans la seconde partie de l'émission notre semaine spéciale consacrée au défi énergétiques le secrétaire général de l'ONU rappelait ce matin l'urgence climatique avec la politique actuelle le monde se dirige vers un réchauffement global de 2,8 degrés d'ici à la fin du siècle dans cette course contre-la-montre que peut-on espérer des énergies du futur l'hydrogène la fusion que l'on teste à Cadarache la bioluminescence la recherche et le génie humain peuvent-ils nous sauver ne ratez pas notre débat tout à l'heure avec notamment deux startups étonnantes mais d'abord on voudrait voir tout de suite le sujet de Fabien Ricard sur l'actualité politique le président de la République en première ligne on l'a pas encore donc je vais les m’installer tout simplement et je vais vous présenter mes invités ça nous fera gagner peut-être les quelques secondes nécessaires pour que le reportage de Fabien soit dans la machine claire Chartier bonsoir bienvenue vous êtes journaliste et essayiste j'accueille également Jean-Daniel Lévy bonsoir bons directeur délégué de l'institut Harris Interactive France Bruno cotresses politologue chercheur au CNRS et Laetitia cruppa éditorialiste politique comme la vie et bien faite le sujet de Fabien ricquerre est prêt alors que les conséquences de la guerre en Ukraine et l'inflation pèsent sur le quotidien des français Emmanuel Macron a tenté de les rassurer tout en précisant le cap de son quinquennat au fond nous devons passer cette tempête c'est la première chose que je leur dis et nous allons la passer ensemble on en a pas d'eau comme la crise covid et donc pour traverser cette tempête on doit protéger les plus faibles nos étudiants nos familles les plus modestes nos entreprises les plus fragiles notre aussi notre industrie si le chef de l'État refuse d'indexer les salaires sur l'inflation il a annoncé des mesures de soutien en collectivités locales et aux entreprises frappées par la hausse des prix de l'énergie et il a ouvert la voie à un allongement de la durée de cotisations sur les retraites si certains sont prêts à s'engager à dire nous on veut pas aller jusqu'à 65 ans mais par exemple on serait prêt à aller jusqu'à 64 ans mais en contrepartie si vous faites ce geste on est prêt à travailler un peu plus de trimestre parce qu'il y a une autre façon de faire c'est pas que l'âge légal c'est travailler un peu plus de trimestre moi je suis ouvert et pour avoir une majorité afin de faire passer sa réforme Emmanuel Macron attendu la main aux députés LR avant de dénoncer le cynisme de la gauche au Parlement coupable selon lui d'alliance des extrêmes avec le RN après que ce dernier avait soutenu la motion de censure déposée par la nupes ils ont prouvé une chose ils n'ont pas de majorité mais ils ont surtout prouvé quoi que ils étaient prêts socialistes écologiste communiste et LFI à se mettre main dans la main avec le rassemblement national alors qu'il y a la guerre en Europe qu'il y a la crise qu'elle désarroi de temps de famille et qu'il nous faut être aux côtés des Français indignation dans les rangs de la nupesse où l'on renvoie au président de la République la responsabilité de la montée du RN tout en dénonçant son appel du pied au LR quand le président de la République a ces mots c'est une blessure profonde parce qu'il nous accuse de quelque chose dont il est lui-même responsable c'est-à-dire la montée du rassemblement national et finalement le fait de mettre dans un même bain les oppositions le gouvernement pourrait également avoir besoin du soutien DLR pour faire passer ces textes sur l'immigration et les énergies renouvelables en matière d'environnement le chef de l'État a appelé climat industrie et souveraineté beaucoup de thèmes à aborder vous l'avez vu et on réécoutera en reprendra certaines extraits de l'intervention et de l'interview du présent Républic hier soir je vous demandais peut-être une appréciation un peu générale pour commencer claire Chartier il voulait rassurer les Français monter en quelque sorte montrer en quelque sorte qu'il y avait un pilote dans l'avion pour reprendre un cliché est-ce qu'il a réussi d'après vous je ne crois pas en fait parce que alors le contexte est celui-ci c'est à dire qu'il est en train de perdre pas mal de points de popularité effectivement beaucoup de gens s'interrogent sur sa façon de gouverner ça aussi il a une boussole ou pas et hier on a vu un président de la République qui en fait n'arrivait pas tellement à se départir de son côté techno il a même un certain moment vraiment plongé dedans la tête la première où il était difficile de le suivre donc sur les questions notamment des batteries enfin et là ça devenait vraiment très technique donc je ne suis pas certaine que il est réussi vraiment à emporter les gens et à les convaincre qu'il faisait tout ce qu'il pouvait pour lutter contre les difficultés économiques qu'ils subissent aujourd'hui notamment prenons l'exemple des retraites ça m'a semblé assez significatif sur les retraites il a parlé à la fois me semble-t-il au syndicat à la droite et finalement des conseils s'ils sont pas tellement retrouvés parce que d'un côté ils disaient j'ai été élu sur un mandat assez donc de repousser l'âge de départ à la retraite à 65 ans et puis ensuite il dit pour ouvrir en fait des négociations éventuellement avec les syndicats et aussi pour s'aligner exactement sur la position LR il dit on peut envisager l'hypothèse des 64 ans sous conditions de rallonger les cotisations des trimestres de cotisations donc si vous voulez je me demande comment les Français s'ils sont retrouvés sur ce point en particulier donc on avait effectivement un exercice assez finalement assez étrange Jean Daniel Lévy on va parler des audiences après parce qu'elles sont intéressantes à analyser mais qu'est-ce sur le fond qu'est-ce que vous retenez des messages que le Président de la République a voulu faire passer peut-être déjà il suffit d'ouvrir la presse ce matin ou d'écouter la radio et de se rendre compte déjà que c'est pas les premiers titres où en fait que ça fait pas forcément la une des journaux alors même qu'on est dans un climat où on a des inquiétudes concernant certes le pouvoir d'achat mais également les thématiques écologiques et environnementales voire la crise la crise ukrainienne et que globalement on retient essentiellement en tout cas ce qu'on entend ce matin lorsqu'on a pas assisté à l'émission essentiellement le positionnement qu'il a pu avoir à l'égard de la nuque concernant le fait qu'il se soit accepté cette colère d'accepter en fait les voix du rassemblement national mais il y avait plein d'autres messages qui étaient émis il y avait des messages subliminaux qui avaient des messages qui étaient un peu plus implicit mais que aujourd'hui ce matin en fait 12 heures après en fait l'interview du président de la République c'est plus en fait une positionnement tactique de ce qui se passe à la salle nationale qui est réévoquée plutôt que d’ailleurs le fond politique sur les processus de réassurance auxquels il était appelé et ce qui est assez intéressant vous avez fait un tout petit lapsus si vous savez vous êtes repris l'intervention et après vous avez dit l'interview du président mais je crois qu'en plus c'est tout à fait révélateur d'ailleurs de la nature de l'émission d'hier parce qu'à un moment on se demandait est-ce qu'il s'agit d'une interview ou est-ce qu'il s'agit d'une intervention de la part du président de la République parce [Musique] la vieille quelque part on dit que le pouvoir abîme beaucoup c'est vrai et au sens que cette Vista cette vitalité qu'il incarnait tellement en 2017 ce jeune homme de 39 ans élu à la présence de la République première élection à laquelle il se présente c'est il gagne le gros lot c'est le siège de numéro 1 du pays balade un seul coup hier on le sent un peu un peu en panne il réutilise des mots qu'on l'entend utiliser depuis très longtemps maintenant le sentiment qu'on tourne un petit peu en rond autour des problématiques il a des des boucles comme ça d'arguments qui reviennent très fréquemment d'une interview à l'autre et de la difficulté pour lui de se renouveler alors que lui-même a incarné tellement le renouvellement c'est vraiment intéressant sur l'audience Jean-Daniel Lévy je reviens vers vous c'est plutôt un flop on peut dire ça oui quand on regarde et même surprenament on peut dire qu'il y a un peu plus de 4 millions de téléspectateurs qui ont regardé hier l'intervention des d'Emmanuel Macron ou l'interview d'Emmanuel Macron il était même faites par le passé et là hier on se demandait va-t-il y avoir ou pas indexation des salaires sur l'inflation va-t-il y avoir en fait des mesures précises concernant l'énergie etc donc peut-être des dimensions qui justement sentir une attente non plus de alors dans les jours qui ont précédé il y avait aussi des équipes féministes sont pas su la faire monter il y avait ça et deux il y avait effectivement peut-être cette dimension de teasing entre guillemets en très bon français qui était moins présente il faut se rappeler peut-être que en général on le savait uniquement deux trois jours avant qu'il y avait intervention de la part du président applique on en parlait on se demandait et donc il y avait un moment concentré de tension là ça fait pratiquement trois semaines qu'on sait que le président réplique va parler aujourd'hui donc effectivement une forme de dramaturgie qui était un peu moins importante mais qui est présente non seulement en amont mais également en fait en aval ou aujourd'hui en fait on voit bien que on en parle ici très bien tout à l'heure avec vous on est en pleine vacances scolaires donc déjà la programmation de France 2 pour moi a été assez étrange on commence déjà par ça c'est à dire que c'est elle est validé par les Lisée mais on est en pleine vacances scolaires enfin moi justement je me suis dit il va y avoir personne quoi va y avoir 200000 c'est honnêtement 4 millions et il est devant tous les autres à cette heure-là donc bon bah il est premier 18 18 % de marché d'audience bon c'est pas c'est pas non plus ridicule non honnêtement moi je trouve que c'est pas si c'était pas ridicule et c'est effectivement moins bien si on compare avec l'émission après voilà c'est pas les vacances et quant au message apparemment selon mes sources dans les coulisses même c'est très proche conseillé et pas vraiment au courant des messages qu'il allait faire passer hier soir voyez-vous donc je pense qu'elle a eu un problème de soit de communication entre eux soit un petit manque de de préparation ou soit pas vraiment de messages c'est que je pense qu'en fait l'objectif hier ça n'était pas forcément d'annoncer mais d'expliquer en fait tout ce qui se fait parce que visiblement moi il y a quelque chose qui me frappe on peut considérer que le parti pris d'Emmanuel Macron vraiment très pro entreprises le fait passer parfois à côté des demandes très fortes de la sensibilité en tout cas dans la société pour plus de redistribution etc mais il y a quand même une forme une forme de d'un gratitude dans la société aujourd'hui vis-à-vis parce que Emmanuel Macron disait hier mettez en exergue ce qu'il a fait le chômage par exemple on a quand même le chômage a quand même baissé c'est un cancer français le chômage en Alain tant parler pendant si longtemps et aujourd'hui on en parle à peine le reconnaître enfin je ne fais pas là à la défense d'emmel Macron mais simplement il est évident que nous avons moins d'inflation que les autres pays européens donc tout ça ce sont des éléments qui apparaissent comme des arguments de vente politique et ils le sont évidemment d'un certain côté mais ça n'est pas que ça c'est à dire que à tout lire au prisme de du calcul politique et de la lecture politique finalement on en vient à oublier réalité concrète sur laquelle on peut s'appuyer pour repartir et je pense que c'est ça qu'il tentait de faire hier de façon parfois habile à mon sens lorsqu'il a sorti ses schémas moi je trouve que c'était assez éclairant là en l'espace après malabile lorsqu'il se perdent en des détails techniques mais à mon avis l'objet c'était celui-là pour essayer de contrer cette forme d'ingratitude et là contre laquelle en fait il ne peut pas faire grand chose il y a une forme je trouve une fois de tragique en ce moment c'est clair qu'il y avait un moi je l'ai trouvé paradoxal hier à la fois le contenu en fait est assez riche c'est vrai il annonce pas grand chose mais le contenu est assez riche quand on y prête beaucoup attention il y a énormément d'informations qui sont données d'explication il y a une mise en perspective qui essaye de faire notamment au tout début de l'émission où là il est assez à l'aise je trouve pour pour expliquer en particulier sur la question du pouvoir d'achat de l'inflation et en même temps effectivement on voit qu'il y a des moments donnés où il est quand même face à un mur de difficultés et j'ai trouvé très symptomatique de ce point de vue là sa réaction après ce cours reportage qui interview un couple qui gagne 4000 euros par mois alors il se trouve que ce couple il habite à neauphle-saint-martin dans l'Eure une commune dans la circonscription a donné un député rassemblement national qui a bombardé Marine Le Pen à 34% premier tour à 55% au deuxième tour dans cette commune effectivement l'envoie le chef de l'État qui part dans un raisonnement à ce moment-là ces technocratique et des millions mais non on fait des choses on a on a créé des emplois tout ça mais il ne répond pas à la question essentielle c'est à dire tous quand nous entendons qu'une famille en France sur 4000 euros par mois et ne peut pas devenir propriétaire tout le monde tombe des nuits qu'on lui a entendu à propos de la nuque mieux utiliser à ce moment là et d'ailleurs il était au courant de ce reportage comme vous l'avez dit c'est préparé et du côté France 2 On a été aussi surpris qu'il ne s'engage pas dans ce boulevard parce que il savait que pour lui c'était l'occasion de montrer son empathie et de se rapprocher des Français et il a complètement est complètement passé à côté alors ce que je retiens c'est quand même un petit côté un peu trop techno ou technique ou technocratique dans vos différentes interventions c'est aussi ce que nous disait ce matin le député Europe Écologie Les Verts sur France Inter Yannick Jadot en écoute j'ai trouvé le président détaché pas concerné par les difficultés des Françaises et des Français par ce qui se passe dans notre pays par les chocs climatiques il y a 15 jours dans son émission sur les affaires internationales on avait un président on est d'accord on n'est pas d'accord mais on sentait intéressé curieux engagé là c'est un président qui la prochaine émission il va nous sortir des feuilles Excel je veux dire c'était barbant que c'était ennuyeux et puis surtout pour celles et ceux qui pensaient encore pouvoir élu Mendès sous Rocard ils ont l'arrogance de Giscard la brutalité de Sarkozy l'arrogance de Giscard la brutalité de Sarkozy Laetitia vous avez une autre référence en tête un autre face à face entre un journaliste et un président de la République c'est pas moi c'est l'Élysée qui a ce précédent en tête Emmanuel Macron depuis sa campagne présidentielle il a le Mitterrand 88 en tête et toute son équipe là donc il s'en inspire beaucoup et c'est vrai que c'est face à face sur un plateau de télévision entre 1 ou une journaliste et un président en exercice en fait sont très rares donc c'est vrai qu'il y a eu un précédent j'ai cherché un peu dans l'histoire de la 5e République et il y a celui de Yves Mourousi et de François Mitterrand qui à l'époque avait complètement cartonné vous savez on le connaît tous c'est le moment où il dit vous êtes chez brand non on dit câblé aujourd'hui enfin c'est devenu carrément cultes négligemment assis sur le bord de la table sur planbon le président République c'est une audace dingue pour l'époque quoi disruptif on dirait aujourd'hui et ils avaient fait trois numéros en fait parce que effectivement l'audience était très bonne et pourquoi en fait Jacques Pilon qui était le spin doctor le conseiller en communication de Mitterrand lui avait conseillé de faire ça alors que Mitterrand à la télévision c'était pas trop son truc parce que il était justement en chute de notoriété et que son image était vraiment écornée donc il fallait reprendre un lien avec avec les Français et regagnant en popularité en popularité oui parce que d'une certaine manière c'est un peu l'impasse dans laquelle se trouve aujourd'hui Emmanuel Macron donc les lycées pas confirmé directement c'est vrai que ça a été un peu du copier-coller mais quand même ils ont regardé ces émissions avec Yves Mourousi et c'est une grande source d'inspiration vous savez Thomas en communication politique on regarde souvent dans le rétroviseur et le parallèle il est d'autant plus légitime que la tal alors la troisième interview movie Mitterrand diffusé le 2 mars 86 on est tout proche des position législatives alors là on est après chez nous mais juste avant la cohabitation pourquoi vous trouvez ça intéressant et je trouve ça intéressant parce que en fait on sent que le Mitterrand est fragilisé et d'ailleurs il va perdre et il y aura une cohabitation et j'ai juste relevé une phrase de François Mitterrand qui demande aux Français en fait de ne pas être injuste avec la majorité sortante et que sinon s'il perd ce sera une majorité de combat contre le président qu'il y aura du désordre ça c'est un mot qu'on a entendu chez Emmanuel Macron hier soir et il dit François Mitterrand une période difficile alors que les Français veulent une certaine Concorde donc c'est vrai que c'est un peu la situation dans laquelle Emmanuel Macron et sa sortie sur l'accord l'alliance entre la nuque et le RN fait penser aussi à cette à cette allusion François Mitterrand et donc pour conclure on y revient une tentative de du présent République pour à la fois retrouver de la popularité et asseoir son pouvoir ouais on est clairement dans une stratégie pensée élaborer de communication de de la part de l'Elysée et ces deux émissions de France 2 sont inscrites dans cette stratégie déjà représentualisée Emmanuel Macron le régime qui a tendance à être finalement effacé par les tumultes de l'Assemblée nationale et puis peut-être on n'en sait rien mais préparer une future dissolution donc c'est vrai que Emmanuel Macron reprend là en tout cas pour ces deux émissions de France 2 sa position jupitérienne alors ça ouvre un chapitre qu'on pourrait intitulé Nupe dissolution et cohabitation en quelque sorte Bruno cotresses est-ce que c'est on se base c'est cohabitation c'est les deux septennats de François Mitterrand il faut s'en souvenir ils ont l'un et l'autre marqué par une était marqué par une cohabitation est-ce que c'est le destin qui attend le président français actuel pas nécessairement non pas nécessairement il faut il faut se rappeler qu'à l'époque on a des cohabitations parce que les élections législatives ont décalées d'une certaine manière et donc elle favorise aussi l'expression de vote sanction pour faire passer un message donc là on est dans quelque chose qui est qui est différent on a senti effectivement hier le chef de l'État curieusement peut-être être lui en position de demandeurs ce qui n'est pas très bon il a abattu une carte très importante hier il s'est mis en position de demandeurs par rapport aux républicains en disant oui je suis effectivement favorable à une alliance il a hésité en disant une alliance sur certains dossiers puis après il a plutôt dit une alliance voilà carrément donc moi j'ai trouvé qui se mettait un peu en position de demandeur et c'est vrai que aujourd'hui s'il devait organiser des élections anticipées il y a peut-être un peu de soucis à se faire pour lui il y a deux paramètres très importants en matière d'élection anticipée l'État économie il y a certains dimensions qui vont bien mais globalement le contexte est perçu comme en contexte et la popularité s'était rappelé tout à l'heure la popularité qui est en berne pour le moment elle était en eau tiède elle commence à se fragiliser la première ministre a perdu pas mal en popularité elle n'arrive pas bien à imprimer sa propre marque de fabrique dans l'opinion donc il y a des éléments de fragilités importants pour celui qui serait tenté d'appuyer sur le bouton dissolution Jean-Daniel Lévy le prénom République il a surtout parlé à la droite et où elle est derrière clairement là pour le coup en fait si les Français n'ont pas entendu le message je suis persuadé que les 62 députés LR ont entendu 100% le message qui était adressé non seulement en fait concernant le positionnement non seulement effectivement comme il a indiqué que il avait besoin d'aller chercher à créer des alliances et que celle-ci en fait ne s'était pas produite mais également quand en fait on regarde les termes qui l'utilisent en fait il parle de sécurité il parle de reconnaissance de la valeur travail il parle de liberté il parle d'engagement il parle de responsabilité dans là c'est mieux logique qu'on peut avoir ce sont des termes qui parlent beaucoup plus de manière un peu caricaturale à la droite qu'à la gauche et on voit bien même à la fin de son intervention lorsqu'il est question de du rapport entre immigration et sécurité lorsqu'il est lancé dessus et notamment par Caroline Roux il hésite un petit peu et puis à la fin sans dire qu'il l'effectue un lien absolu il dit que à Paris il constate effectivement en fait que de très nombreux en fait cas de lié à la sécurité sont liés à des personnes qui sont d'origine d'origine étrangère donc il y a un pas supplémentaire qui je me trompe pas a été effectué sa part et qu'il n'avait pas été dit ou en tout cas verbaliser de la part de l'exécutif et quand on voit aujourd'hui les prises de position si ce n'est du ration nationale en tout cas des personnes qui sont proches des républicains c'est effectivement en fait des liens qui ont tendance à être effectués de plus en plus d'un point de vue d'opinion alors justement il s'adresse aux députés LR également fondateur et l'air et je propose à Audrey betas de nous rejoindre tout de suite bonsoir Audrey bienvenue heureusement que vous êtes là parce que cette émission que deviendrait-elle sans vous faut les reportages et les chroniques depuis deux jours merci en tout cas comment a réagi la majorité de droite au Sénat et ben autant vous dire qu'au Sénat on ne se bouscule pas pour tant pour saisir pardon la main tendue d'Emmanuel Macron le chef de l'État vous l'avez dit pourtant égrainer hier les sujets qui parlent à la droite avec une nouvelle loi sur l'immigration il remet aussi la réforme des retraites sur la table mais pour Bruno Retailleau le patron des républicains au Sénat ce ne sont que des mots il dit même du président qu'il est un homme de coach avec des dépenses publiques incontrôlées on l'écoute ça fait des mois et des mois qui l'a fait la danse du ventre et on a bien vu que le groupe LR à l'Assemblée nationale avait résisté et moi si je me suis lancé dans la candidature à la présidence de LR c'est pas pour avoir l'ambition de faire de LR la énième compos de la macronie nous ne sommes pas macro-compatibles officiellement parmi LR personne n'est dupe on dénonce même un coût politique du président que la sénatrice Jacqueline au salbrignaud a très peu apprécié au moment où les Français vont mal nous sommes en pleine crise des énergies a-t-elle rappelée elle a eu des mots très forts à son encontre il est machiavélique voilà voilà il y a un côté machiavélique et il se fout de nous vraiment vraiment et je pense que ce qui est inquiétant c'est que je ne suis pas sûr que les Français vont me supporter comme ça pendant cinq ans tu sais moi je fais la petite depuis longtemps j'ai eu j'ai entendu des présidents qui avaient des personnes disaient très différentes de droites comme de gauche mais il parlait aux Français là il parlait pas aux Français il parlait un conseil d'administration et ça c'est inquiétant parmi ces sénateurs et sénatricellers qui sont moins catégoriques oui il y a ceux qui n'ont pas été convaincus par l'interview hier pardon mais qui demande à voir après tout sans majorité le président va avoir besoin des LR pour faire passer certains textes alors pourquoi ne pas en profiter sur la réforme des retraites par exemple qui est l'air compatible Philippe mouillé et de ceux qui attendent des gages c'est un signe fort mais de nouveau beaucoup de prudence nous attendons de voir quel sera le contenu de cette réforme des retraites il y a eu quelques annonces qui vont plutôt globalement dans notre sens on pense que c'est une priorité de pas le calendrier et la situation de la France mais de nouveau nous avons tellement une habitude des effets d'annonce que nous avons besoin d'avoir des preuves concrètes d'une vraie volonté devoir travailler sur un sujet qui forcément et bien nous satisfait un discours présidentiel ne suffit pas Mathilde nous attendons des éléments tangibles pour voter ce texte pour voter ce texte la porte n'est pas totalement fermée merci beaucoup Audrey Chartier là on est en pleine élection interne chez LR et il faut peut-être intégrer cette temporalité c'est-à-dire que qu'est-ce qui peut se passer après l'élection est-ce que est-ce que cette main tendue peut devenir beaucoup plus séduisante pour le parti Jean-François Copé l'incarnait tout à fait il y avait vraiment une ligne et une volonté chez certains minoritaire certes de jouer l'alliance avec avec Emmanuel Macron Renaissance il faut quand même rappeler le piètre état de LR parce que lorsqu'on les entend on a l'impression que il représente une force flamboyante ils sont quand même peu nombreux s'il y avait une dissolution ici ils sont puissants s'il y avait une dissolution quand même un certain nombre de députés ne serait pas forcément réélu donc il marche quand même sur un fil on n'a pas du tout l'impression lorsqu'on entend ses interventions donc c'est de bonne guerre de faire monter les enchères enfin je veux dire qu'il est c'est tout à fait normal ça serait même curieux qui ne le fasse pas cette manière mais lorsqu'il parle des retraites par exemple je l'évoquais tout à l'heure quand même ce qui a évoqué Emmanuel Macron hier c'est c'est quand même pratiquement facile même la même chose que ce que j'ai entendu dire dans la bouche de Browner et taillot face à leur en berger la veille donc c'est quand même une sorte d'ambiguïté mais qui relève là vraiment je pense de la dramaturgie politique ils ont enfin moi j'exclut pas du tout que y ait effectivement un rapprochement entre LR et la majorité Bruno cauteresse la dissolution on l'a pas encore évoqué en détail dans ce dans ce débat c'est clairement une des cartes voilà dans le dans le jeu de pouvoir d'un président de la République sous la sous la 5e et est-ce que c'est une obligation depuis plusieurs jours on entend tous cette petite musique de du il pourra pas faire autrement le président va dissoudre l'Assemblée qu'est-ce que vous en pensez ah c'est pas une obligation d'ailleurs lui-même hier soir a dit que il n'entendait pas se lier les mains donc il a essayé de poser un démenti à ce qui était dit que le chef d'État aurait dit si un vote motion de censure jeudi soir non non il est pas obligé il pourrait très bien s'y prenait contre lui une motion de censure essayez de nommer un nouveau Premier ministre qui lui pourrait avoir un vote d'un sentiment peut-être même de trouver une personnalité qui soit une personnalité témoin identifiée Macron que l'actuel première ministre mais c'est vrai que politiquement par contre la situation devient difficile à ce moment-là votre de censure ou sur de censure c'est quand même très infamant pour l'exécutif ça m'a quand même dire des choses extrêmement importantes un message d'affaiblissement extrêmement lourd pour l'exécutif et c'est vrai que si on prend la perspective et le point de vue du bon fonctionnement du système démocratique c'est vrai que ça pose de plein pied la question de dire il faut peut-être reposer la question aux Français et c'est vrai que que lui hier tout en disant qu'il avait d'autres ressources constitutionnelles il a pas non plus dit qu'il s'en servirait pas alors c'est vrai que c'est une arme qui depuis la dissolution entre guillemets ratée de 1997 et mauvaise réputation on hésite beaucoup à s'en servir il faut toujours appeler que c'est un 21 avril que Jacques Chirac avait annoncé la dissolution donc il y avait un deuxième 21 avril douloureux en France de ce point de vue là et c'est vrai que le président peut peut-être hésiter on ne saurait pas bien j'imagine que les les sondeurs ont des choses sans doute à dire sur ces questions il est trop tôt pour se poser ce type de questions mais on n'imagine pas très bien aujourd'hui que qu'est-ce qui pourrait sortir d'une élection d'une élection anticipée c'est un signe de faiblesse important pour l'exécutif s'il en est conduit à ça en même temps c'est vrai qu'on a vu aux élections législatives que certaines formations politiques étaient arrivés à en c'est quelque chose du côté de la nuque mais on a vu depuis que c'était aussi un peu compliqué donc voilà c'est c'est très difficile aujourd'hui de savoir qu'est-ce qui sortirait d'élection législative anticipée alors on écoute une autre réaction on avait on avait rien que j'adore tout à l'heure je voudrais qu'on écoute ensemble celle du secrétaire général de la CGT Philippe Martinez vous l'évoquez tout à l'heure claire Chartier depuis on peut même remonter à la crise covid depuis deux ans et demi l'État a dépensé des dizaines voire des centaines de milliards au soutiens des ménages des entreprises des Français en général pour Philippe Martinez ça suffit pas vous avez noté que même avec le bouclier l'énergie augmente de 15%, c'est-à-dire deux fois plus le SMIC et puis il doit pas les faire ses courses souvent parce que si on prend les produits les produits première nécessité il y a une enquête de 30 millions de consommateurs vous prenez le prix des pâtes tu vas pouvoir manger ils ont pas mis le foie gras mais en tout cas les pâtes la farine la viande les fruits c'est plutôt alimentation à deux chiffres que un seul chiffre donc il est complètement hors sol et il a fait de l'auto-satisfaction comme il avait dit qu'il arrêterait de faire Chartier en entendant ça je me suis dit la démo écologie n'est pas réservé aux hommes politiques bref on peut on peut aller plus loin dans l'analyse oui non mais enfin c'est un petit peu la réaction que j'ai aussi c'est à dire que on voit bien quand même un exécutif qui tente de se démener d'ailleurs c'est bien pour ça que il a aussi beaucoup de critiques de ce côté là comme quoi il serait trop dépensier et que comment va-t-on faire face à une dette qui qui enfle et d'ailleurs ça lui cause pardon nous interrompre des soucis de de force de sa propre majorité parce que le discours de d'horizon et d'Édouard Philippe c'est ça donc on dit que sa majorité fragile elle l'est aussi sur cette question c'est un autre point qu'on n'a pas évoqué mais c'est vrai qu'on quand même on voit un exécutif qui se démène pour essayer de tenir les deux bouts c'est à dire une certaine forme de comment dire de rigueur économique et puis en même temps de répondre à l'urgence sociale et puis derrière c'est pour ça que tout à l'heure j'employais un peu le enfin il y a une forme de tragédie aussi là dedans c'est que on a on a l'impression que les Français d'un côté on le sait n'aime pas l'emprise de l'État et puis la situation est tellement tendue aujourd'hui qu'ils ont demandé toujours plus à l'état un peu comme si un peu comme au marabout qui aurait toutes les réponses en fait et c'est vrai que face à ça face à cette demande enfin moi je n'aimerais pas à la pratique très personnel être à la place d'Emmanuel Macron parce que c'est une demande impossible à satisfaire quelque part donc c'est vrai qu'on peut toujours dire que c'est compliqué on peut toujours dire que les difficultés quotidiennes et elles le sont s'accentue ça mon cell mais soyons quand même un peu honnête Emmanuel Macron n'a rien à voir avec la guerre en Ukraine ou l'inflation qui a des sources exogènes et qui donc à laquelle il faut bien répondre avec les moyens qu'il a donc il y a oui une forme de démagogie à côté stable bien sûr l'inflation elle est mieux contenue en France que dans les autres pays [Musique] en fait localement parfois augmentation pour ceux qui sont propriétaires de la taxe foncière il y a eu parfois l'augmentation d'un système de produits de services locaux en fait qui troublent un peu un peu le message mais on peut même remonter à quelques années précédemment en fait Bruno cotresses il me faisait implicitement référence que a supprimé la vignette qui était considérée comme étant une forme de taxe sur les automobilistes qui à l'origine était fléchés comme on dit aujourd'hui vers les personnes âgées c'était plus le cas il espérait où il souhaitait en fait qu'il puisse y avoir au final un bénéfice électoral on a vu qu'il n'a pas été tout à fait à la hauteur de ce qu'il pouvait de ce qu'il pouvait escompter donc on a deux dimensions en fait il y a une dimension objective et une dimension subjective les dimensions objectives les Français voient bien que la situation n'est pas exactement la même en France qu'au niveau européen il voit bien en fait et les tableaux en fait globalement leur permet ça n'est pas en général on leur dit on leur dit on sait quelle est la différence vis-à-vis des messages officiels donc c'est ça globalement c'est relativement entendu d'accord est-ce que c'est écouter pas non plus donc c'est à dire qu'en fait on va avoir tendance à dire oui très bien mais on reste la France et ça après on revient à sa propre situation plus éventuellement à des questions de justice sociale ou justice fiscale c'est pas sans raison que en France par rapport à d'autres pays on a eu le débat soit l'ISF qui est revenu on a eu le débat en fait sur la taxation en fait des super profits qui étaient présentes en fait où il y a une focalisation extrêmement forte sur les salaires des grands patrons on a pu le voir par exemple à l'égard de Total qui sont des débats si je me trompe pas qui ont eu lieu en France mais qui ont pas eu lieu en tout cas avec cette intensité dans les autres pays européens et là on revient à un regard qui est porté à l'égard d'Emmanuel Macron mais qui est pas récent mais qui est un regard ancien c'est président des riches et ça lui colle de manière un peu peur de Philippe Martin et qui revient et donc en fait malheureusement pour lui aujourd'hui quoi qu'ils disent quoi qu'il fasse quel que soit ses orientations il va avoir une petite perception que d'une manière ou d'une autre il est plutôt du côté de ceux qui sont en haut et de ceux qui réussissent comme il l'a dit plutôt qui se sentent social je sais pas ce que vous en pensez sur le dividende salarié parce que les dividendes salariés ça c'est une mesure de justice sociale et je trouve que ça a été escamoté dans le débat et or c'est très important de ce de ce point de vue là qu'effectivement ce sont des annonces qui ne sont pas captées ça n'imprime pas hier il a essayé de jouer à de nombreuses reprises le en même temps macronien on était totalement dedans hier je reprends ces mots il faut travailler plus longtemps mais pour vivre dignement des frais de centrale il faut faire davantage des forts mais il faut que effectivement il y a des dividendes qui soient mieux répartis et nous ici c'est ça le vrai dialogue social il a utilisé beaucoup hier la notion de partager la valeur ajoutée c'est presque du vocabulaire d'économistes assez à gauche en fait l'idée de partager la valeur ajouter qu'elle est pas bien répartie qu'elle est pas bien partagée après donc il a essayé de multiples reprises d'incarner son en même temps et de gauche et de droite parce qu'on capte surtout c'est il faut travailler davantage les temps sont durs il va falloir bosser davantage faire plus des faire plus d'efforts alors qu'il a essayé de multiples reprises hier soir de nous vendre à nouveau son en même temps c'est l'hémisphère droit qui a pris plus clair précisément je pense que ce qui dessert beaucoup Emmanuel Macron c'est son incapacité parfois à déployer des messages qui sont au cœur en fait de son action parce que justement évoquait le travail la valeur travail qui a priori est une valeur bon assez logique il faut produire pour pourquoi qui est de la croissance et que le pays prospère c'est assez consensuel aussi et finalement c'est aussi au cœur de la philosophie libérale c'est-à-dire que c'est par le travail qu'on s'émancipe que l'individu peut avancer or qu'est-ce qui se passe hier et donc il a évoqué cette Sandrine Rousseau c'est vrai que ce discours il est assez limite parce que l'émancipation par le travail lorsque on travaille justement dans le travail jusque là avec un salaire très médiocre et puis parfois pas de protection sociale et bien ça contredit forcément l'idéal mais ce qui ce qui n'arrive pas à faire c'est que hier par exemple il a évoqué donc cette cette question là en disant qu'ils allaient discuter des conditions de travail dans le domaine de la santé les infirmières les médecins mais on les écoutant on a eu l'impression qu'il allait s'agir de mesures techniques et que ça ne s'insérait pas du tout dans une réflexion plus globale plus matricielle sur ce que représente le travail dans sa perspective à lui c'est à dire dans la dans la tradition libérale que je viens d'évoquer il aurait pu le replacer là-dedans et ça aurait donné une colonne vertébrale ça lui aurait donné un récit donc une pâte une matière ce qui semble complètement lui faire défaut aujourd'hui et qui donc peut-être pourrait un peu contrecarrer cette impression de flottement et de conserve on va rester finalement sur les thématiques économiques et sociales puisque le dernier thème que je voudrais qu'on aborde nous reste à peu près 7 minutes dans ce débat c'est le thème des des retraites et donc je vous propose de réécouter un extrait de l'interview d'Emmanuel Macron hier soir sur France 2 face à Caroline Roux le thème des retraites si certains sont prêts à s'engager à dire nous on veut pas aller jusqu'à 65 ans mais par exemple on serait prêt à aller jusqu'à 64 ans mais en contrepartie si vous faites ce geste on est prêt à travailler un peu plus de trimestre parce qu'il y a une autre façon de faire c'est pas que l'âge légal c'est travailler un peu plus de trimestre moi je suis ouvert le tout c'est que notre modèle retombe sur ses pieds si je puis dire et que nous actifs on finance bien la retraite de nos retraités alors j'en ai dit peut-être une première question luminaire parce que bon ça fait plusieurs semaines voire plusieurs mois qu'on dit les Français sont aussi le recul de l'âge de la retraite ça ça bouge pas et deux ça veut dire que le président va devoir et ses ministres et sa première ministre vont devoir faire preuve de pédagogie c'est le chemin est long quoi c'est ça pédagogie ou conviction peut-être en fait les pédagogie je pense que les Français ont globalement compris que oui ça serait 65 ans bon en tout cas que globalement on se dirigerait vers là mais déjà même auprès du cœur de son électorat on peut rappeler que ça avait été quasiment la seule mesure qui avait identifiée dans le cadre de la campagne électorale présidentielle et que quand vous prenez les principales motivations de vote c'est des électeurs d'Emmanuel Macron de premier tour la thématique de la retraite n'arrive pas parmi les 5 premières motivations de vote de son électorat alors que c'est ce qu'on a retenu la troisième motivation de vote de l'électorat et Jean-Luc Mélenchon et la troisième motivation de vote de l'électorat Marine Le Pen non pas pour ce qui avait dit l'un ou l'autre mais vraiment contre en rejet 65 ans ce qui est extrêmement intéressant aussi c'est qu'il tout un tas de mesures qui viennent accompagner donc c'est pas uniquement une mesure technique de passage ou de changement d'age légal de départ à la retraite mais il y a également si je me trompe pas 1100 euros en fait pour les nouveaux retraités une réflexion une dont il a parlé hier sur notamment la prise en compte des carrières longues la pénibilité etc mais que tout ceci notamment au regard de ce qu'on disait tout à l'heure c'est que l'hémisphère gauche n'est pas du tout entendu de la part de l'opinion et donc ils vont être focalisés sur la question de du changement de l'âge légal de départ à la retraite avec une tension qui est absolument manifeste de la part de nos compatriotes et pourtant vous disiez pendant qu'on réécoutait Emmanuel Macron qu'il a réutilisé un slow quasiment un slogan Ségolène Royal on peut se rappeler qu'en 2007 c'est que le Royal qui était candidate à l'élection présidentielle avait dit plus juste la France sera plus forte et là en fait il a inversé le propos mais en deux phrases il a dit plus forte la France sera plus juste c'est donc c'était globalement en fait des termes un peu inversés aussi et qui renvoie aussi un regard qui peut avoir les gardes de l'action politique mais qui est également entendu et qui s'inscrivait globalement dans le message qu'il voulait adresser hier qui s'adressait à priori plus aux électeurs et aux personnes qui situent à droite de gauche quand on disait qu'en politique et en communication recycle éternellement les slogans le Macron réformateur est-ce qu'il peut reculer sur les retraites non donc il va y aller il a pas le choix c'est obligé effectivement il a donné aucun signe de recul et par ailleurs je trouve que le thème et là on voit effectivement un peu cette tragédie pour Emmanuel Macron ce thème lui donne l'occasion de venir sur son cœur de cible hier soir il a enclenché sur des questions assez fondamentales il dit mais il faut qu'on réfléchisse au plan de qualification tout au long de la vie un point faible la société française l'idée qu'on n'apprend pas au bout d'un moment que l'apprentissage s'arrête mais ça rien n'est plus essentiel que d'enclencher quelque chose d'important on a fait un débat sur l'emploi des seniors ici même c'est vraiment un des points central et voilà un thème sur lequel on voit bien qu'il pourrait assez facilement capter l'attention de la CFD ce sont des thèmes très CFDT qu'il a abordé à ce moment-là de l'interview hier mais effectivement ce qu'on retient il faut qu'on bosse davantage et qu'on bosse plus longtemps on voulait dire que la voix des oppositions porte aussi bien parce que ces messages là sont portés par la nupesse et par le RN et avec un propos également sur les régimes spéciaux dont on n'avait pas forcément entendu aborder jusqu'à présent qui a été qui a été évoqué hier dans le cadre de l'interview et on revient vous l'avez un peu évoqué tout à l'heure claire Chartier mais vous disiez il a pas parlé aux français quand il est parce que parce qu'en fait l'objectif c'est de parler à Weller enfin politiquement l'intervention d'hier enfin je pense quand même que l'objectif était partagé parce que à mon avis il essayait quand même d'expliquer tout ce qu'il faisait aux Français pour que au syndicalistes quand même auprès de la CDT parce que ils ne veulent pas entendre parler de ce reportage donc je ne vois pas trop ce qu'ils vont discuter même si effectivement ont été ébauchées et même Eric worth te disait ça va être difficile d'imposer une réforme des retraites à des gens qui n'arrivent pas à se chauffer en hiver donc ça va ça s'avère quand même assez compliqué mais effectivement il ne reste pas grand chose en fait du Macron 2017 il reste pas grand-chose aujourd'hui qu'est-ce qui reste il reste effectivement ce qu'on disait le travail le parti pris l'entreprise donc s'il ne se tient pas s'il ne tient pas fermement là-dessus ça va complètement se déviter donc c'est intéressant parce que c'est aujourd'hui une journée d'action à l'appel de la de la CGT qui passe totalement inaperçu dans les médias je sais pas si vous en avez entendu parler aujourd'hui moi j'ai eu l'impression que ça n'existait pas mais est-ce que les retraites peuvent être quand même comme quand vous sondez l'opinion le thème qui peut un peu coaliser les colères on discute souvent sur ce débat de entre lassitude et colère comment dans quel état est l'opinion publique française sur le papier oui mais entre le papier et la réalité un écart qui est un écart manifeste le propre d'une crise c'est que en fait a posteriori on arrive toujours à très bien l'expliquer et a priori bravo d'avoir cette humilité parce qu'il faut savoir dire je ne sais pas a priori on peut l'annoncer comme on l'annonce chaque rentrée comme étant une rentrée sociale qui cette année et pas être particulièrement difficile ou particulièrement douloureux jusqu'à présent la rentrée sociale n'a pas été non plus très très très virulente ce qui est jaune depuis oui mais là en fait donc il y a des il y a des préoccupations il y a des préoccupations en matière de de pouvoir d'achat et les préoccupations d'anticipation d'ailleurs de dégradation de leur de leur pouvoir d'achat et concernant la question de la réforme des retraites on est également face à des Français qui sont un peu ennuyés c'est-à-dire qu'ils sont vraiment extrêmement opposés au fait de passer à l'âge de leur traite à 65 ou 65 ans mais jusqu'à présent qui ont du mal à pouvoir trouver d'autres solutions ou des solutions alternatives ils n'ont pas envie de ça mais il n'arrive pas à pouvoir avoir une petite idée de comment on pourrait faire et l'argument qui est martelé qui est de plus en plus entendu à savoir il y a aujourd'hui en fait une structure générationnelle qui fait que ça impose de travailler plus pour garder notre système de retraite par répartition créé en tout cas jusqu'à présent une forme de tension d'un point de vue d'opinion merci beaucoup merci à tous d'avoir participé à ce premier débat